Les 5 piliers du Championnat du Monde de F1
Silverstone, Monza, Spa Francorchamps, Monaco et Suzuka sont les cinq piliers du Championnat du Monde de F1. Seuls trois hommes se sont imposés sur ces cinq circuits: Ayrton Senna, Michael Schumacher et Sebastian Vettel.
Le pentagone d’as ne fut possible qu’à partir de 1987, année de l’entrée de Suzuka au calendrier. Car Suzuka (Japon), Monaco (Monaco), Spa Francorchamps (Belgique), Silverstone (Grande-Bretagne) et Monza (Italie) sont les cinq joyaux du championnat du monde de F1, n’en déplaise à d’autres tracés complets et historiquescomme Interlagos (Brésil) ou Gilles-Villeneuve (Canada).
Monaco, à l’exception de Jim Clark ou Nelson Piquet, a vu toutes les superstars de la F1 s’y imposer. Ecrin du championnat du monde sur le Rocher, le circuit de la Principauté est unique entre les rails. Véritable dédale, labyrinthe, il a sublimé le talent de grands pilotes comme Stirling Moss (1961), Graham Hill (1965),Gilles Villeneuve (1981), Michael Schumacher (1997) ou Lewis Hamilton (2008). Souvient copié, jamais égalé, Monaco reste le roi des circuits urbains,malgré Detroit, Dallas, Valence ou Singapour. Il est impossible de dépasser à Monaco, circuit si particulier avec sa montée vers le Casino,sa lente descente vers le Portier, puis le tunnel menant au port où trônent des yachts plus luxueux les uns que les autres.Ayrton Senna, vainqueur en 1987, 1989, 1990, 1991, 1992 et 1993, détient le record de victoires à Monaco.
Silverstone est le berceau de la F1. C’est là, le dimanche 13 mai 1950, que le championnat du monde a pris son envol, avec une victoire de l’Italien Nino Farina. C’est pour cela quel’édition 2000 eut lieu non en juillet mais au printemps, le 23 avril, jour dePâques, pour célébrer le cinquantenaire dela F1.Parfois mis en concurrence avecBrands Hatch, l’ancien aérodrome de la Royal Air Force a vu Nigel Mansell y signer une victoire d’anthologie en 1992, terrassant l’opposition sur Williams-Renault. En 2010, Silverstone devait laisser place à Donington, circuit qu’Ayrton Senna a rendu légendairepar le Grand Prix d’Europe 1993. Mais le projetDonington est tombé à l’eau,laissantun sursis à Silverstone, dans le collimateurde Bernie Ecclestone du fait de ses embouteillages monstres et de son budget agonisant.Magique avec un public emprunt de tradition, Silverstone fut un royaume de vitesse jadis. Mais avec Copse, Maggotts ou Beckett, il reste encore de nombreuses occasions de vibrer à haute vitesse. Alain Prost, vainqueur en 1983, 1985, 1989, 1990 et 1993, y détient le record de victoires.
Monza, né en 1922 dans un parc royal, est le temple de la vitesse, le dernier autodrome authentique, depuis qu’Hockenheim a été aseptisé en 2001 pour des raisons de sécurité. Sanctuaire des tifosi, ce circuit fait des grands champions passant chez Ferrari des idoles absolues du public, tels Michael Schumacher ou Fernando Alonso. Monza peut se targuer du public le plus passionné de tout le calendrier, devant des publics connaisseurs tels que ceux de Silverstone, Interlagos ou encore Suzuka.Traditionnellement envahi par la foule des tifosi après le drapeau à damier, le circuit lombard a été le théâtre d’une apothéose Ferrari en septembre 1988. Moins d’un mois après le décès du Commendatore Enzo Ferrari, le destin a donné un coup de pouce à la Scuderia, dominée par McLaren avec une rare violence. Woking, vainqueur des onze premiers Grands Prix de Rio de Janeiro à Spa Francorchamps, dut s’incliner. La fantastique poursuite Alboreto Berger Senna se solda par un doublé pour l’Autrichien et l’Italien, car à deux tours de l’arrivée le virtuose brésilien vit sa suspension brisée dans une collision stupide avec la Williams Judd de Jean-Louis Schlesser. Monza fut aussi le tombeau de nombre de pilotes, tels Alberto Ascari (1955, en essais privés), Wolfgang Von Trips (1961), Jochen Rindt (1970) et Ronnie Peterson (1978). Il ne fut qu’une seule fois absent du calendrier mondial, en 1980, remplacé par l’autodrome d’Imola. Michael Schumacher détient le record des victoires à Monza, vainqueur à cinq reprises en 1996, 1998, 2002, 2003 et 2006.
Spa Francorchamps est le digne héritier du grand Nürburgring, condamné après 1976 suite à l’accident de Niki Lauda mais aussi par les contraintes télévisuelles. Mais contrairement au majestueux circuit de l’Eifel, le tracé belge est resté un juge de paix après son raccourcissement. Dan Gurney disait que Spa sépare les hommes des petits garçons. En effet, car seuls des pilotes d’envergure y triomphent, les qualités de la monoplace étant nivellées par la virtuosité des champions capables de se transcender dans le Raidillon de l’Eau Rouge ou les grandes courbes (Puhon, Kemmel, Blanchimont) menant à l’arrivée. Sur le toboggan des Ardennes, c’est Michael Schumacher qui détient le record de victoires, avec six succès acquis en 1992, 1995, 1996, 1997, 2001 et 2002.
Dessiné par John Hugenholtz, également architecte de Zandvoort, Jarama et Zolder, le circuit de Suzuka est la propriété de Honda. S’il ne fut pas le premier circuit à accueillir le Grand Prix du Japon (ce fut le Mont Fuji en 1976), Suzuka est un circuit exceptionnel, hyper sélectif. Le virage du 130R est un des plus redoutables de toute la saison, à l’instar du raidillon de l’Eau Rouge. Véritable circuit de vérité, il fut de nombreuses fois le théâtre d’épilogues du championnat, car positionné en fin de calendrier. Ayrton Senna y a conquis ses trois couronnes mondiales. C’est Michael Schumacher qui y détient le record de victoires, ayant emporté six fois le Grand Prix du Japon, en 1995, 1997, 2000,2001, 2002 et 2004.
Seuls trois pilotes ont pu graver leur nom sur le palmarès de ces cinq tracés de légende, Ayrton Senna, MichaelSchumacher et SebastianVettel.
- Ayrton Senna: le Brésilien fut le premier à réaliser l’exploit, complétant le pentagone en 1990 avec sa première victoire en Italie, à Monza. Vainqueur à Spa Francorchamps (1985, 1988, 1989, 1990, 1991), Monaco (1987, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993), Silverstone (1988), Suzuka (1988, 1993) et Monza (1990, 1992), Senna compte 16 victoires sur ces cinq circuits. Il lui manque cependant le Grand Prix de France, chasse gardée de ses contemporains Prost et Mansell, à son fantastique palmarès. Senna fut maudit aussi bien à Dijon Prenois (1984), qu’au Castellet (1985-1990) puis à Magny-Cours (1991-1993), ne signant pour seul titre de gloire dans l’Hexagone qu’une pole position, en 1986 avec Lotus Renault au Paul-Ricard.
- Michael Schumacher: l’Allemand a longtemps cannibalisé la F1, lui à qu’il ne manque des victoires qu’à Kyalami (Afrique du Sud), Hermanos Rodriguez (Mexique), Marina Bay (Singapour), Yas Marina (AbuDhabi), Yeongam (Corée du Sud)ou encore Istanbul(Turquie). Vainqueur à Spa Francorchamps (1992, 1995, 1996, 1997, 2001, 2002), Monaco (1994, 1995, 1997, 1999, 2001), Suzuka (1995, 1997, 2000, 2001, 2002, 2004), Monza (1996, 1998, 2000, 2003, 2006), Silverstone (1998, 2002, 2004), le Kaiser a complété le pentagone en 1998 avec son premier succès en terre anglaise, sous la pluie noyant l’ancien aérodrome de la Royal Air Force. Schumacher compte 25 victoires sur les cinq circuits, record absolu loin devant son idole Senna. Il est aussi recordman des victoires sur trois d’entre eux, Monza, Spa Francorchamps et Suzuka, talonnant le recordman Senna d’une seule unité en Principauté de Monaco.
- Sebastian Vettel: il est le plus jeune à avoir réalisé cet exploit, à seulement 24 ans, contre 30 à Senna et 29 à Schumacher. Vainqueur à Monza (2008, 2011), Silverstone (2009), Suzuka (2009, 2010), Monaco (2011) et Spa Francorchamps (2011), c’est donc en Belgique, sur le toboggan des Ardennes, que Vettel a rejoint ses deux prestigieux aînés dans ce cercle très fermé. Le jeune Allemand a aussi inscrit son nom sur le palmarès d’Interlagos (2009 et 2010), mais lui lui manque des victoires à domicile, Nürburgring ou Hockenheim, ainsi qu’à Canada, sur le très prisé circuit Gilles-Villeneuve.
A cette liste, on peut aussi rajouter le nom du maestro argentin Juan Manuel Fangio, vainqueur du Grand Chelem de jadis, Suzuka étant trop contemporain et apparu en 1987 en F1: Monaco (1950, 1957), Monza (1953, 1955), Spa Francorchamps (1950, 1954, 1955), Silverstone (1956), Nürburgring (1954, 1956, 1957).
Tous les autres grands champions des trente dernières années ont échoué sur une voire deux marches:
- Nelson Piquet (Monaco, Spa Francorchamps, Silverstone): vainqueur à Monza (1983, 1986, 1987) etSuzuka (1990), le pilote de Rio de Janeiro détestait Monaco. Il considérait que courir en F1 en Principauté équivalait à faire du vélo dans un salon ... Piquet termina pourtant dauphin de Senna en 1987, l’année de sa troisième couronne mondiale, obtenue avec Williams Honda. Egalement muet dans les Ardennes, Piquet ne connut pas plus de réussite à Silverstone, où il disputa une joute d’une exceptionnelle intensité en 1987 contre son coéquipier Nigel Mansell. Le duel fratricide des deux coéquipiers de Williams atteignit à son pinacle à Silverstone en 1987, Mansell piégeant Piquet par un dépassement rusé en fin de course. Ce fut un festival Honda, les Williams de Mansell et Piquetdevançant les Lotus de Senna et Nakajima pour un historique quadruplé que Renault égala en 1996 à Magny-Cours puis en 1997 au Nürburgring. Il faut cependant noter que Nelson Piquet s’est imposé sur le sol britannique en 1983, à Brands Hatch, dans le cadre du premier Grand Prix d’Europe.
- Alain Prost (Suzuka): vainqueur à Monaco (1984, 1985, 1986, 1988), Spa Francorchamps (1983, 1987), Silverstone (1983, 1985, 1989, 1990, 1993) et Monza (1981, 1985, 1989), le Français n’a jamais pu s’imposer au pays des samouraïs. 1987 le voit condamné dès le deuxième tour, victime d’une crevaison. En 1988, bien placé, il fut battu de façon souveraine par son coéquipier chez McLaren, le Brésilien Ayrton Senna.
La victoire resta utopique en terre japonaise pour Prost en 1989 et 1990, années de ses accrochages désormais célèbres avec Senna. Deuxième en 1988 et 1993, à chaque fois derrière Senna, Prost termina quatrième en 1991 avec Ferrari, pour sa dernière course dans l’écurie italienne. Il fut en effet licencié par Piero Fusaroavant le Grand Prix d’Australie, traitant son bolide écarlate de camion! A noter que Prost a aussi un zéro pointé en Hongrie, ne parvenant jamais à l’emporter à Budapest, au contraire de ses illustres contemporains Piquet, Senna et Mansell.
- Nigel Mansell (Monaco, Suzuka): Vainqueur à Spa Francorchamps(1986),Silverstone (1987, 1991, 1992) et Monza (1991), il manque au natif de l’île de Man des victoires en Principauté de Monaco, terre maudite des Britanniques entre 1973 (Stewart) et 2000 (Coulthard), ainsi qu’au Japon. En 1992, Mansell avait la voiture parfaite pour triompher sur le Rocher. Mais piégé par sa roue avant, il dut céder sa première place à Senna à six tours du terme. Revenant à bride abattue sur le triple champion du monde, refusant viscéralement cette injuste défaite, Mansell dut se contenter du premier accessit. Ce fut sa dernière participation en Principauté ... Au Japon, Mansell aurait pu s’imposer en 1990 s’il n’avait pas détruit sa boîte de vitesses de façon stupide, après avoir une occasion royale de l’emporter suite à l’accrochage Prost - Senna.
- Damon Hill (Monaco): vainqueur à Spa Francorchamps (1993, 1994, 1998), Monza (1993, 1994), Silverstone (1994), et Suzuka (1994, 1996), Damon Hill n’a jamais triomphé en Principauté de Monaco, bastion de son père Graham dans les années 60. En 1993, alors que Senna battait le record de Graham avec une sixième victoire historique, Damon Hill terminait dauphin du virtuose de Sao Paulo pour sa première participation. Mais l’alliance Williams-Renault ne gagna jamais dans le dédale monégasque, pas plus avec Prost, Mansell qu’avec Hill, Coulthard, Frentzen, Patrese, Boutsenou Villeneuve. En 1995, le Londonien partit en pole position mais fut vaincu par Michael Schumacher, nouveau prince d’un labyrinthe orphelin d’Ayrton Senna.Damon Hill rata sa plus belle occasion en 1996, quand l’Allemand sortit stupidement au virage du Portier dès le premier tour. Mais vaincu par son moteur, le pilote anglais dut renoncer. Ce fut la dernière fois de sa carrière qu’il eut une F1 capable de briguer la victoire en terre monégasque.
- Mika Häkkinen (Monza): vainqueur à Monaco (1998), Spa Francorchamps (2000) et Silverstone, le Finlandais n’a jamais triomphé en Italie, malgré une kyrielle de podiums. Absent en 1993 en tant que pilote essayeur de McLaren, il voit le titulaire Michael Andretti terminer 3e. En 1994, le Finlandais finit troisième à Monza, puis deuxième en 1995 derrière Johnny Herbert vainqueur sur Benetton Renault. En 1996, Mika Häkkinen confirme par un nouveau podium en Lombardie, troisième derrière Schumacher et Alesi.L’année de son premier titre mondial, en 1998, le champion de McLaren ne finit que quatrième d’une course remportée par le Kaiser sur Ferrari.En 1999, il manque une victoire acquise par un abandon à la première chicane, victime d’une inexplicable erreur de pilotage dans le cockpit de sa flèche d’argent. Clé de voûte de McLaren au carrefour du millénaire, Häkkinen a croisé le fer avec Schumacher, figure de proue de la Scuderia Ferrari. Le symbole est donc très fort, jamais le pilote nordique n’a pu s’imposer dans le fief du Cavallino, terminant deuxième derrière le Kaiser en 2000, le jour où Schumi égala les 41 victoires de son idole, le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna, décédé en 1994 sur Williams-Renault à Imola.
- Fernando Alonso (Spa Francorchamps): vainqueur à Monaco (2006, 2007), Silverstone (2006, 2011), Suzuka (2006) et Monza (2007, 2010), l’Espagnol a toujours rentré bredouille en Belgique. Dauphin de Räikkönen en 2005 sous la pluie l’année de son premier sacre, le pilote d’Oviedo a aussi souffert de l’absence du circuit wallon dans le calendrier en 2003 et 2006. Troisième en 2007 derrière les Ferrari, contraint à l’abandon en 2009, 2010 et 2012, Alonso vit donc une histoire complexe avec le toboggan des Ardennes. Virtuose du pilotage, le champion espagnol a pourtant tout pour s’imposer sur un circuit qui ne s’offre qu’aux champions du monde depuis 1985, exception faite de David Coulthard (1999) et Felipe Massa (2008, sur tapis vert): Senna, Mansell, Prost, M.Schumacher, D.Hill, Häkkinen, Räikkönen, Hamilton, Vettel et Button y ont fait régner la caste des champions du monde.
- Kimi Räikkönen (Monza): aucun pilote Finlandais ne s’est jamais imposé en Italie, pas plus Keke Rosberg que Mika Häkkinen ou encore Kimi Räikkönen. Le circuit de Monza, situé dans un parc royal somptueux en plein coeur de la Lombardie, n’a donc jamais souri à Iceman, quatrième en 2003 et 2005,dauphin de Schumacher en 2006 à Monza, troisième en 2007 et 2009. Dommage car le Finlandais s’est imposé partout ailleurs concernant les piliers de la F1, que ce soità Spa Francorchamps (2004, 2005, 2007, 2009), Monaco (2005), Suzuka (2005) ou encoreSilverstone (2007). Souvent intouchable en Belgique, Iceman n’a jamais pu s’offrir le bouquet du vainqueur en Italie, lui était l’espoir n°1 des tifosi de Ferrari entre 2007 et 2009.
- Lewis Hamilton (Suzuka): vainqueur à Monaco (2008), Silverstone (2008), Spa Francorchamps (2010) et Monza (2012), il ne reste désormaisàBlack Senna qu’à devoir combler, comme un certain Alain Prost,une lacuneau Japon sur le juge de paix qu’est Suzuka. En 2007, Hamilton s’est imposé au Grand Prix du Japon sous la pluie, mais sur le circuit du Mont Fuji. Depuis le retour de la F1 à Suzuka en 2009, jamais Hamilton ne s’y est imposé. Son meilleur résultat à Nagoya reste une troisième place obtenue en 2009 derrière la Red Bull de Vettel et la Toyota de Trulli.
Lewis Hamilton aura donc l’occasion de rejoindre Senna, M.Schumacher et Vettel dès Suzuka, où McLaren s’était imposée en 2011 avec Jenson Button.
Pour Kimi Raikkonen et Fernando Alonso, il faudra patienter en 2013 au moins pour avoir une occasion de triompher respectivement à Monza et Spa Francorchamps.
En 1996, l’abandon monégasque de Damon Hill fut cruel, car le Britannique avait parfaitement contrôlé sa course avant l’explosion de son V10 Renault, disposant avec autorité de Schumacher au premier virage avant de s’envoler sur la patinoire urbaine de Monaco.
En 2004, Fernando Alonso est passé tout près de sa première victoire dans les Ardennes, surclassant Kimi Raikkonen et Michael Schumacher jusqu’à ce qu’une fuite d’huile n’ait pour conséquences de l’expédiant hors piste aux Combes.
Enfin, en 1984, Nigel Mansell manqua une belle occasion de s’imposer sur le Rocher, sortant de la piste alors qu’il avait disposé d’un Alain Prost pas vraiment décidé à prendre des risques.
Salut Jayce,
Oui Damon Hill fut fort près de s’imposer en 1996 à Monaco. Pour Mansell en 1984, en effet il mena le Grand Prix de Monaco sous la pluie devant Prost, mais bon erreur de pilotage de Nigel, pas de problème mécanique.
Quant à Alonso, espérons pour lui que son abandon de 2004 à Spa ne restera pas comme un regret éternel. Gageons que l’Espagnol aura entre 2013 et 2015 d’autres occasions de s’imposer sur le toboggan ardennais.
Le pilote d’Oviedo est vraiment le plus grand absent du palmarès en Belgique. Par contre, il fut chanceux de s’imposer en 2006 à Suzuka, profitant de la casse moteur de la Ferrari 248 F1 du Kaiser, qui perdait là presque toute chance pour glaner sa 8e couronne mondiale.
Enfin, Alain Prost aurait sans doute pu gagner en 1990 si Senna ne l’avait pas percuté au premier virage de Suzuka. Mais Ayrton n’a pas voulu prendre le risque de voir le money time de ce championnat se prolonger jusqu’à Adelaïde, noyant les ultimes chances du pilote français dans un nuage de poussière. Et Nelson Piquet put ainsi gagner au Japon, sa première victoire depuis Monza 87 !
En 2006, il y eut une justice dans l’abandon de Michael Schumacher à Suzuka profitant à Fernando Alonso, la situation inverse s’étant présentée à Monza. D’accord avec toi sur le fait que l’Espagnol manque au palmarès de Spa. En 2004 et 2009, il avait les moyens d’imposer sa Renault avant que la mécanique ne le trahisse. Il domina également Hamilton sur ce tracé en 2007 mais ne put rien face aux Ferrari. En ravanche, il commit une énorme erreur en 2010 en sortant de la piste, et malgré son abandon cette saison, il aurait difficilement pu déloger Jenson Button de la tête, malgré le fait qu"il partait lui aussi pour une stratégie à un arrêt (le seul avec Button et Sebastian Vettel, 1er et 2ème au final).
Alain Prost aurait certainement gagné en 1990 à Suzuka s’il n’avait pas été sorti par Ayrton Senna. Le Brésilien harponna la Ferrari en sachant qu’il ne pourrait pas lutter, sa McLaren étant moins à l’aise en condition de course.
Pour en finir avec Suzuka, Alonso aurait pu s’y imposer en 2005, où il fut prince avec Schumacher et Raikkonen. Mais la gestion du championnat du monde l’incita à ne pas tout risquer pour la victoire, contrairement au Finlandais.
@Jayce,
Alonso aurait aussi pu s’imposer en 2003 à Suzuka, mais il fut victime d’une casse mécanique, tout comme Juan Pablo Montoya.
Pour 2005, en effet Renault lui avait demandé de ne pas prendre trop de risques pour assurer le titre constructeurs du Losange, mais je pense que cela aurait été dur de battre Kimi Raikkonen ce jour là à Suzuka, tant Iceman était déchaîné !
Je n’ai pas souvenir du GP du Japon 2003 pour être honnête. Je te fais donc confiance. En 2005 à Suzuka, Alonso avait fait hurler Flavio Briatore en s’imposant en force face à Mark Webber. Si l’Espagnol n’avait pas dû assurer le résultat, son combat avec Raikkonen aurait pu être somptueux. Mais conscient de son avance au Mondial, Alonso laissa filer la McLaren d’Iceman, d’autant que Fisichella menait la course. Nul n’avait prévu que l’Italien se ferait manger dans le dernier tour.
Il s’agit d’ailleurs de la plus belle victoire de Kimi Raikkonen, incontestablement.
@Jayce,
Pour Suzuka 2003, dans mes souvenirs, Montoya et Alonso s’etaient rapidement detaches de Barrichello, Raikkonen et Coulthard, alors que le Kaiser Schumacher etait noye dans le peloton.
Mais le Colombien comme l’Espagnol avaient du renoncer, laissant le champ libre au Pauliste.
Pour Suzuka 2005, j’avais ete frappe par la mediocrite de Renault et de Fisichella. Je m’explique : avec Iceman revenu du diable vauvert, comment se fait-il que Briatore, Symonds et surtout l’ingenieur de piste de l’Italien n’aient pas prevenu Fisico plus tot de mettre le turbo ? Boulette tactique digne de Ron Dennis en Chine en 2007, quand Hamilton planta sa McLaren dans les graviers, les pneus en charpie, apres quatre tours a les faire agoniser, juste pour le plaisir de narguer Raikkonen (encore lui) au panache ... On connait tous la suite !
Et puis, quel manque de combativite de Fisichella, il avait cette course en main, une 2e victoire a portee de fusil apres Melbourne, pour lui qui avait subi le joug d’Alonso, coequipier fraichement sacre champion du monde au Bresil ...
Bref, inexplicable ... mais tant mieux pour Kimi Raikkonen, ce qui donna tant de grain a moudre a ceux qui reprochaient un peu vite a Fernando Alonso d’avoir gagne le titre 2005 en epicier. Ce n’etait pas la faute du pilote d’Oviedo si son rival avait dechante plusieurs fois au niveau mecanique, le samedi (Silverstone, Monza) ou le dimanche (Imola, Hockenheim).
Et puis, quelle intelligence de course pour faire trebucher Kimi au GP d’Europe, au Nurburgring cette saison là ! Sans doute une des plus belles victoires de Nando, avec Imola 2005, Sakhir 2006, Silverstone 2006, Nurburgring 2007, Fuji 2008, Sepang 2012 et Valencia 2012.
Alonso acheva d’ailleurs la saison 2005 avec un succès autoritaire à Shangaï, permettant à Renault de décrocher la couronne constructeurs. Ceci fit taire (un peu) les critiques sur la gestion du championnat d’Alonso, qui acheva l’exercice avec sept victoires, tout de même.
De même, alors que Giancarlo Fisichella était considéré jusque là comme un champion du monde en puissance, il fut écrasé par l’Espagnol, passant en une saison seulement de grand espoir à second couteau. A Suzuka, il fut incompréhensible que l’Italien ne réagisse pas à l’attaque de Raikkonen alors que le titre constructeurs était en jeu. Le pilote transalpin subit à cette occasion une terrible humiliation sur ce circuit de pilotage.
Hello Jayce,
Oui, la période 2005-2006 de Fisichella, copieusement dominé par Alonso chez Renault fut le début de la fin pour l’Italien.
Mais je crois qu’il avait réellement du talent sur un tour.
Il lui manquait deux choses essentielles selon moi : la capacité à gérer la pression d’un top team (comme Frentzen, perdu chez Williams en 97-98 avant de renaître tel un phénix en 99 avec Jordan) mais aussi la combativité au paroxysme de la rage à chaque tour, tels des Senna, Hamilton, Vettel, Alonso ou Schumacher.
Brillant avec Force India en 2008 et 2009, frôlant la victoire à Spa en 2009 contre Kimi Raikkonen, Fisico fut écrasé par le Finlandais à voiture égale chez Ferrari fin 2009. Et Iceman était pourtant démotivé !!
Fisico était clairement rapide et brillant. Mais il ne supportait pas la pression c’est un fait. En 1999, alors chez Benetton, il hérite du commandement du GP d’Europe couru sur le Nürburgring suite au double abandon de Frentzen et de Coulthard. Les mésenvatures de Ralf Schumacher lui ont permis d’occuper la tête de course, qu’il abandonna en quelques tours en échouant misérablement sa monoplace dans les graviers, alors que la victoire était acquise.
Chez Renault, il n’a tout simplement pas supporté la constance et l’implication technique d’Alonso, qu’il reconnaît admirer pour sa hargne et son abnégation. En 2006, malgré le fait que le team français, sous l’impulsion de Briatore, lui a donné un clair avantage à Sepang pour qu’il détrône le jeune Espagnol, il ne réussit pas à concrétiser en piste.
Chez Force India, comme chez Jordan, il fut le leader, solide et parfois somptueux, de teams qui avait besoin de s’en remettre à son talent. Je suis moins sévère que toi pour qualifier ses performances chez Ferrari en 2009. D’une, car ce que voulait vraiment Fisico, c’était préparer l’après F1. Il rejoint la Scuderia uniquement pour celà. Aussi, il était bien difficile pour lui d’intégrer un team à ce stade de la saison, qui plus est au volant d’une monoplace particulièrement rétive. Bref, je retiens de 2009 la magnifique course qu’il livra à Spa, où très honnêtement, il aurait mérité la victoire, portant à bout de bras sa Force India sur ce circuit de vérité.
Salut Jayce,
Pour 2009, oui je suis OK avec toi, il n’était pas évident de prendre la F60 en cours de saison, vu la médiocrité de la voiture.
Mais Fisico a fait à peine mieux que Badoer par rapport à Kimi Raikkonen. Je me souviens qu’il était vraiment écrasé en qualif sur les temps au tour.
Sa meilleure période pour moi a été l997-2001, soit ses années Jordan et Benetton.
Dominer Ralf Schumacher puis Jenson Button en dit long sur les capacités du bonhomme.
A l’époque, Peter Sauber considérait Fisico comme le meilleur pilote derrière le Kaiser Schumacher, et il l’engagea en 2004 aux côtés de Massa, en remplacement de la paire germanique Heidfeld - Frentzen remerciée fin 2003.
Il faut aussi signaler que fin 2001, Fisichella (comme Heidfeld) avait été devancé par Kimi Raikkonen pour le cockpit vacant de Mika Hakkinen chez McLaren.
Woking avait privilégié le talent étincelant du jeune Finlandais à l’expérience de l’Italien, qui venait de laminer l’espoir anglais Jenson Button chez Benetton Renault.
J’ai oublié de mentionner David Coulthard, à qui seul manque un succès à Suzuka.
L’Ecossais fut 3e au Japon en 1998 (derrière Hakkinen et Irvine), 3e en 2000 (derrière M.Schumacher et Häkkinen), 3e en 2001 (derrière M.Schumacher et Montoya) et encore 3e en 2003 (derrière Barrichello et Raikkonen).
Sinon, il fut donc victorieux à Monza (1997), Silverstone (1999, 2000), Spa Francorchamps (1999) et Monaco (2000, 2002).
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Bah ça j’en parle pas la méthode, les phénomènes d’ostracisation, donc d’exclusion ...
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C’est bien gentil général mais là ca parle de joueurs d’origines africain qui posent "pr ...
> Clermont, Poil au menton ...
c pas grave, ça limite pas les 21 noms que tu peux inscrire à côtésinon, Payet serait d’accord ...
> Clermont, Poil au menton ...
C’est pas des quotas que faut mettre, ce sont les critères techniques de recrutement qu’ ...
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