C’était un soir de Janvier 2007, lors d’un PSG - Toulouse. Des "Le Guen", "Le Guen" s’élevaient des tribunes de la porte de Saint-Cloud : le Parc des Princes saluait le retour de l’enfant du club après avoir détesté Guy Lacombe. C’était l’époque à laquelle Le Guen possédait (...)
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C’était un soir de Janvier 2007, lors d’un PSG - Toulouse. Des "Le Guen", "Le Guen" s’élevaient des tribunes de la porte de Saint-Cloud : le Parc des Princes saluait le retour de l’enfant du club après avoir détesté Guy Lacombe. C’était l’époque à laquelle Le Guen possédait encore du crédit et de la légitimité aux yeux de tous : expérience lyonnaise réussie, passé glorieux en tant que joueur du PSG. Son échec écossais (Glasgow Rangers) passait à cet instant pour une simple erreur de parcours sans importance.
Mais depuis, les temps ont bien changé : après avoir endossé le costume de sauveur la première année, Le Guen a accumulé les fautes professionnelles la seconde saison. Inutile de détailler les évènements qui ont participé à le discréditer, nous nous contenterons de les rappeler : gestion calamiteuse et scandaleuse des cas Yepes et Pauleta, choix déroutants (Armand, Yepes, Pauleta, Mendy, Gallardo remplaçants à Valenciennes / Sahko 16 ans et demi capitaine du club de la capitale !!), absence de concurrence au poste de gardien de but (bourdes de Landreau pendant plus de 4 mois), recrutement purement défensif (Digard, Bourillon, Camara). Et alors me direz-vous ?
Plus grave encore est l’attitude de Paul Le Guen durant l’intersaison écoulée. Il s’est une nouvelle fois ridiculisé et a perdu tout contrôle sur son groupe. Il a été désavoué sur tous les points par Charles Villeneuve : il voulait Bodmer, il a eu Makélélé / il voulait Govou, il a eu Giuly / il voulait Briand, il a eu Kezman / il voulait Patrick Müller, il a eu la réponse cinglante de son président "Oh non Paul, pas celui qui jouait à Lyon quand même ?" La vérité est que Paul Le Guen ne supporte pas les joueurs à fort tempérament, il souhaite des joueurs à son image, des joueurs lisses, insignifiants et langue de bois : il rêverait de diriger 11 Bourillon, c’est tellement plus facile .....
Il n’y a qu’à se remémorer son acharnement sur Pauleta (il n’y a pas d’autres mots) : "j’ai pensé que l’équipe pouvait être plus efficace sans lui" (avec Frau et Luyindula crétin ?). Où sont les recrues de l’ère Le Guen ? Luyindula et Bourillon sont en CFA, Digard est à Middlebrough, Clément est sur le banc, seul Camara joue. Le PSG 2008/2009 est le résultat des volontés de Villeneuve (et pas de Le Guen) avec les conséquences que cela implique sur l’autorité de Le Guen envers son groupe.
Aujourd’hui, le patron de l’équipe se nomme Claude Makélélé. Il remotive les troupes, donne les consignes, replace ses partenaires, encadre les jeunes... On ne peut même pas parler d’un relais entre le terrain et le banc puisque Le Guen n’a JAMAIS souhaité la venue de Makélélé : c’est la perséverance de Sébastien Bazin qui a permis sa venue. En réalité, le terrain de jeu de Le Guen se réduit aux compositions d’équipe (quand est-ce que Paris jouera avec 2 attaquants ?) et aux conférences de presse (où il semble plus détendu, quoi de plus normal il n’a que cela à assumer). J’ai assisté à PSG - Bordeaux au Parc : le constat est hallucinant, Le Guen peut hurler, gesticuler, s’agiter .... les joueurs s’en cognent : le patron cest "Maké" !! Aux interviews de fin de match ou au Camp des Loges, on entend plus de "le coach nous a dit à la mi-temps" ou encore "nous avons été secoués à la pause" mais plutôt "Claude nous a tranmis sa rage de vaincre" , "Claude nous a recadré". Le Guen est mort, vive Makélélé.
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