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le 16/08/2012

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)


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Entre 2000 et 2004, Lance Armstrong et Michael Schumacher ont gagné cinq fois consécutivement leur épreuve de prédilection: le Tour de France pour le Texan, qui avait fait du maillot jaune sa seconde peau, le Championnat du Monde de F1 pour l’Allemand, devenu le Kaiser au sein de la Scuderia Ferrari. Chaque saison entre 2001 et 2004, les deux hommes ont vécu des campagnes au déroulement étrangement semblable ...

Entre 2001 et 2004, un surprenant mimétisme semble avoir lié les destins sportifs de Lance Armstrong, roi de laFrance et de son Tour, et Michael Schumacher, l’empereur incontesté de la F1.

En 2000 cependant, si les deux hommes avaient gagné largement, le cheminement n’était pas identique pour Armstrong et Schumacher: un boulevard vers le maillot jaune pour le Texan, des montagnes russes pour l’Allemand.

Ecrasant la course sur les hauteurs de Lourdes-Hautacam, en profitant de la pluie apocalyptique comme en 1999 à Sestrières, Lance Armstrong faisait sien le maillot jaune, sonnant le glas des espoirs de Jan Ullrich, Alex Zülle ou Marco Pantani, autres favoris designés de cette édition 2000.
Au Ventoux, manquant la victoire pour l’offrir de façon condescendante à Pantani, le leader de l’US Postal confirmait sa suprématie. Il ne serait guère plus pris en défaut dans les cols vers Briançon ou Courchevel, bien que devancée dans la très chic station des Alpes par deux escaladeurs de génie, Marco Pantani et Jose Maria Jimenez. La seule alerte pour l’Américain fut sa fringale dans le col de Joux-Plane, dans l’étape de Morzine. Mais trois jours plus tard, Armstrong écrasait le contre-la-montre de Mulhouse, roulant plus vite que Miguel Indurain ne l’avait jamais fait.

Schumacher, lui, malgré l’heureux épilogue de Suzuka où il retrouva la couronne mondiale attendue depuis 1995 sur un plan personnel et depuis 1979 par Ferrari, eut une campagne 2000 bien plus complexe pour gravir l’Everest.
Après trois victoires inaugurales à Melbourne, Interlagos et Imola, l’Allemand croyait avoir fait le plus dur en s’imposant aussi aux Grands Prix d’Europe et du Canada. Mais un été catastrophique le condamna à entrer dans le money time derrière Mika Häkkinen, lauréat d’un superbe Grand Prix de Belgique sur le juge de paix de Spa Francorchamps.
Le Finlandais Volant avait frappé les esprits dans le cockpit de sa McLaren Mercedes. Mais le Kaiser aligna alors quatre victoires de rang pour finir cette saison incroyable: Monza, Indianapolis, Suzuka et Sepang.

- 2001, la promenade de santé:

Très vite en 2001, le maillot jaune apparaît ne pas pouvoir échapper à Lance Armstrong. Malgré le coup de Pontarlier qui fait de Kivilev le favori de certains observateurs, le Texan sort la guillotine dès l’Alpe d’Huez.
L’épée de Damoclès placée sur la tête de l’Américain vient vite se suspendre au-dessus de celle du Kazakh.
Enfonçant le clou à Chamrousse, le double vainqueur du Tour évolue dans l’orbite de la perfection. Même Jan Ullrich, pourtant dans une forme exceptionnelle en ce mois de juillet 2001, doit se contenter de jouer les dauphins face à un Armstrong qui retrouve le maillot jaune dans les cols pyrénéens. La paix des braves, au sommet de Luz-Ardiden, scelle la reddition de l’ogre de Rostock face au véritable héritier de Miguel Indurain, qui rejoint Thys, Bobet etLeMond dans le cénacle des triples vainqueurs du Tour de France. Le chrono final de Saint-Amand-Montrond est l’apothéose attendue: Armstrong boucle ce Tour de France 2001 par une quatrième victoire d’étape, sur sept possibles si l’on prend en compte les étapes décisives (seuls le prologue de Dunkerque etles étapes pyrénéennesdu Plateau de Bonascre et de Luz-Ardiden ont échappé à sa razzia).

Pour Michael Schumacher, la course de Sepang prouve toutes les ressources de la Ferrari. Avec panache, le triple champion du monde écrase les McLaren sous la pluie. Woking vaincue, les flèches d’argent brisées, l’Allemand se dirige vers un quatrième titre mondial que personne ne semble en mesure de lui contester.
Malgré les victoires de David Coulthard à Interlagos et Spielberg, l’Ecossais doit vite se faire une raison.
La couronne mondiale 2001 est utopique pour lui comme pour tous les autres pilotes, tant Schumacher maîtrise son sujet. Elle devient concrète à Budapest, où l’Allemand égale le record des 51 victoires de Prost.

Virtuose du pilotage, l’Allemand a de plus mis toutes les chances de son côtégrâce à l’axe Ferrari - Bridgestone, chef d’oeuvre stratégique de Jean Todt qui poussera Ron Dennis et McLaren dans le clan Bibendum dès 2002.
La Scuderia devra dès lors batailler face à une kyrielle de voitures chaussées de pneus Michelin.

Comme Schumacher, Armstrong semble se protéger avec le sang du dragon de Nibelungen, celui là-même qui rend invincible.
En recrutant Roberto Heras et Jose Luis Rubiera à la Kelme fin 2000, le champion du monde sur route 1993 remplace idéalement son coéquipier et ami,Kevin Livingston, parti chez Deutsche Telekom.

Le contexte de ces victoires est facilité par l’absence ou l’effondrement de rivaux d’envergure: Marco Pantani absent du Tour 2001 faute d’une équipe Mercatone Uno suffisamment bien classée, Mika Häkkinen démotivé et souvent trahi par sa McLaren Mercedes.

Cependant, Armstrong comme Schumacher ont mis la forme pour graver leur empreinte dans l’Histoire, l’emportant sur des lieux emprunts du mythe: Alpe d’Huez et Pla d’Adet pour le Texan, Monaco, Spa Francorchamps et Suzuka pour l’Allemand.

Derniers champions du deuxième millénaire en 2000, les voilà premiers champions du troisième en 2001. Quoi de plus normal pour ces deux maîtres du temps?

Loin des 7’26’’ glanées sur Alex Zülle grâce au regrettable épisode du passage du Gois en 1999 ou des 6’02" symboles de la préparation bâclée de Jan Ullrich en 2000, l’avance de 6’44’’ construite par Lance Armstrong sur son rivalUllrich en 2001 témoigne d’un état de grâce que peu de champions avaient jusqu’alors connu sur le Tour: Bartali en 1948, Koblet en 1951, Coppi en 1952, Anquetil en 1963, Merckx en 1969, Ocana en 1973, Hinault en 1981, Fignon en 1984, Indurain en 1992, Ullrich en 1997.

Schumacher n’est pas en reste, battant le record de points en une saison avec 123 unités, si loin devant son dauphin écossais David Coulthard (65 points). Poutre maîtresse du triomphe de Ferrari chez les constructeurs, l’Allemand a donc fait mieux qu’en 2000 (108 points) où il avait égalé le record de points établi par Nigel Mansell en 1992.

Enfin, en 2001, malgré le triomphe implacable de champions d’une telle envergure, on croit apercevoir l’avenir en la personne de jeunes espoirs: le Colombien Juan Pablo Montoya en F1, auteur d’un dépassement d’exception à Interlagos sur le maître Schumacher, et l’Espagnol Oscar Sevilla, maillot blanc du meilleur jeune sur le Tour.

- 2002, l’implacable hégémonie:

Orphelins de leurs meilleurs dauphins (Jan Ullrich forfait sur le Tour, Mika Häkkinen retraité fin 2001), Lance Armstrong et Michael Schumacher n’ont plus de véritable opposition en 2002, même si Oscar Sevilla et Joseba Beloki dans le peloton, Juan Pablo Montoya ou Kimi Räikkönen en F1, sont de jeunes espoirs à surveiller.

Les deux titans imposent leur férule et s’attirent tous les superlatifs, eux qui rentrent à une vitesse foudroyante dans le panthéon de leur sports respectifs.

Quintuple champion du monde, le Kaiser égale Juan Manuel Fangio, dépassant définitivement ses idoles de jeunesse, le quadruple champion du monde français Alain Prost et le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna.

Quant à Lance Armstrong, le voilà quadruple vainqueur du Tour de France, talonnant les mythes que sont Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.

Le Texan a tôt fait d’écraser la course en 2002, ruinant tout suspense ... Bien que battu par le Colombien Santiago Botero dans le contre-la-montre de Lorient, Armstrong s’impose nettement dans les Pyrénées, avec Beloki pour seul contradicteur.

L’Espagnol de la ONCE tente une attaque dans le Mont Ventoux, mais le maillot jaune remet le coureur basque à sa juste place, celle du dauphin par intérim en l’absence de Jan Ullrich.

Michael Schumacher, lui, est sacré champion du monde 2002 avant même de rendre visite à son public à Hockenheim. Dès la onzième manche du Mondial, à Magny-Cours, l’ogre de Kerpen a fait main basse sur les lauriers. Mais le plus fort n’est pas là, car Schumacher, tel Armstrong voltigeantsur les pentes rocailleuses duVentoux à la poursuite de Richard Virenque, a mis un point d’honneur à parachever son festival d’une touche de génie. Dans les Ardennes belges, là où tout avait commencé pour lui en 1991, Schumi tutoie la perfection sur le toboggan de Spa Francorchamps.

Dans leurs partitions sans fausse note, aux airs de requiems pour la concurrence, Armstrong et Schumacher doivent aussi beaucoup à leur équipes respectives, l’US Postal et Ferrari.

Le train bleu façonné par Johan Bruyneel, à l’entière dévotion d’Armstrong, n’a jamais semblé aussi fort: Ekimov, Hincapie, Heras, Rubiera, Landis ...

Avec 7’17’’ d’avance sur Beloki à la pédale, alors qu’il a semblé à l’économie dans les Deux Alpes et que ONCE avait gagné le chrono par équipes, le Tour 2002 de Lance Armstrong n’a donc connu une vague. Son maillot jaune ne souffre d’aucune contestation, pas plus que la cinquième couronne mondiale de MichaelSchumacher en F1.

Avec 144 points sur 170 possibles et 11 victoires en 17 courses, le champion allemand a battu deux des records les plus prestigieux en F1, qu’il détenait déjà! Améliorant son score de 2001 (123 points) et pulvérisant son record de victoires en une saison (de 9 à 11 succès), le Baron Rouge a fait de 2002 une année rouge écarlate. Car telle l’US Postal de Lance Armstrong, l’écurie Ferrari n’a jamais été aussi forte en 2002.

La ScuderiaFerrari, avec quinze victoires sur dix-sept possibles, n’a laissé que les miettes de son festin à Williams et McLaren, respectivement lauréates des Grands Prix de Malaisie et de Monaco. En 2002, le designer sud-africain de la Scuderia, Rory Byrne, a atteint la quadrature du cercle.

Dauphin de Schumacher au championnat, Rubens Barrichello l’emporte à quatre reprises, dont trois succèsusurpésqui compensent le triste dimanche autrichien de Spielberg. Au Nürburgring, le Brésilien bat son prestigieux coéquipier et leader pourtant plus fort que lui.

A Budapest, le Kaiser semble prendre un plaisir presque malsain à humilier son partenaire d’écurie. Le grand fauve sort ses griffes dans l’ultime tour, après avoir volontairement perdu trois secondes dans la boucle précédente, histoire d’avoir les coudées franches pour signer un meilleur tour incontestable.

A Indianapolis, Schumacher veut une arrivée synchronisée pour une photo souvenir. Mais le Grand Prix des Etats-Unis, pour onze millièmes de seconde, s’offre à Barrichello qui n’a pas compris la manoeuvre de son quintuple champion du monde d’équipier.

Mais s’il y a un point sur lequel les deux champions sont bien loin de s’attirer les superlatifs, c’est sur le plan de la popularité.
Dans le Mont Ventoux, Lance Armstrong mesure le gouffre qui le sépare d’idoles du passé, tel Raymond Poulidor, ou même du présent, comme Richard Virenque. S’il évite le coup de poing qui avait marqué au fer rouge Eddy Merckx au Puy-de-Dôme en 1975, le Texan est victime d’un vrai rejet du public français, bien loin de l’indifférence qui caractérisait les maillots jaune de Miguel Indurain, peu charismatique et trop effacé.
C’est l’effet underdog, et le public veut voir gagner les outsiders ...

Schumacher vit la même chose, lui qui a si longtemps du justifier le violent héritage que le destin lui a fait un dimanche de mai 1994, quand l’archange brésilien Ayrton Senna se tua à Imola sur Williams-Renault. Orphelin du triple champion du monde pauliste, Schumi dut justifier son passage trop rapide du statut d’espoir à celui de nouveau despote de la F1.
Mais en 2002, l’Allemand franchit le Rubicon en privant d’un succès mérité son coéquipier Rubens Barrichello. En Autriche, Rubinho s’efface dans l’ultime virage après des ordres vindicatifs de Jean Todt et Ross Brawn par radio. Le Kaiser cueille une victoire en forme d’imposture, que le public lui fait payer par une colère immédiate ...
Le gladiateur allemand, dans un podium en forme de mascarade, comprend trop tard son erreur. L’irréparable a été commis, la foule conspue le meilleur pilote du monde, qui n’était pas l’homme le plus fort en piste en ce dimanche autrichien ...

- 2003, poussé dans leurs ultimes retranchements:

L’usure du pouvoir a fait son oeuvre... Après trois Grands Prix, la conclusion des journaux italiens et des tifosi est faite. L’inexorable érosion du temps semble avoir rattrapé Michael Schumacher, dont le déclin est désormais élevé au rang de postulat universel.

Mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Car le Kaiser remet les pendules à l’heure avec quatre victoires dans les cinq courses qui suivent, Imola, Barcelone, Spielberg et Montréal.

Le destin de Lance Armstrong semble marqué du même sceau de la sueur et du sang versé pour triompher de l’adversité en cette année 2003.

Dans un scénario complexe, le Texan finit par ramener un maillot jaune plus fragile que jamais à Paris: crise, reprise, crise encore plus profonde, résurrection et apothéose finale.

Prologue raté à Paris sous la Tour Eiffel et chute à Meaux sont les ingrédients de la crise initiale.

Mais avec une victoire de l’US Postal dans le chrono par équipes et une troisième place à l’Alpe d’Huez, Armstrong a rempli son contrat immédiat: s’approprier la Toison d’Or, le maillot jaune.

La rechute n’en sera que plus violente: le phénix Ullrich surgit de nulle part pour écraser le contre-la-montre de Cap Découverte, et les cols pyrénéens semblent sonner le glas des espoirs du Texan, dont les yeux ne trouvent même plus la force d’affronter ceux de ses coéquipiers le soir au dîner.

La réaction d’orgueil du champion en sera d’autant plus extraordinaire, qu’elle intervient dans l’étape reine, à Luz-Ardiden, où Jan Ullrich subit un échec cinglant, le jour où l’Allemand rate son rendez-vous avec un maillot jaune qu’il avait quitté un jour pluvieux de 1998 aux Deux-Alpes, dépossédé de son bien par Marco Pantani.

Avec panache, la rage chevillée au corps après une chute,Armstrong fait sien le Tour de France 2003, pour une édition du Centenaire qui semble inspirer cet amoureux des records et de la légende qui entoure l’épreuve. Par un refus viscéral de la défaite, l’Américain consolide un maillot jaune qui ne tenait qu’à un fil au départ de cette étape de légende: 15 secondes d’avance sur Ullrich, 18 sur Vinokourov.

Mais à Luz-Ardiden, où l’écho des montagnes lui remet en mémoire la reddition d’Ullrich en 2001 par une main tendue qui en disait plus que mille mots, Armstrong offre aux Pyrénées un festival de cyclisme. L’odyssée du Texan sur cette pente qui le ressuscite le propulse vers un cinquième Tour de France, car Armstrong a porté l’estocade à Ullrich dans cette montée de Luz-Ardiden. Il peut bien rester 49 kilomètres de contre-la-montre la veille de l’arrivée à Paris, la minute d’écart entre les deux stars du peloton semble durer une éternité dans ce Tour où la moindre seconde a compté.

Bien que peu glorieux, le final ente Pornic et Nantes consacre Armstrong et grave éternellement son nom au palmarès de l’édition 2003.

Schumacher, lui, a touché le fond à Interlagos, sous la pluie qui lui sourit habituellement. Rentré bredouille de son Grand Prix du Brésil, l’Allemand fait preuve d’une force mentale exceptionnelle à Imola. Malgré la pression des tifosi et de la presse italienne qui attendent son réveil pour cette quatrième manche du championnat 2003, malgré le décès de sa mère Elisabeth et un retour express à Cologne en hélicoptère le samedi soir avec son frère cadet Ralf, le champion prend le pas sur l’homme le dimanche. C’est Janus qui montre son deuxième visage le dimanche sous le casque rouge, dans le cockpit d’une Ferrari F2002 qu’il honore d’une ultime victoire dans sa terre natale d’Emilie-Romagne ...

Schumacher s’offre, dans ceweek-end tragique et dantesque, une 65e victoire en carrière.Lancé à la poursuite du jeuneprodige Kimi Raikkonen, l’Allemand l’emporte à Barcelone et Spielberg. Le retour en grâce des Williams, Juan Pablo Montoya en tête, et la stupéfiante maîtrise d’Iceman sur une McLaren MP4/17D de 2002 n’entravent pas la trajectoire dorée de Schumacher.

Malgré la crise qui suit Montréal, pendant cinq courses (Magny-Cours, Silverstone, Hockenheim, Budapest), l’Allemand fait abstraction des désillusions. A Monza, en Lombardie, dans le temple de Ferrari, le virtuose allemand oublie la crevaison d’Hockenheim et le naufrage de Budapest, où il avait terminé à un tour d’un Fernando Alonso insolent de supériorité.
Echangeant son premier drapeaubleu hongrois contre un soixante-huitième drapeau à damier victorieux en Italie, Schumacher porte son propre art de la course au pinacle aux Etats-Unis, dans un autre circuit de légende: Indianapolis, après l’autodrome de Monza, consacre l’exploit du pilote allemand sous la pluie.

Montoya a capitulé, Räikkönen rendra les armes à Suzuka où Schumacher coiffe sa sixième couronne avec une médiocre huitième place, tel Armstrong qui aurait perdule contre-la-montre sans la chute d’Ullrich entre Pornic etNantes.

Deux anecdotes symbolisent l’enterrement prématuré qu’on avait fait de ces champions faits d’un autre métal: Fernando Alonso qui fait une croix sur le portrait de Michael Schumacher à l’usine Renault d’Enstone après sa victoire en terre magyar, Lance Armstrong incapable d’affronter le regard de ses coéquipiers de l’US Postal au dîner, au soir des terribles gifles que furent les défaites de Cap Découverte et du Plateau du Bonascre.

Mais en répondant présents au plus fort du combat, dans des joutes d’anthologie où l’adrénaline de la compétition est à son paroxysme, Armstrong et Schumacher clouent le bec aux critiques qui faisaient d’eux des vainqueurs par défaut en 2002 et 2003.

Tous deux ont vaincu en mangeant leur pain noir, malgré descirconstances défavorables: canicule pour Armstrong qui a toujours préféré la pluie et le froid, théâtre de ses plus beaux exploits du passé (Oslo 1993, Sestrières 1999,Lourdes Hautacam 2000), canicule aussi pour Schumacher qui voit les pneus Bridgestone dominés par les Michelin dans cet été 2003 placé sous le joug d’Apollon Phoebus et des rayons de feu du dieu Soleil.

Tombés de Charybde en Scylla en 2003, jamais les deux champions n’ont cédé à la panique. Dans l’étape de Loudenvielle pour Armstrong, au Grand Prix d’Italie pour Schumacher, on a vu le mental d’acier de ces champions capables d’inverser le cours du destin, de se sublimer au plus fort de la tempête, quand les élements sont contraires, quand le vent souffle contre vous. Avec l’énergie implacable de vrais champions capables de se faire violence, l’Américain et l’Allemand ont fini par émerger du chaos.

Comme des héros de western spaghetti regardant leurs rivaux en chiens de faïence sous le bercement de l’harmonica d’Ennio Morricone, Armstrong et Schumacher ont fini par écarter tous les prétendants au trône, à leur trône: Jan Ullrich et Alexandre Vinokourov sur le Tour 2003, Kimi Raikkonen et Juan Pablo Montoya dans un Championnat du Monde de F1.

L’écart final sur leurs dauphins prouve à quel point le combat a été âpre, à quel point les rois ont du puiser dans leurs limites et leurs ultimes ressources pour prolonger leur bail au sommet ... 93 points pour Schumacher contre 91 à Räikkönen,et 1’01’’ de marge pour Armstrong sur Ullrich, si loin des six ou sept minutes qui étaient son matelas habituel entre 1999 et 2002.

Sextuple champion du monde après son titre de 2003, Michael Schumacher peut regarder d’en haut tous les autres rois l’ayant précédé dans l’Histoire de la F1: Fangio et ses cinq titres, Prost et ses quatre titres, Senna, Lauda, Brabham, Piquet et Stewart, tous triples du champions du monde.

Lance Armstrong, lui, rejoint le cercle très fermé des quintuples vainqueurs du Tour de France: Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain.

Du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n’y a qu’un pas. Mais Lance Armstrong comme Michael Schumacher, s’ils savent aller plus vite que quiconque sur l’asphalte, en vélo ou en F1, ont su aussi freiner à temps pour éviter la catastrophe, l’apocalypse qu’on leur promettait en 2003.

- 2004, l’orgueil des champions pour une razzia:

Les dauphins de 2003, Kimi Raikkonen et Jan Ullrich, pensaient un peu trop vite que les rois leur céderaient la place en 2004.
Il n’en fut rien, et la déception dut être à la hauteur des attentes des prétendants, auxquels on peut rajouter Juan Pabl Montoya et Fernando Alonso en F1, Roberto Heras et Tyler Hamilton sur le Tour.

Car au terme de la première épreuve de vérité, le moral avait changé de camp: à la Mongie, premier col pyrénéen élevé involontairement au rang de juge de paix, et à Melbourne sur le circuit de l’Albert Park, Armstrong et Schumacher avaient déjà marqué les esprits.

Au final, devant des rivaux s’effondrant tels des châteaux de cartes, les meilleurs adversaires des deux titans, en 2004, furent d’anciens espoirs confirmant enfin leurs promesses: Andreas Klöden et Jenson Button, laissant Jan Ullrich, Juan Pablo Montoya, Kimi Räikkönenet Fernando Alonso sur le Radeau de la Méduse des naufragés.

En 2004, au zénith de leurs carrières, Armstrong et Schumacher ont aussi pulvérisé des records personnels ...

Clé de voûte des succès de Ferrari depuis 1996, le Kaiser l’a emporté treize fois sur dix-huit, dont douze des treize premières courses! Jarno Trulli (Monaco), Kimi Räikkonen (Spa Francorchamps), Rubens Barrichello (Monza, Shanghaï) et Juan Pablo Montoya (Interlagos) se sont partagés les miettes du festin d’un Pantagruel allemand au colossal appétit de victoires, après la diète forcée de 2003.

Quantà Armstrong, bien décidé à revenir sur les lieux d’une récolte aux airs de jachère en 2003, il a cueilli les pommes d’or du jardin des Hespérides ... Cinq victoires d’étape (Plateau de Beille, Villars-de-Lans, Alpe d’Huez, Grand Bornand et Besançon)et une deuxième place (La Mongie), marquant d’un sceau d’une rare violence son insolente supériorité sur le Tour de France!

Six fois vainqueur du Tour, Armstrong brisait la malédiction du sixième maillot jaune, resté utopie pour Jacques Anquetil en 1966, Eddy Merckx en 1975 (vaincu par Bernard Thévenet à Pra-Loup),Bernard Hinault en 1986 (battu par son coéquipier LeMond) et MiguelIndurain en 1996 (11e d’un Tour dominé par Bjarne Riis). Ullrich, Heras, Mayo et Hamilton pensaient revoir en 2004 chez Armstrong un visage ravagé tel celui d’Indurain en 1996 dans la montée des Arcs, cimetière de ses ambitions, un coup de pédale saccadé tel celui de Merckx en 1975 dans Pra-Loup, dépassé comme un vulgaire facteur de campagne par Gimondi ou Thévenet ... Il n’en fut rien, le Texan, que beaucoup avaient condamné après un Dauphiné Libéré où il n’avait en fait pas encore atteint son pic de forme, se montra sous son meilleur jour: dominateur et impitoyable.

Michael Schumacher, lui, a affolé les statistiques avec des records qui ne seront sans doute jamais battus: 13 victoires en 18 courses, 148 points sur 180 possibles ...

Ses treize victoires de par le mondefont de lui l’héritier de Charles Quint, qui dominait jadis un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Tel était l’empire bâti par le Kaiser Schumacher en 2004:

Australie, Malaisie, Bahrein, Saint-Marin, Espagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Hongrie, Japon ...

Mais tous les règnes ont une fin ...

Après quatre ans d’une convergence bluffante, les destins de Schumacher et d’Armstrong allaient cependant diverger en 2005.

Le septuple champion du monde de F1 tomberait de son piédestal, malgré un duel somptueux à Imolaface à son successeur, le juvénile Espagnol Fernando Alonso. Contraint d’abdiquer, le roi cédait sa couronne, après le plus long règne de l’Histoire de la F1.

Quant au sextuple vainqueur du Tour, toujours pas rassasié, il s’offrirait un septième et dernier maillot jaune sous les couleurs de la Discovery Channel. Un septennat sur le Tour de France, quelques années après le quinquennat de l’Espagnol Miguel Indurain ...

par AxelBorg
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par AxelBorg

le 16 août 2012 à 11H47

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

Jamais le Tour et la F1 n’ont eu deux vainqueurs en parallèle aussi longtemps que Schumacher et Armstrong entre 2000 et 2004.

Entre 1954 et 1957, Juan Manuel Fangio avait eu trois maillots jaunes, Louison Bobet en 1954 et 1955, Roger Walkowiak en 1956 puis Jacques Anquetil en 1957.

Entre 1961 et 1964, Jacques Anquetil quadruple maillot jaune consécutif avait eu face à lui quatre champions du monde de F1 Phil Hill, Graham Hill, Jim Clark et John Surtees.

Entre 1969 et 1972, Eddy Merckx avait eu trois champions du monde F1 Jackie Stewart (1969, 1971), Jochen Rindt (1970) et Emerson Fittipaldi (1972).

Entre 1991 et 1995, Miguel Indurain avait eu quatre champions du monde de F1, Ayrton Senna (1991), Nigel Mansell (1992), Alain Prost (1993), et Michael Schumacher (1994, 1995).

Avant le quintuplé Schumacher - Armstrong, on avait vu au maximum des doublés avec Fangio - Bobet (1954 - 1955) et Indurain - Schumacher (1994 - 1995).

Le fait pour le Kaiser et le Boss de pérenniser ainsi leur présence en tant que n°1 de leurs sports respectifs est d’autant plus remarquable à une époque, les années 2000, où le niveau de compétition était incroyablement élevé après la professionnalisation radicale de la F1 et du cyclisme.

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par FabriceBaro

le 16 août 2012 à 20H40

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

Bonjour Axel,

Merci pour l’article, comme d’habitude c’est un pur délice, je l’ai gardé pour le dessert.

Pour moi le plus remarquable est le fait que ces deux champions aient élevé le record de victoires dans leurs domaines respectifs de 5 à 7 d’un coup.

Pour chercher la petite bête, on peut aussi noter un bémol pour manque d’esprit sportif à ces deux accomplissements : pour Armstrong le spectre du dopage, et pour Schumacher un coéquipier-pantin. Dans les deux cas également, une équipe forte et entièrement dévouée. Le tout-puissant train de l’US Postal d’un côté, et de l’autre l’influence de Ferrari sur la F1 et la FIA (j’avais lu des accusations de la part des dirigeants de McLaren lors du Spygate de 2007*).

Cela dit tu soulignes bien leur mental et leur persévérence exceptionnels.

* Lire à ce sujet l’excellent article de Wired.

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par AxelBorg

le 16 août 2012 à 23H18

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

Salut Fabrice,

Oui tu fais bien de le remarquer, les deux ont battu le record de victoires dans leur domaine non pas de 1 mais de 2 crans !

Phénoménal quand on sait qu’il fallut patienter de 1957 à 2003 pour voir Fangio battu en F1, même si l’on peut penser que Prost et Senna n’auraient pas volé non plus un tel record.

Quant à Armstrong, 7 maillots jaunes, dopage ou pas, il faut bien réaliser que des champions comme Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain se sont cassés les dents sur la 6e marche.

Après, sur les bémols, quelques remarques.

Schumacher, contrairement à Prost qui affronta Lauda, K.Rosberg, Senna, Mansell et D.Hill, n’a jamais eu de fauve comme coéquipier.

Sans lui faire injure, que Rubens Barrichello ait été le meilleur teammate de la première carrière du Kaiser (1991-2006) veut tout dire, car Nelson Piquet le fut trop brièvement.

Mais Schumi a conquis ses 3 premiers titres (1994, 1995, 2000) sans avoir la meilleure voiture. Sa Benetton était moins rapide que la Williams, sa Ferrari moins véloce que la McLaren Mercedes.

Bref, en contrepartie d’un statut de n°1, l’Allemand a traîné de 1994 à 2000 un bolide imparfait. Il a du attendre 2001 pour piloter la meilleure F1 du plateau, avec la Ferrari F2001.

Quant à Armstrong, ce qui me frappe le plus, c’est son manque de respect du calendrier, même si LeMond, Indurain et Ullrich avaient initié avant lui le mouvement de se concentrer à 100 % sur le Tour. Mais l’Américain et l’Espagnol disputaient le Championnat du Monde, avec du succès pour Greg (Chambéry 89), des accessits pour Miguel (Stuttgart 91, Benidorm 92, Oslo 93, Duitama 95). Avec une telle puissance de feu, le Texan aurait au moins pu avoir le cran de tenter un doublé Giro - Tour, voire un record de l’heure. Il ne s’est intéressé qu’à une seule épreuve hormis le Tour, les Jeux Olympiques, et encore seulement en 2000 à Sydney. Car en août 2004 à Athènes, le King était en vacances ... Et le Giro dut attendre la retour d’Armstrong dans le peloton, en 2009, pour le voir disputer la plus grande course italienne.

Dommage, car il aurait pu marquer un peu plus l’Histoire du cyclisme, avec un Giro, une Vuelta ou un record de l’heure.

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par chano

le 17 août 2012 à 10H22

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

Salut Axel,

Je suis tout de même étonné que tu sacralises encore Armstrong. Ok, à l’époque, ils sont tous chargés dans le peloton et lui sans doute un peu mieux ou plus intelligemment mais tout de même.

Je me souviens encore du traitement réservé à Christophe Bassons (qui mérite une statue) et on sait que le rythme du train US Postal n’était dû qu’à un dopage généralisé au sein de cette équipe. ça me gène un peu.

Aujourd’hui, c’est avéré que si Armstrong ne faisait pas les classiques, c’était parce qu’il était en prépa du Tour, c’était à la fois un choix et une obligation de ne pas s’y présenter, il risquait trop gros.

Moi, Armstrong et ses 7 tours m’emmerdent. Comme la Biélorusse qui pique la levée de drapeau et l’hymne dans le stade pour la lancer du poids.

Comme ça m’emmerde que soient toujours en place les records féminins du 100m et du 400m détenus par des Allemandes de l’Est.

C’est pas dit que les suivants d’Armstrong au classement soient plus nets mais quand même, pris par la patrouille, punis. Un jour, on se rendra compte du mal qu’il a fait à son sport (alors que pour les américains, le plus grave, c’est le mal fait à la lutte contre le cancer par son imposture). Bref ....

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par AxelBorg

le 17 août 2012 à 10H40

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

Salut chano,

Je ne sacralise pas Armstrong, mais bon on sait bien que Pantani, Ullrich, Merckx, Anquetil, Coppi, Riis, Indurain se sont dopés aussi.

Pas de preuves évidentes pour LeMond.

Je voulais juste insister sur le palmarès phénoménal du Texan, même si clairement il y a imposture par le dopage, afin d’établir un parallèle avec les 7 titres du Kaiser Schumacher en F1.

Mais bon, si c’est pour donner 3 Tours de plus à Ullrich et en faire un quadruple maillot jaune, quelle crédibilité supplémentaire pour le vélo ?

Contador déclassé en 2010, cela ne donne pas un maillot jaune guère plus propre avec Andy Schleck

Sinon, complètement OK avec toi, la plus grande imposture de L.A. est vis-à-vis du faux espoir qu’il donne aux cancéreux américains

http://www.sportvox.fr/article...

Armstrong fait juste l’Amstel Gold Race sur les classiques, qu’il a terminé deux fois 2e en 1999 derrière Boogerd et 2001 derrière Dekker, 4e aussi en 2002.

Mais je déplore son manque de panache quant à tenter un doublé Giro Tour.

Excepté Greg LeMond, Louison Bobet et Gino Bartali, tous les grands coureurs par étapes avant lui avaient réussi ce doublé mythique : Coppi, Anquetil, Merckx, Hinault, Roche, Indurain et Pantani.

Je trouve cela dommage qu’il n’ait même pas essayé une fois, tout comme le record de l’heure.

Ce manque de romantisme, de goût du risque délibéré est triste sur le palmarès de l’Américain, qui ressemble à un ordinateur.

Jacques Anquetil avait laissé le Tour 1965 à Poulidor, finalement battu pour le maillot jaune par Felice Gimondi, afin de tenter un exploit mémorable, sans le doute le plus grand de l’Histoire cyclisme.

http://www.sportvox.fr/article...

Un doublé Dauphiné Libéré / Bordeaux-Paris en enchaînant les deux courses dans des conditions dantesques.

Sans demander un défi aussi téméraire que celui tenté par le Normand en 1965, le leader de l’US Postal aurait du en faire plus que simplement chercher la médaille d’or des Jeux Olympiques en 2000, objectif raté de surcroît avec le bronze "seulement" derrière Ekimov et Ullrich.

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par lexl....un soir de mai 2012

le 17 août 2012 à 10H55

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

hello Axel...

je comprends ton point de vue... on ne peut pas refaire les tours des années 90 / 2000 voir ceux d’avant qui n’était pas clair non plus.... AMSTRONG en a gagné 7 .. Je me suis amusé une fois à faire le detail pour savoir qui aurait pu gagner les tours si il avait été déclassé , et en enlevant les poursuivants qui ont été pris plus tard , on aurait grosso modo un palmarés étonnant de coureur ayant fini entre la 5 et 7 place. ( ceux qui avaient 15mn de retard)

On nage en pleine hypocrisie dans le vélo. Les champions dopés ou pas ,restent des grands coureurs et tacticiens. Amstrong en était un , et je pense l’un des meilleurs. La difference avec les autres coureurs , c’est qu’AMSTRONG avait une armada complète qui ont pu l’aider.

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par AxelBorg

le 17 août 2012 à 11H31

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

@lexl,

Dopage ou pas, Armstrong a su se construire un système pour être plus fort que les autres, et c’est en cela que le Texan est un champion remarquable. Quelque part, en dehors du dopage d’élite dont il pouvait disposer, Lance Armstrong a tout fait sur des points parfaitement légaux sportivement pour aller gagner ses 7 Tours de France. Personne n’a interdit à Ullrich et consorts d’en faire autant, ils ne l’ont pas fait.

- Reconnaissance stakhanoviste des étapes de montagne et de CLM au printemps

- Gestion du pic de forme

- Equipe 100 % dévouée, sans sprinter ou baroudeur venant pour les étapes

- Mental d’acier

- Recherches en soufflerie pour améliorer sa position CLM et son aérodynamisme

- Travail sur sa fréquence de pédalage en montagne afin de mieux grimper les cols

- Gestion de la récupération après étapes de montagne, avec gardes du corps pour éviter les journalistes et hélicoptères pour le ramener plus vite à l’hôtel

Bref, l’Américain a recherché la perfection dans tous les domaines. Il faut lui reconnaître cela, même si cela n’enlève rien au fait qu’il était dopé.

Après, sur la recherche permanente de l’amélioration, encore un point commun entre Armstrong et Schumacher, énorme bosseur en F1.

Sur le palmarès du Tour malgré déclassement d’Armstrong cela donnerait ça

1999 : Alex Zulle (dopage aux hormones de croissance sur la Vuelta en 1996 et 1997)

2000 : Jan Ullrich (équipe Telekom ayant avouée en 2007 un système de dopage pour Riis et Zabel, implication de l’Allemand dans le scandale Puerto en 2006 et dans le blitz de San Remo en 2001)

2001 : Jan Ullrich

2002 : Joseba Beloki

2003 : Jan Ullrich

2004 : Andreas Klöden (membre d’Astana condamnée via Vino et Kascheshkin pour dopage sur le Tour 2007, et je ne reparle pas de Telekom)

2005 : Ivan Basso (impliqué dans le scandale Puerto en 2006)

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par La régie française du kif à poils courts

le 17 août 2012 à 12H37

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

àrm$trong etàit un connàrd (un $portif "froid" et $cientifique) et le dopàge n’à rien à voir àvec çà, c’e$t une e+cu$e. $i Yoyo Blàke àvàit gàgne le 100 m àvec $on $tyle pitbull, on àuràit crie àu dopàge mài$ c’e$t le chàri$màtique Bolt àu $tyle delie qui $’e$t impo$e, vu ce que ce mec fàit gàgner àu+ orgàni$àteur$ de meeting$ on devràit (j’e$père) le lài$$er trànquille. C’e$t pàreil pàrtout, on à fàit pou$$er le nàin Me$$i àvec du KB jàrdin mài$ il fàit le $pectàcle, àrm$trong à tue le $pectàcle, c’e$t çà qu’on lui reproche, comme à Nàdàl.

De toute fàçon pà$ là première foi$ que Pound àffirme comme ici que " ce ne $ont pà$ de$ te$t$ ànti-dopàge mài$ de$ te$t$ de qI", çà veut tout dire. http://video.eurosport.fr/jeux...

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par La régie française du kif à poils courts

le 17 août 2012 à 12H40

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

"Ce manque de romantisme, de goût du risque délibéré est triste sur le palmarès de l’Américain, qui ressemble à un ordinateur." C’e$t çà, le dopàge on $’en brànle en fàit.

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par lexl....un soir de mai 2012

le 17 août 2012 à 14H13

Armstrong - Schumacher, destins croisés (2001-2004)

perso , je m’en cogne que les sportifs se trimbalent avec leur pharmacie avec eux, c’est ma santé. Je m’en cogne que certains d’entre eux ne verront jamais leur petits enfants... c’est leur problème.

Ce que l’on reprochait surtout à l’US , c’est bien son coté Scientifque dans l’approche du velo. Mais quel sport au XXIe siecle a échappé à ca ?

La natation est scientifique , la course est scientifique, le foot est scientifique , le badmington est scientifique...L’homme a reussi à theoriser chaque discipline pour la faire evoluer. Oui , les champions depouillés de PAPA sont morts... c’est une autre époque. ( surtout que les 3/4 servaient en premier de propogande politique et en retiraient que peu de gloire personnel).

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