LES SAISONS DES DEUX CLUBS
Le Benfica Lisbonne a connu un été mouvementé et porteur de
beaucoup d’espoirs.
L’ex-coach Quique Florès a été remercié et a été remplacé par l’ancien
technicien de Braga Jorge Jesus. Ont également débarqué du côté de Lisbonne une
pléiade de joueurs prometteurs ou sur le retour (Javi Garcia, Ramires, Coentrao,
Keirrisson, Saviola).
Le début de saison a largement été à la hauteur des espérances, avec des
victoires à la pelle, plusieurs scores très larges, et une volonté de pratiquer
un football flamboyant et offensif. Grâce notamment à un Cardozo en buteur
implacable (largement au-delà des 1 but/match), les Encarnados se sont
rapidement installés dans le wagon de tête de SuperLiga.
Une défaite à l’automne face aux surprenants joueurs de Braga a fait chuter
le Benfica de sa place de leader, mais les Lisboètes ont néanmoins repris
immédiatement leur rythme, réalisant encore de nombreuses victoires (notamment
le Clasico face au FC Porto), et restant à l’affut juste derrière Braga,
surprenant leader.
La fin de l’année 2009 et le début de l’année 2010 voient les Lisboètes
montrer des signes de fatigue (blessures de quelques joueurs, victoires moins
larges et moins de vitesse dans le jeu) même si les 3 points sont encore bien
souvent au rendez-vous. De plus, la large victoire (5-1) du FC Porto sur Braga a
fait tomber ces derniers de la place de leader, place récupérée par Benfica.
En Europa League, les Encarnados ont jusque-là réalisé un parcours
presque sans tâche. Un 1er tour bien maîtrisé. 1 défaite pour 5
victoires, avec quelques cartons (5-0 contre Everton), dans le sillage d’un Di
Maria exceptionnel dans cette compétition, et de Saviola et Cardozo en buteurs
inspirés (respectivement 4 et 5 buts).
Le 1/16ème de finale les a opposés au Hertha Berlin, qui
connaissent une saison catastrophique (dernier de Bundesliga). Auteur d’un match
nul décevant en Allemagne, les Lisboètes ont parfaitement rectifié le tir en
explosant les Berlinois au Stade de la Luz (4-0), avec encore notamment 2
assists de Di Maria.
L’Olympique de Marseille a également connu un été mouvementé,
avec le départ du Belge Eric Gerets et l’arrivée de Didier Deschamps. Eté
également marqué par la mort de l’actionnaire principal Robert-Louis Dreyfus,
qui comme dernier cadeau aux supporters phocéens, leur a offert l’Argentin Lucho
Gonzalez pour quelques 18 millions d’euros. Sont également arrivés sur la
Cannebière notamment Heinze, M’Bia, Morientes, Souleymane Diawara et Edouard
Cissé.
Le début de saison est compliqué pour les Olympiens, qui voient El
Comandante avoir du mal à rentrer dans le rythme, notamment à cause de
blessures. De plus, les joueurs ont du mal à s’adapter au système Deschamps et
proposent un jeu assez fermé et pauvre, avec des résultats irréguliers à la
clé.
Rejetés assez loin en Ligue 1 fin Janvier, une discussion franche aurait eu
lieu entre l’entraîneur et ses joueurs. Discussion qui a semble-t-il porté ses
fruits puisque depuis, les Marseillais produisent un jeu bien plus ouvert et
plus efficace, grâce notamment à l‘installation d‘un nouveau schéma de jeu en
4-3-3 qui semble mieux convenir aux joueurs.
De plus, Valbuena et Ben Arfa, bannis depuis le début de saison, ont été
« pardonnés » par Deschamps et ont parfaitement négocié leur retour. De même,
Lucho Gonzalez, débarrassé de ses blessures et désormais acclimaté, est
aujourd’hui le parfait Cerveau de cette équipe.
Les résultats, et la manière, suivent et Marseille a depuis fait le plein de
points, au point de redevenir un candidat crédible au titre de Champion de
France.
Sur la scène européenne, les Marseillais ont eu le malheur de tomber dans le
groupe de la mort, en compagnie notamment du Milan AC et du Real Madrid.
Cependant, les Phocéens n’ont pas démérité, posant des difficultés à leurs
glorieux d’adversaires. Et avec un peu plus d’expérience et d’efficacité,
peut-être seraient-ils encore de la partie en C1. Terminant à la 3ème
place du groupe, ils ont été reversés en 1/16ème de finale de
l’Europa League, où ils se sont défaits aisément du FC Copenhague (Deux fois
3-1).
ANALYSE DES EQUIPES
Benfica Lisbonne
Depuis son arrivée au Benfica Lisbonne cet été, Jorge Jésus mis en place un
système en 4-4-2 losange « offensif » qu’il ne remet JAMAIS en cause, quelques
soient les joueurs absents, et quelque soit l’adversaire du jour.
Equipe-type
--------------------------Julio
Cesar------------------------------------
Maxi Pereira--------Luisao----------David Luiz-----Coentrao (ou Peixoto)
----------------------------Javi
Garcia----------------------------------
--------Ramires*-------------------------------------------------------
-----------------------------Aimar*---------------------------Di Maria
------------Saviola------------Cardozo--------------------------------
*Ramires et surtout Aimar sont incertains, et ils pourraient être
remplacés respectivement par Ruben Amorim et Carlos Martins
Autres joueurs : Quim, Moreira, Miguel Vitor, Sidnei, Airton, Ruben
Amorim, Carlos Martins, Weldon, Nuno Gomes, Eder Luis, Kardec
Analyse du jeu :
Ce Benfica n’est jamais aussi fort que quand il a le contrôle du jeu, et
propose une excellente circulation de balle au milieu.
Avec un Maestro comme Aimar entouré de joueurs habiles balle au pied et
jouant intelligemment, le milieu de terrain des Aguias prive bien souvent
l’adversaire du ballon.
Aux côtés de Aimar, Ramires joue le rôle de piston infatigable côté droit.
Participant activement à la récupération et apportant un maximum de percussion
sur le côté ou dans l’axe. A gauche, Di Maria est le véritable dynamiteur de
cette équipe, capable de déchirer facilement une défense en partant en dribble
depuis son aile gauche.
En soutien de ce milieu de terrain très offensif, Javi Garcia est le seul
véritable milieu défensif de l’équipe. Stoppeur devant sa défense, pierre
angulaire de l’équipe, il réalise un travail de récupération impressionnant à
chaque match. Il est également très précieux sur les coups de pieds arrêtés, où
son jeu de tête peut s’avérer décisif.
En attaque sont alignés les Sud-Américains Saviola et Cardozo. Le Paraguayen
est le buteur attitré de l’équipe. Joueur de grande taille, puissant, il est un
poids permanent sur la défense et un buteur impitoyable, excellent notamment de
la tête et toujours bien placé. Saviola tourne autour du géant Paraguayen,
plutôt à sa droite. Très mobile, il est extrêmement difficile à marquer, et sait
combiner intelligemment avec ses équipiers aux abords de la surface. Il est de
plus très « killer » face au but cette saison.
Derrière, la défense est assez solide. Les latéraux ne montent pas trop
souvent car l’équipe est déjà extrêmement offensive comme ça. Maxi Pereira est
plutôt solide sur son côté droit, Cesar Peixoto sur son côté gauche est en
revanche beaucoup moins sécurisant. L’axe est très solide. Luisao réalise une
saison excellente, impeccable au marquage et dans l’anticipation, une vraie
muraille. Son compatriote David Luiz réalise aussi une grosse saison, même si
coupable de quelques erreurs depuis le début de l’année 2010. Par sa capacité à
décrocher vers l’avant et sa technique, il est également un élément important de
l’animation offensive lisboète.
Olympique de Marseille
Didier Deschamps a le choix entre 2 schémas possibles :
Le 4-3-3
Mis en place définitivement il y a quelques semaines, il qui propose un jeu
particulièrement tournée vers l’offensive, et a permis au club phocéen
d’engranger de nombreuses victoires sur ces dernières semaines
Equipe-type :
-----------------------------Mandanda--------------------------------
Bonnard----------S. Diawara-------------M’Bia-----------------Taiwo*
--------------------------Edouard Cissé--------------------------------
---------------------------------Benoit Cheyrou------------------------
----------Lucho Gonzalez-----------------------------------------------
-----Ben Arfa------------------------------------Valbuena (ou Niang*)
----------------------------Niang* (ou Brandao)----------------------
* Heinze est indisponible pour le match aller et Niang est
incertain
Autres joueurs : Andrade, Hilton, Julien Rodriguez, Kaboré, Abriel, Rool,
Ayew, Baky Koné, Morientes
Analyse de l’équipe :
Un peu comme pour Benfica, cette composition assure aux Marseillais un
certain contrôle dans la possession du ballon et pour imposer son rythme de jeu,
même si le ballon n’est pas conservé très longtemps et rapidement envoyé vers
les attaquants.
Cette équipe est bâtie autour du tandem Lucho-Cheyrou.
Lucho est devenu le véritable « Cerveau » de l’équipe. Il est l’organisateur
du jeu et brille également par sa capacité a décroché intelligemment vers la
surface et à se retrouver régulièrement en position de but. Il est également
précieux dans la récupération, de par son placement toujours intelligent.
A ses côtés, Benoit Cheyrou revient en grande forme. Poumon de l’équipe, il
brille par sa force de percussion et sa qualité de frappe.
En soutien de ce duo, Edouard Cissé, s’il n’a plus ses jambes de 20 ans,
reste très efficace à la récupération grâce à sa science du jeu et ses
interventions toujours justes.
Aux avant-postes, le retour de Ben Arfa et Valbuena a amené une grande
fluidité au jeu de l’équipe. Hatem Ben Arfa, le petit prodige, revient en pleine
lumière. Toujours aussi excellent dribbleur et intelligent dans la dernière
passe, il est en ce moment en pleine bourre et très régulier. Valbuena brille
lui aussi par son intelligence de jeu et sa capacité à faire le dribble juste,
au bon moment.
Niang, repositionné dans l’axe, est lui aussi dans une forme olympique.
Alimenté en très bons ballons et moins poussé à l‘exploit individuel, il
enchaîne but sur but. Le Brésilien Brandao est victime de l’efficacité du
nouveau trio de choc marseillais. Mais face à un adversaire du calibre de
Benfica, Didier Deschamps pourrait être tenté de faire appel à son gladiateur
brésilien pour mettre un impact maximale sur la défense lisboète.
En défense, les côtés semblent assez faibles. Avec un Bonnard loin de son
niveau des 2 saisons précédentes, et un Taïwo en totale perdition cette saison,
et toujours aussi friable dans les matchs européens.
L’axe semble en revanche assez solide. M’Bia, défenseur contrarié, amène des
qualités physiques de vitesse et de force très impressionnantes, alors que
Souleymane Diawara, après des débuts compliqués, a quasiment retrouvé son niveau
Bordelais.
Aux cages, Mandanda, auteur lui aussi une saison moyenne, a comme la plupart
de ses partenaires, retrouvé un bon niveau sur les derniers matchs.
Le 4-4-2 losange « défensif »
Formule utilisée par Deschamps dans les matchs européens (Milan AC et Real
Madrid notamment) qui est moins « ambitieux » que son 4-3-3 actuel mais assure
une meilleure compacité au milieu de terrain, et donc un bloc défensif plus
hermétique.
------------------------------Mandanda------------------------------
Bonnard--------------Diawara-----------M’Bia-----------------Taïwo
----------Abriel----------------E. Cissé--------------Cheyrou--------
----------------------------Lucho Gonzalez---------------------------
------------------------------------------------------Niang----------
--------------------------------Brandao------------------------------
Dans ce schéma, le milieu de terrain est renforcé. Benoît Cheyrou et Abriel
sont chargés de « blinder » les couloirs, et d’augmenter la densité physique du
milieu de terrain. Leur impact offensif s’en trouve en revanche quelque peu
limité.
De même, l’animation offensive s’en retrouve moins efficace, avec un Lucho
placé en 10 (poste où il est moins à l’aise) et des offensives qui s’appuient
plus sur les exploits individuels de Niang et sur la puissance d’un Brandao, que
sur une vraie maîtrise collective.
LES CLES DU MATCH
Des états de formes différents
L’OM et le SLB font actuellement le plein de points mais semblent dans un
état de forme différent.
Là où les Marseillais proposent un niveau de jeu excellent et une condition
physique remarquable avec certains joueurs en forme olympique (Lucho, Niang,
Valbuena, M‘Bia, Ben Arfa), les Lisboètes semblent un peu dans le dur et les
victoires actuelles sont autrement plus courtes (dans le résultat et la manière)
que les feux d’artifices du début de saison.
De même, certains joueurs du Benfica semblent très fatigués (Ramires, Javi
Garcia, Saviola)
L’enfer de la Luz.
Le stade des Encarnados donne cette saison des allures de coffre-fort
(aucune défaite, 1 seul match nul) voire même de camp d’extermination, tant
certaines équipes ont complètement mordu la poussière à Lisbonne (8-1 face à
Setubal, 6-1 face au Nacional Madeira, mais aussi 5-0 et 4-0 respectivement face
à Everton et au Hertha Berlin en Europa League).
On peut se poser la question de comment réagira l’équipe phocéenne dans un
stade qui s’annonce plein et face à des adversaires transcendés. Notamment la
défense olympienne, parfois coupable d’erreurs graves, et des joueurs qui
supportent mal la pression (Taïwo, Mandanda, Niang...)
Bataille du Milieu
Les Olympiens devront trouver le moyen de marcher sur ce milieu de terrain
s’ils ne veulent pas courir dangereusement après le ballon et exposer leur
défense aux assauts trop proches des Encarnados
En effet, le milieu de terrain est la zone-clé du dispositif lisboète. La
qualité technique et de distribution de jeu de Pablo Aimar, couplée à l’activité
et aux mouvements incessants de Ramires et Di Maria à ses côtés, ainsi que ceux
de Cardozo et Saviola aux avant-postes, ont pour conséquence de priver
l’adversaire du ballon, d’asphyxier l’adversaire et de parvenir à créer des
décalages dans les défenses adverses (un peu à la manière du Barça la saison
dernière).
Les Olympiens devront trouver la solution pour faire « déjouer » ce milieu,
ce qui passe peut-être par un renforcement de leur propre milieu de terrain
(avec le 4-4-2 en losange) et par un gros pressing sur Aimar pour l‘empêcher de
prendre les rênes du match.
En revanche, très porté sur l’offensive, ce milieu de terrain lisboète est un
peu « dégarni » défensivement, avec la présence du certes très bon mais aussi
très seul Javi Garcia en milieu défensif. Seul Ramires lui donne un coup de main
efficace à la récupération au milieu. Di Maria ne faisant que peu d’efforts et
Aimar étant limité dans ce domaine.
Si l’Olympique de Marseille parvient à prendre le ballon au milieu du Benfica
et à lui imposer sa force physique, c’est tout l’édifice lisboète qui pourrait
trembler.
De même, les milieux et défenseurs lisboètes devront surveiller Lucho et
Cheyrou comme le lait sur le feu, l’Argentin étant capable d’envoyer une passe
lumineuse en une micro-seconde, et le Français se montrant particulièrement
percutant et intelligent dans ses décrochages vers l’avant.
Les coups de pieds arrêtés
Marseille comme Benfica sont 2 équipes qui ne sont pas très imperméables lors
des phases arrêtées.
En effet, Benfica, à cause notamment de gardiens qui ne sont pas efficaces
sur les ballons aériens, prend une proportion inquiétante de buts sur les coups
de pieds arrêtés. Marseille présente également des failles dans ce domaine
(preuve en est le but de Lorient ce week-end).
D’un autre côté, Benfica est aussi une équipe très habile sur les coups de
pieds arrêtés offensifs, et a marqué de nombreux buts sur ce genre d’actions,
grâce à ces excellents joueurs de tête (Cardozo, Luisao, David Luiz, Javi
Garcia...)
Marseille est peut-être moins bien armé sur ce terrain mais reste capable de
faire mal à la défense lisboète grâce à des joueurs comme Brandao, Diawara ou
Heinze, et des excellents tireurs comme Ben Arfa ou Cheyrou.
Le couloir gauche du Benfica
Incontestablement le point faible de cette équipe. Depuis le départ du
Brésilien Léo il y a plus d’un an, le Benfica n’a pour ainsi dire plus de
véritable arrière-gauche de renom.
Cesar Peixoto, arrivé à l’été en provenance de Braga, est très léger à ce
poste. Un physique limité, un placement parfois aléatoire, et des interventions
manquant de tranchant... l’ancien joueur de Braga est très prenable et n’a jamais
fait l’unanimité.
Depuis quelques matchs, Jorge Jésus a décidé d’aligner Fabio Coentrao à ce
poste d’arrière-gauche. Fabio Coentrao est un des plus grands espoirs du
football portugais, un excellent dribbleur avec une excellente qualité de centre
et de passe, et une discipline et un courage remarquable... mais ce n’est
absolument pas un DEFENSEUR.
Malgré tout son cœur et son implication, il reste très limité dans le domaine
défensif et n’est jamais rassurant dans ses interventions, et parfois auteur
d’erreurs qui peuvent être très dangereuses... c’est un peu comme si à Lyon,
Claude Puel décidait d’aligner Delgado en arrière-gauche.
Ajouté à cela un Di Maria devant eux qui rechigne à faire sa part de travail
défensif (replacement et couverture notamment) et vous obtenez un côté gauche
très friable où un Ben Arfa dans un grand soir pourrait semer la panique sur
chaque prise de balle.
Les 2 couloirs de l’Olympique de Marseille
Les 2 latéraux qui devraient normalement jouer ce soir (Taïwo et Bonnard)
connaissent une saison compliquée.
Côté droit, Bonnard, pas dans la meilleure forme physique de sa vie, risque
de souffrir le martyr face au dynamiteur Di Maria, exceptionnel cette saison en
Europa League (3 buts et 6 passes décisives) et actuellement dans une forme
olympique.
Taïwo est actuellement en pleine crise de confiance et son
marquage-caoutchouc et son placement sont toujours aussi risibles. Face à un
Ramires qui décroche très souvent et très vite vers la surface, et un Saviola
qui vient aussi très souvent jouer dans cette zone, les approximations du
colosse nigérian pourraient coûter cher.
D’autant plus qu’au centre de l’attaque encarnada se trouve Oscar
Cardozo, le géant Paraguayen, habile buteur toujours bien placé et surtout
excellent joueur de tête.
Là-encore, pour remédier à ce gros danger, Deschamps pourrait être tenté de
mettre en place son losange au milieu afin que Cheyrou et Abriel puissent
« fermer » les couloirs devant Taïwo et Bonnard.
LES MATCHS DANS LE MATCH
Quelques duels à suivre à la loupe dont les vainqueurs pourraient également
décider du sort du match.
Ramires vs Cheyrou. Les poumons de chacune des équipes et qui devraient
normalement jouer dans la même zone. 2 travailleurs infatigables, qui s’engagent
à fond dans leurs actions et passent leur temps à faire la transition
défense/attaque.
Luisao vs Brandao. Duel de titans entre les 2 Brésiliens.
L’ex-avant-centre du Chaktior Donestk toujours prompt à aller au contact devrait
être pris de près par le longiligne et tranchant défenseur de la Selecao. Cela
promet quelques « impacts » assez costauds, dans les airs ou au sol.
Pablo Aimar vs Lucho Gonzalez. Duel à distance pour cette « Guerre des
Cerveaux ». Pas tout à fait le même style puisque Lucho est plutôt un
« impulseur » du jeu Marseillais (celui qui lance le mouvement) alors que Aimar,
dans ses grands soirs, est le joueur autour de qui tourne l’équipe, celui qui
dirige le jeu.
Mais le plus inspiré des 2 apportera à son équipe le contrôle du
match.
Di Maria vs Ben Arfa. Autre duel à distance entre 2 grands Espoirs du
Football Mondial. Les 2 fantasques dribbleurs sont actuellement en pleine bourre
et capables à tout moment de la partie de l’exploit individuel qui peut faire
basculer le match.
COTES BETCLIC
Victoire du Benfica Lisbonne : 2.00
Match Nul : 3.25
Victoire de l’Olympique de Marseille : 3.75
Vivement donc ce soir pour ce match qui s’annonce haut en couleurs et
palpitant, mais où les Aigles pourraient bien ne faire qu’une bouchée des
Sardines.