Lyon en vedette...
Analyse de la J2 de L1 marquée par les succès de l’OL, de l’OM, les nuls de Lille et du PSG et la défaite de Montpellier...
La voilà la première affiche du dimanche soir sur C+. Elle concerne, bien sûr, le PSG. Vous savez, l’équipe déjà championne avant même que la saison n’ait démarrée. Plus sérieusement, Paris se rendait à Ajaccio pour remettre les choses au clair. Cette équipe, à la préparation tardive, est certes faite pour être au top plus tard. Il n’empêche. Un deuxième match sans succès serait de trop. Avec son effectif taillé LDC, Paris, privé de ses deux recrues vedettes, Thiago Silva et Ibra, est contraint de bricoler. Sauf qu’au PSG, les outils de bricolage sont de luxe. Nêne est de retour titulaire avec Lavezzi et Ménez devant, sans véritable n°9 donc, laissant ainsi à nouveau Gameiro sur le banc. Pastore signe lui aussi son retour, mais un cran en-dessous dans le 4/3/3 par rapport à la saison passée. Chantome est préféré à Verratti au milieu. Lui et Matuidi sont utiles car ils permettent à Pastore de jouer plus haut, en soutien des 3 de devant. Un trio offensif qui permute beaucoup, tout en restant assez flou. Flou car Paris n’a pas le ballon. Comme prévu, Ajaccio nous offre, en effet, un départ canon, avant de relâcher. Le problème, c’est que le PSG n’a pas profité de ce léger relâchement. Pire, c’est le retour des intermittents du spectacle! Avec Pastore en chef de file. L’Argentin est actif, capable de beaux gestes - comme cette longue passe sur Nêne dans une action que Menez aurait largement pu (dû même) conclure - mais il est aussi embêtant dans ses pertes de balles récurrentes. Le déchet technique au milieu et le manque de coordination évident côté parisien font que ce match, quoique vivant, ne nous passionne guère après 45 minutes.
La suite ne peut être que mieux. Voyant que le PSG est bien loin de son potentiel, Ajaccio pousse. Après une grosse alerte, les efforts corses seront en partie récompensés à la 60eme lorsque Lavezzi, sur un geste très maladroit de dépit, se fait expulser. Ancelotti doit alors sortir son costume de tacticien qui s’adapter à toutes les situations. Il choisit, d’abord, de faire sortir Menez à la place de Gameiro, sans doute pour donner de la profondeur au jeu. Le jeu est clair: même à 10, le but est de ne pas subir. Un but réussi. Soucieux de l’équilibre de son équipe, Ancelotti rentre Verratti à la place de Nenê. Quelques minutes plus tard, le coach parisien se fait exclure pour un geste de colère. La folie des cartons rouges se poursuit en L1. Et encore, le pire, ce sera la commission de discipline, toujours aussi ridicule, sentences après sentences. Bref, passons et revenons en match. Un match pauvre surtout marqué par des faits de jeu. 0/0, un match qu’on pourrait appeler nul bien nul. Paris a donc 2 points après 2 journées. A priori, il n’y a pas de quoi paniquer. On a déjà vu une équipe manquer ses débuts puis être en phase avec ses objectifs en fin de saison. Le seul risque, ce serait que le PSG se mette à paniquer tout seul. Et le plus préoccupant, c’est le mal qu’a Paris à se simplifier un match. En l’occurrence, Menez aurait dû changer le cours du match. Comme l’a dit Jallet, le capitaine, «il y a les paroles puis les actes». Et pour l’instant, il manque les actes, à Paris...
Vendredi, Lille a callé face à Nancy, laissant donc s’en aller deux points importants. S’imposer dès le premier match dans le grand stade, ça aurait été trop beau pour être vrai non? Non, au-delà de la superstition, Lille est surtout tombé sur Jean Fernandez. Avec son équipe faite de béton, difficile à «bouger», le coach nancéen a un peu refait le même coup que l’an dernier à Paris. Le parallèle entre ces deux confrontations est évident. J’ai utilisé le mot «coup» mais je pourrais très bien aussi dire «hold-up». Le succès nancéen était, certes, difficile à envisager. Mais avouons tout de même qu’au fil de la rencontre, ça sentait très fort le braquage à mains armés. Une seule frappe cadrée de Nancy, anodine, soudaine... Et pan, Landreau, surpris, trop court, est battu, Bakar peut alors exulter. Même si sa joie fut de courte durée, même si le match finit sur un score de parité, et même si Nancy passa toute la fin du match à 10 contre 11, les Lorrains peuvent être heureux de repartir du Nord avec un point. Leur tactique est simple: attendre derrière en bloc puis jouer à fond les contre-attaques qui pourraient y avoir. En creux, une négation totale du jeu. Pendant 90 minutes, le schéma de la rencontre n’a pas bougé d’un iota. Oh attention, Lille n’est pas de tout reproche non plus. Les Lillois se sont procuré des occasions, et c’est leur inefficacitéqui est, avant tout, à mettre en avant. Leur manque de profondeur aussi, forcément préjudiciable dans un tel match. Mais, contrairement à leur adversaire du soir, le LOSC joue toujours dans la volonté de créer, d’attaquer, d’avoir la maîtrise du ballon et du terrain, souvent dans un souci d’esthétisme. Seule satisfaction: la bonne tenue des deux recrues, Martin et Kalou. Pour le reste, même s’il y avait d’autres bonnes choses à retenir, on les connaissait déjà. Et sinon, eh bien Lille peut trouver une autre combinaison à son coffre-fort. Que le LOSC s’habitue, en effet, à vivre d’autres soirées comme celles-là, bloqué contre un mur de béton, surtout dans un championnat comme la L1, où 12 équipes sur 20 partent avec comme première ambition de jouer le maintien. Mais avant cela, il y a le barrage de LDC, dès mardi contre Copenhague. Parti pour être en retrait cette saison, l’OL semble avoir, en peu de temps, retourné, en quelque sorte, la situation. En véritable patron, Aulas gère tout et compte bien ramener Lyon sur le podium en fin de saison. Pour cela, la masse salariale doit être réduite. Bastos, Cris, Cissokho, Kallström, Gomis, autant de joueur aux salaires élevés, déjà partis ou sur le départ. Le recrutement est bon, très bon même si on considère le rapport qualité/prix. Rares sont les présidents de L1 capables de payer un joueur comme Bisevac à 2,75 millions. Chapeau Jean Mich’! Lisandro, le leader, tire les jeunes prometteurs du centre de formation vers le haut. Et puis, pour couronner le tout, Gourcuff fait de nouveau la Une des journaux. FF puis l’Equipe parlent tous deux d’un «retour vers les sommets» pour ce joueur en perdition depuis deux ans. Même si je ne serai pour l’instant pas aussi catégorique, j’ai également envie de croire à une sorte de guérison en forme de réveil. Une fois qu’on a dit tout ça, on regarde... et on voit qu’on a eu tout faux! Tout commence par la malheureuse blessure de Gourcuff. Et puis on peut aussi voir le nom des buteurs. Et se rendre compte que les «pharaons», les «dinosaures» dixit Aulas, dont le club veut désespérément se séparer, répondent finalement présent. Quant à la prometteuse charnière serbo-croate Bisevac/Lovren, il faudra encore l’attendre. Mais, espérons pour Lyon, qu’on ne l’attende pas trop longtemps. Car avec un Cris très usé physiquement, la défense lyonnaise demeurera friable. Le score final me paraît tout de même gonflé. Deux des quatre buts furent inscrits dans les dernières minutes et Troyes finit la rencontre à 10. Laborieux pendant une bonne partie du match, l’OL se retrouve paradoxalement avec 6 points en 2 matches. En plein flou, c’est un début de saison incontestablement réussi. Le meilleur depuis la saison... 2005/2006 Lorient a repris l’entraînement 18 juin dernier. Un mois et demi de préparation pour un effet clair: être prêt très tôt pour engranger un maximum de points le plus vite possible, quand les autres sont encore en rodage. Le hasard du calendrier a fait que Lorient affronte le 2eme puis le 1er de la saison précédente dès les deux premières journées. Une bonne chose pour les Merlus, donc, compte tenu de la préparation. La bande à Gourcuff avait déjà pas mal bousculé le PSG la semaine dernière au Parc. Voilà maintenant qu’elle assomme, sur son synthétique, le champion en titre Montpellier. Une pelouse décidément maudite pour Girard et les siens. Se fier simplement au scénario de la rencontre serait une erreur. Lorient a combiné, joué, attaqué et globalement dominé cette rencontre. C’est une juste récompense pour les Merlus, plus tranchants et dont le collectif fut mieux rodé que leur adversaire. Montpellier pensait avoir la maîtrise. Les Héraultais se sont-ils vus trop beaux? Peut-être que le statut de champion est plus compliqué à porter qu’ils le croyaient? Une issue que j’avais déjà envisagé avant le début de saison (cf: Paris et les autres...). Ce n’est donc qu’une demi-surprise. On pourrait même appeler ce phénomène, la fièvre du champion. Cependant, celui-ci se fait ressentir, d’habitude, plus tard dans la saison. Aujourd’hui, après deux journées, Montpellier ne compte qu’un point à son compteur alors que LDC - destructrice - n’a même pas encore commencé. Reste Herrera. Sa technique est à mettre en avant. L’Argentin mérite assurément une mention particulière. Le seul dans une équipe en difficulté. L’autre équipe en danger en ce début de saison est Sainté. Pourtant, la bonne gestion de l’été laissait entrevoir de belles promesses. La défaite contre Lille la semaine passée n’avait rien d’une catastrophe. Celle contre le TFC ce WE, beaucoup plus. Déjà, parce que le score pouvait être bien plus lourd. Ensuite, parce que pendant 75 minutes, les Verts, inquiétants, n’ont rien montré. Comme ignorants des bases du foot, les Stéphanois peinaient dans la construction du jeu. Enfin, le manque de caractère, de courage (très bien souligné par Galtier) ne peut être que désolant. Une équipe inconsistante, des cadres méconnaissables et un coach dépassé ne purent qu’engendrer une faillite collective. Toujours dans la catégorie des seconds couteaux, Bordeaux affrontait Rennes. Un match qui n’a fait qu’amplifier une tendance actuelle: Bordeaux débute fort cette nouvelle saison et risque d’être, tout comme Bastia, l’un des tubes du mois d’août. En revanche, à l’image de Sainté, Rennes est perdu. La suite sera difficile pour les Bretons et je me demande s’il ne serait pas urgent de procéder à un vrai examen de conscience dans ce club. Lancé pour une saison qu’on a coutume de nommer «de transition», cette fois loin de la folie médiatique, l’OM démarre, néanmoins, bien comme il faut. Doucement mais sûrement. Oh certes, ce n’était que Reims la semaine dernière et surtout, ce fut un tout petit Sochaux dimanche après-midi. Il n’empêche que ça fait maintenant 6 points sur 6 possibles pour Marseille. Sans forcer, sans briller même, car en ces temps de rigueur budgétaire il n’est plus question de briller sur la Cannebière, Marseille s’est imposé, aisément. En face, Sochaux, à la dérive, n’a rien proposé. Une fermeture totale du jeu. Le comportement type d’une équipe en manque de confiance. Alors que la saison vient à peine de débuter, on peut déjà se faire du souci dans le Doubs. Laxisme défensif, déchet technique et manque de cohésion collective, voilà pour les défauts, nombreux et certainement longs à résoudre. Marseille semblait même, par instants, se promener. Pour une équipe qui place dès le départ une doublette de 6 (Cheyrou/Kaboré) à vocation défensive, c’est surprenant... et inquiétant aussi, pour Sochaux. La seule chose qu’on peut retenir côté Marseillais, c’est sa maîtrise totale dans tous les secteurs de jeu qui a abouti à une domination complète (23 tirs à 5, un chiffre éloquent). Autre bonne nouvelle: Gignac va, assurément, de mieux en mieux. Dans une équipe un peu moins exposée médiatiquement et peut-être aussi moins forte, l’ex-Toulousain pourra, à mes yeux, davantage s’exprimer. Il est, pour l’instant, sur la bonne voie. La mauvaise nouvelle, enfin s’il y en a une et même si on la connaissait déjà, c’est le manque de compétitivité sur le banc qui sera préjudiciable à un moment ou à un autre. Heureusement pour l’OM, son coach Elie Baup n’est pas un adepte du turn-over. La faiblesse de l’opposition nous empêche, cependant, de tirer la moindre conclusion. Simplement de constater que l’OM reste sur un bon rythme. Mais le déplacement à Montpellier (peut-être déjà décisif pour les Héraultais) la semaine prochaine nous en dira sans doute un peu plus sur le réel niveau des Olympiens.
RROONN, ZZZZZ, RROONNN, ZZZZZZ, RROONN, ZZZZZ , ce que c’est creux ces article, j’aime mieux encore me passioner pour le championnat ecossais
Comme de coutume ce club bien aidé par l’arbitre comme depuis 7-8 ans au moins , mais ce n’est pas la faute du référé il est conditionné et en plus la LFP depuis le temps qu’elle souhaite son big four PBML (Paris - Bordeaux - Marseille et Lyon) va bien finir par y arriver......il faut maintenant écarter Bastia car çà f ait tache ce club ben tête
Troyes et encore une victime de plus.....a ajouter à une longue liste........çà devient risible tellement c’est grotesque
je plains les clubs qui rencontreront ce club du Rhone à Lyon.....à eux de jouer très dur et très physique , casser le jeu jouer comme les clubs Corses.......tiens au passage bravo Bastia at Ajaccio qui bizarement c’est fait sanctionner de 2 Pts+ 1Pt avec sursis pour son comportement contre qui dèjà ah c’est vrai Lyon !!!!!!!comme quoi il faut mieux aller aux vestiaires arbitres comme le fait le club du Rhone çà paie plus et pas de sanction
Alors JMA a encore perdu pour un bout de temps sa chochotte de gazelle !!!! c’est le joueur qui a passé le moins de temps sur le terain est celui qui au prorata des matchs joués gagnent le plus
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