Le Bayern en reconquête
Il y a tout juste un an, j’analysais le club bavarois au point d’en faire le prétendant à un triplé historique. Echec. Mais si le Bayern a bouclé sa saison sans le moindre titre, voici les cinq raisons pour lesquelles cette année sera différente.

Des cadres fidèles. S’il y a bien une chose dont Jupp Heynckes peut se satisfaire, c’est d’avoir pu conserver la colonne vertébrale de son onze titulaire, les Lahm, Schweinsteiger, Ribéry et autres Gomez. À ce titre, l’entraîneur bavarois peut se targuer d’avoir une sacrée base de travail à sa disposition. Ils étaient les joueurs les plus utilisés l’année dernière, ils le seront encore cette saison. Chacun dans leur registre, les quatre indispensables ont une influence considérable sur le jeu du Bayern. La moindre des choses, c’était de les garder.
Une génération à maturité. De son côté, l’éclosion de la jeunesse 1987-1992 n’est pas étrangère à l’équilibre de l’équipe, Toni Kroos en tête. Mis au placard il y a trois saisons, le milieu de terrain de 22 ans brille de mille feux dans un collectif taillé pour son jeu entre les lignes. Pour son âge, le gamin passé par Leverkusen affiche une facilité aussi déconcertante que son aisance technique, sa présence physique et son impact dans l’entrejeu. Avec déjà trois réalisations en championnat, Kroos est parti pour exploser au coeur d’un système dans lequel Luiz Gustavo s’affirme comme la seconde moitié idéale du binôme formé avec Schweinsteiger. Arrivé en janvier 2011 en provenance de Hoffenheim, le Brésilien a pris ses quartiers devant la défense. Plus expérimenté, celui qui avait débarqué sur la pointe des pieds outre-Rhin s’affirme maintenant comme la tour de contrôle du dispositif bavarois. Fin nettoyeur, relanceur appliqué, Luiz Gustavo est l’un des paris réussis du Bayern. Une révélation devenue confirmation, comme ce pourrait être le cas de David Alaba. Présenté comme l’un des plus grands espoirs au poste de latéral gauche, l’international autrichien a vu son début de saison tronqué par une blessure au pied. De retour à l’entraînement, l’ancien pensionnaire de l’Austria Vienne est prêt à repartir sur les bases d’une dernière année exceptionnelle, au cours de laquelle il avait définitivement fait l’unanimité dans le vestiaire munichois.
Une profondeur de banc. En 2013, la différence entre les grosses écuries pourrait une nouvelle fois se faire sur la fraîcheur physique. Et à ce petit jeu, Uli Hoeness a eu le nez fin. Lassé d’entendre que son effectif n’était pas assez large pour concourir sur plusieurs tableaux, l’emblématique patron bavarois s’est un peu excité. Pas le genre de la maison. Et pourtant, le boss est allé piocher un peu partout sur le Vieux Continent. Outre les emplettes réalisées au sein même de la Bundesliga (Mandzukic de Wolfsburg, Dante de M’Gladbach), les dirigeants se sont octroyés une traversée des Alpes pour chiper Shaqiri au FC Bâle, puis une virée à Bilbao pour ramener Javi Martinez contre 40 millions d’euros, devenant le transfert le plus cher de l’histoire du football allemand. Facturés, deux colosses latins pour compléter une arrière-garde béton (polyvalent, le Navarrais joue aussi milieu défensif), un avant-centre croate qui s’avère être bien plus que la simple doublure de l’autre Mario (8 buts en 8 matchs) et un Suisse de poche suffisamment vif et technique pour rendre fou l’adversaire et alimenter la concurrence. Ambitieux dans son recrutement, le Bayern s’est bel et bien donné les moyens de renouer avec le succès.
Un blason à redorer. Finaliste de la Coupe d’Allemagne et de la Ligue des champions, incapable de détrôner le Borussia Dortmund en championnat, la formation munichoise est partie en vacances sur un triple échec que les supporters ont du mal à digérer. L’ascension fulgurante du BVB a stimulé l’orgueil d’un Bayern dont l’hégémonie nationale n’est plus qu’un lointain souvenir. C’est la raison pour laquelle cette saison pourrait bien être celle de la renaissance pour les hommes de Jupp Heynckes, dont le dernier titre majeur, une C1 avec le Real Madrid, remonte à 1998. Histoire de planter le décor, le président Hoeness avait profité d’un salon pour qualifier Dortmund de "club de dimension régionale". En attendant la confrontation sportive, Munich joue donc la carte de la guerre médiatique avec le rival rhénan, le bouclier de champion dans un coin de la tête.
Un départ canon. Lancés à pleine vitesse, les Bavarois réalisent un début de saison exceptionnel. Vainqueurs de la Supercoupe début août, ils ont par la suite écrasé la plupart des adversaires qui se sont dressés devant eux. En deux mois de compétition, le Bayern a remporté ses huit premiers matchs, inscrivant pas moins de 25 buts contre 4 encaissés. Si la démonstration de force infligée à Stuttgart (6-1) a permis d’annoncer la couleur, la victoire maîtrisée sur le terrain de Schalke (2-0) a calmé les ardeurs du troisième prétendant au titre. Pas de doute, la machine tourne à plein régime. Et cette fois, elle a de la réserve.
Ah le Bayern çà reste une machine à jouer
il faudra compter sur cette équipe au palmarès européen digne d’un grand d’europe
ne pas oublier son lègendaire buteur "El Bomber" Gerd Muller : il se faisait oublier puis arrivait a marquer dans toutes les positions bien que les défenseurs parfois au nombre de 3 - 4 le chargaient car ils ne parvenanient pas à le retenir
el bomber ? lol
The meraviglia
los striker
il renardo dé la surfaca
Il Bomber c’est le surnom de Luca Toni.
Qui a joué au Bayern cela dit..
Gerd Müller, c’était plutôt "der Bomber" ou "kleines dickes Müller" (le petit gros)...
Pas rapide, pas technique, gros cul... mais 365 buts en 427 matchs de BuLi : tu peux pas test...
Bon papier, Polo (Breitner ?).
En effet, le Bayern, c’est l’épouvantail de l’année. Ils ont vraiment recruté intelligemment pour renforcer toutes les lignes (Dante en défense, Javi Martinez au milieu, Shaqiri en milieu off’ et Mandzukic devant, plus Pizarro en cadeau prime). Avec ça, ils ont les armes et le banc pour tenir à la fois la BuLi et la Champions League, chose qu’ils n’avaient pas les saisons précédentes. Sans compter que la venue de toutes ces recrues ont poussé certains joueurs assez irréguliers la saison dernière (Luiz Gustavo et Thomas Müller surtout) à se les sortir. Résultat : ces deux joueurs font un début de saison exceptionnel ! Les places risquent d’être chères...
Ouais, Kroos a vraiment une taille "patron" maintenant : faut dire qu’avec Javi martinez, Schweinie ou Luiz Gustavo derrière lui, il évolue dans un fauteuil et à son vrai poste de 10 (jamais convaincu quand il jouait plus reculé en 8). Autre joueur qui a "bien" muté je trouve, c’est Badstuber. Autant à ses débuts, je le trouvais naïf et emprunté, autant maintenant, je trouve qu’il dégage une énorme assurance.
Concernant les recrues, bon,
Dante : bof, bof, je pense qu’il est surtout appelé à remplacer sur le banc un Van Buyten trop vieux, même s’il peut mettre la pression sur un Boateng qui peut à tout moment retomber dans ses travers.
Javi Martinez : trop cher pour son talent réel je trouve mais il fallait un coéquipier sûr à Schweinie et Luiz Gustavo est trop polyvalent et Timoschuk trop vieux, donc ça peut le faire. Les bavarois avaient des vues sur Lars Bender, mais visiblement Leverkusen demandait un prix exorbitant. Dommage, j’aurais bien voulu voir cet ex de Munich 1860 dans l’effectif du Bayern. C’est vraiment la grosse côte outre-Rhin : il a visiblement pris le capitanat à la BayArena et foutu Rolfes sur le banc...
Shaqiri : c’est l’avenir et ça permettra de pallier un Robben trop souvent blessé et parfois, en dedans. Sans compter que le salaire du hollandais, son caractère de m... va peut-être pousser la direction bavaroise à s’en débarrasser un de ses quatre. Cela permettra aussi de faire souffler un Thomas Müller qui joue tout le temps que ce soit pour remplacer Kroos, Ribéry ou Robben...
Mandzukic, Pizarro : c’est vrai que derrière Gomez, c’était le néant (Petersen trop limité, Olic trop âgé) donc bonne pioche...
Franchement, je vois mal un Borussia Dortmund un peu trop léger niveau banc, rivaliser avec eux en Bundesliga (surtout que la Champions League va les bouffer). Il faut se dire en plus que le Bayern inflige des corrections alors que Ribéry et Robben ne sont pas encore "opérationnels" !
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