TOUR 1996 : MR 60% SUR LE GRAND PLATEAU
Suite à mon article mettant en avant la comparaison frappante entre 2 époques du Tour de France (Lemond 1989 vs Armstrong 2000), j’ai eu l’idée de relater, en différentes parties, ce qu’il s’est passé entre ces deux éditions et qui représente assurément une période charnière dans l’histoire du cyclisme professionnel. Aujourd’hui, épisode VII: le Tour 1996.
Le Tour 1996 sera sans conteste celui de Bjarne Riis. Le danois, irrésistible, réalisera un numéro tel qu’il parviendra presque à faire passer au second plan le déclin de Miguel Indurain en personne.
«Créé» par Ariostea, l’ancien porteur d’eau de Laurent Fignon allait être «amélioré» durant les années Gewiss avant d’être «peaufiné» par Telekom. L’équipe allemande, flairant le «bon coup», engage Riis au début de la saison ’96; ce dernier ne supportait plus la concurrence chez Gewiss et allait se voir offrir ici une place de leader incontesté avec tout l’arsenal médical qui va avec...
Le danois de 32 ans allait ainsi pouvoir atteindre le stade ultime:
Bjarne - Puissance 3, passant du statut de «vainqueur potentiel» à
celui de «vainqueur en puissance». Il pousserait le dopage à un tel
point qu’il se verrait affubler, par l’ensemble du peloton, du sobriquet
«Monsieur 60%» en référence à son taux d’hématocrite surréaliste.
Des paramètres sanguins si élevés par rapport à la normal qu’ils iraient
jusqu’à écoeurer une partie du peloton, ce qui est peu dire...
Mais au lancement de cette 83ème édition à ‘s Hertogenbosch aux Pays-Bas, le monde du vélo ignore encore les progrès réalisés par le danois qui est considéré comme un «outsider» parmi d’autres comme Berzin, Rominger, Gotti, Olano, Zulle et Jalabert. Ces deux derniers étant souvent cités comme les plus sérieux adversaires du favori suprême, Miguel Indurain, qui est en quête d’un 6ème sacre synonyme d’exploit inégalé. Le navarrais devra également se méfier de Virenque et son armada Festina ainsi que de Luc Leblanc, «ressuscité» chez Polti; sans oublier Piotr Ugrumov et ses 35 ans. Une absence de taille venant néanmoins éclaircir son tableau: Marco Pantani. Le grimpeur italien qui a mis le feu à la montagne les deux années précédentes a en effet été victime d’un accident de la route fin ‘95 lors de la course Milan-Turin qui l’a laissé avec une jambe cassée, mettant un terme à sa saison ’96 avant même qu’elle ait commencé.
Le prologue de 9 kms vient conforter ces prévisions puisque Zulle le remporte sans qu’aucune surprise au niveau des favoris ne soit à noter.
Les 3 jours suivants voient les sprinters Moncassin, Cippolini et Zabel se partager les lauriers avant que le jeune Stéphane Heulot ne s’empare de la tunique jaune au Lac de Madine après s’être placé dans une échappée qui arrive 4’ avant le peloton.
La victoire de Blijlevens le lendemain vient confirmer un début de Tour
sans aucune surprise sans qu’il soit pour autant de tout repos: les
chutes sont légions en raison du vent, de la pluie et du froid qui accompagnent
les coureurs depuis le départ et le lendemain, le néerlandais Michaël Boogerd
s’impose à Aix-les-Bains sous un orage et une température de 12°C qui ont
entamé les espoirs de Luc Leblanc qui perd 3’47’’ en raison d’une chute ... Après
seulement 6 étapes, on compte déjà 32 abandons dont Lance Armstrong,
complètement vidé, alors qu’on est seulement à la veille du premier grand
rendez-vousde cette 83ème édition: l’entrée dans les
Alpes. A cette occasion, tous les favoris se tiennent en très peu de temps et
le spectacle semble garanti... Et force est de constater qu’on ne va pas être
déçu! Cette grand boucle a la particularité, contrairement aux années
précédentes, d’attaquer la montagne avant le premier CLM; sera-ce
suffisant pour perturber Miguel Indurain?
En tout cas, quelles que soient les prévisions des spécialistes au matin du 6 juillet 1996, personne ne s’attend aux conséquences de cette étape et surtout, à l’intensité dramatique qu’elle va générer. Celle-ci va être présente dès les premiers kilomètres et ira crescendo jusqu’à l’arrivée.
Cette première étape importante de 200 kms emmène les coureurs de Chambéry
jusqu’aux Arcs avec 3 cols au programme: la Madeleine (Hors Cat.), le
Cornet de Roselend (Hors Cat.) et la montée vers les Arcs (1ère Cat.).
Les conditions météorologiques dantesques semblent annoncer la couleur mais c’est néanmoins à la surprise générale que les suiveurs assistent aux défaillances de Chiappucci et surtout de Laurent Jalabert dès les premiers kilomètres du col de la Madeleine. Le mazamétain, 4ème l’année dernière et qui avait tenu la dragée haute à Indurain en personne lors du Dauphiné Libéré quelques semaines plus tôt, est complètement à la dérive. A peine a-t-on le temps de s’en rendre compte que c’est Stéphane Heulot, maillot jaune depuis la 4ème étape et dont on attend une bonne tenue dans la montagne, qui craque. Le leader de l’équipe Gan est distancé par le groupe des favoris à 8 kms du sommet mais recolle dans la descente. Malheureusement, la montée du Cornet de Roselend s’apparente à un long calvaire pour Heulot qui souffre d’une tendinite au genou: en pleurs, il met pied à terre à deux reprises avant de repartir tant bien que mal; mais à 2 kms du sommet, il s’arrête définitivement.
L’émotion, déjà palpable, devient alors plus forte mais on a encore rien
vu... Devant, Udo Bölts est certes seul en tête après avoir largué ces deux
compagnons d’échappée dans le Cornet de Roselend, mais c’est derrière que tout
se joue. Dans la descente de ce deuxième col HC, Alex Zulle et sa myopie sont
victimes du brouillard: deux chutes pour le leader de la Once qui se
relève à chaque fois... ce qui n’est rien à côté de ce qui arrive à Johan
Bruyneel: le belge de Rabobank fait un «tout droit» dans un
virage d’une route rendue très glissante par la pluie qui ne cesse de tomber.
L’image est impressionnante: le futur directeur sportif de Lance
Armstrong passe au-dessus d’un petit muret et chute dans le ravin sous les
hurlements désespérés des commentateurs sportifs, Jean-René Godart en tête.
C’est l’illustre commentateur de France 2 qui est le premier sur place pour
constater que Bruyneel a eu une chance de dingue: il gît quelques mètres
plus bas après avoir été amorti par un lit de branches et de feuilles. Il
parviendra à remonter, aidés par des spectateurs et repartira avant néanmoins d’abandonner
quelques jours plus tard.
Après deux premiers tiers de course sombres et haletants, le soleil refait son apparition dans la vallée et semble donner le signal que la vraie course peut enfin commencer: celle pour le général et la victoire d’étape. Le suisse Laurent Dufaux, coéquipier de Virenque chez Festina, tente sa chance au pied de la montée vers les Arcs et rejoint rapidement Udo Bölts avant de le déposer; derrière, tous les favoris à l’exception de Jalabert sont présents et se regardent... Le public, qui peut enfin se concentrer sur la course depuis que les conditions météos sont redevenues plus clémentes, pense être arrivé au bout de ses surprises et pourtant, le meilleur est encore à venir! A 6 kms du sommet, Luc Leblanc tente sa chance: il «gicle» du groupe des favoris comme il sait si bien le faire et semble fonctionner à l’énergie solaire. La hausse soudaine de température a haussé ses velléités offensives et le leader de la Polti trace comme une mobylette pour fondre sur le pauvre Dufaux qui ne peut accrocher la roue du français.
Cette attaque aussi puissante que fulgurante semble sceller le verdict de
l’étape mais indirectement, elle provoque quelque chose de beaucoup plus
important: Leblanc a secoué le groupe des favoris et l’allure de celui-ci
s’est élevée. Miguel Indurain est alors victime de sensations qu’il n’a plus
ressenties depuis bien longtemps et l’incroyable se produit: à 3,5 kms de
l’arrivée, le quintuple vainqueur du Tour craque. Un peu plus loin, c’est Alex
Zulle, meurtri par ses deux chutes, qui lâche du lest; avec Jalabert loin
derrière, ce sont les 3 principaux favoris qui sont en difficultés!
Devant, Leblanc avale les derniers hectomètres avec une puissance phénoménale de plus de 400 watts devenue habituelle dans les grands rendez-vous du Tour et va chercher une étape de prestige tandis que derrière, les éternels outsiders voient là une chance inespérées de prendre la place du Roi Miguel: Riis, Rominger, Olano, Berzin, Virenque donnent tout et finissent ensemble sur la ligne, un peu moins d’une minute après le vainqueur.
Alex Zulle franchit la ligne 15ème à 3’29’’ tandis que
«Big Mig», victime d’une fringale aussi fulgurante qu’inattendue,
se place 16ème à 4’19’’. Quant à Laurent Jalabert, il a perdu tout
espoir de victoire en arrivant 13’ après son compatriote.
Luc Leblanc est donc finalement le grand artisan de cette étape mais le maillot jaune revient à Evgueni Berzin pour...16/100ème de seconde devant Olano; Rominger et Riis sont à moins de 10’’ tandis qu’on retrouve encore Ullrich, Virenque, Dufaux, Ugrumov et Luttenberger dans la même minute. Indurain, quant à lui, se retrouve 14ème à 3’32’’ du russe...
Bien malgré lui, le quintuple vainqueur en titre du Tour venait de créer un véritable séisme auquel personne ne s’attendait: les suiveurs découvrant que le navarrais n’était pas immortel et que ce Tour allait être plus ouvert et plus spectaculaire que prévu...
D’autant qu’on en était qu’au soir de la première des 3 journées que comptait ce triptyque alpestre! En effet, un CLM en montagne allait se présenter au coureur avant une énorme étape comprenant 4 cols. Un plat qui semblait difficile à avaler pour le peloton mais qui, sans qu’on ne le sache encore, ne serait qu’une mise en jambe pour notre ami Bjarne, un peu d’entraînement pour monter doucement en puissance...
Le lendemain du séisme Indurain, les coureurs doivent donc gravir la montée de Val d’Isère dans le cadre d’un chrono de 30,5 kms. Et la tendance va se confirmer: Berzin remporte l’étape devant Riis à 35’’, Olano à 45’’ tandis que Rominger et Indurain limite la casse à 1’. Le russe de la Gewiss semble donc enfin assumer les espoirs fondés en lui pour briller dans la Grande Boucle.
Une Grande Boucle qui semble ainsi tenir toutes ses promesses puisque 4
coureurs sont à moins d’1’30’’ de Berzin au général (Riis, Olano, Rominger,
Ullrich) tandis qu’Indurain, 11ème à 4’53’’ peut encore espérer
quelque chose. Derrière, les grimpeurs Luttenberger, Virenque, Dufaux, Ugrumov
et Escartin naviguent entre 2 et 5’, restant à l’affût. Quant à Luc Leblanc,
premier français du chrono, il peut regretter son début de Tour parsemé de
chutes: il se retrouve 14ème à 7’27’’ du russe, ce qui
représente une maigre consolation pour faire oublier la débâcle de Jalabert,
malade.
Mais pas le temps de souffler! Le lendemain se dresse une terrible étape, 4 cols mythiques (Iseran, Galibier, Montgenèvre et Sestrières)... et un temps épouvantable. Avec de la neige et -5°C au sommet de l’Iseran, la direction de la course décide d’escamoter les deux montées HC et de réduire la course à 45 kms avec le col de Montgenèvre (2ème Cat.) et la montée de Sestrières (1ère Cat.).
D’abord déçus, les spectateurs s’attendent à vivre une course extrêmement nerveuse. En fait, c’est le début du spectacle... Levé de rideau, c’est parti! Dès ce moment, la stupeur va (encore un peu plus) s’installer chez les suiveurs avertis tandis que le grand public, lui, va être aux anges! Le suspense va diminuer, crescendo, pour être remplacé par le panache, pense-t-on. Un panache superficiel, surnaturel, irréel, tout droit sorti de l’éprouvette, en fait. Mais qu’importe!
Ce 8 juillet frileux, après 15 kms de mise en jambes, les coureurs entament
l’ascension de Montgenèvre... quelques kms plus haut, Bjarne Riis déploie ses
ailes, gentiment. Le danois place d’abord 3 accélérations infructueuses avant
que la 4ème ne lui permette de se détacher du groupe des favoris et de
passer en haut du premier col avec 19’’ sur Leblanc, sorti d’un groupe de 11
hommes. On ne le reverra plus. Dans la montée vers Sestrières pourtant, les
poursuivants font le maximum avec Abraham Olano (pas encore qualifié de looser)
qui mène la chasse à vive allure. D’ailleurs, celle-ci est fatale à Evgueni
Berzin, le «prodige» russe de Michele Ferrari, qui craque à 3,5 kms
du sommet et perdra finalement 1’14’’ dans l’aventure. Derrière le danois
volant, Leblanc, Virenque, Rominger et Indurain perdent moins de 30 sec. tandis
qu’Escartin, Ullrich, Luttenberger et Olano restent sous la minute. De quoi
entretenir le suspense et faire la joie des (télé)-spectacteurs: un
coureur qui va chercher le maillot jaune en attaquant en deuxième semaine, quel
panache!
En fait, le vent venait de tourner, Bjarne prenant le maillot jaune et profitant patiemment de l’avantage qu’était en train de lui octroyer sa préparation médicale hyper pointue. Un traitement minutieux qui lui permettait d’afficher 60% de taux d’hématocrite; avec de telles valeurs, à l’image d’Ugrumov en ’94, la troisième semaine allait être de feu!
Mais le grand public est trop excité par l’évènement pour voir plus
loin: un maillot jaune flamboyant suivi de 3 coureurs (Berzin, Rominger
et Olano) sous la minute et d’un équipier prometteur (Ullrich 1’38’’),
agrémenté de purs grimpeurs (Escartin, Virenque, Dufaux,...) attendant leur heure
et d’un Indurain dont les 4’38’’ de retard vont peut-être le faire sortir de
son plan de course habituel: quel Tour de France idéal!De quoi faire oublier les Once, à la rue, avec
un Jalabert au bord de l’abandon et un Zulle qui sombre dans l’anonymat.
Les étapes qui suivent traversent le massif central et mettent à l’honneur la moyenne montagne. L’occasion pour les baroudeurs que sont Pascal Richard ou Rolf Sorensen de s’illustrer. Ce dernier l’emporte à Super-Besse lors d’un final qui, sans créer d’écart, tire pas mal d’enseignements: Rominger et Berzin, plus sérieux concurrents de Riis au vu de leurs compétences en CLM, semblent émoussés tandis que Virenque et Leblanc, eux, ont des fourmis dans les jambes. Sera-ce suffisant pour faire vaciller la Deutsche Telekom? L’équipe allemande écrase en effet tout en cumulant le maillot jaune, le vert, celui de meilleur jeune avec le prometteur Ullrich, le classement par équipe et déjà 3 victoires d’étape...
La réponse doit être donnée lors de cette 3ème semaine qui voit
s’ériger deux étapes clés qui décideront de la tournure de ce
«superbe» tour de France: la montée d’Hautacam suivie le
lendemain par l’étape reine de cette éditioncomptant 5 cols pyrénéens sur
260 kms avec une arrivée à Pampelune, fief de Miguel Indurain.
Et la réponse sera claire et nette: répondant aux attentes du public, ces deux étapes tiendront toutes leurs promesses. Elles marqueront à la fois l’avènement d’un usurpateur hors-catégorie, auteur d’un exploit fou, et la chute du patron de la 1ère moitié des années ‘90, agonisant au moment même où on voulait lui rendre hommage.
Hautacam 96’, c’est le chef d’œuvre de Bjarne Riis. Que dis-je, plutôt le
chef d’œuvre de son équipe, Deutsche Telekom, et de tout son encadrement médical.
Les limites du dopage (et non humaines, oubliées depuis longtemps) vont ici
être repoussées à un niveau qu’on atteindra plus jamais....
Au matin de cette première étape pyrénéenne donc, le public piaffe d’impatience à l’idée de voir le nouveau héros danois en découdre avec les Rominger, Olano, Indurain, Berzin, Virenque, Leblanc, Dufaux.... Bjarne, lui, est confiant: il sait qu’il a mis sa vie entre les mains du staff médical allemand durant la préparation, mais il n’a pas peur. Avec un tel taux d’hématocrite atteint, c’est pourtant quitte ou double: il peut faire une thrombose mortelle ou bien tout éclater. Mais il a confiance. Il sait que cette préparation hyper perfectionnée, les limites qu’il a accepté de dépasser, tout cela lui donne un avantage certain. Celui de renvoyer, en 3ème semaine, les autres coureurs dopés à l’état de «simples» dopés. En effet, là où la plupart du peloton, certes bien préparé, commence à fatiguer malgré leur hématocrite superficiellement élevée; Bjarne, avec son taux surréaliste de 60 %, se sent aussi bien que le premier jour et même encore mieux si les injections d’EPO ont été dosées, espacées à la perfection et stoppées juste au bon moment. Et Telekom sait y faire, Bjarne le sait. Il le sent, il a passé le stade 3, celui de vainqueur en puissance... et même mieux, celui de vainqueur indestructible.
Au début de cette journée, tout est calme; le parcours ne compte
aucune difficulté répertoriée jusqu’à 13,5 kms de l’arrivée, 13,5 kms à 8 % de
moyenne. Alors Roux, Richard et Picoli tentent leur chance mais les équipes de
grimpeurs (Festina, Polti, Kelme) scellent leur sort avant le pied du col
mythique.
Ce dernier est abordé à toute allure par un équipier de Rominger avant que le jeune Jan Ullrich n’impose un rythme extrêmement soutenu à 11 kms du but. L’allemand développe alors environ 480 watts, déjà monstrueux pour tout un peloton qui ne peut éviter l’écrémage d’usage qui le restreint à 14 coureurs comprenant tous les favoris hormis Rominger qui a eu du mal à mettre en route au pied.
13 coureurs à bloc et un qui se ballade: Bjarne gambade tranquillement et attend la banderole des 8 kms pour entamer sa représentation afin de satisfaire le nombreux public: subitement, le leader des Telekom se déporte violemment vers la droite puis se laisse descendre dans le groupe de 14; les commentateurs manquent de s’étrangler: «Riis rétrograde, il est en difficulté!» «incroyable, le maillot jaune est peut-être en train de perdre le Tour» «que se passe-t-il avec Riis? Et Ullrich qui ne l’a pas vu et qui continue!?».
Bjarne, lui, se marre intérieurement; il décide de scruter la tronche de ces «challengers» une dernière fois avant de les laisser sur place. Mais les petits dopés sont coriaces, alors il faudra tout de même mettre le paquet: alors que le groupe de tête dégage déjà une puissance ramenée à un coureur étalon hallucinante de 480 watts, le danois volant place une première mine pour secouer le cocotier. Le temps de constater que Berzin est limite et Olano pas beaucoup mieux... Alors il relance une deuxième puis une troisième fois pour faire tout sauter. Le roi Miguel donne une formidable impression... dans un premier temps. En effet, le quintuple vainqueur saute à 3 reprises dans la roue du maillot jaune et semble être le plus à même de le suivre. En réalité, l’espagnol est complètement dans le rouge; il veut s’accrocher à ses derniers espoirs de victoire mais lui, comme beaucoup d’autres, est un robot, pas un mutant. Alors à la quatrième accélération de Riis, le leader de la Banesto explose complètement et seuls les purs grimpeurs que sont Virenque, Dufaux, Leblanc et l’étonnant Piepoli parviennent à rester dans le sillage de Mr60%. Mais ce n’est que partie remise puisque super Bjarne place une cinquième et dernière banderille pour partir enfin seul. 5 accélérations sur deux kms qui l’auront vu dégager plus de 530 watts de puissance moyenne: on est plus simplement dans l’irréel, on est entré dans la 4ème dimension.
Derrière, la résistance s’organise avec les 4 grimpeurs en poursuiteurs suivis par Rominger qui, grâce à un regain de forme considérable, est revenu sur Ullrich et l’immortel Ugrumov. Olano, Indurain et Berzin sont déjà plus loin...
C’est alors que Bjarne, sans qu’on ne s’en rende vraiment compte à la télé, va montrer une once d’humanité en marquant quelque peu le coup à 4 kms du but: sa puissance chute «vertigineusement» à 430 watt, le renvoyant pour quelque temps au simple état de robot. Mais le danois volant ne pouvait pas finir son chef d’œuvre de si pâle manière, il devait le parachever pour satisfaire les spectateurs venus en masse assister à sa représentation... Alors, afin d’écrire sa légende, il retrouve des forces dans les 2 derniers kms pour mettre le grand plateau sur des pentes à 8% et ainsi clôturer cet acte comme il l’avait débuté.
Une fois la ligne franchie par tous les cadors, le verdict est sans
appel: Virenque, Dufaux, Leblanc et Piepoli limite la casse à 50’’ tandis
que Rominger, Ullrich et Ugrumov lâchent 1’30’’. Derrière, c’est la
débandade: Olano est encore à 1’46’’ mais Indurain (2’28’’) et Berzin
(3’) viennent de perdre définitivement le Tour sur une seule ascension. En
effet, le général renvoie Olano et Rominger à un peu moins de 3’, Berzin à 4’,
Indurain à 7’ tandis que les grimpeurs
Virenque, Dufaux, Luttenberger, Leblanc ou encore Escartin naviguent entre 5 et
7’.
Le Tour semble donc être joué après ce coup d’assommoir et Bjarne Riis, sans vraiment le savoir, vient de marquer son «sport» pour toujours.
En effet, en développant sur l’ensemble de cette terrible ascension une puissance moyenne ramenée à un coureur étalon de 480 watts, le danois a établi un nouveau record du monde qui, par la suite, ne sera jamais égalé (ni Pantani, ni Armstrong, ni Contador ne parviendront à de telles performances).
A titre de comparaison, deux ans plus tôt, dans une même configuration d’étape ne comptant qu’un seul col avec l’arrivée à Hautacam, Leblanc et Indurain avaient développé une puissance déjà inouïe de 460 watts. Avec 20 watts de plus par rapport à des coureurs intrinsèquement supérieurs et pourtant déjà bourrés d’EPO, Bjarne venait de frapper très fort. Trop fort? Il est évident qu’aux yeux des suiveurs avertis, la supercherie créa un malaise plus grand encore que les années précédentes. Comment ce grand échassier, porteur d’eau modèle et courageux, pouvait-il à présent faire la nique à des coureurs comme Virenque, Leblanc ou Dufaux, censés se trouver sur leur terrain de prédilection et qui plus est, chargés eux aussi?Illustré par cette fin d’ascension gravie sur le grand plateau, on en était plus à la suspicion, ni à la constatation, ni à la confirmation, mais bien à l’écoeurement.
A contrario, au soir de cette étape, les (télé-)spectateurs s’extasient devant ce danois plein de panache qui est le premier porteur du maillot jaune à remporter une étape de montagne depuis Fignon en 89... D’ailleurs, le lendemain, le journal l’Equipe, véritable porte parole de ce grand public tronqué, titrera avec une naïveté déconcertante «un champion, c’est ça!».
Un «champion» qui doit néanmoins encore franchir un obstacle pour atteindre son graal: la redoutable étape vers Pampelune comptant 260 kms et 5 cols: Soulor (1ère Cat.), Aubisque (1ère Cat.), Marie-Blanque (2ème Cat.), Soudet (1ère Cat.) et Port de Larreau (Hors Cat.).
Le danois se doit de creuser un écart plus confortable que les 2’42’’ et
2’54’’qu’il possède sur Olano et Rominger en vue du CLM de samedi tout en
«contrôlant» les grimpeurs.
Car bien que le peloton sache que Riis ne peut pas être battu, le public, lui, attend une confirmation définitive... et un beau spectacle.
Il faut dire que cette étape est particulière à plus d’un titre: 5 cols redoutables au programme mais dont le dernier est situé à plus de 90 kms de l’arrivée... Une arrivée située à Pampelune, la ville natale de Miguel Indurain. Le navarrais saura-t-il se transcender et sauver la face sur ses terres?
Une réponse qui va tomber comme un couperet pour l’espagnol: si Luc
Leblanc avait entamé les espoirs de victoire du leader de la Banesto dans la
montée vers les Arcs, si le grand plateau de Bjarne Riis dans Hautacam les
avait décimées, ce sont les Festina de Virenque et Dufaux qui vont définitivement
les entériner ce mercredi 17 juillet. L’équipe française lance en effet
rapidement les hostilités en envoyant Pascal Hervé en éclaireur en compagnie de
Neil Stephens et Michele Bartoli. Après l’ascension des 3 premiers cols
(Soulor, Aubisque et Marie-Blanque), c’est dans le Soudet que le verdict va
tomber, confirmant inévitablement la tendance des derniers jours: Berzin
et Rominger craquent tout d’abord au train avant que Dufaux ne fasse tout
exploser. Olano lâche alors prise et on voit alors, comme la veille, Indurain
sauter dans la roue de Riis pour suivre les meilleurs. Comme la veille, le quintuple
vainqueur fait illusion avant d’exploser à la nouvelle attaque du coureur Festina.
Un groupe de 8 se détache alors et revient sur les échappés matinaux:
Virenque et Dufaux, Riis et Ullrich, Leblanc, Escartin, Luttenberger et
Ugrumov. Un équipier, 5 grimpeurs limités en CLM et un vieil usurpateur de 35
ans, du pain béni pour le danois.
Ces 8 coureurs sont les meilleurs en cette fin de Tour et ils vont le démontrer dans le dernier col de la journée, le Port de Larreau, la plus dure des 5 ascensions. Sous l’impulsion d’Ullrich et des 2 Festina, ils lâchent un à un les 3 échappés matinaux tandis qu’à l’arrière, Indurain qui s’était à nouveau mis dans le rouge ne parvient pas à suivre le groupe des poursuivants emmenés par les Mapei. Heureusement, le navarrais se reprendra quelque peu et évitera la honte de finir l’étape dans un 3ème groupe.
Au sommet du port de Larreau, les 8 hommes forts ont 4’50’’ d’avance sur un groupe composé des autres cadors battus hormis Berzin, encore plus loin.
Malgré un retour à 3’ dans la descente, l’avance des 8 ne cessera ensuite
de croître jusqu’à l’arrivée pour culminer à plus de 8’. Un écart qui leur
permettra de ravir les 8 premières places du général, implacable.
Pour la victoire d’étape devenue presque anecdotique, Bjarne (le panache réincarné) tentera à nouveau sa chance: une première fois sans succès à 3 kms du but, une deuxième fois 1500 mètres plus loin. Malheureusement pour lui, le final est plat, et non à 8 %! Alors Laurent Dufaux parvient à s’accrocher; ils parcourent les derniers hectomètres ensemble et le suisse offre une victoire de prestige à Festina.
Derrière l’image est terrible: Miguel Indurain, quintuple vainqueur à
qui le Tour avait voulu rendre hommage, passe devant la maison où il est né à 5
kms de la ligne. Pas pour jouer le maillot jaune, pas pour jouer la victoire
d’étape. Non, juste pour tenter de sauver les meubles et de terminer dignement.
Un règne impitoyable de 5 années s’achève ainsi.
Au général, la course est définitivement jouée: Olano et Rominger sont à plus de 10’, Indurain à plus de 15 et Berzin à... 37’. Le russe qui a perdu 33’ dans l’étape de Pampelune vit ici ses derniers moments sous le feu des projecteurs avant de retourner définitivement dans l’anonymat deux ans seulement après l’avoir quitté de manière aussi fulgurante qu’inattendue grâce à Michele Ferrari...
3 jours plus tard, pour le dernier rendez-vous avant l’arrivée à Paris, un
CLM de 63,5 kms, la Deutsche Telekom remet une dernière couche: le jeune
Jan Ullrich écrase tout à plus de 50 km/h de moyenne. Il prive ainsi Indurain
d’une sortie en beauté en le reléguant à 56’’ alors que Bjarne Riis perd 2’18’’
et ne conserve finalement qu’1’41’’ sur son prometteur équipier. Quant aux
français, ils pourront apprécier la 6ème place de Luc Leblanc malgré
ces chutes de la première semaine et, surtout, la 3ème de Richard
Virenque synonyme de premier podium pour un coureur tricolore depuis Laurent
Fignon en 89...
Miguel Indurain, lui, termine finalement 11ème à 14’14’’, une éternité... Pourquoi «Big Mig» a-t-il sombré de la sorte? Une mauvaise préparation? Il était pourtant supérieur aux autres grimpeurs lors du Dauphiné en juin. L’usure des années? 32 ans, ce n’est certes plus tout jeune mais c’est le même âge que...Riis. Une préparation médicale moins poussée que certains? Disons qu’on peut penser qu’Indurain avait atteint une limite (toute relative) au niveau du dopage que Bjarne avait lui accepté de dépasser. De part son statut, le navarrais est peut-être celui qui a le plus essayé de suivre le danois; ce qui lui a valu de se mettre souvent dans le rouge et, au final, d’exploser. Néanmoins, cette explication ne tient pas pour la montée des Arcs où il était en difficulté alors que Bjarne n’avait pas encore sorti les réacteurs. Les conditions météorologiques alors?
C’est sans doute un peu de tout cela sans qu’on puisse déterminer une raison en particulier...
Mais tandis que Fabio Baldato l’emporte sur les Champs devant Moncassin et
Blijlevens, les questions et les constatations sont ailleurs. En effet, les
exploits démesurés de Bjarne Riis ont bel et bien rejeté au second plan la
chute du Roi Indurain. Des exploits interprétés bien différemment: d’un
côté, les quelques uns écoeurés qui croyaient jusque-là avoir tout vu et qui se
demandaient si cela allait s’arrêter un jour... De l’autre, un public enchanté
par le retour du cyclisme offensif.Une
fracture qui démontrait s’il le fallait encore que le fossé entre les suiveurs
avertis et tous les autres ne cessait de croître. Une évolution qui allait
perdurer jusqu’au chaos de 1998.
Toutefois, sur le podium de cette 83ème édition, Bjarne n’en a cure. Il savoure cette victoire qu’il aura eu le panache d’aller chercher... auprès de son staff médical dont il aura repoussé les limites. Parachevant ainsi à sa façon son ascension «linéaire» depuis 4 ans par une victoire flamboyante et un record de tous les temps en termes de performance chiffrée. De quoi en faire, à cette époque, le plus grand usurpateur de l’histoire.
Ben j’ai rien à redire, sinon que super papier de sacré connaisseur, comme d’hab et bravo !
Edition assez hallucinante, en effet... Gros souvenir en live... autant que gros sentiment de s’être affectivement et émotionnellement fait couillonner/abuser, avec le recul...
J’aimais bien Heulot, beau style... Je garde la faiblesse de le croire avoir été propre d’ailleurs, mais m’en abuse peut-être, ou ai loupé un épisode...
Sinon, et à en juger de simulations de palmarès qui soient "vidés" des coureurs confondus un jour de dopage : Escartin, dont le masque de souffrance était d’ailleurs terrible en montagne !, serait la grande victime morale de l’époque... ou en tout cas probable vainqueur "légitime" de bien d’un Tour à l’époque...
On en saura sans doute vraiment rien, mais j’avais tout de même envie de le mettre un peu à l’honneur...
Merci Interim !
Fameux souvenirs en live aussi pour moi...
Désolé mais pour Escartin, je n’y crois pas une seconde. Le gars était clairement discret et plutôt un coureur de l’ombre rarement sous le feu des projecteurs (rare vainqueur d’étape et un seul podium en 99) mais bon, il était chez Kelme qui n’avait rien à envier à personne en matière de dope dans les années 90-2000. Et puis ses places d’honneur dans la seconde moitié des années 90 et sa troisième place en 99 ne laisse pas bcp de doute.
Heulot, je ne sais pas mais difficile à croire en 96...
Ah, pour l’Escartin : j’étais en mode conditionnel, chef ! ;o)
Et avec le recul : comment diable juger cette époque, qu’en garder/retirer/... ? ? ? Qu’en dirais-tu, toi qui me parais vraiment bien balèze sur l’époque et le sujet ?
Précision personnelle tout de même, about ces "projections-simulations" (de palmarès de Tours 90’s-2000’s qui fussent "propres") : encore du journalisme à la 6-4-2, ça (les choses sont évidemment plus compliquées)... mais la démarche de ces journalistes est intéressante tout de même, car cela traduit, je trouve, un vrai besoin des amoureux du vélo, de savoir qui eût mérité vraiment de l’emporter, qui en fût digne (tous dopés = j’y crois pas)... !
Je trouve qu’on a trop souvent tendance à focaliser, dans le chef AUSSI du public-consommateur, sur la soif inextinguible de performances, de records ; trucs prétendument "réclamés" par le public, et qui encourageassent donc à la dope...
...mais je crois qu’on sous-estime d’autant combien ce même public réclame une certaine forme de "justice" aussi ; que les victoires soient "justes", non-indues...
@interim : perso, je pense que vouloir retrouver le "vrai" vainqueur de chaque Tour de ces années-là n’a pas bcp de sens pour la simple et bonne raison, déjà, que tu peux facilement oublier les 30 premiers... En effet, les poursuivants du vainqueur dopé, bien que souvent moins bien préparés, étaient néanmoins chargés également, alors... Tout cela n’a donc pas de sens et démontre le dilemme dans lequel se trouve ce sport : soit il veut encore avoir des compétitions chiffrées et conclues par des classements et alors il accepte de n’être plus qu’un spectacle, soit il poursuit le dopage jusqu’au bout et alors.. c’est le chaos puisqu’il n’y a rien de clean dans tout ça. Faudrait repartir complètement de zéro et effacer l’historique. Mais y a trop d’argent en jeu pour en arriver là...
Escartin propre ?
Non comme Ditch, je n’y crois pas non plus une seconde. La Mapei du milieu des années 90 (Tonkov, Rominger, Museeuw, Olano) et la Kelme de la fin des années 90 / début des années 2000 (Heras, Botero, Sevilla) étaient parmi les équipes les plus industrialisées du dopage.
7e en 95, 8e en 96, 5e en 97, 4e en 98 avant la mutinerie générale des Espgnols, 3e en 99, 8e en 2000, bref un Top 10 pérenne le Fernando Escartin.
Trop bien classé pour être crédible malheureusement.
Salut Ditch,
Superbe article, merci, très content de te voir poursuivre ta série avec le Tour 96, je craignais ne pas te revoir écrire sur le Vox.
Oui Riis imposture suprême à Lourdes Hautacam en 1996. C’est l’un des cols les plus durs du Tour, et le Danois avait alors écrasé la course sur le grand plateau.
Cela pourrait aussi expliquer sa contre-performance entre Bordeaux et Saint-Emilion : volonté de Bjarne Riis de ne pas trop écraser le Tour et perte volontaire de 2 minutes derrière le trio Ullrich Indurain Olano ?
Certains ne s’embarrassaient pas de telles considérations comme Armstrong vainqueur en 1999 du CLM du Futuroscope, malgré une polémique à son paroxysme sur le dopage, dans la foulée de son double exploit de Metz (CLM) et surtout de Sestrières en montagne.
Au sein de l’omerta du peloton, le massacre à la guillotine d’Hautacam était comme un "aveu interne" de son propre dopage à l’EPO, lui qui a donc pris le maillot jaune à Miguel Indurain.
Pour l’Espagnol, le débat est intéressant : seuil de Big Mig sur un certain niveau de dopage à ne pas dépasser ? préparation bâclée ? surpoids ? démotivation soudaine face à la 6e victoire ?
Je pense un peu de tout de cela à la fois, clairement. Et c’est pour cela qu’Armstrong en a gagné 7 des maillots jaunes, il n’a jamais arrêté le dopage, dans un engrenage crescendo qu’il a poursuivi ensuite en 2009 et 2001 avec Astana et Radio Shack.
Merci encore pour ce très bel article, et vivement ton article sur l’édition 1997, où tu auras largement de quoi discuter sur Jan Ullrich et son monumental exploit d’Arcalis, bien trop beau pour être vrai, la décapitation du peloton par Festina à Courchevel (93 coureurs hors délais repêchés par Jean-Marie Leblanc), le record de Pantani à l’Alpe d’Huez, et sur les bronchites de Pantani vainqueur à Morzine ...
Merci Axel !
Oui en effet 1997 a également son lot de performances surréalistes... C’est aussi le dernier tour de l’innocence pour la plupart du public.
Sinon je n’avais pas abandonné ma série mais il fallait que je trouve le temps d’écrire à nouveau.
Tous les coureurs des années 90 sans dopage n’aurez rien fait tellement ils étaient médiocre. Coureurs sans talent et sans panache. Seules comptent les années 60,70,80 et 2000 avec un cyclisme propre. Plus aucun dopés depuis 2011.
Tu as du regardé ce tour et tu savais qu’ils étaient dopés ? Fallait avertir les gens car le cyclisme est mort a cause de ces mecs la. Ullrich sans dopage 70è du tour, Virenque largement moin fort que Thomas Voeckler et Moncoutié. Ca se sont des vrais champions a l’eau claire. Vittel ?
Le dopage a commencé bien avant 1996 et Ullrich ou Virenque !
Pour l’EPO, les pionniers sont Indurain et Chiappucci, quant au dopage lui même, on en trouve trace depuis les débuts de ce sport !
Tu as les preuves sur indurain ? Sur Chiappucci il est tombé au début des années 90 ? non. Quand on fait une accusation il faut se baser sur les preuves, les suppositions ne comptent pas chez moi. Sinon dans ce cas ils sont tous dopés depuis l’après-guerre.
C’est facile de mettre sur les coureurs..., les soigneurs, les sponsors, la direction du tour rien sur eux, c’est bizarre non ?
Si l’epo était arrivé dans les années 70 les mecs en auraient prit.
Fignon dopé est mieux que riis ou ullrich sous prétexte que ce n’est pas l’epo, sachant que ce dernier a couru dans une équipe italienne début 90. Un dopé reste un tricheur peu importe le produit. Un médecin du sport a dit que le dopage maximal a été atteint dans les années 80 notamment dans le cyclisme non 90. Regardez le tour 87 et vous comprendrez l’abus.
T.Voeckler le mutant il est clean ? ? ? Il gagne l’étape de luchon a 35 Km/h de moyenne, en 98 la mème étape avec R.massy, 32 Km/h de moyenne sachant que le personnage était un revendeur. Il faudrait faire aussi pour les années 2000 avec les botero, beloki, basso etc... Eux pour le coup qui sont des coureurs moin fort que la génération précédente et qui sont tombés pour dopage, si indurain les avait eu comme adversaires il aurait gagné 10 tours dopage ou pas.
Bonsoir, clairement le "dopage" existe dans le sport depuis qu’il est question de compétition. Les coureurs des marathons olympiques du début du siècle recevaient des injections de strychnine (2 maxi, à la troisième c’était l’arrêt complet...). L’alcool ou les amphétamines, c’était monnaie courante dans le vélo bien avant l’EPO : c’est ce que les coureurs eux-mêmes appelaient "faire le métier". C’est dire ! Certains "dopages" sont interdits, d’autres non... Ce qui était autorisé en 1904 ne l’est plus aujourd’hui...
Les coureurs sont pris dans une "nasse sociologique", qui ne les dédouane cependant pas. Mais ils sont l’arbre qui cache la forêt, les enjeux vont bien au-delà de leur petite personne ou de leur orgueil de champions.
Maintenant, autant que je sache, au contraire des autres produits "dopants" l’EPO et les techniques les plus modernes de "dopage" ont la faculté de "muter" le corps de l’athlète : en fonction de son désir (jusqu’au boutiste ou pas) et de la réception du produit par son corps, on peut faire d’un second couteau un vainqueur de grand tour (les cas les plus aberrants sont Riis ou Ugrumov dans les années 90, comme par hasard après 30 ans quand ils ne pouvaient plus rien espérer par leurs facultés "naturelles").
Les années post-98 sont un peu différentes des années d’avant l’affaire Festina. Il semble y avoir une sorte d’entente tacite au sein du peloton, une espèce de méga clause de non-agression. Après l’époque des Forty-Niners où Riis dégoûtait tout le monde, les coureurs et leurs équipes ont l’air de s’être mis d’accord sur un niveau de "dopage" à peu près équivalent, ce qui lisse le niveau des coureurs et rend la course particulièrement ennuyeuse puisqu’ils ne s’attaquent plus avant d’être à 3 kilomètres de l’arrivée. Ils savent qu’ils ont tous à peu près le même niveau, donc pourquoi s’emmerder à partir dans une tentative-suicide ? Plus possible de creuser de vrais écarts, comme à l’époque du "dopage" artisanal ou réservé à certains. Quant à ceux qui sortent des clous, en se chargeant au maximum et dont le "dopage" est trop évident, ils sont rapidement évincés : Rasmussen en 2007, Mosquera en 2010, etc.
De toute façon, "tout ça c’est magouille et compagnie, c’est politico-je ne sais pas trop quoi" !!
@fsud : un ton inutilement agressif, une communication peu structurée... La réflexion ne semble pas de mise, chez toi. Cet article fait partie d’une série ; alors si tu veux critiquer ce que je fais, prends au moins la peine de tous les lire. Tu pourras constater que je ne mentionne nulle part que les coureurs étaient "cleans" avant et encore moins après les années 90. Le but de cette série est de mettre le doigt sur le fait qu’à un moment de l’histoire du cyclisme, les pratiques sont devenues tellement efficaces que cela a pris plus d’importance dans le résultat et que cela a encore plus dénaturé la course. Les coureurs des années 80 prenaient des trucs comme ceux des années 90 et par conséquent n’étaient pas plus "blancs" mais l’impact de ce qu’ils prenaient n’était pas tel. Les coureurs ne sont pas cités dans mes articles car ils sont considérés comme plus gros tricheurs que leurs prédécesseurs mais simplement car ils ont couru à une époque ou l’efficacité du dopage était devenu considérablement plus importante et ils en ont profité (comme l’auraient fait les Fignon et autres s’ils avaient couru 10 ans plus tard, je n’ai jamais prétendu le contraire).
Pas de preuve ? En tant que telle, bien sûr que non ! Les contrôles anti-dopage ont toujours eu une longueur de retard sur les pratiques du moment. Est-ce pour cela qu’il faut fermer les yeux et dire "amen" ? Est-ce pour autant interdit de faire des recherches, d’étudier des résultats, de recouper des informations et d’en tirer des conclusions qui ne peuvent pas être faites par la voie classique puisqu’on n’a pas réussi à les prendre la main dans le sac ? Le but de mes articles est de démontrer que l’évaluation sérieuse des performances chiffrées au fil du temps démontre un boum inhumain à partir du début des années 90 qui ne laisse aucun doute sur l’utilisation de produits dopants même si ces gens n’ont pas été pris car les contrôles étaient ridiculement en retard. Avant les années 90, les coureurs réalisaient des performances dans le domaine du possible même s’ils prenaient déjà des trucs sans que ce soit flagrant dans leurs résultats car ces produits étaient moins efficaces. A partir des années 90, c’est devenu tellement évident qu’il serait hypocrite de faire semblant. Etudie les watts développés par les coureurs dans les cols, via des méthodes de calcul qui tiennent compte de tout ; et ose ensuite me dire que ce que j’avance ne se base sur rien.
Si tu veux être un peu au courant de ces choses par une voie plus officielle, je t’invite à lire les bouquins de J-P de Mondenard sur le sujet. Tu verras que prétendre que le dopage était "à son maximum" dans les années 80 est une hérésie. Il était certes moins encadré et plus artisanal, donc plus barbare. Mais pas plus efficace, certainement pas.
Ditch, Je n’ai été nullement agressif, j’ai fait de l’ironie si tu ne l’a pas comprit je n’y suis pour rien. Je compatie pour toi. C’est toi qui devient agressif, heureusement que c’est derrière un pc car devant tu aurais vu la différence.
Ayant fait du cyclisme et connaissant des pro anciens ou actuel ce genre de propos me gonfle au plus haut point car cela fait 14 ans que j’entends la même rengaine. Si cela ne te plait pas de voir des dopés arrète de regarder le vélo, j’ai répondu a axel sur ce sujet donc je te renvoi le compliment de lire les coms.
Le cyclisme est a l’image de la sociéte, il évolue, le dopage en fait partie c’est la vie. Il y a 20 ans, il y avait internet ? non ! aujourd’hui c’est le cas, c’est l’évolution.
Quand tu parles de cette époque on dirait que les coureurs étaient des tocards. Cela a changé ta vie de voir Riis moi pas, il s’est dopé comme le grand Jacques, le grand eddy, Lance et d’autres avec les produits de son temps. Certes il a abusé mais dans ce cas, la direction du tour aurait du prendre les sanctions nécessaires sachant qu’ils le savaient.
Tu me parles de J-P de Mondenard mais quand j’ai lu roussel, willy, fignon je l’avoue sur certains points c’était pas mal. Je tiens a te préciser que chez les amateurs des mecs chargés il y en a aussi, sans parler des cyclotouristes du dimanche.
Je préfères que tu me dises je détestes cette époque que de ressortir ce que tout le monde sait déjà. Un tricheur reste un tricheur méthode artisanale ou pas. C’est l’Argent qui a tué ce sport et continuera a l’enfoncer, lutter c’est bien mais en haut de la tour serait mieux.
Toi tu te bases sur un livre d’une personne, moi je me bases sur des livres, des médecins et des coureurs donc je n’ai aucun interet a défendre telle ou telle époque.
Un mec dopé tombe et quand on accuse pour les watts ou pour d’autres raisons les indurain, ugrumov et d’autres je trouves bizarre qu’ils n’y ai rien sur eux. Tu nous parles des watts et le mutant voeckler ne te choque pas ?
Je suis absolument d’accord et aujourd’hui beaucoup de coureurs deviennent fort après la trentaine notamment des francais.
l’epo est dépassé de nos jours, chaque époque a ses produits qui deviennent de plus en plus performants au fil du temps. Riis a gagné un tour et on ne peut revenir en arrière, on ne saura jamais avec le mème taux que les autres si le tour 96 aurait été pour lui.
Pour 97 c’est différent Ullrich est quand mème un athlète hors norme. Gros et en méforme sa plus mauvaise place est 4è donc je doutes qu’il est volé 97. L’argent, les tours difficiles, plus d’exploits, ont tué cette époque mais il faut avoir du respect pour les coureurs mème si certains nous sortent par les yeux.
@fsud,
Indurain a été contrôlé positif en 1994, pour ta gouverne, et Chiappucci en 1991.
Sinon, un mec qui gagne 5 fois le Tour de France d’affilée en battant des dopés notoires comme Jaskula, Riis ou Zülle, tu as le droit de penser qu’il est propre.
Cela n’enlève rien aux qualités de rouleur, au mental et à la science tactique du champion espagnol.
Mais il fut un pionnier de l’EPO, tout le monde le sait.
Quant à Ullrich, s’il fut le coureur le plus doué de l’après Greg LeMond, l’Allemand a aussi usé et abusé du dopage. Dire que son pire classement est 4e et en conclure qu’il n’est pas dopé car extraordinairement doué n’est pas suffisant.
Bonjour, sur Voeckler je suis également dubitatif, mais faut dire que j’ai jamais pu le blairer ni lui ni Bernaudeau...
Depuis 2011 et l’arrivée du sponsor Europcar on est passé d’une équipe faiblarde (classée en continental tour ?), qui a galéré comme pas possible pour trouver un sponsor, à une équipe de cadors sur le Tour. Voeckler, coureur vaillant mais terriblement limité (notamment en haute montagne), est soudainement devenu un grimpeur d’exception et un potentiel vainqueur du Tour. Rien que ça !
En 2011, je suis d’accord, il a profité de l’attentisme des leaders. Mais faut voir que sur la même saison il a aussi fait un top 10 au Dauphiné et gagné 2 étapes de la course au soleil !! En 2012, avec un genou en compote, il remporte 2 étapes dont le terrible Pau-Luchon où il passe tous les cols en tête ( !!!!!) et attaque encore le lendemain.
Enfin, entre le 11 et le 13 juillet, l’équipe Europcar a réussi la performance inouïe de remporter 2 étapes consécutives et presque 3 (Gauthier a fait quatrième le 13) ! Et tout ça dans les Alpes... De parole de commentateur sportif de France Télé (je ne sais plus si c’était le vieux ou ce connard de Adam), la dernière équipe à avoir fait un triplé sur le Tour, c’était................ Ariostea en 1991 (Cenghliata, Argentin, Lietti), mais même pas dans la haute montagne !
Pour terminer, je laisse parler le spécialiste des watts :http://www.lemonde.fr/sport/ar...
Fsud, désolé mais tes propos semblaient agressifs et surtout basés sur rien. Tu m’as vraiment donné l’impression de venir dire « c’est n’importe quoi tout ça » sans toi-même expliciter ton avis (relis tes com’ et tu verras que le ton n’était pas plaisant). Je ne suis nullement quelqu’un d’agressif et j’apprécie la critique à partir du moment où elle est fondée. Ici, ce qui m’a énervé, c’est que j’ai eu l’impression que tu balançais des critiques sans réflexion derrière. J’ai alors voulu employer le même ton que toi en réponse. A présent que tu décris plus ton avis et qu’il est plus constructif, je comprends mieux ton point de vue et donc je peux mieux y répondre :
Je pense que tu ne comprends pas bien le but et le sens de mes articles : j’assume totalement le fait de regarder encore le vélo (et j’en fais aussi d’ailleurs) en sachant pertinemment qu’il s’agit plus d’un spectacle que d’un sport à l’heure actuelle. Je ne sais pas ce qui te fait croire que j’estime que le cyclisme d’aujourd’hui est mieux, je ne le pense pas une seconde et je n’ai jamais tenu de tels propos. Seulement le sujet que j’aborde ne se situe pas dans le années 2000, donc je n’en parle pas (encore).
Je n’ai pas lu un livre, j’en ai lu beaucoup, je me suis bcp renseigné pour rédiger tout cela. J’ai juste voulu te citer une œuvre en particulier. Ca fait plus de 20 ans que je m’intéresse à tout cela et à force de m’intéresser, de rechercher, j’en suis arrivé à la conclusion que, si le dopage existe bien depuis le début (comme dans tous les sports d’ailleurs), et que les coureurs des années 90 et après ne sont pas plus à blâmer que leurs prédécesseurs, il est un fait que le dopage biologique a tout chamboulé en débarquant il y a plus de 20 ans.
Mon but est de démontrer qu’avant les années 90, le dopage était certes hyper présent mais que son efficacité n’était pas suffisante pour occulter les qualités intrinsèques des coureurs : si la plupart prenaient des produits, les meilleurs restaient les meilleurs. Le boum inconsidéré des performances début 90 a marqué un changement : l’efficacité du dopage est devenue telle qu’en fonction de l’encadrement médical et des risques qu’on prenait, on pouvait créer des écarts d’un coureur à l’autre largement supérieurs à leurs propres qualités intrinsèques, la hiérarchie naturelle n’étant alors plus respectée. A partir de ce moment et jusqu’à aujourd’hui il est alors devenu difficile de savoir si un coureur était réellement plus fort où s’il bénéficiait de l’apport de médecins et produits plus performants. C’est cela que je déplore : à partir de 1991, certaines « stars » étaient des usurpateurs alors que d’autres étaient réellement doués ou surdoués mais il est difficile de faire la différence entre ses deux catégories en raison de ce qui est expliqué ci-dessus. Tous les coureurs que je cite ne le sont pas car c’était des incapables ou des plus gros tricheurs, mais bien car ils ont couru à une époque charnière du cyclisme qui ne permettait plus de distinguer le vrai talent du faux.
Si ce sport était déjà gangrené par le dopage, il est définitivement passé au stade de spectacle à cette époque. Je sais que bcp de gens ignorent cela (contrairement à ce que tu dis) et je voulais donner mon avis à ce sujet. Loin de moi l’idée de dire que les coureurs avant (Fignon, Lemond, Hinault, Mercx, Anquetil,...) étaient plus blancs et moins chargés, certainement pas ! Et encore moins que les années post-98 sont plus cleans ! Concernant les amateurs et les coureurs du dimanche, évidemment qu’ils se dopent aussi, je n’ai jamais prétendu le contraire.
Je veux juste informer les gens sur l’efficacité du dopage sanguin et le tournant qu’il a engendré dans un sport que je connais bien. Je ne vois pas ce qui m’empêche de faire cela tout en sachant en effet que le problème ne sera sans doute jamais réglé car la société est comme ça. Les enjeux financiers sont bcp trop importants pour qu’on reparte de zéro et qu’on éradique le dopage.
Merci en tout cas d’avoir pris le temps de détailler ta réponse.
@Nicolas : en effet, le dopage a toujours existé et fait partie de la société : que ne ferait-on pas pour gagner ! C’est pourquoi, contrairement à ce que certains pensent, le fait de se doper dans le cyclisme n’a rien à voir avec la difficulté des étapes. C’est pourquoi on se dope autant pour un marathon que pour un 100m. Le but n’est pas de rendre l’effort plus facile mais bien d’être plus fort que l’autre, pour remporter la mise. On ferait même des étapes de 30 kms sur le Tour, les mecs seraient aussi chargés...
Concernant l’absence d’attaque de loin à l’heure actuelle, je pense que c’est dû à deux choses : la professionalisation du peloton et l’amélioration du dopage ont nivelé les capacités des coureurs vers le haut. Avant, les leaders avaient énormément de marge sur le équipiers et pouvaient créer des écarts même si ces derniers roulaient à plusieurs derrière. A présent, c’est terminé. Une équipe de 9 coureurs est tellement bien préparée (naturellement et artificiellement) qu’un leader qui sort à 50 kms ou plus de l’arrivée ne peut résister à 6 ou 7 équipiers de son adversaire qui vont rouler à fond derrière.
Pour Voeckler and co, il est évident qu’on est toujours dans le dopage à outrance, les performances chiffrées le prouvent. Il devient plus difficile de prendre des produits car les contrôles s’améliorent mais ils ont (et auront) toujours une longueur de retard sur les équipes.
Axel, Ca serait bien d’apporter en articles les controles positifs sur indurain et chiappucci. Tout le monde le sait, c’est bien, mais il faut se baser sur les preuves sinon c’est trop facile, je sais que un tel fait ca que l’autre il a dit...bref cela ne compte pas.
Je n’ai jamais dit qu’ils étaient propres, les mecs sont tous chargés il suffit juste de remonter l’histoire. Anquetil lui-même le clamer haut et fort qu’il se dopé, a partir de la, que dire si ce n’est qu’au fil du temps cela va s’emplifier et ce fut le cas.
Ce qui me gène ce sont les exploits a la Landis ou T.Voeckler cette année ( bellegarde et luchon ), rumsas, Vino et d’autres. Riis certes c’est violent dans Hautacam mais il le paye lors du chrono de St émilion.
Ullrich avait le record de 6 tours dans les jambes, il a abusé, mais sa plus mauvaise place fut 4è, les faits sont la sachant qu’il était gros avant le tour, il faisait une préparation mauvaise c’est dire son niveau. Du dopage ok, tu rajoutes en plus une bonne préparation il en gagne 6.
Je tiens a te préciser que sur L.A ( comme les affaires pleuvent sur lui ) il avait un temps d’avance sur ses adversaires donc si Ullrich epo et Lance epo 2è génération par exemple, la il y a tricherie.
Slt Ditch, C’est pas méchant c’est derrière. Je suis comme ca, c’est le tempérament du sud.
Je comprends le but de ces articles mais parler de dopage tout le temps est usant. Il faut dissocier les 2 avant de parler d’un tour de France sinon c’est difficile a lire.
Perso je suis fan de cyclisme et de ces mecs la, Je n’y ai jamais cru a Riis et a d’autres mais ils ont su saisir leurs chances. Vous savez j’ai des étapes sur les grands tours les classiques, les livres, plus les connaissances, bref, quand les mecs abusent je les vois de suite. Ce qui m’a décu a cette époque la, est que si tu mets le danois a 50% comme les autres il ne gagne jamais le tour peut-ètre que Miguel ou virenque l’aurait gagné, on ne le saura jamais mais c’est la vie, on ne peut refaire l’histoire. J’ai les étapes en vidéo du tour 96 et elles me laissent encore aujourd’hui un gout amer mais cela reste quand même un très bon tour.
Le premier gars loin d’ètre clean qui m’a plu est laurent Fignon et j’aime les virenque, pantani et d’autres comme Jimenez mais je vais faire quoi, leur taper dessus, jeter tout ce que j’ai non je gardes car j’aime tout simplement.
J’ai toujours pensé que l’abus des tracé, le business et l’image ont fait les dérives des années 90, il fallait passer par la pour que les gens comprennent le bordel dans ce sport mais quand tu casses un rève de gosse c’est fini cela ne revient pas.
En 2011 l’étape du galibier fait 89 H-délais, en 97 a courchevel, 93 en peloton sinon il y en a 100 mais j’ai adoré cette étape. Je préfères regarder des mecs qui ont de la gueule et du panache que les tours moderne ou on se fait chier.
Virenque sans epo en 92 finit 25è donc ce n’est pas un tocard, Pantani 3è du tour de France en 94 avec le giro dans les jambes donc les qualités étaient la, comme Ullrich.
Ils ont gagné, ils ont fait réver beaucoup de monde et c’est tant mieux car les gens ne rèvent plus et le cyclisme ne fait plus rèver depuis longtemps. Sans parler dopage le dernier tour crédible reste 97 avec une hiérarchie respécté mais a partir de 98 c’est du n’importe quoi.
L’epo est arrivé en 87 dans le peloton en termes expérimental et a mon avis ( cela n’engage que moi ) 89 ou 90 marque le début de l’ère epo.
C’est pour cette raison que je n’aime pas les propos de Fignon alors qu’il a couru chez Gatorade a l’époque et je doutes qu’il n’en ai pas prit.
Les gens sont conscients, ils le savaient mais quand tu rèves, tu laisses faire c’est normal.
Indurain, Chiappucci, virenque, pantani même a 52 % sur le giro 99, je ne remets pas leurs niveau en cause.
Riis, jalabert, gotti, les équipiers de L.A, la oui je doutes de leurs performances.
@Fsud,
Je ferai un article prochainement sur le dopage, tu auras les preuves attendues sur El Diablo et Big Mig !
Bernaudeau est pour le dopage donc je doutes que l’équipe Europcar qui a une affaire dessus depuis le tour de France 2011 soit clean.
Cette année sur 18 étapes car j’enlèves les chronos et le prologue ils ont mit un coureur tous les jours dans une échappé et la il y a un gros problème.
Je suis absolument d’accord, T.Voeckler n’a pas de talent alors faire l’étape a 35 Km/h de moyenne en passant tous les cols en tète sur la route de luchon c’est trop. L’étape de Bellegarde est couru a 40 Km/h avec une jambe, il est fort ce coureur.
Ce mec la est plus fort que Pierre Rolland en montagne...cherchez l’erreur.
ok, pour Claudio je sais qu’en 97 il est prit par la patrouille.
Ca serait sympa de faire un article sur les étapes de légendes de chaque décennie sans parler de dopage.
Jan Ullrich, comme Marco Pantani, était certainement très doué mais le dopage sanguin a tronqué ses résultats et difficile de savoir ce qu’il aurait vraiment fait sans cela. Mais on peut effectivement penser qu’il aurait brillé d’avantage.
Bjarne Riis a réalisé sur les hauteurs d’Hautacam une performance chiffrée qui ne sera plus jamais atteinte par la suite. Mais il ne s’agit pas là du seul « fait d’arme » du danois : ses « scores » en 95 et sur les autres étapes de 96 sont également hors-norme. Sa puissance moyenne sur l’ensemble du tour 96 est un véritable record.
Indurain a certes été contrôlé positif en 94 au salbutamol mais ce n’était pas grand-chose. Des preuves sur sa prise d’EPO ? Aucune, comme la plupart des coureurs à cette époque (et encore maintenant). Toujours pour les mêmes raisons (contrôles pas au niveau). Par contre sa performance au CLM du Luxembourg en 92, sa montée d’Hautacam en 94 ou encore son chef d’œuvre à la Plagne en ’95 ne laisse planer aucun doute. Parce qu’il ne s’agit pas là d’une méthode permettant de confondre un coureur, doit-on pour autant omettre d’en parler même si son analyse amène à un constat évident de sur-dopage ?
Durant les années qui ont suivi 98’, j’ai pensé à tort qu’il s’agissait juste de dopage comme il y en avait toujours eu. Que comme pour les pratiques des années 50, 60, 70, 80, celles des années 90 rencontraient le même principe : si tout le monde se chargeait, les meilleurs restaient les meilleurs. Qu’il s’agissait d’un spectacle conservant toutefois une logique de hiérarchie sportive. Si j’avais continué à penser cela, je n’aurais jamais rédigé ces articles. Mais lorsque j’ai compris, en analysant les chiffres, que ce n’était pas le cas, qu’on avait passé un vrai cap dans la dénaturation de ce sport par rapport aux décennies précédentes, j’ai fait plus de recherches et j’ai fini par coucher mon point de vue sur papier.
Jean Robic, Fausto Coppi, Louison Bobet, Jacques Anquetil, Eddy Mercx, Bernard Thevenet, Bernard Hinault, Laurent Fignon, Greg Lemond pour ne citer qu’eux, ont triché, suivi la mouvance de leur temps, auraient certainement pris de l’EPO si cela leur avait été possible en leur temps, mais ils ont gagné en étant les meilleurs.
Miguel Indurain, Gianni Bugno, Claudio Chiapucci, Tony Rominger, Zenon Jaskula, Bjarne Riis, Piotr Ugrumov, Alex Zulle, Jan Ullrich, Marco Pantani, Lance Armstrong, Joseba Beloki, Roberto Heras, Ivan Basso, Alberto Contador, Andy Schleck, Bradley Wiggins, pour ne citer qu’eux, ont triché et suivi la mouvance de leur époque comme leurs prédécesseurs, sans plus. Mais dans leur cas, certains ont gagné car ils étaient plus fort, d’autres car ils avaient de meilleurs médecins. Elle est là la différence.
Gilles Delion, dont il est unanimement dit qu’il ne se dopait pas (Willy Voet lui rend d’ailleurs hommage dans son livre « massacre à la chaîne »), a terminé 15ème du Tour 1990. Aurait-il pu rééditer cet « exploit » 5 ans plus tard ? Non. 20 ans plus tard ? Non plus. 10 ans plus tôt ? Oui, certainement.
Salut Fsud, je suis belge et ne viens pas du sud mais je réagis également au quart de tour, donc je sais ce que c’est... Je reconnais m’être trompé sur tes intentions et tes connaissances, mais à première vue, je croyais avoir affaire à quelqu’un qui me balance "c’est n’importe quoi" sans fondement comme c’est arrivé parfois.
Si j’écris tout ça, c’est aussi car je suis fan, que je suis tous les tours depuis 89 et que j’ai énormément vibré (et je vibre encore à présent) devant ces étapes de légende. Si tu lis uniquement mon article sur ’96, de fait tu peux te dire que je parle de deux choses à la fois (encore que vélo et dopage sont malheureusement intimement liés). Mais si tu pars de mon premier article et que tu suis la chronologie, j’y explique clairement que mon but est de démontrer l’efficacité du dopage sanguin et ses répercussions sur le peloton. Je pourrais te parler du déroulement des étapes mais ce n’était pas mon but (encore que je le fais quand même). Comme dis dans mon commentaire précédent, je ne suis pas déçu par le fait que le dopage est présent mais par le fait qu’il a maintenant également jeté un flou sur la vrai hiérarchie et en cela, il y a selon moi une injustice. Néanmoins, je continue à regarder chaque année...
J’ai vibré en voyant les performances de Riis à l’époque mais à présent je me dis que c’est injuste. Quand tu dis qu’on repère les « surchargés », c’est vrai qu’il y a des indices mais c’est tout de même eux qui l’emportent et tu n’es jamais certain de qui est vraiment bon, même si tu as des intuitions (Ullrich, Pantani, Virenque, Leblanc... vs Ugrumov, Riis, Berzin, Armstrong...) grâce à tel ou tel indice (éphémère ou pas, bon très jeune ou pas).
Pour l’EPO dès 87, mes recherches retranscrites dans mon article sur le Tour 91 me laisse penser que ce n’est que quelques années plus tard qu’il a été utilisé dans les courses avec une certaine efficacité.
Sinon, je suis d’accord qu’il ne faut pas ad vitam eternam revenir sur les exploits faussés, le dopage etc... puisque c’est comme ça et que ça ne changera jamais vraiment, mais j’ai voulu rédigé une série d’articles sur un point précis (le dopage sanguin qui bouleverse la hiérarchie) et quelque part il faut bien que j’aille jusqu’au bout ;-)
Oui, complètement en phase avec Ditch.
Avant 1991 et l’EPO, les meilleurs se dopaient déjà mais le dopage n’était pas si industriel et scientifique, cela dénaturait moins la course.
Pour Indurain, Ullrich, Pantani, Armstrong, Contador, Wiggins, le doute est permis ... Auraient-ils gagné le Tour si personne n’avait l’EPO ?
Je dirais oui pour Ullrich, Pantani et Contador, intrinsèquement doués pour les courses à étapes, non pour Indurain, Armstrong et Wiggins, coureurs à métamorphoses progressives.
Slt ditch, Je comprends car j’ai fait de l’ironie, c’est pas méchant. J’avais vu que tu étais de Belgique.
Vu que nous sommes de la même génération, tu devrais faire un article en plus du tour de France sur le dopage mais en faisant un lien ce qui permettra aussi de laisser un peu de rèves d’innocence.
Tu as des étapes références, des coureurs ? ? ?
Par contre étant fan du tour 97 et de courchevel n’envoi pas trop sur eux même avec les faits.
Les festina avait de supers coureurs et le coup dans le glandon ne me choque pas plus que ca vu qu’ils ont fini a la ramasse par la suite et ce fut normal.
Richard reste le grimpeur le plus complet de cette époque, pas sur une montée sèche mais celui qui pouvait passer tout les cols en tète sur une étape. Dans les années 90 tu as eu El diablo, Marco, Escartin, Jimenez et Virenque et d’autres moin fort ce qui fait que c’était du costaud.
Salut Fsud,
Tu sais, comme introduction à chacun de mes articles, j’explique ma démarche, donc je pense que les gens savent clairement que je vais parler dopage. Je pourrais en effet te rédiger l’un ou l’autre papiers avec le regard que j’avais à l’époque mais ce n’est pas mon but. Il y a d’autres rédacteurs comme Axel Borg qui font d’excellents articles sur le déroulement pur des étapes. Suffit de plonger dans son imposante bibliographie et tu en trouveras pas mal qui te feront revivre ces moments.
Comme déjà dit, je veux pointer le fait que depuis ces années-là, le dopage est tel qu’on n’est plus sûr que la hiérarchie naturelle soit respectée et je trouve cela triste et ça casse le rêve. Mais jamais je n’ai dit que tous ces coureurs étaient nuls ! Il y en a forcément de très bons (Pantani, Ullrich, Virenque, Leblanc et d’autres) comme de bcp plus mauvais. Concernant les premiers, je ne manque jamais de souligner d’une manière ou d’une autre leur talent intrinsèque dans mes articles tout en déplorant le fait qu’il est malheureusement difficile de les apprécier à leur juste valeur puisqu’on n’est jamais sûr et puisque certains usurpateurs leur volent la vedette.
Pour 97, c’était certes spectaculaire mais il n’y avait aucun suspense bien que Virenque ait longtemps donné l’illusion d’un duel par sa fougue et sa volonté. Tu devrais regarder d’anciennes étape des années 80 (la montée de l’Alpe en 89 s’apparent à une véritable bataille jusqu’au bout de leur force, loin des défilés « bien à l’aise » que certains affichent depuis 20 ans) il y a plus de « vrai » je trouve. Pour l’équipe Festina, ma logique reste la même : je pense qu’ils ont également franchi un cap point de vue dopage en l’organisant au mieux pour toute l’équipe et non quelques coureurs. Pour cela ils sont un peu les pionniers et les « ancêtres » de l’US Postal. Néanmoins, je pense également que d’un autre côté, ils avaient également recruté pas mal de bons coureurs pour soutenir Virenque.
Slt Ditch, Je te l’ai dit sur un autre post,je les ai les étapes et t’inquiète que des mecs cramés il y en a eu en 20 ans.
Le problème est que cela rajoute du tort sur ce sport même si le dopage en ai une partie intégrante. Cela fait fuir les personnes qui pourraient éventuellement s’intérrésser au cyclisme.
A courchevel Virenque est mort après l’arrivée, il arrive a peine a parler.
Je voulais savoir si tu avais des tours et des coureurs références ?
Salut Fsud,
Mon coureur préféré a toujours été Greg Lemond. Le CLM sur les champs Elysée en 89 fut la première étape que j’ai vraiment suivie. Ce tour fut magnifique car un des plus serrés et un des plus indécis avec bcp de rebondissements. Sans doute le dernier qui a fait réellement vibrer. J’ai bien aimé également le Tour 90 avec l’étape vers Luz Ardiden. Ensuite, je n’étais pas fan des années Indurain que je trouvais peu emballantes (et je n’aimais pas la façon dont le navarrais remportait ses tours). Je noterais néanmoins la victoire de Zulle à la Plagne en 95. Dans ces années-là, j’ai apprécié voir courir Luc Leblanc pour son tempérament offensif et ses qualités de grimpeur ajoutés à son côté "je reviens de nulle part" au vu de ses différents déboires. Les top étapes qui ont forcément amené bcp d’émotions sont connues de tous : Val Louron 91 (que j’ai suivi amer puisque Lemond était en retrait), les Arcs 96 (Indurain enfin en difficulté et Leblanc qui s’impose après bcp de péripéties) et 98 (là où Pantani, dans le brouillard démontra que Ullrich n’était pas invincible et ce malgré la supercherie Rodolpho Massi). Paradoxalement d’ailleurs, c’est le Tour 96 de Riis qui m’a le plus plu dans ces années 90... Enfin un peu de nouveauté, pas de scénario tout fait dès le départ, des attaques (avec panache, comme je croyais à l’époque). Ensuite, les années 2000 avec Armstrong, j’ai détesté. Je n’aimais vraiment pas le personnage et le déroulement. J’ai apprécié le style de Roberto Heras (en 2000 il avait fait peur à l’américain) que j’estime être un super grimpeur malgré le dopage mais j’ai regretté qu’il ne se dresse jamais face au texan en montagne (d’abord dans son équipe puis incapable de rivaliser sur le tour une fois parti chez liberty seguros). Enfin, j’ai apprécié la victoire finale de Sastre en 2008 (même si mon regard était tout autre qu’avant 98) et le tour 2011 qui, par son déroulement (attaque de loin, défaillances) ressemblait le plus aux éditions des années 80. J’ai aimé l’attaque de loin d’A. Schleck. Longtemps qu’on avait plus vu ça. Par contre cette année, ce fut pour moi l’un des tours les moins intéressants que j’aie pu voir.
Slt Ditch, Ok merci.
89 est un des 3 plus beaux tours de l’histoire si ce n’est le plus beau.
Le premier gars qui m’a marqué fut Fignon.
J’aimais beaucoup Miguel, après il y a ceux qui dise que le dopage a fait tombé Lemond, fignon et les autres mais leurs temps était passé. Lemond comme roche, fignon, delgado n’auraient jamais gagné le tour jusqu’en 97.
Indurain reste un des plus grands champions de l’histoire du cyclisme. Lemond avait 5 tours dans les pattes mais on connaît son histoire difficile.
Pour les années 80 en négatif je retiens le tour de France 87 avec ses excès dans tous les domaines.
96 fait partie de la trilogie avec 95 et 97 des tours très intérressants.
Pour ma part c’est mort en 97.( fin de l’année ). L’affaire festina en 98 ayant tué ce sport en partie sans parler du reste jusqu’à aujourd’hui.
Les années 2000 je retiens juste le record de Virenque pour les pois. R.Heras ayant préféré l’argent avec L.Amrstrong donc rien a dire sur ce coureur.
Pas d’innovation dans les tracés, les affaires de dopage et L.A n’ont jamais été digérés.
Les étapes de légendes de 89 a 2000 il y en a eu.
Ce sont les meilleures années JML, avec de l’innovation tout en restant classique, des grosses étapes de montagnes, les coureurs, les audiences au rendez-vous.
Chrono Versailles 89, Station Val louron 91, sestrières et le chrono du Luxembourg 92, Mende 95, Les arcs et Pampelune 96, Andorre Arcalis et Courchevel 97, Les deux-alpes 98.
De 2000 a 2012 je mets Luz-ardiden 2003, et Le galibier 2011.
Je prends en compte le dopage quand je vois Landis, Rasmussen et T.Voeckler. Les mecs qui abusent ne restent pas longtemps en général. Mais n’oublions pas que le dopage ne fait pas tout sinon on pourrait faire les courses sans problèmes.
Tu as des étapes sur vidéo des années 90 ?
J’en ai quelques unes : Alpe d’Huez ’90, Luz-Ardiden ’90, Val Louron ’91, Les Arcs ’96 sur CD et Pampelune ’96 sur VHS.
Salut Ditch, Bien vu cet article, qui fait echo à ce que Axel avait deja fait. Pour illustrer ton article, un petit rappel du lien de l’INA sur la montée de Hautacam, on hallucine totalement sur cette ascencion sur la plaque, avec en prime les commentaires (naivité authentique ?) de Chene et Thevenet(lui savait à mon avis que c’était louche). http://www.ina.fr/sport/cyclis...
Oui j’avais fait un article sur Riis en 1996 mais sur la seule étape de Lourdes Hautacam
Oui, merci pour l’article. Le jour de l’étape de Pampelune, Ullrich freinait à moitié dans les lacets si je souviens bien. Juste dommage que la fameuse étape du Galibier ait été escamotée, ça aurait sans doute donné un autre grand moment de sport...
Sinon, Contador ne produit pas autant de Watts qu’autrefois, cf les temps d’ascension sur la Vuelta
En effet, Ullrich prenait tranquille les virages à la corde, le cul sur la selle et à hauteur de Virenque qui lui était debout sur les pédales et le prenait plus large. "Impressionnant" était le terme employé en direct...

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