En dépit du CAN dira-t-on
Y a de ces pays comme ça, qui ont le chic de vous étonner, encore et encore... On aura beau se croire blasé, fatigué, au bout du parcours, des surprises (bonnes ou mauvaises), du rouleau... Être séquestré des heures au poste pour avoir omis de mettre sa ceinture de sécurité en moto (!), être embêté pour «espionnage» parce qu’un gaillard avait envie de se payer une crème glacée... Intégrer un temps l’internationale des sans-papiers, ou bien garder conscience de n’être qu’un pied-tendre qui ne sait rien encore (ni ne réclame!) de sa part de pillages et d’exodes... - Rien à faire: on croit avoir tout vu, qu’importent même les villages improvisés sur les bateaux ensablés, les crises électorales et leurs morts, les tentatives de putsch ou les crashs aériens provoqués par des crocodiles passagers-clandestins...et on n’y a encore rien vu!
Car le Congo, ben comment dire... C’est le Congo!
La coûteuse retransmission des CANs, d’habitude, y est ainsi le fait de chaînes télévisées privés: structures plus ou moins officielles, le plus souvent installées dans d’insignifiants pavillons ou appartements sans âge de la ville, et depuis lesquels des caméscopes sur pied piratent la diffusion internationale des matchs, avant de les différer si sec sur les ondes congolaises... Quelques-fois et bière gigantesque à la main, un «pirate» congolais passera nonchalamment entre l’écran piraté et la caméra pirateuse, et c’est le quart-d’heure de célébrité congolais... Comme si, parmi feu Thierry et Jean-Mimi Larqué, 5 minutes après la guerre, on entendait soudain Patrick Le Lay s’écrier: «éh éh éh!!!, mais papa: il faut te bouger antuka, mais tu déranges, là!»...
...et en termes de plateau, de studio, d’analyses et d’intervenants, le décor était immuable: un vaste drapeau congolais, des chaises bleues en plastique, de la pub pour la bière «Primus» à gogo (avec Papa Wemba et ses danseuses rondouillardes)...et immanquablement et qu’importe le score: une quinzaine de gaillards complètement saouls, rigolards et blagueurs... Des ambianceurs, quoi!: ça dansait, ça bougeait, ça chantait, ça mettait de la mousse partout (sauf un dans le coin, zzzZZZzzz, complètement amorti celui-là)... et voilà donc à quoi s’apparentait, il y a 12 mois encore, de suivre une CAN sur les trrrrrrrèèès libérales ondes hertziennes de la très République Démocratique du Congo.
Sauf que pour cette édition sud-africaine, foin désormais de Wembistes, de sapeurs et de quart-d’heure de célébrité congolais, car tout arrive et tout se perd : la télévision publique d’Etat a acheté les droits... Et excusivité des retransmissions, et dura lex sed lex: les appels au «civisme patriotique» de se multiplier; la chasse aux «petits malins» (= les pirates) a été lancée...
L’avant-match télévisuel durera donc deux heures... Deux heures interminablement vaseuses, où se succéderont mises en garde et protectionnistes appels au «civisme (télévisuélo-)patriotique», et qui fait donc un slogan de plus à l’édifiante galerie de leitmotivs remue-chaos du régime: «la récréation est terminée» (Kabila après sa première victoire éléctorale)...«la révolution de la modernité en marche» (idem après sa seconde)... «le réveil du géant» ou encore «les cinq chantiers» (ambitieux programme de reconstruction du pays...mais bien vite détourné en «cinq sentiers» par un peuple kinois facétieux et insatisfait du rythme pesant des travaux)...
Et évidemment: c’est tout de suite moins rigolo... Car «fin de la récréation», oh que oui!: le présentateur joue les pères fouettards (on le surprendra même en train d’engueuler ses assistants - une bonne dizaine de secondes s’écoulera, avant qu’il ne réalise «enfin» - dommage - être déjà de retour à l’antenne)...! Comme si le libéralisme entendait rappeler aux Congolais qu’il n’est point libertarisme, ah ben merde alors: fini de rire... Et ce ne sont pas les matchs d’inauguration qui adouciront notre déplaisir: Afrique du Sud dénuée de la moindre créativité (Pienaar, MacCarthy, Bartlett, Buckley, Fortune...: punaise, mais où êtes-vous?); Angola et Cap-Vert sauce frilo-lusitanienne...et ce Maroc méconnaissable qui, sacrifiant soudain au dieu-calcul, fait l’impasse sur ses artistes Carcela, Taarabt, Belhanda ou Bousouffa... L’été austral a bon dos (comme si, il y a de cela une éternité: il n’avait point fait chaud à Séville ou Jalisco...): l’entrée en matière de cette CAN est plus que poussive, nope: pathétique!
Pour la seconde journée par contre, et on avait de longue date coché l’événement, ouf: voilà que se profile un Ghana-RDC bien vintage de derrière les fagots!
Des années que la RDC n’y parvenait plus, que sa lente descente aux enfers (de première puissance d’Afrique, riche d’un PIB supérieur à ceux du Canada ou de l’AfSud en 60!, à dernier mondial en termes de «développement humain») avait gangréné aussi le prodige de son tissu footballistique...et dernière victime en date, à l’impressionnant tableau de chasse du marigot chaos-congolo: Robert Nouzaret!... Mais c’était compter sans Claude Leroy, rompu aux lieux et débonnaire et qui, sous son improbable, hum, «coiffure», avait compris une chose, essentielle: ça ne sert à rien de s’énerver ou de vouloir tout changer du jour au lendemain, y a de toute façon pas moyen, le Congolais ne changera jamais.
Car le Congolais (et le Kinois, en particulier) est ainsi fait: marrant, sympa comme tout, expansif et rigolo, débrouillard et doué comme c’est pas permis...mais têtu comme une mule aussi...et d’autant foireux non moins qu’indécrottablement rétif à la discipline...
Pour l’heure, la souplesse du Français et les stimulants millions du Gouverneur Katumbi (propriétaire du Tout-Puissant Mazembe) ont fait le travail antuka: la RDC s’est qualifiée, dans son style propre et avec panache, contre la pétro-brésilo Guinée-équatoriale, et réconciliée même avec pas mal de ses fils prodiges (retour des Mongongu ou Mbokani)!
Alors certes, bonne part de la diaspora du foot congolo rechigne encore à intégrer l’équipe (les Mvuemba, Nzonzi, Kakuta, Kembo-Ekoko, Kitambala...) ou privilégie de jouer un jour sous d’autres drapeaux (comme firent jadis les Makelele, Mandanda, Luyindula, Bosingwa, Mudingayi, Rio Mavuba...), quand ses fils ne participent déjà du renouveau footballistique de la métropole (les Kompany, Lukaku, Benteke...)...mais une dynamique semble enclenchée, et la RDC du foot revient de tellement loin...: c’est déjà ça de pris... Mais au passage: que la litanie des noms précités (et ajoutons-y les Ilunga, Nonda...et tant et tant d’autres encore) peut inspirer de gâchis, à juger des possibles de cette fascinante, quelques-fois inouïe, et tant viscéralement joueuse nation de football...
Deux jours d’ailleurs avant le coup d’envoi de la CAN, et comme une vilaine piqûre de rappel: une rumeur folle (mais était-elle si folle que cela?) d’avoir annoncé la démission de Leroy... En matière de football congolais (mais aussi africain en général), il est vrai: démons et crocodiles du marigot ne sont hélas jamais bien loin...
...mais cette fois il n’en était rien, et alors on en est tous là, Leroy y-compris: Primus gargantuesques à la main, et pleins d’espoir que l’on craint déjà d’être déçus (car l’habitude, que voulez-vous...)... La télé nationale multiplie un temps encore les appels au «civisme patriotique»; des «petits malins» (des «pirates», pour rappel) ont été repérés par l’instance nationale de contrôle de l’audiovisuel!...et une heure durant, la Société Nationale d’Electricité (SNEL) de multiplier non moins les appels au «civisme énergétique», à grand renfort de spots de sensibilisation: il faut éteindre les lumières, les micro-ondes, les climatiseurs, les frigos (tout y passe sauf «il faut éteindre la télé», ouf)... Antuka éteindre tout qui pourrait participer d’une coutumière surcharge du réseau national, car «droit inaliénable!» (sic): il faut que tous les Congolais puissent suivre ce match !
Mais l’exemple ne venant évidemment jamais d’en haut: j’entrevois non loin les spots usés du stade Tata, théâtre jadis du «Combat du Siècle», qui clignent toujours de leurs dernières lumières... Personne n’a jamais songé à les éteindre depuis 1974, alors tu penses bien...et patatras, à peine le temps de communier à la salutation du bel hymne congolais («Debout Congolais, debout...»): tout saute et tout fout le camp; le match rend déjà l’âme, et voilà que ça hurle dans tous les coins... Or faut pas rigoler avec le football ici: les distractions sont rares, et c’est à un match de football que l’indépendance de ce pays dut de connaître un sort vigoureusement accéléré...!
Bref ça râle ferme, tandis que le ronron des groupes électrogènes prend déjà le relais, et que leurs détenteurs négocient (à l’usure et dans un chaos indescriptible) l’approvisionnement en courant et idoles...mais bien fait pour leur gueule d’usuriers, et «alleluiah merci Jésus!» (tous en choeur!): le courant reviendra au bout de 5 minutes, ouf.
Face à la RDC des sorciers et des grigris, disposée de manière classique: le Ghana s’aligne dans un curieux voire malheureux 3-6-1, délibérément amputé de valeurs sûres (comme il est de coutume chez les «Black Stars»), et dont le coach Appiah mettra ma foi un temps coupable à s’amender... L’intention, pourtant, est louable: 1) gagner la bataille du milieu pour mieux couper l’herbe sous le pied des magiciens congolos; 2) se projeter sans chichis depuis la seconde ligne, forward et en parfaits petits soldats de la mère Albion...mais le plan ne prendra pas: Mulumbu abat un boulot incroyable, les duels sont à l’avantage du Congo, et les ouvertures de Mputu sur les flancs (singulièrement à tribord toute) causent un mal de chien à la défense à trois ghanéenne...et premières sommations, au terme de déboulés puis passes en retrait issues du flanc droit: frappe laser détournée par le keep ghanéen sur sa barre, puis la star Mputu qui manque l’immanquable...
On se dit que c’est pas possible, que les marabouts congolais sont toujours aussi nazes qu’en RFA, ou que ce pays est décidément maudit mais que ça va aller quand même...et puis boum: seconde incursion ghanéenne et but, juste avant la pause et contre le cours du jeu... Tout de même: ça la fout mal!
Arrive la récréation, et retour aux studios où un Eugène Kabongo bien en chair, reconverti en consultant de poids, exprime fierté mais pessimisme... La fin de la récréation, hélas, ne le démentira point: corner à la 50ème, et un bordel défensif tellement évident, que j’en viens à prononcer le mot «but» à l’instant même de son botté...et 2-0, goal de Gyan Asamoah, reconverti en piston sur son flanc gauche... Là vraiment, et face à une équipe aussi expérimentée: ça craint.
Seulement voilà: dans l’adversité, la RDC peut toujours compter sur son capitaine et incontestable meilleur joueur d’Afrique («meilleur qu’Etoo!», à en croire Claude Leroy, ex-coach des Lions Indomptables), Trésor Mputu...
Mputu, des tas de clubs européens ont essayé de l’avoir (Arsenal, le Standard...)... Le Standard passa bien près d’ailleurs, mais oukaze du Président de Mazembe oblige, et au terme alors d’une histoire complètement rocambolesque: Mputu d’être finalement resté à Mazembe...et Mputu, qui sait, de ne jamais pouvoir fouler les grounds d’Europe??? Le cas échéant, antuka: quelle perte pour l’Europe...et quelle justice cependant pour le Congo et l’Afrique, si souvent vampirisés...et quelle ironie enfin, quand on sait que «Mputu» de signifier...«Europe»!
Et Mputu donc de passer par là: appel dans le rectangle, reçoit la balle, petit exter’ du droit, et petit filet opposé, 2-1!... Quoique toujours menés, les Congolais s’en vont longuement danser autour de Mputu... La chorégraphie est sympa, rien à redire...mais me laisse à mon incrédulité de mundele, non moins qu’au coup de gueule d’un Leroy redoublant de mes gestes...car putain les gars!: mais c’est que vous êtes toujours battus, là!!
Antuka les carottes semblaient cuites; mais sans s’énerver, fidèles à leur jeu au sol fait de combinaisons intuitives (et d’autant fécondes en déchet, certes): le Congo revient pour de bon dans la course, grâce à un pénalty gagné et transformé par le bien nommé Dieumerci Mbokani... - et le keep congolais, coiffé comme c’est pas permis (sauf au Congo où tout est possible), de nous ressortir sa danse inouïe du popotin!
Sans atteindre des sommets de jeu, l’opposition des styles est décidément d’intérêt, d’entre un Ghana expérimental mais résolument brit’, et une RDC dernier mohican (avec le Soudan voire l’Ethiopie?) d’un football qui fût authentiquement africain: vénéneux, pulsionnel, attaché à l’inventivité et au beau geste...et péchant d’autant par les défauts de ses singulières qualités.
La fin du match sera résolument à l’avantage des Ghanéens, enfin revenus à un 4-4-2 plus classique et équilibré. Jusqu’aux derniers instants, et au fait de la capacité rare de gâchis des Congolais: on se prend même à craindre un dernier coup du sort; ce peuple a tant coutume de tendre le bâton pour s’en retrouver maudit, damné, martyrisé... Cette capacité rare de maheurs, toujours sublimés!, les rend si attachants certes, mais tout de même: c’est aussi comme si le bon Dieu, après leur avoir tout donné (et qu’ils n’aient médité la parabole des talents?), s’évertuait toujours à leur jouer de mauvais tours!...mais le Congo tiendra bon: match nul logique et mérité, la RDC a réalisé une excellente opération face à l’un des favoris de l’épreuve (mais pour ma part: je gage qu’Appiah ne fera pas long feu...).
Retour aux studios, on félicite la SNEL pour l’excellence de son «civisme patriotique», et on se prend à rêver que, oui: dans ce pays décidément tout est possible. Un consultant prend la parole et ne la lâchera plus, une heure de palabres solitaires ininterrompues, que chacun feint d’écouter poliment... Le gaillard met l’accent sur la danse, et j’en reste baba: «c’est une victoire de la danse»; «la danse c’est de la psycho-cybernétique»...«Leroy doit laisser danser les joueurs!, car si le Congo a gagné (sic): c’est parce que Mputu Trésor a dansé une danse de la psycho-cybernétique!»...
Plus tard rentré chez moi, convaincu d’avoir eu affaire à une espèce d’illuminé, et durablement intrigué par cette «danse de la psycho-cybernétique»: j’en appelle à internet et vérifie... Et rien de tant bantou-farfelu/saugrenu, non!: discipline tout ce qu’il y a d’aussi sérieux et méthodique, que ne le puit la froide rigueur de nos technocratismes d’Européens; une forme d’accomplissement depuis soi-même, et qui en mobilisât le tout...un cognitivisme total (...et je repense au Belge Robert Waseige, «le Mage»!, qui plongeait ses joueurs dans l’hypnose en prélude à la Coupe du Monde coréo-japonaise) !
Et j’en reste baba tout de même; tant curieux décalage, ma foi, que celui produit d’une part par un jeu congolais si résolument africain,si étranger à l’esprit de système ou de calcul, et qui aura inspiré bonne part sans doute du football carioca (j’observe décidément, en amont du foot et antuka, que la bossanova est pétrie de culture musicale Tetela!)...et de l’autre par ce recours, dans la bouche dudit préparateur mental de l’AS Vita Club (autre grand club national), aux verbes les plus savamment pompeux et technocratiques d’outre-mers...
Esprit de pose (cette maladie africaine)? Gagner légitimité par référent aux positivistes méthodes et théories du Tout-Puissant Occident??...
...ou tout bonnement discours pleinement utilitariste et concret, sincère et qui préfigurerait, en football, d’un basculement progressif de la pensée bantou jusqu’en matière de conditionnement mental des joueurs???
Qui sait...mais merde alors - car la question du mental, voire celle de l’humanisme jusqu’en ses plus tortueux secrets...: si ça c’est pas l’affaire des Bantous, punaise...!
Seule évidence (antuka je n’en ai point dormi de la nuit): l’inénarrable peuple de Kin’,enfin sorti du double coup de bambou du M23 et de la Francophonie, a dansé toute la nuit... Sans se poser de questions, ni moins encore pensé au «qu’en dira-t-on»... Rien que célébrer l’instant présent; mener sa barque à l’instinct, vivre et vibrer de kairos... Toujours!
Et loués soient donc la patriotique SNEL, ces damnés pirates, ce damné Congo... Pays loufoque, magique, unique...et vive la danse de la psycho-cybernétique!
Punaise, soudain un p’tit côté Tron-vintage la photo, mais bon !
Papier sans la moindre prétention, "sinon" ce bazar qui m’a interpellé à la fin, cette forme de "renoncement" dans une matière où précisément ils sont over-ze-top...
Et allez les Léopards, allez !
Quelques mots sur la CAN sinon, du moins pour completer bazars deja proposes, et depuis ce que j ai entre-temps pu en voir (foutues coupures...) :
Un Mali interessant
Une CIV dont les arbitrages, depuis l arrivee au pouvoir de Ouattara, puent de + en + du cul (faut a tout prix que la CIV post-conflit l emporte sauce Invictus, ou quoi ? ?)
Globalement : une compet qui tarde a se mettre en branle (alors qu en general : commence plutot fort !, mais bon)
Ah oui, que je salue fanfaronnement mon intuition (le papier a ete propose lundi matin pour publication, mais soit) : Ethiopie effectivement TRES interessante car singuliere, avec 2-3 sacres foutus manieurs de cuir (surtout le ’Pirlo ethiopien’, de fait pas mal du tout) !
Et mon clavier pue du cul, pff
Salut Inté, super, beau texte, senti l’ambiance, t’as dansé comme un ouf ou quoi ?
Bon article. Beaucoup de condescendance dans les médias français à propos de cette compétition. L’ethnocentrisme à son paroxysme. RMC est une station dégueulasse.
En Parlant du Congo un certain Julien Cazarre avait une blague assez raciste qui ne semble pas inquiéter SOS racisme et consort. Par contre si c’était sur Israel...
C est une belle competition. Inegale parfois, bcp de dechets dans le jeu (car jeux moins mecaniques qu en Europe ; davantage si pas fondamentalement bases sur la prise de risques et les initiatives personnelles...d ou certain sentiment de jeu ’inacheve’ parfois, c est vrai)... mais ma foi : voila le prix a payer de la creativite vraie !
Cette edition a du mal a decoller...mais l an passe, et bien que l histoire du crash de l equipe zambienne jadis m ait completement laisse de marbre : ben j en ai pleure ; des mecs qui tirent ZE peno decisif en chantant, j avais jamais vu ca, sublime, irreel, respect.
Je n ai guere danse l ami MacKif, 2-3 choregrafs et puis s en va, peur ridicule du ridicule, suis bien trop cerebral...mais le Congo finira bien par me guerir de cette vilaine maladie je crois !
Snobber voire moquer cette compet ? C est alors qu on n a rien a foutre dans le monde du football, qu on n y a point sa place...le football est art plaisir et liberte, et merci l Afrique pour ca !

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