Football africain : la part de l’extraversion.
Le football africain subsaharien va mal. Si le sous-continent compte encore des stars mondiales (Michael Essien, Samuel Eto’o, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor ou Yaya Touré) et des espoirs plus ou moins prometteurs (Souleymane Coulibaly à Tottenham, Fabrice Olinga à Malaga ou Bertrand Traoré vraisemblablement à Chelsea), les stades sont vides lorsqu’ils ne sont pas dangereux, les ligues désorganisées, la formation au ras des pâquerettes, même les résultats des équipes nationales sont de plus en plus inconsistants.
En effet, désormais nantie de 5 places à la Coupe du monde de la FIFA, la CAF est la seule confédération avec l’OFC à n’avoir jamais atteint le dernier carré! Bien lancé dans les années 1990 et début 2000, avec les quarts de finale du Cameroun (1990) et du Sénégal (2002), les victoires olympiques du Nigeria (1996) et du Cameroun (2000), le football africain semble aujourd’hui marquer le pas. Si le Nigeria a encore atteint la finale du tournoi olympique de Pékin, les Ghanéens sont les seuls Africains à avoir participé au moins aux huitièmes de finale des deux dernières Coupes du monde (défaite 0-3 contre le Brésil en 2006 et aux tirs au but contre l’Uruguay en 2010).
Comment expliquer ces difficultés? Si la traditionnelle grille de lecture "dépendantiste", insistant sur le "néo-colonialisme" ou le "néo-impérialisme" occidental, à la Andre Gunder Frank ou Immanuel Wallerstein garde bien sûr de l’acuité, il ne faut pas non plus négliger une version plus dynamique qui redonne aux Africains une place d’acteurs agissants: "l’extraversion dépendante" que le politologue Jean-François Bayart a très largement développé dans un article de 1999. Elle a été reprise récemment et appliquée au football par le géographe Raffaele Poli.
Pour commencer: un peu d’histoire.
Au moment de l’indépendance des Etats africains, le football prend une dimension politique importante (j’en ai parlé dans mon article sur Mobutu et les Léopards). Ainsi, dès sa fondation en 1957 et pour protéger son vivier de joueurs, la CAF interdit aux joueurs expatriés de participer à la CAN. Au Mali comme ailleurs, les joueurs doivent avoir l’autorisation de l’Etat pour quitter le pays. Autorisation que Salif Keita n’obtient pas lorsqu’il veut s’engager avec l’ASSE en 1967. Il prend alors la fuite au Liberia et s’embarque à destination d’Orly. Son voyage se termine en taxi, puisque les dirigeants du club français se sont trompés de date! En 1968, cependant, la législation est assouplie par la CAF. Deux expatriés sont admis dans les sélections nationales participant à la CAN, ce qui permet à Keita de participer à la compétition de 1972 et d’atteindre la finale (défaite face au Congo 2-3). La mise en place de périodes réservées aux équipes nationales par la FIFA en 1981 conduit ensuite la CAF à libéraliser l’emploi des expatriés à partir de 1982. En 1995, puis 2002, les arrêts "Bosman" et "Malaja" favorisent encore plus l’extraversion du continent et l’émigration de ses footballeurs à destination de l’Europe. En effet, dans un monde qui promeut la mobilité et où les stars et le modèle de développement sont en Europe, le football africain recourt de plus en plus aux expatriés.
Ainsi, alors que seuls deux joueurs tunisiens présents lors de la Coupe du monde 1978 jouent à l’étranger, ils sont déjà six Algériens et quatre Camerounais dans ce cas en 1982. En 1994, dix Camerounais, neuf Marocains et vingt Nigérians présents aux Etats-Unis jouent hors d’Afrique. En 1998, seuls trois Camerounais évoluent dans le championnat local et un Nigérian joue en Afrique, mais en Afrique du Sud. En 2002, 82 Africains sur 110 jouent hors d’Afrique. En 2006 et 2010, plus de 80% des sélectionnés africains jouent hors de leurs championnats locaux (en excluant l’Afrique du Sud, le taux dépasse les 90% en 2010).
Cette véritable stratégie d’extraversion a un but simple: permettre aux équipes nationales d’atteindre un bon niveau à peu de frais. En effet, les fédérations veulent profiter des émigrés (ou descendants d’émigrés) installés dès l’enfance (voire nés) en Europe mais aussi placer leurs jeunes dans les centres de formation européens avant de les récupérer en équipe nationale. Enfin, l’ouverture de centres de formation et d’académies financés par des clubs européens en Afrique entre globalement dans la même stratégie.
Récupérer les membres de la "diaspora".
Deux exemples: en 2002, Jacques Anouma, président de la Fédération ivoirienne de football, propose de "traquer tous les Ivoiriens évoluant dans les championnats européens et asiatiques". En 2009, le sélectionneur du Mali veut intégrer Aly Cissokho, alors à Porto, à l’équipe nationale. Mais Cissokho est né à Gueugnon de parents sénégalais!
Placer les jeunes joueurs en Europe.
Lors de la saison 2005-2006, selon Raffaele Poli, 75% des Africains jouant en première division en Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne et France ont passé au moins trois ans dans un club européen entre l’âge de 15 et 21 ans. La première migration internationale des Africains a lieu en moyenne à l’âge de 19,4 ans, soit presque trois ans plus tôt que les Latino-Américains (22 ans). En 1998, c’est le président de la Fédération guinéenne de football en personne qui organise des essais à Lens puis Bordeaux pour placer le jeune Pascal Feindouno.
Développer les centres de formation européens en Afrique.
Deux exemples: en 1999, l’Ajax ouvre une filiale en Afrique du Sud, l’Ajax Cape Town. Le club néerlandais souhaite y attirer les meilleurs espoirs du pays, et peut-être même de toute l’Afrique australe, pour les y former sur le modèle amstellodamois. Depuis 2006, Charlton Athletic finance en totalité le centre de formation de l’ASEC Mimosas d’Abidjan. En échange de ce financement (quelques centaines de milliers d’euros par an), le club anglais peut prélever (en s’acquittant d’une faible indemnité complémentaire) deux joueurs de l’académie chaque année.
Les effets pervers de l’extraversion.
Si cette stratégie d’extraversion a d’abord porté ses fruits, elle semble aujourd’hui être devenue un frein considérable au développement d’un football sain en Afrique subsaharienne.
D’une part, la récupération des membres de la "diaspora" a d’importantes limites. En effet, les sélections nationales africaines ne récupèrent généralement pas les meilleurs joueurs installés très tôt ou nés en Europe. Zidane n’a pas joué pour l’Algérie, pas plus que Vieira pour le Sénégal, Desailly pour le Ghana ou Makelele pour la RDC. Et cette volonté de récupération n’encourage certainement pas les dirigeants du football africain à développer les centres de formation, les infrastructures de proximité pour les jeunes ou à organiser des compétitions nationales satisfaisantes. En fait, elle place toujours plus le football africain dans la dépendance de l’Europe.
D’autre part, ce déficit de formation en Afrique favorise aussi le départ précoce des joueurs. Peu voire pas formés, encore très jeunes, les footballeurs africains ont généralement une valeur marchande très basse. Au contraire des Sud-Américains qui peuvent être vendus aux clubs européens pour plusieurs dizaines de millions d’euros (Pato, Saviola, Agüero, Gago ou plus récemment Oscar), les transferts des Africains ne se négocient presque jamais au-delà du million d’euros. Main-d’oeuvre bon marché, le footballeur africain est d’abord utile dans les clubs de faible envergure avant de permettre au club vendeur de créer une belle plus-value (Essien, qui n’a presque rien coûté en frais de transfert à Bastia, est revendu trois ans plus tard près de 12 millions d’euros à l’OL). Considéré comme une marchandise, le footballeur professionnel africain est souvent moins bien payé que ses collègues, reste moins longtemps dans un club et se retrouve parfois "éjecté" du milieu. Combien de carrières prometteuses ont été gâchées par un départ trop précoce?
Enfin, le départ des meilleurs joueurs vers l’Europe fait entrer les clubs locaux dans un cercle vicieux. En effet, comme les championnats sont de moins en moins attrayants les fans préfèrent suivre les matchs de Premier League anglaise ou de Liga espagnole à la télévision plutôt que de se rendre au stade, privant ainsi les clubs d’une importante source de revenus. Les sponsors et les chaînes de télévision se désintéressent eux aussi du football local. Finalement, la vente de joueurs devient la seule source de financement des clubs d’Afrique subsaharienne. Et le résultat ne s’est pas fait attendre. Ainsi, lors des 16 premières éditions de la Coupe des clubs champions africains (1964-1980) 14 vainqueurs venaient d’Afrique subsaharienne (soit 87,5%). Sur les 31 éditions suivantes, seuls 8 vainqueurs (dont les Orlando Pirates, d’Afrique du Sud, en 1995) sont originaires du sud du Sahara (soit 25,8%). Ce sont les clubs du Maroc, d’Algérie, de Tunisie et d’Egypte, où les championnats sont mieux organisés, qui tirent désormais leur épingle du jeu!
Conclusion.
Au total, ce n’est pas un hasard si les meilleures sélections d’Afrique subsaharienne sont aussi celles qui ont les centres de formation les plus modernes (et le plus grand nombre d’expatriés): ASEC Mimosas pour la Côte d’Ivoire, Liberty Professionals pour le Ghana, Kadji Sport pour le Cameroun. Progressivement, l’Afrique subsaharienne doit sortir de cette situation de dépendance dans laquelle elle s’est, pour partie, elle-même placée. Les fédérations doivent introduire une dose de protectionnisme dans leur "politique footballistique" car, dans l’état actuel des choses, les termes de l’échange avec l’Europe leur sont beaucoup trop défavorables. Pour finir, je remarquerai que, de manière symptomatique, trois grands espoirs du football africain, dont le "nouveau Drogba" et le "nouveau Eto’o", sont déjà en Europe: Fabrice Olinga a rejoint Majorque et l’Espagne dès l’âge de 12 ans, Bertrand Traoré a tenté sa chance à Chelsea alors qu’il avait à peine 16 ans. Souleymane Coulibaly, quant à lui, a fui la Côte d’Ivoire en guerre pour l’Italie à 13 ans.
En photo: le jeune Fabrice Olinga, 16 ans, qui a signé son premier contrat professionnel à Malaga en juillet. Olinga, révélé lors d’un tournoi de football réservé aux moins de 12 ans ("Festi-Espoirs Eto’o"), a ensuite rejoint le centre de formation parrainé par la star africaine, le Fundesport de Douala. En 2008, il a été proposé par ses formateurs au club espagnol du Real Mallorca.
Cool, mon texte est sorti. Et la photo est pas mal (j’avais un peu peur...).
Olinga est devenu le plus jeune buteur de l’histoire de la Liga avec Malaga lors de la première journée : 16 ans et 98 jours... Et il était titulaire contre le Panathinaïkos en play-off aller de Ligue des Champions.
le foot est lié a l argent, normal que les gars s expatrient vers les cieux où le sport est mieux remuneré.
Regarde où joue OKOCHA en ce moment ( INDE ) ou joue EMANA (Golfe) Ce n est pas seulement la ruee vers l Europe mais la ruee vers l argent. Etant donné que le football n est pas bien remuneré en Afrique.
Bonjour Armand21,
le problème n’est pas que les joueurs pros viennent monnayer leur talent là où ils sont susceptibles de toucher les meilleures payes. Là-dessus, ils ont entièrement raison. Et bien sûr que depuis quelques années la fuite des talents africains ne se fait plus seulement vers l’Europe, mais aussi vers l’Asie. Mais la question n’est pas là.
Une des questions est justement de se demander pourquoi le football n’est pas bien rémunéré en Afrique. Avec tellement de talents et de potentiel, pourquoi le foot africain subsaharien ne décolle pas ? Pourquoi les joueurs pros africains quittent leur pays dès 19 ans (en moyenne) alors que les Latino-Américains pas avant 22 ans ou les joueurs de l’Europe de l’Est pas avant 23 ans (toujours en moyenne) ? Pourquoi ce sont des Camerounais qui ont proposé Olinga à Majorque dès... 12 ans ?
Si le texte se concentre sur l’Europe, c’est par commodité, parce que c’est là que les données sont les plus facilement accessibles. Mais le problème est le même avec l’Asie : les joueurs et les dirigeants africains vont en Asie chercher l’argent, bien sûr, mais surtout les infrastructures. Exemple : l’académie du Qatar Aspire (j’en avais parlé dans mon texte "Miroirs de la mondialisation"). C’est un pillage en règle fait, en partie, avec le consentement de certaines élites africaines qui espèrent que les joueurs seront mieux formés et qu’elles pourront ensuite les récupérer à peu de frais.
A mon avis, les pays africains regardent trop vers l’Europe ou l’Asie ou l’Amérique et doivent plutôt chercher un eux-mêmes les solutions d’un développement original, proprement africain. Parce que là, avec l’alignement sur les positions politiques et économiques du FMI ou des "grands Etats" (France, EUA, etc.), on assiste purement et simplement à la destruction de ce continent. Depuis la création de la catégorie des PMA par l’ONU en 1971 (la moitié des Etats africains font partie des PMA), combien sont sortis de cette catégorie ? 2 ? 3 ? C’est un cercle vicieux. Je sors du foot, mais comme tu le dis le foot est intégré à une démarche plus globalisante, celle de l’argent.
Je m’arrête là. J’ai dû raconter beaucoup de conneries, mais la question est brûlante et mérite un traitement plus poussé et moins résigné que : "c’est le règne de l’argent".
("A mon avis, les pays africains regardent trop vers l’Europe ou l’Asie ou l’Amérique et doivent plutôt chercher un eux-mêmes les solutions d’un développement original, proprement africain. Parce que là, avec l’alignement sur les positions politiques et économiques du FMI ou des "grands Etats" (France, EUA, etc.), on assiste purement et simplement à la destruction de ce continent. Depuis la création de la catégorie des PMA par l’ONU en 1971 (la moitié des Etats africains font partie des PMA), combien sont sortis de cette catégorie ? 2 ? 3 ? C’est un cercle vicieux. Je sors du foot, mais comme tu le dis le foot est intégré à une démarche plus globalisante, celle de l’argent.
Je m’arrête là. J’ai dû raconter beaucoup de conneries, mais la question est brûlante et mérite un traitement plus poussé et moins résigné que : "c’est le règne de l’argent". ")
Inté :
Et tu appelles ça "beaucoup de conneries" ? ? ?
Ben on sera deux cons alors, car je te rejoins complètement !
Je vous rejoins totalement. Si l’Afrique n’arrive pas à décoller footballistique, c’est pour les mêmes raisons pour laquelle elle ne décolle pas politiquement ou économiquement. Ben oui, les pays africains ont un énorme potentiel de footballeurs mais qui ne leur profitent pas tout comme ils possèdent de nombreuses ressources naturelles qui ne leur profitent pas. Main-mise des états plus puissants, fonctionnaires corrompus, argent louche qui circulent de mains en mains... L’Afrique du football ce sont les mitraillages de bus (le Togo en 2010 avec son cortège d’invraisemblances), les Fédés incapables de filer un jeu de maillot à leur sélection nationale, les agents véreux qui achètent des joueurs de 28 ans en faisant croire qu’ils en ont 18...
Les infrastructures sont chaotiques parce que personne ne fait rien pour que ces infrastructures se mettent en place voire même, tout le monde essaye que ces infrastructures ne se mettent jamais en place : cela arrange tout le monde aussi bien les politiques locaux que les Européens : le Francafrique du football...
Tout comme le Nigéria regorge de pétrole mais le pays ne profite pas de cette manne, toute l’Afrique regorge de diamants mais tout est fait pour que les meilleurs se cassent vers l’Europe... ou l’Asie.
Hello tout d’abord à l’auteur.
Clavier facétieux, vais faire ce que je peux pour répondre... Super sujet, belles références (j’y reviendrai quand clavier plus adapté), bien traité... Bref, pas grand-chose à redire, sinon un truc qui me chiffonne, dont je dois au Condor de m’en être fait idée, et que je comptais aborder dans saga (impubliable, tant pis) sur la question du génie : les centres de formation....
Envie de dire de "déformation", d’ailleurs ! Pour atteindre à certain niveau/qualité/aboutissement, je pars volontiers du principe selon lequel l’art produit (or le football en est un) doit être plutôt spontané, en phase avec son bain culturel, identité dont sa quête) propre, expression de "genius" singulière...
...mais quid dans ces centres de "déformation" ? ? ?
Beaucoup applaudissent à la réussite des Yaya Toure & Co, et partant d’ASEC Mimosas, ces exemples mille fois ressassés, bon...
...mais y a qu’à se replonger pas si loin dans le passé du foot africain pour réaliser tout ce que ce football, dans sa globalité et en sub-Sahara singulièrement (les Tunisiens ne pratiquent évidemment pas le foot comme l’Afrique black), a perdu d’inventivité, de souplesse, de liberté...
Il y eut par là d’immenses artistes, qui d’ailleurs n’ont pas toujours recueilli la reconnaissance qu’ils eussent méritée (pour xy raisons)... mais qu’en reste-t-il ? ? ?
La Françafrique du foot existe... Ces centres de formation à la Guillou en participent... Le résultat concret : prolifération/standardisation de profils "grand noir baraqué", tip-top pour abreuver le marché-foot frenchie, pour l’exportation...
...mais l’art africain du foot dans tout cela ? L’identité africaine du foot, fondamentalement et viscéralement située à des années-lumières des foots technocratiques d’Europe continentale (et de France, singulièrement !) ? ? ?
Plus prosaïquement même, espérer des résultats depuis cette stratégie, bof..... Sur la scène internationale, déjà : les nations africaines n’ont fait que régresser... Des joueurs développés à contre-courant de leur bain culturel primordial, en déconnectés... : qu’en attendre ? ?... et qu’attendre de leur cohabitation avec des joueurs restés au pays ? ?
A côté de la corruption et du parasitisme épouvantables du foot africain en général : je place cette acculturation du jeu parmi les causes de la grosse déglingue actuelle du foot d’ici bas...
Le foot africain a été grand jadis, la France est bien placée pour le savoir (Zidane, Ben Barek, Fontaine !...), foot de GRANDS artistes et créateurs...
...mais qui pourra me citer le nouvel Okocha (ou Salif Keita, ou...) ? ? ?
Ces centres font de cette grande terre de football un stupide labo à robots... et émissions télé-réalités à l’appui désormais !
Je repasserai commenter le solde, bien bon sujet et bon retour à son auteur !
Bonjour Interimlover, merci pour le "bon retour" : j’étais absent à cause d’un déménagement au long cours (et le temps de préparer ce texte...).
Je suis assez content que tu interviennes et que tu soulèves LA question que je n’ai pas abordé dans ce texte... et volontairement ! Destruction de l’identité du football africain ? Sans doute, mais la question est difficilement traitable du point de vue le plus "objectif" possible, c’est pour ça que je l’ai passée sous silence. A ce propos, dans un numéro d’Afrique contemporaine de 2010 que j’ai largement utilisé, il y a une très belle interview de Joseph-Antoine Bell. Elle est disponible gratos à l’adresse suivante (page 101) :http://www.cairn.info/revue-af...
Autre aspect que j’ai laissé tombé : le foot (quasi-)informel. Dans le texte ici, je parle beaucoup de clubs, de fédérations, d’équipes nationales, etc. Mais, en Afrique, il est difficile de passer à côté du foot de rue, des navétanes du Sénégal... Mais la documentation est rare et (pour cause !) difficilement quantifiable. Le mieux est sans doute de se rendre sur place, mais de là à convaincre ma femme de passer les prochaines vacances au Sénégal ou au Cameroun...
désolé, mon commentaire n’a rien à voir avec le schmilblick mais tu es en Béarn (chez moi) ? où ça ?
A Laruns depuis début août.
c’est pour des vacances ou pour plus longtemps ? Tu enseignes là-bas ?
’Soir Pianto, fonctionnaire stagiaire en attendant d’être titularisé dans une ZEP à Pau, Bordeaux ou... Créteil. Le temps de grimper l’Aubisque au moins 5 fois et le Marie-Blanque 10 fois... A 800 bornes de l’Andalousie... C’est un peu les vacances toute l’année !
...fonctionnaire stagiaire au collège d’Ossau à Arudy.
on aura peut-être l’occasion de se voir alors. je vais régulièrement à Laruns où vit ma filleule et plusieurs amis. à l’occasion je te ferai signe.
oula, je sens qu’il va demander créteil du coup...
C’est racailleux Arudy ?
ça vous ennuie pas déontologiquement de bosser pour un collège sponsorisé par le privé ? (http://www.ina.fr/pub/alimenta...
Et au fait,http://www.youtube.com/watch?v...pour du bon Don Gibson...
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