Après une première journée de compétition assez tendue où aucune équipe n’a réellement marqué les esprits, la deuxième a été beaucoup plus excitante, marquée par des rebondissements incessants, un carton inattendu et une grosse surprise évitée de peu. Retour en détail de ces rencontres.
1ère journée
Irlande - Italie (...)
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Après une première journée de compétition assez tendue où aucune équipe n’a réellement marqué les esprits, la deuxième a été beaucoup plus excitante, marquée par des rebondissements incessants, un carton inattendu et une grosse surprise évitée de peu. Retour en détail de ces rencontres.
1ère journée
Irlande - Italie 29-11
L’Irlande, tenante du titre, a certes démarré la compétition par une victoire mais elle a cruellement manqué d’ambition dans le jeu face à un adversaire italien qui ne semblait toujours pas avoir gommé ses lacunes. Deux essais en première mi-temps et une efficacité sans faille de leur buteur Ronan O’Gara ont permis aux partenaires de Paul O’Connell de rêver à un premier doublé pour le rugby irlandais. Mais les joueurs du XV de Trèfle ne sont pas sortis du terrain totalement rassurés par leur prestation. Chez eux à Croke Park, les Irlandais ont montré néanmoins qu’ils pouvaient s’appuyer sur une conquête solide, en melée et surtout en touche où leur alignement est probablement l’un des meilleurs au monde actuellement.
Angleterre - Pays de Galles 30-17
Dans le choc de cette journée d’ouverture, l’Angleterre qui fêtait en grande pompe le centenaire de Twickenham a dominé le Pays de Galles mais le XV de la Rose a surtout profité des erreurs adverses et de la surprenante indiscipline galloise, en inscrivant l’essentiel de ses points juste avant la pause, alors que l’équipe évoluait à 15 contre 14. Au terme d’une rencontre débridée avec cinq essais inscrits, l’Angleterre était tout de même soulagée après avoir été repoussée dans ses retranchements et ne s’être finalement libérée que sur une interception de Delon Armitage en toute fin de match. Reste que le XV de la Rose s’est imposé dans ce qui était considéré comme un match piège et pouvait se projeter de l’avant et envisager une victoire dans le Tournoi.
Ecosse - France 9-18
La France, de son côté, est allée gagner à Murrayfield face à l’Ecosse et restait du même coup en lice pour la victoire finale. Mais les Bleus n’ont pas convaincu pour autant face à une équipe généreuse mais très limitée dans les phases de combat. Et c’est en récupérant un ballon perdu par les Ecossais dans un ruck que les Tricolores ont inscrits les deux seuls essais du match par l’intermédiaire de Mathieu Bastareaud qui faisait son retour en Bleu. Si cette rigueur défensive a suffit à mettre en échec le XV du Chardon, les joueurs Français étaient bien conscients qu’il faudrait montrer autre chose contre l’Irlande pour pouvoir continuer à entretenir l’espoir d’un neuvième Grand Chelem.
2ème journée
Pays de Galles - Ecosse 31-24
Battus d’entrée, le Pays de Galles et l’Ecosse jouaient déjà leur avenir à Cardiff. Une entame de match catastrophique des "Diables Rouges" a permis aux visiteurs de prendre le large à la mi-temps et même si le XV du Poireau va se reprendre ensuite, l’écart semblait insurmontable à 3 minutes de la fin. Mais les joueurs Gallois vont profiter à leur tour de l’indiscipline des Ecossais pour revenir dans la rencontre puis, poussés par tout un peuple, parvenir à égaliser sur une pénalité de Stephen Jones et finalement s’imposer sur un dernier essai inscrit au bout des arrêts de jeu par Shane Williams. Si les fondamentaux n’ont pas vraiment été respectés par les deux formations, le scénario fantastique de cette rencontre a fait basculé ce match dans la légende du Tournoi.
France - Irlande 33-10
Sur fond de revanche footballistique, ce match s’est disputé dans une atmosphère pacifique et chaleureuse. Les Irlandais, invaincus depuis douze matchs, ont campé les premiers dans les 22 mètres français grâce à une grande maîtrise en touche. Mais la défense tricolore a tenu bon et peu à peu, ce sont les joueurs du XV de France qui ont pris l’ascendant dans presque tous les compartiments du jeu. La domination française en melée a été symbolisée par un essai de William Servat et le combat des centres a également tourné en faveur des Français avec la réalisation de Yannick Jauzion. Clément Poitrenaud terminait la démonstration avec un dernier essai, concluant ainsi une partition sans fausse note qu’il faudra rééditer dans quelques jours à Cardiff.
Italie - Angleterre 12-17
L’Italie n’a jamais battu l’Angleterre dans toute son histoire. Si les Transalpins ne sont pas parvenus à stopper la série ce dimanche après-midi, ils n’ont jamais été aussi proche de réussir cet exploit face à un XV de la Rose bien pâle. Après une première mi-temps soporifique où la Squadra Azzura rentrait au vestiaire sur un score de parité ( 6-6 ), les Anglais visiblement sermonnés dans les vestiaires, ont inscrit le seul essai du match grâce à un exploit individuel d’Ugo Monye dès la reprise. Mais les joueurs à la Rose n’ont jamais été en mesure de se mettre à l’abri, s’en remettant finalement à un drop de l’incontournable Jonny Wilkinson pour s’assurer la victoire.
A l’issue des deux premières journées, seules la France et l’Angleterre sont encore en course pour un eventuel Grand Chelem mais si le XV du Coq a impressionné, notamment face au champion en titre, l’Angleterre n’a pas montré grand chose jusque là et si la rose n’est pas encore fanée, elle n’a pas non plus retrouvé la couleur éclatante qu’elle avait il y a quelques années. Aux Français d’en profiter à condition d’abord de bien gérer son déplacement à Cardiff ce week-end et ensuite, de se méfier de cette équipe anglaise, jamais aussi forte que lorsqu’elle est touchée dans son orgueil dans un "Crunch" qui s’annonce passionnant et décisif au Stade de France.
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