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le 8/10/2012

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur


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Propriété de Tony Fernandes depuis plus d’un an, les Queens Park Rangers sont les nouveaux riches d’Angleterre. Mais malgré un recrutement prometteur, le club londonien est lanterne rouge de Premier League.

Sur les bords de la Tamise, les destins se croisent et se décroisent. Alors que Tottenham et Arsenal bataillent pour la suprématie du nord de la ville, Chelsea truste le trône qui était sien en 2010. De son côté, QPR cherche à éviter la comparaison avec ses cousins du ventre mou, Fulham et West Ham. À l’orée de la saison dernière, les Hoops étaient rachetés par le Malaisien Tony Fernandes, président fondateur de la compagnie aérienne AirAsia. Entre autres. Car le richissime homme d’affaires de Kuala Lumpur a un CV tellement significatif que l’acquisition d’un club de football ne semblait être qu’un jouet de plus parmi ses nombreuses occupations. Reste que le challenge est plus relevé que prévu...

À l’origine, les investissements placés par le magnat de l’aviation avaient pour finalité de suivre les traces de ses illustres prédécesseurs étrangers. Dans l’ombre d’un certain Roman Abramovitch et de la famille Glazer, le propriétaire de l’écurie de F1 Caterham n’avait sans doute pas idée du chemin qu’il restait à parcourir. Qu’il reste toujours, d’ailleurs. Car après sept journées de championnat, les Queens Park Rangers pointent en dernière position, à la tête de deux maigres points. Après un recrutement ambitieux, les Londoniens pataugent dans une zone de relégation qu’ils pensaient regarder de haut à l’heure des premiers comptes.

Alors que certaines connaissances de la Premier League endossaient la tunique bleue et blanche en 2011 (Joey Barton, Shaun Wright-Phillips, Anton Ferdinand), plusieurs valeurs sûres les rejoignaient cette année, parmi lesquelles Bobby Zamora, Park Ji-Sung, José Bosingwa, Julio César ou encore Esteban Granero. Une arrivée massive que le patron malaisien expliquait alors par la refonte immédiate d’un effectif en transition, évoquant à demi-mot des contacts avec la superstar David Beckham. Mais c’est à peine soulagés d’avoir évité la relégation que les Rangers se lançaient à la conquête d’un championnat acquis à la cause du nouveau Big Four, City en tête.

Sur le papier, une allure détonante. Rien à voir avec les hommes de galère fatigués par une saison éreintante. Néanmoins, les chiffres sont révélateurs. Le zéro pointé dans la colonne des victoires apparaît comme un cauchemar pour les abonnés de Loftus Road, pour qui l’intersaison passée marquait définitivement la rupture avec quinze années de purgatoire. Mais alors que l’avenir de Mark Hughes s’écrit désormais en pointillés, comment expliquer ce début de saison catastrophique?

S’il est vrai que les QPR se sont considérablement renforcés en l’espace d’un an, il ne s’agit là que d’une donnée qualitative. Car la vingtaine de recrues dégotée en un laps de temps si réduit n’a pas encore appris à se connaître, comme en attestent les largesses incroyables affichées lors des premières journées. Malgré une prestation solide (la seule!) face au leader Chelsea, les Hoops avancent à tâtons et semblent timorés par les attentes placées en eux. Eliminés par Reading en Coupe de la Ligue, les coéquipiers de Djibril Cissé pêchent dans nombre de domaines et retombent trop souvent dans les travers d’une formation visiblement construite à coups de millions. Et de manière abusive. Plus rustiques mais non moins efficaces, des équipes comme Everton ou West Bromwich étonnent par leur cohésion, une entente bâtie sur plusieurs années de travail commun. Une seule ne suffit pas.

West Brom, justement, dernier bourreau en date des Rangers. Battus chez les Baggies ce samedi (3-2), les protégés de Tony Fernandes ont bien essayé d’enrayer leur triste série. Mais malgré le bijou du Marocain Taarabt, l’arrière-garde londonienne s’est montrée bien trop fragile pour remporter un premier match cette saison. Le plus inquiétant, c’est que ces coups de génie épisodiques ne semblent pas en mesure de compenser le comportement flottant d’une défense plus que médiocre. Avec un seul "clean sheet" en sept journées, la formation de Londres souffre ainsi d’une perméabilité chronique qui l’oblige bien trop souvent à courir après le score. Dans de telles circonstances, les QPR conservent le bonnet d’âne de la Premier League et s’octroient, par la même occasion, deux semaines de trêve bien agitées.

Avant d’entamer le marathon de la seconde moitié de la phase aller, la sonnette d’alarme est bel et bien tirée chez les Queens Park Rangers. Alors que les supporters réclament un certain Harry Redknapp, le siège de Mark Hughes semble plus que jamais éjectable. La faute à un début de saison chaotique. Non, l’argent ne fait pas le bonheur.

par Polo
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par mrjack

le 8 octobre 2012 à 16H23

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur

entre QPR et catheram F1, le moins que l’on puisse dire, c’est que Tony Fernandes n’a vraiment pas la main heureuse. mais d’un autre coté, fait-il réellement ce qu’il faut pour développer ces deux activités efficacement, est-il réellement passionné ou s’agit-il tout simplement de danseuses d’un nouveau riche... donc des projets sans lendemain !

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par mrjack

le 8 octobre 2012 à 16H25

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur

that is the question

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par toutfoot

le 8 octobre 2012 à 19H06

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur

p’tet mais il y contribue

demandez l’avis de ceux qui trament avec 1200€ mois par rapport à ceux qui en gagnent 120.000€ par mois au moins

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par Nicolas

le 9 octobre 2012 à 09H13

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur

Bonjour, texte intéressant sur un des "phénomènes" de l’été.

Je ne suis pas convaincu par l’argument du manque de cohésion ou d’enchaînements, "la première saison", la psychologie, etc.

Le problème est plutôt que le recrutement fut faussement brillant. Park, Bosingwa, Granero, Julio Cesar, Traoré, Fabio, ils viennent de "grands" clubs, ce sont de "grands" noms, mais pourquoi ils sont à QPR ? Parce que leurs anciens clubs n’en voulaient plus. Chelsea, Arsenal, Real Madrid, Internazionale et Man. United ne voulaient plus payer les salaires de ces types-là au vu de leur rendement... Ils les ont laissés partir pour rien ou presque rien !

Taarabt a fait une bonne saison, en D2, et immédiatement les journaleux en ont fait un crack... MBia, je suis pas convaincu qu’il était enchanté d’aller chez les QPR mais l’OM l’a sans doute poussé dehors. Cissé est en bout de course. Y a guère que Zamora qui a fait une bonne saison l’année dernière à Fulham...

Les QPR, c’est le club qui a profité que les autres doivent dégraisser et qui se ramassent tous les rebuts ! Pour MBia, Park ou Julio Cesar, c’était les QPR ou le Qatar.

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par lolaa

le 9 octobre 2012 à 11H55

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur

Cet article a simplement répondu à mes attentes. Je n’avais pas du tout cette façon de voir ce problème, j’ai l’impression que je vais pouvoir avancer sur mon projet perso. Excellent, je suis content d’avoir consulté votre blog. Ca fait du bien de vous lire !

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par Fifou

le 9 octobre 2012 à 12H42

QPR, l’argent ne fait pas le bonheur

savais même pas que Park Ji Sung était là bas

Sinon ouais je suis d’accord avec Nicolas. recrutement soit disant clinquant à première vue mais ouais QPR a surtout acheté des joueurs en fin de cycle, des rebuts, ou des seconds couteaux.

Cissé ça fait un moment qu’il galère. Il perfait en Grèce dans un championnat à intensité bcp plus faible... sinon ailleurs, que ce soit Sunderland Liverpool ou Lazio il cartonne pas depuis un long moment.

Granero était très prometteur y 2 ans (Santander ?) mais depuis qu’il est à Madrid, il a jamais réussi à franchir un pallier, à s’imposer comme un rouage dans l’entrejeu. Des matchs vraiment fades et peu d’influence. Malgré un temps de jeu pas non plus inexistant lors de sa première saison, bah il a quand même fini par se faire sauter par Khedira voire Lassana

Julio César depuis 3 ans il est sur une pente très descendante. Déjà la saison où l’Inter gagne la LDC, c’est pas forcément la plus grosse saison sur le plan personnel de Julio César. M’enfin sur cette période (genre 2006-2010), il peut prétendre au titre de goal n°1 en Europe (avec un Casillas qui était légèrement dans les choux entre 2008 et 2010)... mais ça c’était avant

Zamora est un joueur correct/bon de PL, mais qui est un peu survendu (ptèt parce que c’est un des meilleurs attaquants anglais mais les attaquants anglais sont vraiment pas terribles à part Rooney), et à part une saison où il a surchauffé, il a rarement fait des saisons à plus de 20 pions.

Bosingwa pas mauvais à Chelsea, mais très souvent blessé et à court de forme. Comptait pas sur lui non plus.

Et puis quand t’empiles en un été : 1- plein de nouveaux joueurs 2- des joueurs qui sont plus vraiment très frais 3- des joueurs qui ont une motivation fortement douteuse (fin de carrière, gros salaires etc...)

... bah ça s’annonce difficile

Quelque part limite cette équipe me fait penser à Arles Arvignon y a quelques années, quand ils avaient recruté Pavon, Kaba Diawara, Charisteas, Basinas et compagnie

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