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le 21/05/2013

Dans Löw du cyclone.


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Adulé, incontestable il y a encore quelques mois, Joachim Löw, le sélectionneur de l’équipe d’Allemagne de football est actuellement sévèrement critiqué dans son pays. La nette défaite de l’Allemagne contre l’Italie en demi-finale de l’Euro 2012 n’est pas passé outre-Rhin et même si la DFB a maintenu l’homme aux pulls de cachemire dans ses fonctions, le public et les médias n’ont pas digéré et n’hésitent pas à réclamer sa tête. La défaite en amical contre l’Argentine (3-1) n’a pas arrangé les choses et Löw doit désormais composer avec une opinion hostile.

Les critiques sont souvent à la mesure des espoirs que l’on suscite. Avant l’Euro 2012, beaucoup d’Allemands voyaient leur sélection nationale renouer avec le succès après seize ans de disette. Avec une équipe de jeunes joueurs très doués que certains médias allemands n’avaient pas hésité à trouver "supérieure à toutes celles qui l’ont précédé", la Mannschaft semblait en mesure d’aller décrocher la timbale. Las, sa "bête noire" italienne a douché les ardeurs germaniques et les critiques ont plu. On a parlé du manque de patriotisme des joueurs qui ne chantaient pas l’hymne national (une critique bien française qui a réussi à traverser le Rhin) ou du manque de réalisme des ces petits joueurs surdoués mais timorés. Mais dans l’oeil du cyclone, il y a surtout Joachim Löw et sa gestion de l’équipe.

Car peut-on vraiment pointer du doigt les joueurs allemands? Alors certes, il ait certaines voix qui dénoncent le manque de réalisme de ces joueurs, leur manque de mental, cet espèce d’esprit de tueur qui habitait les Förster, Rummenigge ou Matthäus. Pour ces détracteurs, les jeunots que Löw a lancé dans le grand bain sont trop tendres, trop inexpérimentés pour la haute compétition. Difficile de donner du crédit à cela. Des joueurs comme Özil ou Khedira se sont imposés par exemple au Real Madrid, l’un des meilleurs clubs d’Europe où la concurrence est féroce. Des joueurs comme Götze ou Hummels sont considérés comme des leaders au Borussia. Et que dire de Thomas Müller, à 22 ans, il a déjà disputé deux finales de Ligue des Champions, a finit meilleur buteur de la Coupe du Monde et a même marqué un but qui aurait pu être décisif en finale de la Ligue des Champions contre Chelsea, alors que son équipe n’arrivait pas à trouver la faille. On notera que c’est d’ailleurs quand il sort que les anglais recollent au score...

Rétrospectivement, ces "petits" jeunes ont été plutôt bons lors de l’Euro 2012: Khedira a été impérial tout au long de la compétition, les entrées de Reus ont à chaque fois fait souffler un vent de fraîcheur et si Müller a été moins décisif qu’en 2010, il a apporté de la vitesse et du mouvement dans son couloir. En revanche, les anciens ont été beaucoup moins brillants: Schweinsteiger, Lahm, Podolski ont disputé de loin la pire compétition de leur carrière... Si l’on ajoute les mises à l’écart plus ou moins forcées de Klose et de Mertesacker, on remarque que les maillons faibles de l’équipe ne sont pas forcément les jeunes mais plutôt les "vieux"...

Et là, Löw porte une certaine responsabilité...

Si Löw semble toujours perpétuellement à la recherche du nouveau jeune crack susceptible d’être intégré à son équipe (Gündogan, Götze, Grosskreutz, Holtby, Marin, Kroos, Draxler, ter Stegen, Reinartz...), il reste cependant très conservateur lorsqu’il s’agit de mettre le nom des titulaires sur la feuille de match. Pas besoin d’être fin observateur pour remarquer que Löw a cherché à aligner à l’Euro, la même équipe qui avait joué le Mondial 2010. Les seuls changements concernaient le remplacement de Mertesacker par Hummels en défense centrale et celui de Klose par Gomez en attaque. Des changements plus liés au fait que les deux habituels revenaient de blessures et étaient quelque peu hors de forme. Il aurait fort à parier que sans ses blessures, ni Hummels, ni Gomez n’auraient débuté le tournoi. Si Löw invite beaucoup de gens dans sa maison, ce sont toujours les mêmes qui se retrouvent autour de la table. Mais ce conservatisme a coûté cher à Löw car à l’Euro, de nombreux "cadres" étaient hors de forme: notamment Schweinsteiger, Özil et Podolski, qui ne fait plus rien en sélection depuis deux ans. Löw n’a pas osé toucher à ses joueurs-clés et les entrées en jeu et les modifications dans le onze-type ont surtout concernés les "jeunes" comme le remplacement de Müller par Kroos contre l’Italie. Des choix tactiques assez douteux quand on sait par exemple que Müller était l’un des rares joueurs à donner de la vitesse au jeu et que contre l’Italie, c’était ce qui a fait défaut à la Mannschaft...

Loin d’apporter des solutions au jeu, les choix tactiques ont surtout apporté de la confusion au groupe. Le rôle de Kroos contre l’Italie n’a pas permis de museler le stratège Pirlo ni d’apporter une touche technique au milieu. Il a au contraire déséquilibré le jeu et obligé l’Allemagne à ne pas jouer son jeu habituel pour l’adapter à celui des transalpins. Dans un certain sens, ce match a mis au jour les erreurs stratégiques et tactiques de Löw. On ne peut pas demander à une bande de gamins, l’expérience qu’ils n’ont pas, ni les interchanger comme ça et espérer qu’ils brillent. Depuis 2010, la Mannschaft n’a pas évolué: les jeunes pépites ont été maintenus à l’écart du onze-type, les "vieux" ont gardé la confiance du sélectionneur malgré leurs contreperformances, certains postes restent toujours à pouvoir (latéral droit et/ou latéral gauche) et beaucoup de rôles restent à définir. A quoi sert Kroos par exemple dans l’équipe? Tour à tour milieu gauche, droit, centre, numéro 10, le joueur n’arrive pas à s’imposer en raison de la multiplicité des rôles qu’on veut lui faire jouer... Il faudra pourtant un jour qu’il trouve sa place ou pas...

A bien des égards, la gestion humaine de l’équipe de Löw est assez catastrophique. Son manque d’entrain à intégrer réellement les jeunes obligent ces derniers à probablement se sentir à l’écart et à certains vieux à être des sénateurs. Ainsi, bien que supérieur à Klose depuis 4 ans en club, Gomez ne reste qu’un numéro 2 aux yeux de Löw. Une position d’autant moins enviable que Löw est un sélectionneur qui ne "rappelle" pas. A partir du moment où il ne sélectionne plus un joueur, il ne le rappelle pas: Westermann, Rolfes, Beck, Tasçi ou Marin peuvent en témoigner. Une méthode assez inquiétante qui "flingue" plus qu’elle ne permet l’épanouissement du joueur: Tasçi autrefois considéré comme l’un des meilleurs espoirs au poste de défenseur, est désormais sur la touche... quand Mertesacker est toujours là...

Mais au-delà de la question du choix des joueurs, il a aussi la question du projet de jeu. Et là aussi, les critiques pleuvent sur Löw.

Jogi Löw n’a jamais caché son admiration pour le beau jeu et la flamboyance offensive. Il a souvent déclaré que plus que les titres c’était la manière qui importait. Quand tout baigne dans l’huile et que les Allemands vont taper les Pays-Bas ou le Portugal, personne ne trouve rien à redire mais quand ces mêmes allemands boivent la tasse contre la Suisse et se font renvoyer à la maison par les Italiens, cela fait désordre dans un pays où les notions de "beau jeu" s’effacent en général devant le pragmatisme et le réalisme. Historiquement, l’Allemagne n’a jamais gagné en pratiquant un jeu léché et magnifique (à part à l’Euro 1972) préférant laisser à leurs adversaires (Hongrois ou Hollandais) le soin de rêver et de se voir plus beaux qu’ils ne sont. La manière, c’est pour les Hollandais, les titres, c’est pour nous ou pour reprendre une citation du "Kaiser" Franz: "Cruyff était le meilleur mais c’est moi qui ait gagné la Coupe du monde!". Dès lors, la méthode Löw qui lorgne vers l’Espagne ou le Barça, commence à énerver un public qui veut des titres et pas des rêves...

Et c’est peut-être cela qui explique les difficultés récurrentes pour Löw d’arriver à construire une défense efficace. Le problème ne vient pas tant des hommes que du système même. L’Allemagne ne défend bien que quand elle attaque: quand sa possession est stérile, sa défense prend l’eau. L’équipe est trop aimantée vers les cages adverses, trop attiré vers l’avant et les défenseurs se retrouvent bien trop seuls sur les attaques adverses. Khedira et Schweinsteiger bouffent des kilomètres au milieu mais évoluent trop hauts et les replis sont compliqués. Il n’y a pas de réel milieu défensif (à part Bender promu défenseur droit!) et quand il s’agit de subir, les Allemands ne savent pas comment faire. Plus que les hommes, ce serait le système et la philosophie de jeu qu’il faudrait changer. Mais pour cela, il faudrait probablement virer le dépositaire de ce système: Löw...

Outre-Rhin, certains n’hésitent pas à demander la "tête" de Joachim Löw arguant que son temps était fini et qu’il fallait passer la main. Un changement qui serait salutaire et qui pourrait à l’équipe ce qui lui manque: une forme de "grinta", un mental de "gagneur" mais aussi une philosophie de jeu plus "réaliste". Mais à 2 ans du Mondial, ce changement s’avérerait un peu casse-gueule: on ne peut changer de cycle juste avant de si brèves échéances. Le contrat de Löw, qui court jusqu’en 2014 ne sera pas arrêté. D’ailleurs, malgré le revers de la Mannschaft, Joachim Löw garde un certain crédit auprès de ses joueurs. Néanmoins, s’il veut que l’Allemagne brille dans deux ans, il faudra achever le chantier qu’il a commencé depuis 2010 (2008 étant encore la compétition des "anciens") et probablement rectifier certaines caractéristiques de son mode de fonctionnement.

Il s’agira tout d’abord, d’arrêter de rechercher à intégrer encore et toujours de nouveaux jeunes. Ceux qui sont en place ont suffisamment de talent et commencent à acquérir de la bouteille: il suffit de polir ces "pépites", de leur donner un rôle et une vraie place dans l’équipe. Des joueurs comme Kroos, Reus, Götze doivent avoir des certitudes quant à leur place pour pouvoir exprimer leur talent. C’est l’embouteillage dans le milieu allemand, inutile d’en rajouter (même si on peut imaginer qu’un joueur comme Draxler puisse à court terme rejoindre les "23"). Les seuls postes où il y aurait des joueurs à prospecter, ce serait pour les latéraux mais il faudrait encore que Löw décide de prendre de "vrais" latéraux et non des défenseurs reconvertis. Certes, il y a manque à ces postes outre-Rhin mais peut-être vaudrait-il mieux donner ces postes à de vrais spécialistes (Beck, Jantschke, Castro...).

Ensuite, il faudra que Löw pense à écarter ces "cadres" qui deviennent inutiles, ce qu’il a souvent répugné à faire. Podolski a peut-être un CV fourni en sélection, mais depuis deux ans, il n’apporte plus rien alors que poussent derrière lui, des monstres comme Reus, Schürrle ou Götze. Idem pour le "vieux" Mertesacker qui représente le "Manndecker" à l’ancienne, bien loin du jeu plus "moderne" d’un Hummels ou d’un Höwedes. Et puis, il y a le cas Klose. Certes, il en a encore sous la semelle mais il ne représente pas l’avenir et il serait temps de donner à Gomez, la confiance qu’il mérite...

Alors, oui peut-être l’Allemagne sera championne du Monde dans deux ans au Brésil... ou pas.

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par Nicolas

le 27 août 2012 à 12H24

Dans Löw du cyclone.

Bonjour CrazySkanker, j’ai lu rapidement le début. J’y reviendrai plus tard.

Comme ça, vu de l’extérieur, je dirais bien que les Allemands sont devenus trop sûrs d’eux, qu’ils n’ont plus assez honte pour se défoncer et prouver ce qu’ils valent comme dans les années 50 ou 70. Ils n’ont plus assez faim. La réunification a effacé la honte nationale de la WW2.

Et puis, les Allemands qui se plaignent que les joueurs ne chantent pas l’hymne ? Franchement, ça fait depuis quoi... 10 ans qu’ils chantent à nouveau leur hymne, et encore ! parce que ce n’est plus le même passage qu’à l’époque du Kaiser ou du Führer !

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par Nicolas

le 27 août 2012 à 16H26

Dans Löw du cyclone.

A l’Euro, j’ai pas trop pigé la gestion de l’effectif par Löw. Pourquoi changer toute la ligne d’attaque contre la Grèce ? Et, alors que l’attaque a plutôt bien marché, à nouveau tout changer contre l’Italie ? Pourquoi maintenir Kroos contre l’Italie alors qu’il est évident qu’il ne sert à rien ?

A sa décharge, il faut tout de même souligner que les Italiens étaient en état de grâce ce soir-là. Mais les Allemands incapables de trouver la parade, comme hypnotisés. Balotelli qui fait le match de sa vie, Pirlo qui fait une "Zidane" (son dernier tournoi international est peut-être le meilleur de sa carrière !). Et puis, en 2010, ils perdent contre l’Espagne : une équipe avec des résultats comme on en a rarement vu !!

Le bilan de Löw est peut-être pas si nul que ça. Mais c’est vrai que son côté à vouloir faire "du beau jeu" (et n’obtenir aucun résultat tangible) fait un peu tache face au Panzer des années 70... Les Allemands deviendraient-ils nostalgiques ? Décidément !

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par CrazySkanker

le 28 août 2012 à 00H21

Dans Löw du cyclone.

Tactiquement et humainement, les choix de Löw ont en effet été très douteux.

J’ai l’impression qu’il a pêché par orgueil contre la Grèce. Il sentait son équipe tellement supérieure à la Grèce qu’il a dû se dire que c’était le bon moment pour faire tourner l’effectif et donner du temps de jeu aux remplaçants.

Ou alors, il devait penser que son attaque n’était pas assez bonne et ne se créait pas assez d’opportunités et voulait essayer une nouvelle combinaison. Il est vrai que sur les trois premiers matchs, l’Allemagne marque sur des buts de "renards" de Gomez mais on est loin du "feu d’artifice" promis. De plus, j’ai l’impression que la relation entre Gomez et Özil ne fonctionnait pas aussi bien que celle de Klose-Özil.

De toute manière, dans un cas comme dans l’autre, ce choix était complètement inconscient voire suicidaire à ce niveau de la compétition. Pour Gomez qui pétait les flammes c’est limite un désaveu. Pas étonnant qu’il se révèle archi-mauvais au match suivant : mentalement, c’est dur...

Et puis, il y a le cas Kroos qui est bombardé titulaire contre l’Italie alors qu’il n’avait fait que des fins de matchs ! Et Müller l’un des rares à courir avec Reus, qui gicle à ce moment-là... Et que dire de Bender très bon contre la Danemark comme titulaire qui disparaît au profit de Boateng au match suivant ! Et Podolski qui n’a pas tenté un seul dribble de tout le tournoi qui était indéboulonnable... malgré Reus, malgré Schürrle... On pourra aussi se demander ce que faisait Höwedes, Gündogan, Götze, Schmelzer ou Mertesacker dans cette sélection : remplaçant du remplaçant... Imagine que Höwedes avait Hummels, Badstuber, Boateng et Mertesacker comme concurrent en défense centrale et Boateng, Lahm et Bender comme concurrent au poste de latéral droit... J’espère qu’il avait téléchargé des jeux sur son smartphone et commandé des charentaises confortables pour son séjour sur le banc de touche...

En fait, on a l’impression que c’était une série de matchs amicaux dans lesquels il a testé des joueurs...

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par Fifou

le 27 août 2012 à 12H45

Dans Löw du cyclone.

Ouais très bon papier.

Je suis assez d’accord notamment sur le fait que l’Allemagne est solide quand elle arrive à tenir efficacement le ballon loin de ses cages en maintenant un danger permanent dans le camp adverse.

Mais c’est vrai que quand ils se font aspirer le ballon, ils sont fragiles derrière parce que le tandem Khedira-Schweini se fait passer en 2 passes. Et ils savent pas bien défendre un bloc... c’est pas leur style de jeu, et des profils comme Khedira-Schweini au centre et des Thomas Muller, Reus sur les côtés ne leur permettent pas de jouer comme ça (Poldi + Schurrle peuvent déjà mieux convenir).

Puis le problème de l’Allemagne 2012 c’est clairement un Schweini complètement à côté de son Euro. Toute façon toute la saison il a joué à 50% En 2010 il avait un lion dans le moteur, en 2012 du coup la Manschafft avait plus de mazout

Ok aussi sur les joueurs sur qui il tire un trait définitivement. Y avait Kuranii aussi

Là où je suis pas d’accord c’est sur le mental des jeunes pousses que t’estimes solide, moi j’y vois clairement un problème.

Tu parles de Khedira et Ozil qui se sont imposés au Real... ouais sauf que Khedira et Ozil sont les 2 joueurs les plus contestés du Onze de Mourinho (Nuri Sahin était pas titu et Coentrao est plus le remplaçant de Marcelo)

D’ailleurs y en a un des 2 qui va sauter pour Modric. Je pense que ça va être Khedira, même si une doublette Xabi-Modric + Ozil je me demande bien ce que tu peux en faire (je me posais la même question pour Alonso-Sahin-Ozil).

Ou alors genre doublette Modric + Xabi, CR7 DiMaria sur les ailes, Benz en 10 et Higuain en pointe, let’s see.

Bref, Khedira bien que pas mauvais, et il a été énorme à l’Euro, il a pas totalement convaincu au Real

Ozil c’est encore pire. Il est brillant que à Bernabeu et un match sur deux ou 3. Puis il est en train de nous faire une Gourcuff, à savoir "je suis pas en confiance et je rate mes gestes, du coup pour compenser je vais courir plus et faire plus d’effort, du coup je suis crevé et pas lucide, et je rate encore plus mes initiatives" etc... cercle vicieux

Idem Thomas Muller. Il est bon il a bien perfé au Mondial 2010. Mais les 2 LDC... déjà l’année où ils jouent l’Inter en finale, je l’ai trouvé bidon tous les matchs LDC que je l’ai vu jouer. Et cette année à part la finale il a pas autant pesé que ça, et pas tellement joué non plus.

Bref c’est un putain d’irrégulier.

Idem Kroos qui a mis 15 ans à éclore et qui encore aujourd’hui au Bayern, même s’il a beaucoup progressé, on sent toujours qu’il a une espèce de pallier qu’il arrive pas à franchir.

Hummels qui a tout pour lui (taille, jeu aérien, lecture du jeu, facilité technique, défensivement propre et précis, solide physiquement) et qui est potentiellement un des meilleurs centraux au monde. Mais 4 ou 5 fois par saison il te sort un match absolument lamentable. Et même des fois au cours d’un match où à un moment il se fait transpercer comme un poussin.

Mario Gomez (même s’il est pas tout jeune), lui c’est genre il marque 20 buts en 2 mois avec des triplés à tout va. Puis pendant 4 mois tu le vois plus. Et puis quand il se met à vendanger il fait pas semblant

... bref tout ça c’est vraiment des joueurs qui sont vraiment talentueux mais qui pour moi ont de grosses lacunes au niveau du mental, et qui ne sont pas fiables.

... Gotze me semble déjà plus en acier. Reus lui il se pose pas de questions il doute de rien, ça se voit dans son jeu.

Et Neuer aussi qui m’a l’air d’être un putain d’arrogant qui doute pas de lui.

Il fait des boulettes de temps en temps lui aussi, mais l’impression que ça le mine pas. Et c’est en général sur des matchs de moindre importance où il met pas toute la concentration. Kahn aussi faisait des boulettes de temps en temps

Dans les matchs à enjeu il est capable d’arrêts que personne peut faire.

Et Schweini aussi qui quand il est en forme est le n°1 mondial sur son profil de joueur.

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par piantoni

le 27 août 2012 à 20H30

Dans Löw du cyclone.

Tony Kroos me fait penser à Memhet Scholl. on te dit toujours que c’est un cador mais on ne lui voit faire que quelques gestes ou quelques matchs de classe, pas une saison entière, il finit toujours par repartir sur le banc.

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par emmenez moi à Geoffroy Guichard

le 27 août 2012 à 21H49

Dans Löw du cyclone.

AH non, tu vas pas me comparé Memet, un peur génie et Tony krotte ? Ah non monsieur.

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par CrazySkanker

le 27 août 2012 à 22H50

Dans Löw du cyclone.

Fifou, sur le plan mental, certains "jeunes" joueurs sont sûrement bien friables mais globalement, je les trouve quand même plutôt solides quand on se rend compte les "grandes" équipes qu’ils ont tapés que ce soit à l’Euro 2012 ou au Mondial 2010.

Khedira ? C’est vrai qu’au Real, il est contesté. En équipe nationale, rien à lui reprocher : en général, d’excellentes performances.

Özil semble en effet, un peu plus fragile mais aussi bien au Mondial qu’à l’Euro, je l’ai trouvé un peu court physiquement...

Pour Hummels, je ne sais pas trop : en sélection, il n’est devenu titulaire que la veille de l’Euro et avec Dortmund, il n’a disputé qu’une poignée de (mauvais) matchs en LdC : inexpérience ou fébrilité dans les grandes occases ?

Müller en revanche, je le trouve plutôt bon dans les grandes occases. Alors, ouais, le mec est irrégulier dans une saison mais c’est l’anti-Ribéry : dans les grandes occases, il est toujours présent : il a planté en finale de la LdC, contre l’Argentine et l’Angleterre au Mondial et je ne sais pas si c’est un signe, mais c’est souvent quand il n’est pas là que son équipe perd (en finale de LdC ou à la world Cup). Van Gaal disait d’ailleurs de lui que sa plus grosse qualité, c’était le mental. Après, sa carrière est encore récente, faudrait voir à l’usure mais j’ai plutôt l’impression que c’est un peu le mec qui ne lâche rien lors des grosses occasions...

Après globalement d’accord toi sur Gomez ou Kroos (encore que pour lui, je n’ai jamais trop su ce que Löw voulait en faire et à mon avis lui non plus)...

Néanmoins, je trouve que ce sont quand même les anciens qui me semblent assez faibles mentalement : ce n’est la première fois que Lahm se troue dans un match XXL (remember la finale de l’Euro 2008 où il se fait piquer le ballon par Torres), Schweinie est toujours inexistant lors du match où l’Allemagne se fait éliminer (contre l’Italie en 2006, contre l’Espagne en 2008 et 2010) et je ne parle même pas de Podolski : je marque au début des compèts puis je me transforme en Casper...

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par Condor

le 27 août 2012 à 14H25

Dans Löw du cyclone.

Dix que l’Allemagne est cité en exemple absolu pour son grand virage.

1) L’abandon de son jeu traditionnel pour se tourner vers un jeu plus alléchant a été salué de partout. A l’arrivée c’est un échec complet !

2) L’arrivée massive de joueur étrangers en Bundesliga en fonction de l’arrêt-Bosman fut encore saluée comme un progrès. Résultat ça à entraîner une dévalorisation totale du footballeur allemand et sa presque disparition.

3) L’incorporation des joueurs d’origines étrangères a été aussi saluée comme un grand progrès. Résultat ses joueurs à produit des joueurs buisiness-plan. Or le joueur buisiness-plan ça n’a jamais fait un joueur de sélection.

4) Face à une concurrence déloyale les clubs locaux pour la plupart d’entre eux en dificulté vu leur investissement et un actionnariat guère porté vers le mécénat, ses clubs sont dans l’impossibilité d’attirer des joueurs étrangers d’un certain calibre.

5) Löw et ses tenues vestimentaires est à l’image de ce football allemand. Ça se la joue ça distribue ici et là les bons points mais derrière c’est le vide.

Résultat zéro victoire en club et en sélection depuis ce tournant .

Un jour ou l’autre les allemands referont surface je crois........Mais sous une autre forme.

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par Lezard

le 27 août 2012 à 16H15

Dans Löw du cyclone.

pas lu l’article, mais ce que tu dis c’est n’importe quoi

le jeu allemand est très attrayant aujourd’hui, et va en demies en 2006, 2010 et 2012, plus finale 2008, j’aimerais que la france en soit là

qd à la bundesliga, elle semble très intéressante ; mtnt le bayern a perdu contre l’inter et chelsea en finale, so what ? l’allemagne reste pour moi 2ème mondiale derrière l’espagne

alors constat d’échec, my ass

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par CrazySkanker

le 27 août 2012 à 23H27

Dans Löw du cyclone.

Je relativise ce que tu dis quand même Condor :

1/ Le virage du "beau jeu" un échec complet ? Anglais, Argentins, Hollandais, Portugais... te diront le contraire. Il ne faut pas oublier qu’en 2010, l’Allemagne se fait sortir par le futur champion et qu’en 2012, ce sont plus d’énormes erreurs tactiques de Löw (Kroos qui remplace Müller dans le onze pour une stratégie qui a coulé)... Rien à voir avec le "beau jeu". Sur les deux matchs, l’Allemagne aurait joué crade que cela n’aurait pas changé grand chose...

2/ Cela fait à peu près depuis 2002 que la Bundesliga fait de moins en moins appel à la "main d’oeuvre étrangère" pour axer sur la formation et prospecter à l’intérieur même du pays. En 2002, il était pratiquement impossible de trouver un attaquant allemand potable de moins de 30 ans en Allemagne (excepté Klose). Les Allemands ont vu la gueule de leur sélection à l’époque et ils se sont dit qu’ils valaient mieux restreindre le recours à des joueurs étrangers... Résultats : même s’il y a des Robben et des Ribéry, il y a aussi beaucoup de stars qui sont bien allemandes

3/ L’incorporation de joueurs d’origine étrangère n’est pas massive : de nombreux allemands ayant une origine étrangère jouent pour une autre sélection que la Mannschaft : Sahin (Turquie), Polanski et Boenisch (Pologne), Choupo-Moting (Cameroun), Boateng (Ghana)... C’est quoi des joueurs à "business-plan" ? Özil ? Khedira ? Parce que paradoxalement, ce sont quand deux très bons joueurs de sélections...

4/ Les clubs allemands n’ont pas les mêmes moyens que les clubs anglais ou espagnols, et tradition oblige, les clubs évitent l’endettement : du coup, ils prospectent du "pas chers" et forment beaucoup plus. Bon, à l’arrivée, ça fait quand même des perles comme Kagawa, Lewandowski, Reus, Dzeko, Özil etc, etc...

5/Löw ne s’habille pas mieux ou pire qu’un Mourinho ou un Guardiola... Bon, les clubs allemands, c’est quand même deux finales de LdC en deux ans... avec éliminations de Manchester et du Real. Pas mal pour du vide... On pourrait rebondir sur le Real : ça la joue ceci et cela mais derrière le vide (depuis 2002)

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par Condor

le 28 août 2012 à 13H09

Dans Löw du cyclone.

Crazy

Perso je me fou de Löw, un autre aurait fait les mêmes choix mais la réalité est que Löw ne dispose pas de top Player.

Le football allemand né à Berne est loin d’être un football aux contours exceptionnels. Certes la sélection a eu de bon résultat mais l’Allemagne et plus encore les clubs n’ont jamais fait peur !

L’ogre allemand c’est de la dialectique produit par des journaleux à la con !

L’Allemagne a acquis ses titres sélection+clubs par sa force à mobiliser des joueurs dans un concept-jeu ou les deux référents étaient discipline-extrême et capacité à ne jamais perdre pied même quand les carottes semblaient cuite.

Cette force de persuasion leur a permis de se tirer de mauvaises situations et de remporter des titres.

Malgré ses joueurs vedettes le football allemand était une fausse référence, je passe sur les naufrages de leurs clubs en coupe d’Europe face aux formations françaises notamment.

La mémoire et le désir de bien faire à porter les générations Beckenbauer et Matthaus, une fois l’arrêt Bosman c’est la fin.

Avec le grand virage les instances guidé par le tres bobo Klinsmann ont cru qu’ils allaient redevenir aussi bon que par le passé ......Faut-il encore tenir compte de l’adversité .

Sur l’incorpo des joueurs d’origine étrangère. Le constat est sans appel, quand tout va bien ben les Ozil Gomez et consort ça peut aller mais dès que l’équipe flanche il n’y a plus personne.

Je ne critique pas ses joueurs-business-plan ils ne sont pas concernés par l’histoire du pays d’accueil et leur refus d’en faire plus quand ça ne va pas est humain.

Le foot allemand n’a jamais été dominateur, il a été en apparence durant qq saisons....C’est par là qu’il faut commencer pour comprendre ce football .

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par CrazySkanker

le 29 août 2012 à 23H19

Dans Löw du cyclone.

Condor, j’ia l’impression que tes connaissances sur le football commencent aux années 2000.

La sélection (allemande) et les clubs n’ont jamais fait peur, le football allemand n’a jamais été dominateur : ben 3 Coupes du monde (dont 6 finales), 3 Euros pour la sélection et 6 Ligues des champions (sur 15 finales) tous clubs confondus, pas mal pour des branquignols quand même...

L’Allemagne ne possède pas de top player. Probable. Mais d’un autre côté vu ce que font ces "top players" (genre Messi, Cristiano, Rooney, Ribéry etc...) à l’Euro ou en Coupe du monde, je ne sais pas si c’est vraiment un mal...

"L’Allemagne a acquis ses titres sélection+clubs par sa force à mobiliser des joueurs dans un concept-jeu ou les deux référents étaient discipline-extrême et capacité à ne jamais perdre pied même quand les carottes semblaient cuite." Ben ouais, enfin, il y avait quand même un petit peu de talent quand même : 7 ballons d’or... Il n’y avait pas que la "mémoire et le désir" mais un réel talent.

Le football allemand a toujours été l’un des meilleurs football d’Europe que ce soit en club ou en sélection. En sélection, même en déclin, ils sont allés deux fois en finale d’une compétition majeure depuis 1996 (World Cup 2002 et Euro 2008) sans compter les troisième places et les quarts. En club, (au moins) une Ligue des Champions par décennie et 15 finales.

Autre point : personne ne contestera par exemple que le Real est l’un des meilleurs clubs du monde. Pourtant son dernier titre en LDC remonte à 2002, celui du Bayern remonte à 2001 sauf qu’entretemps, ils sont allés deux fois en finale... Alors, relativise tes propos sur la valeur supposée du football allemand : peu de nations peuvent se targuer d’avoir un tel palmarès...

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par Interimlover

le 30 août 2012 à 09H28

Dans Löw du cyclone.

Pour l’aspect de "jamais dominateur", c’est vrai que ça fait d’abord un peu mal aux yeux, et Condor n’a certes pas besoin qu’on le défende, mais réflexion faite...

Pour les clubs, rien à redire : à leur maximum-maximorum (ère Gladbach-Bayern-Hamburg-Köln), les clubs allemands n’ont effectivement jamais vraiment été "dominateurs" au sens strict... car les Beefs restaient globalement au-dessus !

La sélection, ça... : the machine de guerre, pour bibi. Avec de fait confiance inébranlable (et tout le tralala) pour adjuvant-moteur.

Ceci étant dit, Condor est ma foi tant pétri de culture espagnole du succès en clubs, le "grand Real", tout ça... L’en faudra donc légitimement bcp pour l’impressionner, footiste compréhensiblement exigeant !

Et à sa décharge : il y a matière à être exigeant avec l’Allemagne, puisqu’à l’endroit tout de même de ce qui était et reste la première puissance démographique de West-Europe !

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par CrazySkanker

le 30 août 2012 à 12H32

Dans Löw du cyclone.

Interim, c’est vrai. Globalement, les clubs allemands ont été moins dominateurs historiquement que les clubs anglais, italiens ou espagnols. La période dorée : les années 70 avec Gladbach et München.

En 1980, c’est l’avènement du football-pognon avec le Milan AC Berlusconi, la Juve d’Agnelli et les stars (Rummenigge, Van Basten, Maradona, Matthäus...) qui vont grossir la Série A. Les clubs allemands ne résistent pas et voient leurs "stars" partir.

Au milieu des années 90, ce sont les clubs anglais qui voient leur championnat se gonfler de stars grâce à l’arrêt Bosman et au libéralisme économique des clubs (bourse, magnats russes, défiscalisation...) et les clubs espagnols grâce à un endettement énorme et une faculté à claquer du pognon à la brouette, suivent au début des années 2000.

Depuis les années 80, les clubs allemands ne peuvent pas rivaliser financièrement avec les clubs anglais, italiens ou espagnols d’où des résultats plutôt faibles. Le Bayern est l’un des rares à rivaliser mais en évitant tout de même de se retrouver dans le rouge. Les autres clubs jonglent entre recrutement bien senti et formation de jeunes... avec des résultats en dents-de-scie...

Après, si les clubs allemands sont rarement dominateurs sur une période, ils sont régulièrement bien placés dans les Coupes d’Europe. Je ne crois pas qu’il faille dire qu’ils ne fassent pas peur : lors des deux dernières années, le Bayern a sorti Manchester Utd et le Real Madrid de la LdC... Je doute que les grands clubs les prennent pour des branquignols...

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par Condor

le 30 août 2012 à 13H29

Dans Löw du cyclone.

Crazy

Outre le jeu ce qui m’intéresse dans le foot c’est pourquoi ça marche et pourquoi ça ne marche pas.

Vaste débat, mais on peut toujours essayer un brin d’avancer.

Le foot allemand possède ses qualités comme ses défauts. Je constate simplement qu’au plus haut de sa période 70’s c’est un football qui ne faisait peur qu’aux journaleux français.

Je ne dis pas que la plupart de leur adversaires les prenaient pour des branquignols, mais battre un club allemand n’avait rien d’exceptionnel et je passe sur les roustes pris par certain.

Je pense que les résultats explosif de M’Glabach c’est un peu l’arbre qui cache la forêt quand on ausculte le niveau de perf du foot germanique à cette époque.....sans parler de la concurence avec la RDA.

La sélection a toujours été et reste un chouia encore en valeur intrinsèque au-dessus des clubs.

Mais globalement le foot allemand n’a jamais été capable même durant sa période phare d’être une référence tel que ses adversaires. Ce n’est pas une critique juste un constat.

Et puis je pense avoir été assez exhaustif concernant les forces et les faiblesses des foots ibériques transalpins ou brit.......

Nous tombons tous dans le piège de l’idéalisme..........Une fois le recul pris on discerne beaucoup mieux certains faits.

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par CrazySkanker

le 30 août 2012 à 23H29

Dans Löw du cyclone.

Interim, toutes les "idéalisations" footballistiques ont des racines historiques et c’est à partir d’un instant que se créé la légende. Celles de la "force" du football allemand, ce sont les 3 titres d’affilée du Bayern dans les 70 (conjugués avec les titres de la Mannschaft) : le Bayern devient un grand club de l’Europe du football et construit sa légende. les journalistes en ont sûrement rajouté des tonnes après le défaite "imméritée" de Saint-Etienne en 1976 et ont vu l’Allemagne plus "ogre" qu’elle ne l’est réellement...

Mais bon, l’idéalisation d’une nation de football est généré souvent à l’origine par un club ou deux, rarement plus. Le Bayern personnifie tous les clubs allemands même si dans la réalité Hambourg, Dortmund ou Gladbach n’ont jamais eu la même aura, le même prestige ou le même palmarès...

Mais on peut dire de même pour le foot briton, espagnol ou italien. Le Real Madrid a été à lui seul et pendant longtemps la figure de proue du football espagnol : le palmarès et la domination du Barça est beaucoup plus récente et il y a trente ans le Barça faisait bien moins "peur" que ces vingt dernières années. Son histoire commence réellement avec la "Dream Team" de Cruyff. Pareil pour Manchester qui n’est devenu qu’un "vrai" grand club que depuis l’ère Ferguson (n’en déplaise à Matt Busby).

D’ailleurs, assez difficile de parler de football nationaux à travers l’exemple de un ou de deux clubs. Ce n’est pas parce que le Real et le Barça ont gagné des titres qu’on peut parler de "domination espagnole" parce que derrière eux ben macache (à part Valence en finale en 2001). Pareil pour l’Italie avec seulement trois lauréats : l’Inter, le Milan AC et la Juve... Ce qui est quand même exceptionnel.

Ce sont les clubs qui dominent pas forcément les nations. D’ailleurs, les clubs ne font pas peur en fonction de leur nationalité mais de leur identité. Le Real, le Bayern, le Barça ou le Milan AC feront toujours plus "peur" que la Roma, l’Athletic Bilbao, Schalke 04 ou la Sampdoria...

Alors, ouais, je comprends qu’un club français ne va pas se faire dessus devant Schalke 04 ou Brême et a même des chances de leur coller une rouste. cependant, j’ia un doute qu’ils adoptent la même attitude devant le Bayern : pas parce que ce club est allemand mais surtout parce que c’est le Bayern...

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par Interimlover

le 31 août 2012 à 09H16

Dans Löw du cyclone.

Y a toujours du "substrat-réel" en amont du mythe, c’est certain. Si ce n’est que parfois : basculement complet dans le grand n’importe quoi universel !

Comment apprécier la force d’un football (en l’occurrence ici de clubs) ? D’avis qu’il faut voir large, en effet : capacité non d’un ou deux, mais d’à peu près tout club qualifié en CE à s’y illustrer, valablement se défendre... Et raison (parmi d’autres) pour lesquelles j’abhorre tant les jugements "ab finalistes", ce focus si terriblement réducteur... Car outre que de grandes équipes aient subi en 1/8èmes ou 1/4èmes l’injustice/malchance/... (et ne figureront d’autant plus haut dans les palmarès) : ça ne rend jamais justice vraiment à la force collective d’un football national.

Mon foot, par exemple, n’a jamais été aussi fort que du temps où, qu’importât qu’il remporte ou non de finales, des clubs aussi nobodies que Waregem, Waterschei, FC Liège ou Beveren étaient tout-à-fait capables de "taper" du finaliste ou multi-millionnaire de CE.

Quant au Real des fin 50’s-début 60’s, esseulé ? ?... Sais pas !, connais trop mal la période... mais sur base des parcours, j’observe tout de même que des Bilbao ou Barca semblaient à peine moins émarger de l’over-top européen, l’air de rien... Et à quoi ça tient parfois ("il faut un peu de chance, Président...", dixit Goethals) !

Faut se méfier des palmarès, ou du moins de leur lecture "d’en haut"... L’équipe nationale belge n’a sans doute jamais été aussi forte que début 70’s, très probable top-3 européen voire mondial, et cependant : rien ou si peu des palmarès ne semble l’indiquer, ne permet de le réaliser...

Tes deux derniers paragraphes, suis résolument d’accord : ce si souvent navrant primat du "nom".....

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par emmenez moi à Geoffroy Guichard

le 27 août 2012 à 17H17

Dans Löw du cyclone.

Ouais je crois qu’on est tous d’accord, l’Allemagne a coulé parce que Schweini à coulé. Zont beau être talentueux tous les merdeux mais el vrai fuoriclasse c’est Schweini.

Lham aussi a été en dessous de ce qu’il faisait. Khedira que j’ai beaucoup taillé, est en train de me faire fermer ma gueule, parce que il a montré une sacré progression la grande carotte.

Podolski jouit depuis toujours d’un estime que je ne comprendrais jamais... ce gars est tout juste moyen mais il joue toujours.

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par piantoni

le 27 août 2012 à 20H27

Dans Löw du cyclone.

c’est le Briand allemand.

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par CrazySkanker

le 28 août 2012 à 00H36

Dans Löw du cyclone.

Briand ? Plus proche d’un Djibril Cissé plutôt : je cours très vite et j’allume un pétard (sauf que ses pétards étaient quand même mieux cadrés que ceux du Djib’). Podolski a fait son trou en sélection à l’époque ou à part Klose, il n’y avait personne. Ah si, Kuranyi : Gomez en version 1000 fois plus "psycho" (j’ai la banane je marque un but à chaque match, coup de déprime, je marque plus pendant six mois pis je reviens et je colle un hat-trick).

Donc, Prinz Poldi, c’est le mec number one quand tu veux atomiser l’Albanie ou le Liechtenstein, trop rapide pour l’adversaire : résultat des hat-tricks à foison, comme le Djib’ en Grèce... Mais au niveau supérieur, ça coince car le physique ne suffit plus...

Podolski, c’est le mec qui est bon pour prendre les boulevards que ses coéquipiers lui offrent mais qui est incapable de s’en faire un. Et pis, mentalement, c’est quand même bien faiblard...

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par Aqua

le 28 août 2012 à 09H41

Dans Löw du cyclone.

Salut crazy,

un grand merci pour cet article très complet. A un moment j’avais l’intention d’en faire un sur le même sujet. Et puis, je suis totalement d’accord avec toi sur presque tous les points. Surtout sur le fait, que Löw s’est vu trop beau et qu’il voulait non seulement atteindre la finale mais avec le faire avec sa petite touche de génie tactique. Et ca a fait pchittt...

La plus grande erreur tactique était de ne pas titulariser Reus et Müller contre l’Italie et surtout d’aligner Kroos sur le côte droit. Et comme il est meilleur au centre, on le trouvait systématiquement aux côtés de Kehedira et Schweini. Kroos chassant un Pirlo de 33 ans. Ainsi Löw a fermé son propre côté droit, d’où venaient la plupart des actions dangeureuses et comme il y avait un Podolski à gauche qui n’a apporté ni vitesse, ni dribbles, ni centres, ni frappes lointaines..la Mannschaft a ouvert un boulevard aux Italiens.

Comme en France cet Euro laisse un goût d’inachevé malgré le fait d’avoir atteint le minimum. Quatre victoires, notamment contre un excellent Portugal et le vieux rival hollandais, une domination et un festival offensif contre les Grecs et puis...rien. J’ai l’impression que le supporter allemand est moins footix. Si la situation est si hostile en ce moment, c’est qu’on a tout de suite compris que la Mannschaft est certes tombée sur une Squadra revigorée, mais avaient les armes de la battre. Mais voilà ces armes se trouvaient sur le banc.

Vu les quatre premiers matchs, je me demande quel match on aurait vu avec cette compo là :

Neuer

Lahm, Hummels, Badstuber, Höwedes

Khedira, Lars Bender

Schürrle, Özil, Reus

Klose

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par CrazySkanker

le 28 août 2012 à 10H19

Dans Löw du cyclone.

Salut Aqua,

T’as raison de dire que globalement l’Allemagne avait les armes pour battre l’Italie, peut-être même est-ce que Löw cherchait tellement à trouver "l’équipe" pour battre l’Espagne qu’il a "oublié" qu’avant cela il y avait d’autres matchs. Et quand on voit ses choix contre la Grèce, on peut bien imaginer qu’il se projetait loin mais oubliait un peu le match du moment...

Les armes étaient en effet sûrement plus sur le banc que sur le terrain. Reus avait fait un saison exceptionnelle, ses rentrées en sélection ont été très convaincantes et il avait largement le jus et le talent pour mettre sur le banc un Podolski trop transparent. Schweinie était hors de forme et obligeait Khedira à fournir 4 fois plus d’effort (pas étonnant qu’il a fait un si bon Euro, vu le taf au milieu). Bender aurait dû prendre sa place et son positionnement aurait sûrement apporté une plus grande solidité défensive.

Après, sur ton "équipe", j’aurai quand même quelques doutes sur Höwedes à gauche. J’ai tendance à penser que son poste est au centre et que sur certains aspects, il semble plus "solide" que Badstuber à ce niveau. J’aurai bien voulu voir une charnière Hummels-Höwedes même si ce n’est pas vraiment la défense qui a fait vraiment défaut à l’Euro. Reste le problème du poste de latéral gauche... Schmelzer s’est grillé contre la Suisse mais avait un peu hérité d’une patate chaude...

Après, devant, la relation est plus évidente entre Özil et Klose qu’entre Özil et Gomez. Özil joue plus facilement avec des attaquants mobiles qui cherchent la profondeur : pas vraiment le profil de Gomez. J’ai l’impression qu’un Gomez joue mieux avec un Kroos derrière lui qui délivre des passes chirurgicales qu’avec un Özil qui crée et cherche du mouvement...

En tout cas, assez difficile de prédire quelque chose pour cette Allemagne dans le futur. Löw pourrait densifier le milieu pour donner une plus grande solidité défensive en mettant Bender juste derrière Khedira et Schweinie mais cela supposerait qu’il "retire" Özil ou qu’il le mette sur un côté... Offensivement, il "perdrait" mais bon...

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par Lezard

le 28 août 2012 à 10H37

Dans Löw du cyclone.

schweini un fuoriclasse ? on parle du rougeaud mal dégrossi là, non mais je rêve

dans le genre rougeaud d’ailleurs, un vrai grand joueur c’était paul scholes

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par Minideniers

le 29 août 2012 à 11H23

Dans Löw du cyclone.

Excellent cet article, et tant mieux si un entraineur au monde privilégie le beau jeu. Sur les jeunes, on en revient au débat sur l’expérience : est-ce que l’expérience est vraiment un facteur primordial lors d’une grande compétition avec beaucoup de pression ? Quand on voit ce qu’apporte "l’expérience" d’un podolski, on a plutôt envie de la fraîcheur des jeunes talents allemands. Et ce Muller est vraiment énigmatique : pas de qualité hors du commun, mais sacrément utile dès qu’il joue. Il me fait penser au wiltord des belles années.

En tout cas vaut mieux être allemand que français en ce moment

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par emmenez moi à Geoffroy Guichard

le 29 août 2012 à 11H55

Dans Löw du cyclone.

Muller c’est pareil. Chaque fois que je vois un match je me dis "putain mais ce mec est vraiment exceptionnel". Dès que le match est fini je suis incapable de te décrire ses qualités ou son style de jeu.

Je dirais qu’il joue juste et qu’il sent le jeu. Il pourrait etre uruguayen ce mec

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par CrazySkanker

le 29 août 2012 à 23H38

Dans Löw du cyclone.

Je pense en effet Mini que l’expéreince n’est pas si essentielle que cela, d’ailleurs sur les deux dernières grandes compétitions de la Mannschaft, les "bleus" ont de loin été les plus convaincants (Khedira, Müller, Özil...)

Müller n’est pas vraiment une énigme, disons que c’est l’antithèse du footballeur moderne tel que les médias le présente : il n’a pas de tatouage, de coupe de cheveux ridicule, il n’est pas un monstre technique, hyper-rapide et n’enfile pas des buts comme d’autres des perles. Il n’est pas le plus talentueux de la génération actuelle allemande mais c’est sûrement celui qui est le plus utile à une équipe de foot parce qu’il utilise son cerveau. Ce qui est énorme chez ce mec ce sont ses déplacements, c’est le mec qui trouve toujours les brèches dans les défenses. Il a une énorme activité sans le ballon, joue entre les lignes, change ses courses... Avec le ballon, il n’est pas monstrueux techniquement, pas spécialement rapide mais il est imprévisible, accrocheur et joue toujours juste. Bref, c’est le mec qui sur un geste va te faire une passe dé ou marquer un but... même s’il a foiré 20 passes avant.

A vrai dire, c’est l’un de mes joueurs préférés car il sort du moule et n’est pas un produit stéréotypé : il n’a jamais eu d’idole étant jeune, il peut jouer n’importe où sans que cela change quelque chose à son efficacité et est aussi dépendant du collectif que son collectif l’est de lui. Un mec loin des "robots" qui enfilent des buts au kilo et qui misent tout sur leur technique ou leur vitesse...

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par mmLoo7

le 13 novembre 2012 à 22H03

Dans Löw du cyclone.

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