Bravo Sebastian, Merci Fernando !
GP du Brésil 2012
Au terme d’un GP dantesque, Sebastian Vettel a finalement, "comme prévu", coiffé sa troisième couronne consécutive, avec trois petits points d’avancesur Fernando Alonso. Pendant ce temps, Jenson Button a achevé sa saison comme il l’avait débuté: par une victoire.
Pas que de la chance
Sebastian Vettel est devenu dimanche le premier pilote de l’histoire de la F1 à gagner ses trois premiers titres de champion du monde consécutivement, tout en étant également le plus précoce pour y parvenir. Au cours d’une course dantesque, il a fait preuve de sang-froid pour mener sa RB8 pour une fois moins véloce à une place lui garantissant le Graal. Pourtant, même si les pronostics étaient largement en sa faveur, l’Allemand a connu des déboires qui ont pu faire constater son mental à toute épreuve. Au départ d’abord. S’élançant de la quatrième place, Vettel n’a pas brillé en qualifs, où il a été devancé par les McLaren ainsi que par son équipier. Qui plus est, il a manqué son envol, et s’est fait passé par les deux Ferrari supersoniques avant le premier virage. Enfin, il fut percuté par la Williams-Renault d’un Bruno Senna en mode kamikaze, avec à la clé un tête-à-queue et des dommages sur sa monoplace. Dans son malheur, Vettel a pu néanmoins repartir. Personne ne l’a percuté, et les dommages subis sur sa voiture étaient mineurs. Oui, Vettel a eu de la chance. A ce moment seulement. Car la remontée qu’il réalisa ensuite fut digne de son nouveau statut. Quand Red-Bull le rappela au stand pour monter les pneus slicks un tour avant l’apparition de la pluie, il aurait pu exploser. Mais sagement, sérieusement, il regagna son box trois tours plus tard pour monter des gommes adaptées et se replonger dans la bataille. Enfin, sans radio, il termina cette course à une sixième place lui garantissant la couronne. Plus d’un pilote à sa place se seraient énervés, auraient commis une faute, auraient renoncé devant tant de frustration. Vettel, lui, fut le plus solide qui soit. Après avoir prouvé sa valeur lors de sa somptueuse course à Abou Dhabi, il a fini la saison en démontrant qu’il fait bien parti de cette élite, celle des grands champions. Car pendant longtemps, on a cru que l’Allemand ne pourrait pas défendre ses chances très longtemps. A Melbourne, il dut se battre pour priver Lewis Hamilton de la deuxième place. A Sepang, il sombra en percutant la HRT de Karthykeian, échouant de ce fait à une piteuse 12ème place. A Valence et à Monza, il fut contraint de stopper sa machine en bord de piste, perdant ainsi une victoire et une sixième place. A Spa, il dut faire étalage de son discernement pour remonter jusqu’à la deuxième place en faisant l’économie d’un arrêt au stand tout en attaquant les pilotes le précédant. Puis Adrian Newey trouva la solution, exploita enfin le système ingénieux qu’il avait mis au point, basé sur l’utilisation du KERS pour reproduire artificiellement l’effet des échappements soufflés ayant fait la gloire de la RB7 en 2011. Vettel exploita à merveille sa monoplace dans ces conditions, triomphant en Inde, en Corée, à Singapour et à Suzuka, réléguant de nouveau Mark Webber au rang de figurant. Le désormais triple champion du monde a connu des hauts et des bas, n’a pas toujours été brillant, comme en Chine ou à Monaco. Mais il a su revenir sur un Fernando Alonso des plus beaux jours, et qui comptait une avance de quarante points sur son premier poursuivant au soir du GP de Hongrie.
Pas comme en 2010
Fernando Alonso a pleuré à Interlagos. La fatigue, la déception, étaient palpables. L’Espagnol a fait ce qu’il fallait sur le circuit brésilien en prenant un départ supersonique dans le sillage de l’excellent Felipe Massa. Il a su déjouer les pièges d’une course traitre et s’est maintenu à quelques encablures de Jenson Button, au cas où. Enfin, Massa a pleinement joué son rôle en ouvrant la porte à son leader après la mi-course. Ca n’a pas suffit pour les Rouges. Mais l’Espagnol fut d’une dignité extraordinaire, bien loin de sa prétendue mauvaise foi mise en avant par ses détracteurs. Le double champion du monde a réalisé la plus belle saison de sa carrière, ne commettant pas la moindre erreur, se permettant de croire en ses chances jusqu’au bout. Il lui fallait avoir un mental à toute épreuve pour ne pas se résigner du manque de performance de sa monoplace au moment où la RB8 flambait. Il lui a fallu une hargne hors du commun pour gommer le dimanche la lenteur de la F2012 en qualifications. Alonso n’a pasremporté le titre c’est vrai, mais il a gagné l’admiration de ses pairs. Jenson Button, Lewis Hamilton, Felipe Massa, Mark Webber, Nico Hülkenberg et Pastor Maldonado ont tour à tour fait part de leur admiration face à la pugnacité du pilote Ferrari. Car la F2012 n’a jamais été cette saison la monoplace de pointe. Alonso a signé deux poles, sous la pluie, au cours de numéros d’équilibristes qui ont impressionné les observateurs. Il a remporté trois courses, victoires aussi impressionnantes les unes que les autres. A Sepang, il aligna les tours de qualifs sous la pluie, mettant au pas la concurrence. AValence, il remonta de la 11ème place pour triompher après l’abandon de Vettel. En Allemagne, il mità profit sa superbe pole pour conduire une course intelligente et implaccable.Il a attaqué à chaque instant, cette saison, et réussi à gommer la faiblesse intrinsèque de la Rossa. Alonso a perdu le titre à cause des deux incidents ne lui ayant pas permis de rallier l’arrivée, le carton de Spa provoqué par Romain Grosjean et l’optimisme de Kimi Raikkonen à Suzuka. A Spa, l’Espagnol fut miraculé, les roues de la Lotus de Grosjean lui frôlant le casque. C’est certainement aussi pour celà qu’il ne se déclara pas déçu, dimanche soir. Il préfèra perdre le titre de cette façon que lorsqu’il fut sorti de la course dès l’été, comme en 2008, 2009 ou 2011. Alonso sera encore un prétendant en 2013. Il a fait tout ce qu"il a pu cette année au volant d’une monoplace rendant en moyenne 0"7 au tour à la concurrence. Il est passé près de l’exploit, pourtrois points précisément. C’est moins qu’en 2010. Mais la différence importante, c’est qu’il y a deux ans, il avait perdu le titre (à Monaco et à Spa notamment). Cette saison, il n’a pas pu le gagner. Tout le paddock le sait désormais: si Vettel est le plus capé, Alonso est le meilleur pilote actuel. Ce n’est pas très juste au demeurant pour l’Allemand, qui réalise tout de même une passe de trois historique. De plus, il a vaincu un Alonso exceptionnel. L’histoire retiendra les chiffres, mais pour l’instant, il est clair que l’éclatante démonstration de l’Espagnol fait de l’ombre au retentissent triplé de Vettel. Il a fallu un peu de réussite à l’Allemand pour pouvoir revenir sur Alonso à l’automne. Il a su en profiter. Mais la question se pose toujours sur la valeur de Vettel dans une monoplace moins performante, car il a retrouvé la forme quand la RB8 s’est révélée.
Button et Massa en lumière
Côté course, Jenson Button fut à son aise, comme souvent dans ce genre de conditions. Il termine la saison comme il l’avait commencée, sur la plus aute marche du podium. Mais cet exercice fut un échec pour l’Anglais, qui n’a jamais pu trouver la solution pour se hisser au niveau de son équipier. Trois victoires cette saison au volant d’une des monoplaces les plus véloces du plateau, ça reste maigre. Jenson devra donc se transcender l’an prochain pour contrôler les assauts de Sergio Perez, son nouvel équipier aux dents longues. L’autre star ce dimanche fut Felipe Massa, qui a retrouvé depuis quelques courses son lustre d’antan. Plus rapide qu’Alonso depuis fort longtemps, le Pauliste a permis à la Scuderia de se maintenir à la deuxième place au championnat constructeurs. Si le Brésilien renouvelle ce genre de performance en 2013, le team de Maranello pourrait être l’équipe à battre. Il semble surtout que le renouvellement de son contrat par Ferrari et le soutien de son équipier aient fait un bien fou à Massa, qui sortait durait la trève d’une traversée du désert sans précédant. Il n’aura pas le droit à l’erreur en 2013, mais il le sait. Peut-être que Massa avait besoin de se sentir aimé dans son équipe. En tous cas, son niveau et la certitude de le voir en rouge l’an prochain constitue une énorme surprise. Lewis Hamilton, lui, a terminé sa saison sur une mauvaise note, l’attaque de Nico Hülkenberg ayant ruiné ses espoirs légitimes de victoire. Globalement, le Britannique est le grand perdant cette saison, car entre les errements de Woking, la fiabilité relative de sa MP4-27 et les faits de course, il faut proprement maudit, réalisant l’exploit de devancer son équipier. Qu’on se le dise, Hamilton a réalisé la meilleure saison de sa carrière et surtout, s’est parfaitement remis d’un exercice 2011 catastrophique. En 2013, il sera le fer de lance de Mercedes AMG. Une décision surprenante pour certains, mais pas si stupide dans l’optique de 2014 et de l’introduction de nouveaux V6 turbo. Il devra se confronter à Nico Rosberg, mais ne semble pas sur le papier en difficulté à ce niveau. Il remplace un Michael Schumacher particulièrement mésestimé, qui a lui aussi réalisé une belle performance à Interlagos au volant d’une monoplace en panne de développement. Après sa 5ème place en qualifs à Austin, il termine septième d’une course qu’il animé, comme en 2006. Son retour aura été difficile, mais on peut louer son courage et sa détermination, lui qui a finalement mis au pas Rosberg en performance pure. Plus irrégulier et accablé par les pépins mécaniques, le septuple champion du monde est loin au Mondial.Il laissera malgré tout une trace durable sur les circuits. Enfin, au rang des belles prestations, on peut noter la fin de saison de Jean-Eric Vergne, qui a pris la mesure du prometteur Daniel Ricciardo. Les deux hommes seront toujours chez Toro-Rosso en 2013, dans l’espoir d’intégrer la formation Red-Bull en 2014. Nico Hülkenberg a lui aussi briller, menant la course et se montrant d’une intelligence et d’une vitesse stupéfiante avant de tout gâcher dans son contact avec Lewis Hamilton. L’an prochain, l’Allemand rejoindra Sauber, et on se demande si l’idée de quitter Force India pour le team helvète est un plan de carrière enthousiasmant sur le plan sportif. Dernier point, Romain Grosjean a été fantomatique ce week-end, et son avenir est clairement menacé au sein du team Lotus-Renault. Avec Kobayashi, Sutil, Buemi, voir Kovalainen sur le marché, Grosjean va devoir se montrer convaincant. Son avenir n’est vraiment pas garanti.
Ça fait plusieurs fois déjà que je consulte ton blog et je te dis BRAVO, c’est super ! :) continue comme ça !!! voyance gratuite par telephone
Salut Jayce,
Comme en 2010, Sebastian Vettel n’est pas le plus méritant selon moi. Ma hiérarchie de l’année est la suivante
1 Alonso 2 Hamilton 3 Vettel 4 Raikkonen 5 Button
Mais par rapport à 2010, l’Allemand a été régulier, ne faisant que peu d’erreurs, contrairement à Silverstone, Hockenheim, Budapest ou Spa 2010 ...
Hamilton a perdu 3 victoires au moins avec McLaren, à Singapour, Abu Dhabi et Interlagos, sans parler de ses malheurs à Barcelone, Spa et Hockenheim ... Seul abandon où il peut s’en vouloir, celui de Valence où il aurait du laisser passer cette tête brûlée de Maldonado et assurer une 4e place.
Bref, Lewis aurait pu être champion du monde 2012, tout comme Alonso si Ferrari n’avait pas produit une poubelle en début de saison.
L’Espagnol aurait alors ramené 2 ou 3 victoires de plus, et limité la casse en Australie par exemple.
Bref, que vaut vraiment Vettel sans Newey ? Pour moi moins qu’Alonso, mais peut être en saura-t-on plus si la Red Bull 2013 est ratée.
Qqs mots rapides sur Schumi, injustement éjecté par Mercedes en 2013, sur Massa, beau sursaut en fin de saison, sur Perez, inversement décevant depuis qu’il a signé avec Woking, et sur Hulkenberg, qui mérite bien mieux que Sauber en 2013 (Ferrari en 2014 ?) ...
Pour Grosjean chez Lotus, tant que Boullier sera derrière lui, je ne le vois pas menacé, mais dans l’absolu en effet avec Kova, Sutil, Kobayashi sans volant, le Frenchie devra convaincre en 2013, lui qui a été laminé par Iceman.
100 d’accord avec toi.
Hamilton m’a impressionné, c’est finit le rookie foufou, il est sérieux et rapide, pas comme Maclaren qui tue sa saison. Vettel et Alonso sont en forme, contrairement à Button et Webber.
D’accord on parlait beaucoup de Massa, revenu en forme heureusement, mais Webber a fait une saison pitoyable, ce qui arrange pas mal RB, pas à revivre la bataille à 2 qui avait failli coûter un titre à Vettel.
Et Grosjean a vraiment intérêt à se secouer, tous les ans de bons pilotes quittent la F1 sans volant, et des gens de valeur. Kobayashi est pas un timide et ça peut accrocher, mais il le fait dans le sens de la course. Si c’était mes sous, je sais lequel je sponsoriserai. Ou même Kovalainen, expérimenté, jamais de soucis.
J’ai peur que la saison prochaine ne soit qu’une redite de celle-ci, vu le peu de changements techniques. RB en tête, avec une meute serrée derrière. J’espère me tromper.
A propos des nouveaux moteurs, il me semblait avoir lu qu’ils discutaient pour repousser à 2015, quelqu’un sait où ça en est ?
Lewis Hamilton, excepté son crash de Valence, a vraiment montré que 2011 était un accident de parcours.
Espérons que Mercedes lui donnera une voiture potable en 2013.
J’espère vraiment qu’il ne va pas s’enterrer avec Rosberg et Mercedes.
Bonjour Axel. Autant je trouvais le titre de champion 2010 particulièrement illégitime pour Vettel, autant celui de cette année me semble bien plus justifié. On attendait de grandes courses de la part de l’Allemand, il les a livré en Belgique, à Abou Dhabi et au Brésil. Sa principale erreur cette saison intervint en Malaisie avec ce contact contre la HRT. Le reste du temps, il fut tout de même assez brillant, notamment à Melbourne alors que la RB8 n’avait rien d’un avion de chasse. Il a eu un peu de réussite, celle qui a manqué à Alonso peut-être. Mais son titre me semble vraiment justifié.
C’est sûr, la saison stratosphérique de Fernando Alonso ternit un peu l’image de Vettel, du fait qu’on pense tous que l’Espagnol devrait être le plus capé. Cette saison, il a tout fait. Mais les Lotus ont par deux fois scellé le sort de la Ferrari n°5. C’est le risque quand on part systématiquement du milieu de grille. La faillite vient surtout de la conception de la F2012, car la Scuderia a produit un effort impressionnant pour se remettre au niveau. Comme en 2011, le problème fut principalement de trouver de la vitesse le samedi. C’est la raison de l’élimination d’Alonso.
Quand à Hamilton, il a fait sa meilleure saison. L’erreur de l’Anglais à Valence ne lui a pas fait perdre la couronne. Sa défaite face à Vettel en Australie non plus. C’est le team McLaren qui est en faute, entre ses stratégies à deux sous et ses incalculables bévues au stand. Pour finir, les incidents de fiabilité récurrents connus depuis l’été ont réduits à néant les espoirs du Britannique, qui a tout de même réussi à gagner quatre GP, et à devancer un Jenson Button un peu plus heureux que lui cette saison.
Pour finir, il faut évoquer le cas de Kimi Raikkonen. OK, il fut un redoutable finisseur, mais j’ai trouvé que sa pointe de vitesse en avait pris un gros coup cette saison, notamment comparé à Romain Grosjean, battu à la régulière par Alonso en 2009 en qualifs alors que l’Espagnol n’est pas un expert en la matière. Il a réussi à décroché une victoire, et c’est très bien pour lui. Mais franchement, je trouve les éloges faites au Finlandais un peu trop éxagérées, j’attend de voir comment se passera 2013. Selon moi, le niveau de la Lotus E20 fut supérieur à celui de la F2012 pendant les deux tiers de la saison, minimum. Pourtant, Raikkonen a fini loin d’Alonso.
Salut Jayce,
OK pour Vettel à Abu Dhabi et Interlagos, il a en effet sorti le grand jeu et en cela 2012 est un meilleur millésime que 2010 pour l’Allemand. Vettel n’est pas un imposteur, loin de moi l’idée de prétendre cela !
Mais je maintiens que Hamilton et surtout Alonso auraient fait un champion du monde plus méritant que Vettel.
Pour l’Espagnol, totalement OK avec toi, en partant en 3e ou 4e ligne on s’expose inévitablement à 1 ou 2 crashes au premier virage sur l’ensemble du championnat. Mais Alonso n’y est pour rien, c’est l’incapacité chronique de Ferrari depuis 2009 à produire des F1 rapides qui est en cause. La Dream Team n’a jamais été remplacée, et Maranello a fait illusion en 2007 et 2008 en vivant sur les ultimes acquis de l’époque Todt / Brawn / Byrne.
Quant à Lewis Hamilton, oui bien entendu McLaren est entièrement responsable de sa 4e place finale au championnat, je voulais juste souligner son erreur à Valencia mais c’est marginal comparé au volume de points perdus par la faute de Woking !
Sur Iceman, je te trouve sévère. L’important n’est-il pas l’efficacité le dimanche ? Raikkonen me rappelle le Niki Lauda de l’époque McLaren. Moins rapide qu’à ses débuts, mais diablement efficace, redoutable finisseur, fiable et intelligent en course.
Comme Bangs, je dis gare à Kimi en 2013 si la Lotus le permet ...
Mais je pense que si Ferrari ne s’améliore pas pour aider Alonso dans sa quête d’une 3e couronne, Vettel aura presque un boulevard en 2013 car Adrian Newey ne ratera pas deux fois une F1, et McLaren orpheline d’Hamilton m’inquiète, je ne vois pas l’âme d’un catalyseur en Button, tandis que Perez a encore tout à prouver.
Je ne suis pas sévère avec Raikko, je me sure l’enthousiasme général le concernant. Le Finlandais a incontestablement réussi son retour, mais je nuance l’opposition qui lui a été faite en la personne de Grosjean. Je m’interroge sur ses capacités réelles de revenir au tout premier plan, lui qui n’est pas un très bon metteur au point. J’ai été très déçu par sa performance à Spa, où il ne termina que troisième au volant d’une monoplace plus rapide notamment que la RB8 de Vettel. De même, s’ils avaient pu passer le premier virage, je suis convaincu que Hamilton et Alonso auraient également fini devant.
La Lotus E20 était incontestablement une monoplace réussie, et j’attend un peu avant de céder à l’envie d’encenser le champion du monde 2007. Mais il n’empêche que son retour est une pleine réussite. Mais de là à le comparer à Lauda, je pense qu’il faut attendre. Je ne sens pas pour le moment Raikkonen capable de repartir à la conquête d’un titre mondial.
@Jayce,
Romain Grosjean est un pilote très rapide sur un tour, et de ce point de vue Iceman a été légèrement dominé c’est vrai.
Mais l’essentiel en F1 reste la capacité à finir une course et à rester rapide sur 60 tours le dimanche, et pour moi Kimi a toujours cette qualité propre aux champions, les Vettel, Alonso ou Hamilton, de maintenir un rythme élevé pendant l’ensemble d’une course.
Mes conclusions de la saison.
2012 est le plus beau titre pour Vettel, car la Red-Bull n’était pas la meilleur voiture jusqu’a fin septembre. McLaren était en moyenne plus efficace sur la majorité des circuits. Il lui a encore manqué cette victoire de prestige mais à Spa et Abu Dhabi il s’est conduit en champion. On aimerait tous le voir dans une voiture moins performante mais bon il a prouve que c’était un prodige.
Alonso exceptionnel, au volant d’une Ferrari bien moins performante que RB et McLaren, il finit seulement à 3 pts et ramène la scuderia à la seconde place des constructeurs (le meilleurs résultat depuis le titre de 2008). Sa victoire à Valence était magnifique, l’une des plus belle de sa carrière et sa grinta sur la saison est impressionante. Il ne lache jamais notamment en fin de saison où il finit systématiquement sur le podium depuis la reprise du mois d’août (excepté Spa et Suzuka). Il aurait clairement mérité le titre.
Hamilton et Raikkonnen, très très bon. L’anglais a été régulier, au coeur d’aucune polémique (ça c’est une première) à part une microscopique à Spa. Des victoires pleines de panache, Hamilton aurait mérité de se battre jusqu’au bout pour le graal. Quand a Raikkonen, il a été d’une régularité impressionante récompensé par sa victoire à Yas Marina, rapide, véloce, très bon gestionnaire son retour est un triomphe. Il risque en plus de monter en puissance, attention pour 2013.
Les flop des grandes écuries s’appelent Button et Webber. Pour le premier, je le mettais favori après la première tournée asiatique, puis il a vécut un trou noir inexplicable avant de se reprendre de belle manière. Son passage à vide est très surprenant et sans véritable raison apparente. Webber lui est désormais balayé par Vettel, ses lacunes sont criante face à SV. La saison prochaine il sera sans aucun doute un n°2 officieux.
Sur la cas Grosjean, l’ensemble des commentaires que je vois sur lui sur les différentes sites sont globalement mauvais. Je pense que Spa a tout changé et a clairement inhibé Romain, alors que jusqu’alors il n’était pas loin de Raikko. Il est rapide en qualif, assez bon gestionnaire, mais ses premiers tours sont catastrophique, j’espère qu’il va se reprendre sinon ce sera bye-bye la F1.
Sinon un peu déçu du manque de fair play de Vettel et Alonso, entre le mauvais perdant et le mauvais gagnant, depuis quelques jours c’est vraiment inutile. Vettel qui critique Ferrari à tout va et Alonso qui rejette la perte de son titre sur Grosjean et la FIA (au sujet de l’épisode Suzuka), C’est dommage pour la F1.
@Bangs,
Oui énorme trou noir pour Button qui sur globalement 2012 n’a pas résolu son problème majeur : la qualif le samedi, à l’exception de sa pole à Francorchamps.
Sera-t-il le leader attendu en 2013 chez McLaren ? Sera-t-il dominé par Perez ? Le jeune Mexicain va-t-il supporter la pression d’un top team tel que Woking ?
Beaucoup d’interrogations chez McLaren pour l’an prochain, bien plus que pour Red Bull et Ferrari qui misent sur la continuité.
1/ Vettel.
Il a fait son championnat, on peut qualifier ses prestations de laborieuses quand sa voiture n’était pas dans le coup, mais une fois le nez déformable apparu, très dangereux à mon goût même si je ne possède pas le degré d’expertise des grosses têtes de la F1 il a survolé les débats en fin de saison.
Vettel à bénéficier d’énorme circonstance de course aussi.
Il part en fond de grille à AD finit troisième mais bien aidé par des adversaires ne cessant de s’accrocher les uns les autres ..........Idem au Brésil, son choc avec Senna en début de course ce n’est pas de la chance, c’est un coup du sort, de plus SV semble bien chouchouté par les instances ......
Alors sans Neway que vaut-il ? Je pense que c’est un pilote rapide doué un brin nerveux souffreteux des que les bons résultats ne suivent pas, pour l’instant SV c’est des stats ......
2/ Alonso.
Peut-être sa meilleure saison, handicaper par sa bricole durant les six-sept premier GP et en qualif durant toute la saison, ses coups de force en Malaisie Valencia en Allemagne lui a permis de rester en vie ...
Tôt au tard la technologie s’impose mais on peut parler d’un championnat Alonso-Neway ,phrase souvent répéter dans le paddock cette saison .
Aucune faute de sa part même Montréal est un coup de poker qu’il tente avec ses gommes usées. C’est au final une saison pleine intense mais sans titre...
3/ Raikkonen.
Très en verve pour son retour vu sa monture il ne pouvait pas espérer mieux, le pilote F1 est intact malgré ses deux saisons en Rallye, dommage qu’il ait raté sa dernière course, quoique Renault ne doit pas lui en vouloir......
4/ Hamilton.
Il avait la voiture pour être champion cette saison, ses fans pensent qu’il a progressé, moi je vois un recul performant uniquement sur des tracés bien spécifique, ses abandons mécaniques sont du à son écurie mais attention un pilote n’est jamais innocent dans ce type d’avatar...
LH savait que son matériel était lourdement éprouvé même Button pourtant si doux avec son matos à casser à Monza. Je ne vois pas LH apporter des correctifs dans son approche de la course en passant chez Mercedes à l’image d’un Vettel il est trop formater d’origine..............mais se passage chez Merco peut l’aidé à changer qui sait ?
5/ Button
Bien parti puis lourdement handicaper durant cinq six courses par une monture hors-sujet, il a rapidement glissé au championnat et fut incapable par la suite de rattraper ses adversaires, une situation dure à vivre mais il finit sur une victoire probante....
6/ Webber
Toujours aux prises avec des petits incidents qui empoisonne ses courses. Le grand Marc semble toujours aussi rapide mais attention à la lassitude.....
7/ Massa
Le ressuscité, handicaper par sa mauvaise voiture et non leader il a broyé du noir, mais sa meilleure utilisation de ses Pirelli la remis dans le coup pour d’éventuelle victoire .....
8/ Grosjean.
Il s’est mis trop de pression avec une volonté de faire des coups énormes. Mauvaise approche vu sa monture de plus trop chouchouté par Bouillet et non par le team, cette position le fragilise .....
Il est rapide même tres rapide, soit il comprend et absorbe le comportement de sa voiture soit il sur- pilote et adios la F1.......
9/ Le reste.
Mi-figue mi raison, Maldonado a prouvé qu’il était fichtrement rapide, trop agressif parfois pour beaucoup....... quoique jamais dangereux pour ses adversaires soit dit en passant !
Shum sans monture et incapable de comprendre le fonctionnement de ses Pirelli à plonger malgré son coup de volant, la F1 de son temps était bien plus facile...
Rosberg, rapidement larguer peu motiver par une monoplace peu compétitive mais première victoire en poche.

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