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le 29/11/2012

Crimes et châtiment (1/7)


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The best laid schemes o’mice an’men gang aft a-gley.1 (Robert Burns, To a mouse, on turning her up in her nest with the plough, 1785)



Crimes et châtiment



Deux vagues d’attaques sanguinaires; une crucifixion... Un cahier d’écolier et des larmes de crocodiles... De petits arrangements entre amis et voisins; des ballets roses et des assassinats politiques... Des footballeurs esclaves, damnés; et des arbitres véreux qui deviendraient plus tard dirigeants de leur arbitrage national... Des médias et supporters qui défendirent l’indéfendable; des escrocs menacés de mort par des parangons de «vertu»... Des criminels en cavale, intouchables... Et des icônes en pleurs, malmenées par la gendarmerie jusqu’aux petites heures du matin...


Des recordmen absolus, champions improbables...: et pygmalions et magouilleurs, et fossoyeurs de leur football national!... Une poignée de francs belges et des parties de poker menteur... Des évasions fiscales; des «prêts», de l’argent sale... De richissimes mécènes, et un éploré self-made-man... Un club pour qui serait payé, et n’eut donc jamais à payer... Un club qui ne pouvait payer, et paya donc «pour tous»... D’ex-collaborateurs et un génial paranoïde; des infâmes héroïques et des notables infâmes... Des secrets éventés et des secrets têtus... Des Ministres d’Etat, des armes... La loyauté et la peur; la panique et la grandeur!...


Le «Sheriff», «Monsieur Standard»!... «Monsieur Constant», «Baron la frite»!... «Mister Michel», «Monsieur Europe»!... Des histoires de recommandés et de peu recommandables; le prix du silence et de la gloire; l’omerta fébrile des mafieux à col blanc!... Et au milieu de tout cela, comme à jamais pris dans la nasse: de pauvres footballeurs, qui n’y comprenaient rien... - Tel fut l’étonnant kaléidoscope, souterrain et tragi-comique, du si détonnant football belge des années 1950 à 1990...


«Monsieur Europe»


Figure de proue puis capitaine, entre 1954 et 1968, d’un Sporting d’Anderlecht qu’il avait rallié au terme d’une intervention politique2, et que dirigeait alors l’omnipotent Albert Roosens3, bientôt Secrétaire-Général et patron absolu d’un football belge qu’il conduirait un jour aux sommets (mais qui, aux lendemains du drame du Heysel: le jetterait comme une vilaine chaussette), le demi binoclard Jef Jurion, qu’accablaient pourtant myopie et physique indigne d’un joueur de haut niveau, reste aujourd’hui et durablement le footballeur le plus titré de l’Histoire du Championnat de Belgique: 9 titres de Champion, 1 Coupe nationale, et 2 titres de «Meilleur Joueur du Championnat de Belgique», glanés avec le concours parmi d’autres du buteur Jef Mermans (dit «Le Bombardier»; objet déjà d’un transfert-record en 1942, et Gerd Müller du Plat pays aux décisives années d’après-guerre4), ou une génération plus tard de l’élégant Paul Van Himst5, «Pelé blanc» adoubé par la presse française, «Meilleur Joueur» officiel de l’Histoire du football belge, et premier à avoir un jour accompli, parmi d’autres exploits, une manita en Coupe d’Europe des Clubs Champions6...


Fort d’une technique subtile, d’une frappe redoutable, d’un crochet dévastateur et d’une vista indéniable, l’ingénieux demi-droit était alors le cerveau véritable et indiscuté du club bruxellois, célèbre alors tout au plus d’avoir un jour encaissé 10 buts à Old Trafford, lors d’un déplacement européen en 1956... mais auquel ce même Jurion donnerait un jour ses premières lettres de noblesse continentales en devenant, en Coupe des Clubs Champions 1962-1963, l’artisan majeur de l’élimination inédite de l’illustre Real par un club non-espagnol7 (l’exploit, en effet, n’avait jamais encore été réalisé, sinon deux ans plus tôt des oeuvres des rivaux du FC Barcelone... et avec la bénédiction, paraît-il, d’un fort sulfureux et bien complaisant arbitre8!)...


Malicieux et opportuniste en diable, et brillant encore lors de l’inachevée campagne européenne de 1965-1966, que brisèrent au Real les décisions ubuesques de l’arbitre français Barberan9, le frêle Jurion compensait alors tant, sur pelouse, ses manifestes tares physiques par une capacité rare à lire le jeu et à anticiper les actions, qu’il ne laisserait progressivement cours à un autoritarisme et à un affairisme débridés, en et hors le vestiaire mauve et blanc, à mesure que s’affirmait son caractère d’institution au sein du club:


Dans chaque groupe, il y a toujours les valeurs sûres, et ceux qui prennent place sur le banc... Et il y avait alors quelqu’un comme Fritz Vandenboer10, qui avait sa place dans le onze de base, et qui était le protégé d’Eugène Steppé11... Il marquait souvent, et voulait être le leader sur la pelouse... Je ne voyais pas ça d’un très bon oeil, et je lui ai fait comprendre qu’il n’y avait qu’un seul relais pour l’entraîneur sur le terrain, et que c’était moi. Il est finalement parti à Saint-Trond (...).


Il y avait aussi ce Hongrois, Karsay12!: un milieu de terrain solide, et testé lors d’une rencontre face au Racing Paris13... Il devait jouer sur le flanc, mais j’avais vite remarqué que ce n’était pas sa meilleure place. Il ne savait pas courir. Il ne fallait pas lui envoyer des balles en profondeur, il n’y arrivait de toute façon pas... D’ailleurs, quand il donnait l’impression de démarrer, je gardais encore un peu la balle, à la recherche d’autres solutions. Le public ne comprenait pas, et commençait à siffler... Ils pouvaient siffler jusqu’au lendemain, je ne voulais pas donner un ballon qui était perdu d’avance...


Féru d’un jeu qui lui ressemblât, technique et construit, rompant d’autant avec la tradition volontiers britannique du club («Je recherchais surtout la possession de la balle, pour bien diriger le jeu. Un jeu différent14»), et instigateur, avec l’entraîneur français Sinibaldi15 (dont il n’hésitait cependant pas, sur pelouse, à court-circuiter les consignes16!), de certain football-champagne anderlechtois, Jurion agrémenterait encore son armoire à trophées, véritable caverne d’Ali Baba, en se payant le scalp du centre-avant espagnol Jorge Cayuela17: «Ou bien tu donnes le ballon ici, ou bien ton séjour se terminera ici!», lui lança-t-il ainsi un jour... Et Jurion de poursuivre son récit, d’un ton résolument décomplexé: «Il n’est pas resté longtemps chez nous, son style ne correspondait pas du tout à celui d’Anderlecht»...


Sacralisé bien qu’il fût parfois conspué, mais bientôt intouchable: la soif de pouvoir et d’avoirs de Jurion le conduirait aussi, progressivement, à se livrer à de fort lucratifs commerces, au gré notamment des déplacements européens du Sporting... et à faire ainsi l’acquisition, un jour et pour une bouchée de pain, d’un grand nombre de lampadaires publics, qu’il revendrait sans vergogne au prix fort dès le retour de l’équipe au pays...


- Ou qu’il apprît, sacrilège!, que l’un de ses équipiers gagnait plus que lui... et ce-dernier, tout bonnement, de ne plus même revoir la couleur du cuir...: «Viens chercher le ballon toi-même, puisque tu gagnes plus», l’entendrait-on crier sur pelouse, jusqu’à ce que son salaire fût bientôt majoré!... Tant et si bien que Jurion d’avoir été, depuis la retraite de Mermans et jusqu’à son départ en 1968 (disgrâcié soudain à la pleine émergence du prodige Van Himst), le joueur de loin le mieux rétribué (fût-ce surtout souterrainement) de l’alors semi-professionnel Championnat de Belgique.


Esclaves des temps modernes


Ce goût immodéré de l’argent, qui toutefois le poursuivra toute sa vie, était certes compréhensible, en ces temps de football belge ambitieux mais barbotant aux frontières de l’esclavagisme, officiellement amateur jusqu’en 197418, et où la longue interdiction de statut rémunéré avait mené à la ruine les carrières internationales de plus d’un grand footballeur, depuis l’icône éternelle du Sparta Prague Raymond Braine19, grande star européenne des années 1930, jusqu’au passionné Liégeois Roger Claessen20, autodétruit bien qu’il fût promis aux plus hautes marches du football mondial, en passant bien sûr par le Brugeois Fernand Goyvaerts21: «Enfant terrible22» et «Garrincha23 du Plat pays», «Meilleur Footballeur étranger» d’Espagne au mitan des années 1960, reconverti après-carrière en croquignolesque manager à succès... mais qui, comme Braine ou Claessen, paierait d’un bannissement à vie d’équipe nationale, irrémédiablement, d’avoir un jour opté pour le professionnalisme, en s’engageant d’abord au FC Barcelone puis - sublime et subliminal pied de nez! - en cet illustrissime Real où le prudent Van Himst, en parfait petit soldat de la Fédération, n’osa pour sa part jamais s’engager...


Outre de briser et brider de carrières, et loin l’idéal craintif ou candide affiché par sa fédération, cet amateurisme désuet et têtu aurait aussi pour effets d’encourager les acteurs du football belge, qui se faisaient fort d’avoir été les premiers à adopter le football sur le continent24, mais étaient non moins envieux de succès continentaux que leurs pairs d’Europe passés au professionnalisme, à louvoyer avec ces règles d’un autre temps... si bien que le semi-professionnalisme et la fraude de constituer bientôt l’essentiel des pratiques, au sein de l’élite vivotante du football belge: joueurs et entraîneurs payés sous le manteau, au gré des enveloppes discrètement glissées dans les vestiaires ou aux bureaux présidentiels, en vue de conserver vaille que vaille ses meilleurs éléments, et de pouvoir rester vaguement compétitifs voire attractifs...


Cette culture rampante de la dissimulation, et officielle de rétributions qui fussent draconiennement (et absurdement) encadrées, avait cependant un triple-prix! Car de fait, et les revenus de la plupart des clubs ne parvenant désespérément pas à décoller (rentrées financières du Standard de Liège en 1970, au faîte de sa compétitivité25 et malgré de fort copieuses assistances: environ 20 millions de francs belges - 500.000 euros...), ceux-ci étaient-ils donc contraints tantôt à céder aux tentations de l’argent facile (corruptions et fraudes sous toutes leurs formes); tantôt à se séparer régulièrement de leurs meilleurs éléments; tantôt à s’appuyer sur des mécènes, et qui serait précisément le cas d’un Sporting d’Anderlecht...


Club insignifiant aux prémisses du football belge, non moins que durant les années de guerres et d’entre-deux-Guerres (au cours desquelles il s’était gagné le peu avenant surnom de «club-ascenseur», d’avoir constamment joué au yoyo entre l’élite et les divisions inférieures26), le Sporting d’Anderlecht, grandi soudain à la Libération grâce aux flair et réseaux de son Président et ancien joueur Albert Roosens, était en proie à de graves problèmes financiers quand progressivement lui succéda, à grands renforts de centaines de milliers de francs belges, puis définitivement le 6 avril 1971, le richissime brasseur Constant VandenStock: ancien joueur lui aussi de la maison mauve27, prodigieusement enrichi à compter des dernières années de la guerre... et sélectionneur tant «zélé» et contesté des Diables Rouges, entre 1958 et 1968, qu’il y alignera notamment, au mépris de toute logique sportive et le 30 septembre 1964, 11 joueurs d’Anderlecht lors d’une rencontre internationale livrée contre les Pays-Bas28!


Certes victorieuse sur le score de 1 but à 0, face il est vrai à un Elftal défait peu avant par le Grand-Duché de Luxembourg29, et qui guettait encore l’installation du génial Rensenbrink pour reprendre enfin part à un tournoi majeur30, cette sélection pour le moins singulière, sciemment amputée des impérieux Jean Nicolay31 (Standard de Liège), Yves Baré32 (FC Liège), Wilfried Van Moer33 (Antwerp FC) et Roger Claessen (Standard de Liège), respectifs et indiscutables meilleurs gardien, défenseur, meneur de jeu et centre-avant du Championnat de Belgique, serait à juste titre condamnée par l’ensemble de la presse belge... laquelle ferait non moins grand cas, en 1965 et 196734, de deux rencontres acharnées entre les grands rivaux du Standard de Liège et du Sporting d’Anderlecht, marquées toutes deux de l’annulation inique de buts inscrits par le Liégeois Claessen... et même de son expulsion lors de la Finale de la Coupe de Belgique 1965 (finalement remportée 3-2 par les Bruxellois après prolongation), au prétexte jamais établi d’avoir molesté un juge de ligne...


Responsable premier (quoique non-exclusif), par l’arbitraire de ses choix et le désastre de sa gestion humaine, des échecs à répétition de la sélection belge entre la Coupe du Monde helvétique et l’arrivée salvatrice du «Sorcier» Raymond Goethals35; et bien qu’il y gagnât, fût-ce ironiquement, que la Belgique fût tenue pour «Championne du Monde des matchs amicaux»: Constant VandenStock avait tant servi déjà, durant ces 10 années passées à la tête des Diables Rouges, les intérêts d’un Sporting d’Anderlecht déterminé à en contrôler le moindre maillon, que le patron du Standard Roger Petit, relayant alors l’opinion unanime du solde du football belge, et qui avait déjà dû s’employer, en cette même année 1964, à court-circuiter un projet de mainmise anderlechtoise sur la fine fleur footballistique du pays36, évoquerait publiquement une «anderlechtisation37» des structures nationales du jeu à onze!... - Et comme pour lui donner raison, après avoir dû céder à Constant VandenStock la Présidence du Sporting et la Vice-Présidence de la Fédération belge de Football, en 1971: Albert Roosens d’être bientôt placé, deux ans plus tard et avec la bénédiction de son richissime successeur, à la direction exécutive de la Fédération belge de Football...


Financièrement sauvé, stabilisé et raffermi, par les heureux millions du brasseur bruxellois, et tandis qu’il s’employait pas à pas à contrôler le moindre rouage de son football national, le Sporting d’Anderlecht serait toutefois un cas bien singulier, dans le paysage combien artisanal du Championnat de Belgique... puisqu’à défaut le plus souvent de généreux mécènes: les clubs en étaient-ils alors réduits, pour la plupart, à devoir se séparer régulièrement de leurs meilleurs éléments... Et ainsi du Standard de Liège qui, pour combler ses indécrottables déficits annuels, gagnerait jusqu’à moitié de ses budgets en se résignant aux lucratifs départs de ses leaders Crossan38 et Sztani39, ou Roger Claessen (transfert-record de l’Histoire du football allemand, lors de son passage à l’Alemania en 196840) et Milan Galic41... et qui explique que le dirigeant dudit club liégeois, l’énergique et redouté Roger Petit, impitoyable stoppeur du Standard au cours des années 1930 et 1940, fut avec Roosens et avant VandenStock le premier à affronter la Fédération sur le terrain sclérosé de la professionnalisation du football belge: la survie de son club (bravachement auto-proclamé «club professionnel», en 1958!), en effet, était à ce prix!... non moins que le bien-être de joueurs auquel l’ancien défenseur, devenu dirigeant paternaliste, était avec vigueur resté profondément sensible...


...car le second prix à payer, quelques-fois tragique, et inclinant çà et là à d’inavouables arrangements, était bien sûr celui de joueurs chichement voire du tout rémunérés, d’autant vulnérables qu’exposés à des gloires précoces, ingrates et parfois éphémères, et contraints le plus souvent à devoir travailler plus ou moins officiellement sur le côté pour pouvoir nouer les deux bouts, au prix bien sûr du plein épanouissement de leurs carrière et capacités... - et au risque parfois de sombrer dans l’infirmité ou dans l’alcoolisme tant nombre d’entre eux, peu qualifiés et parce qu’il fallait bien vivre malgré tout, d’opter bien souvent pour les périlleuses usine ou ouverture d’estaminets!...


Mais le plus délétère enfin, dans ce cadre absurdement et inhumainement légal d’hypocrisie et d’esclavagisme des temps modernes, dont les ultimes reliefs culmineraient un jour aux vastes (et pour le football belge fatals!) bouleversements de l’«Affaire Bosman42», d’avoir sans doute tenu aux longues et insidieuses banalisation et généralisation de l’obscure pratique des impérieux dessous de tables: destinés d’abord à contourner la règle, en vue de pouvoir rétribuer à leur plus juste valeur les joueurs de talent... mais qui bien vite, par effet d’emballement du système: gangrèneraient plus qu’ailleurs jusqu’au moindre maillon du si angéliste, artisanal, et si fragile football belge; dans l’insouciance d’un temps où l’«on s’arrangeait entre copains», et qui voyait les «hommes à la valise», le plus souvent issus de petits clubs, s’échanger leurs malettes aux débuts et fins de saisons, depuis des aires d’autoroute ou de stations-service...


Impitoyable par ce cadre règlementaire qu’à ses acteurs elle imposait, et d’ailleurs guère conciliante non plus en matière de dopage (puisqu’ainsi de l’illustrissime Van Himst, sitôt qu’il fût jugé superflu au Sporting43), la Fédération belge de Football gardait toutefois cette cohérence d’être non moins sévère pour tout qui fût confondu d’y déroger!; si bien qu’aux cas illustres et précités des Braine, Goyvaerts ou Claessen, lamentablement interdits de pouvoir évoluer encore parmi les Diables Rouges, d’avoir un jour opté pour le professionnalisme au sein de ligues étrangères, et qui tant plomberaient les résultats de la Belgique sur la scène internationale, ladite Fédération de frapper de relégation avec effets immédiats, respectivement en 1963, 1964, 1965 et 1966, les clubs de Waterschei, Turnhout, Alost ou du Cercle, tous coupables d’avoir acheté les joueurs voire entraîneur des équipes de Tilleur, Beringen, Charleroi et du Lierse...


L’«Affaire Jurion»


Le premier haut-fait de corruption cependant, et dont les pleines conséquences s’avèreraient 8 ans plus tard cataclysmiques, était encore à venir qui, en 1976, épinglerait le sulfureux et mythique Jef Jurion, devenu entraîneur au terme de sa carrière et qui, rattrapé par la longue réputation née de son parcours de joueur (lequel entendait qu’il fût «capable de régler tous les problèmes», et avait déjà fait naître de fortes suspicions de matchs arrangés durant ses années bruxelloises), fut aussitôt banni du football belge après avoir acheté, parmi d’autres, des joueurs de Berchem au bénéfice de son club de La Louvière, condamné pour sa part à descendre en Troisième Division...


Et c’en était donc pour de bon fini, de la carrière au grand jour du brillant mais par trop vénal médian et stratège anderlechtois... lequel toutefois, malin comme un singe et guère affecté par la confirmation au grand jour des présomptions longuement portées sur ses pratiques, avait eu l’intelligence de se constituer un solide bas de laine, et de diversifier ses activités... Parmi celles-ci, et outre qu’il se mêlât de transferts de joueurs: Jurion obtiendrait ainsi la direction de l’«Auberge du Chevalier», bonne table de la cossue et immédiate banlieue méridionale de Bruxelles, où n’était pas rare de rencontrer décideurs, margoulins et célébrités de tous bords...


Pour choquante quoique méritée qu’elle fût, la suspension à vie de l’emblématique et trouble Jurion passerait pourtant bien vite au second plan, d’un football de clubs belge entre-temps professionnalisé, libéré de sa gangue, et tout bonnement euphorique en ce mitan des années 1970: 2 Finales de Coupes d’Europe pour un FC Bruges de combat44, mené par le fragile mais tonique Raoul Lambert45, transfiguré par le roide Happel, et que ne purent sous ses ordres défaire que les titanesques Liverpool46 et Mönchengladbach47... ainsi que 4 trophées continentaux, une défaite en Finale de Coupe des Coupes 1977, et une élimination sulfureuse face à Barcelone en 1978-1979, pour un Anderlecht magnifié par Goethals et Rensenbrink... et cependant abonné aux places d’honneur en compétition domestique, derrière l’émergent rouleau compresseur brugeois, ou les plus météoriques RWDM et Beveren - non moins auteurs eux aussi, fussent-ils fugaces, de parcours européens de premier plan48...


Quant au Standard, qui avait âprement disputé au prodigue et élégant Anderlecht le leadership belge durant les années 1960, en s’appuyant comme de coutume sur une défense de fer et des avants subversifs: il traverserait les années 1970 dans un relatif anonymat, investissant déjà l’essentiel de ses maigres ressources dans la construction d’un vaste et moderne complexe de formation et d’entraînement49, s’accrochant à sa dimension de club-omnisports (vainqueur encore du Championnat et de la Coupe de Belgique de basket-ball en 1977), et misant résolument sur les talentueux mais inexpérimentés Gerets, Plessers, Preud’Homme, Vandersmissen ou Renquin... que ne surent ou ne purent toutefois vraiment encadrer ni le détonnant mais fantaisiste technicien hollandais Cor Van der Hart, débauché de l’équipe nationale des Pays-Bas50, ni les souffreteux genoux des impérieux leaders Van Moer et Christian Piot51... - et le coach liégeois Robert Waseige même n’y ferait rien, tout prometteur52 et méritoire qu’il fût: des 3èmes places tout au plus, pour le grand cercle historique de l’antique bassin sidérurgique...


1979-1982 - Le réveil métallo


Poussé par son bouillant public, et tandis qu’il se résignait progressivement, pour se ménager enfin quelque marge financière, à lâcher une section basket jadis magnifiée par le passage du vieillissant mais illustre Korac53, le dirigeant du Standard Roger Petit s’emploierait donc à frapper cette fois un grand coup, en s’efforçant de signer le déjà légendaire Ernst Happel, échoué curieusement à Harelbeke, modeste formation de la Flandre profonde, après qu’il eut amené les Oranjes de Rensenbrink en Finale de la Coupe du Monde 1978...


- Et Happel d’accepter!, au nom de la confiance que lui inspiraient la personnalité et le discours de l’homme fort du Standard, et malgré des offres (parmi lesquelles celles répétées d’Anderlecht!) pourtant combien plus rémunératrices... et le retour du club aux sommets, timidement amorcé sous Waseige, de se concrétiser enfin: football à nouveau conquérant, dominant!... et victoire éclatante en Finale de Coupe de Belgique 1981, sur le Lokeren des Elkjaer-Larsen54, et Lato55 et Lubanski56... Mais le Standard n’ayant décidément pas les moyens de conserver plus longuement le coach autrichien, courtisé par la crème de l’Europe, et dont les rapports étaient de toute façon non moins virils que teintés d’une admiration réciproque à l’encontre de l’autoritaire Petit: c’est donc Goethals, coach d’Anderlecht au plus fort de leurs succès européens, et fraîchement auréolé d’un titre au Brésil avec le FC Sao Paulo57, qui reprendrait les rênes d’un Standard remis sur les rails par son rival autrichien (lequel, chez les millionnaires d’Hambourg et d’un port à l’autre, reproduirait les succès nationaux et continentaux glanés 13 ans plus tôt à Feyenoord58)...


Au terme de la saison 1981-1982, mettant fin d’emblée à une disette rouche d’une dizaine d’années, et grâce au transfert décisif59 d’un Haan vieillissant en qui Anderlecht ne croyait plus (mais qu’au Standard Goethals convertirait en puissant et incoercible meneur de jeu), les Liégeois empochaient, dans un déluge d’occasions et à domicile face aux Limbourgeois de Waterschei, un 7ème titre de Champion de Belgique lequel, ce-faisant, était aussi le premier remporté par «le Sorcier» «Raimundo»... qu’avait rendu plus maniaque que jamais, horriblement suspicieux et maladif, les injustices totales vécues face aux Oranjes et au Barca aux automnes 1973 et 197860, ses incessants combats contre l’amateurisme absurde de la Fédération belge de Football (lesquels avaient culminé au fiasco de la Coupe du Monde mexicaine de 197061), ainsi que ses échecs répétés vécus dans l’ombre du Brugeois Happel, du temps où il avait coaché le grand club bruxellois...


Quatre jours à peine après ce sacre, cette même équipe liégeoise, patiemment bâtie par son Secrétaire-Général Petit, et qui était d’ailleurs devenue le socle de l’équipe nationale belge finaliste de l’Euro 198062, puis victorieuse de son groupe de qualification devant la France et les Pays-Bas pour la Coupe du Monde 198263, perdait à et contre Barcelone une Finale de Coupe des Coupes entachée de graves irrégularités d’arbitrage et de jeu64, après avoir brillamment sorti le FC Porto puis les flamboyants tenants du titre du Dynamo Tbilissi65... - mais de l’avis général: ce ne semblait être que partie remise (voire prix à payer!), pour pouvoir l’emporter un jour sur la scène continentale...


Car en effet, fort de structures et reins financiers désormais affermis, ainsi que d’une génération de très haut niveau enfin parvenue à maturité, et tandis que le FC Bruges peinait à digérer les départs d’Happel et Raoul Lambert: le club du Standard semblait-il promis à occuper durablement, avec le Sporting des Vercauteren et Olsen66 (demi-finaliste de C1 1982 et 1985, victorieux de C3 1983, et finaliste encore de C3 en 1984!), les sommets du football belge et européen67, pour le solde à venir au moins des années 1980...

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 11H47

Crimes et châtiment (1/7)

Oublié de virer les notes de bas de page dans le texte, mais bon... !

Il y a donc 7 parties (spéciale cassdédi au Zanque), et un bazar comme 200 notes (que je redoutais impubliables, vu expériences passées sur ce site).

Pas mal de redites (mais pas seulement) dans le texte présent, qui entend surtout et pour de bon recontextualiser le bazar, + portrait in-dis-pen-sa-ble de la singulière et si décisive figure de Jef Jurion...

Photo en port-folio, où l’on voit ledit Jurion (dont on peut deviner les lunettes) convertir un pénalty : match livré à Anderlecht, du temps encore de la Présidence de Roosens...

...le sponsor principal, toutefois, se trouve déjà être "les gueuzes Bellevue", propriété du riche brasseur Constant VandenStock, ex-joueur d’Anderlecht, sélectionneur national de 58 à 68, et qui deviendrait patron absolu du club à compter de 71.

Second chapitre : du sang !

Le troisième : les larmes !

On va monter en puissance ; le foot belge ne connaissait alors guère de limites, pour le meilleur et pour le pire...

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par Gu Gu Ganmo

le 29 novembre 2012 à 12H36

Crimes et châtiment (1/7)

Y’aura vraiment 7 parties ou c’est comme d’hab, tu caleras vers la 3ème ?

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 12H40

Crimes et châtiment (1/7)

Ben la rédaction aura du mal à trouver les papiers hors-sujet, mais sait-on jamais !

Et point de "sodomie" dans le lexique usité, ça devrait le faire.

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 12H44

Crimes et châtiment (1/7)

Si jamais un Belche passe par là, j’ai vraiment du mal à identifier le keeper et l’équipe adverses sur la photo...

Fernand Boone (le gaillard ici me paraît trop massif, cependant...) ? ? ? ?, FC Bruges.. ? ? ? ? ? ?

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par Nicolas

le 29 novembre 2012 à 13H18

Crimes et châtiment (1/7)

Bonjour Interimlover, j’ai pas encore eu le temps de tout lire mais je salue le boulot.

Et pis ça tombe bien, vu que le foot belge et moi ça fait au moins 2...

Les notes, on peut les avoir comment ?

En tout cas, merci.

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 13H54

Crimes et châtiment (1/7)

Les notes ? Eh bien à la demande, disons !

Mais je ne les donnerai toutes de go... Car au cas où d’aucuns entendraient contester ici l’un ou l’autre faits (je sais d’expérience certain "Kiné", bien qu’il se dise supporter de La Gantoise, extrêmement chatouilleux sur les casseroles du Sporting anderlechtois), très bien : qu’ils le fassent, s’expriment... et mes notes sur la/les question(s) se feront alors l’imminent plaisir de sortir de mon labtop !

Dans l’absolu, elles étaient de toutes façon impubliables ici (certaines ont la taille d’un article)... Je t’en donne un aperçu ci-dessous, tiens (tu vas comprendre...) !

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 13H57

Crimes et châtiment (1/7)

Note de bas de page 37 (j’ai également dressé un chronogramme de plus d’un siècle d’Histoire institutionnelle du foot belge, truc de dingue, et qui illustre plus que les mots le texte ci-bas... mais ça : absolument impubliable) :

Avides de reconnaissance continentale non moins que domestique, et respectifs Président et Secrétaire Exécutif du Sporting d’Anderlecht depuis 1951 et 1952, c’est par le biais de l’équipe nationale qu’Albert Roosens et Eugène Steppé entreprendraient d’abord de positionner leur club aux sommets des coulisses du football belge, qui de fait verrait bientôt transiter Bill Gormlie, Constant VandenStock et Raymond Goethals, un quart de siècle durant, entre maison mauve et Diables Rouges comme en de parfaits vases-communiquants... Officiellement précisées dès 1967, avec la nomination du Président Roosens à la Vice-Présidence du football belge, ces manoeuvres connaîtraient alors un développement spectaculaire quand, évincé de ses fonctions au club et à la Fédération par l’ancien sélectionneur national et richissime Constant VandenStock, Albert Roosens serait bientôt recasé, dès 1973, à la Direction Exécutive de la Fédération... A compter de cette date, et à juger de l’apathie du Malinois mais si protocolaire Président de la Fédération Louis Wouters, ou de la complaisance du Président de la Commission Technique René Hoste (La Gantoise) : le solde du football belge ne trouvait donc soudain plus à opposer, à la boulimie de pouvoir anderlechtoise, que l’explosif trublion Eddy Wauters (Antwerp FC), ou plus encore l’inoxydable trouble-fête Roger Petit, dont la Présidence à la tête de la Ligue Professionnelle, de 1974 à 1981, reste à ce jour le dernier strapontin de poids jamais occupé par un représentant du Standard de Liège (mais que Petit céderait dès 1981 au Brugeois D’Hooghe, après avoir été affublé un an plus tôt d’un Vice-Président en la personne de Roger VandenStock, fils du Président du Sporting et Vice-Président de la Fédération)... Né à cette date, qui avait vu le Standard reprendre la main sur le plan sportif, et après que le Standardman Petit fut pour de bon évincé par le verdict du « Waterscheigate » en 1984, l’« axe » Bruges-Anderlecht se consoliderait plus encore aux lendemains du « Drame du Heysel », avec le passage en 1987 du Brugeois Michel D’Hooghe à la Présidence de la Fédération (et ce-faisant de la Commission Médicale de l’UEFA, puis dès 1988 de la Commission Médicale de la FIFA), de Roger VandenStock à la Présidence de la Ligue Professionnelle... et même du très décrié Fred Delcourt à la tête de la Commission centrale des Arbitres, quand bien même l’arbitre avait si souvent défrayé la chronique en faveur de cercles bruxellois ! La Direction Exécutive de la Fédération, pour sa part et en dépit de l’éviction d’Albert Roosens, tenu en 1987 pour responsable des morts du Heysel, resterait la chasse-gardée du Sporting d’Anderlecht, qui y déléguerait successivement ses affiliés ou sympathisants Alain Courtois, Jan Peeters (par ailleurs successeur de D’Hooghe à la Présidence de la Fédération, de juin 2001 à juin 2006), Jean-Paul Houben, François De Keersmaecker (par intérim en 2010 et 2011) et Steven Martens (ex-manager de l’équipe nationale de...tennis !, mais ami des VandenStock)... Unique figure qui, depuis 1973, fût étrangère au Sporting d’Anderlecht, et occupât cependant la Direction Exécutive de la Fédération : le Bruxellois Jean-Marie Philips, nommé à cette fonction le 22/12/2006, démissionnerait de son poste en juin 2010, au motif officiel de « divergences de vues » avec le solde (singulièrement anderlechtois) de la Fédération... L’axe Bruges-Anderlecht pour sa part, et à mesure que les Flandriens avaient structurellement et financièrement comblé de retard sur l’allié bruxellois, s’était distendu à tel point que les Brugeois y perdraient d’abord la Présidence de la Fédération en 2001 (laquelle Présidence serait désormais l’apanage aussi du Sporting !), puis que les dirigeants bruxellois se tourneraient fugacement vers le Standard (le « ticket VandenStock-Preud’Homme », aussitôt avorté), avant d’opter finalement pour une collaboration au grand jour avec le Gantois Ivan De Witte, propulsé à la Présidence de la Ligue Professionnelle en 2007. A l’instar du Standard et de Roger Petit en 1981, le FC Bruges perdrait pour de bon toute parcelle de pouvoir le 31/01/2009, avec le renoncement pour maladie du Brugeois Van Hove à son mandat de Président de la Commission Technique, et son remplacement immédiat par le dénommé Philippe Collin, dirigeant du Sporting d’Anderlecht et neveu du patriarche Constant VandenStock... Comble d’« anderlechtisation » : aux lendemains de la très instrumentalisée « affaire Witsel », laquelle avait pour de bon déterré la hache de guerre entre directions du Sporting et d’un Standard de Liège redevenu encombrant (double-Champion de Belgique 2008 et 2009), la Fédération belge de Football portait sur les fonds baptismaux, le 27 janvier 2010, une Commission d’Ethique appelée à moraliser le comportement de ses acteurs, et dont la Présidence fut aussitôt confiée à Alexis Ponnet, ex-referee international, et tant zélé serviteur des intérêts bruxellois durant sa carrière d’arbitre, qu’il confia même publiquement un jour avoir sciemment refusé un pénalty à un adversaire du Sporting... En définitive, la Présidence de la Fédération belge de Football aura été le fait exclusif du Sporting d’Anderlecht depuis 2001 (et avait été celui, entre 1987 et 2001, de l’alors fidèle allié brugeois) ; sa Vice-Présidence en est l’absolu pré carré depuis 1967, non moins que sa Direction Exécutive depuis 1973 (sinon ces 3 explosives années exercées par le peu accomodant Jean-Marie Philips). Depuis sa création en 1964, et sinon les 7 années de Présidence exercées par le Standardman Roger Petit, la direction de la Ligue Professionnelle n’aura vu se succéder qu’alliés (les Gantois Hoste et De Witte) ou dirigeant du Sporting d’Anderlecht (Roger VandenStock). L’équipe nationale de Belgique pour sa part, non contente d’être intégralement et absurdement vampirisée sur pelouse un soir de 1964, aura été dirigée par des serviteurs de la maison anderlechtoise un quart de siècle durant, avant d’être confiée à nouveau à l’un de ses dirigeants depuis le 28 juin 2009. En fait d’organes moraux et de pouvoir de sanction : Commissions centrale des Arbitres (Fred Delcourt ou Jean-Claude Jourquin) et d’Ethique (Alexis Ponnet) auront pour l’essentiel été le fait d’acteurs familiers de la direction anderlechtoise ; tandis que le tout-puissant et inoxydable Procureur de la Fédération, le dénommé René Verstringhe, émargeait pour sa part à l’allié flandrien de La Gantoise... Sur le plan international enfin, et depuis plus d’un quart de siècle, les uniques représentants du football belge au sein d’institutions supranationales auront été tantôt alliés (Michel D’Hooghe), tantôt dirigeants (Roger VandenStock, Michel Verschueren et Alain Courtois) de l’omnipotent Sporting d’Anderlecht...

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par Gu Gu Ganmo

le 29 novembre 2012 à 14H07

Crimes et châtiment (1/7)

Juste une remarque, j’ai pas tout lu, mais dans le dernier paragraphe, "car en effet", c’est pas français, c’est "car" ou "en effet", mais pas les 2...

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par Gu Gu Ganmo

le 29 novembre 2012 à 14H08

Crimes et châtiment (1/7)

Sinon, je me suis amusé à en lire un paragraphe avec la voix de Frédéric Mitterand, ça a bien fait marrer mes collègues !

Amitiés !

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 14H16

Crimes et châtiment (1/7)

T’as des collègues (et donc un travail) ? ? ?

Fonctionnaire, chef ?

"car en effet", sais bien, et t’inquiète : nos grammairiens sont notoirement meilleurs que les français (ceci dit sans la moindre velléité de querelle de clocher, mais bien plutôt au cas où tu te croirais encore malin de chier sur ces "cons d’belges")... mais à chacun sa p’tite musique !

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 14H24

Crimes et châtiment (1/7)

Note cependant que l’aspect de causalité du "car", + celui de "renforcement" de l’"en effet" : ce n’est pas tant redondant, leur compatibilité n’a logiquement rien de si saugrenu...

La langue française crève de son académisme (Rwanda vous a lachés, le Gabon y pense...), faudra en sortir un jour !

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par Gu Gu Ganmo

le 29 novembre 2012 à 16H13

Crimes et châtiment (1/7)

On touche pas à la langue française, c’est grâce à elle que ton pays a encore un peu de visibilité au niveau européen.

Sinon, je bosse pas, c’est mes collègues de la salle d’attente du Pôle Emploi que je fais rire.

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 20H21

Crimes et châtiment (1/7)

Arrête ton char, le Zanque : t’as pas le niveau minimal requis (du moins ni en grammaire, ni en Histoire/stratégies de Belgique). J’ajoute que ton pointillisme mal placé, rayon grammaire et puisqu’il te faut biententer de me chatouiller les rétines, rend bien peu justice aux vertus de notre belle langue française, si merveilleusement souple jadis...

La visibilité du Belgistan, sinon : c’est pralines, chocholat, diamants, bière..... (bref et en un mot : exportation)... construction européenne (faute d’être un vaste marché...car cela nous l’avons compris, assimilé... pragmatiques !)... Francorchamps-vroumvroum à la rigueur, le mémorial VanDamme & autres conneries du style...

...mais la langue française, lol (à titre personnel : je tiens toutefois à préciser/rappeler être francophile)...

La question de la visibilité même, à vrai dire... qu’est-ce que les Belches s’en fichent, si tu savais... Bien à l’abri derrière parapluies géostratégiques divers : ils font des affaires, et voilà tout.

Ne t’en déplaise : point vraiment de complexes de grandeur chez nous.

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par Gu Gu Ganmo

le 30 novembre 2012 à 09H40

Crimes et châtiment (1/7)

Bon, je reconnais qu’il y a du boulot en tout cas, j’ai pas tout lu, parce que le style rend le tout indigeste pour mon petit estomac, mais au moins, t’as chié de la copie...

Cela dit, au risque de me répéter, je prends les paris, tu n’iras pas plus loin que la partie 3, une fois encore...

J’espère qu’il y aura un passage sur Elie Ohana !

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par Interimlover

le 30 novembre 2012 à 12H51

Crimes et châtiment (1/7)

"Cela dit, au risque de me répéter, je prends les paris, tu n’iras pas plus loin que la partie 3, une fois encore..."

Tu sous-estimes décidément l’ingéniosité et le "MacGyver-staïle" des Belges, vertus extrêmement enviables...

Saga-Cruyff ? J’ai explicitement dit laisser le champ libre à mes contradicteurs, histoir de mieux fondre ensuite sur leurs couillonnades éternelles avec des FAITS... On ne les (vous) a d’ailleurs plus guère lus sur la question...

Saga-"génie-pur" ? M’en suis bêtement lassé, mais si tu veux la suite : je te bricole un truc, fissa.

Comprendras-tu enfin, un jour qui sait, que je suis quelqu’un de (très) cérébral (chacun sa merde, sais bien), et que ton matériau intellectuel ne m’intéresse décidément pas ?

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par Gu Gu Ganmo

le 30 novembre 2012 à 12H54

Crimes et châtiment (1/7)

Ben quoi, je constate, moi, c’est tout, pourquoi pas faire "Crimes et châtiment (1/3)", plutôt ?

Là, y’a tromperie, y’a pas égalité de mayonnaise, je dis...

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par Gu Gu Ganmo

le 30 novembre 2012 à 13H05

Crimes et châtiment (1/7)

Tiens, toi qui aime les vieilleries, tu devrais lire ça :http://www.guardian.co.uk/book...

Et tu me feras un résumé.

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par chano

le 29 novembre 2012 à 14H37

Crimes et châtiment (1/7)

Tu t’es gouré nan ?

T’as mis les 7 parties d’un coup ?

Faut que je pose une journée pour lire tout ça (en plus, ya pas beaucoup d’images).

Demain je bosse pas mais je vais prendre mon tour de garde de 48h dans le maquis de Notre Dame de la Lande (nan-nan-nan-à-l’arrêt-au-porc !), à échapper aux lacrymogènes et aux charges de crs. Je lirai donc tout ça dimanche au retour du match. Si je vis encore. Sacré boulot en tout cas.

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 14H55

Crimes et châtiment (1/7)

Sérieux pour NDDL/aéroport ? ?

En suivant vos infos-télé, je me disais bien que le Nantais du Vox semblait bien avoir profil à s’y commettre !

Sinon, oui oui, encore 6... Corruption et Belgique = tel sujet-abracadabra...

D’une manière générale, je nous crois d’ailleurs figurer régulièrement dans bottom-3 européen (avec Grecs et Italiens) rayon évasion fiscale, fraudes, corruption & Co...

De tous les petits-marchés de foot plus singulièrement, et assurément durant l’ère classique (pré-Bosman) des CE : je n’ai pour ma part guère de doutes que notre scène intérieure de foot = la pire.

Cadre CE, on le verra : Anderlecht singulièrement devint sacré spécialiste (après avoir pas mal morflé, il est vrai...)...

...et cependant (car faut le dire aussi) : nous serons restés bien en-deçà des Allemands, Espagnols, Italiens... Next dimension, là-bas... mais la Belgique n’est pas triste !

Dopage par contre : marginal chez nous... en football du moins (cyclisme jadis = no comment) !

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par chano

le 29 novembre 2012 à 15H11

Crimes et châtiment (1/7)

Je voulais pas aller faire mon ultra-anarcho-autono-gauchiste mais des potes y étaient le week end dernier et il parait que c’est très rigolo.

du coup, je pars demain midi (c’est à 100km) avec 2 de mes rosbifs, un pote pompier qui a de la famille à côté, 2 ou 3 packs de bières chacun, une 1Oaine de bouteilles de rouge, 2 ou 3 litres de gnole, un sac de plombs de pêche, des lances pierres, des masques à gaz prêté par des potes pompiers volontaires, de l’essence, un ballon et nos sacs de couchage.

A noter qu’un de mes Magpies a fait 72h de gav et qu’il est attendu dans son pays de merde pour donner sa version quant à une obscure histoire de fin de match entre Newcastle et Borough à la fin des 90’s. Les mecs ont de la suite dans les idées.

D’ailleurs, si vous voulez votre dose d’adrénaline en jouant à cache cache avec les crs, vous pouvez y aller quand vous voulez. Ya même des belges.

Je crois que le jour du jugement dernier, avoir fait chier les socialistes est comptabilisé dans les bonnes actions.

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par ani gogo bar

le 29 novembre 2012 à 15H15

Crimes et châtiment (1/7)

autre bonne action : avoir pissé sur la vitrine d’un magasin Apple, Macdo, Starbuck, Nike &co...

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par Interimlover

le 29 novembre 2012 à 15H31

Crimes et châtiment (1/7)

Avoir piqué des boulets ornementaux en fonte, à l’entrée d’un commissariat de police, au mosan village natal des René Binamé...

...mais décidément pas très malin de ma part, car la fonte : c’est lourd (et en plus j’étais bourré, m’ont rattrapé 100 mètres plus loin... et avec deux combis de flics, encore bien).

Ai dévalisé une centaine de bibeloteries catholiques aussi (Jésus-porte-clé, tout le tralala), dans une boutique du Lourdes wallon (Banneux, Ardennes liégeoises)... Z’ont du pouvoir, j’estime donc que ça compte !

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par ani gogo bar

le 29 novembre 2012 à 15H39

Crimes et châtiment (1/7)

déterrer un panneau "sens interdit", et l’embarquer chez soi

se déguiser en pilote de chasse pour monter sur un porte avion

montrer ses fesses sous l’eau quand passe le bateau de visio sous marine

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par chano

le 29 novembre 2012 à 15H45

Crimes et châtiment (1/7)

faut plutôt pisser sur leur poignée de porte d’entrée.

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par chano

le 29 novembre 2012 à 15H57

Crimes et châtiment (1/7)

Piquer un panneau de limitation de vitesse pour le mettre à côté de chez toi. maintenant que j’ai un gamin, j’y fais attention.

Jouer à l’aveugle lors du Pardon de sainte Anne (mère de Marie) à Ste Anne d’Auray, pour faire l’aumône.

Aller dans une réunion publique d’un parti pour poser des questions toutes plus absurdes les unes que les autres.

Coller des vaches qui rit sous les poignées de porte des cars de CRS.

Éteindre les lumières des vitrines de magasins.

C’est pas les trucs rigolos à faire qui manquent.

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