TOUR 1996 : MR 60% SUR LE GRAND PLATEAU
Suite à mon article mettant en avant la comparaison frappante entre 2 époques du Tour de France (Lemond 1989 vs Armstrong 2000), j’ai eu l’idée de relater, en différentes parties, ce qu’il s’est passé entre ces deux éditions et qui représente assurément une période charnière dans l’histoire du cyclisme professionnel. Aujourd’hui, épisode VII: le Tour 1996.
Le Tour 1996 sera sans conteste celui de Bjarne Riis. Le danois, irrésistible, réalisera un numéro tel qu’il parviendra presque à faire passer au second plan le déclin de Miguel Indurain en personne.
«Créé» par Ariostea, l’ancien porteur d’eau de Laurent Fignon allait être «amélioré» durant les années Gewiss avant d’être «peaufiné» par Telekom. L’équipe allemande, flairant le «bon coup», engage Riis au début de la saison ’96; ce dernier ne supportait plus la concurrence chez Gewiss et allait se voir offrir ici une place de leader incontesté avec tout l’arsenal médical qui va avec...
Le danois de 32 ans allait ainsi pouvoir atteindre le stade ultime:
Bjarne - Puissance 3, passant du statut de «vainqueur potentiel» à
celui de «vainqueur en puissance». Il pousserait le dopage à un tel
point qu’il se verrait affubler, par l’ensemble du peloton, du sobriquet
«Monsieur 60%» en référence à son taux d’hématocrite surréaliste.
Des paramètres sanguins si élevés par rapport à la normal qu’ils iraient
jusqu’à écoeurer une partie du peloton, ce qui est peu dire...
Mais au lancement de cette 83ème édition à ‘s Hertogenbosch aux Pays-Bas, le monde du vélo ignore encore les progrès réalisés par le danois qui est considéré comme un «outsider» parmi d’autres comme Berzin, Rominger, Gotti, Olano, Zulle et Jalabert. Ces deux derniers étant souvent cités comme les plus sérieux adversaires du favori suprême, Miguel Indurain, qui est en quête d’un 6ème sacre synonyme d’exploit inégalé. Le navarrais devra également se méfier de Virenque et son armada Festina ainsi que de Luc Leblanc, «ressuscité» chez Polti; sans oublier Piotr Ugrumov et ses 35 ans. Une absence de taille venant néanmoins éclaircir son tableau: Marco Pantani. Le grimpeur italien qui a mis le feu à la montagne les deux années précédentes a en effet été victime d’un accident de la route fin ‘95 lors de la course Milan-Turin qui l’a laissé avec une jambe cassée, mettant un terme à sa saison ’96 avant même qu’elle ait commencé.
Le prologue de 9 kms vient conforter ces prévisions puisque Zulle le remporte sans qu’aucune surprise au niveau des favoris ne soit à noter.
Les 3 jours suivants voient les sprinters Moncassin, Cippolini et Zabel se partager les lauriers avant que le jeune Stéphane Heulot ne s’empare de la tunique jaune au Lac de Madine après s’être placé dans une échappée qui arrive 4’ avant le peloton.
La victoire de Blijlevens le lendemain vient confirmer un début de Tour
sans aucune surprise sans qu’il soit pour autant de tout repos: les
chutes sont légions en raison du vent, de la pluie et du froid qui accompagnent
les coureurs depuis le départ et le lendemain, le néerlandais Michaël Boogerd
s’impose à Aix-les-Bains sous un orage et une température de 12°C qui ont
entamé les espoirs de Luc Leblanc qui perd 3’47’’ en raison d’une chute ... Après
seulement 6 étapes, on compte déjà 32 abandons dont Lance Armstrong,
complètement vidé, alors qu’on est seulement à la veille du premier grand
rendez-vousde cette 83ème édition: l’entrée dans les
Alpes. A cette occasion, tous les favoris se tiennent en très peu de temps et
le spectacle semble garanti... Et force est de constater qu’on ne va pas être
déçu! Cette grand boucle a la particularité, contrairement aux années
précédentes, d’attaquer la montagne avant le premier CLM; sera-ce
suffisant pour perturber Miguel Indurain?
En tout cas, quelles que soient les prévisions des spécialistes au matin du 6 juillet 1996, personne ne s’attend aux conséquences de cette étape et surtout, à l’intensité dramatique qu’elle va générer. Celle-ci va être présente dès les premiers kilomètres et ira crescendo jusqu’à l’arrivée.
Cette première étape importante de 200 kms emmène les coureurs de Chambéry
jusqu’aux Arcs avec 3 cols au programme: la Madeleine (Hors Cat.), le
Cornet de Roselend (Hors Cat.) et la montée vers les Arcs (1ère Cat.).
Les conditions météorologiques dantesques semblent annoncer la couleur mais c’est néanmoins à la surprise générale que les suiveurs assistent aux défaillances de Chiappucci et surtout de Laurent Jalabert dès les premiers kilomètres du col de la Madeleine. Le mazamétain, 4ème l’année dernière et qui avait tenu la dragée haute à Indurain en personne lors du Dauphiné Libéré quelques semaines plus tôt, est complètement à la dérive. A peine a-t-on le temps de s’en rendre compte que c’est Stéphane Heulot, maillot jaune depuis la 4ème étape et dont on attend une bonne tenue dans la montagne, qui craque. Le leader de l’équipe Gan est distancé par le groupe des favoris à 8 kms du sommet mais recolle dans la descente. Malheureusement, la montée du Cornet de Roselend s’apparente à un long calvaire pour Heulot qui souffre d’une tendinite au genou: en pleurs, il met pied à terre à deux reprises avant de repartir tant bien que mal; mais à 2 kms du sommet, il s’arrête définitivement.
L’émotion, déjà palpable, devient alors plus forte mais on a encore rien
vu... Devant, Udo Bölts est certes seul en tête après avoir largué ces deux
compagnons d’échappée dans le Cornet de Roselend, mais c’est derrière que tout
se joue. Dans la descente de ce deuxième col HC, Alex Zulle et sa myopie sont
victimes du brouillard: deux chutes pour le leader de la Once qui se
relève à chaque fois... ce qui n’est rien à côté de ce qui arrive à Johan
Bruyneel: le belge de Rabobank fait un «tout droit» dans un
virage d’une route rendue très glissante par la pluie qui ne cesse de tomber.
L’image est impressionnante: le futur directeur sportif de Lance
Armstrong passe au-dessus d’un petit muret et chute dans le ravin sous les
hurlements désespérés des commentateurs sportifs, Jean-René Godart en tête.
C’est l’illustre commentateur de France 2 qui est le premier sur place pour
constater que Bruyneel a eu une chance de dingue: il gît quelques mètres
plus bas après avoir été amorti par un lit de branches et de feuilles. Il
parviendra à remonter, aidés par des spectateurs et repartira avant néanmoins d’abandonner
quelques jours plus tard.
Après deux premiers tiers de course sombres et haletants, le soleil refait son apparition dans la vallée et semble donner le signal que la vraie course peut enfin commencer: celle pour le général et la victoire d’étape. Le suisse Laurent Dufaux, coéquipier de Virenque chez Festina, tente sa chance au pied de la montée vers les Arcs et rejoint rapidement Udo Bölts avant de le déposer; derrière, tous les favoris à l’exception de Jalabert sont présents et se regardent... Le public, qui peut enfin se concentrer sur la course depuis que les conditions météos sont redevenues plus clémentes, pense être arrivé au bout de ses surprises et pourtant, le meilleur est encore à venir! A 6 kms du sommet, Luc Leblanc tente sa chance: il «gicle» du groupe des favoris comme il sait si bien le faire et semble fonctionner à l’énergie solaire. La hausse soudaine de température a haussé ses velléités offensives et le leader de la Polti trace comme une mobylette pour fondre sur le pauvre Dufaux qui ne peut accrocher la roue du français.
Cette attaque aussi puissante que fulgurante semble sceller le verdict de
l’étape mais indirectement, elle provoque quelque chose de beaucoup plus
important: Leblanc a secoué le groupe des favoris et l’allure de celui-ci
s’est élevée. Miguel Indurain est alors victime de sensations qu’il n’a plus
ressenties depuis bien longtemps et l’incroyable se produit: à 3,5 kms de
l’arrivée, le quintuple vainqueur du Tour craque. Un peu plus loin, c’est Alex
Zulle, meurtri par ses deux chutes, qui lâche du lest; avec Jalabert loin
derrière, ce sont les 3 principaux favoris qui sont en difficultés!
Devant, Leblanc avale les derniers hectomètres avec une puissance phénoménale de plus de 400 watts devenue habituelle dans les grands rendez-vous du Tour et va chercher une étape de prestige tandis que derrière, les éternels outsiders voient là une chance inespérées de prendre la place du Roi Miguel: Riis, Rominger, Olano, Berzin, Virenque donnent tout et finissent ensemble sur la ligne, un peu moins d’une minute après le vainqueur.
Alex Zulle franchit la ligne 15ème à 3’29’’ tandis que
«Big Mig», victime d’une fringale aussi fulgurante qu’inattendue,
se place 16ème à 4’19’’. Quant à Laurent Jalabert, il a perdu tout
espoir de victoire en arrivant 13’ après son compatriote.
Luc Leblanc est donc finalement le grand artisan de cette étape mais le maillot jaune revient à Evgueni Berzin pour...16/100ème de seconde devant Olano; Rominger et Riis sont à moins de 10’’ tandis qu’on retrouve encore Ullrich, Virenque, Dufaux, Ugrumov et Luttenberger dans la même minute. Indurain, quant à lui, se retrouve 14ème à 3’32’’ du russe...
Bien malgré lui, le quintuple vainqueur en titre du Tour venait de créer un véritable séisme auquel personne ne s’attendait: les suiveurs découvrant que le navarrais n’était pas immortel et que ce Tour allait être plus ouvert et plus spectaculaire que prévu...
D’autant qu’on en était qu’au soir de la première des 3 journées que comptait ce triptyque alpestre! En effet, un CLM en montagne allait se présenter au coureur avant une énorme étape comprenant 4 cols. Un plat qui semblait difficile à avaler pour le peloton mais qui, sans qu’on ne le sache encore, ne serait qu’une mise en jambe pour notre ami Bjarne, un peu d’entraînement pour monter doucement en puissance...
Le lendemain du séisme Indurain, les coureurs doivent donc gravir la montée de Val d’Isère dans le cadre d’un chrono de 30,5 kms. Et la tendance va se confirmer: Berzin remporte l’étape devant Riis à 35’’, Olano à 45’’ tandis que Rominger et Indurain limite la casse à 1’. Le russe de la Gewiss semble donc enfin assumer les espoirs fondés en lui pour briller dans la Grande Boucle.
Une Grande Boucle qui semble ainsi tenir toutes ses promesses puisque 4
coureurs sont à moins d’1’30’’ de Berzin au général (Riis, Olano, Rominger,
Ullrich) tandis qu’Indurain, 11ème à 4’53’’ peut encore espérer
quelque chose. Derrière, les grimpeurs Luttenberger, Virenque, Dufaux, Ugrumov
et Escartin naviguent entre 2 et 5’, restant à l’affût. Quant à Luc Leblanc,
premier français du chrono, il peut regretter son début de Tour parsemé de
chutes: il se retrouve 14ème à 7’27’’ du russe, ce qui
représente une maigre consolation pour faire oublier la débâcle de Jalabert,
malade.
Mais pas le temps de souffler! Le lendemain se dresse une terrible étape, 4 cols mythiques (Iseran, Galibier, Montgenèvre et Sestrières)... et un temps épouvantable. Avec de la neige et -5°C au sommet de l’Iseran, la direction de la course décide d’escamoter les deux montées HC et de réduire la course à 45 kms avec le col de Montgenèvre (2ème Cat.) et la montée de Sestrières (1ère Cat.).
D’abord déçus, les spectateurs s’attendent à vivre une course extrêmement nerveuse. En fait, c’est le début du spectacle... Levé de rideau, c’est parti! Dès ce moment, la stupeur va (encore un peu plus) s’installer chez les suiveurs avertis tandis que le grand public, lui, va être aux anges! Le suspense va diminuer, crescendo, pour être remplacé par le panache, pense-t-on. Un panache superficiel, surnaturel, irréel, tout droit sorti de l’éprouvette, en fait. Mais qu’importe!
Ce 8 juillet frileux, après 15 kms de mise en jambes, les coureurs entament
l’ascension de Montgenèvre... quelques kms plus haut, Bjarne Riis déploie ses
ailes, gentiment. Le danois place d’abord 3 accélérations infructueuses avant
que la 4ème ne lui permette de se détacher du groupe des favoris et de
passer en haut du premier col avec 19’’ sur Leblanc, sorti d’un groupe de 11
hommes. On ne le reverra plus. Dans la montée vers Sestrières pourtant, les
poursuivants font le maximum avec Abraham Olano (pas encore qualifié de looser)
qui mène la chasse à vive allure. D’ailleurs, celle-ci est fatale à Evgueni
Berzin, le «prodige» russe de Michele Ferrari, qui craque à 3,5 kms
du sommet et perdra finalement 1’14’’ dans l’aventure. Derrière le danois
volant, Leblanc, Virenque, Rominger et Indurain perdent moins de 30 sec. tandis
qu’Escartin, Ullrich, Luttenberger et Olano restent sous la minute. De quoi
entretenir le suspense et faire la joie des (télé)-spectacteurs: un
coureur qui va chercher le maillot jaune en attaquant en deuxième semaine, quel
panache!
En fait, le vent venait de tourner, Bjarne prenant le maillot jaune et profitant patiemment de l’avantage qu’était en train de lui octroyer sa préparation médicale hyper pointue. Un traitement minutieux qui lui permettait d’afficher 60% de taux d’hématocrite; avec de telles valeurs, à l’image d’Ugrumov en ’94, la troisième semaine allait être de feu!
Mais le grand public est trop excité par l’évènement pour voir plus
loin: un maillot jaune flamboyant suivi de 3 coureurs (Berzin, Rominger
et Olano) sous la minute et d’un équipier prometteur (Ullrich 1’38’’),
agrémenté de purs grimpeurs (Escartin, Virenque, Dufaux,...) attendant leur heure
et d’un Indurain dont les 4’38’’ de retard vont peut-être le faire sortir de
son plan de course habituel: quel Tour de France idéal!De quoi faire oublier les Once, à la rue, avec
un Jalabert au bord de l’abandon et un Zulle qui sombre dans l’anonymat.
Les étapes qui suivent traversent le massif central et mettent à l’honneur la moyenne montagne. L’occasion pour les baroudeurs que sont Pascal Richard ou Rolf Sorensen de s’illustrer. Ce dernier l’emporte à Super-Besse lors d’un final qui, sans créer d’écart, tire pas mal d’enseignements: Rominger et Berzin, plus sérieux concurrents de Riis au vu de leurs compétences en CLM, semblent émoussés tandis que Virenque et Leblanc, eux, ont des fourmis dans les jambes. Sera-ce suffisant pour faire vaciller la Deutsche Telekom? L’équipe allemande écrase en effet tout en cumulant le maillot jaune, le vert, celui de meilleur jeune avec le prometteur Ullrich, le classement par équipe et déjà 3 victoires d’étape...
La réponse doit être donnée lors de cette 3ème semaine qui voit
s’ériger deux étapes clés qui décideront de la tournure de ce
«superbe» tour de France: la montée d’Hautacam suivie le
lendemain par l’étape reine de cette éditioncomptant 5 cols pyrénéens sur
260 kms avec une arrivée à Pampelune, fief de Miguel Indurain.
Et la réponse sera claire et nette: répondant aux attentes du public, ces deux étapes tiendront toutes leurs promesses. Elles marqueront à la fois l’avènement d’un usurpateur hors-catégorie, auteur d’un exploit fou, et la chute du patron de la 1ère moitié des années ‘90, agonisant au moment même où on voulait lui rendre hommage.
Hautacam 96’, c’est le chef d’œuvre de Bjarne Riis. Que dis-je, plutôt le
chef d’œuvre de son équipe, Deutsche Telekom, et de tout son encadrement médical.
Les limites du dopage (et non humaines, oubliées depuis longtemps) vont ici
être repoussées à un niveau qu’on atteindra plus jamais....
Au matin de cette première étape pyrénéenne donc, le public piaffe d’impatience à l’idée de voir le nouveau héros danois en découdre avec les Rominger, Olano, Indurain, Berzin, Virenque, Leblanc, Dufaux.... Bjarne, lui, est confiant: il sait qu’il a mis sa vie entre les mains du staff médical allemand durant la préparation, mais il n’a pas peur. Avec un tel taux d’hématocrite atteint, c’est pourtant quitte ou double: il peut faire une thrombose mortelle ou bien tout éclater. Mais il a confiance. Il sait que cette préparation hyper perfectionnée, les limites qu’il a accepté de dépasser, tout cela lui donne un avantage certain. Celui de renvoyer, en 3ème semaine, les autres coureurs dopés à l’état de «simples» dopés. En effet, là où la plupart du peloton, certes bien préparé, commence à fatiguer malgré leur hématocrite superficiellement élevée; Bjarne, avec son taux surréaliste de 60 %, se sent aussi bien que le premier jour et même encore mieux si les injections d’EPO ont été dosées, espacées à la perfection et stoppées juste au bon moment. Et Telekom sait y faire, Bjarne le sait. Il le sent, il a passé le stade 3, celui de vainqueur en puissance... et même mieux, celui de vainqueur indestructible.
Au début de cette journée, tout est calme; le parcours ne compte
aucune difficulté répertoriée jusqu’à 13,5 kms de l’arrivée, 13,5 kms à 8 % de
moyenne. Alors Roux, Richard et Picoli tentent leur chance mais les équipes de
grimpeurs (Festina, Polti, Kelme) scellent leur sort avant le pied du col
mythique.
Ce dernier est abordé à toute allure par un équipier de Rominger avant que le jeune Jan Ullrich n’impose un rythme extrêmement soutenu à 11 kms du but. L’allemand développe alors environ 480 watts, déjà monstrueux pour tout un peloton qui ne peut éviter l’écrémage d’usage qui le restreint à 14 coureurs comprenant tous les favoris hormis Rominger qui a eu du mal à mettre en route au pied.
13 coureurs à bloc et un qui se ballade: Bjarne gambade tranquillement et attend la banderole des 8 kms pour entamer sa représentation afin de satisfaire le nombreux public: subitement, le leader des Telekom se déporte violemment vers la droite puis se laisse descendre dans le groupe de 14; les commentateurs manquent de s’étrangler: «Riis rétrograde, il est en difficulté!» «incroyable, le maillot jaune est peut-être en train de perdre le Tour» «que se passe-t-il avec Riis? Et Ullrich qui ne l’a pas vu et qui continue!?».
Bjarne, lui, se marre intérieurement; il décide de scruter la tronche de ces «challengers» une dernière fois avant de les laisser sur place. Mais les petits dopés sont coriaces, alors il faudra tout de même mettre le paquet: alors que le groupe de tête dégage déjà une puissance ramenée à un coureur étalon hallucinante de 480 watts, le danois volant place une première mine pour secouer le cocotier. Le temps de constater que Berzin est limite et Olano pas beaucoup mieux... Alors il relance une deuxième puis une troisième fois pour faire tout sauter. Le roi Miguel donne une formidable impression... dans un premier temps. En effet, le quintuple vainqueur saute à 3 reprises dans la roue du maillot jaune et semble être le plus à même de le suivre. En réalité, l’espagnol est complètement dans le rouge; il veut s’accrocher à ses derniers espoirs de victoire mais lui, comme beaucoup d’autres, est un robot, pas un mutant. Alors à la quatrième accélération de Riis, le leader de la Banesto explose complètement et seuls les purs grimpeurs que sont Virenque, Dufaux, Leblanc et l’étonnant Piepoli parviennent à rester dans le sillage de Mr60%. Mais ce n’est que partie remise puisque super Bjarne place une cinquième et dernière banderille pour partir enfin seul. 5 accélérations sur deux kms qui l’auront vu dégager plus de 530 watts de puissance moyenne: on est plus simplement dans l’irréel, on est entré dans la 4ème dimension.
Derrière, la résistance s’organise avec les 4 grimpeurs en poursuiteurs suivis par Rominger qui, grâce à un regain de forme considérable, est revenu sur Ullrich et l’immortel Ugrumov. Olano, Indurain et Berzin sont déjà plus loin...
C’est alors que Bjarne, sans qu’on ne s’en rende vraiment compte à la télé, va montrer une once d’humanité en marquant quelque peu le coup à 4 kms du but: sa puissance chute «vertigineusement» à 430 watt, le renvoyant pour quelque temps au simple état de robot. Mais le danois volant ne pouvait pas finir son chef d’œuvre de si pâle manière, il devait le parachever pour satisfaire les spectateurs venus en masse assister à sa représentation... Alors, afin d’écrire sa légende, il retrouve des forces dans les 2 derniers kms pour mettre le grand plateau sur des pentes à 8% et ainsi clôturer cet acte comme il l’avait débuté.
Une fois la ligne franchie par tous les cadors, le verdict est sans
appel: Virenque, Dufaux, Leblanc et Piepoli limite la casse à 50’’ tandis
que Rominger, Ullrich et Ugrumov lâchent 1’30’’. Derrière, c’est la
débandade: Olano est encore à 1’46’’ mais Indurain (2’28’’) et Berzin
(3’) viennent de perdre définitivement le Tour sur une seule ascension. En
effet, le général renvoie Olano et Rominger à un peu moins de 3’, Berzin à 4’,
Indurain à 7’ tandis que les grimpeurs
Virenque, Dufaux, Luttenberger, Leblanc ou encore Escartin naviguent entre 5 et
7’.
Le Tour semble donc être joué après ce coup d’assommoir et Bjarne Riis, sans vraiment le savoir, vient de marquer son «sport» pour toujours.
En effet, en développant sur l’ensemble de cette terrible ascension une puissance moyenne ramenée à un coureur étalon de 480 watts, le danois a établi un nouveau record du monde qui, par la suite, ne sera jamais égalé (ni Pantani, ni Armstrong, ni Contador ne parviendront à de telles performances).
A titre de comparaison, deux ans plus tôt, dans une même configuration d’étape ne comptant qu’un seul col avec l’arrivée à Hautacam, Leblanc et Indurain avaient développé une puissance déjà inouïe de 460 watts. Avec 20 watts de plus par rapport à des coureurs intrinsèquement supérieurs et pourtant déjà bourrés d’EPO, Bjarne venait de frapper très fort. Trop fort? Il est évident qu’aux yeux des suiveurs avertis, la supercherie créa un malaise plus grand encore que les années précédentes. Comment ce grand échassier, porteur d’eau modèle et courageux, pouvait-il à présent faire la nique à des coureurs comme Virenque, Leblanc ou Dufaux, censés se trouver sur leur terrain de prédilection et qui plus est, chargés eux aussi?Illustré par cette fin d’ascension gravie sur le grand plateau, on en était plus à la suspicion, ni à la constatation, ni à la confirmation, mais bien à l’écoeurement.
A contrario, au soir de cette étape, les (télé-)spectateurs s’extasient devant ce danois plein de panache qui est le premier porteur du maillot jaune à remporter une étape de montagne depuis Fignon en 89... D’ailleurs, le lendemain, le journal l’Equipe, véritable porte parole de ce grand public tronqué, titrera avec une naïveté déconcertante «un champion, c’est ça!».
Un «champion» qui doit néanmoins encore franchir un obstacle pour atteindre son graal: la redoutable étape vers Pampelune comptant 260 kms et 5 cols: Soulor (1ère Cat.), Aubisque (1ère Cat.), Marie-Blanque (2ème Cat.), Soudet (1ère Cat.) et Port de Larreau (Hors Cat.).
Le danois se doit de creuser un écart plus confortable que les 2’42’’ et
2’54’’qu’il possède sur Olano et Rominger en vue du CLM de samedi tout en
«contrôlant» les grimpeurs.
Car bien que le peloton sache que Riis ne peut pas être battu, le public, lui, attend une confirmation définitive... et un beau spectacle.
Il faut dire que cette étape est particulière à plus d’un titre: 5 cols redoutables au programme mais dont le dernier est situé à plus de 90 kms de l’arrivée... Une arrivée située à Pampelune, la ville natale de Miguel Indurain. Le navarrais saura-t-il se transcender et sauver la face sur ses terres?
Une réponse qui va tomber comme un couperet pour l’espagnol: si Luc
Leblanc avait entamé les espoirs de victoire du leader de la Banesto dans la
montée vers les Arcs, si le grand plateau de Bjarne Riis dans Hautacam les
avait décimées, ce sont les Festina de Virenque et Dufaux qui vont définitivement
les entériner ce mercredi 17 juillet. L’équipe française lance en effet
rapidement les hostilités en envoyant Pascal Hervé en éclaireur en compagnie de
Neil Stephens et Michele Bartoli. Après l’ascension des 3 premiers cols
(Soulor, Aubisque et Marie-Blanque), c’est dans le Soudet que le verdict va
tomber, confirmant inévitablement la tendance des derniers jours: Berzin
et Rominger craquent tout d’abord au train avant que Dufaux ne fasse tout
exploser. Olano lâche alors prise et on voit alors, comme la veille, Indurain
sauter dans la roue de Riis pour suivre les meilleurs. Comme la veille, le quintuple
vainqueur fait illusion avant d’exploser à la nouvelle attaque du coureur Festina.
Un groupe de 8 se détache alors et revient sur les échappés matinaux:
Virenque et Dufaux, Riis et Ullrich, Leblanc, Escartin, Luttenberger et
Ugrumov. Un équipier, 5 grimpeurs limités en CLM et un vieil usurpateur de 35
ans, du pain béni pour le danois.
Ces 8 coureurs sont les meilleurs en cette fin de Tour et ils vont le démontrer dans le dernier col de la journée, le Port de Larreau, la plus dure des 5 ascensions. Sous l’impulsion d’Ullrich et des 2 Festina, ils lâchent un à un les 3 échappés matinaux tandis qu’à l’arrière, Indurain qui s’était à nouveau mis dans le rouge ne parvient pas à suivre le groupe des poursuivants emmenés par les Mapei. Heureusement, le navarrais se reprendra quelque peu et évitera la honte de finir l’étape dans un 3ème groupe.
Au sommet du port de Larreau, les 8 hommes forts ont 4’50’’ d’avance sur un groupe composé des autres cadors battus hormis Berzin, encore plus loin.
Malgré un retour à 3’ dans la descente, l’avance des 8 ne cessera ensuite
de croître jusqu’à l’arrivée pour culminer à plus de 8’. Un écart qui leur
permettra de ravir les 8 premières places du général, implacable.
Pour la victoire d’étape devenue presque anecdotique, Bjarne (le panache réincarné) tentera à nouveau sa chance: une première fois sans succès à 3 kms du but, une deuxième fois 1500 mètres plus loin. Malheureusement pour lui, le final est plat, et non à 8 %! Alors Laurent Dufaux parvient à s’accrocher; ils parcourent les derniers hectomètres ensemble et le suisse offre une victoire de prestige à Festina.
Derrière l’image est terrible: Miguel Indurain, quintuple vainqueur à
qui le Tour avait voulu rendre hommage, passe devant la maison où il est né à 5
kms de la ligne. Pas pour jouer le maillot jaune, pas pour jouer la victoire
d’étape. Non, juste pour tenter de sauver les meubles et de terminer dignement.
Un règne impitoyable de 5 années s’achève ainsi.
Au général, la course est définitivement jouée: Olano et Rominger sont à plus de 10’, Indurain à plus de 15 et Berzin à... 37’. Le russe qui a perdu 33’ dans l’étape de Pampelune vit ici ses derniers moments sous le feu des projecteurs avant de retourner définitivement dans l’anonymat deux ans seulement après l’avoir quitté de manière aussi fulgurante qu’inattendue grâce à Michele Ferrari...
3 jours plus tard, pour le dernier rendez-vous avant l’arrivée à Paris, un
CLM de 63,5 kms, la Deutsche Telekom remet une dernière couche: le jeune
Jan Ullrich écrase tout à plus de 50 km/h de moyenne. Il prive ainsi Indurain
d’une sortie en beauté en le reléguant à 56’’ alors que Bjarne Riis perd 2’18’’
et ne conserve finalement qu’1’41’’ sur son prometteur équipier. Quant aux
français, ils pourront apprécier la 6ème place de Luc Leblanc malgré
ces chutes de la première semaine et, surtout, la 3ème de Richard
Virenque synonyme de premier podium pour un coureur tricolore depuis Laurent
Fignon en 89...
Miguel Indurain, lui, termine finalement 11ème à 14’14’’, une éternité... Pourquoi «Big Mig» a-t-il sombré de la sorte? Une mauvaise préparation? Il était pourtant supérieur aux autres grimpeurs lors du Dauphiné en juin. L’usure des années? 32 ans, ce n’est certes plus tout jeune mais c’est le même âge que...Riis. Une préparation médicale moins poussée que certains? Disons qu’on peut penser qu’Indurain avait atteint une limite (toute relative) au niveau du dopage que Bjarne avait lui accepté de dépasser. De part son statut, le navarrais est peut-être celui qui a le plus essayé de suivre le danois; ce qui lui a valu de se mettre souvent dans le rouge et, au final, d’exploser. Néanmoins, cette explication ne tient pas pour la montée des Arcs où il était en difficulté alors que Bjarne n’avait pas encore sorti les réacteurs. Les conditions météorologiques alors?
C’est sans doute un peu de tout cela sans qu’on puisse déterminer une raison en particulier...
Mais tandis que Fabio Baldato l’emporte sur les Champs devant Moncassin et
Blijlevens, les questions et les constatations sont ailleurs. En effet, les
exploits démesurés de Bjarne Riis ont bel et bien rejeté au second plan la
chute du Roi Indurain. Des exploits interprétés bien différemment: d’un
côté, les quelques uns écoeurés qui croyaient jusque-là avoir tout vu et qui se
demandaient si cela allait s’arrêter un jour... De l’autre, un public enchanté
par le retour du cyclisme offensif.Une
fracture qui démontrait s’il le fallait encore que le fossé entre les suiveurs
avertis et tous les autres ne cessait de croître. Une évolution qui allait
perdurer jusqu’au chaos de 1998.
Toutefois, sur le podium de cette 83ème édition, Bjarne n’en a cure. Il savoure cette victoire qu’il aura eu le panache d’aller chercher... auprès de son staff médical dont il aura repoussé les limites. Parachevant ainsi à sa façon son ascension «linéaire» depuis 4 ans par une victoire flamboyante et un record de tous les temps en termes de performance chiffrée. De quoi en faire, à cette époque, le plus grand usurpateur de l’histoire.
Ben j’ai rien à redire, sinon que super papier de sacré connaisseur, comme d’hab et bravo !
Edition assez hallucinante, en effet... Gros souvenir en live... autant que gros sentiment de s’être affectivement et émotionnellement fait couillonner/abuser, avec le recul...
J’aimais bien Heulot, beau style... Je garde la faiblesse de le croire avoir été propre d’ailleurs, mais m’en abuse peut-être, ou ai loupé un épisode...
Sinon, et à en juger de simulations de palmarès qui soient "vidés" des coureurs confondus un jour de dopage : Escartin, dont le masque de souffrance était d’ailleurs terrible en montagne !, serait la grande victime morale de l’époque... ou en tout cas probable vainqueur "légitime" de bien d’un Tour à l’époque...
On en saura sans doute vraiment rien, mais j’avais tout de même envie de le mettre un peu à l’honneur...
Merci Interim !
Fameux souvenirs en live aussi pour moi...
Désolé mais pour Escartin, je n’y crois pas une seconde. Le gars était clairement discret et plutôt un coureur de l’ombre rarement sous le feu des projecteurs (rare vainqueur d’étape et un seul podium en 99) mais bon, il était chez Kelme qui n’avait rien à envier à personne en matière de dope dans les années 90-2000. Et puis ses places d’honneur dans la seconde moitié des années 90 et sa troisième place en 99 ne laisse pas bcp de doute.
Heulot, je ne sais pas mais difficile à croire en 96...
Ah, pour l’Escartin : j’étais en mode conditionnel, chef ! ;o)
Et avec le recul : comment diable juger cette époque, qu’en garder/retirer/... ? ? ? Qu’en dirais-tu, toi qui me parais vraiment bien balèze sur l’époque et le sujet ?
Précision personnelle tout de même, about ces "projections-simulations" (de palmarès de Tours 90’s-2000’s qui fussent "propres") : encore du journalisme à la 6-4-2, ça (les choses sont évidemment plus compliquées)... mais la démarche de ces journalistes est intéressante tout de même, car cela traduit, je trouve, un vrai besoin des amoureux du vélo, de savoir qui eût mérité vraiment de l’emporter, qui en fût digne (tous dopés = j’y crois pas)... !
Je trouve qu’on a trop souvent tendance à focaliser, dans le chef AUSSI du public-consommateur, sur la soif inextinguible de performances, de records ; trucs prétendument "réclamés" par le public, et qui encourageassent donc à la dope...
...mais je crois qu’on sous-estime d’autant combien ce même public réclame une certaine forme de "justice" aussi ; que les victoires soient "justes", non-indues...
@interim : perso, je pense que vouloir retrouver le "vrai" vainqueur de chaque Tour de ces années-là n’a pas bcp de sens pour la simple et bonne raison, déjà, que tu peux facilement oublier les 30 premiers... En effet, les poursuivants du vainqueur dopé, bien que souvent moins bien préparés, étaient néanmoins chargés également, alors... Tout cela n’a donc pas de sens et démontre le dilemme dans lequel se trouve ce sport : soit il veut encore avoir des compétitions chiffrées et conclues par des classements et alors il accepte de n’être plus qu’un spectacle, soit il poursuit le dopage jusqu’au bout et alors.. c’est le chaos puisqu’il n’y a rien de clean dans tout ça. Faudrait repartir complètement de zéro et effacer l’historique. Mais y a trop d’argent en jeu pour en arriver là...
Escartin propre ?
Non comme Ditch, je n’y crois pas non plus une seconde. La Mapei du milieu des années 90 (Tonkov, Rominger, Museeuw, Olano) et la Kelme de la fin des années 90 / début des années 2000 (Heras, Botero, Sevilla) étaient parmi les équipes les plus industrialisées du dopage.
7e en 95, 8e en 96, 5e en 97, 4e en 98 avant la mutinerie générale des Espgnols, 3e en 99, 8e en 2000, bref un Top 10 pérenne le Fernando Escartin.
Trop bien classé pour être crédible malheureusement.
Salut Ditch,
Superbe article, merci, très content de te voir poursuivre ta série avec le Tour 96, je craignais ne pas te revoir écrire sur le Vox.
Oui Riis imposture suprême à Lourdes Hautacam en 1996. C’est l’un des cols les plus durs du Tour, et le Danois avait alors écrasé la course sur le grand plateau.
Cela pourrait aussi expliquer sa contre-performance entre Bordeaux et Saint-Emilion : volonté de Bjarne Riis de ne pas trop écraser le Tour et perte volontaire de 2 minutes derrière le trio Ullrich Indurain Olano ?
Certains ne s’embarrassaient pas de telles considérations comme Armstrong vainqueur en 1999 du CLM du Futuroscope, malgré une polémique à son paroxysme sur le dopage, dans la foulée de son double exploit de Metz (CLM) et surtout de Sestrières en montagne.
Au sein de l’omerta du peloton, le massacre à la guillotine d’Hautacam était comme un "aveu interne" de son propre dopage à l’EPO, lui qui a donc pris le maillot jaune à Miguel Indurain.
Pour l’Espagnol, le débat est intéressant : seuil de Big Mig sur un certain niveau de dopage à ne pas dépasser ? préparation bâclée ? surpoids ? démotivation soudaine face à la 6e victoire ?
Je pense un peu de tout de cela à la fois, clairement. Et c’est pour cela qu’Armstrong en a gagné 7 des maillots jaunes, il n’a jamais arrêté le dopage, dans un engrenage crescendo qu’il a poursuivi ensuite en 2009 et 2001 avec Astana et Radio Shack.
Merci encore pour ce très bel article, et vivement ton article sur l’édition 1997, où tu auras largement de quoi discuter sur Jan Ullrich et son monumental exploit d’Arcalis, bien trop beau pour être vrai, la décapitation du peloton par Festina à Courchevel (93 coureurs hors délais repêchés par Jean-Marie Leblanc), le record de Pantani à l’Alpe d’Huez, et sur les bronchites de Pantani vainqueur à Morzine ...
Merci Axel !
Oui en effet 1997 a également son lot de performances surréalistes... C’est aussi le dernier tour de l’innocence pour la plupart du public.
Sinon je n’avais pas abandonné ma série mais il fallait que je trouve le temps d’écrire à nouveau.
Tous les coureurs des années 90 sans dopage n’aurez rien fait tellement ils étaient médiocre. Coureurs sans talent et sans panache. Seules comptent les années 60,70,80 et 2000 avec un cyclisme propre. Plus aucun dopés depuis 2011.
Tu as du regardé ce tour et tu savais qu’ils étaient dopés ? Fallait avertir les gens car le cyclisme est mort a cause de ces mecs la. Ullrich sans dopage 70è du tour, Virenque largement moin fort que Thomas Voeckler et Moncoutié. Ca se sont des vrais champions a l’eau claire. Vittel ?
Le dopage a commencé bien avant 1996 et Ullrich ou Virenque !
Pour l’EPO, les pionniers sont Indurain et Chiappucci, quant au dopage lui même, on en trouve trace depuis les débuts de ce sport !
Tu as les preuves sur indurain ? Sur Chiappucci il est tombé au début des années 90 ? non. Quand on fait une accusation il faut se baser sur les preuves, les suppositions ne comptent pas chez moi. Sinon dans ce cas ils sont tous dopés depuis l’après-guerre.
C’est facile de mettre sur les coureurs..., les soigneurs, les sponsors, la direction du tour rien sur eux, c’est bizarre non ?
Si l’epo était arrivé dans les années 70 les mecs en auraient prit.
Fignon dopé est mieux que riis ou ullrich sous prétexte que ce n’est pas l’epo, sachant que ce dernier a couru dans une équipe italienne début 90. Un dopé reste un tricheur peu importe le produit. Un médecin du sport a dit que le dopage maximal a été atteint dans les années 80 notamment dans le cyclisme non 90. Regardez le tour 87 et vous comprendrez l’abus.
T.Voeckler le mutant il est clean ? ? ? Il gagne l’étape de luchon a 35 Km/h de moyenne, en 98 la mème étape avec R.massy, 32 Km/h de moyenne sachant que le personnage était un revendeur. Il faudrait faire aussi pour les années 2000 avec les botero, beloki, basso etc... Eux pour le coup qui sont des coureurs moin fort que la génération précédente et qui sont tombés pour dopage, si indurain les avait eu comme adversaires il aurait gagné 10 tours dopage ou pas.
Bonsoir, clairement le "dopage" existe dans le sport depuis qu’il est question de compétition. Les coureurs des marathons olympiques du début du siècle recevaient des injections de strychnine (2 maxi, à la troisième c’était l’arrêt complet...). L’alcool ou les amphétamines, c’était monnaie courante dans le vélo bien avant l’EPO : c’est ce que les coureurs eux-mêmes appelaient "faire le métier". C’est dire ! Certains "dopages" sont interdits, d’autres non... Ce qui était autorisé en 1904 ne l’est plus aujourd’hui...
Les coureurs sont pris dans une "nasse sociologique", qui ne les dédouane cependant pas. Mais ils sont l’arbre qui cache la forêt, les enjeux vont bien au-delà de leur petite personne ou de leur orgueil de champions.
Maintenant, autant que je sache, au contraire des autres produits "dopants" l’EPO et les techniques les plus modernes de "dopage" ont la faculté de "muter" le corps de l’athlète : en fonction de son désir (jusqu’au boutiste ou pas) et de la réception du produit par son corps, on peut faire d’un second couteau un vainqueur de grand tour (les cas les plus aberrants sont Riis ou Ugrumov dans les années 90, comme par hasard après 30 ans quand ils ne pouvaient plus rien espérer par leurs facultés "naturelles").
Les années post-98 sont un peu différentes des années d’avant l’affaire Festina. Il semble y avoir une sorte d’entente tacite au sein du peloton, une espèce de méga clause de non-agression. Après l’époque des Forty-Niners où Riis dégoûtait tout le monde, les coureurs et leurs équipes ont l’air de s’être mis d’accord sur un niveau de "dopage" à peu près équivalent, ce qui lisse le niveau des coureurs et rend la course particulièrement ennuyeuse puisqu’ils ne s’attaquent plus avant d’être à 3 kilomètres de l’arrivée. Ils savent qu’ils ont tous à peu près le même niveau, donc pourquoi s’emmerder à partir dans une tentative-suicide ? Plus possible de creuser de vrais écarts, comme à l’époque du "dopage" artisanal ou réservé à certains. Quant à ceux qui sortent des clous, en se chargeant au maximum et dont le "dopage" est trop évident, ils sont rapidement évincés : Rasmussen en 2007, Mosquera en 2010, etc.
De toute façon, "tout ça c’est magouille et compagnie, c’est politico-je ne sais pas trop quoi" !!
@fsud : un ton inutilement agressif, une communication peu structurée... La réflexion ne semble pas de mise, chez toi. Cet article fait partie d’une série ; alors si tu veux critiquer ce que je fais, prends au moins la peine de tous les lire. Tu pourras constater que je ne mentionne nulle part que les coureurs étaient "cleans" avant et encore moins après les années 90. Le but de cette série est de mettre le doigt sur le fait qu’à un moment de l’histoire du cyclisme, les pratiques sont devenues tellement efficaces que cela a pris plus d’importance dans le résultat et que cela a encore plus dénaturé la course. Les coureurs des années 80 prenaient des trucs comme ceux des années 90 et par conséquent n’étaient pas plus "blancs" mais l’impact de ce qu’ils prenaient n’était pas tel. Les coureurs ne sont pas cités dans mes articles car ils sont considérés comme plus gros tricheurs que leurs prédécesseurs mais simplement car ils ont couru à une époque ou l’efficacité du dopage était devenu considérablement plus importante et ils en ont profité (comme l’auraient fait les Fignon et autres s’ils avaient couru 10 ans plus tard, je n’ai jamais prétendu le contraire).
Pas de preuve ? En tant que telle, bien sûr que non ! Les contrôles anti-dopage ont toujours eu une longueur de retard sur les pratiques du moment. Est-ce pour cela qu’il faut fermer les yeux et dire "amen" ? Est-ce pour autant interdit de faire des recherches, d’étudier des résultats, de recouper des informations et d’en tirer des conclusions qui ne peuvent pas être faites par la voie classique puisqu’on n’a pas réussi à les prendre la main dans le sac ? Le but de mes articles est de démontrer que l’évaluation sérieuse des performances chiffrées au fil du temps démontre un boum inhumain à partir du début des années 90 qui ne laisse aucun doute sur l’utilisation de produits dopants même si ces gens n’ont pas été pris car les contrôles étaient ridiculement en retard. Avant les années 90, les coureurs réalisaient des performances dans le domaine du possible même s’ils prenaient déjà des trucs sans que ce soit flagrant dans leurs résultats car ces produits étaient moins efficaces. A partir des années 90, c’est devenu tellement évident qu’il serait hypocrite de faire semblant. Etudie les watts développés par les coureurs dans les cols, via des méthodes de calcul qui tiennent compte de tout ; et ose ensuite me dire que ce que j’avance ne se base sur rien.
Si tu veux être un peu au courant de ces choses par une voie plus officielle, je t’invite à lire les bouquins de J-P de Mondenard sur le sujet. Tu verras que prétendre que le dopage était "à son maximum" dans les années 80 est une hérésie. Il était certes moins encadré et plus artisanal, donc plus barbare. Mais pas plus efficace, certainement pas.
Ditch, Je n’ai été nullement agressif, j’ai fait de l’ironie si tu ne l’a pas comprit je n’y suis pour rien. Je compatie pour toi. C’est toi qui devient agressif, heureusement que c’est derrière un pc car devant tu aurais vu la différence.
Ayant fait du cyclisme et connaissant des pro anciens ou actuel ce genre de propos me gonfle au plus haut point car cela fait 14 ans que j’entends la même rengaine. Si cela ne te plait pas de voir des dopés arrète de regarder le vélo, j’ai répondu a axel sur ce sujet donc je te renvoi le compliment de lire les coms.
Le cyclisme est a l’image de la sociéte, il évolue, le dopage en fait partie c’est la vie. Il y a 20 ans, il y avait internet ? non ! aujourd’hui c’est le cas, c’est l’évolution.
Quand tu parles de cette époque on dirait que les coureurs étaient des tocards. Cela a changé ta vie de voir Riis moi pas, il s’est dopé comme le grand Jacques, le grand eddy, Lance et d’autres avec les produits de son temps. Certes il a abusé mais dans ce cas, la direction du tour aurait du prendre les sanctions nécessaires sachant qu’ils le savaient.
Tu me parles de J-P de Mondenard mais quand j’ai lu roussel, willy, fignon je l’avoue sur certains points c’était pas mal. Je tiens a te préciser que chez les amateurs des mecs chargés il y en a aussi, sans parler des cyclotouristes du dimanche.
Je préfères que tu me dises je détestes cette époque que de ressortir ce que tout le monde sait déjà. Un tricheur reste un tricheur méthode artisanale ou pas. C’est l’Argent qui a tué ce sport et continuera a l’enfoncer, lutter c’est bien mais en haut de la tour serait mieux.
Toi tu te bases sur un livre d’une personne, moi je me bases sur des livres, des médecins et des coureurs donc je n’ai aucun interet a défendre telle ou telle époque.
Un mec dopé tombe et quand on accuse pour les watts ou pour d’autres raisons les indurain, ugrumov et d’autres je trouves bizarre qu’ils n’y ai rien sur eux. Tu nous parles des watts et le mutant voeckler ne te choque pas ?
Je suis absolument d’accord et aujourd’hui beaucoup de coureurs deviennent fort après la trentaine notamment des francais.
l’epo est dépassé de nos jours, chaque époque a ses produits qui deviennent de plus en plus performants au fil du temps. Riis a gagné un tour et on ne peut revenir en arrière, on ne saura jamais avec le mème taux que les autres si le tour 96 aurait été pour lui.
Pour 97 c’est différent Ullrich est quand mème un athlète hors norme. Gros et en méforme sa plus mauvaise place est 4è donc je doutes qu’il est volé 97. L’argent, les tours difficiles, plus d’exploits, ont tué cette époque mais il faut avoir du respect pour les coureurs mème si certains nous sortent par les yeux.
@fsud,
Indurain a été contrôlé positif en 1994, pour ta gouverne, et Chiappucci en 1991.
Sinon, un mec qui gagne 5 fois le Tour de France d’affilée en battant des dopés notoires comme Jaskula, Riis ou Zülle, tu as le droit de penser qu’il est propre.
Cela n’enlève rien aux qualités de rouleur, au mental et à la science tactique du champion espagnol.
Mais il fut un pionnier de l’EPO, tout le monde le sait.
Quant à Ullrich, s’il fut le coureur le plus doué de l’après Greg LeMond, l’Allemand a aussi usé et abusé du dopage. Dire que son pire classement est 4e et en conclure qu’il n’est pas dopé car extraordinairement doué n’est pas suffisant.
Bonjour, sur Voeckler je suis également dubitatif, mais faut dire que j’ai jamais pu le blairer ni lui ni Bernaudeau...
Depuis 2011 et l’arrivée du sponsor Europcar on est passé d’une équipe faiblarde (classée en continental tour ?), qui a galéré comme pas possible pour trouver un sponsor, à une équipe de cadors sur le Tour. Voeckler, coureur vaillant mais terriblement limité (notamment en haute montagne), est soudainement devenu un grimpeur d’exception et un potentiel vainqueur du Tour. Rien que ça !
En 2011, je suis d’accord, il a profité de l’attentisme des leaders. Mais faut voir que sur la même saison il a aussi fait un top 10 au Dauphiné et gagné 2 étapes de la course au soleil !! En 2012, avec un genou en compote, il remporte 2 étapes dont le terrible Pau-Luchon où il passe tous les cols en tête ( !!!!!) et attaque encore le lendemain.
Enfin, entre le 11 et le 13 juillet, l’équipe Europcar a réussi la performance inouïe de remporter 2 étapes consécutives et presque 3 (Gauthier a fait quatrième le 13) ! Et tout ça dans les Alpes... De parole de commentateur sportif de France Télé (je ne sais plus si c’était le vieux ou ce connard de Adam), la dernière équipe à avoir fait un triplé sur le Tour, c’était................ Ariostea en 1991 (Cenghliata, Argentin, Lietti), mais même pas dans la haute montagne !
Pour terminer, je laisse parler le spécialiste des watts :http://www.lemonde.fr/sport/ar...
Fsud, désolé mais tes propos semblaient agressifs et surtout basés sur rien. Tu m’as vraiment donné l’impression de venir dire « c’est n’importe quoi tout ça » sans toi-même expliciter ton avis (relis tes com’ et tu verras que le ton n’était pas plaisant). Je ne suis nullement quelqu’un d’agressif et j’apprécie la critique à partir du moment où elle est fondée. Ici, ce qui m’a énervé, c’est que j’ai eu l’impression que tu balançais des critiques sans réflexion derrière. J’ai alors voulu employer le même ton que toi en réponse. A présent que tu décris plus ton avis et qu’il est plus constructif, je comprends mieux ton point de vue et donc je peux mieux y répondre :
Je pense que tu ne comprends pas bien le but et le sens de mes articles : j’assume totalement le fait de regarder encore le vélo (et j’en fais aussi d’ailleurs) en sachant pertinemment qu’il s’agit plus d’un spectacle que d’un sport à l’heure actuelle. Je ne sais pas ce qui te fait croire que j’estime que le cyclisme d’aujourd’hui est mieux, je ne le pense pas une seconde et je n’ai jamais tenu de tels propos. Seulement le sujet que j’aborde ne se situe pas dans le années 2000, donc je n’en parle pas (encore).
Je n’ai pas lu un livre, j’en ai lu beaucoup, je me suis bcp renseigné pour rédiger tout cela. J’ai juste voulu te citer une œuvre en particulier. Ca fait plus de 20 ans que je m’intéresse à tout cela et à force de m’intéresser, de rechercher, j’en suis arrivé à la conclusion que, si le dopage existe bien depuis le début (comme dans tous les sports d’ailleurs), et que les coureurs des années 90 et après ne sont pas plus à blâmer que leurs prédécesseurs, il est un fait que le dopage biologique a tout chamboulé en débarquant il y a plus de 20 ans.
Mon but est de démontrer qu’avant les années 90, le dopage était certes hyper présent mais que son efficacité n’était pas suffisante pour occulter les qualités intrinsèques des coureurs : si la plupart prenaient des produits, les meilleurs restaient les meilleurs. Le boum inconsidéré des performances début 90 a marqué un changement : l’efficacité du dopage est devenue telle qu’en fonction de l’encadrement médical et des risques qu’on prenait, on pouvait créer des écarts d’un coureur à l’autre largement supérieurs à leurs propres qualités intrinsèques, la hiérarchie naturelle n’étant alors plus respectée. A partir de ce moment et jusqu’à aujourd’hui il est alors devenu difficile de savoir si un coureur était réellement plus fort où s’il bénéficiait de l’apport de médecins et produits plus performants. C’est cela que je déplore : à partir de 1991, certaines « stars » étaient des usurpateurs alors que d’autres étaient réellement doués ou surdoués mais il est difficile de faire la différence entre ses deux catégories en raison de ce qui est expliqué ci-dessus. Tous les coureurs que je cite ne le sont pas car c’était des incapables ou des plus gros tricheurs, mais bien car ils ont couru à une époque charnière du cyclisme qui ne permettait plus de distinguer le vrai talent du faux.
Si ce sport était déjà gangrené par le dopage, il est définitivement passé au stade de spectacle à cette époque. Je sais que bcp de gens ignorent cela (contrairement à ce que tu dis) et je voulais donner mon avis à ce sujet. Loin de moi l’idée de dire que les coureurs avant (Fignon, Lemond, Hinault, Mercx, Anquetil,...) étaient plus blancs et moins chargés, certainement pas ! Et encore moins que les années post-98 sont plus cleans ! Concernant les amateurs et les coureurs du dimanche, évidemment qu’ils se dopent aussi, je n’ai jamais prétendu le contraire.
Je veux juste informer les gens sur l’efficacité du dopage sanguin et le tournant qu’il a engendré dans un sport que je connais bien. Je ne vois pas ce qui m’empêche de faire cela tout en sachant en effet que le problème ne sera sans doute jamais réglé car la société est comme ça. Les enjeux financiers sont bcp trop importants pour qu’on reparte de zéro et qu’on éradique le dopage.
Merci en tout cas d’avoir pris le temps de détailler ta réponse.
@Nicolas : en effet, le dopage a toujours existé et fait partie de la société : que ne ferait-on pas pour gagner ! C’est pourquoi, contrairement à ce que certains pensent, le fait de se doper dans le cyclisme n’a rien à voir avec la difficulté des étapes. C’est pourquoi on se dope autant pour un marathon que pour un 100m. Le but n’est pas de rendre l’effort plus facile mais bien d’être plus fort que l’autre, pour remporter la mise. On ferait même des étapes de 30 kms sur le Tour, les mecs seraient aussi chargés...
Concernant l’absence d’attaque de loin à l’heure actuelle, je pense que c’est dû à deux choses : la professionalisation du peloton et l’amélioration du dopage ont nivelé les capacités des coureurs vers le haut. Avant, les leaders avaient énormément de marge sur le équipiers et pouvaient créer des écarts même si ces derniers roulaient à plusieurs derrière. A présent, c’est terminé. Une équipe de 9 coureurs est tellement bien préparée (naturellement et artificiellement) qu’un leader qui sort à 50 kms ou plus de l’arrivée ne peut résister à 6 ou 7 équipiers de son adversaire qui vont rouler à fond derrière.
Pour Voeckler and co, il est évident qu’on est toujours dans le dopage à outrance, les performances chiffrées le prouvent. Il devient plus difficile de prendre des produits car les contrôles s’améliorent mais ils ont (et auront) toujours une longueur de retard sur les équipes.
Axel, Ca serait bien d’apporter en articles les controles positifs sur indurain et chiappucci. Tout le monde le sait, c’est bien, mais il faut se baser sur les preuves sinon c’est trop facile, je sais que un tel fait ca que l’autre il a dit...bref cela ne compte pas.
Je n’ai jamais dit qu’ils étaient propres, les mecs sont tous chargés il suffit juste de remonter l’histoire. Anquetil lui-même le clamer haut et fort qu’il se dopé, a partir de la, que dire si ce n’est qu’au fil du temps cela va s’emplifier et ce fut le cas.
Ce qui me gène ce sont les exploits a la Landis ou T.Voeckler cette année ( bellegarde et luchon ), rumsas, Vino et d’autres. Riis certes c’est violent dans Hautacam mais il le paye lors du chrono de St émilion.
Ullrich avait le record de 6 tours dans les jambes, il a abusé, mais sa plus mauvaise place fut 4è, les faits sont la sachant qu’il était gros avant le tour, il faisait une préparation mauvaise c’est dire son niveau. Du dopage ok, tu rajoutes en plus une bonne préparation il en gagne 6.
Je tiens a te préciser que sur L.A ( comme les affaires pleuvent sur lui ) il avait un temps d’avance sur ses adversaires donc si Ullrich epo et Lance epo 2è génération par exemple, la il y a tricherie.
Slt Ditch, C’est pas méchant c’est derrière. Je suis comme ca, c’est le tempérament du sud.
Je comprends le but de ces articles mais parler de dopage tout le temps est usant. Il faut dissocier les 2 avant de parler d’un tour de France sinon c’est difficile a lire.
Perso je suis fan de cyclisme et de ces mecs la, Je n’y ai jamais cru a Riis et a d’autres mais ils ont su saisir leurs chances. Vous savez j’ai des étapes sur les grands tours les classiques, les livres, plus les connaissances, bref, quand les mecs abusent je les vois de suite. Ce qui m’a décu a cette époque la, est que si tu mets le danois a 50% comme les autres il ne gagne jamais le tour peut-ètre que Miguel ou virenque l’aurait gagné, on ne le saura jamais mais c’est la vie, on ne peut refaire l’histoire. J’ai les étapes en vidéo du tour 96 et elles me laissent encore aujourd’hui un gout amer mais cela reste quand même un très bon tour.
Le premier gars loin d’ètre clean qui m’a plu est laurent Fignon et j’aime les virenque, pantani et d’autres comme Jimenez mais je vais faire quoi, leur taper dessus, jeter tout ce que j’ai non je gardes car j’aime tout simplement.
J’ai toujours pensé que l’abus des tracé, le business et l’image ont fait les dérives des années 90, il fallait passer par la pour que les gens comprennent le bordel dans ce sport mais quand tu casses un rève de gosse c’est fini cela ne revient pas.
En 2011 l’étape du galibier fait 89 H-délais, en 97 a courchevel, 93 en peloton sinon il y en a 100 mais j’ai adoré cette étape. Je préfères regarder des mecs qui ont de la gueule et du panache que les tours moderne ou on se fait chier.
Virenque sans epo en 92 finit 25è donc ce n’est pas un tocard, Pantani 3è du tour de France en 94 avec le giro dans les jambes donc les qualités étaient la, comme Ullrich.
Ils ont gagné, ils ont fait réver beaucoup de monde et c’est tant mieux car les gens ne rèvent plus et le cyclisme ne fait plus rèver depuis longtemps. Sans parler dopage le dernier tour crédible reste 97 avec une hiérarchie respécté mais a partir de 98 c’est du n’importe quoi.
L’epo est arrivé en 87 dans le peloton en termes expérimental et a mon avis ( cela n’engage que moi ) 89 ou 90 marque le début de l’ère epo.
C’est pour cette raison que je n’aime pas les propos de Fignon alors qu’il a couru chez Gatorade a l’époque et je doutes qu’il n’en ai pas prit.
Les gens sont conscients, ils le savaient mais quand tu rèves, tu laisses faire c’est normal.
Indurain, Chiappucci, virenque, pantani même a 52 % sur le giro 99, je ne remets pas leurs niveau en cause.
Riis, jalabert, gotti, les équipiers de L.A, la oui je doutes de leurs performances.
@Fsud,
Je ferai un article prochainement sur le dopage, tu auras les preuves attendues sur El Diablo et Big Mig !
Bernaudeau est pour le dopage donc je doutes que l’équipe Europcar qui a une affaire dessus depuis le tour de France 2011 soit clean.
Cette année sur 18 étapes car j’enlèves les chronos et le prologue ils ont mit un coureur tous les jours dans une échappé et la il y a un gros problème.
Je suis absolument d’accord, T.Voeckler n’a pas de talent alors faire l’étape a 35 Km/h de moyenne en passant tous les cols en tète sur la route de luchon c’est trop. L’étape de Bellegarde est couru a 40 Km/h avec une jambe, il est fort ce coureur.
Ce mec la est plus fort que Pierre Rolland en montagne...cherchez l’erreur.
ok, pour Claudio je sais qu’en 97 il est prit par la patrouille.
Ca serait sympa de faire un article sur les étapes de légendes de chaque décennie sans parler de dopage.
Jan Ullrich, comme Marco Pantani, était certainement très doué mais le dopage sanguin a tronqué ses résultats et difficile de savoir ce qu’il aurait vraiment fait sans cela. Mais on peut effectivement penser qu’il aurait brillé d’avantage.
Bjarne Riis a réalisé sur les hauteurs d’Hautacam une performance chiffrée qui ne sera plus jamais atteinte par la suite. Mais il ne s’agit pas là du seul « fait d’arme » du danois : ses « scores » en 95 et sur les autres étapes de 96 sont également hors-norme. Sa puissance moyenne sur l’ensemble du tour 96 est un véritable record.
Indurain a certes été contrôlé positif en 94 au salbutamol mais ce n’était pas grand-chose. Des preuves sur sa prise d’EPO ? Aucune, comme la plupart des coureurs à cette époque (et encore maintenant). Toujours pour les mêmes raisons (contrôles pas au niveau). Par contre sa performance au CLM du Luxembourg en 92, sa montée d’Hautacam en 94 ou encore son chef d’œuvre à la Plagne en ’95 ne laisse planer aucun doute. Parce qu’il ne s’agit pas là d’une méthode permettant de confondre un coureur, doit-on pour autant omettre d’en parler même si son analyse amène à un constat évident de sur-dopage ?
Durant les années qui ont suivi 98’, j’ai pensé à tort qu’il s’agissait juste de dopage comme il y en avait toujours eu. Que comme pour les pratiques des années 50, 60, 70, 80, celles des années 90 rencontraient le même principe : si tout le monde se chargeait, les meilleurs restaient les meilleurs. Qu’il s’agissait d’un spectacle conservant toutefois une logique de hiérarchie sportive. Si j’avais continué à penser cela, je n’aurais jamais rédigé ces articles. Mais lorsque j’ai compris, en analysant les chiffres, que ce n’était pas le cas, qu’on avait passé un vrai cap dans la dénaturation de ce sport par rapport aux décennies précédentes, j’ai fait plus de recherches et j’ai fini par coucher mon point de vue sur papier.
Jean Robic, Fausto Coppi, Louison Bobet, Jacques Anquetil, Eddy Mercx, Bernard Thevenet, Bernard Hinault, Laurent Fignon, Greg Lemond pour ne citer qu’eux, ont triché, suivi la mouvance de leur temps, auraient certainement pris de l’EPO si cela leur avait été possible en leur temps, mais ils ont gagné en étant les meilleurs.
Miguel Indurain, Gianni Bugno, Claudio Chiapucci, Tony Rominger, Zenon Jaskula, Bjarne Riis, Piotr Ugrumov, Alex Zulle, Jan Ullrich, Marco Pantani, Lance Armstrong, Joseba Beloki, Roberto Heras, Ivan Basso, Alberto Contador, Andy Schleck, Bradley Wiggins, pour ne citer qu’eux, ont triché et suivi la mouvance de leur époque comme leurs prédécesseurs, sans plus. Mais dans leur cas, certains ont gagné car ils étaient plus fort, d’autres car ils avaient de meilleurs médecins. Elle est là la différence.
Gilles Delion, dont il est unanimement dit qu’il ne se dopait pas (Willy Voet lui rend d’ailleurs hommage dans son livre « massacre à la chaîne »), a terminé 15ème du Tour 1990. Aurait-il pu rééditer cet « exploit » 5 ans plus tard ? Non. 20 ans plus tard ? Non plus. 10 ans plus tôt ? Oui, certainement.
Salut Fsud, je suis belge et ne viens pas du sud mais je réagis également au quart de tour, donc je sais ce que c’est... Je reconnais m’être trompé sur tes intentions et tes connaissances, mais à première vue, je croyais avoir affaire à quelqu’un qui me balance "c’est n’importe quoi" sans fondement comme c’est arrivé parfois.
Si j’écris tout ça, c’est aussi car je suis fan, que je suis tous les tours depuis 89 et que j’ai énormément vibré (et je vibre encore à présent) devant ces étapes de légende. Si tu lis uniquement mon article sur ’96, de fait tu peux te dire que je parle de deux choses à la fois (encore que vélo et dopage sont malheureusement intimement liés). Mais si tu pars de mon premier article et que tu suis la chronologie, j’y explique clairement que mon but est de démontrer l’efficacité du dopage sanguin et ses répercussions sur le peloton. Je pourrais te parler du déroulement des étapes mais ce n’était pas mon but (encore que je le fais quand même). Comme dis dans mon commentaire précédent, je ne suis pas déçu par le fait que le dopage est présent mais par le fait qu’il a maintenant également jeté un flou sur la vrai hiérarchie et en cela, il y a selon moi une injustice. Néanmoins, je continue à regarder chaque année...
J’ai vibré en voyant les performances de Riis à l’époque mais à présent je me dis que c’est injuste. Quand tu dis qu’on repère les « surchargés », c’est vrai qu’il y a des indices mais c’est tout de même eux qui l’emportent et tu n’es jamais certain de qui est vraiment bon, même si tu as des intuitions (Ullrich, Pantani, Virenque, Leblanc... vs Ugrumov, Riis, Berzin, Armstrong...) grâce à tel ou tel indice (éphémère ou pas, bon très jeune ou pas).
Pour l’EPO dès 87, mes recherches retranscrites dans mon article sur le Tour 91 me laisse penser que ce n’est que quelques années plus tard qu’il a été utilisé dans les courses avec une certaine efficacité.
Sinon, je suis d’accord qu’il ne faut pas ad vitam eternam revenir sur les exploits faussés, le dopage etc... puisque c’est comme ça et que ça ne changera jamais vraiment, mais j’ai voulu rédigé une série d’articles sur un point précis (le dopage sanguin qui bouleverse la hiérarchie) et quelque part il faut bien que j’aille jusqu’au bout ;-)
Oui, complètement en phase avec Ditch.
Avant 1991 et l’EPO, les meilleurs se dopaient déjà mais le dopage n’était pas si industriel et scientifique, cela dénaturait moins la course.
Pour Indurain, Ullrich, Pantani, Armstrong, Contador, Wiggins, le doute est permis ... Auraient-ils gagné le Tour si personne n’avait l’EPO ?
Je dirais oui pour Ullrich, Pantani et Contador, intrinsèquement doués pour les courses à étapes, non pour Indurain, Armstrong et Wiggins, coureurs à métamorphoses progressives.
Slt ditch, Je comprends car j’ai fait de l’ironie, c’est pas méchant. J’avais vu que tu étais de Belgique.
Vu que nous sommes de la même génération, tu devrais faire un article en plus du tour de France sur le dopage mais en faisant un lien ce qui permettra aussi de laisser un peu de rèves d’innocence.
Tu as des étapes références, des coureurs ? ? ?
Par contre étant fan du tour 97 et de courchevel n’envoi pas trop sur eux même avec les faits.
Les festina avait de supers coureurs et le coup dans le glandon ne me choque pas plus que ca vu qu’ils ont fini a la ramasse par la suite et ce fut normal.
Richard reste le grimpeur le plus complet de cette époque, pas sur une montée sèche mais celui qui pouvait passer tout les cols en tète sur une étape. Dans les années 90 tu as eu El diablo, Marco, Escartin, Jimenez et Virenque et d’autres moin fort ce qui fait que c’était du costaud.
Salut Fsud,
Tu sais, comme introduction à chacun de mes articles, j’explique ma démarche, donc je pense que les gens savent clairement que je vais parler dopage. Je pourrais en effet te rédiger l’un ou l’autre papiers avec le regard que j’avais à l’époque mais ce n’est pas mon but. Il y a d’autres rédacteurs comme Axel Borg qui font d’excellents articles sur le déroulement pur des étapes. Suffit de plonger dans son imposante bibliographie et tu en trouveras pas mal qui te feront revivre ces moments.
Comme déjà dit, je veux pointer le fait que depuis ces années-là, le dopage est tel qu’on n’est plus sûr que la hiérarchie naturelle soit respectée et je trouve cela triste et ça casse le rêve. Mais jamais je n’ai dit que tous ces coureurs étaient nuls ! Il y en a forcément de très bons (Pantani, Ullrich, Virenque, Leblanc et d’autres) comme de bcp plus mauvais. Concernant les premiers, je ne manque jamais de souligner d’une manière ou d’une autre leur talent intrinsèque dans mes articles tout en déplorant le fait qu’il est malheureusement difficile de les apprécier à leur juste valeur puisqu’on n’est jamais sûr et puisque certains usurpateurs leur volent la vedette.
Pour 97, c’était certes spectaculaire mais il n’y avait aucun suspense bien que Virenque ait longtemps donné l’illusion d’un duel par sa fougue et sa volonté. Tu devrais regarder d’anciennes étape des années 80 (la montée de l’Alpe en 89 s’apparent à une véritable bataille jusqu’au bout de leur force, loin des défilés « bien à l’aise » que certains affichent depuis 20 ans) il y a plus de « vrai » je trouve. Pour l’équipe Festina, ma logique reste la même : je pense qu’ils ont également franchi un cap point de vue dopage en l’organisant au mieux pour toute l’équipe et non quelques coureurs. Pour cela ils sont un peu les pionniers et les « ancêtres » de l’US Postal. Néanmoins, je pense également que d’un autre côté, ils avaient également recruté pas mal de bons coureurs pour soutenir Virenque.
Slt Ditch, Je te l’ai dit sur un autre post,je les ai les étapes et t’inquiète que des mecs cramés il y en a eu en 20 ans.
Le problème est que cela rajoute du tort sur ce sport même si le dopage en ai une partie intégrante. Cela fait fuir les personnes qui pourraient éventuellement s’intérrésser au cyclisme.
A courchevel Virenque est mort après l’arrivée, il arrive a peine a parler.
Je voulais savoir si tu avais des tours et des coureurs références ?
Salut Fsud,
Mon coureur préféré a toujours été Greg Lemond. Le CLM sur les champs Elysée en 89 fut la première étape que j’ai vraiment suivie. Ce tour fut magnifique car un des plus serrés et un des plus indécis avec bcp de rebondissements. Sans doute le dernier qui a fait réellement vibrer. J’ai bien aimé également le Tour 90 avec l’étape vers Luz Ardiden. Ensuite, je n’étais pas fan des années Indurain que je trouvais peu emballantes (et je n’aimais pas la façon dont le navarrais remportait ses tours). Je noterais néanmoins la victoire de Zulle à la Plagne en 95. Dans ces années-là, j’ai apprécié voir courir Luc Leblanc pour son tempérament offensif et ses qualités de grimpeur ajoutés à son côté "je reviens de nulle part" au vu de ses différents déboires. Les top étapes qui ont forcément amené bcp d’émotions sont connues de tous : Val Louron 91 (que j’ai suivi amer puisque Lemond était en retrait), les Arcs 96 (Indurain enfin en difficulté et Leblanc qui s’impose après bcp de péripéties) et 98 (là où Pantani, dans le brouillard démontra que Ullrich n’était pas invincible et ce malgré la supercherie Rodolpho Massi). Paradoxalement d’ailleurs, c’est le Tour 96 de Riis qui m’a le plus plu dans ces années 90... Enfin un peu de nouveauté, pas de scénario tout fait dès le départ, des attaques (avec panache, comme je croyais à l’époque). Ensuite, les années 2000 avec Armstrong, j’ai détesté. Je n’aimais vraiment pas le personnage et le déroulement. J’ai apprécié le style de Roberto Heras (en 2000 il avait fait peur à l’américain) que j’estime être un super grimpeur malgré le dopage mais j’ai regretté qu’il ne se dresse jamais face au texan en montagne (d’abord dans son équipe puis incapable de rivaliser sur le tour une fois parti chez liberty seguros). Enfin, j’ai apprécié la victoire finale de Sastre en 2008 (même si mon regard était tout autre qu’avant 98) et le tour 2011 qui, par son déroulement (attaque de loin, défaillances) ressemblait le plus aux éditions des années 80. J’ai aimé l’attaque de loin d’A. Schleck. Longtemps qu’on avait plus vu ça. Par contre cette année, ce fut pour moi l’un des tours les moins intéressants que j’aie pu voir.
Slt Ditch, Ok merci.
89 est un des 3 plus beaux tours de l’histoire si ce n’est le plus beau.
Le premier gars qui m’a marqué fut Fignon.
J’aimais beaucoup Miguel, après il y a ceux qui dise que le dopage a fait tombé Lemond, fignon et les autres mais leurs temps était passé. Lemond comme roche, fignon, delgado n’auraient jamais gagné le tour jusqu’en 97.
Indurain reste un des plus grands champions de l’histoire du cyclisme. Lemond avait 5 tours dans les pattes mais on connaît son histoire difficile.
Pour les années 80 en négatif je retiens le tour de France 87 avec ses excès dans tous les domaines.
96 fait partie de la trilogie avec 95 et 97 des tours très intérressants.
Pour ma part c’est mort en 97.( fin de l’année ). L’affaire festina en 98 ayant tué ce sport en partie sans parler du reste jusqu’à aujourd’hui.
Les années 2000 je retiens juste le record de Virenque pour les pois. R.Heras ayant préféré l’argent avec L.Amrstrong donc rien a dire sur ce coureur.
Pas d’innovation dans les tracés, les affaires de dopage et L.A n’ont jamais été digérés.
Les étapes de légendes de 89 a 2000 il y en a eu.
Ce sont les meilleures années JML, avec de l’innovation tout en restant classique, des grosses étapes de montagnes, les coureurs, les audiences au rendez-vous.
Chrono Versailles 89, Station Val louron 91, sestrières et le chrono du Luxembourg 92, Mende 95, Les arcs et Pampelune 96, Andorre Arcalis et Courchevel 97, Les deux-alpes 98.
De 2000 a 2012 je mets Luz-ardiden 2003, et Le galibier 2011.
Je prends en compte le dopage quand je vois Landis, Rasmussen et T.Voeckler. Les mecs qui abusent ne restent pas longtemps en général. Mais n’oublions pas que le dopage ne fait pas tout sinon on pourrait faire les courses sans problèmes.
Tu as des étapes sur vidéo des années 90 ?
J’en ai quelques unes : Alpe d’Huez ’90, Luz-Ardiden ’90, Val Louron ’91, Les Arcs ’96 sur CD et Pampelune ’96 sur VHS.
Salut Ditch, Bien vu cet article, qui fait echo à ce que Axel avait deja fait. Pour illustrer ton article, un petit rappel du lien de l’INA sur la montée de Hautacam, on hallucine totalement sur cette ascencion sur la plaque, avec en prime les commentaires (naivité authentique ?) de Chene et Thevenet(lui savait à mon avis que c’était louche). http://www.ina.fr/sport/cyclis...
Oui j’avais fait un article sur Riis en 1996 mais sur la seule étape de Lourdes Hautacam
Oui, merci pour l’article. Le jour de l’étape de Pampelune, Ullrich freinait à moitié dans les lacets si je souviens bien. Juste dommage que la fameuse étape du Galibier ait été escamotée, ça aurait sans doute donné un autre grand moment de sport...
Sinon, Contador ne produit pas autant de Watts qu’autrefois, cf les temps d’ascension sur la Vuelta
En effet, Ullrich prenait tranquille les virages à la corde, le cul sur la selle et à hauteur de Virenque qui lui était debout sur les pédales et le prenait plus large. "Impressionnant" était le terme employé en direct...
Perso, sur le moment, j’y croyais dur comme fer ! Peut être était-ce l’insouciance de l’enfance mais impossible d’imaginer une histoire de dopage. Parce qu’en 96, le dopage ça n’existait pas ! Ou plutôt, depuis la fin du bloc soviétique et de la RDA, ça n’existait plus. Dans le même registre, les footballeurs qui prenait 10 kg de muscle grâce à un "travail de pré-saison" en Italie, c’était normal. Certes, les suiveurs avisés devaient savoir qu’il y avait des trucs louches, mais pour les spectateurs lambda, tout était règlementaire. Quant aux journalistes de France Télé, sûrement informés, les gars devaient vendre leur beefsteak et passaient sous silence ce qui ne devait être que des rumeurs. Cet aveuglement continuera pendant quelques années encore. C’est bien après que les histoires sur "Mr 60%" sont sortis, comme par exemple ses séances nocturnes de pédalage pour faire tourner ses jambes afin d’éviter à son sang de coaguler.
Concernant la défaillance d’Indurain, je vois plusieurs raisons, autres que le dopage irréel de Riis : un parcours très défavorable au Navarrais, la malchance ou la malédiction du 6e Tour (la grosse défaillance), une position de chasseur qui ne lui permet pas de tirer avantage de ses qualités, une équipe moins forte. Habituellement, Indurain assommait la course dans le premier CLM et assurait dans les étapes de montagne en montant à un rythme soutenu mais constant. Là, pas moyen de faire les écarts avant la montagne et une obligation de suivre le rythme de la course.
Enfin, sur le temps que perd Riis dans le dernier CLM, je crois qu’il perd quasiment une minute avec un problème de dérailleur ; de rage, il balance d’ailleurs son vélo dans le fossé.
@leg,
Pareil, j’y croyais aussi, dans la naïveté de mes 14 ans :p
Sur Indurain, parcours défavorable en 1996 mais bon en 1994 il avait superbement écrasé la course, en maillot jaune implacable, malgré Hautacam, Luz Ardiden, Ventoux ou Alpe d’Huez sur sa route.
J’y croyais également dur comme fer à l’époque... Le terme dopage ne me venait même pas à l’esprit !
Pour le clm, c’est en 97 que Riis pète les plombs en balançant son vélo et perd par la même occasion 2 ou 3 places au général...
Mea culpa, pas de problème mécanique à déplorer pour Riis en 96. Ca doit donc être en 97.
Bonjour Ditch. La saga continue, merci. J’avais lu les premiers épisodes sur la recommandation d’AxelBorg. C’est toujours aussi passionnant.
Le pire est que Riis, qu’on sait sans limite (il a d’ailleurs avoué), continue d’exercer dans le milieu du cyclisme en toute impunité. Et les coureurs qu’il a dirigés ont souvent été confondus dans des affaires de dopage : Hamilton, Basso, Contador... Est-ce que les pédophiles peuvent devenir instits de maternelle ? Riis devrait être radié.
@Nicolas,
On peut ajouter les frères Schleck au clan des dopés anciennement dirigés par Riis, ainsi que Cancellara qui reste pour l’instant encore intouchable.
Bonjour AxelBorg, oui j’y ai bien sûr pensé. Mais je ne crois pas que ça soit avéré pour les frangins (quoique c’est en bonne voie pour Fränk). Je ne pense pas non plus qu’un Jalabert soit tout blanc...
En 1996, après sa fringale aux Arcs, le plan d’Indurain et Banesto était de faire exploser la course au col du Galibier.
La neige eurent raison de leur stratégie. Mais honnêtement, cela n’aurait pas trop marché.
Primo car ce n’était pas dans la culture tactique de Banesto
Secundo car Indurain n’avait tout simplement pas les jambes pour cela.
perso en 96 j étais peut être naïf mais je suis à peu près sûr d avoir entendu un médecin parler de l epo et de ses ravages dans le peloton ( ca devait être mondenard ) à la radio... le soir de la fameuse étape d hautacam justement. ce fut une révélation !
Salut a tous les gars,y a plus de foot sur le vox ?...Cette ete j’ ai passer quelque jours dans la region des asturies, je suis passer a l’endroit meme ou indurain posa pied a terre lors de la vuelta 96,pas loin de cangas de onis,un paradis cette region
salut ditch,
j’attendais la suite depuis un bon moment et avant de déguster cet article, j’ai relu tous tes articles partant du dernier tour propre 1990. J’aime ton style et ce que je trouve remarquable c’est qu’on n’a pas l’impression qu’il y a un délai de deux ans entre tes articles. Il y a un fil rouge qui fait qu’on ne peut plus arrêter la lecture.
tes articles, c’est de la qualité !
Merci Aqua ! C’est vrai que mes deux derniers articles ont été rédigés à un an d’intervalle et il a fallu que je me replonge bien dedans pour qu’il y ait le lien nécessaire à la série. Ton enthousiasme pour celle-ci me fait plaisir car c’est dans l’espoir d’éveiller l’intérêt que je la publie.
Merci pour l’article Ditch, je suis fan de cette saga depuis le début. J’aime surtout l’approche que tu as de cette saga, à savoir comment le dopage sanguin a modifié la course et la hiérarchie. J’ai eut peur que tu l’abandonne vu que ça faisait longtemps que tu n’avais pas continuer à écrire.
Merci Bangs !
En effet, depuis un an je n’avais plus eu le temps de me plonger là-dedans, de faire les recherches nécessaires... Mais je n’ai jamais eu l’intention d’arrêter ! J’aimerais au moins aller jusque 98.
Merci pour ton intérêt en tout cas
Rien à voir avec le sujet, mais je vois qu’Interimlover est passé par là il y a quelques jours.
J’aimerais savoir ce qu’il pense de Trésor Mputu, l’attaquant du TP Mazembe et des Léopards, meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions d’Afrique à 26 ans : son style de jeu, l’impact qu’il a en RDC, pourquoi est-ce qu’il n’est pas en Europe malgré pas mal de sollicitations (notamment d’Arsenal, je crois, à une époque) ? etc. Je crois aussi qu’il a été suspendu 1 an en 2010 pour avoir cogné un arbitre (tacle des 2 pieds à hauteur d’abdomen !!).
Hey le Nicolas !
Mputu (ce qui, assez ironiquement, signifie "Europe" en lingala... alors qu’on ne le verra sans doute jamais en Europe), olala... !!!
Suspendu un an durant pour avoir frappé un ref, oui.
S’il est bon ? ? Ben c’est tout bonnement, intrinsèquement et régulièrement, le meilleur joueur d’Afrique depuis... Et de très loin, hein !
Style percutant, joue de préférence à l’aile gauche ou comme med off... Technique over-the-top, vitesse d’exécution mamamia, grande vista, belle frappe... L’a tout pour lui, ferait un malheur en Europe !
Pourquoi jamais vu en Europe ? Comment dire...
Arsenal le voulait, oui... Le Standard aussi, et qui fut sans doute le club européen le plus proche de le signer un jour... En guise d’explication au pourquoi il ne viendra sans doute jamais, je vais m’appuyer sur son impossible transfert au Standard... :
Tout était fait : clubs d’accord (quoique : le Standard surtout), joueur d’accord... Puis le Mazembe (par la voix de son Président Katumbi, Gouverneur de la riche province du Katanga) AURAIT finalement changé d’avis...
Mputu AURAIT toutefois tenté de forcer son départ, dans des conditions rocambolesques, une fuite à la Noureev on va dire... mais rattrapé in extremis par autorités du pays, et ramené au bercail katangais... J’use du conditionnel, car bien que l’histoire m’ait été narrée par personne bien introduite dans le milieu congolais du foot : elle reste TRES sensible (car politique ? ?), et fut à peine ébruitée...
Le patron du Mazembe, l’assez berlusconien (mais "amélioré", j’en dirais) et très populaire (il a de fait fait bouger pas mal de choses dans sa province) Katumbi ne pouvait se permettre de perdre Mputu, sous peine de perdre en popularité à l’heure des élections provinciales...
Bref : contraint à rester, le gaillard... Pour comprendre la chose, il faut réaliser que le mec est LA grande star congolaise depuis...
Et puis bon... : traité comme un dieu, salaire qui n’a pas grand-chose à envier à celui de plus d’un bon joueur en Europe, belle vie à Lubumbashi... Ca va, quoi !
N.B. : J’ai son numéro de téléphone, mais je ne l’ai jamais appelé : on se connaît pas, pas de raison particulière qu’on se connaisse, et j’ai pas envie de l’emmerder...
En tout cas, oui et indiscutablement : joueur TRES au-dessus de plus d’un illustre Africain d’Europe !
Bonjour Interimlover, merci beaucoup. Je crois que Leroy, sélectionneur des Léopards (et qui va sans doute les qualifier pour la prochaine CAN puisque victoire 4-0 hier...), a carrément dit qu’il était meilleur qu’Eto’o !
Je remarque aussi que les Congolais partent assez peu en Europe, au contraire d’autres "filières" nationales, et s’y adaptent souvent avec quelques difficultés. Je suis en train de réfléchir un peu sur ce que j’appelle des "filières nationales d’export"...
Pour revenir à Mputu, oui il ne perd sans doute pas grand-chose à ne pas venir en Europe (2 fois champion d’Afrique, vice-champion du monde, star au Congo, etc.) mais nous on y perd ! Difficile de trouver des images ou des infos correctes sur le gaillard. A cet égard, ce serait sympa que la RDC se qualifie pour le Brésil (40 ans après...).
Dernière chose : t’avais dit que tu repasserais sur mon texte consacré au football africain...
Rien qu’un an pour avoir frappé délibérément un arbitre ? ?
Effectivement , mieux vaut pour lui qu’il reste à la maison...
Ton papier : je compte bien y revenir (car très intéressant !), mais ai fâcheuse tendance à me disperser...
Les Congolais viennent essentiellement en Belgique, souvent dans clubs douteux, ça se passe pas toujours (euphémisme...) super bien... Et puis bon... : les gaillards ne fonctionnent pas du tout comme nous, "acclimatation" presque toujours terriblement délicate... et a fortiori s’ils viennent de Kinshasa (et qui est le cas de la plupart d’entre eux : Mputu, Mbokani...)...
Le Mbokani, tiens : bonne illustration !... Vous l’avez "vu" en France, Monaco... et ça s’est hyper mal passé, puis idem à Wolfsburg...
Clubs indignes de son talent (le Standard ou Anderlecht idem, note)... Ca s’était (très) mal passé aussi lors de son premier passage à Anderlecht, problème "culturel" disons...
Faut réaliser que le gaillard (idem Mputu !) vient d’une mégalopole-bordel (12 millions de gaillards ? ?) inommable, et plus encore de ses bas-quartiers... Le fonds de commerce culturel, civilisationnel, est déjà tellement différent de l’européen à la base..., alors si en plus tu y ajoutes la misère/débrouille (et tous les "codes" qui vont avec) comme terreau, comme bain primordial... Bref, tout ça pour dire que le talent des gaillards aura beau être over-the-norme (cas indiscutable des Mbokani ou Mputu) : ce n’est vrrrrrraiment en rien un gage de réussite en Europe ! Et les Congolais (que j’adore) sont vraiment des gaillards "un peu" particuliers bien souvent, des "cas"... !
Dans l’absolu, classe pure : je tiens volontiers Mbokani pour un des meilleurs attaquants au monde actuellement... mais qu’en adviendra-t-il, ça... Ca avait marché au Standard, car le club (assez foireux, aussi) lui lachait la bride, était "compréhensif"... Bref.
Mputu EST un phénomène, oui. Le décrire ? ? ?... Rien d’un dribbleur compulsif, aime jeu direct, rapide et rasant (typique du jeu développé dans les bassins miniers des Katanga et Zambie)... ou fixer adversaire en one-to-one (typique de l’"école" de la rue congolaise)...
...un Iniesta avec à peine plus de déchet, mais bcp plus de "tranchant" ? ? ?
Je peine vraiment à le comparer à quelqu’un en Europe... Mission impossible, mais sacré footballeur, oui !
N.B. : le Congo est une immmmeeeeeeeense nation de football. Ses déboires : simple question structurelle, mauvais encadrements (singulièrement humains)... mais le Brésil d’Afrique : c’est ici (et pas au Maroc, faut arrêter ces conneries !).
J’ai commandé le bouquin de Tyler Hamilton "The Secret Race".
J’espère qu’il y raconte aussi sa chevauchée irréelle à Bayonne en 2003 avec une clavicule fracturée.
Sinon j’ai revu quelques fins d’étapes des Tours 1994-1998. Ce qui est assez frappant c’est que les stars du peloton vont aller causer avec les directeurs sportifs pour parler de la tactique. Il me semble qu’il y avait davantage d’attaques au pied des cols.
http://www.youtube.com/user/ch...(images de la télé australienne, bonne qualité)
@Aqua,
C’est d’abord lié au fait qu’il n’y avait pas d’oreillette à l’époque d’Indurain et Rominger. C’est à l’époque d’Armstrong que cet outil a vraiment changé la donne dans les pelotons professionnels.
Pour les attaques en pied de col, c’était la spécialité de Pantani, mais aussi d’Indurain qui faisait la grande lessive dans le dernier col via ses sbires de chez Banesto.
OK sur les oreillettes, Axel.
Bonjour Ditch !
Je constate avec grand plaisir la parution d’un nouveau numéro de ta passionnante série sur le barnum du cyclisme des années 90.
J’ai 29 ans et suis aussi un mordu de cyclisme, un sport que j’ai bcp pratiqué. J’aime bcp regarder les courses cyclistes des années 8O, spécialement les étapes de montagne des Grands Tours. Ton travail de bénédictin m’a incité à me pencher sur cette question de la comparaison des "performances" (vidéos, moyennes, classements et temps d’ascension des coureurs...) pour mieux décrypter cette transition vers le cyclisme EPO. J’aimerais bcp écrire un article. Malheureusement, la maladie m’oblige pour l’instant à concentrer mes forces pour conserver mon travail. Je vais donc pour le moment me contenter d’un simple commentaire.
Je souscris à une grande partie de tes conclusions, à une exception. Je pense que l’usage d’EPO a été décisif plus tôt que tu ne le penses :
1990 est à mon sens une année emblématique avec les victoires surprises de Marco Giovanetti et Gianni Bugno à la Vuelta. 2 coureurs qui étaient loin de ce niveau l’année précédente. Pour le Tour de France, Greg LeMond a vraiment gagné au loto pour paraphraser Chiappucci, vu l’adversité des coureurs EPO cette année là. . Ca commence avec Alcala, qui met 1 min. 25 au 2ème et 2 min. au 4ème sur le 1er contre-la-montre de Vittel ! Surréaliste, quand on connait les résultats du petit grimpeur mexicain dans les 1ers clm des éditions précédentes (3 à 5 minutes de débours). Comble du ridicule, dans la vidéo INA faisant le résumé de l’étape, Pierre Salviac dit "il est allé s’entraîner sur les hauts plateaux de son Mexique natal". Hum, hum. Dès lors grandissime favori du Tour, Alcala va miraculeusement s’écrouler dans la montée de L’Alpe. Les PDM ont déjà dès cette époque un système de dopage organisé qui a recours à l’EPO mais aussi aux stéroïdes. A l’appui de mon assertion, les aveux de S. Rooks et G. Ian Theunisse qui ont dit avoir pris de l’EPO dès 1989, le titre surprise de champion du monde de Rudy Dhanens en 1990, la mort subite de Draijers en 1989 (accusation de PDM par sa femme). Je passe sur les looks pachydermiques de Dhanens, Ampler et Theunisse (suspendu en 1990), qui eux montrent le dopage aux stéroïdes. . Ca continue avec Breukink, un autre PDM que l’on avait jamais vu à pareille fête en montagne, même si c’était un coureur de grande classe, qui avait déjà brillé sur le Giro (2ème, 3ème et 4ème). Il reprend 2’30 au groupe LeMond-Bugno-Delgado dans les 10 premiers km de la montée de l’Alpe puis gagne le clm en côte du lendemain. Nouveau coup de moule pour LeMond, ce nouveau favori du Tour s’écroule dans le Tourmalet et Alcala doit l’attendre. Sans cette défaillance providentielle, je ne vois pas comment LeMond aurait pu le battre car Breukink lui mettra encore 1 minute dans le clm de Vassivière (et Alcala 30 s !). Autre détail "curieux", Breukink et Bugno parviennent à s’extraire et à résister à tout un peloton dans l’étape de Bordeaux. Il faut être fort quand même ! Disons que l’affaire PDM en 1991 et la collaboration de Bugno avec Conconi incite à un regard critique. . La progression de Bugno en 1990 est également étonnante, dans la lancée du Giro, où il met 6 minutes au 2ème, un Charly Mottet en grande forme. Je dois avouer que je suis impressioné par sa victoire à l’Alpe et ses prestations dans l’étape de St Etienne et la montée du Causse Noir. L’année précédente,en 1989, il avait réalisé à l’Alpe sa meilleure étape. Il avait attaqué la montée dans un groupe de contrattaque avec 2 minutes d’avance sur le peloton, mais il arrivait 37 s derrière LeMond au sommet. Ce qui veut dire que Fignon et Delgado lui avait mis 4 min. . Et que dire de Miguel Indurain, qui bat LeMond, rouleur de référence, dans les 3 clm. Si on peut mettre cette progression sur ses qualités intrinsèques de rouleur, sa progression en montagne est bcp moins crédible. Dans l’étape de l’Alpe, il se sacrifie en roulant à bloc pour Delgado, et lui permet d’acquérir 2’30 d’avance sur le peloton au pied de l’Alpe. Ensuite, il se releve et concède 11’55 sur la ligne d’arrivée. Encore un énorme coup de moule pour LeMond. En effet, Indurain a dominé LeMond dans les étapes suivantes. Dans le col de la Croix de Chaubouret, il accompagne LeMond, Breukink et Hampsten échappés par surprise. Mais il est obligé d’attendre Delgado à 2 min. derrière. Au sommet, il a réussi à réduire l’écart à 20 s, avec Delgado et Bugno dans la roue. Le lendemain au Causse Noir, il va encore distancer LeMond et Delgado de qq secondes. Sans parler de son succès à Luz Ardiden ! Ma conclusion est que sans les erreurs stratégiques d’Echavarri le sacrifiant pour son leader Delgado, Indurain aurait gagné le Tour dès 1990. Ce qui est extravagant quand on voit son niveau en montagne les années précédentes. En 89, à la Cambasque, meilleure étape d’Indurain jusque là, Indurain est échappé au pied de la montée finale (6,5 km) avec 6 minutes d’avance sur le peloton. En haut, il gagne mais n’a plus qu’1’30 d’avance sur Delgado, 2’ sur les autres favoris. La vidéo de la montée où on le voit se traîner est saisissante. J’en conclus que S. Padilla a très bien travaillé, tout en faisant qq cachotteries au leader de son protégé. . Enfin, la résistance de Claudio Chiappucci, tout à fait surprenante, de la part du 81ème du Tour 1989. Même s’il n’a pas encore réussi à combler tout l’écart qui le séparait des meilleurs, il ne rend son maillot jaune que lors du clm final. Sans son erreur stratégique dans l’étape de St Etienne et de Luz Ardiden, il aurait pu perdre bcp moins que les 5 + 2’22 qui lui ont fait perdre le Tour. Il a d’ailleurs atomisé Bauer et Pensec, ses compagnons de l’échappée de la 1ère étape, qui étaient intrinsèquement de bien meilleurs coureurs.
En conclusion, l’EPO aurait pu avoir un impact décisif sur la course dès 1990 mais Greg LeMond a bénéficié de circonstances de courses extrêmement favorables : erreurs stratégiques des Banesto, de Chiapucci, inattention des PDM lors de l’attaque surprise de Delgado (descente du Glandon), jours sans d’Alcala puis Breukink. Quelle moule !
Pour l’impact de l’EPO sur la course, on pourrait remonter à 1989 (aveux Rooks et Theunisse) chez les PDM, et même 1988. Rooks subitement 2ème du Tour en 1988 alors qu’il n’avait jamais fait que 9ème en 1986 et était aux alentours de la 15ème place lorsqu’il a abandonné en 1987. Et surtout Theunisse, coureur de seconde zone, transformé en meilleur grimpeur à la musculature et au faciès inhumains (+ aux steroides en 1988, à la testostérone en 1990). Je suis convaincu que leur progression subite entre 1987 et 1988 n’est pas seulement le fait des stéroides mais aussi de l’EPO (Rooks ne change pas d’aspect physique à l’inverse de Theunisse, Dhanens, Ampler, etc.).
En résumé, Ditch, je pense qu’il y a un "hommage" à rendre à l’équipe PDM, en tant que pionnière du dopage à l’EPO, même si Ferrari, Conconi, Padilla et Fuentes ont fait mieux à partir de 1990-1991 !
Vivement ta prochaine édition ! Merci encore et bravo.
Salut Fabien,
Oui la métamorphose d’Alcala en 1990, tout comme celles de Bugno et Breukink est plus que suspecte.
OK avec toi, Indurain aurait sans doute pu gagner le Tour 90 si Delgado n’avait pas été désigné leader initial par Jose Miguel Echavarri
Pour PDM, oui en quelque sorte pionnier du dopage EPO mais plutôt des erreurs à ne pas commettre ! Mais dès 1991 (voire même 1990) Padilla / Indurain avaient recours à l’EPO, cela ne fait guère de doute.
Salut Fabien,
Merci pour ton intérêt ! Je lirai avec plaisir un de tes articles sur le dopage quand tu auras la possibilité de le faire et j’apprendrai certainement des choses. Je vois que tu es aussi un amateur du détail, c’est un euphémisme ;-)
Dans mon article sur le Tour 1991, je dis également que l’EPO a probablement été testé déjà fin des années 80 mais pas avec l’efficacité obtenue chez certains coureurs à partir de 91-92. Et de fait, ceux qui ont pu en bénéficier avant n’ont pas révolutionné la course (somme tout ont-ils fait des coups d’éclat sans résultat probant sur la durée) et Greg Lemond s’est imposé en 1990 car il était le plus régulier, ne connaissant aucune défaillance. A partir de 91 par contre, ce fut une autre histoire. Tu cites PDM comme pionnier et je sais qu’il y a pas mal d’indices en ce sens ; en même temps, leur coup d’arrêt lors du tour 91 ressemble fort à une erreur de débutant, prouvant leur totale non maîtrise du sujet. Concernant Indurain, je sais que ça fait grincer des dents certains, mais je reste persuadé que l’espagnol avait des qualités intrinsèques remarquables pour briller dans les chronos mais sa morphologie ne lui aurait jamais permis de dominer en montagne comme il l’a fait sans avance au niveau de l’EPO. Peut-être aurait-il pu remporter un ou deux tours en compensant ses lacunes dans les cols par des qualités de rouleur hors-normes mais pas en gagner 5 d’affilée, je n’y crois pas. Etait-il déjà sous traitement EPO lors du Tour 1990, je n’en sais rien et je ne m’avancerai pas. Aurait-il remporté cette édition s’il n’avait pas travaillé pour Delgado ? C’est possible mais pas certain selon moi. En effet, les conditions de courses auraient été différentes et Lemond était fort aussi. L’américain était le meilleur avec Bugno dans l’Alpe d’Huez alors qu’il avait travaillé plus que l’Italien durant la montée et je ne suis pas certain que Indurain aurait fait une si belle étape sans l’effort pour Delgado dans la vallée quand on voit le temps qu’il perd par rapport à Claveyrolat qui était pourtant devant depuis longtemps comme lui. Dans Luz-Ardiden, l’américain était impressionnant pour l’époque (390 watts développé) et si l’espagnol l’a débordé dans les 500 derniers mètres, c’est en partie car il était (à juste titre) resté dans sa roue durant les 8 derniers kms de la montée.
Enfin, Chiappucci était gonflé de déclarer que Lemond avait remporté le Tour 90 à la loterie alors que l’italien ne devait ses chances de victoire qu’à un coup de poker et une inattention du peloton qui l’avait laissé prendre 10’ lors de la première étape. Chiappucci l’avait surtout mauvaise d’avoir galvaudé tant d’avance en étant si nul tactiquement.
Bonsoir Axel, Ditch et tous les passionnés de vélo,
Axel, je me suis aussi régalé en lisant tes nombreux articles. A côté de toi,JP Ollivier fait pâle figure ! J’adore les petites références mythologiques qui agrémentent tes articles du style "et le Phénix renaît de ses cendres !".
Ditch, j’avais effectivement de grands projets qui auraient pu t’intéresser, avec comparaison de temps d’ascension, pris à partir de pointage sur les vidéos et arrivée. J’ai acquis de nombreuses vidéos sur le site de l’INA et je me suis délecté de celles mises en ligne par Chickasmith avec les commentaires de Phil Liggett et Paul Sherwen. J’ai aussi bcp regardé les vidéos de la vuelta à la TV espagnole avec les commentaires mythiques de Rafael Recio, Ramon Pizarro, Emilio Tamargo. Pour le plaisir, je vous envoie la Subida a los Lagos de Covadonga 1986. Ca met un peu de temps à se décanter, l’image est pourrie, mais le coude à coude entre Millar et Delgado est encore une fois sublime. http://www.youtube.com/watch?v... J’adore cette montée !
Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Pour LeMond, je suis d’accord avec toi Ditch. Il a quand même très bien couru en 90. Ce sont aussi ses attaques qui ont provoqué les erreurs de ses adversaires. Notamment, dans l’étape de St Etienne, où il a quand même bien eu Chiappucci et Delgado. C’est aussi son attaque dans le Tourmalet, dans la roue de Cornillet, qui fait péter Breukink et Bugno et met Delgado au bord du gouffre. En effet, Indurain ne l’aurait pas forcément battu. Par contre, pour Indurain sous EPO en 1990, ça me paraît malheureusement évident. Je ne vois pas quel produit serait suffisamment efficace pour expliquer sa progression spectaculaire en montagne entre 1989 et 1990. Sa 1ère place à Luz Ardiden, sa prestation dans Chaubouret et au Causse Noir sont surréalistes, au regard de ce qu’il faisait les années précédentes,où on ne le voyait même pas dans le final. Je serais encore plus catégorique que toi : Indurain n’aurait jamais dû gagner un seul Tour de France. Intrinsèquement, c’était un rouleur de grande classe. Sa 2ème place au prologue de la Vuelta 1985, à seulement 20 ans, comme sa victoire au Tour de l’avenir 86 le montrent. Mais il ne faut pas exagérer l’importance de cette dernière. Qui étaient les adversaires dominés par Indurain cette année là ? Roy Knickman, Patrice Esnault, Lale Cubino et le très jeune colombien Mejia (19 ans). De bons coureurs mais pas de grands champions comme LeMond, Mottet ou Delgado. Qu’Indurain domine des coureurs pouvant accrocher un Top 15 (Cubino, 13ème du Tour en 1988) ou Top 20,je n’y vois rien d’anormal. Mais qu’il mette au rencart toute cette génération de champions (LeMond, Mottet, Fignon, Millar, Delgado, Hampsten, etc.) qu’il n’arrivait même pas à suivre à la 1ère accélération dans les 5 premières années de sa carrière, c’est pour moi à peine moins grotesque que la métamorphose de Bjarne Riis. Pour la petite histoire, lâché par Claveyrolat et doublé par Chozas, Indurain semblait vivre un coup de bambou incroyable. Mais quand on sait ce qu’il a fait ensuite pour Delgado jusqu’au pied de L’Alpe, j’ai tendance à croire qu’il s’est laissé décrocher pour servir de rampe à Delgado, dont Echavarri avait dû le prévenir de l’attaque imminente. En effet, il a ensuite très vite rattrapé Claveyrolat (au lac de Grand Maison), qui lui avait pris 1 min 50. au moment de l’attaque surprise de Delgado. Etonnant pour un coureur à l’agonie peu avant !
Pour PDM, en effet, ils faisaient n’importe quoi. Mais ça ne veut pas dire non plus que c’étaient des débutants. Les Once, pourtant experts en la matière feront la même bévue bcp plus tard dans la Vuelta. Les PDM avaient beau être mauvais, au moment de l’affaire PDM, ça faisait déjà au moins 2 (aveux Rooks et Theunisse) ou 3 ans qu’ils dopaient leurs coureurs à l’EPO. Pas suffisamment pour gagner le Tour mais assez pour leur permettre d’obtenir des places extravagantes.
Pour moi, la 1ère étape du Tour où l’EPO a bouleversé significativement les hiérarchies, c’est en 1988, dans la longue étape de l’Alpe d’Huez. Parra,Herrera et Hampsten en ont été les grands volés. J’ai reregardé cette étape hier avant de vous écrire. Dans le Glandon, tout ressemblait aux années précédentes : Delgado, bien anabolisé cependant, fait rouler ses équipiers. Omar Hernandez roule très fort et à 4 km du sommet, il ne reste plus qu’une douzaine de coureurs passablement émoussés, que de grands grimpeurs : Delgado lui-même bien sûr, Herrera, Parra, Alcala, Hampsten, Pensec, Boyer, Pino, Winnen, Denis Roux et Mottet qui s’accroche bien... Bien calés dans la roue du Zorro, aux 1ers plans, 2 coureurs que l’on ne voyait pas font tâche et semblent très frais, comme l’observe Poulidor : une grande gigue, Steven Rooks et un mastodonte au faciès de bison, Gert Ian Theunisse. Quand Hernandez se relève, ils embrayent. A l’exception d’eux mêmes et de Delgado, tout le monde ou presque semble à fond. Herrera et Alcala zigzaguent qq mètres derrière. Profitant d’un flottement, Delgado place un démarrage à 1500 m du sommet. Un seul coureur parvient à le rejoindre : Steven Rooks. Chapatte dit : "Rooks, il avait tellement de classe dans ses victoires dans les classiques qu’on avait oublié que c’était aussi un homme de course à étapes". Poulidor enchaîne : "la manière dont Rooks a bouché le trou en dit long sur son état de forme". Bref, l’anomalie Rooks a une première conséquence décisive : Delgado se retrouve avec un renfort dans la descente et la plaine, qui lui permettra de prendre 1’30 au groupe des favoris au pied de L’Alpe. Ces qq dizaines de s supplémentaires prises vont faire tout le malheur d’Herrera et encore plus d’Alcala, Pino et Hampsten. Début de la montée, tout le monde est donc à bloc pour essayer de boucher le plus vite possible ce trou. Derrière le duo, un trio se constitue avec Alvaro Pino (qui a bien pris ses amphets), l’honnête Andy Hampsten qui s’accroche pour espérer gagner le Tour et la 2ème anomalie PDM, Gert Ian Theunisse (48ème du Tour de France 1987, 79ème de la Vuelta 1986). Juste derrière ce trio, Parra et Herrera se tirent la bourre, tandis que Pensec flambe (quel style !) puis craque comme souvent. Au bout de 6 km, Delgado cale un peu et le rythme effréné de Pino permet au trio de revenir à 25 s de Delgado-Rooks. C’est à ce moment qu’exténué, le pauvre Andy Hampsten craque et voit tous ses espoirs s’envoler. Le retour de bâton sera terrible : il finira à 4’21 s du vainqueur. Theunisse, lui, s’accroche sans pb avec ses larges épaules et ses yeux monstrueux. Au moment où Pino et Theunisse semblent être en mesure de revenir, Rooks commence à relayer Delgado. L’allure s’accélère. Pino plafonne, Parra revient sur eux et double le pauvre Pino, qui s’effondre complètement physiquement et psychologiquement. Il arrivera à 5 minutes du vainqueur et perdra donc 4’30 en seulement 6 km. Theunisse, lui s’accroche facilement derrière Parra. Et un quatuor se constitue à l’avant avec Parra, Theunisse, Rooks et Delgado. Après plusieurs tentatives infructueuses de Parra gêné par les motos, Rooks place un démarrage à 2 km du sommet. Personne ne pourra le rejoindre. A l’arrivée, 1er Rooks, puis 20 s derrière Theunisse, 3ème Delgado, 4ème Parra à 23 s puis 5ème Herrera à 1min. Curieuse étape, qui voit deux coureurs que l’on n’avait jamais vu à ce niveau (c’est le moins qu’on puisse dire !) dominer de la tête et des épaules les 4 grands grimpeurs emblématiques de la décennie : Delgado, Parra, Herrera et Hampsten. Je suis convaincu que le dopage avéré aux steroides de Theunisse (comme celui de Delgado d’ailleurs) n’explique pas à lui seul un tel saut qualitatif et qu’il y a une autre substance derrière ce curieux doublé : l’EPO. Certes, pas encore suffisante pour gagner le Tour de France, mais assez pour permettre à Rooks de faire 2ème et à Theunisse de se classer 4ème, avant d’être rétrogradé à la 11ème place suite à son contrôle positif aux steroïdes. Ce petit surcroît de force permis par le dopage a surtout mis en surrégime les coureurs qui ont tenté de suivre le rythme et ont essuyé ensuite de terribles défaillances. Hampsten a ainsi perdu toutes ses chances dans ce Tour alors qu’il aurait pu viser un podium. LeMond et Leblanc connaîtront d’ailleurs la même mésaventure dans l’étape de Sestriere en 92, après s’être vaillamment accrochés pendant 2 semaines de course à armes inégales. Si on expulse Delgado comme il aurait dû l’être en vertu de son contrôle positif au probénécide (aveu implicite de dopage aux stéroïdes) et qu’on enlève Rooks et Theunisse, dont le rythme en montagne a asphyxié tout le monde ou presque, le Tour 88 aurait eu une physionomie bien différente. On aurait sans doute eu droit à une lutte très ouverte entre Parra, Herrera et Hampsten, arbitrée par Bauer, Pino, Pensec et Boyer. Bien évidemment, je ne parle même pas d’Indurain, qui aurait quand même navigué à 1h du vainqueur.
Non seulement, le Tour 88 marque le triomphe pour vice de forme (et complaisance envers le dopage) d’un dopé avéré, Delgado. Mais pour moi, c’est aussi la 1ère fois depuis l’arrivée des amphets (Coppi) que le dopage semble creuser un tel écart entre performance et valeur intrinsèque des coureurs. Pour moi, cette différence s’explique par 3 lettres E P O...
Voilà pour ma thèse, que vous pourrez aisément contredire car les preuves à l’appui sont réelles mais bcp plus ténues qu’en 1990-1991, je vous l’accorde. Vu la longueur de ma disgression, j’aurais pu en faire un article ! Le titre aurait été L’Alpe d’Huez, 1988 : l’étrange doublé des PDM. Ou qu’aurait été le Tour 88 sans Delgado, Theunisse et Rooks ?
Bonjour,
pour info : Rooks a admis, il y a quelques années, avoir pris de l’EPO à partir de 89.
Qu’aurait été la course sans les 3 larrons ? Exercice difficile, d’autant plus que Perico n’a été contrôlé positif à un produit masquant que tardivement dans la course.
Le milieu du cyclisme a toujours vécu dans une certaine complaisance à l’égard du dopage. Ce n’est que lorsque l’affaire Festina a éclaboussé médiatiquement l’été 98 qu’ASO et l’UCI ont commencé à se bouger ! Sinon ils auraient camouflé l’histoire, comme d’hab. Les spectateurs n’aiment pas les coureurs "dopés" et il faut satisfaire les spectateurs !
Aujourd’hui le "dopage" est probablement encore plus étendu et encore plus puissant qu’auparavant, mais aussi mieux encadré.
Le cyclisme me semble clairement avoir une "culture du dopage" qu’il est à peu près impossible d’enrayer.
Salut Fabien,
C’est un plaisir d’échanger avec quelqu’un qui a tant le soucis du détail. J’aime aussi les chiffres et les stats... Un grand merci pour le lien sur youtube, je vais pouvoir revoir pas mal de trucs (notamment sur le Tour 90, j’ai les vidéos complètes des étapes de l’Alpe et de Luz Ardiden mais rien sur les étapes de transition entre les deux où bcp de choses se sont jouées).
C’est vrai que des gens qui suivaient déjà en 88 (j’ai commencé à regarder en 89) m’avait dit que cette année-là, avec Rooks et Theunisse, ils avaient l’impression qu’on était entré dans une nouvelle "ère"... Néanmoins, le faciès démesuré de Theunisse était dû aux anabolisants, pas à l’EPO.
je te rejoins aussi sur le fait qu’il y en a qui se sont mis dans le rouge pour suivre les "nouveaux" dopés comme Lemond en 91 d’ailleurs. Il explose dans le Tourmalet à cause de cela alors que Fignon derrière avait lâché du lest et avait bien mieux fini l’étape. Par la suite, l’américain avait complètement craqué dans l’étape de Joux-Plane.
C’est vrai aussi que d’autres coureurs intrinsèquement fort comme Herrera ont été complètement dépassés. Quant à Hampsten, on a souvent dit de lui qu’il était totalement "clean" (même réputation pour Charly Mottet) mais je ne sais à quel point on peut se fier à cela. Hampsten était très doué en tout cas, un vrai talent qui a toujours évolué dans l’ombre de Lemond mais qui a néanmoins remporté le Giro 88 après une incroyable étape sous la neige narrée par Axel Borg.
Tu aurais en effet pu faire un article à partir de ta description de l’Alpe d’Huez 88. N’hésite pas à te lancer pour d’autres étapes :-)
@Fabien,
Merci pour cet article improvisé sur l’Alpe d’Huez 88, oui quelle double imposture que Rooks et Theunisse, la montagne des Hollandais était devenue cette année là la montagne du dopage !
Pour Hampsten, je reste persuadé qu’il a toujours été "clean", sans EPO donc, idem pour LeMond.
Pour Indurain, l’argument "massue" de son soi-disant non dopage est sa victoire au Tour de la CEE en 1986. L’Espagnol vainqueur du Tour de l’Avenir à 22 ans, capable donc de passer la montagne ... Complètement bidon, car 100 % d’accord avec Ditch et toi, sa progression tout sauf linéaire face à des coureurs références des années précédentes est le signe même du dopage.
Et c’est pareil pour tous les autres symboles du dopage : Jaskula 93, Rominger 93, Riis 95-96, Landis 2006, Rasmussen 2007, Contador 2007 ...
Salut Ditch,
Oui, les vidéos de Chickasmith, c’est exceptionnel !!!! Pour la Subida a los Lagos 1986, désolé je l’ai calée au mauvais moment, trop tard. On rate presque l’essentiel : l’attaque d’un jeune colombien nommé... Abelardo Rondon, le ménage fait par Lejarretta, l’attaque de Delgado, le retour de Millar, la défaillance de Parra. Que de rebondissements !
Tu sais, tes articles ont une portée quasi-philosophique pour moi. Ca a fait remonter bcp de souvenirs. Mon père, ma soeur et moi étions au Col d’Aspin en 91 (8 ans). On a des photos à la maison de Chiappucci-Indurain, puis Fignon-Mottet-Bugno, puis le groupe LeMond-Hampsten-Chozas-Rué, Luc Leblanc à la dérive (merci Fignon !). Sans le savoir, j’assistais au basculement définitif du Tour de France dans l’ère EPO. L’année suivante, j’étais émerveillé à la TV par l’exploit d’Il Diavolo à Sestriere. C’était mon idole Chiappucci. Et puis ce Stephen Roche, si sympathique avec son accent et son ton de voix si particulier, qui triomphe dans le brouillard à La Bourboule. En 93, au cirque du Litor, au pied du Col d’Aubisque, on était de nouveau là avec mon père et ma soeur et c’était Chiappucci qui était en tête avec Unzaga et Ghirotto. J’étais aux anges. De retour l’année suivante, dans les derniers hectomètres du Col d’Aspin, on a vu Virenque faire le sprint à Piepoli (déjà là !). Quelle joie dans la voiture, quand on a entendu à la radio qu’il avait gagné. Quelle émotion le soir à la TV quand on l’a vu pleurer : "c’est fabuleux" disait-il en sanglotant. Et puis 98 (15 ans) est arrivé et j’ai progressivement compris que tous les idoles de ma jeunesse n’étaient que des usurpateurs. Quelle belle allégorie des illusions de la jeunesse, de ces bonheurs si fugaces que l’on pense éternels !
Enfin, je m’égare.
Pour Hampsten, c’est mon idole. L’image où il passe au sommet du Gavia est mon fond d’écran depuis bien longtemps. Quelle classe ! Une intelligence hors du commun dans le milieu du vélo. Ce fils d’instit, qui lit des bouquins et reçoit les journalistes tout sourire et philosophe dans sa ville de bobos (Boulder, Colorado), ça tranche avec les bourrins de chez PDM ! Et puis surtout, cette grande intégrité, ce refus de se doper, qui comme Delion le faisait énormément respecter du peloton (et même B.Hinault, qui pourtant ne respectait personne !). Rendez-vous compte, gagner le Giro, à l’eau claire, personne ou presque n’a fait ça. Pourtant, tout le drame de ta série pourrait se résumer dans les destinées de Mottet, Delion et Hampsten. Ces 3 champions hors normes que la transition EPO a forcé à un choix radical : Mottet et Delion ont courageusement refusé de se doper et accepté de renoncer à ce qu’un champion a de plus précieux : la victoire. Quelle tristesse de voir un immense champion en pleine force de l’âge comme Mottet condamné au Tour Méditerranéen et à l’étoile de Bessèges ! Hampsten lui a choisi une autre voie : prendre de l’EPO pour garder sa place. De 85 à 91, il avait été l’immense champion, perpétuellement victime du dopage, celui des autres. En 88, lors de l’affaire Delgado, il avait été le seul à clamer publiquement que "non, tout le monde ne se dope pas mais que pouvez-vous penser quand le meilleur coureur du monde se dope ?". Et oui, le pauvre Andy, qui intrinsèquement valait bien Delgado... mais qui devait subir, lui relégué à la 15ème place, ce déni de justice flagrant et cette complicité écoeurante des instances dirigeantes du vélo. En 87, 89, 90, chaque fois étincelant de classe dans les 1ères étapes de montagne, il devait petit à petit céder du terrain face à des coureurs moins bons que lui, puis s’écrouler en 3ème semaine. Le tout sans rien dire, avec le sourire. En 91, Hampsten est encore exceptionnel dans les Pyrénées. Si l’on enlève l’écoeurant trio Chiappucci, Indurain, Bugno, il n’a été battu que par 2 coureurs à Val Louron (Fignon et Mottet) !
Et puis, en 92, Hampsten, dépité par l’évolution de son sport, décide la mort dans l’âme de prendre lui aussi de l’EPO... pour rester le champion qu’il a toujours été. Certes, il ne sera jamais un multi-dopé ridicule comme Bjarne Riis ou Piotr Ugrumov mais Mephisto a gagné. Même lui a sombré. A l’appui de mon assertion :
le demi-aveu d’Andy dans cette lettre de soutien public à Greg LeMond. Il explique que les victoires obscènes de qq bourrins tirant profit de l’EPO au début des années 90 avait contraint les coureurs plus doués, à devenir d’obscurs porteurs d’eau ou à en prendre à leur tour de l’EPO pour garder leur place ou http://www.dailypeloton.com/di...
pour ceux qui ne seraient pas convaincus par ce demi-aveu, examinons le tournant de ses performances en 92.
.Dans l’étape "magique" de Sestriere. Qui retrouve-t-on en contre derrière Chiappucci, dans la montée finale de Sestriere avec des dopés à l’EPO notoires comme Indurain, Vona et Bugno : Andy Hampsten ! Un Hampsten, qui met quand même 2’30 à Fignon (5’50), à mon avis le 1er coureur non EPO de l’étape. A Val Louron, en 91, Hampsten avait fini 3’10 derrière Fignon.
A l’Alpe, dès le lendemain, Hampsten remportera la plus belle de ses victoires d’étape. Il aborde L’Alpe avec 3’45 d’avance sur le peloton Indurain dans une échappée de 5 coureurs, comprenant Vona, une sorte de Rumsas météorique, qui venait de faire 2ème de l’étape de Sestriere (hum hum) et un très bon grimpeur Eric Boyer. Boosté à la cortisone et aux amphets, Boyer avait pratiquement le même niveau en montagne que l’Hampsten doping free des années précédentes. Et bien Hampsten a claqué les deux coureurs : 1’17 pour le dopé à l’EPO Vona et 2’08 pour Boyer. Plus fort encore, Chiappucci et Indurain, 1ers du peloton franchissent la ligne avec 3’15 de retard. Ils n’ont repris que 30" à Hampsten. Je n’ai pas pu mesurer le temps de montée exact mais ils ont certainement encore fait moins de 40 min (comme Bugno-Indurain en 91). Hampsten ne semble plus du tout être le champion tellement humain, qui sombrait en 3ème semaine (comme Mottet d’ailleurs) et il réédite son exploit de 86 en se classant 4ème du Tour. A l’époque, Hampsten avait bénéficié de circonstances très favorables, en patinette, grâce aux attaques d’Hinault-LeMond qui avaient obligé ses adversaires directs(Millar, Herrera, Criquiélion, Pensec) à s’épuiser à chasser. Ce qui les avait fait sombrer. En plus, le patron Hinault savait souvent bien tenir le peloton jusqu’à quand il l’avait décidé. Ce qui avantageait Hampsten le doping free, en lui permettant d’attaquer la dernière ascension moins émoussé que les années suivantes et d’exprimer tout son talent (ex. flagrant : l’étape du Puy de Dôme 1986). En 92, l’adversité des dopés EPO était très importante et pourtant Hampsten se classe aussi 4ème. Quand on regarde le Top 10, mis à part Pascal Lino, qui avait bénéficié d’une échappée au long cours, pas un ne fait pas partie d’une équipe louche (Banesto, Carrera, PDM).
Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, le Tour 93. Qui était aux 1ères loges dans la grande lessive du Galibier avec Jaskula, Rominger,Indurain et au tiens, un autre Motorola, Alvaro Mejia ? Et bien Hampsten, bien sûr. Hampsten a atomisé tous les dopés EPO notoires : les Chiappucci, les Bugno, les Riis ? Notre repère Fignon, qui avait attaqué dans le Télégraphe et qui ne prend toujours pas d’EPO fait une très belle étape (20ème) mais finit à 7’42, cette fois 6’ derrière Hampsten (à 1’13). Quant à Mottet, il finit à seulement 5’04 car il avait pris de l’avance dans une échappée. Mais il ramasse quand même 4’ sur Hampsten, pourtant parti avec du retard au pied du Télégraphe. Nostalgie, quand Mottet attaquait de loin avant, ça allait au bout avec des écarts importants à l’arrivée (89 à Superbagnères, 90 dans l’étape de Revel, 91 dans celle de Jaca, etc.). En 93, ça lui donne à peine le droit de faire parti d’un groupe de 20 coureurs qui a le privilège d’attaquer le Galibier avec le roi Miguel (qui au passage finissait 30 min derrière lui à chaque étape de montagne 6 ans avant).
bon allez, ne parlons même pas des autres étapes où Hampsten fait à peine moins bien que Riis, Jaskula, Chiappucci et consorts. Il finit 8ème du Tour parmi un panthéon de dopés à l’EPO.
Je ne vois pas comment Hampsten aurait pu faire tout ça sans prendre de l’ EPO en 92-93 quand on compare sa place avec les coureurs sans EPO qui étaient plus ou moins de son niveau (Mottet, Fignon). Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’Andy n’a pas franchi le 2ème Rubicon du dopage sanguin, celui dont les Gewiss et les Once ne se sont pas embarrassés (et toujours Padilla !) : la préparation totale de la saison du coureur autour du multi-dopage à l’EPO et à l’hormone de croissance. C’est pourquoi il va sombrer en 1994, avec les autres membres de l’équipe Motorola, dépassés par cette nouvelle étape. "Heureusement", Motorola va progresser en 1995, comme l’indiquent les aveux récents de S. Swart (converation "imaginaire" selon Armstrong). Mais ce sera sans Hampsten, trop pur pour sombrer totalement dans cette robotisation dégoutante de son sport.
Voilà, je peux me tromper mais je pense qu’Hampsten a trop souffert de l’injustice du dopage et qu’il a fini par se mettre à l’EPO pour garder sa place, tout simplement. C’est dur à admettre pour un homme aussi honnête que lui. Même le site cyclisme.dopage ne le met pas en cause ! Mais c’est à la mesure de cette tragédie du cancer EPO qui a broyé tant de destins et abattu définitivement ce qui faisait la beauté de notre sport.
En tout cas, Andy, tout résigné qu’il fut, n’a jamais vraiment perdu son âme : il était aux 1ères loges pour défendre Greg LeMond face à son ancien coéquiper Armstrong et essayer d’abattre le système à chaque fois qu’une occasion se présentait (affaire Landis, etc.) Quoi qu’il ait fait, Hampsten reste un de mes coureurs préférés, un modèle. Quel type pour faire tout ce qu’il a fait à l’eau claire pendant tant d’années ! Bravo !
Je devrais me reposer et dormir, ne pas faire d’article mais la passion m’a emporté. Quel sport le vélo tout de même !
Salut Fabien,
Quand je disais qu’Hampsten avait une réputation propre et que je ne savais à quel point on pouvait se fier à cela, c’était justement en référence à ses performances de 92 et 93. En effet, sa tenue dans l’étape de Sestrières, sa victoire à l’Alpe d’Huez ne sont pas conformes à sa réputation même si cette année-là encore, peu d’équipes bénéficiaient d’un dopage organisé à l’EPO comme en atteste les énormes écarts entre certains coureurs et tout le reste du peloton (cf le "massacre" du Luxembourg et Sestrière où Chiappucci résiste à tout le monde après une échappée de 120 kms), ce qui pouvait encore permettre à certains coureurs "cleans" d’accrocher une place d’honneur ou une victoire d’étape (Delion je pense cette année-là ou Fignon). Sa victoire à l’Alpe d’Huez semble par contre univoque bien que la montée ait été gravie moins vite que l’année d’avant (42’ je pense) en raison du fait qu’il s’agissait du lendemain de l’étape de Sestrière.
Son top 10 en ’93 par contre, clairement peu crédible. Sinon c’était en effet un coureur très élégant, bcp de classe.
Et en effet, tout comme Mottet, il souffrait du syndrôme de la 3ème semaine. Là où un organisme propre fatigue au prorata des jours qui s’ajoutent, les dopés gardaient une bonne forme. Cet écart s’est décuplé avec l’EPO.
Et on en revient à la même chose : ce qui a tué ce sport, plus que le dopage qui en a toujours fait partie intégrante, c’est le dopage sanguin en particulier qui est devenu si efficace que la hiérarchie naturelle n’a plus été respectée (en tout cas pas toujours) rendant extrêmement injuste certains classements. C’est devenu un spectacle ou un "sport moteur" (en F1, un excellent pilote ne peut rien si sa voiture n’est pas performante car il n’a pas le bon moteur ou le bon chassis...)
Sinon, je n’ai jamais assisté à une étape de montagne (j’ai par contre vu la caravane passer en Belgique plusieurs fois dans les alentours de Liège d’où je viens), je t’envie d’avoir vu tout ça, ça devait être génial pour un fan de vélo.
Pour tous les passionnés de vélo,
Peu de rapports avec le Tour 96 mais tellement bon ce cyclisme pré-EPO : la montée de la Sierra Nevada 1986. L’acte final entre Robert Millar et un Alvaro Pino dans "la forme de sa vie" (no comment, connaissant Pino). Seulement 33 s les séparent avant cette étape. C’est la dernière occasion pour Millar de gagner la Vuelta. Après la conjuration des équipes espagnoles qui lui avaient honteusement volé la victoire en 1985, le petit grimpeur écossais semble enfin tenir sa revanche...
http://www.youtube.com/watch?v...
Un jour, il faudra que je fasse des articles, quand même.
Bonjour,
Axel, qu’en penses-tu de ce point Hampsten 92-93 ? J’avoue que pour 92, j’aimerais y croire. En fait, il faudrait surtout connaître le temps d’ascension exact à l’Alpe cette année-là. Tu le connais ? Je n’ai pas acheté la vidéo de l’étape complète sur l’INA donc impossible de faire un pointage.
A l’appui des éléments avancés par Ditch pour l’hypothèse "clean", il a pris quand même deux belles mites dans les 2 clm : 56ème à 8’29 à Luxembourg (44,3 km/h)et 27ème à 5’33 (48,6 km/h).
Pour l’anecdote, Ditch, effectivement Fignon (Mulhouse) et Delion (Valkenburg) ont chacun remporté une étape en 92. C’est sans doute la dernière année où l’on a avec certitude des vainqueurs d’étape sans dopage sanguin. Delion avait une classe immense. Il a totalement maîtrisé un S. Roche pourtant transfiguré par les soins du bon Dr Conconi. Quant à Tebaldi (Gatorade) et Jaermann (Ariostea), ses deux autres compagnons d’échappée, je n’ai pas de preuve.http://www.youtube.com/watch?v...
Pour après, j’ai entendu parlé de Ian Kirsipiuu mais je connais très mal le cyclisme de la fin des années 90. En effet, je n’ai plus vraiment regardé le Tour après 98, tout au plus, les étapes de montagne. Etait-il clair comme on le dit ?
En tout cas, j’espère que les nombreuses vidéos mises en ligne par Chickasmith vous inspiront tous les deux et tous les passionnés du Vox pour continuer à faire de super articles !!!
Salut Fabien,
En 92’, le temps d’ascension de l’alpe est de 43’19’’ (Chiappucci), ce qui est un net recul par rapport à 91 (39’45’’ de Bugno) et toutes les années suivantes. Ca s’explique par le fait qu’il s’agissait du lendemain de l’étape de Sestrière et Chiapucci et Indurain se sont mutuellement contrôlés. Mais dans l’absolu, 43’19’’, c’est tout a fait humain.
Avec le livre "Pouvez-vous gagner le tour ?" d’Antoine Vayer et Frédéric Portoleau, j’ai tous les temps d’ascension de l’alpe d’huez.
Génial Ditch !!!
Et moi qui bidouillait des pointages sur les vidéos INA. On est pas au même niveau ! Ce qui fait 43’49 pour Hampsten. Soit 6 s de moins que sa grande performance de 90 (43’55), où il avait sorti le 3ème temps après Breukink (43’15) et Parra (43’21), ex-aequo avec Rondon. Tout à fait cohérent avec son niveau. J’aimerais bcp qu’Hampsten n’ait touché à l’EPO qu’en 93, comme la majorité des coureurs. C’est tout à fait possible, au regard de tes infos. En tout cas, Vona est vraiment un tocard si c’est effectivement le cas car lui était bel et bien dopé !
Es-tu sûr que ces 4’ en plus ne s’expliquent pas par un changement de tracé (arrivée à l’héliport ou autre) ?
Sinon pour les compagnons d’échappée de Delion, j’ai oublié un morceau de phrase. Si Roche a effectivement été confondu (fichier du Dr Conconi), je voulais dire que pour Tebaldi (Gatorade) et surtout Jaermann (Ariostea), je n’avais d’autres preuves que le nom de leur équipe. Pour Tebaldi, c’est moins sûr car ils n’ont pas vraiment brillé. Peut-être que seul Gianni avait droit au suivi.
Mais peut-être aurais-je dû poster tout ça dans ton magnifique article L’extra-terrestre et le chevalier. J’aime bcp le passage où LeMond dit "comment il nous a mis 4’ à Bugno et à moi. C’est bizarre que De Las Cuevas soit là".
Axel, Ditch et les autres, que pensez-vous de tout ça ?
Salut Ditch, Fabien,
Pour Hampsten, c’est un peu le coeur et la raison. Andy était un héros de la montagne, un pionnier du cyclisme américain comme Greg LeMond, à qui le dopage du cyclisme européen faisait horreur.
Mais en 1992 et 1993, il se hisse facilement dans un top 10 du Tour où les Indurain, Chiappucci et Rominger sont aidés par l’EPO.
Difficile donc de croire qu’Andy n’a pas cédé à la tentation de la potion magique.
Hampsten 92, c’est clairement Fausto qui devient Mephisto, pour reprendre une expression que j’ai vu dans un des posts récemment !
Sinon, comment expliquer qu’il ne finisse pas à 50 minutes, tel LeMond et Leblanc, dans l’étape de l’Alpe d’Huez, qu’il remporte justement dans ce Tour 92 ?
Par contre, quelle raclée il prend à Luxembourg (à 8’26’’ de Miguel Indurain) ! Faisait-il le même sport que le champion espagnol ce jour là sur les routes du Grand Duché ?
Je vois mal Hampsten clean en 1992. En 1991, oui car l’EPO reste encore un épiphénomène à la disposition des "meilleurs", Indurain, Bugno et Chiappucci. Mais en 1992, non, la riposte s’est déjà organisée dans le peloton.
Pour Stephen Roche en 1992 comme en 1993, aucun doute n’est permis, il collaborait avec le professeur Conconi, l’homme qui domptait le Stelvio en tant que quinquagénaire !
Et toute l’équipe Carrera était dopée, donc aucun doute pour l’Irlandais.
Et Ditch, tant que j’y suis, peux-tu m’indiquer le meilleur temps de montée à L’Alpe en 88 ? Ca m’évitera de faire un pointage. C’est Theunisse, 3 s devant Parra mais il fait combien ? ? ?
Comme cette étape était très difficile (Madeleine, Glandon, Alpe d’Huez), ce n’est pas sûr que ça soit exceptionnel en terme de performance pure. Les écarts très importants à l’arrivée le montrent d’ailleurs, avec un gros coup de bambou pour ceux qui ont forcé outre mesure pour s’accrocher comme Hampsten, Pino, Pensec et Mottet. A l’inverse, Bauer, Claveyrolat, Boyer, Winnen, qui avaient été lâchés dès le début ont bcp mieux fini.
Par contre, Theunisse et Rooks au niveau de Parra et Delgado, c’est quand même en soi complètement incongru ! Tout comme Breukink en 43’15 en 90. On peut pas dire que son temps soit celui d’un extraterrestre mais l’EPO lui permet déjà de se rapprocher des meilleurs temps humains. J’imagine le grand écart entre les capacités d’Indurain entre 88-89 et 94-95 sur l’Alpe, ça doit être phénoménal, 15 minutes ? 20 minutes ? Quelle métamorphose !
Slt fabien, 15 ou 20 minutes c’est faux. Les mecs font du vélo, pas de la moto.
Le record de l’alpe c’est Marco Pantani certainement le meilleur grimpeur de l’histoire sur une montée sèche. J’ai 37’35 en 95 mais en 94 cela doit 36’40 du moin c’est proche de ce temps en partant du pied de la montée.
Mais il ne faut pas dire qu’ils ont prit 15 ou 20 M. Pantani sans EPO est plus fort que beaucoup de coureurs avant 89.
Laurent fignon a prit de l’epo, il courait dans une équipe italienne ( gatorade ) avec Bugno, et les autres Lemond, delgado et roche ont fait pareil, ils n’ont pas prit leur retraites en 90. Ils n’auraient jamais gagné le tour jusqu’en 98 ou 2000 EPO ou pas sinon Merckx il aurait couru et gagné jusqu’en 85 ou plus.
Quand a Delion il faut que je me renseignes mais j’ai entendu qu’il s’était dopé ( lui mème l’ayant avoué ) mais il faut que je retrouves son interview.
Le sport avait changé dans les années 90, nouvelles méthodes, nouveaux produits ce fut pareil dans tous les autres sports.
Vous prenez le foot les matchs de 93 étaient plus rapide qu’en 85 et 88. Tu peux te doper si tu ne sait pas dribbler et frapper tu peux monter jusqu’a 100 % cela ne changera rien.
Par exemple : 93 ferait figure d’ancètre par rapport a 98, c’est l’évolution.
Merci Ditch pour les étapes il me manque juste luz 90.
Salut Fsud,
Pour Pantani à l’Alpe, je trouve 36’40 en 1995, 37’15 en 1994. http://www.cyclismactu.net/new...
A part ça, je vais te contredire un max ! Mais rien de personnel, rassure-toi.
En tout bien tout honneur,
Pour Delion, c’est pas vraiment le genre. Et puis même s’il l’avait fait une ou deux fois dans sa carrière (comme Mottet ou Kimmage), ça ne changerait pas grand chose. Un peu comme si Bjarne Riis avait oublié 1 ou 2 fois de faire sa piquouze si tu vois ce que je veux dire. Delion avait 26 ans en 1992. C’était un des coureurs les plus talentueux. Mais il a dû partir, pour la bonne et simple raison que c’est tout simplement devenu impossible de gagner sans prendre d’EPO. Tu noteras que son coéquipier chez Helvetia Mauro Gianetti, après avoir constaté l’impossibilité de gagner en étant propre, a fait le choix de l’EPO à outrance, dans la saison 95. http://www.cyclisme-dopage.com...
Laurent Fignon a effectivement couru chez Gatorade. Mais je le crois volontiers quand il l’affirme dans son livre qu’il n’a jamais pris d’EPO. Comme LeMond, Mottet et Delion et autres champions encore en pleine force de l’âge, il a maintenu un haut niveau de performance... qui n’était tout simplement plus suffisant pour jouer la gagne face à des coureurs à peine plus jeunes (Chiappucci a 2 mois de moins que Mottet, Bugno, 14 mois) mais gavés d’EPO !!! Avec 1’12 dans la musette à l’Alpe en 91, Fignon sort 40’57 et LeMond-Mottet 1’58, 41’43. C’est pour tous les trois leur record personnel et de très loin. Ils ont fait leur montée à bloc car Chiappucci et Bugno ont attaqué à fond dès le pied. Ils n’avaient donc pas le choix pour tergiverser, après une attaque, comme ils le faisaient les années précédentes. L’étape ne comprenait que 2 petits cols de 2ème catégorie mais la performance de Bugno, Indurain est clairement anormale pour des coureurs largement distancés par Fignon, LeMond, Mottet 2 ans avant. Non seulement l’EPO a permis à ces coureurs déjà "âgés" de se hisser au niveau des meilleurs, mais encore mieux de les distancer de telle sorte que les commentateurs contemporains et toi-même finissent par parler de déclin à leur encontre.
Pour ta référence au motos, tu ne crois pas si bien dire. Indurain en 95 sort 38’04 sur l’Alpe. En 89 (25 ans), l’ami Indurain finit 31ème à 9’40 de Theunisse, soit 8’31 après Fignon-Delgado, qui eux avaient fait 42’15. Autrement dit, il sort 50’45. Entre 89 et 95, il gagne donc 12’42. Qui a parlé de motos ? Regardons en 88 (24 ans). Aïe, 63ème à 20’25. Par contre, cette fois-ci, il n’a pas attaqué L’Alpe dans le groupe des favoris, déjà largué depuis longtemps dans le Glandon. Pareil en 87 (23 ans), année où il commence sa collaboration avec Sabino Padilla, 107ème à 24’23. A cet âge là, Fignon, Delgado, LeMond, Mottet et Delion avaient fait leurs preuve depuis longtemps.
L’évolution naturelle que tu cites, c’est un peu juste pour expliquer comment ce pilier de grupetto est devenu un super grimpeur, alors que les coureurs qui le battaient à plâte couture ont peu progressé entre temps... Bon, je sais pas, peut-être qu’il pédalait à l’envers, qu’il courait à côté de son vélo ou qu’il s’arrêtait au bar. Je ne saurais jamais te le dire pour la bonne et simple raison qu’on ne le voit même plus dans le direct, dès que ça accélère. L’humour vache sur Indurain, ce n’est pas contre toi, mais contre ces bourrins qui ont dénaturé mon sport.
A+
Je n’ai pas tout à fait été complet. Je suis quand même d’accord avec toi sur un point : Roche a bel et bien pris de l’EPO à partir de 92, quand il arrive chez Carrera. Ca c’est prouvé et incontestable car il figure dans le fichier du Dr Conconi avec les petites croix "fait", "à faire", etc. Bien ridicule quand on y pense. Pour Delgado, je le soupçonne fortement à partir de 92, vu que De Las Cuevas en avait aussi très certainement à Luxembourg (2ème du clm, en mettant 1 minute à LeMond, le rouleur de référence et 40" à un Bugno préparé par Conconi, c’est pas mal pour un inconnu). Et puis Delgado à cette époque a totalement arrêté son dopage aux anabolisants, qui lui donnait cette carure bien plus importante dans la période 88-90 qu’en 83-85. Signe qu’il avait sans doute trouvé qq chose de suffisamment efficace pour abandonner ce dopage préhistorique, qui lui avait cependant permis de progresser énormément en clm. Dans la même veine, compare Theunisse en 89 et 91, tu vas rire on ne le recnnaît même plus, il est tout maigre ! Pour Fignon, Mottet et LeMond, la réponse est non, évidemment. J’ai expliqué pourquoi dans le précédent message.
Dernier point sur lequel je crois qu’il y a ambiguïté. J’ai bien dit 15-20 minutes entre les performances d’Indurain de 89 et d’Indurain de 95 en montagne. Pas que l’Indurain de 95 aurait mis 15-20 minutes aux meilleurs des années 80. Ca c’est plutôt 4-5 minutes. Tout simplement, l’EPO a permis à l’Indurain de 95 de revenir au niveau des meilleurs des années 80, mais en plus ça lui a permis de leur mettre 4-5 min dans le nez ! Evidemment, l’effet n’est pas le même pour tous, ça serait trop simple. Indurain peut dire merci à sa grande carcasse, à l’image de Wiggins, Riis, Ullrich, etc.
Sinon c’est quoi ton terrain/col de prédilection ? ? ? Moi c’était le Pilat, le col de l’Oeillon et la Croix de Chaubouret. Pas mal l’Ariège aussi ? J’espère bcp pouvoir en refaire, ne serait-ce qu’à petit niveau pour le loisir.
Slt Fabien, Aucun soucis, chacun son point de vue.
Perso vu que je viens d’un quartier très difficile, une personne qui vient et qui me dit j’ai rien fait je ne la crois pas sauf si les faits parlent d’eux-même.
C’est le cas pour Laurent fignon un mec dopé qui dit « mais je n’ai jamais prit d’epo « évidemment, moi-mème j’arrive a marcher sur l’eau. De plus ce coureur rageux m’a décu, jamais content, toujours en train de cracher. Si je l’avais vu je lui aurait dit au lieu de parler, base toi sur ton palmarès car l’epo n’était pas encore installé totalement dans le poleton que tu étais dépassé.
C’est ce que je reproches aux coureurs des années 80. Les mecs toujours ils se plaignent, mais eux sont dopés aussi avec les produits de l’époque. Je tiens a préciser que Fignon prenait de la coke ce qui est pire que le dopage car c’est un fléau de la société.
Le problème est que tu aimes tellement certains coureurs que tu n’est pas Objectif sur la génération 90. Ils sont dopés a l’epo oui et ? C’est le passé, perso cela a changé ma vie non. Quand je me lève le matin, je me dit pas merde a l’époque il y avait l’epo qui est dépassé aujourd’hui.
Indurain il a gagné 7 grands tours, il a battu des dopés et je ne pense pas qu’il est plus abusé que les autres. il n’a pas fait les courses tout seul ? Il a battu des tocards non ?
Il est tombé pour l’epo non. Il est dopé oui mais ? je ne le connais pas personnellement comme delgado, roche, Hampsten, certes je connais des anciens coureurs qui ont fait le tour comme des journalistes mais je ne les condamnerais pas.
Si tu veux radier le palmarès je ne vois pas pourquoi certains dopés ont le droit de rester et d’autres non. Pour ma part ce sont des tricheurs. Après on comprend mieux pourquoi la société est morte. Toi je t’aime je te gardes, toi je ne t’aime pas je te bannis.
Perso je leur en ai voulu après l’affaire festina mais j’ai été obligé d’accepter tout simplement.
Delion je ne le connais pas personnellement donc c’est dommage pour lui, mais il y des faits de société plus grave qu’un coureur qui ne gagne pas une course car les autres sont dopés.
Je ne suis pas fan des precheurs de bonne paroles, j’en connais beaucoup et ils ne sont pas mieux que les autres.
Il faut accepter que les coureurs que tu aimes furent dépassés a un moment donné, dopage ou pas. Tu crois sincèrement que roche, hampsten ( qui ne l’a pas gagné ), delgado, fignon et lemond auraient gagné le tour jusqu’en 2000. Il aurait fallu que ce soit des longos bis ? le tour aurait été nul et aurait fait 2M en audience.
Si tu fais du vélo tu devrais savoir que tu arrives a maturité a un moment donné. Pas tout le monde s’appelle Merckx ou Hinault. Tu détestes tellement cette génération que l’on dirait qu’ils ne méritent pas de vivre.. Nous sommes en 2012 oublie le passé, ce qui est fait est fait. Quand on a pas le choix on accepte c’est comme ca.
Pour les cols j’ai et je fais encore les alpes du sud, pour le massif central je connais grace au tour mais j’aime bien le col de la croix de chaubouret.
Perso j’adore les alpes, les pyrénées autour de andorre et le massif central. Rèves de gosses.
Hello les gars,
Voici quelques temps d’ascension de l’Alpe d’Huez :
1952 : Coppi 45’22’’ 1977 : Kuiper 44’ 1982 : Breu 42’17’’ 1986 : Montoya 46’ 1987 : Herrera 41’50’’ 1988 : Theunisse 43’50’’ 1989 : Delgado 42’15’’ 1990 : Breukink 43’15’’ 1991 : Bugno 39’45’’ 1992 : Chiappucci 43’19’’ 1994 : Pantani 37’15’’ 1995 : Pantani 36’50’’ 1997 : Pantani 36’55’’
Il faut être prudent sur la comparaison des temps d’une année à l’autre vu que le profil de l’étape et les jours qui ont précédé celle-ci peuvent avoir une influence sur le chrono. Il est plus judicieux de chercher à en ressortir une tendance au fil des années. Concernant Hampsten, certes son temps de 92 est dans les limites du cyclisme "non-EPO" mais c’était le lendemain d’une étape très dur et au final il est parvenu à faire aussi bien ou presque que Chiappucci et Indurain.
Une autre comparaison qui peut être faite plus aisément est celle entre plusieurs chronos similaires comme celui autour du Lac de Vassivière comme décrit dans mon article sur le Tour 90.
Au moment de la généralisation de l’EPO dans le peloton en 93 après deux années où seulement certaines équipes maîtrisaient la molécule, il y a eu deux types de coureurs : au vu de ce que j’ai lu et des enseignements que j’ai pu tirer des performances chiffrées : certains ont suivi le mouvement pour avoir leur mot à dire dans la bagarre pour la victoire ; d’autres, souvent en fin de carrière, n’ont pas pris le risque et ont laissé passer. Fignon explique dans son livre qu’il n’a pas pris d’EPO, qu’on l’a "approché" chez Gatorade à ce sujet mais qu’il ne s’est pas montré intéressé : ses performances cette année-là (il était complètement à la rue) lui donnent raison. A cette époque, le français n’était plus "dans la force de l’âge", il avait 33 ans (à l’époque c’était déjà bcp) et, ces belles années derrière lui, il n’a pas cherché à en prendre. Pareil pour Lemond qui, courant dans une équipe française en plus, n’était pas à la page en 93. Ces coureurs auraient-ils pris de l’EPO s’ils avaient eu 25 ans en 93 ? Il y a de fortes chances, oui. Mais on ne le saura jamais ! Du côté de ceux qui n’ont pas hésité malgré le fait que leurs belles années étaient derrière eux, il y a Delgado (sur le déclin en 90 et 91 puis qui ressuscite en tant qu’équipier d’Indurain : 6ème en 92 et encore 9ème en 93) tout comme Stephen Roche en ’92 dans l’équipe de... Chiappucci.
Si l’EPO n’était pas apparu dans le peloton (et ne s’était pas généralisé en 93), Lemond et Fignon n’aurait pas pour autant gagné d’autres tours car ils étaient en fin de carrière. D’autres coureurs présents dans ces années 90 et prenant de l’EPO l’auraient emporté, c’est sûr. Le problème, c’est qu’on ne sait pas lesquels : on pourra toujours supposer qu’un tel était réellement fort et qu’un autre était un usurpateur mais on n’en sera jamais certain, c’est ça qui est triste. Lorsque les usurpateurs peuvent rattraper les meilleurs juste parce que leur préparation est plus pointue, tellement le dopage est efficace
Ne t’inquiète pas Fsud, j’ai d’autres soucis dans la vie que les Tours de France des années 90, malheureusement. C’est juste une passion ! Mon plaisir cycliste, je l’ai d’abord trouvé en faisant moi-même du vélo, en faisant de longues sorties et des cyclos qui me permettaient de me surpasser tout en découvrant notre beau pays. A cet égard, je suis un fan de la terrible Tour de Madeloc, dans les Pyrénées Orientales et de son panorama sublime. Je te rassure, je ne regrette pas aussi l’ère de la coke, quand on voit le résultat sur Pantani, Jimenez ou Vandenbroucke. Mais elle n’était pas plus répandue dans les années 80 que dans les années 90, contrairement aux amphets.
Simplement, j’ai trouvé la démarche de Ditch très intéressante car ça nous permet aussi de comprendre pourquoi les tours de France des années 2000 sont si inintéressants. Cela ne vient pas des tracés que je trouve remarquablement dessinés. Mais tout simplement du fait que le dopage sanguin a nivelé par le haut les valeurs et que depuis l’affaire Festina, les plus grosses chaudières doivent quand même pas y aller trop fort, sous peine de se faire exclure. Résultat, aucun coureur n’ose attaquer parmi les favoris avant le dernier col, voire le dernier km, sachant qu’il se ramassera une marée de 6 US postal à bloc dans la plaine. Ca n’arrivait jamais dans les années 80, où quand un leader avait 1 ou 2 équipiers avec lui avant le dernier col, c’était déjà grandiose. Et les dits équipiers n’étaient pas forcément en mesure de combler le trou. Résultat : on avait des scenarii de course passionnants et indécis où tout était à refaire ou presque à chaque étape. Le Tour 89 est à cet égard formidable mais c’était la même chose en 87, 86, en 85, etc. .
Au contraire, les Tours des années 2000 sont desespérants d’ennui. En gros, quand tu vois la 1ère étape de montagne, tu sais que la hiérarchie restera la même, à quelques détails près, jusqu’à la fin : c’est soporifique à souhait ! Sans faire mon malin, en voyant la Planche des Belles Filles cette année, je savais déjà que ça serait 1. Wiggins. 2. Froome, sauf abandon sur chute. Restait la question du 3ème : génial ! La montée de La Toussuire, c’était carrément grotesque.
Quant à la question de l’honnêteté, oui, pour moi, c’est fondamental. Je n’ai copié qu’une seule fois, lors du 1er contrôle d’éco de Terminale. J’ai eu honte de moi et n’ai plus jamais recommencé. J’ai fait depuis bien longtemps mienne la maxime d’Axel qui dit que la honte n’est pas d’être inférieur à l’adversaire mais d’être inférieur à soi-même. Cela ne m’a pas empêché d’obtenir d’excellentes notes, bien meilleures que ceux qui se pompaient dessus sans vergogne ou avaient même leur classeur sur les genoux. Et Dieu sait s’ils étaient nombreux ! Comme la dope des années 80, cette triche artisanale n’était pas suffisante pour empêcher les gens honnêtes de réussir. Si j’avais dû subir, impuissant, un système de triche si efficace qu’il m’aurait empêché de réussir mes concours, je crois que ça aurait été terrible.
En terme d’honnêteté et d’objectivité, même si on n’est jamais à l’abri de partis pris, j’estime avoir fait mon possible en documentant le plus possible mes affirmations.
Voilà pourquoi les articles de Ditch ont pour moi bien plus qu’une simple valeur d’étude historique. Et voilà pourquoi je plains les Mottet, Delion, Leblanc, LeMond, Hampsten, qui ont dû choisir entre vendre leur âme ou renoncer à leurs rêves. Et voilà pourquoi je méprise les autres, docteurs et coureurs, qui ont sacrifié leur sport à la victoire à tout prix.
Bonne soirée !
Bravo et merci Ditch pour les temps de montée !
43’50 pour Theunisse, en effet, c’est pas fameux. Mais vu la difficulté de l’étape, ça ne m’étonne pas. Zimmermann avait attaqué dans la Madeleine, du coup c’était la panique et c’était monté très vite. La 2ème partie du Glandon s’était montée à une vitesse effroyable derrière Omar Hernandez, puis la petite accélération des 2 PDM et l’attaque de Delgado. Ensuite, il avait fallu chasser à fond dans le bout de plaine avant le Bourg d’Oisans. Hampsten avait d’ailleurs sacrifié le pauvre Alcala et Herrera ses équipiers. Du coup, tout le monde était éreinté, Delgado le 1er. Dans ce contexte d’étape longue et difficile, les "pionniers PDM" ont tiré leur épingle du jeu en se hissant au niveau de Parra et Delgado et en battant Herrera. Dans une étape moins difficile avec une seule montée comme celle du Puy de Dôme, Theunisse avait quand même fini derrière Delgado mais Rooks n’avait pas été si dominateur, loin de là, talonné par Lejareta et Alcala, grand spécialistes des montées courtes.
Afin de couper les cheveux en 4 (mais c’est ça la passion !) j’ai essayé de creuser le sujet "EPO ou pas ?" pour Hampsten en postant un commentaire dans ton article sur le Tour 92, que j’avais bcp aimé. Notre débat à 3 avec Axel n’est évidemment pas tranché mais j’ai de nouveaux éléments. Pour en savoir encore plus, il faudrait récupérer la vidéo entière depuis le Mont-Cenis et avoir un pointage à Cesena Torinese, au pied de Sestriere.
Bonjour Fsud,
Juste une phrase de ta réponse sur laquelle j’ai oublié de te répondre : "tu détestes tellement cette génération que l’on dirait qu’ils ne méritent pas de vivre". => non, il faut pas pousser, aucune haine à leur égard, évidemment. Il y avait plein de mecs bien dans la génération 90-2000. Si Jalabert ou Indurain ont usurpé leur palmarès, ce ne sont pas de mauvais bougres humainement. On ne va tout de même pas les mettre en prison avec les traficants de drogue et les assassins ! Armstrong et ses pratiques mafieuses d’intimidation, c’est autre chose.
Il y en a aussi plein qui n’ont pas eu le choix et ont été obligés de se doper pour garder leur métier, pour ne pas finir comme Delion et Mottet. Je ne leur jetterai surtout pas la pierre et je les respecte. Ce qui m’énerve, ce sont les docteurs et coureurs qui ont sciemment cherché de nouveaux produits que personne n’utilisait auparavant pour gagner de l’argent et se construire malhonnêtement des palmarès à court terme. Leur cupidité a creusé la tombe de notre sport. C’est à ces Ryckaert, Conconi, Ferrari, Padilla, Fuentes, Theunisse, Indurain, Chiappucci, Bugno, Armstrong, Vinokourov, Ricco, Contador, Wiggins que j’en veux. Pas à ceux qui ont dû prendre le train en marche.
Pour les performances d’Indurain et ses 7 grands tours, j’ai longtemps pensé comme toi, que comme ils sont tous dopés, c’est quand même le meilleur qui gagne. Je n’ai compris que tardivement, bien après 98, que c’était complètement faux. Comme Ditch le montre, le dopage sanguin, la sophistication des protocoles réservés à ceux qui peuvent payer (Armstrong), la morphologie et le métabolisme des coureurs fait que son effet est très variable selon les coureurs. Ce qui a créé des inégalités ayant permis de bouleverser totalement les hiérarchies. Les gros gabarits type Indurain, Bugno, Riis, Ullrich ont été les grands bénéficiaires de l’arrivée de l’EPO. Jamais ils n’auraient pu espérer briller en montagne sans cela. C’est un fait.
Pour Indurain, à moins de ne pas vouloir voir, il faut te rendre à l’évidence. Pour t’en convaincre, relis le lourd dossier collecté par Ditch, Axel et moi sur le bonhomme. A ce stade là, ce n’est plus une question de point de vue ni d’indices ! Comme tu l’as compris pour Riis (95ème du tour de France 89, 107ème du Tour 91), je pense que tu le comprendras aussi pour Indurain, Chiappucci et autres gloires de notre enfance.
Si ce n’est pas le cas, il n’y a pas mort d’homme et ça ne t’empêchera pas de prendre du plaisir à rouler dans les Alpes du Sud (que je ne connais qu’à la TV) ou à profiter de la vie, tout simplement.
Allez à + Bon W-E.
Slt Fabien, Tu as répondu toi même a la question.
Un exemple pour le dopage sur des coureurs bon sans plus sans ètre des mauvais.
Riis 60 % un tour de France, un très grand champion dopé certes mais très grand Indurain 7 Grands tours. Tout est dit.
Le dopage ne fait pas tout. Sinon c’est trop simple tout le monde pourrait faire le tour.
Tu prends l’exemple de jalabert il a duré oui mais pas sur les grands tours.
Un mec qui dure epo ou pas a du talent.
Mottet a avoué s’ètre dopé, et l’excuse les autres font donc je fais, montre la faiblesse d’esprit de beaucoup de monde. Ce qui prouve que dans la sociéte il y a beaucoup trop de moutons et on évolue pas avec ce genre de personnes.
Les mecs des années 80 qui étaient encore la dans les années 90 : Roche, Delgado, Lemond, Fignon et Hampsten c’est quasi certain qu’ils ont prit de l’epo.
Pour ce dernier il courait encore en 95, il finit 58è du giro, il a prit sa retraite en 96 chez les us postal et de 91 a 94 il était chez motorala avec le grand L.Amrstrong le roi du tour donc je doutes qu’il est dit non a l’epo.
Le dopage est la femme du coureur chez le cycliste, c’est comme ca, perso je m’en fou car j’aime des dopés.
Un mec blanc comme neige n’est pas mieux qu’un mec qui ne l’est pas, mais dans le cyclisme personne n’est clean et tu as raison de souligner les soigneurs, les sponsors etc...
Je tiens a préciser que les parcours certes un peu moin long mais beaucoup plus difficile en montagne je penses notamment de 93 a 97 ont fait qu’il y ai eu de l’abus.
J’ai les book officiels des directeurs sportifs avec les tracés depuis les années 70 donc je peux te dire que sans produits, oui tu fais le tour de France mais en passant 10 h sur un vélo et cela n’intérrèsse personne.
Tu fais comme nous tu subis.
Je vais te dire mieux en 98 j’ai pensé a arrèter et jeter tout ce que j’avais sur le cyclisme et puis je me suis dit le monde est parfait ? non. Le cyclisme m’a apporté mes joies, mes peines, beaucoup d’émotions et je ne regrettes pas ce que j’ai vécu avec des dopés. J’ai eu la chance de connaître tous ces coureurs. Imagine un jeune qui connaît le vélo depuis 2000 ou 2010, sincèrement je préfères ètre a ma place qu’a la tienne.
Indurain avait beaucoup de talent et tu ne peux pas le comparer a riis, vino et d’autres car lui a un vrai palmarès et il a connu les anciens des années 80 et la génération 90 plus talentueuse que celle des années 2000, et aujourd’hui, de très loin.
Débat très intéressant entre connaisseurs, bravo. Bon, je suis pas un spécialiste mais je dirais que je serais plutôt d’accord avec fsud...
En effet, l’analyse de Ditch est implacable sur le saut qualitatif dû au dopage sanguin. Mais peut-être qu’on pourrait en faire d’autres avec l’apparition par exemple de l’hormone de croissance (désolé mais j’ai la conviction perso que Lemond y a goûté vu sa machoire démesurée), les stéroïdes ou les corticoïdes. Parce que ces produits donnent quand même une meilleure résistance au mal, une meilleure récupération, et donc forcément améliorent aussi le moteur d’un type en montagne ou sur un chrono.
Et puis si on regarde bien, ceux qui se plaignent du dopage sanguin sont en général des losers un peu jaloux du succès de leurs collègues. Et dans le fond, à part les Riis ou Ugrumov, dans les années 90 le dopage était quand même assez bien auto régulé passée la nouveauté de l’EPO.
Enfin bon, plus ça va, plus je pense qu’il faudrait un double circuit, comme en bodybuilding, un pour les types non dopés et un sans contrôles (après tout les types sont des adultes).
Sinon, je viens de lire cet article puisque vous parlez des années 80. Pas de bol pour Lemond, sans son accident de chasse il aurait sûrement gagné ses 5 tours lui aussi.
Hello,
Je comprends le point de vue de Fsud qui dit que les coureurs pré-90’sont autant des tricheurs que leurs successeurs et que le dopage, c’est le dopage. Il évolue avec son temps et il faut faire avec. Et en effet, les coureurs des années 90 et après ne sont pas plus à blâmer que les autres. En effet, depuis 1903, la triche est bien présente dans le peloton. Durant plusieurs années, je m’en suis juste tenu à cela mais en 2006, suite à l’affaire Landis, je me suis intéressé de plus près aux produits et à leur efficacité. Par curiosité. Et là j’ai compris qu’au-delà de la tricherie, il y avait une injustice : le fait qu’il ne suffisait plus de regarder le classement pour savoir qui était bon.
Je me suis intéressé à différents sports dont le cyclisme, le tennis et surtout le basket que j’ai pratiqué en club durant plus de 20 ans. J’accorde également beaucoup d’importance à l’honnêteté, l’intégrité et la performance "vrai" dans le sport. Le fait d’être fier de soi parce qu’on l’a accompli sans aide extérieur, parce qu’on le mérite. Bien entendu, je ne sais pas ce que c’est d’être tenté de tricher pour bcp d’argent et c’est pourquoi sans doute je suis passé au-dessus du "tous dopé" ; mais le fait que les meilleurs ne gagnent plus toujours à cause de ce fléau, ça je ne l’ai jamais vraiment accepté. J’en ai souvent parlé autour de moi lorsqu’on me posait des questions sur le cyclisme et j’ai fini par coucher mon point de vue sur papier car j’aime écrire. Bien sûr, comme vous, j’ai bien d’autres choses bien plus importantes dans la vie que de critiquer ce qu’est devenu le cyclisme ; mais, comme je suis un passionné, si je me lance dans un sujet, je le fais à fond. Néanmoins, ce sport reste un hobby pour moi et je relativise évidemment toute déception que je peux avoir en regardant les pros. C’est juste un constat, finalement... mais que je retranscris à coeur dans mes articles.
C’est en tout cas un plaisir de discuter de cela avec des gens qui connaissent le sujet, qu’on soit du même avis ou pas.
Basket, Ditch ?
Et tu disais plus tôt (si j’ai bien compris) avoir racines ou vécu sur Liège (bibi = idem) ? ?
On n’est manifestement pas de la même "promotion", mais à tout hasard : ai joué à la "Vaillante" pendant, wo... 10 ans ? ? + 2 encore à l’"Athénée"...
On ne s’est certainement jamais affrontés, ai dû arrêter à 19 ans après opération... mais si ça se trouve on a plein de gens en commun, chef !
@intérim : incroyable, j’ai joué à la Vaillante de 1988 à 2007 !! J’ai été champion de Belgique pupille en ’92 et finaliste de la coupe de Belgique en ’94 (perdu de 3 pts contre Pepinster et un certain Doum Lauwers). Effectivement, on doit avoir des connaissances en commun...
Pourquoi ne suis-je même pas étonné ?... :o)
Ah si : si tu me sors en sus que tu es jupillois, passé par Saint-Amand, voire sport-études à Saint-Louis ensuite... : ça deviendrait un peu too much, mais bon... :o)
On a un peu le même palmarès avec la Vaillante, mais moi ce dut être 4-5 ans plus tôt (en ai 36), grand club formateur (à l’échelle belge, s’entend) !
Faut dire, outre la qualité rare des formateurs (mon équipe tenait parfois pour un tiers de l’équipe nationale, avec notamment cet invraisemblable phénomène de Pierrot "le fou" Hazée, talent inouï pour la Belgique, mais jamais vraiment accompli en séniors) : la salle faisait pour beaucoup aussi je crois (l’ai pratiquée avant son agrandissement)... : la plus vieille salle exclusivement dévolue au basket en Belgique je crois bien, années 40... et la plus crade & dangerous de Belgique, no doubt (le nombre de visiteurs que j’ai vu s’écraser contre le mur au bout d’un lay-up, ou glisser sur des fientes de pigeon, lol... ! ;o) ) !
Et sais pas toi, mais quand j’y jouais : style-maison = plus pur style Pistons, on va dire ! Jamais vraiment connu de grands formats, on rendait toujours chacun 10 cms à nos opposants directs... mais des défenses de grands malades, de la bagarre :o), de la transition et du shoot !... Sais pas si ça a duré... ? ? ? De ma génération, j’en vois 2 au moins à avoir évolué ensuite en D1 (moi, j’ai officieusement continué, après opération, avec équipe de D3 dans le Hainaut pendant mes études)...
19 ans à la Vaillante, en tout cas (je parle de toi) : toute une vie, ça !
Ben écoute : je suis jupillois, ai été à St Amand puis à St Louis. Et oui... Le monde est petit hein !
La vaillante avait à l’époque des toutes grosses équipes en jeunes. Nous, de 90 à 94 (soit de 11 à 15 ans) on a gagné une coupe de Belgique, on a été finaliste d’une autre et on a été champion du pays. Pierrot Hazée, je connais. C’est le cousin d’un de mes meilleurs amis... En séniors, il a tout de même joué en D2 pas mal d’années !
La salle, c’était en effet l’enfer pour les visiteurs (le terrain qui gondolait, les mousses derrière les paniers pour éviter de s’écraser sur les murs après un layup...) mais elle a été refaite au milieu des années 90 et ensuite c’était tout à fait correct (y a juste que le terrain était trop étroit pour tirer à 3 points en angle mort). J’y ai joué des gros matchs en coupe de belgique où la salle était bondée. Pour le gamin que j’étais, ce sont des frissons et des souvenirs inoubliables.
T’as arrêté en raison de problème aux genoux, c’est ça ? Je me suis blessé aussi au genou en 2004 : rupture du ligament croisé antérieur. J’ai rejoué un an plus tard mais ça n’a plus jamais été pareil...
T’es de 76 alors ? Ca ne fait que 3 ans d’écart en fait...
No doubt : on a dû se parler, même !
Marrant, quand même.
Ai arrêté après ablation d’un rein, je picolais trop. Et vu que mon jeu était "viril" (bonne dizaine de fractures, au bas mot) : médecins m’ont conseillé d’arrêter les frais.
Je retourne bosser, mais enchanté !
T’as pas eu Vincent Huet comme entraîneur, ou assistant-coach ?
C’était un équipier et ami, baraque à frites de 2m, qui évolua tout un temps en D2 (voire D1 ? ? ?), et qui avait la fibre du coaching... ?
Bien marrant de croiser un Jupillois depuis mon Kinshasa en tout cas !
Je connais Vincent Huet, oui. Pas eu comme coach mais comme il évoluait deux catégories au-dessus de moi et qu’il habitait près de chez moi, je le connaissais bien à l’époque. Il a joué en D2 à Saint-Louis puis plusieurs années en D3 D4.
Oui 19 ans, ca fait bcp... c’est tout une partie de ma vie, des moments inoubliables (pendant et... après les matchs) ! Mais depuis que je suis parti (j’ai encore joué deux ans ensuite dans le Brabant Wallon puis j’ai arrêté), je ne suis plus trop ce que s’y passe, la plupart de mes connaissances ayant quitté aussi.
Dans les années 90, les équipes de jeunes de la Vaillante faisaient souvent peur et je crois que c’est encore le cas maintenant. Nous, on avait 2-3 joueurs très forts mais surtout les 7 autres jouaient bien aussi, ce qui faisait qu’on avait un énorme collectif et qu’on dominait presque tout le monde. C’était un peu le hasard d’avoir commencer le basket ensemble au même endroit mais aussi la formation qui était de fait très bonne. Après notre période faste de 89 à 94 (dont 3 années avec Didier Goessens comme coach), j’ai également joué en cadet FIBA puis notre niveau a reculé d’un cran et on était des bons juniors provinciaux qui commencaient à évoluer en équipe première (P2). Mais quand l’équipe est montée en P1 et a transféré directement pour monter en D4, on avait pas encore vraiment notre place et, au lieu d’aller jouer en P2 ou P1 ailleurs, bcp sont restés comme moi car c’était « notre » club. On a alors refait une équipe en P4, on est vite remonté en P3 puis on s’est embourbé plusieurs années. Le niveau n’était plus très élevé mais qu’est-ce qu’on s’est marré et qu’est-ce qu’on a guindaillé (ils ont refait la buvette en 98 et par après, y avait tout l’espace nécessaire pour faire la fête ;-)) ! Du coup, je ne regrette rien, c’est le moins qu’on puisse dire.
Si t’es de 76, t’as dû jouer aussi avec Patrick Streel. C’est le frère d’un de mes meilleurs amis aussi...
Je crois que le terme approprié est "intimidant", pour décrire la salle (les arrêts de jeu pour évacuer les litres de flotte les jours de pluie, because toiture toute pourrie, relol), l’athmosphère (fumée de tabac à gogo), la culture-jeu... ! :o)
Seul défaite at home dont j’aie souvenir : face à la "Youth Académie" d’Ostende.
Patrick fut longtemps un ami, puis complètement perdu de vue (comme tous les autres) ; ai quitté la Belgique dès mon diplôme en poche (Europe centrale, States, Afrique...). Un meneur d’ailleurs, le Patrick, comme son frère Alexandre.
T’as dû jouer avec Christophe je-sais-plus-comment aussi ? Dernière fois que je l’ai vu (4 ans ? ?) : comptait monter une start-up à Barcelone, la tête pleine de projets...
Ai quitté la Vaillante "fâché", bisbrouille avec fils d’un généreux sponsor (ça ne pardonne pas)... :o)
Allez, bless : boulot now ;o)
sur les temps de montée de l’Alpe, il y en a d’autres ici (pas tout à fait identiques)
http://en.wikipedia.org/wiki/A...
je pensais pas que Landis avait fait aussi fort...
Salut Moctezuma,
Les temps d’ascension varient car ça dépend de l’endroit à partir duquel on fait le pointage. Je pense que Frédéric Portoleau et Antoine Vayer ont volontairement supprimé les premiers hectomètres (700 mètres je crois) car ces derniers étaient parfois courus en peloton et qu’ils avantageaient certains coureurs à l’abri du vent une année et pas l’autre. Afin de pouvoir le mieux comparer les performances de différentes éditions, ils ont fixé le pointage à un endroit où la course s’est déjà décantée, ainsi les coureurs sont sur un pied d’égalité niveau difficulté face au vent d’une année à l’autre...
Hors-sujet encore, et vrrraiment désolé, mais about ce Pierrot "le fou" que j’évoquais plus haut :
A certes joué plusieurs années en D2... mais bien que j’aie fait pas mal de street-basket (où j’étais 3 fois plus fort qu’en club d’ailleurs, jamais trop compris pourquoi) après opération, et notamment contre TRES bons étudiants croates, US, italiens... : JAMAIS plus côtoyé de près ou de loin tel phénomène !
Tournois internationaux : de TRES loin le plus fort, toujours !
Toujours surclassé en catégories d’âge et équipes nationales...
Gaillard qui te dunkait dans tous les sens à 15-16 ans, marquait les yeux fermés (sens premier !), en cueillère depuis l’arrière de la planche, jordaneries à gogo (mais toujours à BON escient), triples-doubles en-veux-tu-en-voilà... Shootait sans motif apparent du milieu du terrain, et boum (l’ai vu en marquer une dizaine d’affilée un jour, après entraînement) !...
Gros défenseur, battant pas croyable, vista vraiment géniale, inventait constamment (genre passe dans le dos de droite vers gauche... et dès que la balle passait sa colonne vertébrale, bam : coup de coude du gauche, pour modifier complètement la trajectoire du cuir)... Vrrrrrraiment LE phénomène !
C’est pour ça que, quand je parle de "parcours pas vraiment abouti" (truc du style)...
On racontait à l’époque qu’il était coursé par scouts NBA, mais jamais su si c’était vrai... En tout cas bonne grosse réputation d’être l’un des plus grands talents d’Europe, à l’époque !
Et indiscutablement plus fort et complet, poste pour poste, qu’un Benoît Raskin, que j’ai bien connu au Collège, et qui a joué une dizaine d’années en D1 et équipe nationale !
Et au final, cependant..... !
Je suis l’argumentation des uns et des autres de loin. Je pense ne pas avoir les connaissances ou les recherches nécessaires pour pouvoir argumenter correctement sur le propreté ou non de certains cyclistes. J’étais persuadé que le dopage ne faisait que niveler le niveau réel des coureurs et que finalement, le dopage étant monnaie courante pour tout le monde, c’était quand même le meilleur qui gagnait à la fin. Ces articles et les commentaires (argumentés) de chacun m’ont permis de voir qu’il y avait finalement dopage et dopage, et qu’il avait matière à débattre sur les valeurs respectives des coureurs.
Néanmoins, je vois qu’on commence à tourner autour d’un sujet un peu plus général à savoir l’autorisation du dopage dans le cyclisme, voire comme certains proposent, organiser 2 circuits parallèles, un avec et l’autre sans dopage.
C’est un sujet sur lequel je suis souvent interpellé par mes amis et famille, et je pense ne pas être le seul ici : comment continuer à suivre avec autant de ferveur le Tour de France alors qu’on est persuadé que tout n’est que fumisterie ? Ou pourquoi s’obstiner à suivre une compétition où l’on sait pertinemment que les règles sont biaisées et que tout le monde n’est pas sur un pied d’égalité. La cause la plus évidente de cette addiction au Tour semble être la démence avancée. Pour des raisons d’égo, je me suis toujours refusé à le penser. En fait, s’interroger sur les raisons pour lesquelles on suit le Tour, revient à se demander quelles émotions cela éveille en nous. Car le Tour a une forme de magie : pour moi, rien n’est plus vibrant qu’une étape de montagne d’anthologie. Plus précisément, je pense éprouver un plaisir coupable à voir les coureurs s’accrocher puis craquer un à un alors qu’ils sont sont au comble de l’effort. Le dépassement de soi jusqu’à la rupture. Une étape façon western hoolywoodien où l’atmosphère devient de plus en plus irrespirable au fur et à mesure que les kilomètres s’égrainent et que ne resteront debout à l’arrivée que les meilleurs. On apprécie d’autant plus ce genre d’étape qu’on a eu soi même la chance de gravir certaines de ces ascensions...
Accepter le dopage, ce serait alors nier le fair-play. Comme on le sait, ce ne sont pas les meilleurs qui restent à la fin, mais les mieux "préparés". Et là, si on passe ce cap, il faut accepter que ce n’est plus du sport qu’on regarde, mais de l’entertainment. Et c’est bien justement là le problème : pour être apprécié, le Tour de France doit être vu comme un grand spectacle. On va se concentrer sur la trame et l’esthétique générale, plutôt que d’essayer de s’identifier aux athlètes. Ca sera comme du sport qu’on fait dans la vraie vie, mais avec des effets spéciaux.
Cette vision très cynique est sûrement valable pour beaucoup d’autres "sports". Et implique aussi d’inciter des personnes à mettre leur vie et leur santé en jeu pour un vulgaire divertissement. On verra alors apparaître en bas des étapes les mentions chères à la WWE : "Please, don’t try this at home".
Enormes nos basketteurs belges ! J’avoue que j’aurais jamais pu vous donner la réplique avec mes 1m70,60 kg.
Bravo Moctezuma pour ce dénichage de temps ! C’est vrai qu’ils sont légèrement différents pour certains (changements de parcours ? pointage selon la position dans le peloton ?). En tout cas, comme vous aviez sans doute dû le souligner l’an dernier, les temps de 2011, Contador-Sanchez- Rolland sont moins artificiels que ceux des années 90-2008. Si t’arrives à retrouver la vidéo complète de l’étape de Sestriere depuis le Mont-Cenis, je te vénérerai pour au moins 1 mois !
Au sujet du débat avec Fsud sur les usurpations de la génération années 90, c’est surtout pour la période 90-93, où je défends ce point de vue. En effet, on nous sort toujours le coup de la génération Chiappucci-Bugno-Indurain-Rominger qui arrive à maturité alors que la génération Fignon-LeMond-Mottet décline mais on oublie qu’ils ont pratiquement le même âge. Rominger est même plus vieux de qq mois que LeMond (1961). Quant à Claudio Chiappucci (1963), il n’a que 2 mois de moins que Mottet (1962), Bugno 14 mois et Indurain 17 (1964). Au pire LeMond n’avait que 3 ans de plus qu’Indurain. Fignon (1960), LeMond (1961), Hampsten et Mottet (1962)avaient encore 3-4 belles années devant eux en 91, quand ils ont été submergés par ces "nouveaux coureurs" qu’ils écrasaient 2 ans avant. C’est pour cette période que je dis qu’Indurain, Chiappucci et Bugno ont usurpé leur palmarès.
Fsud, bonjour ! Indurain avait, c’est vrai, incontestablement plus de talent et de sens tactique que Bjarne Riis. Mais ce n’est pas seulement pour ça qu’il a gagné 5 tours et 2 Giros et que Riis n’en a gagné qu’un seul. Il ne faut pas oublier que l’ami Indurain a eu accès à la potion magique (1990) bien plus tôt que Bjarne (1993). A la veille de la saison 94, moment où l’EPO commence à être utilisée de manière archi-efficace par la plupart des équipes, Indurain a déjà eu le temps de gagner 5 de ses 7 Grands Tours. De 91 à 93, les rivaux dopés efficacement à l’EPO étaient peu nombreux (Bugno, Chiappucci puis Rominger) et inférieurs tactiquement. La majeure partie du peloton a commencé à en prendre sans savoir très bien s’en servir en 93 (cf. W.Voet sur Festina et la joie de l’arrivée du nouveau produit en plein Tour de France, me semble-t-il). La vraie concurrence entre dopés à l’EPO nombreux et efficace a donc commencé en 94. A partir de ce moment open bar pour tout le monde, Indurain ne bat Riis que 2 grands Tours à 1. Et pourtant, nous sommes d’accord pour dire qu’Indurain avait intrinsèquement bcp plus de talent que Riis. Ce qui n’a pas empêché Riis de le massacrer en 96. Autrement dit, je te retourne ton argument "Indurain est meilleur donc il gagne". Toutes ces considérations valables avec les amphets-cortisones ne tiennent plus du tout avec un dopage sanguin bien mené. C’est tout l’intérêt de la série de Ditch. Si Indurain a battu des coureurs intrinsèquement meilleurs que lui en montagne dans la période 91-93 (LeMond, Boyer, Hampsten, Fignon, Leblanc, Mottet, Delion, etc.), il a fini par subir le même sort, battu par Riis moins bon que lui mais mieux dopé.
Tout le mérite d’Indurain est finalement d’avoir dominé à armes égales des coureurs comme Rominger, Chiappucci ou Bugno, préparés comme lui par des professionnels du dopage sanguin. Par contre, il a "volé" les champions qui n’en prenaient pas alors et qui lui étaient pourtant intrinsèquement très supérieurs : des coureurs un peu plus âgés comme LeMond, Mottet et Hampsten mais aussi de grands espoirs comme Leblanc et Delion (1966). Hampsten et Leblanc ont comme tu l’as dit bien pris de l’EPO mais seulement en 93 (ou 92) pour l’un, 94 pour l’autre. D’ailleurs, ils n’en n’ont pas tiré le même bénéfice que Riis et Indurain. Regarde Hampsten, boosté par l’ EPO, il fait 14ème et 10ème du Giro en 1993 et 1994. Quand ses adversaires n’avaient que des amphets et de la cortisone et qu’il était doping free, Hampsten a fait 1er en 88 et 3ème en 89. Même en se chargeant, Hampsten a fait une moins bonne affaire que si l’EPO n’avait jamais existé. Indurain, lui en a profité à fond, grâce à sa grande carcasse et au talent du bon Dr Padilla : il est 47ème du tour 88, 17ème du tour 89 mais 5 fois 1er ensuite !!!
Voilà, en gros ce que je voulais dire.
Merci Ditch pour cette saga forte intéressante qui permet de bien comprendre l’évolution du dopage sanguin et pour ce superbe article une nouvelle fois bien écrit.
Pour ma part, ce Tour 96 reste un très bon souvenir, j’ai pas mal vibré durant cette grande boucle même si on connait tous la suite de l’histoire.
J’apporte à mon tour mon point de vue par rapport aux nombreux commentaires que j’ai pu lire.
Tout d’abord, je suis entièrement d’accord avec Ditch et Fabien pour penser que le dopage sanguin est diffèrent du dopage pré-EPO et qu’il a sensiblement remis en cause la hiérarchie naturelle. Pour appuyer cette idée voici un extrait tiré de l’autobiographie de Bjarne Riis himself qui explique avoir commencé par la cortisone à l’époque de Super U puis à l’automne 92 en rejoignant l’équipe Ariostea, il s’initie à l’EPO et voici ce qu’il raconte de cette période : « ...autrefois je pensais que le coureur qui s’entrainait dur et de manière efficace, qui était préparé un minimum (cortico, amphet...) et qui était solide tactiquement était celui remportait les courses. Mais finalement, il ne semblait pas que tous ses atouts soient nécessaires, j’ai compris ce jour-là que celui qui gagnait était celui qui avait le bon produit... ». Tout est dit.
Concernant Indurain, mon avis est qu’il a commencé l’EPO dès le Tour 90 mais à titre expérimental, sa belle 3ème semaine me conforte dans l’idée d’une prise d’EPO mais cela reste une supposition personnelle ce qui est bien fragile j’en conviens. Il est vrai en revanche que Miguel traîne peu de casseroles en matière de prise d’EPO, si l’on exclue son contôle positif au Salbutamol qui passait moi l’expression est « du pipi de chat ». Je ne retiens finalement que deux témoignages à son encontre (un témoignage public et un autre privé, ce qui est encore une fois fragile certes mais qui a l’avantage de provenir du « milieu »). D’abord celui de Thomas Davy, membre de l’équipe ibérique en 1995 et 1996 qui affirme, au tribunal de Lille lors du procès Festina, son dopage et un dopage sanguin organisé au sein de l’équipe même si il avoue n’avoir personnellement jamais vu Indurain se faire injecter quoique ce soit. Ensuite, un très grand directeur sportif français de l’époque dont je tairais le nom par respect m’a affirmé en privé qu’Indurain était bel et bien le premier vainqueur sous EPO et qu’à partir de 1992, une bonne partie du milieu était au courant de sa préparation médicale avec Sabino Padilla qui encadré également d’autres coureurs espagnols, bien évidemment il m’a dit ne pas pouvoir en parler publiquement au risque que d’être attaqué en justice.
Par contre, possédez-vous certaines étapes notamment Luz-ardiden 90, Val Louron 91, les Arcs 96, Loudenvielle et Alpe d’huez 97. Je collectionne et possède moi-même quelques étapes en intégralité surtout en 98 et 99, en revanche de 90 à 97 (bien que je dois avoir l’étape des Champs 90 en intégralité il me semble) elles ne sont pas en intégralité, j’enregistrais les moments clés de chaque étape (10 min pour une étape de plat, 30 à 40 min pour une étape de montagne, clm ou prologue parfois).
Salut Tony, J’ai quelques étapes sur CD (CLM des champs ’89, Alpe d’Huez 90, Luz Ardiden 90, Val Louron 91, Les Arcs 96) et une sur VHS (pampelune 96). J’ai chaque fois au moins 2h de course voir plus (pour pampelune, j’ai les 6 heures)
Salut Ditch,
Je serais intéressé par les étapes que tu possèdes, elles font parties des étapes marquantes que je recherche. Si tu es ok pour un échange ou autre, pourrais-tu envoyer ton adresse mail à cette adresse : tony85480@gmail.com
N’hésites pas à me faire savoir si tu recherches une course en particulier (étape du Tour, paris-roubaix...), je possède également beaucoup de matchs NBA de Michael Jordan (commentaires en français) comme j’ai pu lire que tu avais pratiqué le basket étant passionné également et ayant moi-même pratiqué ce sport durant de nombreuses années.
Slt tony j’aurais peut-ètre des étapes a vendre enregistrés a l’époque.
Mais tu as quoi comme étapes ?
Salut Tony,
T’as du courage car des commentaires, il y en a (104) !!
Pour les vidéos, j’en ai plein : je les achète sur le site de l’INA. Tu as généralement 1 à 2 h de direct et ça coûte 3,99 euros. J’en ai acheté plein ! je visionne aussi celles de Chickasmith (en anglais), un internaute anglophone. Tu as toutes les étapes sur CBS, années 80-90. C’est génial ! Le seul pb, c’est qu’il y a que 25-30 min. à chaque fois et que du coup, il coupe certains passages. parfois, il y a aussi les vidéos de Wenck et Paquirrin Top Model (en espagnol), internautes espagnols. Mais c’est surtout pour la Vuelta. L’avantage, c’est qu’ils mettent des vidéos longues : souvent 1 à 2h. J’avais vu Luz Ardiden et L’Alpe 90 sur celles de Wenck il me semble. L’Alpe, ça commençait au pied du Glandon et Luz Ardiden au pied du Tourmalet. Carrément royal ! Je ne sais pas si elles y sont encore.
Ton scoop sur la petite phrase de Riis, excellent. Il a bien compris la leçon en tout cas !
Ariostea était une équipe de pionniers avec le Dottore Ferrari : en 91, ils gagnent le clm par équipe malgré une chute et enchaînent 3 victoires consécutives en 2ème semaine. A Castres, Cenghialta est carrément intouchable et largue ses compagnons d’échappées, dont le jeune Jalabert (Toshiba). Il y a aussi Cassani dans cette échappée. Moreno Argentin renaît après 4 ans de marasme. Très fort, Lietti est le seul à suivre la tentative desespérée de LeMond de reprendre du temps à Gap. Dès 90, je trouve le jeune Roberto Conti très à son avantage à St Gervais, dans l’Alpe, dans le Tourmalet... même si pas encore tout à fait au niveau des meilleurs. Je n’ai pas de preuve pour cette année.
Pour ton directeur sportif, pas besoin de citer, on a bien compris en regardant les perf (perfusions ou performances ?) du roi Miguel !
Tony,
Pour info, parmi ta liste, j’ai trouvé 2 vidéos de Paquirrin Top Model (en espagnol) avec près de 2h de courses : L’Alpe 90 et Luz Ardiden 90. C’est grandiose.
Je les ai postées sur l’article de Ditch intitulé 1990 : le dernier Tour.
Salut Fabien,
Oui oui j’ai bien lu tous les commentaires et oui ça m’a pris du temps mais l’article en valait la peine :)
Merci pour toutes ces vidéos, je vais aller visionné tout ça très prochainement en revanche je n’ai jamais acheté de vidéos sur le site de l’INA mais il me semble que ce sont surtout les années 70 et 80 qui sont à l’honneur. Pour le coup, ils ont décidé de zapper le cyclisme héroïque des années 90 ! ^^
Bonjour Tony,
Généralement, tu en as de toutes époques, y compris dans les années 90-2000. J’avais vu notamment L’Alpe 2001, Luz Ardiden 2003, L’Alpe 2008... et le nec plus ultra Morzine 2006 avec l’ami Floyd qui s’arrose comme une locomotive, à cause du "whisky" qu’il a bu la veille.
Après, il faut un peu triturer le moteur de recherche, qui est peu performant. Mieux vaut passer par google en tapant le nom de l’étape "Tout de france année Ina"
Après, sur le site de l’INA, j’ai acheté que des étapes avant les 90’s car à l’époque, je ne les avais pas vues (trop jeune). Méfie-toi, pour les années 80, tu as parfois de mauvaises surprises. Comme les technologies de retransmission n’étaient pas les mêmes, au moindre nuage bas en montagne, tu te retrouves avec un zoom sur Gérard Holtz ou Robert Chapatte, qui disent : "la météo n’est pas au RDV, quel dommage de ne pas pouvoir suivre ce spectacle magnifique". J’étais impatient à l’idée de visionner Luz Ardiden 87, qui est une des plus belles étapes de montagne de la décennie. Et la patatra, dès le début Gégé pendant 10 min, le passage au sommet de l’Aubisque avec les caméras fixes et l’arrivée à Luz Ardiden avec les caméras fixes aussi. En gros, tu vois Luz Ardiden à 800 m de la fin, avec les caméras qui zooment au maximum. Hyper frustrant. Il y a quand même les interviews à la fin, mais bon.
Il faut aussi se méfier car dès fois, ils cherchent à te fourguer le résumé de l’étape type "le journal du Tour". Donc il faut bien checker le nombre de minutes et que c’est la retransmission en intégralité de la fin de l’étape.
Si jamais tu t’intéresses aux années 80, je te conseille vivement dans l’ordre Superbagneres 86, L’ Alpe 87 et Morzine-Avoriaz 85.
Luchon 83 est très belle aussi mais je me suis senti un peu floué car la retransmission ne commence qu’au pied de Peyresourde. En plus comme Van Impe, Kelly, Zoetemelk et autres sont loin, ils les couvrent pas avec leur seul hélico. Résultat, on ne voit jamais le peloton, où ils se passe énormément de choses !
Voilà, j’ai essayé de te fourguer mes étapes préférées des années 80, toi qui voulais regarder les étapes des 90’s. Désolé, je suis passionné !!!
Bonne soirée !
Slt fabien, Tu déteste tellement Indurain que tu bases ses victoires sur l’epo.
Si ce mec la n’avait pas de talent ceux qui en ont plus l’aurait battu. Riis en 96 a 60 % et Indurain était moin fort donc il a a perdu le tour.
Tu défends d’autres tricheurs dopés et ceux que tu détestes tu les enfonces c’est totalement illogique. Tu connais personnellement Hampsten, roche, delgado et les autres pour faire cette différence. Je te l’ai dit ces mecs la ont prit de l’epo surtout le premier puisqu’il a été chez motorola, banesto et us postal donc que dire. Un tricheur reste un tricheur amphèt, epo, corticoides etc...
Tu juges les types sur les montées mais tu connais les parcours, les cols qu’ils ont fait ? Tu les as les étapes ? car perso celles des années 90 en montagne je les ai en vidéo donc je peux juger et celle des années 80 et même fin 70 un membre de ma famille les a aussi.
Sur roche qui fait son exploit en 87 et puis plus rien par la suite c’est pas suspect, lemond avec son chrono de versailles au bout de 3 semaines de courses non plus ?.
Mais non, Fsud, je ne déteste pas du tout Indurain. Humainement, il avait l’air plutôt d’être un bon gars. Je dis juste que le recours au dopage sanguin lui a permis de remporter des grands Tours qu’il n’aurait jamais remportés en étant l’un des 1ers à en bénéficier comme Chiappucci, Bugno, Chioccioli, Giovanetti, etc. Et que l’EPO a plus bénéficié aux grands rouleurs comme lui. Un mec de 80 kg qui est 1er dans les cols, ce n’est pas banal dans les courses amateur type cyclo. On voyait pas ça avant non plus, excepté peut-être Mercx, qui était par ailleurs une sacré chaudière. Par contre, c’est devenu monnaie courante dans les années 90 avec Bugno, Indurain, Riis, Ullrich, etc. Les petits grimpeurs, eux ont reculé, sauf à se charger outre-mesure à l’image de Pantani ou Rasmussen. Les grimpeurs de poche colombiens qui dominaient les années 80, fini.
Je suis d’accord avec toi quand tu dis que tout tricheur est moralement condamnable. Je dis juste, comme Ditch le montre très bien, que le dopage sanguin a bouleversé les hiérarchies. Et qu’Indurain en a été le grand gagnant, dans la 1ère partie des années 90.
Pour ce qui est de l’époque historique du cyclisme, oui je suis un fan, et j’ai acheté et visionné bcp de vidéos. J’ai bcp aimé les Tours ouverts comme 83, 85, 86, 87, 89 et 90. J’aime bcp la Vuelta aussi avec ses arrivées mythiques à Cerler, aux Lagos de Covadonga, à la Sierra Nevada, l’ascension du Naranco, du Puerto de Navacerrada, du Puerto de Pajares etc. C’était aussi des très beaux paysages, à l’époque car la Vuelta se courait au Printemps et les montagnes étaient souvent enneigées. Je connais moins les Giros car je ne parle pas italien, même si on comprend à peu près au bout d’un moment. Mais j’en ai quand vu pas mal aussi. Regarder ne suffit pas pour comprendre. J’ai crû très naïvement des choses incroyables jusqu’en 98 (j’avais alors 15 ans).Et pourtant, je regardais toutes les étapes, y compris les phrases mythiques de Gérard Holtz : " ce sont des extra-terrestres mais comment font-ils ?"
Stephen Roche a toujours eu une éthique sportive douteuse. C’était une bonne chaudière, dès avant de prendre de l’EPO en 92. En ce sens, il me fait penser à Phil Anderson, son alter ego australien.
Slt fabien, je suis rassuré... Tu as des étapes qui t’on marqué ?
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