Pourquoi McLaren ne gagne plus ?
Depuis 1998, où elle a réalisé son dernier doublé pilotes - constructeurs au championnat du monde, l’écurie de Woking vit dans l’ombre de Ferrari, Renault puis Red Bull. A l’exception des couronnes mondiales de Mika Häkkinen (1999) et Lewis Hamilton (2008), McLaren est donc dans une disette terrible.
Suzuka, 1er novembre 1998. Au 32e tour de course, la crevaison de Michael Schumacher scelle le destin de cette saison.
David Ferrari s’incline finalement contre Goliath McLaren dans la courseaux deux championnats.
Mika Häkkinen ceint la couronne mondiale, et McLaren retrouve les lauriers des constructeurs pour la première fois depuis 1991.
A l’époque, Senna était devenu triple champion du monde et McLaren Honda quadruple championne du monde des constructeurs. Woking fêtait alors son huitième titre mondial en tant qu’écurie, le septième en neuf saisonsdepuis 1984 (seules exceptions, les saisons 1986 ou 1987 où McLaren fut dauphine de Williams).
Entre les deux, sept ans de malheur ... Ron Dennis aurait-il fait tomber un miroir à Adelaïde fin 1991 ou à Johannesburg début 1992?
Woking mit le temps à retrouver le zénith. Orpheline de Senna après 1993, l’écurie anglaise avait profité du génie absolu du Brésilien jusqu’au bout.
Virtuose de la Formule 1, Ayrton Senna avait quitté Woking sur plusieurs victoires d’anthologie, dont la plus édifiante fut celle de Donington Park, où il ridiculisa le peloton sous une pluie apocalyptique. En ce 11 avril 1993, dimanche de Pâques, le miracle du Brésilien émerveille un jeune enfant de 8 ans, un métis né en 1985 qui rêvera du métier de pilote et du casque jaune à son tour ...
Le départ de Senna vers Williams-Renault ne fut pas la seule cause du déclin de McLaren entre 1991 et 1998.
L’émergence de Didcot fut la première, forte du tandem technique constitué par l’expérimenté et pragmatique Patrick Head,
et le jeune et inventif Adrian Newey, véritable boîte à idées sans cesse penché sur sa planche à dessins.
La perte de Senna fut la deuxième cause, mais la troisième fut la plus profonde, l’instabilité technique de McLaren sur cette période.
Perdant Honda fin 1992, contrainte de signer un contrat client avec Ford pour 1993, McLaren retrouva en 1994 un contrat
d’exclusivité avec Peugeot. Mais loin de pérenniser sa relation avec la marque au lion, Ron Dennis préféra se lier avec Mercedes en 1995.
Mercedes Ilmor, loin de tenir la dragée haute à Renault ou même Ferrari, était encore en progression à cette époque là. Honda en 1992, Ford en 1993, Peugeot en 1994, Mercedes 1995, c’en était trop pour McLaren.
Ce quatrième partenariat de moteur en quatre ans fut heureusement le dernier changement et Woking put enfin poser les bases
d’une écurie tournée vers la reconquête du Graal. Les débuts sont laborieux: dimpanche 1er octobre 1995, lors du Grand Prix d’Europe au Nürburgring, alors que le virtuose Schumacher (Benetton Renault)étale un panache exceptionnel pour arracher in extremis la victoire à Jean Alesi (Ferrari), les McLaren finissent à deux tours ... sous les yeux de l’état major de Mercedes venu dans l’Eifel ...
1996 et 1997 sont des saisons de lente reconstruction, David Coulthard décrochant la première victoire de l’ère McLaren Mercedes début 1997 en Australie. Mika Häkkinen débloque son compteur personnel à Jerez fin 1997,au Grand Prix d’Europe, quelques semaines après une nouvelle Berezina au Nürburgring (double abandon sur casse moteurs après première ligne des flèches d’argent).
Le sceptre fut obtenu en 1998, quand le recrutement d’Adrian Newey, libre de tout engagement en 1997, conjugué à un merveilleux
propulseur Mercedes signé Mario Illien, fit de la McLaren MP4/13 un bolide fantastique, aussi redouté que la MP4/4 de 1988.
En Australie, les flèches d’argent de Häkkinen et Coulthard allaient cannibaliser toute opposition. Ce cavalier seul hégémonique rappelait celui des flèches d’argent Mercedes W196 de Fangio et Kling en 1954 à Reims.
Mais Ferrari veillait au grain, et faisait interdire par la FIA une idée brillante de Newey qui valait au bas mot une seconde au tour, les freins directionnels.
Telle la Tyrrell à six roues (1976), la Brabham aspirateur (1978) ou la Lotus à double châssis (1981), la McLaren à steering brakes avait vécu un seul Grand Prix.
Avec panache, Michael Schumacher tenta de repousser l’inéluctable, mais Häkkinen gagna tout de même le sceptre mondial en 1998.
Le Finlandais réédita l’exploit en 1999, aidé par l’absence du champion allemand, à Silverstone.
Neuf ans plus tard, Lewis Hamilton offrit un douzième titre pilotes à McLaren. Mais depuis fin 1998, Woking attend toujours un neuvième titre chez les constructeurs.
Pourtant, entre 1999 et 2012, soit quatorze saisons, McLaren a gagné 66 courses. Pléthore d’écuries se satisferaient d’un tel trésor de guerre. Pas Woking, pour qui seule la première place compte.
Etre la dauphine des ses rivales ne satisfera jamais McLaren, élevée dans le culte de la perfection par Ron Dennis à partir de 1980.
2e à (1999, 2000, 2001, 2005, 2008, 2010, 2011), 3e à (2002, 2003, 2009, 2012), 5e (2004), disqualifiée (2007), McLaren
nous a habitué aux montagnes russes. Mais l’adrénaline n’a d’intérêt que si l’on décroche un jour la timbale, si l’on atteint à nouveau le zénith.
Or depuis 1999, McLaren a vécu successivement dans l’ombre de Ferrari, Renault puis Red Bull. Reprise en 1993 par Jean Todt, Ferrari ressemble à Rome après Néron, ou Pompéi après l’éruption du Vésuve.
Le phénix italien va renaître de ses cendres via la création d’une Dream Team, en 1997. Après le décès de Senna en 1994, Todt jette son dévolu sur le seul pilote capable selon lui de redresser la Scuderia: l’espoir allemand Michael Schumacher.
Devenu double champion du monde à seulement 26 ans en 1995, le Kaiser relève le défi, là où Gilles Villeneuve n’a pas eu le temps de
finir son oeuvre et où même Alain Prost s’est cassé les dents: ramener Ferrari en haut de l’Everest.
Todt reconstitue le trio infernal de Benetton autour du pilote allemand, avec Ross Brawn et Rory Byrne, que l’ancien copilote de Guy Fréquelin persuade de renoncer, fin 1996, à un projet de centre dédiée à la plongée sous-marine ... Le Sud-Africain quitte alors Phuket et la Thaïlande pour Maranello et son bureau d’études, retrouvant son vieux complice Ross Brawn.
Schumi portera au pinacle le Cavallino Rampante, enchaînant les exploits dans le cockpit de son bolide écarlate.
La F2004 est la quadrature du cercle en même temps que le chant du cygne d’une Dream Team qui s’attire tous les superlatifs, et marque au fer rouge la F1 contemporaine: cinq titre des pilotes entre 2000 et 2004 pour le Kaiser, six couronnes consécutives des constructeurs entre 1999 et 2004.
Exception faite des miettes laissées par le Pantagruel italien, McLaren a été réduite au silence pendant six saisons. Malgré Adrian Newey, présent durant ce laps de temps, Woking n’a donc pu sauver qu’un seul trophée sur douze, le titre mondial des pilotes en 1999.
Mais Paul Morgan est décédé en 2001, laissant Mario Illien seul chez Mercedes Ilmor. Quant à Ron Dennis, obsédé par le projet colossal du Paragon, il pense que sa nouvelle usine, remplaçante de celle d’Albert Drive pourtant inaugurée en 1988, va lui offrir la gloire, tel le Cheval de Troie pour les Grecs.
Inauguré fin 2003, le Paragon cache un bijou avec le simulateur.
Mais Newey rate la MP4/18, qui ne passe pas le crash test de la FIA. Avec une évolution ultime de la monoplace 2002, Kimi Raikkonen passe à deux doigts du sacre en 2003 face à Schumacher.
Et McLaren termine troisième (142 points) chez les constructeurs en 2003, dans un mouchoir de poche derrière Ferrari (158 points) et Williams (144 points).
Il est certain qu’avec une MP4/18, le tandem Coulthard - Raikkonen aurait pu ramener la couronne constructeurs à Woking.
Elle restera utopie, comme celle de 2005. Frappés de trop d’avaries de fiabilité, Juan Pablo Montoya et Kimi Raikkonen échouent à quelques points du Losange ...
Renault et son champion du monde Fernando Alonso, accusé de courir tel un épicier, s’offrent la couronne des constructeurs en 2005
avec 191 points. McLaren, elle, ayant perdu tant de points en route (abandons à Imola et Hockenheim pour casses mécaniques pour Raikkonen, rétrogradations sur la grille de départ pour le Finlandais à Silverstone et Monza).
Mais Ron Dennis n’est pas exempt de tout reproche, car sa Dream Team Montoya - Raikkonen ne prend pas. Globalement décevant, le Colombien nous fait du Mansell: quelques exploits d’anthologie au milieu de tant de courses brouillonnes ratées.
En 2006, le Pistolero claque la porte de la F1 et délaisse Woking, après un ultime podium en Principauté de Monaco entre le nouveau
despote de la F1, l’Espagnol Fernando Alonso, et ironie du destin, le pilote que Montoya remplaça chez McLaren, David Coulthard.
Parti fin 2004, l’Ecossais a fait comme Alain Prost, Gerhard Berger ou Michael Schumacher jadis en changeant de team. Ils ont emmené dans leurs valises, parfois à un an d’intervalle, un ingénieur de talent.
Prost avait emmené Steve Nichols chez Ferrari en 1990, Berger avait convaincu Giorgio Ascanelli de le suivre chez McLaren en 1990, mais Senna avait coupé l’herbe sous le pied du pilote autrichien en prenant dans son équipe technique l’ingénieur italien.
Michael Schumacher avait été orphelin de Ross Brawn en 1996, mais l’Anglais quitta Benetton pour rejoindre Ferrari en 1997.
David Coulthard offrit Adrian Newey à l’écurie Red Bull, remplaçante de Jaguar, en 2006. La conquête progressive des sommets par Dietrich Mäteschitz et Helmut Marko allait commencer.
Ironie du sort, une fois la parenthèse Renault refermée, la Dream Team Ferrari allait petit à petit s’effondrer, frappée par l’usure du pouvoir et l’éclatement de ses membres, laissant place à Red Bull, écurie publiant le fameux Red Bulletin, journal du paddock que Ron Dennis qualifiait en personne de torchon infâme et interdisait entre les quatre murs du motor-home McLaren. Woking ne sut donc profiter de la fin progressive de la Dream Team italienne créée par Jean Todt en 1997: Michael Schumacher contraint au départ par Luca Di Montezemolo fin 2006, le marquis recrutant Kimi Raikkönen pour 2007 avec veto face au désir du Kaiser de conserver un contrat de pilote n°1 avec Iceman en tant que coéquipier chez Ferrari. Ross Brawn prenant une année sabbatique en 2007 avantde relever le défi Honda dès 2008, Rory Byrne quittant le navire fin 2007 ainsi que le génial motoriste Paolo Martinelli, Jean Todt commettant le
péché d’orgueil en reconduisant le contrat de Felipe Massa jusqu’en 2010 pour mieux torpiller les desseins de Montezemolo, revenu aux manettes après son double mandat de président de FIAT et de la Cofindustria, le patronat italien.Passant du Capitole à la Roche Tarpéienne en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Jean Todt laissait donc les commandes à Montezemolo, redevenu le grand patron en Emilie-Romagne. Stefano Domenicali remplaçait Jean Todt un avant qu’un autre général de légende, Ron Dennis, ne quitte la scène, fragilisé par l’annus horribilis de 2007.
S’il eut la satisfaction de finir sur une joie, avec la couronne mondiale de Lewis Hamilton en 2008, assortie du record du plus jeune champion du monde de l’Histoire à 23 ans et 10 mois (record dont Dennis avait rêvé pour Senna dès 1982 puis pour Raikkonen en 2003), Ron Dennis perdit tout son crédit auprès de Mercedes en 2007.
Médiatiquement très exposée par la cohabitation explosive, pour ne pas dire volcanique, entre le double champion du monde Fernando Alonso et le rookie prodige Lewis Hamilton en 2007, McLaren dominait les débats contre une Scuderia Ferrari orpheline du Kaiser quand le vent s’inversa dans les voiles des deux top teams à l’été 2007.
Kimi Raikkonen amorça une remontée prodigieuse au championnat du monde, ayant enfin passé la période de rodage. Iceman enchaînait les podiums alors que Alonso et Hamilton se chipaient mutuellement les points à bord de leurs flèches d’argent, via notamment le navrant épisode de Budapest où Woking faillit imploser.
Hamilton rata la couronne 2007 faute d’un péché d’orgueil à Shanghaï, et vit donc ses pneus agoniser dans le gravier chinois, avant le désastreux épilogue du Grand Prix du Brésil où le pilote au casque jaune, faute d’un stress énorme, faillit caler au premier tour et vit tout le peloton défiler devant lui. Malgré une belle remontée, Black Senna échoua à la septième place, loin de Kimi Raikkonen qui le coiffa au poteau (110 à 109, ex aequo entre Hamilton et Alonso).
Mais l’écurie fut réduite en charpie par sa disqualification chez les constructeurs, perdant les 218 points marqués qui lui auraient permis de battre Ferrari (204 points cumulés par Raikkonen et Massa) et surtout son honneur, en plus d’une amende record à partager entre Woking et Stuttgart: 100 millions de dollars, l’épée de Damoclès de la FIA était tombée avec une violence extrême. 5 millions pour l’amende, 95 millions pour la vendetta personnelle de Mosley envers Dennis. Mais l’ultimatum était clair: 100 millions de dollars ou deux ans d’exclusion du championnat.
Acculé, le patron de Woking n’eut d’autre choix qu’obéir à la FIA. Mercedes, actionnaire à 40 %, Mansour Ojjeh et Ron Dennis, actionnaires à 30 % à eux deux, durent donc mettre la main à la poche. Stuttgart sortit alors de sa tour d’ivoire pour prendre le pouvoir. Symboliquement, la présentation de la MP4/22 eut lieu à Stuttgart, chez Mercedes début 2008. Lassé des scandales à répétition, Mercedes profitera de l’émergence de Brawn Grand Prix en 2009 pour remettre en cause l’alliance concluse en 1995. Enfin descendu de sa tour d’ivoire, le management de la firme à l’étoile sanctionna la gestion faite par Ron Dennis.
Ratant comme BMW Sauber, Ferrari ou Renault le virage du nouveau règlement de 2009, McLaren étonna par sa capacité de réaction mais Red Bull et Brawn GP, forts d’Adrian Newey et Ross Brawn, avaient pris les devants au championnat.
Après deux erreurs de recrutement avec Fernando Alonso (trop latin pour se plaire à Woking) puis Heikki Kovalainen (ne supportant pas la pression d’un top team, tel Frentzen dix ans plus tôt chez Williams), Ron Dennis laissa donc la place à son adjoint Martin Whitmarsh, tandis que Mercedes s’éloignait petit à petit de McLaren, phagocytant en vue de 2010 l’écurie Brawn née des cendres de Honda.
Mercedes retrouvait donc en son nom propre la Formule 1 pour la première fois depuis 1955 et l’époque bénie d’Alfred Neubauer, qui dirigeait le premier duo mythique de coéquipiers de la F1: Juan Manuel Fangio et Stirling Moss.
Si McLaren Mercedes domina facilement Mercedes entre 2010 et 2012, elle dut vivre dans l’ombre de Red Bull, portée par un enfant roi façonné sur le même modèle que le prodige Lewis Hamilton fabriqué par Ron Dennis: Sebastian Vettel, pilote oeuvre de la filière
Mais la clé de voûte des succès de Red Bull demeurait Adrian Newey, face au panache de Fernando Alonso, qui reprit avec Ferrari le rôle de gladiateur combattif incarné pendant ses premières saisons italiennes par Michael Schumacher.
Implacable dominateur, imposant sa férule entre 2010 et 2012, Sebastian Vettel devient le plus jeune champion du monde à 23 ans et 5 mois en 2010, battant le record tout frais de Lewis Hamilton, puis le plus jeune double champion du monde à 24 ans et 3 mois en 2011, battant celui détenu par Fernando Alonso en 2006, puis le jeune triple champion du monde en effaçant des tablettes Ayrton Senna (1991).
A un tel rythme, Vettel explosera le record du plus jeune quadruple champion du monde, fixé à 32 ans et 7 mois par son prestigieux aîné Michael Schumacher à Budapest en 2001, avec Ferrari. L’ogre de Kerpen avait lui même explosé le record d’Alain Prost (38 ans en 1993 à sa quatrième couronne obtenue chez Williams Renault)
Pour 2013, avec une paire conjuguant l’expérience de Jenson Button à la jeunesse de Sergio Perez, McLaren navigue dans l’inconnu, sans le concours d’un des quatre meilleurs pilotesdu plateau, répartis équitablement dans les quatre autres top teams: Sebastian Vettel chez Red Bull, Fernando Alonso chez Ferrari, Lewis Carl Hamilton chez Mercedes, KimiRäikkönen chez Lotus.
Nul ne sait dès lors quand prendra fin la disette de McLaren, de plus handicapée par l’absence d’un ingénieur virtuose comme John Barnard, Gordon Murray ou Adrian Newey, présents en 1984, 1988 et 1998, les trois campagnes mondiales les plus réussies de l’Histoire de Woking ...
L’armoire à trophée si chère à Ron Dennis, bien garnie de coupes de Grands Prix, commence à prendre la poussière du côté des trophées de championnat. Qui jouera les nettoyeurs?
Le paradoxe de McLaren est que Woking reste avec Ferrari, sur la durée, la meilleure adresse de la F1.
La Scuderia est là depuis 1950, McLaren depuis 1966.
Depuis 1999, année où sa disette a commencé chez les constructeurs, McLaren a remporté 66 victoires en F1 (Hamilton 21, Hakkinen 11, Raikkonen 9, Coulthard 9, Button 8, Alonso 4, Montoya 3, Kovalainen 1).
Dans l’intervalle, seule la prestigieuse Scuderia Ferrari a fait mieux avec 100 victoires (M.Schumacher 58, Massa 11, Alonso 9, Raikkonen 9, Barrichello 9, Irvine 4) très loin devant Red Bull 34 victoires (Vettel 25, Webber 9), Renault 20 victoires (Alonso 17, Fisichella 2, Trulli 1), Williams 11 victoires (R.Schumacher 6, Montoya 1, Maldonado 1), Brawn 8 victoires (Button 6, Barrichello 2), Jordan 3 victoires (Frentzen 2, Fisichella 1), Stewart 1 (Herbert), Mercedes 1 (N.Rosberg), BMW 1 (Kubica), Toro Rosso 1 (Vettel) et Honda 1 (Button)
Perspective d’un GP en Thaïlande à horizon 2015 selon Bernie Ecclestone.
Avec la Russie qui arrivera en 2014, le socle traditionnel des GP européens va se réduire à peau de chagrin.
Vivement que Mister E. laisse la main et que le business soit moins proéminent en F1 vis-à-vis du sport.
Sur le long terme, la vision d’Ecclestone n’est pas viable. Lui même le sait. Bernie imagine très bien qu’il va y passer un jour et fait tout pour amasser un maximum de blé et continuer à faire vivre l’institution F1.
Je ne perd pas espoir de voir les grands constructeurs revenir après la crise financière, ni de revoir des épreuves européennes au calendrier comme le Grand Prix de France ou d’Autriche.
Puisque cet article parle de McLaren, je tiens a demander ton avis Axel sur l’investissement à moyen terme de Merco. Stuttgart a son écurie usine qui peut donner des résultats honnêtes en 2013. Non seulement McLa’ et Benz ne tirent plus du même côté, mais en plus, l’engagement des allemands en F1 est elle même remise en question.
Et est-ce que tu penses que McLaren pourra produire ses propres moteurs bientôt ?
Salut Cadillac,
Oui Ecclestone finira par partir, et des épreuves comme Autriche, France, Portugal pourront ainsi avoir un espoir concret de come-back au calendrier mondial de la F1.
Pour McLaren, tout dépend de la volonté de Ron Dennis de financer un département moteur, mais construire 100 % de sa F1 n’est pas chose aisée, Toyota, Honda et BMW s’y sont cassées les dents durant les années 2000.
Seuls Ferrari, Renault et le Mercedes des années Fangio ont gagné en F1 avec 100 % de la voiture.
Je vois mal Dennis se lancer dans un chantier aussi colossal, sa volonté est de faire de McLaren une marque de prestige, comme l’est Ferrari, pas de tout miser uniquement sur la F1.
Dégager des investissements pharaoniques sur ce projet avec un risque fort serait kamikaze pour la pérennité de Woking.
Je n’y crois pas, mais il est vrai qu’en cas de retrait de Mercedes, on ne sait trop ce que deviendra McLaren ...
Il est évident qu’ils n’achèteront jamais un V6 Ferrari, et Renault n’a pas forcément la capacité pour équiper plus d’écuries qu’actuellement (Red Bull, Lotus et Willams).
On entend souvent parler d’un possible engagement en F1 de Volkswagen / Audi surfant sur les innombrables triomphes de la marque aux anneaux aux 24 Heures du Mans, mais c’est l’Arlésienne.

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