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le 23/11/2012

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.


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Le Bayern peut rouler en "mode Panzer", il ne faut pas oublier le grand club allemand du moment reste le Borussia Dortmund. Un BVB qui fonctionne comme un diesel mais qui trouve toujours la bonne carburation pour mettre le turbo et un vent à ses adversaires. Un peu l’histoire du lièvre et de la tortue. Mais si le Borussia est quelque peu largué en Bundesliga, il a déjà trouvé cette bonne carburation en Ligue des Champions. Dans un "groupe de la mort" où l’on ne donnait pas cher de sa peau au vu de ses performances médiocres de la saison dernière, le club jaune et noir s’est arrogé la première place en se payant le luxe d’aller taper des gros comme le Real Madrid et Manchester City. Et encore, en manquant de réussite! Comme pour rappeler à certains, que le monstre de la Ruhr est bien vivant et qu’il faudra compter sur lui aussi bien en Bundesliga qu’en Ligue des Champions. Une "Mission Impossible" qui paraît bien possible. Normal, le club adore ce genre de scénario.


-Missions impossibles

Jürgen Klopp, entraîneur des Schwarzgelben, ressemble pourtant plus, physiquement, à "Indiana Jones" qu’à "Jim Phelps" (ou "Ethan Hunt", chacun ses références). Mais c’est pourtant bien une "Mission Impossible" qu’on lui confie chaque saison. Et comme pour toute série américaine, la mission est toujours plus dure et plus compliquée à réaliser que la précédente. Les premières missions dès son arrivée en 2008, étaient de faire remonter au classement un club qui avait touché le fond suite à une crise financière et sportive profonde en 2003. Tout cela évidemment avec des moyens minimums. Et puis, en 2010, il y a eu l’improbable: remporter un titre avec une bande de joueurs dont certains étaient considérés comme cramés (Kehl, Owomoyela), trop jeunes (Hummels, Bender, Grosskreuz, Götze...) ou strictement inconnus dans le "gotha" international (Barrios, Błaszczykowski, Kagawa, Piszczek...). Evidemment, beaucoup avait vu cela comme le titre d’une saison sans lendemain, comme l’avaient quelques années auparavant Wolfsburg et Stuttgart. Et beaucoup imaginait déjà le surpuissant Bayern Munich reprendre un titre qu’il pense toujours lui être dû. C’était le scénario parfait pour Mission Impossible 2.

Mais pour corser les choses et pour rendre la mission encore plus impossible, Klopp avait hérité en plus de pénalités: un buteur devenu muet (Barrios), un meneur parti voir si l’herbe était plus verte à Madrid (Sahin) et les longues blessures de joueurs-clés (Kagawa, Götze). Sans compter qu’il est toujours difficile après avoir percé de confirmer. Mais à la fin, on le sait, c’est toujours Jim Phelps qui gagne et le Borussia a fait le doublé, écrasant même le Bayern lors des confrontations directes. Et cette saison, une fois de plus, la cassette a craché son sempiternel couplet: "Votre mission si vous l’acceptez...". Cette fois (une fois de plus) avec des difficultés et des pénalités: sans Kagawa, avec des blessures (Bender, Gündogan...), avec l’obligation de montrer quelque chose sur la scène européenne et avec des "méchants" encore plus forts (Bayern Munich, Schalke 04). Encore plus dur, encore plus "impossible". Mais il faut des défis à la hauteur de Herr Phelps. Inutile de commencer fort: c’est à la fin que tout se dénoue. Et Klopp a déjà installé son plan...

-Coach Klopp à la manoeuvre

Car Klopp a toujours un plan. Avec des accrocs (pour ne pas jouer sur les plates-bandes de l’Agence Tout Risque). Et avec peu de moyens: il laisse au FC Hollywood le soin de s’acheter du "bankable" pour ses blockbusters sans saveur, préférant miser sur du talent en devenir. Exceptée la "tête d’affiche" Marco Reus, acheté 17 millions, Klopp a toujours préféré dénicher le talent là où l’on n’est pas toujours censé le trouver plutôt que de s’appuyer sur des noms ronflants: mieux vaut d’excellents acteurs de série B que de mauvais acteurs célèbres. Et pour cela, il a eu du flair. Un flair énorme. Tellement énorme qu’il a pu saison après saison remplacer des irremplaçables sans que cela ne nuise à la qualité du jeu. Nuri Sahin est parti? Pas grave, Gündogan a repris son rôle. Barrios ne marque plus? Broutille, maintenant, c’est Lewandowski le "tueur" des surfaces... Kagawa peut aller ramasser la caillasse à Manchester United, Marco Reus va probablement (dans un rôle différent) le ranger dans la boîte des souvenirs...

Klopp, ce serait un peu un héros de la série des jeux vidéos Football Manager. Il a réussi le fantasme de tous les entraîneurs du monde: construire une puissante équipe avec des joueurs peu connus ou sortis du centre formation. Un fantasme d’autant plus inaccessible de nos jours où l’on a tendance à croire que les performances des clubs vont de paire avec pognon, mécènes généreux venus du Qatar ou de Russie et dettes colossales. Klopp serait une sorte d’anti-Mourinho avec lequel, pourtant, il partage certains points communs. Car au-delà du côté "bricolage" maison, il y a aussi son charisme envers son équipe qui le rapproche beaucoup de l’entraîneur lusitanien. Car comme Mourinho, Klopp n’aime pas les "stars", il aime avant tout les joueurs qui se vident les tripes sur le terrain, qui jouent sans moufter et qui entrent dans les cases qu’il a lui même inventé. Des joueurs qui sont interchangeables (c’est ce qui explique que des joueurs comme Sahin ou Kagawa peuvent être remplacés) et qui ont compris que la "star" de l’équipe... c’est l’entraîneur. Entre les deux entraîneurs, Il y a aussi une convergence vers le jeu direct, le contre supersonique et le peu de cas fait à la possession du ballon (que l’on laisse aux deux FCB: le Bayern et le Barça). Et puis il y a le charisme: pas celui qui est médiatique mais celui qui s’exprime dans les vestiaires. Un charisme qui a poussé Mario Götze, tout juste 20 ans, à endosser le costume du patron sur le terrain depuis près de trois ans, sans que ce statut ne soit remis en cause...

-Une équipe de joueurs de qualité.

Et au Westfalenstadion (désolé mais le Signal Iduna Park ne passe pas), tous les joueurs sont de la même trempe que Götze. Hummels, le vilain canard du Bayern Munich, est devenu le meilleur défenseur d’Allemagne reléguant Mertesacker sur le banc en sélection. Ilkay Gündogan est considéré comme l’un des meilleurs relayeurs de son pays et certains médias allemands le considèrent même comme plus doué que Schweinsteiger. Sven Bender marche dans les traces de son frère Lars et pourrait devenir dans le futur, un incontournable des 23 de la sélection nationale. Même Kevin Grosskreutz, avec sa mentalité de supporter mal dégrossi de la Südtribune et ses coupes de cheveux invraisemblables, semble faire preuve de plus de finesse d’esprit sur le terrain qu’en dehors. Et que dire de la "légion" polonaise (Lewandowski, Błaszczykowski, Piszczek) qui tend à rappeler qu’on ne trouve pas de bons footballeurs qu’au Brésil ou en Argentine. Même le gardien, Roman Weidenfeller, est loin d’être un nullos: juste un des meilleurs gardiens de Bundesliga mais qui n’a jamais eu la faveur des sélectionneurs (perso, je le trouve bien meilleur que Tim Wiese). Des joueurs très talentueux mais sûrement bien meilleurs grâce au coaching de Klopp que s’ils avaient évolué dans d’autres équipes. Un joueur comme Schmelzer est par exemple bien plus impressionnant avec les Schwarzgelben que sous le maillot de la sélection...

Et comme abondance de biens ne nuit pas, Klopp a déjà anticipé des départs probables: toujours en recrutant de jeunes espoirs allemands (Bittencourt, Leitner, Löwe...) ou des joueurs issus de championnats peu visibles (les Australiens Langerak et Amini). Avec un tel effectif, le Borussia marche sur les traces des Fohlen de Gladbach qui tapaient le grand Bayern de Beckenbauer, Müller et Maier dans les années 70.

-Et à la fin, c’est qui qui gagne?

Klopp n’a pas besoin de se presser. La saison sera longue. Le Bayern peut prendre des longueurs d’avance, il finira par piétiner quand ses stars commenceront à connaître un coup de mou ou se blesseront. Le Bayern a un bon banc cette année et a privilégié la quantité. Mais Klopp a la qualité: ce n’est pas pour rien que le Bayern a tenté à plusieurs reprises de récupérer des joueurs comme Reus, Hummels ou Lewandowski. Et puis, le Bayern a la pression après deux saisons vierges de titres. Le Borussia avance sans pression: ce n’est qu’un "club de province" (dixit Hoeness), un David contre un Goliath. Le BVB avait besoin de briller sur la scène européenne: c’est déjà fait et il peut désormais se concentrer jusqu’au printemps sur la BuLi. Les pions sont placés, la "Götzeus" (l’association Götze-Reus) est prête à tout casser... Y’a plus qu’à...

Ce sera dur. Cela semble impossible. Mais comme chaque mission remplie par Monsieur Phelps...

bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par CrazySkanker

le 23 novembre 2012 à 12H08

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Bon, le football allemand a le vent en poupe ces derniers puisque tous les clubs engagés dans les compétitions européennes (LdC et Europa League) se sont qualifiés (ou sont quasi-qualifiés) pour la suite des festivités... Chapeau bas.

Si le football français pouvait en inspirer, cela serait pas mal...

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par Gu Gu Ganmo

le 23 novembre 2012 à 14H11

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Ouais, Allemands et Espagnols ont réussi de belles qualifs.

Un de chute pour les espingouins, avec l’Athletic, et sans doute le sans faute pour les schleus, mais avec 3 clubs seulement en LDC.

C’est beau...

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par Lezard

le 23 novembre 2012 à 14H50

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

merci pour l’article

le foot développé par dortmund depuis le début de la saison, c’est vraiment ce que j’ai vu de mieux ; quelques matches ont été fantastiques, notamment à madrid et à mabnchester, matches qu’ils auraient dû gagner sans un manque de réussite ; donc ça joue collectif, très collectif, vite, à ras de terre, en une-deux, en contres rapides, et ça shoote toujours dans le but ; qq joueurs ressortent : gotze, reus (qui s’étyeint en cours de match je trouve), gurdogan, lewandowski (par périodes), hummels qui a qd même des trous, et le gardien est bon ; mais c’est vraimlent la mentalité, le collectif qui ressort, on sent une vrai solidarité ; j’ai été frappé par les célébrations de buts contre le real : côté madrid, c’était "j’me la pête, venez me féliciter, c’est moi la star de l’équipe", et chacun fait ça à tour de rôle, on sent que tpous les joueurs ont le melon, bref ça pue ; alors que côté dortmund, y’a une vraie joie, celui qui fait un exploit s’en excuse presque, les joueurs communiquent ; qd aux supporters, juste super, on sent une vraie communion avec les joueurs et le jeu pratiqué

le celtic aussi y’a communion, mais franchement, le jeu pratiqué fait pitié (comment ça aucun rapport)

bref, me voilà supp d’un club de schleus, on est mal ; au passage, c’est la même équipe qu’avait joué marseille ? ?

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par CrazySkanker

le 23 novembre 2012 à 15H43

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Bien belle équipe que ce Borussia en effet, avec un collectif qui prime sur l’individualité.

Sinon, est-ce que c’est la même équipe que contre Marseille l’année dernière ? Oui et non.

Oui, parce que l’ossature est globalement la même.

Non, parce que Reus est arrivé, Kagawa parti (même si je crois bien qu’il était blessé l’année dernière contre Marseille).

Après, l’état d’esprit a un peu changé. Ils débutaient l’année dernière en LdC et je crois qu’ils avaient un peu abordé ça comme des matchs de Bundesliga c’est-à-dire "on attaque pied au plancher et on marque plus de buts que l’adversaire" : une stratégie un peu timorée quand on sait que la moindre erreur se paye cash en LdC. Après, ils étaient un peu en-dedans au début de la saison dernière : beaucoup de blessures, fatigue post-titre, Sahin parti au Real... Et ils n’ont pas eu non plus beaucoup de chance : au Vélodrome, ils ont globalement dominés mais n’ont pas réussi à convertir leurs occasions et de plus, chaque erreur qu’ils avaient commises s’était soldé par un but (et ce soir-là, chose rare aussi bien Hummels que Subotic avaient fait de grossières erreurs). Marseille avait été très réaliste malgré un fond de jeu assez médiocre : l’expérience de la LdC, ça aide...

Ensuite, je pense qu’ils n’avaient pas vu la LdC comme une "priorité" à l’époque. Maintenant, avec deux titres de champion d’Allemagne d’affilée, ils doivent se dire que ça vaudrait le coup de briller aussi sur la scène européenne...

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par Nicolas

le 24 novembre 2012 à 09H17

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Bonjour Herr CrazySkanker,

L’est drôlement bien ce texte, et le montage-photo est réussi : c’est toi qui l’as fait ?

Dortmund, c’est en effet une équipe qui a bonne presse depuis 2-3 ans (z’ont même un fan sur ce site...) et qui obtient de super résultats avec des moyens financiers réduits (merci à la plus-value sur Kagawa). J’ai pas encore vu de match du BVB cette saison, peut-être en huitièmes de finale de la LdC.

J’ai une question : il vient d’où Klopp ? C’est quoi son histoire ?

Et puis, quand même, Grosskreutz et Bittencourt dans le même club... c’est pas tout à fait sérieux !

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par CrazySkanker

le 24 novembre 2012 à 21H57

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Ouais, c’est moi qui ait fait le photo-montage grâce à Photoshop : le plus dur c’était de trouver les bonnes têtes, après calques, mise à l’échelle, rognage des bords, superposition et le tour est joué...

Sinon, Jürgen Klopp est un ancien footballeur pro qui a passé toute sa carrière à Mayence en 2. Liga et a surtout joué comme défenseur (1m91 sous la toise quand même). Ensuite, il a pris les commandes de Mayence en 2001, qu’il a fait remonter en 1. Liga en 2004 et même qualifier pour la coupe UEFA l’année suivante. Ensuite, il a rejoint Dortmund en 2008... pour les résultats que l’on sait.

Grosso modo, c’est un entraîneur jeune qui a obtenu assez rapidement de bons résultats avec une équipe assez faible et qui est vite devenu comme un "espoir" dans ce rôle. Peut-être pas assez "intéressant" pour un Bayern qui cherche toujours du coach "top niveau" mais beaucoup plus pour un club à la recherche de son passé et dans le creux de la vague comme Dortmund. Bref, le type de gars capable de donner un nouvel élan au club...

Après, il est très apprécié outre-Rhin pour son côté "roots" : il est mal rasé, il s’habille un peu n’importe comment (souvent casquette-survêt’), dit ce qu’il pense sans chercher non plus à faire des vagues ou à créer le "buzz" et respire un peu le joie de vivre. Bref, un mec franc, passionné qui jubile quand son équipe marque des buts... un "coach next door" quoi, assez atypique dans le foot actuel. On le considère un peu comme l’"anti-Mourinho", mais en fait, il est un peu "anti-tous les coachs modernes (Van Gaal, Ancelotti...)" sans non plus vouloir se singulariser.

Je crois que sa grande force est d’avoir su inspirer son état d’esprit à son équipe où finalement, il y a peu de grandes "gueules" ou de divas. Il n’est pas là pour faire le cirque mais pour gagner et point barre.

Après, dans le jeu, il mise énormément sur le jeu direct, les contres rapides... en se basant sur la fraîcheur physique de ses joueurs et leur disponibilité dans tous les secteurs de jeu : tout le monde attaque et défend (sans que ce soit un dérivé du football total) et il n’est pas rare de voir les attaquants défendre et de voir les défenseurs chercher à directement leurs attaquants sur des passes longues ou même monter très haut sur le terrain (Hummels incarne bien ce style de jeu et joue comme un vrai libéro "à la Beckenbauer" tout en restant un pur défenseur)...

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par armand21

le 24 novembre 2012 à 14H53

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Bon c est vrai que sur les 3 dernieres saisons ils ont une equipe stable et de jeunes joueurs tres efficaces et talentueux. Si on peut louer leur double titre de champion en allemagne on peut egalement apprecier leur parcours cette annee en C1 qui est presque elogieux. Je peux predire sans risque de me tromper qu il battront Man City lors du dernier match !

Bon la confiance est au rendez vous en C1 mais leur debut de championnat cette annee reste laborieux, ils doivent aller jusqu au bout en C1 car si un coup dur venait a arriver ; alors le reste de la saison serait foutue

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par CrazySkanker

le 24 novembre 2012 à 22H23

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

En Bundesliga, leurs débuts sont laborieux mais il ne faut pas oublier que l’année dernière ce n’était guère mieux. Le scénario était assez proche : puisque le Bayern avait aussi entamé le championnat tambour battant... Pas impossible qu’ils rééditent leur parcours même si effectivement, la LdC va forcément les "crever" et le Bayern a un banc plus conséquent que l’année dernière.

Mais attention, d’une part, le championnat est souvent relancé après la trêve et n’a souvent plus rien à voir avec la première partie du championnat en termes d’équilibre des forces. D’autre part, je trouve que le Bayern a quand même certaines faiblesses qu’il n’a toujours pas réussi à résoudre. En clair, c’est une équipe qui manque de leaders : dès que ça ne tourne pas très bien pour eux ou qu’ils doutent aucun joueur ne se démarque pour recadrer tout le monde. Lahm et Schweinie, tous forts qu’ils sont, sont beaucoup plus transparents sous la pression et les autres ne sont "que" d’excellents joueurs pas le genre de gars sur lequel tu peux t’appuyer lors des moments difficiles. Kroos, le "patron" du jeu n’est bon que contre des équipes moyennes... Seul Müller a la gueule et le mental pour être un patron mais son impact sur le jeu est très limité : c’est plus un dynamiteur qu’un réel meneur...

Donc, quelques blessures, deux ou trois contre-performances et il n’est pas impossible que le Bayern lâche du lest, et le Borussia à mon avis, sera à l’affût...

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par Fifou

le 25 novembre 2012 à 22H55

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Salut

ouais article bien carré et bien complet sur cette équipe du Borussia, dans la même veine que le dernier sur le Bayern. donc pas grandchose à rajouter.

Je pense quand même que niveau fonds de jeu / qualité de jeu, le Borussia cuvéé 2012-2013 comme celui de 2011-2012 reste moins fort que celui de 2010-2011, qui était vraiment vraiment chouette

Bon ils ont compensé par une expérience acquise, ils savent mieux gérer leurs efforts, se font plus avoir comme des bleus. Et ils ont pas besoin de jouer un jeu à 100% pile-poil pour gagner des matchs.

La perte de Kagawa... ouais c’est sûr que c’est un bon joueur, mais franchement il est bon 6 mois sur 12. Ils sont gagnants largement à mon avis en lachant Kagawa pour prendre Reus.

Reus lui je le kiffe, plus que Gotze (qui est un gros talent aussi ceci dit, mais pas forcément le phénomène qu’on nous présente). Reus a vraiment un jeu très dynamique, limite un peu instinctif. Je veux pas dire qu’il est tête dans le guidon, mais il va vite, et perso il me fait bien plaisir à voir jouer

Lewandoski a bien digéré l’Euro. Lui aussi dans le genre instinctif qui cherche le cadre dès qu’il a un trou de souris pour envoyer une chiche, il fait plaisir aussi.

C’est bien qu’il ait digéré son Euro. Parce que il était arrivé en pleine bourre, il était attendu comme la grosse star à domicile. Il a pas été mauvais d’ailleurs (la Pologne a pas été nulle non plus), mais bon c’était serré, ils ont perdu les points qu’il fallait perdre et du coup ils sortent super tôt... c’est dommage y avait moyen de faire mieux. Mais bon, Lewandoski est revenu en bonne forme dans ses jambes et dans sa tête, c’est cool pour lui. C’est vraiment un joueur méritant.

Bayern et Dortmund sont vraiment deux équipes hyper compétitives, tant sur le plan "performance" que sur le plan "qualité de jeu". à mon avis, ces 2 là ont déjà dépassé les Anglais (City, Chelsea, United, Arsenal, Tottenham... tout ceux là sont vraiment loin d’être géniaux).

Derrière Bayern et Dortmund (qui à mon avis malgré un départ raté, finira quand même Top2... aller chercher le Bayern sera chaud quand même), y a des équipes pas mauvais, genre le FC Huntelaar.

On disait il y a quelques saisons que la Bundesliga était le championnat du futur, je suis pas loin de penser que c’est d’ores-et-déjà le cas.

Lol la Ligue 1 et la Série A déjà (à part la Juventus voire Napoli malgré des moyens plus limités, y a plus rien là bas)

Pour moi, la Bundesliga a déjà dépassée une PL qui s’est largement essoufflé depuis 4 ou 5 saisons (malgré la LDC à l’arrache de Chelsea l’an passé)

Reste les Espagnols, dont qui mine de rien, le top 6-7 de leurs équipes a quand même progressé de façon sympathique ces 2-3 dernières années. Pas tellement le Real ou le Barça qui restent plus ou moins près de leur top. Malaga qui est vraiment pas ridicule en LDC, l’Atletico de Falcao, Bilbao l’an passé qui était aussi très fort. Valence est pas hyper régulier mais ils sont pas une année-lumière derrière non plus.

Donc ouais, vraiment Dortmund et Bayern à surveiller, même si Dortmund risque de leur manquer encore l’expérience des matchs couperets

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par CrazySkanker

le 28 novembre 2012 à 01H23

Les "Missions Impossibles" de Dortmund.

Merci pour le compliment et le comm’ : pas grand chose à ajouter, tout est dit. C’est vrai que coiffer le Bayern cette année, cela va être trop compliqué pour les Dortmundern. le Bayern s’est trop renforcé pour cela et peut voir venir. Mais je pense aussi qu’ils risquent aussi de finir second... Sinon, globalement le niveau s’est considérablement relevé en BuLi : Schalke est très fort et s’il n’a pas les armes pour finir premier, il peut taper le BVB ou le FCB sur confrontation directe. Leverkusen a aussi sérieusement progressé et Hambourg grâce à Van der Vaart et Adler, peut revenir dans le cour des grands...

Sinon Götze vs Reus... J’aime bien les deux. Reus : dynamiteur, perforant, feu follet et buteur... un mec qui peut faire gagner une équipe, bref, déjà presque indispensable (même en sélection). Götze est plus "meneur" (même s’il joue plutôt très proche des attaquants et pas vraiment au milieu comme un vrai "10"), moins instinctif mais énorme dans le geste décisif : un jeu assez dépouillé, plus dans les mouchoirs de poche que dans les grands espaces et très réaliste devant le but... Je trouve qu’il a plus une "taille patron" que Kroos par exemple et ce qui m’impressionne c’est qu’il n’a que 20 ans. en tout cas, avec Özil, Götze, Reus, Kroos, Özil, Draxler, Müller voir le jeune Herrmann de Gladbach, il y a vraiment du beau monde devant en Teutonie et globalement, ils peuvent tous arriver à jouer ensemble car ont des jeux assez différents et sont assez polyvalents (couloirs, centre...). Le moins "polyvalent" serait Kroos...

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