Vettel champion 2012, Alonso dauphin mais vainqueur moral
Triple champion du monde après la saison 2012, Sebastian Vettel est plus jeune pilote à avoir réalisé cet exploit, à seulement 25 ans ... Ayant rejoint Jack Brabham (1959, 1960, 1966), Jackie Stewart (1969, 1971, 1973), Niki Lauda (1975, 1977, 1984), Nelson Piquet (1981, 1983, 1987) et Ayrton Senna (1988, 1990, 1991), il partira en 2013 à l’assaut d’Alain Prost, quadruple champion du monde (1985, 1986, 1989, 1993)
Battu pour trois points après l’épilogue d’Interlagos, Fernando Alonso pourra se souvenir d’une phrase qu’il avait prononcé voici quelques années, quand il parlait de cette troisième couronne qu’il pensait proche:
Le premier titre, c’est parce que vous avez la meilleure voiture. Le deuxième titre, c’est parce que votre coéquipier est faible. Le troisième titre, c’est parce que vous êtes un grand pilote.
Triple champion du monde désormais, Sebastian Vettel était déjà un grand pilote avant Interlagos et la fin de la campagne 2012. Double champion du monde, ratant une nouvelle fois le triple Graal après 2007 et 2010, Fernando Alonso a encore plus justifié sa place au panthéon cette saison.
- Red Bull Renault (champion du monde des constructeurs avec 460 points, Sebastian Vettel champion du monde des pilotes avec 281 points, Mark Webber 6e du championnat avec 179 points): plus jeune triple champion du monde de l’Histoire à seulement 25 ans, Sebastian Vettel a donc atteint la quadrature du cercle, le Graal ... Trois championnats consécutifs, exploit colossal que seuls Fangio et Schumacher avaient réussi avant lui. bien plus mature qu’en 2010, le prodige d’Heppenheim a su courir en épicier quand il l’a fallu, et étaler un panache exceptionnel quand les circonstances le réclamaient.
Chanceux à Interlagos, où sa course aurait pu s’arrêter net au premier tour dans un contact avec Bruno Senna. La remontée impeccable de Vettel lui a permis de ceindre la couronne, qu’il a construite par une série implacable de quatre victoires de rang en Asie, quelques semaines avant l’apothéose d’Interlagos.
Une question demeure, que ferait Sebastian Vettel sans Adrian Newey? Pas aussi bien sans doute, mais une fois encore l’Allemand a torpillé Mark Webber,qui a pris plus de cent points dans la vue, comme en 2011, à voiture égale.
L’Australien, vainqueur à Monaco et Silverstone, saura-t-il élever son niveau de jeu en 2013? Plus les années passent, plus la perspective de gagner le titre mondial semble utopique pour le grand Mark. Bien que compétiteur né, Webber n’a pas la haine viscérale de la défaite de champions comme Alonso ou Vettel, véritablement affamés de victoires.
En 2013, Vettel visera un quatrième titre consécutif, pour pérenniser son hégémonie sur la Formule 1, ce qui serait un exploit de plus. Il rejoindrait alors Alain Prost et ses quatre couronnes ... à seulement 26 ans!
Pour le moment, du haut de son triple Everest, Vettel peut contempler tant d’autres pilotes du passé de haut au regard de son incroyable précocité. Au même âge (25 ans et 4 mois), Prost débutait en F1, Senna venait seulement de décrocher son premier succès (à Estoril en 1985), Schumacher était en route vers ses premiers lauriers mondiaux, et Alonso avait en ligne de mire sa deuxième couronne consécutive.
Premier en tout, Vettel sera-t-il aussi guetté plus tôt que ses glorieux aînés par l’usure du pouvoir? A lui de relever un défi exceptionnel tel que celui de Ferrari en 2014, comme coéquipier du fauve Alonso, pour nourrir de panache sa trajectoire dorée.
- Scuderia Ferrari (2e du championnat du monde des constructeurs avec 400 points, Fernando Alonso 2e du championnat avec 278 points, Felipe Massa 7e du championnat avec 122 points): il n’a pas son pareil pour tirer la quintessence d’un bolide de Formule 1, tutoyant chaque week-end la perfection. Prodigieux à chaque course du Mondial, Fernando Alonso a porté au pinacle l’art du pilotage à haute vitesse en cette saison 2012. Monumental à Sepang, impérial à Valence, opportuniste à Hockenheim, solide comme un roc, l’Espagnol aurait mérité une troisième couronne mondiale. Bien des observateurs
le plébisciteront une fois encore comme le pilote de l’année, malgré la campagne très accomplie de Vettel. Alonso vainqueur moral, Vettel champion ...
Le destin en a voulu ainsi, mais Alonso sort grandi d’une telle saison.
Tenir la dragée haute à Red Bull, une fois encore souveraine grâce à la virtuosité d’Adrian Newey, qui fait une fois encore autorité sur l’aérodynamique, en dit long sur l’envergure atteinte par le champion d’Oviedo. Alonso a désormais complètement succédé au Kaiser Schumacher chez Ferrari, étant la clé de voûte des succès de Maranello. Comme le Baron Rouge à son époque, Alonso est donc le meilleur antidote à la domination des F1 dessinées par Adrian Newey, digne héritier des Uhlenhaut, Chapman, Forghieri, Murray et autres Barnard au sommet des têtes pensantes de la F1. Dauphin de Vettel en 2010 et 2012, l’Asturien se doit de décrocher les lauriers mondiaux en 2013, sept ans après son dernier titre, acquis avec Renault en 2006. Une fois encore, Alonso a copieusement dominé Felipe Massa, en perdition en début de saison, avant de renaître de ses cendres tel un phénix en fin de campagne. One-car-team jusqu’à Budapest, Ferrari termine dauphine de Red Bull, et devance donc McLaren grâce au réveil de Felipe Massa.Le Brésilien, auteur de deux podiums à Suzuka et Interlagos, a sauvé sa peau in extremis pour 2013, évitant un jeu de chaises musicales plus large que celui entamé entre Lewis Hamilton et Sergio Perez. Mais l’épée de Damoclès tombera sans doute l’an prochain pour lepilote de Sao Paulo, pour ce qui sera sa huitième campagne avec la Scuderia (2006-2013). A lui de conquérir la douzième victoire de son palmarès, celle qu’il aurait logiquement du obtenir à Hockenheim 2010 sans la logique implacable des consignes d’écurie.
- McLaren Mercedes (3e du championnat du monde des constructeurs avec 378 points, Lewis Hamilton 4e du championnat avec 190 points, Jenson Button 5e du championnat avec 188 points): restée une fois de plus utopique pour Lewis Hamilton, la couronne mondiale était à sa portée, si seulement Woking avait rempli sa part du contrat. Pour sa sixième saison avec McLaren, le pilote au casque jaune est tombé de Charybde en Scylla. Il partira chez Mercedes en 2013 après une saison 2012 splendide, mais ponctuée de tant de déceptions: abandons mécaniques à Singapour et Abu Dhabi, infortune à Hockenheim et Interlagos, erreur de McLaren à Barcelone ... Hamilton peut cependant se reprocher la gestion du cas Maldonado dans les ultimes boucles du Grand Prix d’Europe, à Valence. Vainqueur sur le circuit Gilles-Villeneuve, à Budapest, Monza et Austin, Lewis Hamilton a su tirer la substantifique moelle de sa flèche d’argent maintes fois en 2012. La chance n’a pas été du côté du gladiateur anglais. Quant à Jenson Button, victime d’une terrible traversée du désert en tiers de campagne, il a une fois de plus péché le samedi. A lui de corriger le tir, car il devra être la clé de voûte de McLaren en 2013, avec un jeune coéquipier nommé Sergio Perez. Button peut cependant se consoler en se disant qu’il a enrichi son palmarès de 3 nouvelles victoires, Melbourne, Spa Francorchamps et Interlagos, sans oublier qu’il a marqué plus de points (15) que son prestigieux coéquipier Hamilton en trois ans de cohabitation: 672 contre 657. Ce n’est pas le plus mince des exploits, face au redoutable pilote qu’est le champion du monde 2008. Attention cependant en 2013 face au jeune Mexicain aux dents longues, Sergio Perez, si ce dernier n’est pas victime du syndrome Frentzen (incapacité à gérer la pressioninhérente àun top team). Jenson Button pourrait alors vivre ce qu’il infligea voici dix ans chez BAR Honda (2003)à Jacques Villeneuve: un camouflet qui signifia au pilote québécois le début de la fin malgré son statut de champion du monde, avec une année sabbatique en 2004, une pige chez Renault où le Canadien fut copieusement dominé par Alonso, avant de finir face à Massa et Heidfeld chez Sauber puis BMW, et de se voir remplacé par Robert Kubica courant 2006. Enfin, Martin Whitmarsh se devra de revoir sa copie, McLaren n’étant plus le sanctuaire de perfection qu’elle était du temps de Ron Dennis. Sans ingénieur virtuose du calibre d’Adrian Newey qui garantit l’arme absolue sur un tour, Woking se doit d’être à 100 % sur les stratégies de course et les ravitaillements, or les Gris ont péché plus d’une fois en 2012 sur ces points cruciaux ... Reste que la MP4/27 était bien née, mais n’a pas suffi pour aller chercher le sceptre. Whitmarsh aura une autre chance en 2013, mais il lui faudra prendre de l’envergure comme team manager s’il veut être comparé à Ron Dennis plutôt qu’à Teddy Mayer dans la grande histoire de McLaren.
- Lotus Renault (4e du championnat du monde des constructeurs avec 303 points, Kimi Raikkonen 3e du championnat avec 207 points, Romain Grosjean 8e du championnat avec 96 points): figure de proue de Lotus, Kimi Raikkonen a parfaitement rempli son contrat. Revenir à un niveau exceptionnel après deux années sabbatiques. En cela, Iceman n’a pas imité Michael Schumacher, rejeté au purgatoire pendant trois longues saisons avec Mercedes. Régulier, solide, le Finlandais a manqué cependant de pointe de vitesse le samedi contre son jeune coéquipier Romain Grosjean. En un an, Iceman a donc métamorphosé l’écurie d’Enstone, qui était orpheline de Kubica en 2011. A lui de progresser encore en 2013 pour redevenir un candidat potentiel au titre, comme en 2007. Räïkkönen a haussé le ton avec les beaux jours, avec des podiums à Valence, Hockenheim, Budapest et Spa Francorchamps. Quant à Romain Grosjean, trop couvé par Eric Boullier, il lui faudra progresser dans la gestion de ses premiers tours, même si les accidents ne furent pas toujours de son fait. Encore trop brouillon, l’ancien champion GP2 doit gagner en lucidité et en régularité. Mais il a incontestablement le coup de volant pour faire résonner la Marseillaise sur un podium. Ce n’est plus arrivé depuis Olivier Panis, en 1996, en Principauté de Monaco.
- Mercedes (5e du championnat du monde des constructeurs avec 142 points, Nico Rosberg 9e du championnat avec 93 points, Michael Schumacher 13e du championnat avec 49 points): 43 ans ... Cruelle ironie du destin, à cet âge Juan Manuel Fangio s’offrait chez Mercedes un deuxième titre de champion du monde des pilotes. Au même stade de l’existence, Michael Schumacher, le seul pilote à compter plus de couronnes que le maestro argentin, s’est vu offrir par Mercedes une deuxième retraite forcée, après celle imposée fin 2006 par Luca Cordero di Montezemolo, président de Ferrari voulant imposer sa loi à Jean Todt et aux barons de la Dream Team. Triste épilogue pour le Kaiser, bien infortuné en 2012 comme les deux saisons précédentes. Privé de la pole position à Monaco, Schumacher a fait donc démonstration de sa vitesse en Principauté. Récompensé d’un podium à Valenceaux côtés des deux pilotes auxquels ils avait laissé les clés de la F1 fin 2006, Fernando Alonso et Kimi Räikkönen, Schumacher vit donc un come-back raté, partiellement de sa faute. Pas le cauchemar vécu par Bjorn Borg en 1991 avec sa raquette en bois, mais pas non plus la gloire qui auréola le retour de Ferenc Puskas en 1958 au Real Madrid, celui de Niki Lauda après l’accident du Nürburgring en 1976 ou sa retraite de 1979-1981, celui de Greg LeMond après son accident de chasse de 1987 à Rancho Murieta, ou celui de Michael Jordan en 1993-1994, intermède entre deux three peats avec les Chicago Bulls. Mais un retour au goût de cendres, comme celui vécu par Lance Armstrong face à Alberto Contador en 2009 et 2010. Septuple maillot jaune par imposture entre 1999 et 2005, le Texan avait enfin goûté à la défaiteface au Pistolero espagnol. Schumacher, privé d’un duel de titans en 1994 face à son idole de jeunesseAyrton Senna, pilote qu’il admirait depuis une course de karting en1980 à Nivelles, a donc connu tout ce qu’il ignorait jusqu’en 2006: une incapacité à utiliser ses gommes, et surtout une concurrence démultipliée. Confronté successivement à des rivaux dispersés, D.Hill, J.Villeneuve, Häkkinen, Montoya, Räikkönen puis Alonso,l’Allemand a du composer avec les jeunes loups de 2006 ayant pris du galon, les Alonso, Räikkönen et Button, mais aussi et surtout avec les espoirs confirmés ayant percé depuis 2007, les Hamilton, Vettel et autres Rosberg. Malgré un jeu égal en qualifications face à Nico, Michael quitte donc la scène pour 2013, remplacé par Lewis Hamilton. Le fils de Keke Rosberg retrouvera donc son ancien coéquipier des années karting, après avoir vécu en 2012 son premier succès dans l’élite en Chine. Bientôt orphelines du Kaiser, les flèches d’argent ne seront plus 100 % germaniques en 2013 avec l’arrivée de Lewis Hamilton. Mais Schumacher peut être fier de son oeuvre: avant 1991 et son arrivée fracassante parmi la cour des Prost, Senna et Mansell, l’Allemagne pleurait Stefan Bellof disparu en1985, dans la lointaine nostalgie des titans des années 30, les Caracciola et Rosemeyer qui croisaient le fer avec le virtuose Tazio Nuvolari. Depuis, Schumacher a créé un mouvement exceptionnel avec l’émergence de Vettel, triple champion du monde à 25 ans, mais aussi Sutil (espoir déçu), Hulkenberg, Glock, Heidfeld et Rosberg, qui serait de toute façon venu à la F1 via son champion du monde de père ... au passeport finlandais!
- Sauber Petronas (6e du championnat des constructeurs avec 126 points, Sergio Perez 10e du championnat avec 66 points, Kamui Kobayashi 12e du championnat avec 60 points): trois podiums pour Perez à Sepang, Montréal et Monza ... Propulsé chez McLaren en 2013 alors qu’on l’évoquait comme remplaçant de Felipe Massa, le protégé de Carlos Slim aura donc comme futur coéquipier Jenson Button. Remplacer Lewis Hamilton à Woking ne sera pas une mince affaire, d’autant que le Mexicain quitte un team de milieu de grille comme Sauber pour un top team. Année après année, l’écurie suisse survit à tout, les changements de pilotes, l’échec du rachat par BMW, la concurrence des constructeurs ... Peter Sauber poursuivra en 2013 la filière mexicaine avec Estebian Gutierrez, et embauche Nico Hülkenberg, excellent en 2012 chez Force India. Exit donc Kamui Kobayashi, même si le Japonais n’a pas démérité avec un podium à domicile, exploit que Aguri Suzuki avait réalisé en 1990 à Suzuka, derrière le doublé Benetton assuré par Nelson Piquet et Nelson Moreno.
- Force India (7e du championnat des construteurs avec 109 points, Nico Hülkenberg 11e du championnat avec 63 points, Paul di Resta 14 du championnat avec 46 points): révélation du championnat 2011, Di Resta a vu son étoile pâlir face au pilote qui s’était révélé en 2010, Nico Hülkenberg. Le jeune Allemand a dominé l’Ecossais dans un duel somptueux dans une écurie indienne qui a définitivement oublié l’ère Adrian Sutil. Le protégé de Willi Weber, malgré ses exploits chez Williams en 2010 ou Force India en 2012, n’est pas récompensé après une année de jachère en 2011. Son prochain volant sera chez Sauber en 2013, possible tremplin vers la Scuderia Ferrari au vu des liens historiques forts entre Hinwil et Maranello. Quant à Di Resta, il lui faudra rebondir en 2013 après une deuxième saison beaucoup moins enthousiasmante que la première.
- Williams (8e du championnat des constucteurs avec 76 points, Pastor Maldonado 15e du championnat avec 45 points, Bruno Senna 16e du championnat avec 31 points): pour Maldonado, finir 15e du Mondial avec une victoire au compteur, acquise à Barcelone devant Alonso en personne, prouve l’irrégularité chronique du pilote vénézuélien, tête brûlée qui se frotta à Lewis Hamilton à Valence, faisant perdre le podium au pilote de McLaren dont les gommes étaient en charpie. Malgré son manque de constance, Maldonado a dominé aux points comme en vitesse pure Bruno Senna. Le jeune Brésilien, après quelques courses mitigées en 2011 chez Lotus Renault, voit sa carrière s’enliser. Le neveu d’Ayrton n’est pas reconduit à Grove en 2013, Williams titularisant son pilote essayeur finlandais Valterri Bottas.
Bravo à Sebastian Vettel donc, car il a pris du coffre en cette année 2012.
L’Allemand n’est plus le jeune espoir brouillon de 2010, et il a gagné dans des circonstances bien plus complexes qu’en 2011.
En 2013, Fernando Alonso sera une fois de plus sur la route de Baby Schumi, pour un bras de fer exceptionnel dont Jenson Button (McLaren) et Kimi Raikkonen (Lotus) seront les premiers arbitres entre l’Allemand et l’Espagnol.
Le pilote d’Oviedo poursuivra sa disette une 7e saison consécutive, lui qui attend sa troisième couronne depuis fin 2006. Héritier désigné du Kaiser, Alonso s’est vu supplanter par Vettel dans ce rôle qu’Hamilton avait un peu tôt imaginer occuper. Vettel triple champion du monde, Alonso double champion du monde, voilà la F1 avec un duel de pilotes comme jamais vu depuis 2001 entre Schumacher et Häkkinen. Mais le Finlandais avait jeté l’éponge, faute de motivation. Il faut donc remonter à 1993 entre Prost et Senna, où le Français et le Brésilien, tous deux triples champion du monde avaient livré une ultime joute, Prost chez Williams et Senna chez McLaren. Avant de peut être rejoindre Alonso en 2014 chez Ferrari pour un duel de fauves, Vettel tentera en 2013 de profiter une fois encore de son atout maître, Adrian Newey.
Dommage que Lewis Hamilton ne puisse se joindre à ce duel de titans en 2013, car Mercedes ne devrait pas être dans le coup. Comme Schumacher en 1996 à son arrivée chez Ferrari, ou Alonso en 2008 à son retour forcé chez Renault après l’explosive cohabitation de 2007 contre Lewis, le pilote anglais devra compenser par sa virtuosité les lacunes de son bolide. Ross Brawn fera tout pour faire progresser la flèche d’argent mais le pari d’Hamilton est plus sur 2014 que sur 2013, où il s’agira surtout de travailler techniquement plus que de viser des résultats concrets.
Du côté des jeunes, 2013 sera l’occasion pour Nico Hülkenberg de confirmer son talent et pour Sergio Perez de montrer qu’il est digne du cockpit que McLaren lui confie. Les Latino Américains ont toujours réussi (dans des proportions différentes cependant) chez McLaren : 1 titre mondial en 1974 pour Emerson Fittipaldi, 3 titres mondiaux en 1988, 1990 et 1991 pour Ayrton Senna (auréolés de 35 victoires et 46 poles), 3 victoires en 2005 pour Juan Pablo Montoya. Au Mexicain de marcher sur les traces des deux Brésiliens et du Colombien.
A Felipe Massa et Mark Webber enfin de bien terminer chez Ferrari et Red Bull.
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oui AXEL je ne suis pas un passioné de F1 mais j ai regarde 1 ou 2 courses dans l annee. Cette annee la lutte etait serree. Dommage pour ALONZO mais je parie que l an prochain sans faute il retrouvera la courrone.
@armand,
Tout dépend de la qualité de la Ferrari pour 2013, surtout en conditions de qualification. Faire monter les pneus en température est primordial pour briller le samedi. En course le dimanche, l’Espagnol a pu limiter les dégâts par son talent, mais le samedi il a souvent du manger son pain noir face aux Lewis Hamilton et autres Sebastian Vettel, sprinters hégémoniques pour Woking et Red Bull.
Le samedi, Alonso est souvent parti trop loin sur la grille au cours du Mondial 2012, ce qui a eu 2 conséquences fâcheuses.
1) Des accrochages au premier tour, inévitables d’un point de vue statistique sur la longueur d’un championnat, à Spa Francorchamps et Suzuka. Environ 20 voire 30 points perdus pour le pilote Ferrari.
2) Des courses plus compliquées dans la meute, Alonso ratant certains podiums, comme à Budapest par exemple.
Si Vettel dispose toujours de l’arme fatale le samedi, il sera dur à déloger, même pour Alonso.
En tout cas AXEL 2013 s annonce passionant avec Alonso Vettel et hamilton vive le sport !
Tout dépend des rapports de force entre voitures, et en 2013 il semble que Mercedes sera encore un cran en-dessous.
Je crains que la mauvaise ambiance entre Pat Fry et Alonso ne soit pas constructive pour Ferrari en vue de 2013. Lotus sera l’inconnue après une très belle campagne 2012.
Et comme McLaren sera fragilisée par la perte d’Hamilton, Red Bull sera de nouveau la grande favorite, surtout que Newey n’aura pas deux fois du mal à interpréter un règlement comme en 2012 où il passa le plus clair de l’année à compenser la perte du diffuseur soufflé.
Bref, 2013 pourrait ressembler à 2011 avec une razzia du taureau autrichien, et Vettel imperator comme Schumacher le fut en 2002 ou 2004 pour Ferrari.
Alonso, Button, Raikkonen et Hamilton se battraient alors pour les miettes.

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