Crimes et châtiment (4/7)
La mauvaise réputation
Décimé soudain par le verdict de la Fédération, qui du jour au lendemain le privait de patron, d’entraîneur et des trois quarts de son équipe, le Standard se devait encore de disputer une finale de Coupe de Belgique, le 5 mai 1984...
Confiée dans l’urgence aux bons soins d’un vieux serviteur de la maison, le grand ailier belge des années 1960 et 1970 Léon Semmeling: une équipe de juniors s’y inclinerait donc vaillamment, dans un climat tendu et face aux Flandriens de La Gantoise, après avoir forcé à 10 contre 11 la porte des prolongations... Parmi ces jeunes pousses, qui tentèrent vaille que vaille de maintenir le navire à flots, et arracheraient même une désespérée qualification européenne, l’anonyme Etienne Delangre déclarerait: «Je me suis retrouvé l’un des plus anciens de l’équipe, à 21 ans»...
Et cependant le Standard, désormais exsangue et décapité, éviscéré et cloué au pilori, n’en avait-il fini de payer pour ce crime absurde de 1982, qu’avaient hasardeusement mis en lumière des crimes d’une toute autre ampleur... Puisqu’ainsi en 1987, trois ans après l’éclatement de «l’affaire», et qu’il se fut incliné à domicile face à un Standard pourtant convalescent: le Sporting d’Anderlecht déposerait-il plainte au motif, normalement irrecevable, d’une prétendue erreur d’arbitrage... - Or surprise: la Fédération belge, inexplicablement, de donner aussitôt suite à la requête bruxelloise!, et de s’apprêter donc à fixer une date à laquelle rejouer le match...
Cette rencontre, cependant, ne serait jamais rejouée, dès lors que le Sporting d’Anderlecht eût finalement décidé de retirer sa plainte... - mais moins sans doute du fait de quelque esprit chevaleresque, dont se gausserait soudain le grand club bruxellois!; ni moins encore des réactions outrées de la direction liégeoise, qui menaçait en vain d’envoyer à Bruxelles son équipe de Juniors UEFA... que par la peur panique que suscita, parmi les couloirs de la Fédération, cette mise en garde publique du dernier homme du Standard, le sulfureux1 Gilbert Bodart: «Si on doit rejouer ce match, je vous conseille de faire venir tous les gendarmes du pays dans la capitale»... Et la petite phrase d’avoir sitôt fait son effet, en pleine période il est vrai de montée du hooliganisme, de radicalisation du noyau dur du Standard, et deux ans à peine après que le drame du Heysel, en en mettant à nu les graves incompétences, eut traumatisé et décapité déjà la Fédération2...
Bouc émissaire parfait, sur qui le football belge trouvait soudain à focaliser sa mauvaise conscience, le Standard paierait encore sa réputation naissante quand, le 4 juin 1989, et tandis qu’il disputait sous la pluie une finale de Coupe de Belgique contre le Sporting d’Anderlecht, l’arbitre international Alexis Ponnet (supporter notoire et ancien joueur du grand club bruxellois, et qui siégerait ensuite au sein des Commissions des Arbitres belge, continentale et de la FIFA) refuserait aux Liégeois un pénalty manifeste3, dont il s’expliquerait sans vergogne quelque temps plus tard: «Si je n’ai pas vu la faute sur l’Israélien Rosenthal? Evidemment que je l’ai vue!, mais puisque c’était Rosenthal...»
Deux ans plus tard, lors de la dernière journée de la saison 1990-1991, et tandis que le Standard l’emportait par 0-3 chez les Limbourgeois du RC Genk (entre-temps né de la fusion des Winterslag et...Waterschei!): un FC Malines encore dominant de jouer, chez les voisins anversois d’Ekeren, la passe à 10 en un remake affligeant de RFA-Algérie 1982... Ekeren avait besoin d’un point, pour priver le Standard de qualification européenne, et les Malinois (et futurs Anderlechtois) Versavel, Emmers et Albert, lequel d’ailleurs ne se cachait pas d’haïr le Standard depuis certaine affaire de corruption, comptaient plus d’un ami dans le camp adverse... Si bien que l’affaire de sembler entendue pour tous, et la rencontre de sombrer d’emblée à la paix des braves... sinon pour le Malinois Wilmots lequel, d’ores et déjà engagé il est vrai pour la saison suivante au Standard de Liège, serait ce jour-là le seul de son équipe à tenter de créer le danger devant les cages anversoises...
Absurdement mais vainement recadré, en plein match et sous l’oeil médusé des caméras, par son autoritaire équipier Albert, Wilmots serait prestement remplacé par son entraîneur Van Hoof... - Son esprit d’entreprise, estimable non moins qu’intéressé, tranchait décidément par trop, avec l’ostensible pacte de non-agression, jamais sanctionné par la Fédération, qui prévaudrait jusqu’aux ultimes instants de cette infâmante parodie de rencontre...
Dans l’épilogue du Championnat 1994-1995, enfin, ce même Wilmots se verrait-il refuser un but parfaitement valable, et décisif de l’attribution du titre!, lors d’un match au sommet entre le Standard et le Sporting d’Anderlecht... - avant que, dans la foulée, et puisque victorieux cette fois des (étrangement) apathiques voisins du RWDM: cette édition 1994-1995 ne vînt finalement sacrer le grand club bruxellois, sur le fil et pour un infime point de différence...
Tandis que ce type d’injustices se multipliaient, et gagneraient à ses bouillants supporters, non moins qu’au Président de l’Antwerp Eddy Wauters («Le danger venait de partout... et très certainement de Bruxelles!»), le calamiteux surnom de «Caliméros», et alors qu’il avait mis un quart de siècle à peine pour glaner 8 titres: le Standard en mettrait donc un quart de plus pour en conquérir un 9ème, remporté au lendemain du décès de Constant VandenStock, au printemps 2008 et face au Sporting d’Anderlecht... Oeuvre d’un Preud’Homme trop jeune en 1982, resté fidèle au club après l’éclatement de «l’affaire», et qui après ses passages à Malines et au Benfica s’était fait fort de ramener son club aux devants de la scène: ce sacre serait aussitôt suivi d’un dixième, puis deux ans plus tard d’une victoire en Coupe...
Renouant enfin, dans la lignée de son décisif mais damné Roger Petit, avec la prudente stratégie d’opportunités et de formation impulsée un demi-siècle plus tôt, la traversée du désert avait finalement duré 25 ans, pour un Standard que doucheraient cependant l’«affaire Witsel», fait de jeu habilement exploité par la direction anderlechtoise à la fin de l’été 20094, puis le départ de l’efficace mais sulfureux dirigeant Luciano D’Onofrio5, à l’heure où le vieux club principautaire, comme le Sporting d’Anderlecht en 1971, passait soudain sous la coupe de l’une des plus importantes fortunes du pays6...
Club doté d’un capital-sympathie sans égal avant le Waterscheigate, parangon de don de soi et d’abnégation, foncièrement opposé à toute forme de violence, et durable porte-voix des petits clubs face aux manoeuvres hégémoniques du si bourgeois Sporting d’Anderlecht... Dépourvu de grandes ressources, mais mené de main de maître et fort du supplément d’âme que lui avait gagné son incontestable statut de club des ouvriers du Royaume: ce Liverpool de Belgique avait cependant connu, à compter de ce mois d’avril 1984, de verser de Jeckyll en Hyde, de modèle en paria, d’espoirs en désespoirs, et de vertus en infâmies quand, bateau ivre soudain privé de capitaine (et quoique échappant aux prédateurs Tapie et Mandaric), il tomberait sous la coupe d’opportunistes et de margoulins sans vergogne, tels qu’à ces Jean Wauters et Luciano D’Onofrio pour lesquels, moins qu’entreprise sportive, ce club en perdition ne serait guère qu’écran utile, à leurs frauduleuses entreprises d’enrichissement personnel...
Dommages collatéraux
Le Secrétaire-Général Petit, entre-temps, s’était éteint en avril 1998, dix ans jour pour jour avant Constant VandenStock, dans la solitude navrante de ses 86 ans et au terme d’une longue maladie, rayé des listes du football belge, et vilipendé soudain par bon nombre de supporters du Standard lesquels, progressivement oublieux des luttes entreprises par «Monsieur Standard» pour sortir son club et l’ensemble du football belge de l’ornière, ignoraient sans doute combien, jusqu’à ses ultimes choix à la direction de leur club: il s’était bien plutôt sacrifié, vraisemblablement, pour sauver alors ce qui pouvait l’être...
Goethals quant à lui, acteur premier et décisif du scandale, mais qui avait refusé de s’exposer sur le plan financier (bien qu’il eût qui sait, ce-faisant, préservé des pires maux le Standard), se referait aussitôt une santé au Portugal, tandis que d’autres purgeaient leur peine (et ne le lui pardonneraient jamais!)... Et quoique amnistié bientôt par la Fédération belge de Football, pour pouvoir diriger Anderlecht en 1988: Goethals répugna longtemps à parler de «l’affaire», qu’il consentit tout au plus, un jour, à qualifier de «beaucoup de bazar pour pas grand-chose»...
Certes lui connaît-on aussi ces quelques mots, livrés aux lendemains de «l’affaire» et qui, couplés aux déclarations du Président de l’Antwerp Eddy Wauters («Le Standard a payé pour tous»), aux propos prêtés par Gerets à son entraîneur («On fait ça à Anderlecht, et si on n’y prend pas garde: d’autres s’arrangeront, tu saisis fieu?»), ou à la présence durable et régulière, en tribune d’Honneur du Sporting d’Anderlecht, du si déterminé juge d’instruction Guy Bellemans (qu’épinglerait toutefois un jour, pour «négligence de devoirs d’enquête», une Commission parlementaire appelée à se pencher sur les «Tueries du Brabant wallon»... et dont les conclusions feront dire à plus d’un que l’enquête avait été «manipulée»), jetteront toujours le trouble, sur les dessous et aboutissements réels du Waterscheigate:
Je veux qu’on en reste là, Raymond a toujours su se taire, et ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer. Dans cette histoire, si je n’ai rien dit, c’est pour protéger un homme, tu me comprends? Je ne veux pas en dire plus, n’insiste pas. Mais tu dois savoir quand même qu’il y a des gens impliqués jusqu’à la moëlle, qui n’ont même pas été punis, tu te rends compte! Ah si je devais raconter tout ce que je sais, fieu, pas mal de têtes tomberaient. Les matchs qui s’achètent sans même que les joueurs bénéficiaires de l’opération soient au courant, cela existe aussi. Et pas des petites équipes, tu peux me croire. De grandes. Je ne dois pas te faire un dessin? Petit pays, petite mentalité, je l’ai toujours soutenu. Dans cette affaire, croyez-moi, on a fait beaucoup de bruit pour rien. Il y a eu des décisions pénibles parce qu’on a voulu faire des exemples, mais en fait, sur le fond, il ne s’est rien passé. Rien. Niks. Noppes.
Hanté jusqu’à sa mort, survenue le 6 décembre 2005, par le péché originel d’un soir de mai 1982, aux contours duquel son égoïsme et sa lâcheté avaient durablement ruiné une immense institution de la scène sportive nationale, en ce Standard pourtant qui toujours l’avait porté («Dans des moments importants, j’ai toujours été soutenu d’une façon exceptionnelle par le public liégeois (...). Moi qui adore les stades qui bougent, qui brûlent, j’ai toujours eu un faible pour Sclessin»), c’est un Goethals repentant qui confiera, sur son lit de mort et à en croire l’un de ses proches, venu une dernière fois l’y saluer: «Je suis tellement désolé, j’ai détruit le Standard»...
Quant aux Diables Rouges, vitrine quasi-inexpugnable en 1980, accablés de malchance en 1982, et que «l’affaire» soudain amputait de 6 de ses joueurs majeurs, tous indispensables à son étroit maillage défensif: c’est avec des genoux désormais bien vacillants, que se poursuivrait donc leur chaotique campagne de préparation... - ou ainsi qu’en conviendrait plus tard l’entraîneur Guy Thys, ancien joueur de l’Antwerp et du Standard, et héritier spirituel du «Sorcier»: «l’équipe était vraiment décapitée»...
Privé de son sacro-saint socle défensif, et renonçant d’autant aux traditions frileuses héritées de Goethals, Thys y puiserait cependant l’inspiration d’un football toujours plus offensif, décomplexé et résolument tourné vers l’avant, qui culminerait sur la forme au splendide football vainement déployé en Coupe du Monde 19907... La saison 1983-1984, il est vrai, avait entre-temps vu l’éclosion du prodige italo-belge8 Enzo Scifo, convaincu par Roosens d’opter pour les Diables, et dont la presse néerlandaise dirait bientôt, au terme d’un premier match d’Euro remporté dans le plus pur style scouser, direct et rasant, face à d’inégaux Yougoslaves: «Plutôt que de perdre son temps dans des numéros de cirque, Scifo mène des actions fulgurantes et décidées, avares en mouvements inutiles... Très élégant, il se joue du cuir exactement comme il veut; et sa précision est telle, qu’il semble pouvoir reculer les moindres limites de la distance... Voilà très certainement un bout d’homme, susceptible de pouvoir faire oublier un Maradona voire un Johan Cruyff!»
Comparé aussi (mais non moins abusivement) au stratège français Michel Platini, en suggestif prélude il est vrai à ce second match à livrer face aux hôtes de la compétition, l’Italo-Belge n’y aurait toutefois guère l’occasion de briller: les Français ayant magnifiquement exploité les cicatrices laissées par le Waterscheigate, et menant dès la 3ème minute puis bientôt 3-0 à la pause, les leaders Scifo et René VanderEycken y seraient en effet aussitôt remplacés par Guy Thys, en vue de les ménager pour le match décisif contre les Danois... Mais là encore, quoique menant rapidement 2-0, les Diables paieraient cher ces inédites carences défensives, encaissant 3 buts, et laissant Guy Thys à ses éternels regrets: «Je suis absolument convaincu que nous n’aurions jamais été rejoints, si seulement j’avais pu disposer de mes joueurs du Standard... Nous aurions alors joué l’Espagne en Demi-finale, et qui sait... Le 29 février fut véritablement une rupture symbolique pour les Diables»...
Joueurs brisés, club brisé, équipes brisées... Au summum alors manifeste de sa puissance et de ses dérives, le football belge, non content d’avoir soudain perdu d’aucunes de ses plus grandes figures, laisserait aussi sur le carreau ses si fragiles équilibres internes... Puisqu’ainsi sombrerait-il, par la disgrâce définitive du polyglotte et éclairé Roger Petit, respecté bien au-delà de la frontière linguistique, et dans une moindre mesure du tonique Anversois Eddy Wauters, aux fatales impasses et apathies de l’«axe Bruges-Anderlecht»: duopole implacable, tout entier voué au confort des statu-quos, vampirisant et sclérosant pour de bon le moindre maillon des coulisses, et coupant progressivement la Fédération de ses hommes de terrain, à mesure que s’y succéderaient, métronomiquement, hommes de paille et juristes des directions bruxelloise et flandrienne...
Ironie de l’Histoire, et tandis que le football belge, gagné en 1981 à la «scotlandisation9» galopante de ses institutions (selon le mot inquiet de Goethals), ne vivait déjà plus que de lointains acquis (parmi lesquels revenait, au si paternaliste et visionnaire Roger Petit, d’avoir oeuvré seul à la reconnaissance et à la protection sociale des footballeurs professionnels de Belgique); c’est à un Liégeois précisément (qui plus est issu de l’école des jeunes du Standard!), que reviendrait bientôt de porter le coup de grâce: le discret mais teigneux Jean-Marc Bosman10!...
Le 25 avril 1984, soit trois semaines à peine après que la Fédération belge eut rendu son verdict contre le Standard, et 11 ans avant qu’une décision arbitrale ne le privât sans doute, face au Sporting d’Anderlecht, d’un mérité 9ème titre national: ledit Sporting, victime d’outrages européens aux automnes 1965 et 1978, mais objet déjà de lourdes suspicions domestiques depuis un quart de siècle, disputait à Bruxelles un match retour de Demi-finale de Coupe UEFA, après avoir perdu la manche aller sur le score de 2-0... L’adversaire, double-Champion d’Europe 1979 et 1980, et bien décidé (sous la houlette de l’inénarrable Brian Clough11) à renouer avec sa grande époque, n’était autre que les redoutables et fringuants Britanniques de Nottingham Forest...
Huge picture, sorry.
Fin de la première partie, donc, et relative au Standard. On va embrayer sur autre histoire par la suite.
Toujours trouvé quelque caractère de tragédie grecque, dans cette histoire...
Standard "victime" (corruption = avérée ; s’agit point d’en lénifier la faute) corollaire, puisque rattrapé par crimes d’une toute autre ampleur, et où revenait allègrement (sans pouvoir en tirer la moindre conclusion, que les choses soient claires à ce sujet) le nom du Sporting...
Standard renouant avec le titre au lendemain de la mort de Constant VandenStock, et face à Anderlecht...
10 ans jour pour jour (à l’une ou l’autre heures près) entre disparitions de Petit et de VandenStock...
"Scotlandisation" effrénée et morbide du foot belge, à compter du début de la traversée du désert rouche post-Waterscheigate...
...et un Rouche de souche qui portera le coup fatal (Bosman), comme en parachevant le grand-oeuvre juridico-administratif de Roger Petit (lequel avait oeuvré seul, donc, à la protection sociale des footballeurs de Belgique)...
Arrêt Bosman qui, fin des fins, ruinera les plans du Sporting d’Anderlecht (lequel, grand d’Europe jusqu’alors, avait tant oeuvré à la refonte des compétitions européennes)...
On n’est pas loin des Atrides...
Port-folio : Roger Petit, au siège de la Fédération belge de Football.
Bonjour Interimlover,
ai regardé seulement la photo pour le moment...
Elle est de quelle année ? T’as une idée ?
URBSFA = Union Royale Belge des Sociétés de Football Association, c’est bien ça ?
Pourquoi 1914-1918, en-dessous ? Une plaque commémorative des joueurs, techniciens et dirigeants du foot belge morts pendant la Grande Guerre ?
« L’art de la parenthèse est un des grands secrets de l’éloquence dans la société. »
Chamfort
Continue à le lire, good idea : tu finiras peut-être par en retirer quelque chose !
Merci à toi, joyeuses fêtes et la bise à Caro !
« Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme. »
Chamfort
Lol, pas malsain du tout, toi !
Problèmes mentaux : ça me paraissait évident... Et je n’ignore pas qu’on trouve de tout sur le web...
...mais à ce point malsain... Bah : suis guère surpris tout compte fait.
’tention que la justice du web : ça existe, petit...
Pour la défaite 5-0 face à la France, et qu’il n’y ait malentendu : France 84 = grande équipe !...
...mais dans contexte alors des Diables Rouges (ou plutôt de ce qu’il en restait) : rien vraiment d’un exploit de leur taper 5 goals...
S’agit point de vous retirer du mérite (je vais d’ailleurs le remettre en grand pour Lézard : FRANCE 84 = GRRRRRRRANDE EQUIPE, voilà)... mais en face, par la force des choses : équipe soudain faite de bric et de broc, dans contexte de précipitation/urgence AB-SO-LUES...
Bon, je file now, travail tout de même...
...mais si Kiné repasse par là : je l’invite à revoir (de tête : elles existent sur Youtube) les images de la finale de Cup 84...
Ca lui fera plaisir !, et alors y a une séquence que j’adore, avec frappe gantoise sur la barre...ballon qui rebondit devant ( ? ? ?) la ligne...et re-frappe gantoise encore (le but est vide)...et Bodart qui jaillit du diable-vauvert pour mettre le cuir hors-cadre...
Pour le reste, et sinon singulièrement en attaque (Hrubesch-Nehoda !) : le Standard n’avait décidément plus guère que des gamins à opposer ce soir-là...
Bonjour Interimlover,
ai lu parties 3 et 4. Merci pour le voyage...
Sur la responsabilité du Waterscheigate, si tu me le permets, je te trouve un peu dur avec Goethals, Haan et Anderlecht. Reprends-moi si je comprends mal, mais Goethals et Haan seraient les plus impliqués (et, d’ailleurs, les seuls épargnés) et auraient appris l’art de la corruption lors de leur passage à Anderlecht. Petit était vieux et fatigué, donc complaisant.
Est-ce que tu as des éléments qui étayent cette vision ? Les notes 4 à 7, par exemple.
Et puis, le Standard "bouc émissaire parfait", sans doute, mais n’y a-t-il pas eu faute ? Festina était aussi un bouc émissaire parfait, mais il n’empêche que la faute devait être sanctionnée. Que les autres fautent aussi ne lave pas la faute commise et avérée, non ?
Mais, je suis d’accord, il flotte souvent une drôle d’ambiance de règlements de comptes et de mafia autour de ces histoires de dopage et de corruption où, tout soudain, les preuves et les évidences apparaissent... Willy Voet, "celui par qui le scandale est arrivé" dans l’affaire Festina, est encore convaincu aujourd’hui qu’il a été balancé !
D’ailleurs, cette ambiance de règlements de comptes est-elle peut-être encore plus forte en Belgique qu’ailleurs, pays tant divisé, Etat sans Nation...
Le Standard soudain champion après le décès de l’omnipotent (et ventripotent ?) VDS ? Peut-être pas un hasard, en effet. Comment ne pas supposer la tentation de se servir (voire de provoquer ?) du (le) Waterscheigate et la réputation qui en fut née pour mettre au fond du trou un rival sérieux d’Anderlecht ?
"Affaire Witsel" ? Le Standard racheté par un richard ? Tu as plus de précisions ?
Dernier paragraphe avant "Dommages collatéraux" : très joli... même si le début façon "lutte des classes" me casse gentiment les oreilles.
Petit et la reconnaissance et la protection sociale des joueurs en Belgique ? T’as plus d’infos ?
En tout cas, vivement la suite !

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