Poule aux oeufs d’or, quand tu nous tiens ...
Comme beaucoup d’épreuves sportives, le Tour de France privilégie parfois le marketing sur le sportif. Le maillot jaune possède l’éclat de l’or, ce métal symbole de l’argent roi, du nerf de la guerre ...
- Bordeaux 1952-1990: l’amitié entre Jacques Goddet et JacquesChaban-Delmas a permis de sceller une sorte de pacte. Pendant 39 ans, le Tour a fait étape en Gironde, le premier édile de Bordeaux assurant la publicité de sa ville contre une rente pour la Grande Boucle. En 1952, le vainqueur fut Hans Dekkers, en 1990 l’étape bordelaise fut gagnée par Gianni Bugno.
- Herentals 1962: le Tour fait étape en Belgique, chez l’empereur d’Herentals, alias Rik Van Looy, roi des classiques et double champion du monde en titre. Cette étape d’Herentals est l’occasion de surfer sur la popularité de ce coureur d’exception. Ironie du destin, le gain de l’étape revient à son grand rival parmi les sprinters, André Darrigade!
- Divonne-les-Bains 1969 et 1970: ville d’eaux située près de la Suisse, ville aux ressources financières non négligeables comme toutes les stations thermales,Divonne accueille le Tour deux années de suite, avec à chaque fois une étape en ligne et un contre-la-montre. Sur ces quatre étapes, trois sont remportées par le Cannibale Eddy Merckx!
- Dijon Prenois 1977: le circuit automobile de Dijona accueilli deux foisle Grand Prix de France en 1974 (succès de Ronnie Peterson)et 1977 (victoire de Mario Andretti) et l’accueillera de nouveaudès 1979, où il verra derrière le vainqueur Jean-Pierre Jabouille une joute sublime. En 1977, Dijon Prenois est le théâtre d’un contre-la-montre où Bernard Thévenet porte l’estocade à son rival Hennie Kuiper. Maillot jaune,le coureur bourguignonlégitime sa victoire face au coureur batave. En 1983, Laurent Fignon fera de même dans un Tour orphelin de Bernard Hinault puis privé de Pascal Simon, leader jusqu’à l’Alpe d’Huez et contraint de jeter l’éponge par la faute d’une blessure à l’épaule. En 1987, Jean-François Bernard prouvera que son succès contre-la-montre au Mont Ventoux n’était pas un exploit isolé. Le Nivernais l’emporte à Dijon Prenois, battant le futur maillot jaune Stephen Roche, qui reprend la Toison d’Or à PedroDelgado pour quarante secondes.
- Mont Saint-Michel 1990: inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, la célèbre abbaye n’a certes pas besoin de publicité. Mais la merveille de Normandie, si prisée des touristes étrangers comme le château de Versailles, s’offre une visite du Tour de France. L’étape est remportée par le routier-sprinter belge Johan Museeuw. Le Tour reviendra pour un contre-la-montre en 2013, pour la 100e édition de la course.
- Sestrières 1992: quarante ans après la mythique victoire deFausto Coppi en 1952, le Tour fait de nouveau étape dans la station piémontaise. Certes, l’édition 1992 fait la part belle à l’Europe pour fêter le traité de Maastricht, en visitant six pays européens (Espagne à San Sebastian, Belgique à Bruxelles, Allemagne à Coblence, Pays-Bas à Valkenburg, Luxembourg). Le Tour aurait pu choisir Pignerol, Turin ou Aoste pour son excursion en Italie, maisce sera Sestrières, avec deux avantages principaux... la perspectived’une arrivée au sommet, et un bâilleur de fonds nommé Giovanni Agnelli, propriétaire de la station et propriétaire de FIAT, de la Scuderia Ferrari et de la Juventus Turin. L’étape italiennesera remportée par Claudio Chiappucci après une échappée fleuve, offrant le maillot jaune à Miguel Indurain malgré une fringale dans les deux derniers kilomètres. En 1996, Bjarne Riis gagnera dans le Piémont, puis ce sera au tour de Lance Armstrong de gagner à Sestrières en 1999, pour deux victoires EPO.
- La Défense 1992: le plus grand quartier d’affaires d’Europe, bâti à cheval sur les communes de Puteaux et Courbevoie, s’offre le départ de l’ultime étape du Tour de France 1992, trois ans après l’inauguration de la Grande Arche par François Mitterrand. Le sprinter allemand Olaf Ludwig l’emportera aux Champs-Elysées, où Miguel Indurain s’offre un deuxième maillot jaune consécutif.
- Puy-du-Fou 1993: attraction phare en Vendée, le parc médiéval du Puy-du-Fou veut absolument accroître sa notoriété, par le biais du très zélé président du conseil général, le vicomte Philippe de Villiers. Ce dernier, en mandat depuis 1988, a finalisé la création du parc en 1989. Le prologue est remporté de façon implacable par le double tenant du titre, l’Espagnol Miguel Indurain. Le parc reviendra deux fois sur le Tour, en 1997 pour une étape en ligne remportée par Nicola Minali, et en 1999 pour un autre prologue, gagné par Lance Armstrong. Sans oublier l’élection de Miss France 2009.
- Eurodisney 1994: ville départ de l’ultime étape du Tour de France 1994, Marne-la-Vallée accueille le parc Eurodisney, le quatrième au mondedu genre après ceux d’Anaheim, Orlando et Tokyo. Maillot jaune implacable, Miguel Indurain prend donc le départ vers sa quatrième victoire consécutive sur une ligne de départ où le peloton cotôie Mickey et Dingo. Dès juin 1993, le parc ouvert en avril 1992freine certains projets faute d’un montage financier solide, après des investissements colossaux. S’offrant la publicité via le Tour de France, Disneyland Paris inaugurera tout de même la fameuse attraction Space Mountain en mai 1995. Pour l’anecdote, Eddy Seigneur l’emportera ce jour là sur les Champs-Elysées.
- Pampelune 1996: décidée au printemps 1995, alors que Miguel Indurain ne comptait encore que quatre victoires finales sur le Tour de France, cette étape de Pampelune est un hommage vibrant au champion espagnol, et l’occasion de monnayer la Grande Boucle en dehors des Pyrénées. Malheureusement, Indurain ne sera pas ceint du maillot jaune en arrivant dans sa Navarre natale, si loin de son bourreau danois Bjarne Riis, deuxième de l’étape derrière Laurent Dufaux.
- Futuroscope 2000: racheté par ASO en 2000, le Futuroscope de Poitiers sert de grand départ au Tour de France 2000, comme en 1990, contredisant les espoirs de ceux qui voyaient déjà l’épreuve s’élancer de New York pour le prologueavant untransfert en Concorde vers Londres ou Paris. L’étape contre-la-montre du Futuroscopeest remportée par le rookie écossais David Millar devant Lance Armstrong, qui ne porte pas le maillot jaune de tenant du titre, le Texan considérant qu’il se doit de le reconquérir. Ce sera chose faite à Lourdes-Hautacam, dans les cols pyrénéens. Le Futuroscope, parc à thèmes sur l’imagerie, a ouvert ses portes en 1986, accueillant la Grande Boucle à de très nombreuses reprises. Jose Angel Sarrapio avait remporté l’étape en ligne en 1986, Stephen Roche avait gagné le contre-la-montre en 1987, Joël Pelier l’étape en ligne en 1989, Thierry Marie le prologue en 1990, Jan Svorada l’étape en ligne en 1994, Lance Armstrong le contre-la-montre en 1999, parachevant son premier maillot jaune par une victoire face à son dauphin Alex Zülle.
- Fribourg-en-Brisgau 2000: Jean-Marie Leblanc et Jean-François Pescheux font un détour en Allemagne, où le Tour de France a encore gagné en popularité via le maillot jaune de Jan Ullrich en 1997 et les quatre maillots verts consécutifs d’Erik Zabel de 1996 à 1999. L’étape sera remportée par Salvatore Commesso.
- Sarran 2001: le Tour fait étape dans cette ville de Corrèze non par hasard mais car une certaine Bernadette Chirac, Première Dame de France, en est conseillère municipale. Cette étape de transition, positionnée après les cols pyrénéens,est remportée par l’Allemand Jens Voigt.
- Plouay 2002: théâtre des championnats du monde en 2000, avec la victoire du Letton Romans Vainsteins devant le Polonais Zbigniew Spruch et l’Espagnol Oscar Freire, champion du monde en titre,sur le circuit Jean-Yves Perron, la cité du Morbihan accueille la Grande Boucle en 2002. Pour cette commune de 5 200habitants vivant essentiellementdu cyclisme, il était vital d’accueillir le Tour, afin d’accroître encore sa notoriété et d’assurer ainsi la pérennité de son Grand Prix Ouest France organise chaque été depuis 1931 sur circuit.Le Néerlandais Karsten Kroon s’offre le bouquet d’étape ce jour là en Bretagne.
- Cap Découverte 2003: créé sur le site d’une ancienne mine de charbon à ciel ouvert à Carmaux, le parc à thèmes de Cap Découverte est inauguré le 25 juin 2003, et accueille le Tour de France 2003 le 18 juillet. Le vainqueur de l’étape contre-la-montre sera Jan Ullrich. La victoire finale semblait utopique pour l’ogre allemand après l’Alpe d’Huez, mais le phénix Ullrich se relance superbement dans ce Tour du Centenaire face à Lance Armstrong. Concernant Cap Découverte, malgré cet énorme de coup de publicité, les pertes financières seront considérables par la suite.
- Monaco 2009: le cyclisme, sport de prolétaires, accède à l’écrin de la Principauté de Monaco, celle qui accueille régulièrement des sports plus bankables telles quela Formule 1, le football ou le tennis. Quelques semaines après Rafael Nadal vainqueur du Masters 1000 de tennis pour la cinquième année consécutiveet Jenson Button lauréatdu Grand Prix de F1 sur Brawn Mercedes, c’est Fabian Cancellara qui devient le prince d’un soir sur le Rocher, prenant le maillot jaune en battant le favori espagnol du Tour, Alberto Contador, dans une édition marquée par le come-back du septuple vainqueur Lance Armstrong. On aperçoit également un certain Fernando Alonso venu soutenir son compatriote et amiAlberto Contador, le natif d’Oviedo ayant pour projet de sponsoriser une équipe cycliste espagnole ...
- Rotterdam 2010: partant une nouvelle fois à l’étranger, une tendance qui explose depuis les années 80, le Tour de France préfère Rotterdam à Utrecht parmi les deux villes hollandaisescandidates. Dublin 1998, Luxembourg 2002, Liège 2004, Londres 2007, Rotterdam 2010, le temps où sHertogenbosch accueillait le Tour en 1996, voire Leiden en 1978 semble révolu, les ressources financières des grosses municipalités européennes étant bien entendu supérieures... La victoire revient à Fabian Cancellara, spécialiste des prologues, surtout à l’étranger (Liège 2004, Londres 2007, Monaco 2009, Rotterdam 2010, Liège 2012).
- Leeds 2014: au lieu de célèbrer à Florencele centenaire de la naissance de Gino Bartali, le virtuose grimpeur toscan, puis de converger vers un autre lieu de pèlerinage du cyclisme italien dans le Piémont natal de Fausto Coppi, avec une étape à Castellania, le Tour surfera sur la vague Wiggins / Froome née en 2012, et sur la ferveur vue aux Jeux Olympiques de Londres en donnant, sept ans après la capitale britannique, un nouveau grand départ depuis la Perfide Albion. Les considérations de retombées marketing ont clairement pris le pas sur le poids historique, l’Italie n’ayant de plus jamais accueilli le grand départ du Tour de France, malgré une profonde culture cycliste et 9 maillots jaunes au palmarès (seules la France, la Belgique et l’Espagne ont fait mieux depuis 1903). La Botte est le seul voisin européen de la France dans ce cas, à l’exception de la principauté d’Andorre: Allemagne (Cologne 1965, Francfort 1980, Berlin 1987), Belgique (Bruxelles 1958, Charleroi 1975,Liège 2004 et 2012), Espagne (San Sebastian 1992), Grande-Bretagne (Londres 2007, Leeds 2014), Irlande (Dublin 1998), Luxembourg (Luxembourg 1989 et 2002),Monaco (2009), Pays-Bas (Amsterdam 1954, Scheveningen 1973, Leiden 1978, s’Hertogenbosch 1996, Rotterdam 2010), Suisse (Bâle 1982).
Pour Eurodisney, il faut aussi mentionner le CLM du Tour 1997 remporté par Abraham Olano devant Jan Ullrich.
Je suis par contre surpris que le Stade de France n’ait jamais servi d’arrivée, même s’il fut utilisé en 2003 comme départ fictif de l’étape de Meaux.
La Vuelta avait organisé une arrivée à l’Estadio Santiago Bernabeu en 2002 pour le centenaire du Real Madrid.
J’adore vraiment ce que vous faites, bravo !!! Merci bien de partager avec nous cet article.
Bonjour lolaa, moi aussi j’adore ce que tu fais. Et j’aime les bichons maltais ;)
Article sympathoche, surtout quand tu abordes les coulisses du tour. J’ignorai qu’il y avait une idée qui planait autour d’un départ de New-York. C’est fou.
Si le concorde était en service je suis certain qu’ils auraient organisé ça dans un futur proche...
Salut Hermine,
En fait en 1997, la société du Tour de France (ASO) avait organisé une soirée pour les 50 ans de la renaissance de l’épreuve (1947-1997).
Jacques Goddet, invité d’honneur de la soirée en tant que directeur du Tour sur la période 1947-1987, avait alors dévoilé des idées de parcours pour les éditions si spéciales qu’étaient 2000 et 2003.
2000 pour le dernier Tour du Millénaire, 2003 pour le Tour du Centenaire.
Et Goddet avait proposé un départ du Tour 2000 à New York avec transfert en Concorde vers Londres, puis Eurostar vers Bruxelles, étapes dans les ardennaises ...
Pour 2003, je crois qu’il prévoyait un passage par les cols mythiques Galibier, Ventoux, Izoard, Tourmalet, Aubisque, les 6 villes de 1903 (Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Bordeaux, Paris) et une étape 100 % parisienne pour la dernière étape, avec passages dans des coins escarpés de la capitale (Montmartre, Buttes Chaumont).
Bonjour AxelBorg,
beau panorama. Mais, entre 2010 et 2014, tu oublies 2013 avec un festival marketing : les beaux paysages de la Corse pendant 3 jours (dédicace à France Télé et "le Tour de la France" de mes deux !), les arrivées à Saint-Malo et Mont Saint-Michel, le double passage à l’Alpe et... la dernière étape qui cumule les éléments marketing : départ du château de Versailles, passage par la place de l’Etoile et arrivée en soirée sur les Champs !!!
Salut Nicolas,
Oui 2013 très marketing en effet, car il faut bien offrir de belles images pour la rubrique tourisme de Jean-Paul Ollivier !
Le plus marketing étant bien entendu l’arrivée nocturne aux Champs-Elysées à Paris ...
Mais ASO aurait pu faire encore plus fort avec une arrivée 2013 au Stade de France, avec piste de vélodrome installée, et ainsi vendre 80 000 tickets à prix d’or pour voir le final du 100e Tour de France. Cela aurait fait un clin d’oeil à l’ancienne arrivée sur la piste rose du Parc des Princes (1903-1967).
Et ainsi casser la gratuité du spectacle cycliste !
Pour la Corse, c’est marketing mais bon l’île le mérite, n’ayant jamais accueilli le Tour entre 1903 et 2012 !
Faut arrêter avec le "c’est du marketing"... Faut quand même penser à la survie de l’épreuve qui a besoin de ce genre d’évènement pour continuer d’exister. Ensuite, c’est plus sympa de passer dans un coin "jamais vu" pour les premières et dernières étapes qui en général ne servent pas à grand chose, alors autant se faire plaisir.
Je me demande ce qui faudrait faire pour qu’un truc ne soit pas taxé de "trop marketing", "trop amateur", trop ceci... En gros, faudrait que des bleds sportivement monstrueux, pas de gala, pas de flanflan, un public d’alpiniste capable de grimper sur les lieux inaccessibles du tour, et bien sur le tout non filmé parce que c’est "pour la pub" bien évidemment. Bref, faut regarder les iron-man quoi !
Le tour de France est une compétition et aussi un divertissement, il faut arrêter de vouloir prendre trop au sérieux ce genre d’évènement. Pour maintenir son rayonnement qui fait venir les meilleurs coureurs et les meilleurs médecins, il faut entretenir le charme, la séduction, et donc faire plaisir aussi au public, sans qui toutes ces jolies courses n’existerait pas.
Des épreuves sportives "pures" sans marketing, etc... y en a, et en général pour les voir faut les pratiquer, et ce n’est pas interdit.
Ce qu’annonce Axelborg c’est le fait de privilégier le marketing au sportif. En l’occurence, les instances ne semblent s’occuper du tracé qu’aux travers des opérations financières intéressantes qu’elle peut réaliser sur les sites de départs/arrivées. Par exemple le départ envisager à New-York, suivi de Londres... Je ne crois pas que cela soit sportivement intéressant.
Ensuite il faut savoir que le cyclisme, et qui plus est le tour de France, sport prolétarien par excellence, est suivi par Monsieur et Madame Campingcar en vacances dans les Vosges ou via la télévision (là où part non négligeable des recettes se réalise).
Après jusqu’à combien le Tour de France est bénéficiaire et peut ainsi s’assurer l’attractivité des meilleurs courreurs via les primes, je ne sais pas. Combien le tour de France a besoin de s’assurer des arrivées "évenementielles" pour remplir ses caisses, je ne sais pas non plus.
L’épreuve a un prestige a assurer, c’est évident et ça passe aussi sûrement par ce genre d’évènement. Mais quand on voit la gueule de certains tracés on peut crier au scandale !
Après Axel ne parle que du marketing liées aux villes d’arrivées, mais il ne s’agit pas de l’unique recette du tour...
Pour finir, il n’est pas question de comparer le tour à des épreuves "pures" sans marketing, assurées par les bénévoles, qui pululent par centaine tous les week-end (encore que le 0 marketing n’existe même pas à ce niveau). Mais il y a un équilibre à adopter pour ce qui fait vivre ce sport et ceux qui en sont passionnés.
Je réagissais plus au commentaire de Nicolas que celui d’Axel qui est déjà assez nuancé.
Ensuite, c’est justement parce qu’on "s’amuse" à faire des départs marrants sur des étapes "bidons" que je trouve que le sportif n’en pâti pas tellement au final (peux me tromper bien sur).
Au niveau du tracé, on sait depuis le temps qu’il faut juste respecter un certains nombre de difficultés et d’étapes de "balade" pour que le tour soit cohérent. Le tour n’a jamais littéralement fait le tour de la France, donc que les fantaisies soient plus ou moins acceptées, certes, mais de là à se servir de l’argument géographique je trouve ça déplacé.
Niveau recettes, tu as raison, on ne peux pas savoir (nous) à quel point ces opérations sont importantes ou pas. Maintenant, j’essaye de voir le côté positif, comme le côté "innovant", montrant que cette étape n’est pas sectaire et est capable de s’adapter à ce monde (transports plus rapides) afin d’apporter un peu de fraîcheur dans ce sport déjà bien assez "vieillot", enfin à mon goût. Qui plus est, cela démocratise internationalement cette épreuve sans empêcher les mecs en camping car d’avoir la majorité du parcours et le vrai en plus...
@general,
Ce n’est pas forcément un reproche, et certains choix marketing ont été bons : Sestrières 1992 par exemple, très belle ascension ou Cap Découverte 2003 qui causa une impitoyable sélection dans la canicule du Sud Ouest.
Vouloir assurer la pérennité du Tour est bien naturel, l’article est juste là pour montrer l’évolution de plus en plus marketing de l’épreuve.
Mais les Jeux Olympiques ont fait de même en 1996 avec l’édition Coca-Cola à Atlanta.
La FIFA idem avec le pacte Adidas noué en 1974 entre Joao Havelange et Horst Dassler.
Je ne critique pas le Tour de France en particulier !
Tout à fait Axel, je réagissais pas à ton comm, comme je l’écris plus haut ;-)
@ Général, sérieux il y a des difficultés à respecter ? En alternant des étapes roulantes avec quelques côtes ? Je l’ignorais.
Evidemment que l’idée n’est pas de réaliser le périmètre de la France. Ca n’est pas ce que j’ai avancé et utiliser ce contre-argument est déplacé.
M’enfin quand on appelle un tour de France une course qui est passée par la Belgique, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Hollande, l’Angleterre, Irlande (peut-être Suisse ?) avant de passer pour la 1ère fois en Corse (2013), on peut légitimmenent penser que le plus français des français l’ai de travers.
Perso je m’en fous, ce qui m’intéresse c’est le vélo, ils peuvent passer n’importe où ça m’est égal.
Là où je dis "Au scandale" c’est que des régions sont délaissées pendant plusieurs années alors qu’il serait aisé de prévoir un passage par région une fois tous les trois ans... M’enfin tant que ça répondra à des appels d’offres il n’y a pas de raison de se scandaliser, c’est dans l’ordre des choses.
Il faut savoir que la Guadeloupe avait déposé une candidature de grand départ il y a quelques années, sans doute enterrée assez vite côté ASO.
Le Giro est bien parti du Danemark, la Vuelta des Pays-Bas dans le genre "départ d’un pays non limitrophe et bien lointain" ...
le Dakar... en Amérique du Sud.
Bah quand tu dis "on peut faire la gueule quand on voit le tracé", ça veut dire que subjectivement, la géographie ou plutot la géométrie du tracé pourrait sembler de manière subjective plus ou moins convenable selon les personnes. Ceci est un fait que je ne remets pas en cause (les gouts et les couleurs) et sur lequel on ne peut pas "véritablement" débattre "factuellement" (j’insiste là dessus) car totalement subjectif, c’est pour ça que je dis que je trouve ce constat géographique "déplacé" et non idiot ou inutile. Partant du fait que la géométrie n’a jamais été "respecté" (plus ou moins, on voit déjà que c’est vague), qu’il fasse un méli-mélo dans les Alpes alors qu’il "devrait" filer droit... Bref, je maintiens mon contre argument ;-).
Là où je suis d’accord avec toi, c’est :
"Là où je dis "Au scandale" c’est que des régions sont délaissées pendant plusieurs années alors qu’il serait aisé de prévoir un passage par région une fois tous les trois ans... M’enfin tant que ça répondra à des appels d’offres il n’y a pas de raison de se scandaliser, c’est dans l’ordre des choses. "
ALors de la même façon que me tu me dis (avec un brin de sarcasme faut le reconnaître) que tu ignorais qu’il y avait une sorte de cahier des charges "sportifs" au niveau du tour de France afin de maintenir sa réputation (chose dont évidemment je n’ai aucune idée, mais qui peut sembler visible quand on analyse les déroulements "globaux" des tours), de même j’aimerais savoir quelles sont les régions qui se plaignent de pas avoir le tour de France (je sais ça fait un bout qu’il est pas passé en Bretagne...) et ensuite dans quel cadre, les étapes ne seraient pas naturellement sélectionnées en fonction des structures d’accueils existantes, de l’attrait du public et des aides financières mises à disposition des mairies ?
Y’en a qui payent plus pour le foot, d’autres pour le vélo, il est "naturel" de penser que certaines villes/ régions investissent plus pour le tour de France et que cela les arrangent. Encore une fois, la volonté de moyenné la géographie du tour de France ne traduit-elle pas le besoin de certains de simple cohérence géographique subjective ? ce qui revient au point soulevé plus haut ;-).
Difficile (impossible ?) de contenter tout le monde avec le tracé du Tour.
Y aura toujours des déçus, d’autant plus que 6 à 7 étapes sont monopolisées par les Alpes, les Pyrénées et Paris.
Le tracé répond à une "logique molle" : y a 2-3 tendances à respecter et que les organisateurs se plaisent, de temps à temps, à violer.
Toutes les régions "continentales" sont globalement visitées tous les 3-4 ans.
@Nicolas,
Oui le Dakar en Amérique du Sud, mais bon peut-on le reprocher à l’organisation au vu du risque terroriste en Mauritanie, au Maroc saharien et au Mali ?
La sécurité des concurrents, des organisateurs et des suiveurs (journalistes, employés logistiques) est tout de même la priorité d’une épreuve.
Après, peut être faudrait-il renommer le Dakar le "Santiago", le "Buenos Aires" ou que sais-je encore !
ah ! oui, c’est clairement pour des raisons de sécurité.
Mais le nom fait rigolo, un peu comme Tour de France. Pourquoi pas Grande Boucle cycliste internationale, comme pour les filles ? Vrai que ça fait un peu XIXe siècle...
Oui il y a deux visions :
Ceux qui conçoivent que le tour de France est une vaste entreprise dont le modèle économique inclus d’offrir au plus offrant la ville de départ et d’arrivée.
Ceux qui ne distingue pas (ou n’accepte pas) cette réalité économique et s’insurgent devant les tracés sortant de France ou occultant régulièrement certaines régions.
Et les deux ne sont pas nécessairement opposées. Il s’agit d’un équilibre à trouver. On peut accepter la réalité commerciale du tour en refusant qu’il parte de New-York ou Pékin. Ou favoriser des passages dans les régions délaissées.
Oui il est impossible de contenter tout le monde à moins de faire un Tour à l’ancienne qui épousait vraiment les frontières de l’Hexagone, mais on retrouverait alors des étapes de 250 voire 300 km pour faire l’épreuve sur 3 semaines.
Comme tu le dis Nicolas, avec la contrainte de 5-6 étapes Alpes et Pyrénées plus celle de Paris pour le final, il devient utopique de contenter toutes les régions.
Ainsi l’exemple parfait avec l’édition 2001 complètement sur l’Est de la France, ignorant superbement la partie Ouest du pays (Aquitaine, Poitou Charentes, Pays de Loire, Normandie, Bretagne).
Mais certaines régions semblent avoir tissé des liens particuliers avec le Tour, ainsi la Vendée (lobbying de P.De Villiers ? ?)
Des grands départs tous les 6 ans depuis 1993, difficile de faire mieux pour un même département ...
1993 Puy-du-Fou (prologue)
1999 Puy-du-Fou (prologue)
2005 Noirmoutier (CLM)
2011 Noirmoutier - Mont des Alouettes (étape en ligne)
Toutes les régions "continentales" sont globalement visitées tous les 3-4 ans.
2010 : Nord, Champagne, Alpes, Auvergne, Aquitaine, IDF.
2011 : orgie en Bretagne et Pays de la Loire, passage dans le Massif Central, les Alpes, Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, IDF.
2012 : Nord, Picardie, Normandie,Lorraine, France-Comté, Alpes, Pyrénées, IDF.
2013 : orgie en Corse et PACA, Pyrénées, Bretagne-Normandie, Centre, méga-orgie dans les Alpes, IDF.
Y a que l’Alsace qui peut se plaindre, mais y a eu arrivée et départ de Colmar en 2009 et grand départ de Strasbourg en 2006. Elle devrait être au programme en 2014 avec 1 ou 2 belles étapes dans les Vosges.
Sûr que, comme le rappelle AxelBorg, il y a du lobbying, des garanties "financières" et aussi le poids de la tradition ou de l’étonnement.
Ce serait intéressant de voir inside comment se négocient les arrivées ou les départs du Tour. Entre corruption, menaces, chantages, pressions en tous genres et "galanteries".
Je suis globalement d’accord avec toi Hermine. Juste, le fondement de cette séparation n’est pas seulement "économique", je parle également de "structure d’accueil" (on organise pas de finale de coupe du monde dans des stades de 10000 places ce qui est scandaleux pour la diversité géographique et l’accès à tous aux évènements prestigieux...), mais aussi d’attraits "culturels" (typiquement, les Alpes sont indissociables du tour et s’inscrivent dans sa tradition et font sa renommée) et aussi sociales. Encore une fois, "favoriser" certaines villes (comme le dit fort bien Nicolas, grosso merdo il finit par passer un peu partout le tour sur une dizaine d’année) peut aussi répondre à une demande plus forte de la part de ces villes/habitants pour voir passer le tour, elles qui sont plus "actives" niveau culture vélo.
L’argument économique est là off course, et peut bien évidemment avoir certains travers, mais il n’est pas unique dans ce cas là.
Oui, il est certain que Prudhomme et Pescheux doivent crouler sous les invitations à dîner ou pour des spectacles avec tickets en loge VIP !
Plus sérieusement, sur l’Alsace c’est le problème des régions frontalières qui offrent moins de possibilités à moins d’aller ou de revenir de l’étranger.
La Côte d’Azur par exemple est très souvent ignorée, une ville comme Nice, 5e agglomération française, n’a pas vu le Tour entre 1981 et 2013 (exception faite du départ à Monaco en 2009).
Déplorable vu la tradition cycliste locale (Paris Nice) et le potentiel de cols de la région niçoise (col d’Eze, la Madone, le Turrini).
Oui, paradoxalement, ce sont les régions "autour" de la France qui sont les plus régulièrement exclues. A l’exclusion notable de Bordeaux et de la Bretagne-Vendée.
@ général : pour moii le critère reste majoritairement économique.
Pour la "structure d’accueil" tu hyperbolises en évoquant une finale de coupe du monde. Cette année Limoux (petite bourgade de l’Aude de 10 000 habitants) a été une ville-départ. Si cette ville a la capacité d’acueillir le départ du tour, je vois mal quelles régions seraient dépourvues de villes capables d’acueillir un départ de tour. Donc l’argument consitant à dire que si le tour ne passe pas souvent par certaines régions c’est que les villes candidates n’ont pas les moyens structurels de l’accueillir ne me convainc pas.
Cependant je l’opposerai à ton argument sur la "favorisation" qui est prépondérant dans le choix. Effectivement, les villes, de part leur rapport avec le vélo (lancement d’un club local, passion régionale ou le petit gars du pays qui est dans le peloton...) peuvent effectivement "demander plus fortement" le passage du tour auprès de l’organisation (comme tu le soulignes) mais cette demande plus forte n’est-elle pas également un peu financière ?
Pour "les attraits culturels", le terme est mal choisi, ça s’apparente plutôt à une tradition ou un critère historique : effectivement, les étapes de montagnes sont obligatoires. Ce qui nous donne tous les ans un passage par les Alpes, les Pyrénnées mais également par Paris. Ca je l’ai dit et ne le remet pas en cause. Je parlais de la faible fréquence de passage dans certaines régions.
Alors oui, sur le long terme, le tour couvre l’ensemble des régions (si on oublie la Corse). Mais d’un point de vue purement comptable le passage du tour par région ces 9 dernières années donne :
Auvergne : 4 Champagne : 4 Loire : 4 Normandie : 3 Etranger : 6
Il y a eu 6 tours de France avec des étapes à l’étranger entre 2004 et 2013 (dont beaucoup en Belgique, mais il s’agit d’un vrai pays de vélo, voir le critère "favorisation") pour seulement 3/4 passages dans certaines régions.
Partant de ce constat, les spectateurs du tour conscients ou non des réalités économiques, traditionnelles (dans 100% des cas passage par la montagne et Paris) n’en sont pas moins colère de voir le tour passer régulièrement à l’étranger au détriment d’un turn over franco-français. Ce sentiment, je ne le sors pas de mon chapeau, encore une fois ça m’est égal, mais cette rengaine existe chez les spectateurs du tour.
Bonjour Hermine, le TDF ce n’est plus le "tour des Français", mais bien une épreuve mondialisée, une bouillie culturelle et sentimentale, sportivo-médiatique. On peut le regretter.
J’ai arrêté avec le vélo (à la télé comme dans la "vraie vie") pendant à peu près 3/4 ans notamment à cause de ça. C’était une erreur.
Disons que désormais je regarde le TDF (et le cyclisme pro en général) comme un pur spectacle, l’équivalent d’un combat de catch (j’aime beaucoup le catch) ou d’une kermesse de dimension intercontinentale...
Le Tour n’a plus rien de français depuis belle lurette ! Pas de maillot jaune français depuis Hinault en 1985, pléthore de départs à l’étranger depuis 30 ans (Bâle 82, Berlin 87, Luxembourg 89, San Sebastian 92, sHertogenbosch 96, Dublin 98, Luxembourg 2002, Liège 2004, Londres 2007, Monaco 2009, Rotterdam 2010, Liège 2012), une couverture mondialisée au niveau TV ...
Pour les villes, elles ont toutes les moyens, après c’est aussi la politique du maire et des conseillers généraux (voire d’entreprises dans le cas d’Eurodisney) que de spéculer sur le retour sur investissement de la venue du Tour, en terme de publicité, notoriété afin de favoriser l’économie du tourisme dans leur ville.
C’est clairement le calcul fait par le Futuroscope, le Puy-du-Fou, Eurodisney ou encore Cap Découverte. Avec plus ou moins de réussite !
A ce titre, on aura sans doute droit un jour au Parc Astérix dans l’Oise ou à Port Aventura près de Barcelone !
Bonjour Alcazar, où ai-je écrit que c’était "trop marketing" ?
Moi le marketing ça ne me dérange pas plus que ça. En 2012 le départ de la Vuelta a été donné de Pampelune de nuit avec arrivée dans la célèbre Plaza de Toros, ça ne m’a pas dérangé. Pourquoi ? Parce qu’on ne s’est pas tapé 276 387 vues de la Plaza et de la ville, un cours sur les fêtes de Saint Firmin, l’histoire de Pampelune racontée par "Paulo la Science" avec musique inside. Nan ! on a eu la course.
Moi, ce qui me soûle c’est "le Tour de la France". Tu regardes le Giro ou la Vuelta, y a pas de "Tour de l’Espagne" ni de "Tour de l’Italie". C’est une spécificité STF-ASO et France Télé !
La pub, les départs de NY ou Leeds, ça ne me dérange pas le moins du monde. J’y suis même carrément favorable puisque ça permet de mondialiser l’épreuve et d’avoir peut-être des épreuves originales en plus de pérenniser le TDF. Mais Jean-Paul Ollivier et Gérard Holtz, je suis à bout ! Alors, oui, qu’on leur donne du grain à moudre avec le château de Versailles, les remparts de Saint-Malo, la stupide abbaye du Mont Saint-Michel, etc., ça me gonfle !
putain ! 20 dieux !
c’était le cri du coeur...
ah, c’était donc ça la pointe "d’amertume" que j’avais cru déceler dans ton comm... ;-)
T’a essayer sans le son ? ou via eurosport ou une chaine allemande (ou effectivement ils commentent très peu). C’est vrai qu’on aime pas trop les blancs de conversation à la TV chez nous.
France Télé, c’est le signal international. Même en Allemagne, on a droit aux condors filmés par Jean-Maurice et les abbayes bénédictines en contre-plongée pendant 3 minutes !
TF1 ou M6 finiront par récupérer le Tour de France (ainsi que Roland Garros) à moyen terme, France Télévisions au vu de son patrimoine financier de plus en plus complexe ne pourra pas surenchérir pour les droits du Tour et de RG ...
Et les politiques, en ces temps de crise économique et de dette souveraine appelés à se prolonger, auront bien du mal à justifier aux contribuables une explosion du coût la redevance TV pour que France Télévisions conserve ce genre d’évènements !!
A moins que le groupe audiovisuel ne retrouve des recettes publicitaires, mais je n’y crois pas, Hollande a déjà dit qu’il ne reviendrait pas sur cette mesure de Sarkozy.
et puis couper le son c’est se priver des inepties de T. Adam et des circonlocutions de L. Jalabert à propos du dopage
Le Ciel puisse t’entendre AxelBorg ! D’autant plus que cette saloperie de redevance télé augmente de 4 euros cette année... 129 euros pour des chaînes qu’on regarde 2 ou 3 fois dans l’année. Merde alors !
Nico, le tour de France fait parti du top 20 des évènements les plus suivi avec en moyenne 18 millions de téléspectateur. Ca marche bien en France et à l’étranger. Je pense que beaucoup sont séduits par les panorama, les commentaires de Jean-Paul. ca casse un peu avec la monotonie de la course, ça apporte une touche graacieuse ou culturelle...
En tout cas je peux comprendre ton point de vue, mais je ne sais pas s’il est représentatif de la majorité des téléspectateurs...
@Nicolas,
C’est le père Copé qui avait dit un jour, avec sa langue de bois habituelle "Moi vivant, la redevance n’augmentera pas"
Le pauvre Blaireau ...
J’avais franchement des envies de créer des groupes Facebook du style "Mais pourquoi Jean-François Copé est-il toujours vivant ?"
OK avec toi sur le fond, ça fait grave ch... de payer pour un service aussi médiocre.
De la majorité des téléspectateurs qui ont moins de 50 ans et peuvent se payer des vacances, oui... Je déconne ! quoique...
La seule personne que je connaissais (elle est morte) qui regardait le TDF pour les paysages, c’était ma grand-mère maternelle. Je ne sais pas si ça suffit à faire un panel représentatif.
Plus sérieusement, oui je sais bien que les gens se sont habitués à ces paysages du "plus beau pays du monde" et qu’ils en redemandent. Mais c’est bien parce qu’ils ne pigent rien au cyclisme et ça prouve aussi que le TDF est devenu une kermesse avant tout.
Après pour ce qui est des commentaires purement sportifs (Thévenet à son époque, et la palme à Thierry A. et Jean-René B.) c’est vrai qu’ils m’exècrent également. Mais c’est personnel.
Je comprends juste le plaisir de certains aux travers des plan large ("Wah, c’est beau la France") ou des commentaires de Jean-Paul ("Je la connaissais cette cathédrale du XIIIème à Saint Bouzieux le haut").
Mouai enfin c’est pas comme si le tour était coupé pour passer des reportages, on reste sur la course... C’est cohérent dans l’idée.
En tout cas la réalisation (commentateurs exclus) ne me choque pas.
Oui, ça doit être cohérent puisque ça marche. CQFD. Mais moi j’y arrive pas. Mais ça ne m’empêchera pas de suivre le TDF 2013 sur France Télé encore cette année, hein !
Tout pareil.
J’adorais la paire Chassé - Fignon sur Eurosport au début des années 2000. Commentaires pertinents et un peu d’humour (drôle, pas celui de Thierry Adam ...).
Salut aux auteur/contributeurs !
Perso, suis de ceux qui, au-delà du simple aspect sportif, n’auront longtemps craché (car le Tour et moi désormais, bof...) sur cette dimension de "carte postale" !
N’étant français, mais en adorant (voire "jalousant", bande de salopards !) les variété et richesse géographique/patrimoniale/culturelle... : d’année en année, c’était l’occasion de se donner avant-goût de certains coins de France, quitte à les éprouver in situ ensuite.
Et je crois cela partagé par pas mal de gens au pays, oui.
Ceci étant dit, je rejoindrais bien volontiers Nicolas, sur quelque "Michelin-dérive" incarnée (à mon humble avis bien malgré lui - vais m’en expliquer) par votre JPO...
La musique, les plans looooooongs sur tel château/abbaye... Devient too much oui ; quelque "Racines et des Ailes" en mode cheap (ce qui n’est pas peu dire...)...
Mais sur le cas d’espèce liégeois, allez :
Liège a, dans passé récent, accueilli 2 départs de Tour, 1 du Giro, + ma foi 1 passage de la Vuelta from NL, bon...
En préambule, disons-en que les lobbying puis organisation à l’oeuvre, dans ces passages récurrents de grands tours, auront surtout voire singulièrement été l’oeuvre de la Province de Liège.
Les provinces sont, en Belgique, des subdivisionss territoriales et administratives issues de Napoléon, volontiers artificielles, assurément mineures, pour bonne part archaïques et inutiles... et d’autant menacées de disparition tant pullulent déjà au pays les niveaux de pouvoir (fédéral, régional, communal...)...
Bref, et pour ces pouvoirs provinciaux : l’organisation de tels événements est vecteur d’affirmation et de promotion de leur image évidemment...mais plus fondamentalement encore : de leur utilité, et in fine de leur survie (et qui explique certaine frénésie provincio-liégeoise à occuper le champ médiatique par vélo interposé).
Alors bien sûr : l’investissement (public) est assez lourd, et la balance commerciale pas toujours équilibrée après passage du Tour (Liège 2004 fut un immense succès pour le commerce local... mais 2012, là : je me permets d’en douter).
Bref, venons-en aux faits maintenant...
En contre-partie de la contribution financière de la ville/région-hôte, et des éventuels travaux effectués pour répondre au cahier des charges du Tour : le Tour s’engage cependant à consacrer, en concertation avec les autorités locales, un temps d’antenne strict (genre minutage de vos débats présidentiels) à la promotion du patrimoine local !
A l’instar de ces plans(-séquences) à fort caractère marketing (en effet) : les bulles-TV de présentation de la ville-hôte procèdent non moins d’un engagement contracté, couché sur papier !
Bon... Ca, c’est pour les villes-hôtes, hein !
Pour les coins et localités traversés par la caravane : aucune idée... mais j’ai bon souvenir, lors d’un passage du Tour en Haute-Meuse belge (2004 ? ? ?), de la grosse-grosse colère live du commentateur-vedette francophone du cyclisme en Belgique...lequel trouvait inqualifiable (je vais citer de tête) d’avoir "omis de montrer des images de la splendide vallée de la Haute-Meuse belge" (et c’est vrai qu’elle est très belle, mais bon) !...
Son ton, en tout cas, laissait comme entendre qu’il avait été convenu d’en montrer d’abondantes images, soit.
Vu comme ça, le Jean-Paul Olivier... Ben il satisfait tout bonnement aux clauses je crois bien, c’est pas forcément son kif au gaillard !
Bonjour Interimlover, c’est certain que Ollivier travaille à faire la promo des territoires et des acteurs : telle église, telle station de ski, la FNSEA, etc. Mais si, il aime ça le gaillard, tout de même.
Des p’tits points de vue patrimoniaux, j’y suis aussi favorable. Un p’tit aperçu d’une jolie église ou d’un joli château, d’accord. Mais 3 ou 4 minutes avec de la musique, non ! D’ailleurs, en 2012 à Pampelune le réalisateur espagnol filmait aussi, rapidement et de temps en temps, la Plaza ou la ville.
Musique et plans interminables : c’est clair que c’est (vachement) trop...et comme un basculement des priorités d’ailleurs !
Prochaine "étape" : je verrais bien votre Stéphane Bern se joindre à la joyeuse équipe, style rétro-people (genre "c’est là que la marquise de la Tronchenbié se faisait troncher par Louis XII", blablabla...)
Bah : le sport n’est plus à une dérive près, hein...
@Interim,
Oui en effet le rôle dévolu à Jean-Paul Ollivier est désormais trop grand.
Un peu de tourisme et de géographie, OK, un reportage complet sur les paysages de la France, non merci ...
Je me souviens la dernière fois que j’ai regardé le Tour, ça devait être l’étape de Paris en 2011, avec Cadel Evans maillot jaune.
Au lieu de faire le bilan de la course, Thierry Adam et Laurent Jalabert ont laissé Jean-Paul Ollivier nous faire l’histoire complète de la capitale, de Vincennes ...
Bref, tout sauf du cyclisme !
Très intéressant ton commentaire sur la "justification politique par vélo interposé"...
Quant à moi, j’ai inversement beaucoup de plaisir à découvrir ta "province" au travers des Liège-Bastogne-Liège : la côte de la Redoute, c’est quand même le grand moment, avec ce départ qui longe l’autoroute. J’aime bien aussi la Côte de Stockeu, le site de Trois Ponts, l’ambiance euphorique de la Côte de Saint Nicolas. C’est pour moi la plus belle des classiques !!!
Quant à JP Olivier et la harpe derrière, c’est vrai que c’est carrément too much. C’est presque aussi poussé que l’Eurovision ! Ca nous permet au moins de faire des imitations pour faire rire les autres !
Ouais, le coin (que je connais comme ma poche) est pas mal, mais bon... : in fine, c’est le genre d’endroits comme on doit en trouver plein en Massif central ou Pays basque, et que les locaux doivent sans doute trouver un brin banals, hein ;o)...
D’ailleurs, et sinon pour des gaillards issus de la grande plaine d’Europe du Nord (NL, Belches, Nord-Teutons, Danois, Polaks...) : rien de bien sensass quand même (les Hautes-Fagnes à la frontière Liège/Allemagne : ça oui, vraiment beau !).
Et définitivement trop "urbanisé" à mon goût (la Redoute, comme tu le dis fort bien, commence le long d’une autoroute, super).
Dernier départ du TDF, à Liège du moins et histoire de donner idée : ç’aura coûté un bon gros 5 millions d’euros pour le décrocher...
...et les autorités provinciales de se faire gentîment pousser du col à chaque fois, d’y trouver motifs (de mes 2) à la perpétuation de leur pouvoir... et le petit peuple de sembler satisfait, bon (content de voir sa région passer à la télé, j’imagine ?)...
...mais fin des fins : Liège de rester un enfer pour les cyclos (pistes cyclables = zéro... et le contraste est cruel quand on fait 20 bornes vers le Nord, car Limbourg et Maastricht : de super à extraordinaire à ce rayon !)............
J’ajoute que, parmi la rikiki-poignée de compétences (pour l’heure encore) dans le giron des Provinces : éducation, sport, santé.....
Je trouverais décidément cet argent mieux affecté à l’aménagement de pistes cyclables, à la promotion de quelque "vélo-vrai"/"vélo au quotidien" (pour soulager la mobilité, pour lutter contre l’obésité, pour prévenir les ACV...), et qui répondrait parfaitement aux micro-compétences/responsabilités de ce niveau de pouvoir en termes de santé ou d’éducation...
...mais au lieu de ça, nope : les édiles vont te sortir que le relief du coin (Liège = cuvette...et c’est vrai que, dès que tu en sors vers Sud et Est : Ardennes) se prête par trop peu à ce type de politique, ben voyons...
Hors-Ardennes pourtant : c’est plaine fluviale, plateaux et vallées profondes à gogo... mais leur priorité est ailleurs : justifier, à renfort de gros sabots événementiels, de l’utilité et du bien-fondé de leur pouvoir d’un autre âge, bon...
5 millions d’euros : ça reste évidemment peanuts, au vu des coûts induits par le Grand-Prix-vroum-vroum voisin de Francorchamps. Et j’ajoute qu’en termes de vecteur d’image, le TDF est vraiment pas mal du tout : gratuit in situ, abondamment diffusé, véhicule panel large et ménage temps précieux pour promotion des coins traversés...
...mais dans le cas très liégeo-liégeois (sorry d’ailleurs pour ce côté popotte interne... mais question : est-ce si différent par chez vous ? ? ?) que j’expose encore : crédibilité/bien-fondé < masturbation utile à une poignée de planqués...
Comme ça que je vois les choses en tout cas...et pas faute de compter un mec super, vraiment super et de ma famille, à l’over-the-top exécutif et décisionnel des passages de Tours sur Liège, mais bon !
Dans cette fréquence de Tours-à-Liège, j’ajoute : vieille histoire, longue tradition, de complicité et d’amitiés bien réelles entre pouvoirs provinciaux liégeois et organisation du Tour, à travers les générations...
Et y a l’expertise/légitimité/poids historique du "Pesant liégeois", bien sûr : structure organisatrice de Liège-Bastogne-Liège notamment, dès 1892...et dont émanerait d’ailleurs aussitôt le FC Liège (duquel émanerait, quasi-aussi sec, le Standard de Liège) ; voilà pour la petite histoire.
La bonne fin de weekend !
En parlant du Standard, et super brève digression : je viens d’apprendre qu’un film va sortir en 2013, "Je suis un supporter du Standard"...
Les frères Dardenne (ah ! : eux je les aime), dont l’un est complètement mordu du Standard, caressèrent vaguement cette idée à ce qu’il paraît...
...mais là : ce sera pas eux, bon !
En tout cas, et vu la cour des miracles qu’est le Standard à certains égards : ça promet d’être croquignolesque à souhait, miam-miam !... :o) (et je dis ça, mais je me range largement dans la cour des miracles, hein !)
(fin de la parenthèse, et mes excuses !)
Pour Liège-Bastogne-Liège, l’ai déjà dit par le passé : quitte à délocaliser (motif : indiscutablement politique) l’arrivée hors-centre-ville, ben y aurait matière à miiiiiiiille fois plus belles arrivées dans le coin, mais bon...
...c’est politique...........
Bonjour InterimLover,
5 millions, ça vaut bien une bonne campagne de pub, à mon avis. LBL et le Tour ne m’ont jamais donné envie de visiter Liège mais pour la province de Liège, notamment la région de Verviers/Stavelot, complètement ! Ca a l’air vraiment chouette.
Après, côté urbanisé, je te comprends. Mais ça sera jamais pire que la région parisienne, où j’ai habité 2 ans. J’étais obligé de faire minimum 25 km pour m’éloigner de la circulation et des immondes odeurs de diesel... tout ça pour finir sur des routes (presque) plates et ventées en Seine-et-Marne (Mormant, Soignolles en Brie, Chaumes en Brie, etc.), dans des régions de grande culture. Quand je voulais aller dans l’Ouest, un peu plus propice, obligé de passer par le Boulevard des Maréchaux ou la rue d’Alesia en plein Paris. Le seul intérêt, hors du tourisme urbain, c’est qu’il y avait plein de spectateurs médusés quand je montais à Montmartre en mode US Postal et des pompiers en mode Manolo Saiz quand je mettais la gomme sur le Pont National. Sinon, ça m’a donné l’occasion de faire du vélo dans plein d’endroits glauques comme Pantin, Bezons ou Goussainville. A oublier !!!
Pour la nullité des décideurs Wallons face au vélo du quotidien vs leurs voisins flamands, voici la preuve du facteur culturel. Les politiciens d’une même aire culturelle se copient entre eux mais sont toujours très rétifs à l’innovation qui vient de l’extérieur. Il n’y a qu’à voir les vélos en libre-service. Bycyclen à Copenhague en 1991 => rien pendant 15 ans au prétexte que chez nous, "il faut froid, il pleut, c’est pentu", Lyon fait le Vélo’v en 2005, Paris le Vélib en 2007 puis tout d’un coup toutes les villes s’équipent en 1 temps record ! La caisse de résonnance parisienne a joué un grand rôle. Pour le vélo, dans les villes françaises, c’est pas gagné mais il y a quand même eu de gros progrès quand on voit Bordeaux, Toulouse ou Strasbourg. Même Paris et Lyon, qui partent de très loin sont quand même plus hospitalières qu’avant.
Bassine ton parent "politicien" et Liège sera peut-être la ville qui changera la donne en Wallonie !!!!!
Saint-on jamais
Eh là !
Liégeois et Wallons sont bien gentils...mais n’ont qu’à se débrouiller : sont déjà bien assez assistés ainsi (et amplement capables, le prouvèrent abondamment jadis, de réalisations d’envergure) ! :o)
Dernière digression au passage, en finir des histoires belgo-belges avant d’"embrayer sur les vôtres...et de ce membre de ma famille donc, sis au top de la Province : fut une époque où je branlais pas grand-chose, à mon aise, 3 ans à me balader/m’amuser/vivoter (et post-étudier pas mal, tout de même) sur mes économies, bon...
Un jour au théâtre, y a un mec haut-placé au sein de la Province, et qui semblait me trouver sympa voire pas trop con, qui voulut me faire la bonté du sacro-saint clientélisme/népotisme wallons (véritable plaie/institution...) : me trouver un job à ladite Province, fallait juste que je prenne la carte du parti (de gauche)...
...et suis de gauche, ça tombait bien !...
...mais carte politique : oulala...............
...et alors quand je lui ai dit ce que je pensais de ce genre de pratiques...puis surtout que, s’il recommençait : je relaierais avec plaisir sa proposition auprès de certain XXX, pas davantage épris de ces pratiques, et qui non content d’être de ma famille se trouvait être son grand-patron, lol... : sa tête, le pauvre... ! :o)
Bref !
Ce que tu dis du poids culturel : très juste, oui ("’tention" tout de même à ne pas trop """idéaliser""" la place du vélo au quotidien en Flandre... Car que ce soit leur sport national : c’est certain !...vraie religion chez eux !..... mais au quotidien : c’est pas aussi développé que chez les NL tout de même, il reste comme un gouffre entre les deux) !
Maastricht, où j’ai passé un temps fou jadis : c’est quand même extraordinaire, vraiment... Pistes cyclables PARTOUT...lesquelles sont régulées par leur propre dispositif de feux lumineux, + priorité absolue... Ville chérot et bourgeoise à mort, complètement gentrifiée...mais y a pas à dire : la qualité de vie est complètement là, respect.
Idem pour la caisse de résonnance : j’adhère complètement à ça aussi ! Et chez vous : pur volontarisme...ou y eut-il tout de même vision/coordinnation plus larges, pan-municipalités (dont l’une ou l’autre clairement désignées pour jouer les éclaireurs de la République ? ?) ? ?
Bien ce que vos villes (certaines, du moins) font. En tout cas et à mes yeux hautement estimable et enviable (la Belgique passe souvent pour + progressiste que la France...mais sur le coup et rayon urbain : alors là pas du tout, France one point !) !
D’une manière générale d’ailleurs (des contre-exemples comme Marseille peut-être, bon...) : la gestion de vos centre-villes est vraiment très estimable je trouve (votre problème étant plutôt en périphérie des villes plutôt ? ?)... Et vos revitalisations (à Strasbourg/Bordeaux/Nantes/...) : belles sources d’inspiration !
Ton expérience à Paris : je comprends !
La mienne fut + courte (séjour d’une semaine, localisé for free du côté des Arènes de Lutèce), en profitai quotidiennement pour cerner la ville en vélo de location...
...et c’est vrai que, bon... : pour aligner gros braquets, mode-rouleur, vaut mieux oublier tout de suite Paname (même dans vos bois périphériques, y a pas moyen ? ?) !
Montmartre à vélo, l’ai fait aussi :o) Et je confirme : assez comique (tous ces touristes qui me regardaient, avec mes bandanas et cheveux longs - jadis... ! -, comme si j’étais le fin du fin du titi parisien, lol)...
J’avais trouvé Belleville plus sympa à dire vrai, quoique vraiment pas assez raide du tout, dommage.
Concorde et Etoile : on ne m’avait pas dit de ne point essayer, quel cauchemar (l’Etoile, surtout...) !
De l’Etoile, d’ailleurs : me rappelle avoir prudemment redescendu les Champs sur les trottoirs, en scandalisant quelques rombières au passage (d’ailleurs possible que ma gueule de métèque ait fait gagner 1 point à la section FN du 8ème arrondissementce jour-là, mes excuses sincères aux Roumains et djeunes de banlieue...)...
Pas un souvenir très sympathique des grands boulevards haussmaniens non plus, genre entre Gare de l’Est et Monceau...
En gros, et sinon rive gauche : ben rien vraiment qui s’y prête... Même en mode peinard/touriste : il reste(ait) du chemin... mais le Vel’lib semble déjà très enviable au regard de plein de métropoles européennes, trust me !
D’une manière générale : les automobilistes français font-ils attention aux cyclistes (Italie = horreur glauque...), tiens ? ? ?
C’est en tout cas le souvenir que je garde de mes loooooongues escapades passées en Provence et Alsace...
@Interim,
En effet beaucoup d’argent englouti à Spa Francorchamps via le GP de Formule 1, mais il y aura peut être une alternance avec la France (Paul Ricard ou Magny-Cours) prochainement.
Tout dépendra une fois de plus de Bernie Ecclestone.
De toute façon, Liège et la Wallonnie auront souvent la visite du Tour de par le potentiel des routes ardennaises sublimées chaque printemps par les classiques.
"Un jour au théâtre, y a un mec haut-placé au sein de la Province, et qui semblait me trouver sympa voire pas trop con..."
Lol, je suis pas allé plus loin, cette phrase démontre à merveille ce que tu disais plus haut.
Merci !
Par contre, je trouve pas que t’aies une gueule de métèque, sur ce que j’en vois, on dirait plutôt un curé ou un minet. (selon le taillage du collier de barbe)
Pour en revenir à l’investissement-Tour, et après vérification Fabien : la presse belge évoque fourchette comprise entre 5 et 6 millions d’euros pour passage dernier à Liège, j’étais dans le bon !
De par la nature (qui + est hyper-photogénique) du Tour : est-ce un bon vecteur publicitaire, de promotion ? Indiscutablement, y a guère matière possible à discussion là-dessus... "Produit" (ouh le vilain mot que voilà) extraordinaire !
Et d’autant que, 5-6 M pour, j’imagine, l’ensemble des 3 jours roulés dans ma Province (1 prologue + 2 étapes) : ben c’est limite cadeau (du moins à l’aune d’autres événements, genre Spa-Francorchamps voisin...et qui est certes le contre-exemple ultime !)...
...mais le "tout-à-l’événementiel", avec in fine pas grand-chose de concret derrière : je peux plus............ Too much démago/populo et ma région (mais ce n’est certainement PAS un cas isolé !) en crève, ça m’énerve !
Et dans le cas singulier de ma région, merde quoi... Entre les vroum-vroums de Francorchamps et Liège-Bastogne : je vois pas le besoin particulier d’en remettre si souvent une couche avec le TDF (on vous le confisque à plein de super-coins hexagonaux, en plus...et l’inverse me gonflerait un peu !).
Mais tout ça : critique moins du Tour que de la gestion de mon lointain coin du monde, hein.
Verviers et Spa d’ailleurs : franchement et d’un point de vue tourisme urbain, passe ton tour (ou traverse sans trop t’arrêter, tant guerre et urbanisation débile sont passées par là)... !
Stavelot : au carnaval (mais assez difficile d’y avoir accès), c’est extra.
Malmedy, bof... Par contre la région autours est vraiment superbe (je connais de ces ballades, du côté de Xhoffraix notamment... terrible) !
Et la région est effectivement de jolie à très belle, oui... mais si tu viens du Sud-Ouest (bien ça, nope ?) : ne t’attends point à tomber le cul par terre tous les kilomètres, hein : t’as franchement mieux par chez toi ! ;o)
Encore dans tes délires/passe-temps pas malsains du tout, Zangolito ?
Et vraiment que dalle de mieux à faire dans ta (manifeste...) pauvre vie ? ?
Bah !
On t’a jamais dit que tu ressemblait au père de Foucauld ?
Par contre t’as le même problème que moi, calvitie, toi devant, et moi derrière, je préfèrerais avoir la tienne, à choisir...
De Foucauld nop, jamais !
Par contre, Rwanda : avais sympathisé avec Nantais qui en était clone parfait.
Au Belgistan : on m’a déjà sorti "Tarik Ramadan"...et sous certain angle (nez complètement pété because conneries à gogo) ça le fait effectivement.
La calvitie ? Ai niqué feu mes cheveux à-la-Jésus à force de les colorer en vert, bleu... Ca ne pardonne point, mais en cherchant bien et puisque ça t’amuse : tu devrais pouvoir trouver bonnes photos d’époque quelque part sur le web (si j’ai stenton et damoiselle-overzemiammiam à tribord : c’est à Las Vegas) !
Sinon : t’es pédé, ou quoi ?
Nan, les seules photos que j’aie, c’est ta meuf à côté de toi, pas la bonnasse.
Mais merci du tuyau (Vegas), je continue mes recherches !
Bonsoir Interim,
T’as bien cerné le problème : politique de déplacements "rhénane" dans les villes-centres, "californienne" en périphérie.
L’initiative des réaménagements est essentiellement locale, même si le secrétaire d’Etat au transport de Giscard (Marcel Cavaillé) a commandé en 1975 à Alsthom la conception d’un nouveau matériel de tramway qui changerait la donne : le tramway français standard (TFS). A Strasbourg, le souci de préserver le centre-ville des voitures était déjà le crédo du maire Pierre Pflimlin dans les années 70. Ce qui fait que la part de marché du vélo n’y a jamais été inférieure à 12%. La reconstruction des lignes de tramway en 1994 puis 2000, avec la piétonnisation que tu connais a redonné de la compétitivité au vélo. A Bordeaux, c’est un peu différent : l’explosion du vélo a surtout daté du chaos né des travaux du tram, inauguré en 2003. Paradoxalement, la mise en service du tram a souvent plus augmenté la part de marché du vélo et de la marche que celle des transports collectifs !
Cependant, Strasbourg et Bordeaux sont très loin d’atteindre les parts modales > 30% des villes hollandaises : Bordeaux (commune-centre), autour de 12% des déplacements mécanisés, entre 16 et 20 pour Strasbourg (commune-centre). Les autres villes françaises ont malheureusement généralement des parts de marché "wallonnes", à part quelques villes universitaires comme Grenoble, Toulouse et Tours (villes étudiantes), où la part du vélo se situe entre 5 et 10%. Mais, même à ce niveau, on voit beaucoup de vélos dans l’espace urbain !
Pour répondre à ta question, j’ai grandi dans le Lauragais, à 15 km au sud-est de Toulouse. Très sympa pour le vélo, notamment la Montagne Noire. La ville même est très agréable à visiter en vélo, grâce aux pistes cyclables du Canal du Midi et de la Garonne, qui permettent d’entrer/sortir de la ville sans l’enfer de la circulation. Mais à mon avis, ça ne vaut pas les Ardennes !
Par contre, mes parents sont originaires des Monts du Pilat (au sud-est de Saint-Etienne) où ils sont revenus vivre pour leur retraite. Et bien, là, je dois dire que si tu aimes le grand air et les points de vue sur 1/6ème de la France, c’est aussi génial que peu connu. Le Crêt de l’Oeillon (1361 m) par Chavanay a un petit côté Mont Ventoux même si c’est évidemment moins pentu (21,5 km à 6%) et son 1,5 dernier km à 9%, jusqu’à la Tour, c’était un peu mon Puy de Dôme.
L’Oeillon, Chaubouret, ce sont aussi des cols sélectifs qui ont fait la légende du cyclisme pré EPO (Herrera en 85, avec la contreattaque de LeMond, Parra, Millar et Delgado ; Hinault et Roche distancés) ou le naufrage de Claudio Chiappucci en 90 face à LeMond et Breukink.
En 2003, j’avais fait Toulouse-le Pilat en 2 étapes et je peux te dire que j’ai traversé des régions vraiment sublimes, surtout le 2ème jour : plateaux de l’Aubrac, Monts de la Margeride, les gorges du Haut-Allier et les gorges de la Loire, puis à proximité du Mezenc. Descentes hyper longues et sinueuses, panoramas sublimes, et le tout presque sans circulation sur des routes secondaires.
J’encourage tous les aficionados du vélo à venir découvrir le Massif central !!!!
Oui, j’avais vu Stavelot sur Wikipedia. Ca avait l’air joli.
Sinon, pour revenir dans le sujet et tout mélanger, Spa Francorchamps a été le théâtre d’une arrivée du Tour de France avec le final sur le circuit de F1. C’était en 1989 et c’est le petit Alcala qui avait gagné.
Pas assez spécialiste pour dire dans quel virage il a attaqué mais c’est pas le Raidillon. L’attaque se produit vers la minute 16
@Fabien,
Pour Chiappucci en 1990 dans l’étape de Saint-Etienne, plus que la difficulté des cols que tu mentionnes (mais je ne conteste pas leur caractère sélectif), c’est l’inexpérience de l’Italien comme maillot jaune et plus encore la coalition Delgado - LeMond - Breukink qui lui fait perdre 4 minutes ce jour là.
La preuve en est que le grimpeur toscan ne s’effondre pas dans les Pyrénées, même s’il perd encore 2 minutes dans Luz Ardiden en ayant tenté ce merveilleux coup de poker en attaquant dans le col d’Aspin, espérant semer la zizanie parmi les leaders, comme au Futuroscope.
A qui de rouler ?
Vais faire bref, boulot... mais grand MERCI Fabien, bien bien pointu sur sujet-mobilité à ce que je vois, réponses sur points que je sollicitais...ai appris plein de trucs, génial !
Liège me semble avoir pris exemple sur Bordeaux, estimable source d’inspiration m’avait-il semblé (rendre les quais au peuple urbain, tram...)...pourvu toutefois, je l’espère, que ma vieille ville ne devienne aussi froide que la (magnifique, cependant) Bordeaux !... - mais certaine "froideur" n’est-elle bien plutôt, plus basiquement, dans l’ADN bordelais ?
Toulouse m’avait semblé plus "chaud" en tout cas (mais bon : le Midi ? immigration espagnole ? ?)...non moins que projet moins "ambitieux" peut-être ? ?
J’aime en tout cas ce type de projets, rendre les villes à leur taille et fonction humaine, corriger certains tirs passés...mais la "gentrification" : je l’ai vécue et m’en méfie... Ce n’est certes point une fatalité (globalement, les DK par exemple gèrent ce "risque" pas trop mal je trouve...alors qu’aux NL : ben y a toujours de ce "péché originel" par lequel ils tendent à pécher, qui est celui de certain radicalisme/systématisation...)...
...mais entre d’une part réhabilitation, et évacuation des couches sociales vers la périphérie de l’autre : il n’y a hélas souvent qu’un pas... Mais je m’égare, sorry !
Le Lauragais, je connais un peu (un tout petit peu, hein... !)... Et à tout hasard (et puisque ça a marché l’autre fois pas plus loin que sur ce site, avec un compatriote) : t’en aurais pas un camarade à Kinshasa ? ? ?
Je pose la question, car je viens de passer le nouvel-an sur le fleuve avec un gaillard de ton coin (en donnerai point le nom, mais tout petit/tout sec et hyper-bavard/sympa comme tout, sacré personnage actif dans BTP... ça te dit rien ?)... Il adore sa région en tout cas !, limite "nationaliste" (mot trop fort !), fait courir le pays toulousain quasi jusqu’à Bordeaux et Montpellier (mais il a peut-être raison, remarque ? ? ?) ! :o)
Le canal du Midi, fait à vélo jusqu’à Carcassonne : l’avais trop fantasmé sans doute, mais j’en fus un peu déçu (quoique, attention : c’est charmant, hein !).
Et alors quand tu causes de ton coin de Massif Central... : ça, c’est carrément le coin de France que je ne connais pas, et qui m’attire à mort depuis un bail !!!
Lozère et Haute-Loire : des années que je crève d’envie de faire ça un jour, bien bien que tu confirmes !!
Faut que je file, la bonne journée l’ami !
Hello Axel,
Tu me surprends. Je me disais, avec la vidéo de l’attaque d’Alcala en côte sur le circuit de Spa, il va me dire exactement de quelle courbe il s’agit ! Ce n’est pas le Raidillon, c’est sûr.
Pour Chaubouret (1201m), surtout par Saint-Julien (585m) oui, c’est sûr, c’est pas le Galibier, mais je constate que dans la période pré EPO, ce genre de cols faisait des écarts.
En 90, Hampsten, LeMond, Indurain, Breukink, Philippot, Chozas, ont contré Chiappucci bien avant le début du col. 2’10 de retard pour Chiappucci à St Julien, ça partait mal en effet. Delgado et Bugno sont partis dans les premiers km, 1,5 km avant Colombier sous-Pilat. Chiappucci est resté dans le peloton. Puis juste après Colombier, il a fait comme à Luz Ardiden : seul lâché. C’est vraiment ce jour là qu’il a perdu le Tour. Parce que s’il avait pu rester dans le groupe Criquiélion-Parra-Delion, qui est arrivé à 3’ de LeMond, au lieu de finir à 4’50, pas sûr que ça finissait pareil...
Salut !
Et ben non, ça me dit rien du tout. "On peut pas gagner au loto tous les ans" !
Pour le reste, il n’y a pas de quoi ! Bordeaux est une très bonne inspiration au niveau aménagement urbain. C’est merveilleux quand on voit le avant/après. Cela dit, la médaille a son revers, au niveau transport : le tram est relativement lent et donc déjà saturé pour des volumes de trafic pourtant pas folichons. Le centre-ville de Toulouse est par contre sur la mauvaise pente, en train de se "marseilliser". Tu fais de l’associatif pour promouvoir les TC et les modes doux dans ta ville ?
Quant à la gentrification, le cas de centres boboïsés devenus inaccessibles aux classes populaires est finalement assez minoritaire mais très visible, caisse de résonnance oblige (Paris, Londres). Dans la plupart des villes françaises, les pauvres sont au coeur de l’agglo, dans les quartiers périphériques de la commune voire dans son centre ancien. Les cartes revenus des ménages de l’Insee sont à ce titre très éclairantes.
Bref, ce n’est pas trop la vocation du Vox de parler de tout ça. Si tu arrives à récupérer mes coordonnées via la modération ou un mail perso (je ne sais pas si ça existe !), je serais ravi d’échanger sur nos travaux/visions sur l’urbanisme et les déplacements.
Salut Fabien,
J’avais pas vu ta video, censuré au bureau pour moi ! Je pense que le circuit est emprunté à l’envers, au début le petit groupe qui grimpe est dans Pouhon, là où justement les F1 (en descente) entament la partie la plus technique de Spa avec un terrible enchaînement qui se termine à Stavelot avant de lancer une accélération vers Blancimont.
Pour moi donc Raul Alcala attaque juste après Pouhon dans le sens inverse, ou juste avant si l’on se place dans le sens naturel du circuit de Spa Francorchamps.
Mais bon, à confirmer !
LOL, je me disais bien que c’était bizarre pour un esthète de la F1 comme toi.Ils brident ta créativité, au bureau !!!
Je t’avoue que j’ai essayé de comprendre en regardant une vidéo caméra embarquée de Jean Alesi 1991 et un plan du circuit mais impossible pour moi. Trop vite par rapport au vélo, surtout s’ils tournent à l’envers !
D’ailleurs, je trouve que ce passage sur le toboggan des Ardennes est vraiment réussi. C’est mon circuit préféré ! Je verrais bien, dans un autre genre des arrivées sur le circuit de Monaco. Attaque de Froome dans Sainte-Dévote... ah non, il s’arrête !
Je commence à avoir des idées d’articles vélo bien sympas...
Francorchamps est le joyau de la F1, même si Suzuka au Japon est également une petite merveille.
Pour Monaco, il me semble que le CLM du Tour 2009 empruntait une partie du circuit, sur la fin du parcours, quand les coureurs arrivaient dans le port.
Le cyclisme a souvent emprunté des circuits, notamment le grand Nürburgring lors des championnats du monde 1927 et 1966 (victoire de Rudi Altig), mais aussi Imola (Mondial 1968), Reims Gueux (1958), Zolder (2002) ou Goodwood (1970, 1982).
Dijon Prenois comme indiqué dans l’article aussi.
Je verrais bien une première étape comme CLM sur l’ancien Nürburgring, la fameuse Nordschleife serpentant dans les collines de l’Eifel, 22 kilomètres et un enfer de 176 virages.
Paysage somptueux, circuit vallonné et sinueux, bref un CLM complexe car nécessitant une capacité de relance et pas seulement des qualités de rouleur.
Mais cela n’empêcherait pas forcément Cancellara ou Wiggins d’émerger.

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ah ben Barton, c merci et au revoir normalement, donc chantôme why not ? si on pouvait se payer ...
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Bah ça j’en parle pas la méthode, les phénomènes d’ostracisation, donc d’exclusion ...
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C’est bien gentil général mais là ca parle de joueurs d’origines africain qui posent "pr ...
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c pas grave, ça limite pas les 21 noms que tu peux inscrire à côtésinon, Payet serait d’accord ...
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