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le 21/01/2013

Football et dictature


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Le Real Madrid était-il le club de Franco? Cette question a été abondamment décortiquée par plus d’un journaliste chercheur ou universitaire espagnol et étranger.

La quasi-totalité des intéressés s’accorde pour écarter cette éventualité vue la manière dont Santiago Bernabeu à guider son club vers les sommets sans aucune aide et intervention de l’état franquiste.

Il était logique que les relations que le club meringue entretenait avec le régime soit entièrement rendu public même si la masse de supporters décérébré pro-Barcelone ne veut rien entendre.

Il ne s’agit pas d’accuser d’incompétence la plupart de ceux qui se sont intéresser à la question mais la totalité de ses chercheurs universitaires et journalistes se sont fourvoyer avec ce sujet car ils sont passé à côté de la question essentielle.

Quel fut le rôle des autres clubs ibériques sous le régime franquiste?

Franco et le FC Barcelone.

C’est la caste bourgeoise catalane et nationaliste qui prend définitivement le contrôle du club en main après la guerre civile, tous ses dirigeants sont des partisans franquistes issus de la fonction publique et des réseaux d’affaires.

Piñeyro Queralt aristocrate est nommé par Franco à la tête du club en lieu et place de Sunyol ex président du Barca nationaliste régionaliste catalan et fusillé lors de la guerre civile.

Durant les années quarante la direction du club blaugrana sous la présidence d’Agustín Montal Galobart entreprend de développé le club ce que Queralt qui ne connaissait rien au football avait commencé à entreprendre.

En 51 la modernisation du stade des Corts est menée au pas de charge. Les habitations qui gênent l’agrandissement de l’enceinte sont rasées avec leurs habitants prié d’aller voir ailleurs le tout sous la férule de Felipe Colunga qui préside la région, patron de Téléfonica culé et franquiste de la première heure.

La construction du Camp Nou encourager par le régime est mené à bien, quelques années plus tard le club proche de la faillite du fait du coût de la nouvelle arène fait appel au pouvoir. Le Caudillo fait requalifier le terrain des Corts qui appartient toujours au club blaugrana racheté au prix fort par la ville.

Pour la construction du palais des sports et du palais des glaces le club fait encore appel au régime qui finance la construction des deux salles qui composent la cité sportive du club par le biais de la DNS.

Le prêt ne fut jamais remboursé, en guise de remerciement le Caudillo reçut de Montal-fils président du club blaugrana à cette époque la médaille d’or et plus tard celle de diamant du club Catalan, le tout pour le premier culé d’Espagne.

La forte proximité de Franco envers le Barca s’explique par les rapports que l’homme fort du Pardo entretenait avec les dirigeants du club car le Barca incarnait un nationalisme entier qu’il ne percevait pas chez le Real Madrid.

Tout comme les dirigeants de l’Atletico Madrid les administrateurs du Barca étaient omniprésent dans le movimiento , et très impliquer dans la DNS.

Cet élément central est ignoré par la communauté des aficionados du club blaugrana soit par ignorance soit par délit de conscience.

Le rôle de cette caste dirigiste est central dans l’histoire du club Catalan, sans elle le Barca serait un club de deuxième zone.

Ces réseaux de haut fonctionnaires et d’homme d’affaire catalans dès la fin des années soixante récupère le régionalisme à leur compte gardant ainsi la mainmise sur l’administration l’économie le culturel et le FC Barcelone après moult palabre avec le Caudillo.

Cette caste est à la source de la movida, le final reste l’organisation des JO 92 à Barcelone le tout sous la férule de Juan Antonio Samaranch et son réseau désormais anciennement franquiste.

La passe d’arme qui oppose Nuñez et Laporta pour la présidence du club c’est une guerre entreanciens barons du franquisme et la nouvelle garde néo-libérale affamé de pouvoir et d’argent.

Atletico Madrid Valencia CF Bétis Balompie tous ses clubs ont entretenu des relations avec le pouvoir c’est un héritage parfaitement assumé voir revendiquer pour l’Atletico Madrid.

Le problème du Barca vient de l’action de ses dirigeants omniprésents dans la matrice franquiste la réside le problème.

Le Barca c’est l’histoire d’un club incapable de faire un travail de mémoire sur lui-même car prisonnier du dogme victimaire érigés par ses dirigeants issus d’une caste bourgeoise nationaliste franquiste devenurégionaliste et démocratique par opportunisme.

Une caste qui a tenu les rênes du club jusqu’en 2000 et tire encore les ficelles dans bien des domaines, Barca compris.

Le Barca n’a jamais été une puissance du jeu. C’est une puissance politico-administrative, une puissance acquise sous la période franquiste.

PHOTO.

A Montal président du Barca remet la médaille d’or du club Catalan au Caudillo en présence de Joan Gich de Careda directeur administratif du FCB durant une dizaine d’année, haut membre de la DNS président successeur de JA Samaranch au comité olympique espagnol.

par Condor
bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par CrazySkanker

le 21 janvier 2013 à 11H49

Football et dictature

Salut Condor.

Sympa petit article et bien documenté qui remet en place certaines idées. Le seul reproche est qu’il est un peu "court" si l’on se penche sur l’identité du Barça. Je signale tout d’abord que je ne suis pas spécialement "pro-Barça" (en tout cas pas pro tout le côté "mès que un club" etc...).

Déjà, le côté "catalaniste" du club est présent dès ses débuts sous Gamber : usage du catalan, rivalité avec l’Espanyol. Après, en effet, le club est récupéré par le gouvernement franquiste qui y installe ses hommes probablement pour contrôler une ville qui a été un bastion républicain. Mais le but n’est pas de briser le club pour briser la contestation : au contraire, il ne faut pas faire passer le club comme une "victime". Le régime ne cherche donc pas à défavoriser le Barça.

Le retour au côté catalaniste revient dans les dernières années du règne de Franco (période plus lâche et moins autoritaire à tous les niveaux). Le club retrouve son côté "séparatiste" et adopte le "mès que un club", moitié héritage de l’époque Gamber, moitié volonté de se réapproprier un poids socio-économique à une époque où le règne de Franco va se terminer.

Globalement, la main-mise de Franco peut-être considéré comme l’équivalent (c’est un peu osé de dire ça) du régime de Vichy en France : finalement, cette période a renforcé la résistance du pays et la défiance au régime autoritaire : il ne faut pas oublier que la France va s’enorgueillir pendant de longues années, de sa résistance à l’occupant parce qu’elle a simplement dit "dehors les boches" au dernier moment ; en oubliant au passage que la plupart de ses administrations, de ses institutions et de ses fonctionnaires travaillaient pour l’occupant... Mais voilà, y’a qu’à dire qu’avant c’était les méchants qui étaient au pouvoir et que maintenant, ce sont les gentils...

La résistance n’existe que quand il y a une occupation : je suis pratiquement sûr que l’implication du franquisme dans le Barça a généré de nouveaux résistants (même si ceux-ci n’étaient pas du tout des résistants) et le retour à cette vague du "catalanisme".

Après, il est difficile de jongler avec ce terme de "catalanisme" du club. Tout d’abord, elle n’est pas une réalité socio-politique : le "catalanisme" politique s’il existe toujours, a pris une claque depuis la fin du franquisme ce qui suppose que les Barcelonais sont sentent catalans surtout quand ils regardent le Barça et moins dans le vie de tous les jours. Ensuite, ce "catalanisme" s’est surtout manifesté par sa volonté indépendantiste vis-à-vis du pouvoir royal et non spécialement vis-à-vis de Franco (même si Barcelone était républicain). La haine vis-à-vis du Real Madrid est surtout lié au fait que ce club est considéré comme le "club du Roi" plus que le "club de Franco". Une haine renforcée aussi par le duel que se livre les deux mégapoles que sont Madrid et Barcelone et cette opposition classique que l’on retrouve dans toutes capitales du monde (entre bobos de la capitale et bouseux de province).

Je crois que l’identité du Barça est très complexe à étudier car composée de multiples aspects contradictoires. Je trouve que ton article est un peu court car il ne s’appuie que sur une époque...

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par bijness

le 21 janvier 2013 à 12H40

Football et dictature

Pas mal, article intéressant, bien complété par le commentaire de Crazy.

Très juste analyse sur la nouvelle donne des dirigeants, désormais il s’agit d’une bande de néocons (ce Rosell, il me débecte), plus que des catalanistes forcenés ou des franquistes nostalgiques.

Cet appui de Franco au Barca, n’est il pas dû au commencement de la suprématie du Réal sur l’Espagne et l’Europe, ce Madrid qui était un nain avant les 50’s, et qui du jour au lendemain a commencé à gagner 31 ligas et 9 C1 ? Une telle domination aurait pu réveiller les indépendantistes, et l’action de Franco a été de calmer leurs ardeurs en aidant le club de la ville rivale de Madrid (économiquement et culturellement, bien avant la rivalité sportive).

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par Condor

le 21 janvier 2013 à 12H51

Football et dictature

Salut Crazy.

Ton com se base essentiellement sur des ressentis.

Or il faut en finir avec ses ressentis.

Le Real est-il le club du Roi ? A première vu oui, mais quand on gratte le lien est bien mince. Les antis Real accuse le Roi de rayer les dettes du club meringues.

Où et quand ? Une dette de quelques millions de francs lors de la ténébreuse affaire de la banque Banesto...........On est loin des accointances entre Franco et le Barca. Le Real était bien plus monarchiste sous Bernabeu (visite avec son club en 56 à Lausanne à la famille princière en exil)

Barcelone républicaine ? C’est plus complexe que ça, la bourgeoisie nationaliste et le prolétariat républicain mais surtout divisé.

On préfère se donner une image de résistant que de regarder les faits en face, le devoir de mémoire ne tue pas.

Le Barca Catalan ? Dès le départ bourgeoisie et prolétariat investissent le club crée par le suisse Gamper.

Gamper fut un rassembleur ne laissant pas la tribune tirailler le club. Une fois décédé le club par le biais de ses administrateurs s’est peu à peu divisé. Ce n’est pas Franco qui a offert le Barca à des partisans. Ce sont ses futurs partisans qui ont fini par mettre la main en totalité sur le club nuance.

Sur le Catalanisme.

C’est depuis toujours une sorte de fourre-tout, on trouve toute les tendances possibles dans le Catalanisme raison pour laquelle le Catalanisme n’existe pas au sens propre du terme.

Pour le Franquisme.

Il n’y a pas eu de main mise le Franquisme n’est pas une idéologie, c’est de l’arbitrage.

Franco bien que passionné sincère du football n’avait aucune idée au sujet de l’enseignement du sport. Il a créé la DNS confié les clés à la phalange .Des 45 la DNS s’est ouvert à tous les composants du franquisme monarchistes carlistes nationalistes.....

Je dis qu’il faut en finir avec le ressenti mais je sais bien que tout ça c’est du business .....Mais le business mérite d’être décrypter .

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par Condor

le 21 janvier 2013 à 13H15

Football et dictature

Bij

Non l’agrandissement des Corts intervient avant 50 et les plans du Camp Nou sont validés en 53 et la construction démarre l’année suivante, la coupe d’Europe n’existe toujours pas.

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par CrazySkanker

le 21 janvier 2013 à 14H10

Football et dictature

Mais tout est une question de ressenti. Globalement, tous les clubs à quelques exceptions près fonctionnent de la même manière et font partie du même "système". Mais certains clubs (dont le Barça) s’appuient sur certains faits de leur histoire (et pas d’autres évidemment) pour se construire une image. L’analyse de l’histoire est toujours subjective. La preuve : la France était-elle dans le camp des gentils ou des méchants pendant le Seconde Guerre ? Pour quelques actes de résistance, l’histoire a décidé qu’elle fut dans le camp des gentils alors que le gouvernement était entièrement en collaboration avec l’Allemagne. On rase quelques têtes, on juge quelques gars et pouf, ça suffit à être dans le camp des vainqueurs...

Le Barça a créé sa légende sur quelques faits et en gommant certains autres. Il a construit sa rivalité avec le Real Madrid en trouvant des motifs d’opposition : le Real c’est le club du Roi, puis c’est le club de Franco, puis c’est le club du libéralisme à outrance, demain ce sera peut-être le club qui finance le terrorisme mondial ou de je ne sais quoi... Bref, pour le Barça, il faut que le Real cela soit "Satan"... et l’inverse est vrai.

Dans la réalité, cela n’a jamais existé : (et là on quitte le ressenti) le "catalanisme" est un fourre-tout comme tu le dis, dont beaucoup de catalans n’ont plus rien à secouer surtout à l’heure de l’Europe. Bien sûr, certains barcelonais te diront que c’est important pour eux même s’ils habitent désormais à Madrid ou à Tombouctou...

En réalité, il n’y aucune différence entre un madrilène et un barcelonais ou entre le Real et le Barça. Sauf que pour l’intérêt du football, on met en avant des différences qui n’existent pas.

Bref, il faut créer du ressenti : pour qu’un Barcelonais se sente barcelonais quand son équipe joue. Sinon, à aucun moment dans la vie, il ne se sent barcelonais... Logique, comment peut-on se sentir barcelonais quand on ne SAIT pas ce que c’est que de ne pas être barcelonais...

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par Interimlover

le 21 janvier 2013 à 14H29

Football et dictature

Mouais, je trouve que tu "passes l’éponge" très facilement, Crazy.

Le passé du Barca est plutôt voire clairement gris sombre (pour ne pas dire plus), ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes...et ils ont réussi à en faire ce putain de blanc immaculé !... C’est pas rien ça, c’est pas commun, et ce n’est pas davantage une affaire de ressenti !

Pas d’accord avec ceci, sinon (avis perso : le Real s’en fout volontiers du Barca, ne s’est pas construit identitairement en focalisant sur le Barca) : "Bref, pour le Barça, il faut que le Real cela soit "Satan"... et l’inverse est vrai."

La photo est cruelle je trouve...à épingler dans tous les forums blaugranas, c’y fera oeuvre utile ! :o)

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par CrazySkanker

le 21 janvier 2013 à 15H09

Football et dictature

Le franquisme a duré près de quarante ans : je ne pense pas qu’aucun club espagnol peut se targuer d’avoir été totalement blanc vis-à-vis du régime. Après, le Barça peut bien dire "oui mais ce n’était pas nous" comme un français peut dire "Vichy ce n’était pas nous". Je me refuse à juger l’histoire puisque l’histoire a déjà jugé. Et ma subjectivité ne vaut pas plus que celle d’un autre.

Il est toujours intéressant de reparler de l’histoire pour comprendre le présent, mais pas pour le juger.

Je n’ai jamais été fan du Barça mais j’aime bien le jeu qu’il produit (tout comme j’aimerais le Real s’il produit du beau jeu). Après, cela m’énerve un peu ce côté "soit t’es pro-Barça, soit t’es pro-Real" alors que je ne suis ni l’un, ni l’autre. Cela m’énerve d’autant plus qu’il y a toujours quelqu’un pour t’expliquer par A+B que le Barça, c’est Satan ou que le Real, c’est Satan...

J’ai tendance à croire qu’aucun club n’est blanc ou noir et qu’ils font tous partie d’un système bien peu ragoûtant où se mêlent dopage, flux d’argent douteux etc, etc... Certains plus que d’autres évidemment. mais fondamentalement, c’est plus le jeu qui m’intéresse que le symbolisme médiatiquement construit d’un club... D’ailleurs, je préfère les sélections.

Sinon, tu as raison : c’est vrai que le Real en a moins a battre du Barça que l’inverse...

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par Interimlover

le 21 janvier 2013 à 14H19

Football et dictature

Salut Condor,

Seras-tu d’accord si j’ose hasarder, en amont de cet indiscutable déni blaugrana, qu’on connaît d’abord très mal les ressorts de la guerre civile d’Espagne ?

En Belgique, et puisque j’eus à "étudier" (mot complètement abusé, vu la fatale superficialité de nos cours sur l’Espagne...) ce chapitre d’euro-Histoire à mes 15-16 ans : le discours scolaire était gauche/droite, Républicains/Fascistes, quelque répétition générale avant WW2...et c’était à peu près tout !...et sans JAMAIS rien témoigner du big-bordel que m’apparaît (avec le recul) avoir été l’Histoire d’Espagne à l’époque.

Tu as déjà laissé entendre plus d’une fois (ou alors j’aurai mal compris) que Franco avait surtout contribué à remettre de l’ordre dans une situation espagnole "un brin" chaotique, et que d’autant tout de son oeuvre ne pouvait être voué aux gémonies... Bien sûr possible que je dise (là encore ?) une connerie, mais je crois retrouver de cela quand tu parles ici d’un Franco "arbitre" (des tensions internes, j’imagine ? ?).

Bref... Questions au sens strict du terme, now :

Les Culés (les vrais, hein !) ont-ils (gardé ? ? ?) ne fût-ce qu’un peu conscience de cela ? Ou sont-ils complètement lobotomisés par discours officiel du Barca-victime-blablabla ?

Franco amateur de foot ? ? J’ignorais ça, je croyais qu’il s’y pliait de mauvaise grâce, genre remise de Coupes ou félicitations aux Rois de l’Europe merengue...

Dans "the beautiful game" (laquelle série n’est certes pas à une liberté près avec les événements...), il y a une scène où Franco salue un vainqueur from FCB... Commentaire greffé au bazar, de tête : "Franco n’avait d’évidence du tout l’air heureux de la situation (= devoir célébrer le sacre d’un gaillard estampillé FCB...Luis Suarez ? ? ?)"...........

Z’ont beau dire en amont que le Real n’avait rien de franquiste : faut que le Barca passe d’une manière ou une autre pour anti-franquiste, c’est plus fort qu’eux... !

Comme si, indépendamment de ce que le Barca tire de profit/"innocence" à ces vastes fables : il y avait là quelque niche idéologique à occuper coûte que coûte pour le football européen ; comme si l’euro-foot avait besoin d’une figure qui fût à tout prix damnée, martyr...et le FCB, depuis ses dénis et mystifications : de s’y prêter parfaitement !

D’ailleurs d’accord si je dis que ce club avait déjà caractère un brin totalitaire (quoique dans un autre style d’ensemble, certes !), avant même tout le barnum actuel ? ? Sinon sous Staline : je ne connais en tout cas point d’exemples à ce point aboutis, de clubs capables de construire et perpétuer des fables aussi, hum, "ambitieuses" !

Et faudra que je revienne à ton com sur le papier de Nicolas (je crois en tout cas que tu as surestimé ma compréhension globale du foot classique européen, là... !), ça réclame des éclaircissements pour ma part.

Je repasserai, mais merci déjà !

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par Interimlover

le 21 janvier 2013 à 14H37

Football et dictature

Ah, oui !

Durant mes "recherches simiesques" (copyright : Condor ! ;o) ), ai lu d’un joueur NL (je crois me rappeler que c’était Rep ? ? ?) que le dopage avait certainement joué un rôle déterminant dans la genèse du "football de la mort"... Quid ?

Pour ce joueur en tout cas, et parallèlement alors à ce que tu entendis jadis rapporter (football de la mort = fin de Franco) : les joueurs étaient tellement chargés qu’ils n’étaient plus eux-mêmes, perdaient contrôle de leurs moyens, pulsions, agressivité...

Ca te parle ?

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par CrazySkanker

le 21 janvier 2013 à 14H49

Football et dictature

Salut Interim.

En fait, il est très difficile de juger Franco et le franquisme, même pour un espagnol. Disons que ce n’était pas une "dictature comme les autres". Alors, oui, le régime était autoritaire, il y avait un culte de la personnalité et il y a eu des exactions (surtout lors des premières années de son règne) mais pas de camps de la mort, ni d’appauvrissement de la population. En outre, Franco s’est assez vite démarqué des autres dictatures européennes et s’est tenu à l’écart de la Guerre (même s’il y a eu une collaboration au début avec les nazis).

Après, tout cela est assez biaisé par le fait qu’en tant qu’ennemi du communisme, il a bénéficié du soutien des USA (donc cela a amélioré son image dans le monde) et que le pays a connu un certain essor économique dans les sixties. L’analyse est d’autant plus compliquée qu’en près de quarante ans de règne, beaucoup d’espagnols étaient trop compromis pour vouloir se tourner vers le passé. Sans compter que la démocratie après Franco était fragile et que le Roi n’a pas trop voulu se mettre à dos les anciens franquistes pour éviter une nouvelle Guerre civile.

J’ai l’impression qu’on ne jugera jamais véritablement le franquisme : l’essor économique qu’a connu le pays pendant puis après ont mis sous l’éteignoir les aspects autoritaires et la jeunesse espagnole actuelle a tendance à s’en foutre de cette époque.

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par Interimlover

le 21 janvier 2013 à 15H12

Football et dictature

Oui, Crazy...

...mais + fondamentalement, en amont de Franco...et c’est vraiment "tout con" ce que rappelle Condor, pourtant : ça fait tellement de bien de pouvoir lire qu’il ait pu y avoir des Catalans nationalistes !!!!

Sortir des lectures monolythiques, quoi.

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par manochau

le 21 janvier 2013 à 16H25

Football et dictature

Il y avait beaucoup de disparitions d’enfants, de vols de bébés entre autres. C’était un totalitarisme de type Allemagne de l’Est avec tous les relents d’un fascisme de type Vichyste et un système totalement verrouillé par l’Eglise la plus réactionnaire, l’Opus Dei. L’Espagne n’est pas encore sortie de cette période noire. On a tourné la page pour ne pas regarder les atrocités qui étaient écrites dessus.

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par manochau

le 21 janvier 2013 à 16H39

Football et dictature

On ne jugera jamais le franquisme tant que les franquistes détiendront una grande partie des pouvoirs notamment en matière de Justice. Sous le stalinsme et même sous Mao le niveau de vie de la population a augmenté. Je ne vois pas en quoi le fait que le niveau de vie augmente atténue le caractère fasciste d’un régime.

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par #El_Zanque 2017

le 21 janvier 2013 à 16H48

Football et dictature

Oui, cette dernière remarque sur le niveau de vie est très juste, il y a toute une école de pensée qui estime que Pinochet a objectivement fait progresser l’économie et le niveau de vie des chiliens, aujourd’hui au dessus de la moyenne en Amsud, et que donc, il a été "utile", mais est-ce que cela diminue le côté dictatorial de ce régime ?

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par manochau

le 21 janvier 2013 à 16H59

Football et dictature

On dit la même chose de Hitler qui a fait baisser le chômage......

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par el gnl Alcazar

le 21 janvier 2013 à 17H02

Football et dictature

evidemment si on ramène tous à une seule et meme personne à chaque fois...

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par #El_Zanque 2017

le 21 janvier 2013 à 17H02

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En tout cas, il a construit de fort belles autoroutes, et oui, il a fait baisser le chômage, et pour longtemps m’a-t-on dit...

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par CrazySkanker

le 21 janvier 2013 à 17H07

Football et dictature

Disons que c’est surtout le monde occidental qui détermine ce qui est ou n’est pas une dictature. Grosso modo, toutes les dictatures qui servaient de remparts au communisme n’étaient pas considérées comme de vraies dictatures mais comme des garants de l’ordre...

Pinochet, Videla étaient quand même bien vus des USA (d’ailleurs, ce sont eux qui les ont mis au pouvoir). Franco a toujours été considéré comme un dictateur "light" parce qu’il était un ennemi du communisme et le garant de l’ordre religieux : bref, des credos chers à une certaine droite dure et bigote qui existe encore de nos jours (en Espagne, aux USA ou ailleurs).

C’est pour cela qu’il est complexe d’analyser tout cela objectivement quand on sait qu’une partie du monde et de l’Espagne n’a pas forcément de griefs contre Franco et n’a pas vu son règne comme une mauvaise chose.

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par el gnl Alcazar

le 21 janvier 2013 à 17H54

Football et dictature

Surtout qu’il faut ajouter à cela que l’époque tout court était excessivement dure ! Aucun dirigeant, même démocratiquement élu ne faisait vraiment l’unanimité, à part De Gaulle la plupart du temps à la limite.

Trouver un état séparé par de forts clivages au sein de sa population dont l’une partie en minorité réclamait la démission de l’autre parti ou de la triche aux élections, c’était vachement courant ! La stabilité d’un état européen au lendemain de la fracture Américano -URSS, c’était pas la chose la plus facile à assumer tant les clivages culturelles étaient fort !

Evidemment, le cul dans un canapé, au chaud, sans pénurie de bouffe, tranquillou dans notre contrée paisible, on se dit "quelles bandes de gens cruels !", mais diriger les pays au sortir de la guerre, alors qu’ils étaient de véritable brasier, dans un état de délabrement économique total... et bah assuré une paix civile de haut niveau sans avoir recours à la force, c’est un véritable exploit dont je ne saurais dire s’il était réellement faisable !

Bien plus facile de dire "un salop, un traitre, un tyran, etc..." sans jamais citer une seule personne émérite à ses yeux. Bien sur qu’il y a eu des hommes cruels et que les temps étaient durs, mais c’était dur pour tout le monde.

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par Condor

le 21 janvier 2013 à 17H01

Football et dictature

En vrac.

Crazy

Ce texte n’est pas accusatoire, ce sont les mécanismes humains qui m’intéressent. Le Barca s’est un sacrée cas.

Je ne ferai jamais le procès d’un club parce qu’il n’a pas été à la hauteur de par ses dirigeants et joueurs durant une période et blablabla.......

Maintenant le travail de mémoire est impossible chez les blaugrana car c’est LE club de la bourgeoisie.

Inté.

Le Franquisme ?

Droite et gauche ont décidé de laisser ca aux oubliettes, libre aux historiens de faire la part des choses , mais le refus global de toute les composantes politiques de faire un travail de mémoire s’explique .....

Une guerre civile n’est jamais réellement civile.

La déstabilisation d’un pays ne vient jamais de l’intérieur mais toujours de l’extérieur. Ne vaut mieux pas pour les différents protagonistes (ceux qui savent) dévoiler les différents sponsors qui ont amené des factions des deux camps à s’entretuer.....Bref du classique, et ce n’est pas fini...

En Allemagne Schalke 04 n’a eu aucun souci pour mettre à jour les relations que le club entretenait avec le régime nazi. C’est de mémoire mais le reste refuse pour l’instant de le faire.

Sur le Real tout est consultable. Il n’y aucun problème avec d’autre club ibérique. Alors pourquoi le reste ne veut rien entendre ?

Les relations des clubs sous des régimes dictatoriaux sont intéressantes à analyser.

Mussolini supportait la Lazio, pourtant le club romain n’est pas devenu une puissance politico-administrative durant le régime fasciste....

Pierre

Qui a dit que tout était rose sous le franquisme ?

Comme je l’ai dit plus haut les différents protagonistes droite-gauche ne veulent pas ouvrir le couvercle car chacun a beaucoup de chose à se reprocher .

Par contre si le fascisme c’est la matraque les barreaux et les gosses qui disparaissent .........Ce n’est pas la peine de crier au fascisme le néo-libéralisme se charge de tout ça !

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par el gnl Alcazar

le 21 janvier 2013 à 17H05

Football et dictature

"La déstabilisation d’un pays ne vient jamais de l’intérieur mais toujours de l’extérieur. Ne vaut mieux pas pour les différents protagonistes (ceux qui savent) dévoiler les différents sponsors qui ont amené des factions des deux camps à s’entretuer.....Bref du classique, et ce n’est pas fini..."

+10

On pourrait d’ailleurs dire que le concernant le Chili c’est un "cas d’école"...

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par manochau

le 21 janvier 2013 à 19H03

Football et dictature

Condor

le fascisme est une dictature avec un certain appui organisé de la population et un contrôle direct des structures civiles : justice, école, hôpital, presse, etc..... A cela tu ajoutes les complicités durant la Guerre Monddiale et le nationalisme plus le liens avec tous les douteux du monde et tu as un fascisme assez classique. Gauche droite c’est pas le problème. La gauche a bien participé à Vichy, non ?

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par manochau

le 21 janvier 2013 à 19H27

Football et dictature

Condor,

tu sembles opposer certains régimes fascistes et le néolibéralisme : mais justement le fascisme c’est le néolibéralisme + la dictature. Ce qui se passe en Russie ou en Chine c’est bien ça jusqu’à nouvel ordre : c’est pas un passage du totalitarisme communiste vers la démocratie, mais vers un néofascisme où le néolibéralisme économique se marie avec une vie contrôlée et policée.

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par Condor

le 21 janvier 2013 à 19H46

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Non désolé je n’oppose rien......pour moi le fascisme au sens théologique découle du néo-libéralisme.

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par manochau

le 21 janvier 2013 à 20H29

Football et dictature

Sauf qu’ici tu peux contester et gagner et que là-bas si tu contestes tu te retrouves dans un camp.

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