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le 13/09/2012

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé


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Au coeur des années 1950, alors que le phénomène Pelé est encore vert, Evaristo guide l’équipe du Brésil et rejoint l’armada du Barça.

Il fait partie de ces immenses joueurs de football que l’Histoire aura mis de côté, car à leur époque, la télévision ne diffusait pas les matches en direct. Evaristo, grande star brésilienne des années 1950 et 1960, fut l’un des premiers Brésiliens à venir tenter sa chance en Europe, avec des trophées importants soulevés pour le FC Barcelone et le Real Madrid.

Une vedette offensive avec Flamengo

Carioca pure souche, Evaristo de Macedo obtient ses galons de footballeur professionnel dans un club de la ville, le Madureira. Son équipe côtoie les meilleures de l’état dans le championnat régional, ce qui confère un très bon apprentissage pour l’attaquant, né en juin 1933, qui y évolue de 17 à 19 ans. En avril 1953, le petit joyau débarque chez le géant local, Flamengo, qui en fait un élément incontournable de son attaque. Le 11 de ce mois, il fête sa première titularisation au Stade Maracana par un but, qui offre la victoire à son club contre Santos (3-2). Associé à Dequinha, Mario Zagallo, et au très prolifique Indio, il devient le fer de lance de l’attaque pendant plusieurs semaines avant de connaître une grosse blessure qui le met sur la touche quelques mois.

De retour en forme en début de saison suivante, il prend part à la tournée de Flamengo en Europe. Les Brésiliens disputent 12 rencontrent sur le Vieux Continent, au cours desquelles Evaristo se met en avant avec 6 réalisations. L’intégralité de ses réalisations intervient en Allemagne de l’Ouest, où les adversaires figurent parmi les meilleurs clubs locaux (Nuremberg, Hambourg ...). Hélas, ses performances ne convainquent par Zeze Moreira, le sélectionneur du Brésil, de l’emmener en Suisse pour la Coupe du Monde 1954. Ses partenaires, Indio, Rubens et Dequinha sont de la fête mais se voient éliminés en quart de finale pour les Magic Magyar de la Hongrie (4-2).

Le triplé historique avec Flamengo et un quintuplé en Copa America

Malgré sa déception, Evaristo se reconcentre sur le championnat et empoche avec les Rouge et Noir trois titres d’affilée dans le championnat régional de Rio. À l’été 1955, il profite de la venue de Benfica pour marquer l’unique but de la rencontre et taper dans l’oeil des recruteurs portugais. Les Aigles, qui viennent d’être sacrés champions de leur pays, avec Mario Coluna, sont impuissants face à l’attaquant. Peu de temps après, la récompense tant attendue arrive enfin, le Carioca honore sa première sélection officielle avec le Brésil, pour un succès face au Chili (1-0). Il joue alors avec Nilton Santos, Garrincha et Didi, les stars nationales.

Au Printemps suivant, il est encore dans la liste quand le Brésil part en Europe affronter les meilleures nations. Evaristo participe à trois rencontres, mais ne parvient toujours pas ouvrir son compteur but. La patience finit par payer lors de la Copa America 1957. Les Auriverde entament la compétition par un succès face au Chili (4-2). Huit jours plus tard, Evaristo met à terre l’Equateur avec un doublé (7-1). Dans la foulée, le stade de Lima assiste à un véritable récital. L’attaquant de Flamengo inscrit trois buts en 5 minutes face à la Colombie, avant d’en ajouter deux autres en fin de partie (9-0). À nouveau buteur contre l’Uruguay, il clôt son tournoi à la deuxième place des joueurs les plus efficaces (8 buts). Peu de temps après, il quitte le Brésil pour l’Espagne, où il signe au Barça.

Star en Catalogne, mais éloigné du sacre mondial

De part l’éloignement géographique avec son pays, ce transfert signifie la fin de sa carrière en équipe nationale, mais le début d’une nouvelle vie. À Barcelone, Evaristo arrive dans un effectif cosmopolite, où il va évoluer notamment avec Luis Suarez, le futur Ballon d’or. Mais aussi les Hongrois Zoltan Czibor, Lazslo Kubala et Sandor Kocsis, le tout sous les ordres d’Helenio Herrera. Dès sa première saison, il inscrit 13 buts en 24 rencontres. La suivante, Evaristo part sur les chapeaux de roue, signant au passage un hat-trick au Camp Nou face au Real Madrid lors de la 7e journée (4-0), alors même que le Barça termine à 10 contre 11. Parfaitement lancés, les Catalans sont sacrés champions d’Espagne, et le Brésilien marque 21 buts, talonnant Alfredo Di Stefano (23 réalisations).

Au cours de l’exercice 1959-1960, le Barça conserve sa couronne, en devançant une nouvelle fois le Real Madrid. Au service du Paraguayen Eulogio Martinez (24 buts), Evaristo est un peu moins efficace devant le but (13 réalisations). Au niveau européen, c’est également le doublé, avec une seconde Coupe des Villes de Foire. Suite au succès de la finale 1958 contre Londres (2-2, 6-0), avec un doublé d’Evaristo, Barcelone fait chuter Birmingham (0-0, 4-1). L’ancien joueur de Flamengo devient le spécialiste maison de cette épreuve, avec 17 buts en 21 rencontres, pour trois finales jouées.

Echec en finale de la Coupe des Clubs Champions

Dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs au monde, la star brésilienne s’épanouit également. Pour sa première participation en 1959-60, il inscrit 4 buts, mais son équipe est stoppée en demi-finale par le Real Madrid (1-3,1-3). Dans la campagne suivante, il évince Lierse au premier tour (2-0, 3-0), avec un doublé au match retour. En 8e de finale, le Barça retrouve son ennemi juré. Après un nul à l’aller (2-2), le Real vient chuter au Camp Nou avec un but d’Evaristo en fin de partie (2-1). Le Brésilien marque face à Kralove (4-0,1-1), puis est décisif contre les Allemands d’Hambourg (1-0,1-2). Dans le match d’appui, disputé au Stade du Heysel, c’est encore Evaristo qui fait la différence et envoie son équipe en finale (1-0). Après une belle lutte, c’est Benfica qui l’emporte à Berne le 31 mai 1961 (3-2).

Transféré chez l’ennemi à l’été 1962, il n’y trouve pas le même rayonnement. Sur le déclin physiquement et face à la rude concurrence offensive chez les Merengues, Evaristo joue peu. Mais avec 1 but en 2 rencontres de C1, il guide son équipe, qui échouera en finale le 27 mai 1964, face à l’Inter Milan (3-1). Au Real Madrid, il remportera tout de même deux championnats supplémentaires. Son bilan en Espagne est donc de 4 Ligas (59 ,60, 63, 64), une Coupe du Roi (59), deux finales de C1 (61, 64), trois en C3 (58, 60, 61). En championnat, il présente un total de 82 buts en 131 rencontres, pour 24 réalisations en 34 matchs de Coupe d’Europe. Passioné par son métier, il sera ensuite entraîneur pendant plusieurs décennies, avec notamment un titre de champion au Brésil et une Coupe du monde disputée à la tête de l’Irak en 1986.

par Matthieu
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par Gu Gu Ganmo

le 13 septembre 2012 à 15H52

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Do Macedo ?

Sportovox força, continue assim, nós pepettes e glória !

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par Nicolas

le 13 septembre 2012 à 17H41

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Bonjour, sympa ce petit texte sur Evaristo. Je lisais justement un truc ce matin sur son quintuplé de 1957.

J’ai des questions :

En quoi surpassait-il Pelé ? C’est pas expliqué.

Pourquoi a-t-il quitté le Brésil ? C’était pas bien courant à l’époque les Brésiliens en Europe.

Savait-il ou pouvait-il se douter qu’il ne serait plus convoqué en équipe nationale après son départ en Europe ? Parce qu’au final, 14 sélections c’est pas beaucoup.

Pourquoi est-il parti au Real ? Ils n’en voulaient plus au Barça ou c’est lui qui a voulu changer ?

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par matt77

le 13 septembre 2012 à 20H43

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Salut Nicolas, pour répondre à tes questions j’ai titré sur la comparaison avec Pelé pour aller chercher le lecteur à l’époque où j’ai fait ce papier. Je me suis permis de mettre en avant ses stats à la Copa America pour le situer (Pelé était encore un néophyte à cette époque).

Les Brésiliens (et Argentins) sont venus en Italie et Espagne dans les années 50, essentiellement grâce à l’argent. Certains immenses joueurs ont ainsi sacrifié une ou deux Coupes du Monde en faisant cela (Alfredo Di Stefano, Omar Sivori, Julinho, Amarildo, José Altafini .... ). Donc je pense qu’Evaristo le savait quand il a signé.

Vu le pouvoir financier du Real à ce moment-là, j’aurais à l’idée un transfert ... pour affaiblir le principal concurrent, vu qu’il a peu joué au Real après.

Si cette période t’intéresse, je te propose une autre histoire ...http://suite101.fr/article/fio....

Ce qui en fait me pousse à faire des focus sur ces vedettes d’antan c’est l’hyperstarisation de Pelé, encore en 2012, alors qu’il y avait beaucoup de joueurs à son niveau (ou presque) au Brésil, ils méritent eux aussi d’être salués.

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par Nicolas

le 13 septembre 2012 à 21H17

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Bonsoir Matt77, merci beaucoup pour les réponses !

L’époque ne m’intéresse pas particulièrement. Je suis un peu (trop) touche-à-tout...

Je jetterai un oeil à ton article ce week-end, merci.

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par Condor

le 13 septembre 2012 à 20H50

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Evaristo était un excellent joueur attaquant évoluent essentiellement sur le côté gauche il était doté de pas mal de qualité ce qui en faisait un très bon joueur, mais il y a une chose qu’il faut comprendre et assimilé.

Evaristo était numéro 3 puis 4 en sélection, à cette époque les coaches Moreira et Feola disposaient d’une bonne cinquantaine de joueurs pouvant intégrer le onze national.

Evaristo bien qu’excellent joueur évoluait un cran en dessous de Pépé et Zagallo bien que ce dernier a toujours fait débat quant à son niveau réel de joueur.

Il était nettement aussi en dessous d’un Canhoteiro alter et go de Garrincha sur le côté gauche mais que Feola mit à l’écart vu son comportement de fêtard.

A cette époque les meilleurs restaient au pays et les moins bons partaient parfois si une bonne proposition arrivait d’europe ou d’argentine le plus souvent.

Evaristo souffrait de visibilité et ne pouvait guère espérer la Selecao. Vu la forte concentration de talent il devait aussi faire face à la concurrence, logique qu’il fut tenté finalement par l’aventure à l’étranger ........

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par Nicolas

le 13 septembre 2012 à 21H13

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Bonsoir Condor, merci pour les infos.

C’est un peu ce dont je me doutais : ce ne sont pas les meilleurs joueurs qui partaient en Europe...

Est-ce que tu sais pourquoi les expatriés n’étaient plus appelés en sélection ? Pour les punir ? A cause de la distance ? Parce que les expats étaient interdits dans les compétitions officielles (comme en Afrique, par exemple) ?

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par Condor

le 13 septembre 2012 à 21H30

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Salut Nico.

Puni ? Non, les voyages en avion étaient beaucoup plus long et je ne crois pas non plus que Iberia la Panair et Varig furent les premières compagnies doté de 707 ou DC8 et puis c’était aussi des frais supplémentaires pour les fédés.....

Mais bon vu le réservoir de joueur et vu que les meilleurs restaient au pays ben les sélectionneurs ne couraient pas après les expatriés dont les séjours à l’étranger était souvent de courte durée excepté pour un Evaristo par exemple.......

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par Nicolas

le 13 septembre 2012 à 21H51

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Donc tu penches plutôt pour un problème "logistique". Merci.

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par Condor

le 13 septembre 2012 à 22H05

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

Les coaches ne perdaient pas de temps avec les expatriés puisque les meilleurs restaient au pays c’est aussi simple que ça .......Et même si un super partait vu le réservoir ben.....’

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par Nicolas

le 14 septembre 2012 à 20H12

Evaristo de Macedo, le joueur qui surpassait Pelé

OK sur la nuance.

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