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le 14/12/2012

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes


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Chaque victoire d’étape offerte par un maillot jaune n’est pas forcément synonyme de cadeau après un duel à l’approche de l’arrivée. Miguel Indurain ou Lance Armstrong ont souvent eu l’occasion d’arriver en compagnie d’un autre coureur après une étape de montagne, sans pour autant convertir leur forme étincelante en victoire d’étape.

- Avoriaz - 1985 (Herrera - Hinault): maillot jaune du Tour 1985 après avoir écrasé la concurrence dans le chrono de Strasbourg, Bernard Hinault nourrit
l’espoir d’un second doublé Giro - Tour après celui de 1982. Vers Avoriaz, seul un homme peut prendre la roue du Breton, Luis Herrera. Escaladeur virtuose,
le Colombien s’est révélé l’année précédente dans le Tour en gagnant à l’Alpe d’Huez. Herrera et Hinault s’échappent dès la première difficulté de la journée, le col du Pas-de-Morgins, à 60 kilomètres de l’arrivée. Après ce col, Hinault assure le succès de l’échappée sur le plat, par sa puissance de rouleur implacable. Bien content de suivre, Herrera rete loyal dans Avoriaz et n’attaque pas le maillot jaune encontrepartie du travail effectué. Mais à quelques hectomètres du sommet, le grimpeursud-américain accélère. Impuissant sur ce terrain qui lui est défavorable, Hinault laisse donc le maillot à pois s’offrir la victoire d’étape. Limites de fin d’étape? Cadeau envers Herrera pour avoir respecté un pacte de non agression dans la montée finale? Sans doute unpeu des deux pour Hinault, qui voyait le jeune coureur espagnolDelgado couper la ligne à 1’23’’, et son coéquipier LeMond rélégué à 4’00’’ au classement général.

- Alpe d’Huez - 1986 (Hinault - LeMond): ayant rendu son maillot jaune la veille face à Greg LeMond dans l’étape de Briançon suite à une terribledéfaillance dans le col de l’Izoard, Bernard Hinault a donc commis le péché d’orgueil, vouloir à tout prix une sixième victoire sur le Tour de France.
Comme pour Jacques Anquetil et Eddy Merckx, elle restera utopique. Le lendemain, vers l’Alpe d’Huez, le natif d’Yffiniac joue aux capitaines de route pour son coéquipier américain. Nouveau maillot jaune du Tour 1986, LeMond change de gregario de luxe. Après Andy Hampsten dans les Pyrénées, c’est donc Hinault en personne, l’un des plus grands champions cyclistes de l’Histoire avec Coppi et Mercxk, qui emmène dans sa roue le Californien vers l’Alpe d’Huez. Creusant un écart colossal sur Urs Zimmermann, le troisième du classement général, les deux titans de l’équipe La Vie Claire ne disputent pas la victoire au sommet. Dans un geste resté inoubliable, Hinault et LeMond coupent la ligne main dans la main. Mais symboliquement, au vu du maillot jaune qui est désormais la propriété de Greg LeMond, cette étape aux allures de passation de pouvoir, d’adoubement de LeMond par Hinault, voit le Breton
récompensé justement de ses efforts.

- Val Louron - 1991 (Chiappucci - Indurain): dans le col du Tourmalet, alors que Greg LeMond est en perdition dans le groupe des ténors, une phrase de Claudio Chiappucci, prononcée peu avant le prologue couru autour du Parc de la Tête d’Or à Lyon, résonne en écho ... On ne peut pas gagner au Loto tous les ans, avait dit le grimpeur toscan à propos du triple vainqueur américain. Vexé, LeMond avait promis de s’occuper de son dauphin italien. En montagne, c’est cependant Chiappucci qui dicte sa loi, et provoque une impitoyable sélection qui fera basculer le cyclisme de l’ère LeMond vers l’ère Indurain.
Car le grand bénéficiaire de cette étape a pour nom Miguel Indurain. Echappé dans la descente du col du Tourmalet, l’Espagnol est rejoint par Chiappucci dans le col d’Aspin. Unissant leurs efforts, les deux coureurs portent l’estocade à LeMond, après les premières banderilles du Tourmalet. Dans cette étape de légende, où il faut ramasser les coureurs à la petite cuillère, seul Gianni Bugno échappe au carnage. Maillot jaune pour la première fois de sa carrière, Miguel Indurain agit en seigneur à l’heure de la victoire d’étape, qu’il laisse bien volontiers à Claudio Chiappucci, lequel l’a bien aidé à creuser les écarts sur Bugno et LeMond.

- Alpe d’Huez - 1991 (Bugno - Indurain): coureur miraculé, sauvé par la musicothérapie, Gianni Bugno fait partie, au même titre que Miguel Indurain, des pionniers de l’EPO. L’Italien et l’Espagnol se retrouvent dans un duel au sommet dans le Tour de France 1991, ayant pour cadre somptueux le juge de paix qu’est l’Alpe d’Huez. Maillot jaune souverain depuis les Pyrénées, le Navarrais étonne par sa facilité à grimper la montagne des Hollandais ... Il est vrai qu’il a bénéficié jusqu’à 3 kilomètres de l’arrivée de l’énorme de travail de son coéquipier Jean-François Bernard. Mais le grand bonhomme de cette étape est Gianni Bugno, ceint de son maillot tricolore de champion d’Italie.
A 9 kilomètres de l’arrivée, une accélération du leader de la Gatorade a sonné le glas des espoirs de LeMond, Mottet, Delgado et Fignon. Déjà vainqueur de la prestigieuse étape en 1990 dans un sprint dantesque face à LeMond et Breukink, l’Italien double la mise face à un Miguel Indurainimpressionnant de sérénité. Si Luc Leblanc finit dans la roue des deux maîtres de cette édition 1991, c’est bien Indurain qui a scellé le destin de cette étape, en laissant volontairement le succès d’étape à Gianni Bugno. Car, comme le rappellera souvent Jose Miguel Echavarri durant le quinquennat hégémonique
du leader de la Banesto (1991, 1992, 1993, 1994, 1995), seul compte l’honneur de porter le maillot jaune.

- Serre-Chevalier 1993 (Rominger - Indurain): Bugno à l’agonie, Chiappucci le virtuose des cols en difficulté, Breukink incapable de suivre, voilà Miguel Indurain débarrassé de plusieurs challengers dès le col du Télégraphe, par une accélération très violente du rythme de la course, oeuvre de Tony Rominger. Le Navarrais reprend ensuite les choses en main dans le col du Galibier, provoquant la décision via une mue inattendue en altitude. Seuls quatre hommes peuvent prendre la roue du champion espagnol pour cette première étape alpestre, où le maillot jaune réalise un festival dans le col du Galibier. Plus puissant que jamais, Indurain tutoie la perfection en montagne, une perfection bien trop belle pour être vraie ... Andrew Hampsten, Tony Rominger, Zenon Jaskula et Alvaro Mejia sont donc les ultimes rescapés de cette grande lessive, impitoyable sélection naturelle digne des théories de Charles Darwin. Au sommet du Galibier, le Polonais et l’Américain décrochent légèrement, laissant le Colombien et le Suisse seuls faceau titan espagnol.Maillot jaune implacable, l’Espagnol Miguel Indurain constate cependant la forme éblouissante de Tony Rominger, rejeté loin au classement général après le chrono par équipes qui a tourné au fiasco pour son équipe Clas. Figure de proue d’un cyclisme suisse encore nostalgique du duo Koblet - Kubler, Tony Rominger l’emporte à Serre Chevalier, où Indurain a disputé le sprint jusqu’au bout (ainsi que Mejia), sans faire de cadeau. Mais le Zougois a pris plus de risques

- Isola 2000 - 1993 (Rominger - Indurain): impressionnant au contre-la-montre du Lac de Madine bien qu’il ait réalisé le parcours sous la pluie, Tony Rominger est le seul outsider crédible de ce Tour de France 1993 une nouvelle fois cannibalisé par Miguel Indurain. Face à l’Espagnol, vainqueur du Giro au printemps, c’est le Suisse, vainqueur de la Vuelta, qui est donc le seul capable d’imposer son rythme en montagne. Mais le Zougois, sans panache, court pour la deuxième place avec résignation. Relayant Miguel Indurain en montagne, Rominger fait donc le jeu du maillot jaune, bien content de suivre dans les
derniers hectomètres du col de la Bonette Restefond. A Isola 2000, Indurain renonce à disputer l’étape à celui qui sera son dauphin sur ce Tour 1993. Premier à Isola, deuxième à Paris, Rominger est donc le miroir inversé de Miguel Indurain, deuxième à Isola, premier à Paris. Le résident monégasque sera vertement critiqué par Bernard Hinault, qui reproche à Tony Rominger de courir pour la deuxième place, en relayant Indurain sans jamais l’attaquer. On comprend mieux pourquoi Induraina bien volontiers cédé un succès d’étape à Rominger, venu pour cela.

- Lourdes Hautacam - 1994 (Leblanc - Indurain): des oiseaux de mauvais augure ont cru bon d’annoncer que l’édition 1994 du Tour de France serait le chant
du cygne de Miguel Indurain, sur la base d’une défaite de l’Espagnol au Giro, seulement troisième derrière Evgueni Berzin et Marco Pantani. Ils auraient mieux fait de se taire, tant le maillot jaune dresse la guillotine dès la première étape de cols. Souverain dans le chrono entre Périgueux et Bergerac, où il a proprement humilié le peloton, le Navarrais remet le couvert dans les Pyrénées, où Marco Pantani confirme qu’il est bien la révélation de cette saison 1994. Mais seul un homme, dans la brume de Lourdes Hautacam, parvient à suivre le triple vainqueur du Tour jusqu’à la cime. Le miracle de Lourdes s’accomplit pour Luc Leblanc, un miracle provoqué par l’arrivée de l’EPO chez Festina. La rage de vaincre du Français est exceptionnelle après la flamme rouge, et Miguel Indurain continue son abonnement à la deuxième place dans les grandes étapes de montagnes du Tour de France.

- Pampelune - 1996 (Dufaux - Riis): cette étape d’anthologie condamne définitivement Miguel Indurain. L’usure du pouvoir a fait son oeuvre, le Navarrais
voit sa défaite entérinée, ironie du destin, le jour où le Tour lui fait l’immense honneur d’arriver dans sa ville de Pampelune. Accompagné d’Olano et Rominger dans le groupe des vaincus, l’Espagnol sera digne dans la défaite à l’arrivée, via une accolade très émouvante avec son successeur au palmarès, Bjarne Riis. Le Danois, véritable Pantagruel, n’a pas semblé rassasié de victoires malgré ses deux bouquets décrochés à Sestrières et Lourdes Hautacam. Clé de voûte de l’échappée fleuve menée par Telekom et Festina, le maillot jaune scandinave a disputé chèrement la victoire à Laurent Dufaux, le joker de Richard Virenque. La victoire du Suisse laissera place quelques années plus tard à une rumeur de corruption, Riis aurait vendu ce succès à Dufaux pour 30 000 francs.

- Courchevel - 1997 (Virenque - Ullrich): Festina durcit la course à un point tel que les cols alpestres du Tour se transforment en autant de Golgothas. Le cavalier seul de Festina rencontrera une seule fausse note, avec l’incroyable résistance de Jan Ullrich dans le final, où Pantani est exclu de la lutte pour la victoire au lendemain de son triomphe dans l’Alpe d’Huez. Virenque fera donc face au maillot jaune, Ullrich. Intouchable dans cette édition 1997 qu’il a virtuellement gagné depuis le chrono de Saint-Etienne, l’Allemand étale sa virtuosité en montagne. Son incroyable puissance résiste à l’endurance et à la volonté décuplée de Richard Virenque. Le grimpeur varois décroche finalement la victoire à Courchevel, mais victoire sans doute achetée parFestina à Telekom pour 100 000 francs. A un tel prix pour les salaires de l’époque, on comprend mieux la mansuétude du prodige allemand dans le final ...

- Albertville - 1998 (Ullrich - Pantani): l’épée de Damoclès est tombée aux Deux-Alpes pour Jan Ullrich. Face à la menace représentée par Pantani depuis
l’étape du Plateau du Beille, l’Allemand a du rendre son maillot jaune après une défaillance d’une rare violence. Le lendemain, la réaction d’orgueil de Jan Ullrich est exceptionnelle. L’ogre de Rostock montre de quel bois il est fait. L’étoffe des champions, Ullrich sortant tout le monde de sa roue dans le col de la Madeleine, à l’exception de Marco Pantani. L’escaladeur italien, nouveau maillot jaune du Tour 1998, suit sans problème le tenant du titre. Relayant peu Ullrich, Pantani est le grand bénéficaire de cette échappée royale qui lui offrira près de minutes supplémentaires sur ses deux poursuivants au classement général, Bobby Julich et Fernando Escartin. A Albertville, malgré sa participation très limitée à l’échappée, Pantani dispute le sprint à Ullrich.
Mais il n’y met pas tout son coeur, ce qui offre logiquement la victoire à l’Allemand, coureur le plus méritant de cette journée au goût de revanche.

- Mont Ventoux - 2000 (Pantani - Armstrong): passé du Capitole à la Roche Tarpéienne en 1999 après son exclusion du Giro, Marco Pantani refait surface sur l’édition 2000 du Tour de France. Phénix des montagnes, le champion italien renaît de ses cendres dans le Mont Ventoux. Transcendé par le mythe inhérent au Géant de Provence, le Pirate n’abdiquera jamais sur les pentes rocailleuses du mont chauve ... Stratosphérique comme à Lourdes Hautacam quelques jours plus tôt, Lance Armstrong n’a aucune difficulté à rejoindre Pantani. Le chasseur texan fond sur sa proie italienne après avoir laissé sur le place le groupe des autres ténors, où Jan Ullrich constate son impuissance. Croyant bien faire au sommet du Ventoux, Armstrong fait un cadeau empoisonné à Pantani, qui se retournera contre lui ... Méprisant l’Italien, l’Américain lui donne l’étape de façon magnanime, s’effaçant avant la ligne, dans une sorte de politesse du roi... Fignon et Merckx souligneront l’erreur d’Armstrong, que ce dernier aura l’outrecuidance suprême de relayer dans la presse: C’est le plus fort qui doit gagner. Dans le Mont Ventoux, cela n’a pas été le cas. J’ai voulu faire un beau geste, je me suis trompé. Mais l’orgueil de Pantani, comme celui de tous les champions d’envergure, ne saurait supporter telle condescendance. Vexé par le geste chevaleresque du vainqueur du Tour de France 1999, le Pirate se vengera à Courchevel, après une nouvelle vexation de la part du leader de l’US Postal, dans le col de l’Izoard.

- La Mongie - 2004 (Basso - Armstrong): respectueux du patron du peloton qu’est devenu Lance Armstrong entre 1999 et 2003, Ivan Basso s’offre une échappée avec le maître en 2004 à la Mongie, calvaire des autres favoris du Tour, noyés sous une pluie apocalyptique. Jan Ullrich, Tyler Hamilton et Roberto Heras voient dans cette étape Lance Armstrong sonner le glas de leurs espoirs en seulement quelques kilomètres. Seul à pouvoir suivre le rythme infernal du quintuple maillot jaune, le jeune espoir italien coupe la ligne en premier, devant le Boss. Ce dernier remettra les pendules à l’heure dès le lendemain, l’emportant devant Basso au Plateau de Beille.

- Col du Tourmalet - 2010 (A.Schleck - Contador): dans une joute au sommet entre l’Espagnol et le Luxembourgeois, le perdant n’est pas vraiment Alberto
Contador, deuxième de l’étape, mais le col du Tourmalet, qui méritait un vrai combat jusqu’au terme pour son centenaire. Le géant des Pyrénées aura donc vu une parodie d’arrivée à son sommet ... Dauphin de Contador au classement général, pour une poignée de secondes, Andy Schleck l’emporte mais le maillotjaune s’est effacé dans les derniers mètres, manquant de respect au mythe du Tourmalet, lequel col fêtaitle centenaire du premier passage du Tour dans les Pyrénées (1910). La montagne a accouché d’une souris ...

- Planche des Belles Filles - 2012 (Froome - Wiggins): orphelin de Contador et Andy Schleck, l’édition 2012 du Tour de France voit une domination insolente de l’équipe Sky. Les Anglais Bradley Wiggins et Chris Froome sortent grand vainqueur de la première étape de montagne, dont l’arrivée est jugée à la Planche des Belles Filles. Seul le coureur italien Vincenzo Nibali a pu accompagner le duo britannique jusqu’au sommet, où Froome décroche son premier succès sur le Tour de France. Mais comment aurait-il pu en être autrement, le Kenyan Blanc étant le coéquipier du maillot jaune et leader des Sky, Bradley
Wiggins?

par AxelBorg
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par AxelBorg

le 14 décembre 2012 à 11H00

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

La frontière est parfois mince entre une attitude de seigneur à la Miguel Indurain (Isola 2000 sur le Tour 93) doublée d’un zeste de politique, afin de contenter son dauphin, et un cadeau empoisonné qui est vécu par le bénéficiaire comme une provocation, tel l’épisode du Ventoux en 2000 où Marco Pantani, coureur très orgueilleux, se vexa devant le geste et plus encore la communication faite par Lance Armstrong.

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par sotoz

le 14 décembre 2012 à 14H52

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Bonjour Alex,

Excellent papier, comme d’habitude.

Tu es sûr de toi pour le Val Louron en 1991, car j’ai une vidéo de l’étape, et le père Indurain n’a pas l’air content du tout de voir Chiappucci gagner l’étape !

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par AxelBorg

le 14 décembre 2012 à 15H03

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Hello sotoz,

Possible que Miguel Indurain ait vraiment voulu gagner cette étape du Val Louron en 1991 face à Claudio Chiappucci.

Mais ayant attendu le grimpeur toscan entre les cols du Tourmalet et d’Aspin, l’Espagnol a bien profité de son concours pour distancer Gianni Bugno et Greg LeMond, ses deux rivaux principaux pour le maillot jaune.

Laisser gagner Chiappucci était donc logique "politiquement" mais possible qu’Indurain ait quand même voulu s’imposer en effet.

Faut que je revois la video pour me faire un avis sur ce sujet.

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par aldopop

le 17 décembre 2012 à 13H46

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Salut Axel,

Merci pour cet article. De mémoire, le poing levé d’Indurain à l’arrivée à Val-Louron était plus pour protester contre les différents commentateurs qui avaient vertement critiqué l’attitude des Banesto dans l’étape de la veille (Pau-Jaca) que pour crier sa rage de ne pas avoir gagné l’étape contre Chiappucci. En effet, la veille, les Banesto étaient nombreux dans le groupe du maillot jaune LeMond, mais ils n’avaient rien tenté pour le déstabiliser, à part une petite attaque d’Indurain dans les rues de Jaca pour le gain de quelques secondes.

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par AxelBorg

le 17 décembre 2012 à 21H57

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Ah merci pour l’anecdote sur Jaca 91, je n’aurais jamais pensé à cela pour le poing levé d’Indurain.

Revanche sur les médias par rapport à la veille, intéressant je pensais juste à un instant extraverti pour cet homme introverti qui allait goûter pour la première fois au Graal de tout cycliste : le maillot jaune.

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par AxelBorg

le 14 décembre 2012 à 15H05

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Du grabuge en prévision chez Sky pour 2013, après la déclaration de Bradley Wiggins.

Le maillot jaune du Tour 2012 en vise un autre sur le Tour 2013, faisant donc volte-face après avoir affirmé qu’il viserait le Giro et ne serait que coéquipier de Froome sur le Tour de France.

Le Kenyan Blanc ayant désormais l’intention d’avoir le leadership en juillet, Dave Brailsford a du pain sur la planche.

Car face à un Contador au top de sa forme en juillet 2013, mieux vaut pour Sky être unie.

Au vu du parcours, avec seulement 30 km de CLM sur le plat, Wiggins a clairement peu de chances de conserver son maillot jaune en 2013.

Froome est le mieux placé pour s’opposer au favori que sera Alberto Contador.

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par Interimlover

le 14 décembre 2012 à 15H23

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Rayon classiques (sorry d’élargir le spectre de ton papier, Axel), l’affaire éclata il y a peu : Vinokourov acheta le final de son Liège-Bastogne-Liège...

Comme quoi le public, quoique ignorant alors de cette histoire, eut décidément bien raison de le siffler copieusement à l’arrivée...

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par AxelBorg

le 14 décembre 2012 à 16H23

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Salut Interim,

Oui Vino sifflé pour son dopage avéré de 2007, mais mérité vu qu’en effet il acheta sa victoire à Kolobnev sur LBL 2010.

Le Kazakh s’est fait choper à cause de ses étranges mouvements de comptes.

Bref, victoire en mode "corruption" comme Virenque à Courchevel en 1997 contre Ullrich.

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par Killranger

le 16 décembre 2012 à 10H23

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Salut Axel, et excellent papier que tu as pondu là..

Sinon tu peux préciser pour cette étape de Courchevel ? Virenque aurait "acheté" cette victoire ?

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par AxelBorg

le 16 décembre 2012 à 12H24

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Bonjour killranger,

Pour Courchevel 97, en fait on peut voir en video Jan Ullrich "négocier" sa défaite envers Virenque, le pouce de l’Allemand frottant le couple formé par son index et son majeur.

Jamais prouvé, mais Bruno Roussel, ancien directeur sportif de Festina à l’époque, avait relaté cet épisode peu glorieux dans son livre "Tour de Vices" paru en 2001.

Le quotidien "Le Monde" relaya cette affaire pendant le Tour 2001.

Roussel avait aussi expliqué que Virenque avait tenté en vain de soudoyer en vain Pantani et Olano dans l’étape Colmar - Montbéliard de l’édition 1997, où le maillot jaune Ullrich fut un moment en difficulté dans un col.

http://www.sportvox.fr/article...

Réalité ou vengeance de Roussel sur le milieu ?

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par fsud

le 18 décembre 2012 à 19H21

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Concernant l’achat de virenque pour courchevel c’est moin important que le tour de France laissé en 86 par hinault car la ce fut pour une étape.

Dans le cyclisme des achats d’étapes il y en eu énormément et il y en a encore c’est le business cycliste.

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par fsud

le 18 décembre 2012 à 19H24

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Concernant l’achat de virenque pour courchevel c’est moin important que le tour de France laissé en 86 par hinault car la ce fut pour une étape. Roussel a bien mangé pendant cette époque avant d’y cracher dessus. Il faudrait qu’il montre les relevés bancaire car mème si c’est peut-ètre vrai il fut complice donc pas mieux que les coureurs.

Dans le cyclisme des achats d’étapes il y en eu énormément et il y en a encore c’est le business.

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par AxelBorg

le 19 décembre 2012 à 08H36

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Pour 1986, si on suppose qu’Hinault a "volontairement" laissé le Tour à LeMond, ce n’est pas pour de l’argent mais sur ordre de Tapie, qui voulait développer ses marques aux Etats-Unis, pays du maillot jaune Greg.

Et Hinault avait largement fait son beurre chez Tapie et Koechli depuis 1984.

Dans ce cas là, cela voudrait dire pure comédie du Blaireau pour sa défaillance dans l’Izoard. Pas le genre de la maison je trouve ...

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par fsud

le 19 décembre 2012 à 13H50

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Cet arrangement est connu et si mes souvenirs sont bon, Lemond avait un salaire soit de 100000 ou 1000000 usd ou francs a l’époque et hinault s’en foutait puisque lui ne courait pas pour l’argent et puis c’était Bernard tapie le boss. A partir de la tout est dit.

Mais c’est pire de s’arranger pour un tour de France qu’une victoire d’étape dans le cyclisme. Jean marie leblanc lui même a dit que c’était monnaie courante dans ce sport après l’affaire festina.

Si ullrich avait gagné a courchevel, il serait tombé direct pour dopage sachant que l’allemand voulait l’alpe d’huez la veille ce qui prouve bien sa mentalité. Les mecs comme merckx, hinault qui gagnent tout me dérangent un peu, il faut savoir un peu en laisser aux autres. Lance Armstrong, ullrich, riis avaient cette mentalité a la différence de indurain par exemple. C’est ce qui donne de la valeur a un coureur et a un tour de France. Pour collectionner depuis 20 ans environ, les tours des années 80 de hinault comme certains de merckx tout le monde s’en fou. Ceux de anquetil, le premier de eddy ( vu son exploit ) et ceux de miguel intérrèssent les collectionneurs.

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par AxelBorg

le 19 décembre 2012 à 14H03

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Bonjour fsud,

Quel rapport entre la corruption et le dopage d’une part, et les victoires hégémoniques d’Armstrong, Merckx et Hinault comparées aux succès en "douceur" d’Indurain de l’autre ?

Miguel Indurain n’avait pas killer instinct dans les étapes en ligne comme Coppi, Merckx ou Hinault avant lui, mais il suivait la tactique de Jacques Anquetil, dont son directeur sportif avait été le coéquipier : écraser les CLM et contrôler les grimpeurs en montagne. Nul besoin de panache quand on est un rouleur de cette dimension.

3’41’’ sur Bugno (Luxembourg 92), 2’11’’ sur Bugno (Lac de Madine 93), 2’00’’ sur Rominger (Bergerac 94), le Navarrais n’avait plus vraiment besoin d’attaquer dans les cols des Pyrénées ou des Alpes. Sauf en 1991 et 1995, où il attaqua dans les étapes de Val Louron et de la Plagne, n’ayant pris respectivement que 8 et 12 secondes sur Greg LeMond et Bjarne Riis dans les CLM d’Alençon et Seraing.

Les écarts creusés par Armstrong CLM étaient bien plus modestes : 58’’ sur Zulle (Metz 99), 9’’ sur Zulle (Futuroscope 99), 25’’ sur Ullrich (Mulhouse 2000), 1’24’’ sur Igor Gonzalez de Galdeano (St Amand Montrond 2001), 53’’ sur Rumsas (Mâcon 2002), 55’’ sur Ullrich (Besançon 2004), 23’’ sur Ullrich (Saint-Etienne 2005).

Pour Ullrich, oui il voulait gagner à l’Alpe d’Huez en 1997 mais l’Allemand était un coureur impatient. Walter Godefroot l’avait à dessein privé du Tour 1995 comme Cyrille Guimard avait préservé Hinault en 1977, pour éviter que ce jeune espoir ne se brûle les ailes.

L’ogre de Rostock avait montré son impatience et son manque de maturité en 1998 au Plateau de Beille, confondant vitesse et précipitation en remontant sur le groupe Pantani / Julich / Boogerd après une crevaison au pied du col.

Quant à Armstrong, cannibaliser le Tour ne lui posait aucun problème vu qu’il était critiqué par défaut pour dopage, qu’il gagne ou pas des étapes.

Pour Bjarne Riis, simplement l’euphorie de 1996, comme l’adjudant chef qui prend le pouvoir entre deux séjours de colonels ...

Bref, comparer Indurain à Coppi ou Merckx n’a pas de sens, l’Espagnol se calquait sur Anquetil, son modèle, même si Hinault avait été son idole de jeunesse.

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par fsud

le 19 décembre 2012 à 15H07

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Slt axel, Les rapports sont l’argent et la gloire.

Pas de business pas d’argent et pas de reconnaissance dans le sport.

Le dopage a toujours existé mais se doper pour finir 100è cela ne tient pas la route sauf si le gars est fou ou drogué voir les 2.

Dans le cyclisme pas de dopage pas de résultats et pas d’argent qui rentre car personne ne te connaît.

Indurain avait une mentalité différente du style de maitre jacques.

Merckx, hinault et Armstrong avait pour but d’écraser et ils l’ont fait. Merckx a le respect pour son palmarès, hinault pareil mais lui a peu de fan et l’américain, les fans de vélo ont du respect pour le fait qu’il soit revenu du cancer mais c’est tout.

Indurain voulait des étapes en ligne : serre chevalier, isola 2000, lourdes hautacam 94.

Certains endroits sont plus prestigieux que d’autres et il faut noter aussi que mettre son nom en premier sur une nouvelle ascencion du style L.Hautacam ca tape.

Lance armstrong voulait dépasser les records mais sur certains endroits. Il n’a jamais gagné a ax 3 domaines pas intérressant, le ventoux il le voulait mais trop difficile pour lui et en 2000 c’est sa connerie qui l’a perdu.

Ce fut l’homme des records.

La comparaison est dans la mentalité. Il y a ceux qui domine en imposant le respect comme indurain ou anquetil et ceux qui écrase a la merckx. Dans la vie c’est pareil.

La corruption a toujours eu lieu et le coup de 86 quand on connaît la personnalité de Tapie c’est loin d’ètre une affaire clean. Officiellement la version on la connaît, officieusement c’est autre chose et cela n’a rien avoir avec le dopage. En 97 virenque achète car Ullrich en veut trop, mais a la base il ne doit jamais acheter l’étape même Roussel a l’époque n’avait pas comprit.

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par AxelBorg

le 20 décembre 2012 à 22H53

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

@fsud,

Merckx et Hinault inspiraient plus la crainte que le respect mais bon tu ne peux pas dire que ces deux coureurs n’inspiraient aucun respect.

Pour Indurain, oui il avait une aura particulière qui lui conférait un respect de la part du peloton. Et un coureur comme Rominger avait presque déjà perdu le Tour avant même de donner le premier coup de pédale, tant il avait un complexe d’infériorité envers le Navarrais. Un peu comme les tennismen du circuit ATP contre Roger Federer entre 2004 et 2006, le 1er set était déjà perdu mentalement, dans la tête, avant même de pénétrer sur le court.

Pourtant si l’Espagnol fut un rouleur virtuose, le Suisse lui a mis 2.251 km dans la vue sur le record de l’heure en 1994 (55.291 km contre 53.040 km). Mais à Isola 2000 en 1993, Rominger avoua qu’il ne pouvait pas être mieux que dauphin. La seule fois où il a du croire pouvoir gagner le Tour, ce fut en 1994, après sa 3e victoire triomphale sur la Vuelta, suivie quelques semaines plus tard de la défaite surprise du roi Miguel au Giro contre Berzin et Pantani.

Mais tueurs ou pas, les grands coureurs imposaient tous le respect. Le respect n’est pas incompatible avec l’animosité.

Lance Armstrong était jugé antipathique et despotique par ses contemporains, mais il était respecté pour son palmarès et sa capacité à enchaîner les victoires.

Coppi était presque idolâtré par Bobet. Ses coéquipiers italiens le vénéraient, tel Andrea Carrera qui pleurait en ayant pris le maillot jaune sur le Tour 1952 dans l’étape de Lausanne.

Anquetil était respecté par Poulidor (et inversement) malgré leur féroce rivalité sportive.

Merckx imposait le respect à Ocana bien que l’Espagnol fut toujours publiquement prompt à déclarer qu’il serait son plus redoutable challenger.

LeMond bluffait ses rivaux par ses capacités de phénix, sa propension à toujours revenir de l’enfer pour prendre le maillot jaune en 3e semaine.

Après, sur les motivations des coureurs, pas aussi manichéen que tu le dis. Tout le monde court pour l’argent mais être leader ou simple coéquipier n’est pas pareil.

Jan Ullrich résumait bien ce dilemme financier du cyclisme lors d’une interview datant de 2000 je crois.

"Ce sport est trop dur pour rester un coureur anonyme du peloton", disait l’Allemand.

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par fsud

le 20 décembre 2012 à 23H47

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Slt axel, Entre craindre une personne et la respecter ce sont 2 choses différentes.

Tu peux craindre un type et lui cracher dessus alors que celui pour lequel tu as respect,ton comportement sera différent par devant et par derrière.

Indurain comme tu le dit avait imposé un respect naturel auprès des coureurs mais aussi chez les gens. Merckx et hinault c’est différent.

Merckx son coup de poing au puy de dome en 75 le montre, et coté coureur tu peux respecter le palmarès mais pas forcément l’homme.

Hinault était un mec avec le sang chaud et pour cotoyer pas mal de fans ils parlent juste du palmarès pour lui rien de plus. Perso j’étais plus fan de Fignon que du blaireau.

Pour acheter et vendre des objets je peux te dire que les années 70 c’est pas forcément toujours top et pour les années 80 il faut attendre la fin pour voir des gens qui s’y intérrèssent.

Quand a Lance il avait peu d’amis dans le peloton comme les festina a leur époque, L’arrogance barbe les gens de tout bords.

Lemond je le sents faux donc je suis pas fan. Son chrono en 89 au bout de 3 semaines de courses c’est un peu limite surtout quand la génération suivante se fait défoncer pour dopage alors que lui niveau clean attitude c’est limite.

Anquetil et poulidor c’est différent car cette rivalité a imposé le respect de tous.

Ullrich oui et non car il a tellement décu que les gens lui crachent dessus et moi le premier, au lieu de manger de la dinde il aurait mieux fait de se comporter en pro.

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par AxelBorg

le 21 décembre 2012 à 09H27

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

@fsud,

Pour le Puy-de-Dôme en 75, c’est surtout une conséquence de l’hégémonie sportive sans partage d’Eddy Merckx sur le Tour, seulement interrompue en 1973 par son absence du fait du doublé Giro - Vuelta.

Pour LeMond en 89, oui 3 semaines de course mais 54 km/h sur 24.5 km entre Versailles et Paris, ça reste théoriquement possible.

Pas comme les 52.349 km/h d’Indurain entre Tours et Blois en 1992, et plus encore les 53.986 km/h d’Armstrong entre Fribourg et Mulhouse en 2000, qui puent l’EPO à 150 %.

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par fsud

le 21 décembre 2012 à 17H06

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

Axel,

Ok mais il faut le prendre en compte. Les faits parlent d’eux mèmes, merckx faisait chier tout simplement.

Dans la vie il faut savoir s’arréter.

Concernant Lemond c’est crédible mais les autres ca ne l’est pas tu n’est pas un peu pro lemond.

Tu critiques le chrono de lance au bout de 3 semaines mais celui de lemond non même si la distance est plus courte. Quand tu vois les chronos de millar qui est tombé c’est normal car epo mais lemond non... J’appelle ce genre de propos de la discrimination.

Je préfères que tu me dises j’aime lemond que de me de sortir ca.

Pour lance c’est abusé mais ce mec la pouvait gagner le tour il suffit juste de relire les mags a l’époque et puis même si je déteste ce type il faut rester crédible ce mec avait du talent et des couilles.

Il y a des similitudes entre eux. Lemond accident de chasse retour 2 tours de France. LAmrstrong cancer retour 7 tours. Quelle crédibilté sachant qu’ils ont battu des gros dopés.

Lance est tombé mais que dire sur l’autre. Pas vu pas prit mais pas mieux.

Concernant Indurain tu dis ce mec la est un exceptionnel rouleur mais en 92 son chono n’est pas crédible. Que comprendre.

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par AxelBorg

le 21 décembre 2012 à 18H45

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

@fsud,

LeMond fait 54.545 km/h sur 24.5 km en 1989, Armstrong 53.986 km/h sur 58.5 km en 2000. Pas vraiment comparable !

Pour Indurain, qu’il soit un rouleur exceptionnel, sans doute le meilleur de l’Histoire avec Coppi et Anquetil, ne fait aucun doute.

Mais de là à décapiter un peloton entier comme au Luxembourg en 1992, avec seulement 6 ou 7 coureurs sous les 5 minutes, dans un sport complètement professionnel et à un tel niveau de compétition, désolé mais c’est clairement presque une preuve, en tout cas ça converge bien vers la prise d’EPO pour le Navarrais.

Encore une fois pour Greg LeMond, je n’ai pas de preuves qu’il ne soit pas dopé à l’EPO, mais rien de crédible ne permet qu’il le fut.

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par fsud

le 21 décembre 2012 à 20H37

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

La seule différence est le kilométrage.

Mais pour le reste ils font leurs exploits après 3 semaines de course surtout avec une vitesse record ce qui prouve le dopage avéré.

Concernant Indurain certe il était chargé mais comme ceux derrière lui et si tu regardes les noms entre ceux qui sont sur la fin, ceux qui n’ont pas le niveau il avait pas trop de mal a les cartonner.

En 94 le premier chrono est énorme aussi.

Le dopage ne fait pas tout ca change pas une personne a 100 % sinon le cyclisme serait accessible a tous.

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par diogene95

le 17 décembre 2012 à 14H03

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

C’est vraiment pas très classe ces dernières déclarations de Wiggins, si leur pacte de l’année dernière était vrai, ça ferait qu’il n’a aucune parole. Embêtant comme réputation dans une équipe et même un peloton.

Sujet intéressant, c’est vrai que les gens aiment les victoires partagées, un leader qui y trouve son compte pour le classement, et le baroudeur du jour qui mérite bien l’étape.

C’était pas en jaune, mais je me souviens de Jalabert qui avait rejoint et attendu un échappé très fatigué sur la Vuelta. C’est le genre de cadeau qui passe beaucoup mieux puisqu’il y vraiment un leader et un baroudeur. Quand ça se fait entre deux leaders, c’est tout de suite plus sensible.

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par AxelBorg

le 17 décembre 2012 à 21H55

Mansuétude ou condescendance, dangereuses frontières pour les maillots jaunes

@diogene,

Pour Wiggins en 2013, le doublé Giro Tour me semble présomptueux. C’est un exploit réservé aux coureurs d’exception.

Rejoindre Coppi, Anquetil, Merckx, Hinault, Roche, Indurain et Pantani n’est pas donné au premier venu. Sur les 7 coureurs cités, on compte 5 titans du cyclisme, plus deux coureurs (Roche et Pantani) qui en 1987 et 1998 ont fait une saison extraordinaire, plus en un an que dans tout le reste de leur carrière. Or le pauvre Wiggins a déjà fait cette saison ... et elle s’appelle 2012 ! Maillot jaune du Tour, Paris Nice, Dauphiné Libéré, Tour de Romandie et médaille d’or du CLM aux Jeux Olympiques de Londres. Bradley Wiggins ne fera pas deux fois une saison de ce calibre.

Des gars comme Fignon (1984) et Contador (2011) ont raté le doublé Giro Tour. D’autres comme LeMond, Armstrong ou Ullrich ne l’ont même pas tenté.

Et je ne parle même pas des problèmes sur le Tour 2013 entre Wiggins et Froome, car le second nommé ne voudra pas l’être au classement !

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