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le 27/07/2012

En 2012, le Tour de France se met à l’Anglais. (3/4)


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Après les animateurs de ce Tour, en ce qui concerne les échappées, le classement général, les sprints, les étapes de montagne... Parlons aussi de ceux que l’on a pas vu, soit parce qu’ils ont raté leur Tour, soit car ils tiennent le rôle ingrat de coéquipier devant protéger son leader.

ON LES A PEU VU SUR CE TOUR DE FRANCE.

On a parlé des déceptions au classement général, mais pas de ceux qu’on attendait pour la victoire d’étape, pour les sprints ou pour le classement de la montagne. Et qui ont déçu. En voici l’occasion.

Les baroudeurs. Deux pointures du peloton ont raté leur Tour de France. Et pourtant, on les attendait gagnants ou tout au moins dans le coup pour la victoire. Ces deux larrons là, c’est Philippe Gilbert (BMC) et Sylvain Chavanel (Omega-Pharma Quick-Step). Le premier n’a été en vue que dans l’étape de Foix remportée par Luis Leon Sanchez. Mais on l’a vu à la peine dans le Mur de Péguère, lui qui affectionne pourtant ce type de montée, difficile mais plutôt courte (4km d’ascension à près de 10%). On l’attendait surtout à la fête sur les étapes arrivant à Seraing et à Boulogne-sur-Mer, remportées par Peter Sagan. Mais il n’a jamais semblé en mesure de se méler à la bataille pour la victoire.

Quant à Sylvain Chavanel, il a bien tenté de désorganiser les équipes de sprinteurs à 2 reprises dans la première semaine avec des attaques dans les 10 derniers kilomètres, mais cela sans grande chance de succès. Circonstance atténuante: il a été malade à mi-Tour, et a dû poser pied à terre. Un Chavanel mal préparé et diminué; un Tour de France à oublier pour le Français.

Les sprinteurs. La plus grosse déception vient dans cette catégorie, de l’Allemand Marcel Kittel (Argos-Shimano), grand espoir du sprint mondial. Son équipe s’était bâtie exclusivement autour de lui, mais il a dû poser pied à terre au bout de 5 étapes seulement, car diminué par des problèmes gastriques et des chutes. Il a été incapable de livrer un seul sprint dans ce Tour de France.

Côté abandons de sprinteurs que l’on attendait, mais qui semblaient diminués, on trouve Kenny van Hummel, le sprinteur de la Vacansoleil, incapable de lutter avec les meilleurs, ainsi que Yauheni Hutarovich, le sprinteur biélorusse de la formation de Marc Madiot, la FDJ-Big Mat.

On a peu vu aussi des sprinteurs quelque peu diminués par des chutes, comme Tyler Farrar (Garmin-Sharp) ou Juan José Haedo (Saxo-Bank Tinkoff).

Enfin, on trouve des sprinteurs en déclin, plus dans le coup dans l’emballage final. C’est le cas pour Oscar Freire (Rabobank) qui a certes abandonné lors de l’étape 7, mais qui auparavant n’avait jamais pu lutter pour la victoire. Idem pour Alessandro Pettachi (Lampre), 38 ans, qui a terminé hors-délai (!) lors de l’étape 11, celle de la Toussuire.

Les grimpeurs. On les attendait à l’attaque dans les Alpes ou les Pyrénnées, mais ils n’ont pas été à la hauteur.

Dans l’ordre de leur classement, on peut citer en premier, Michele Scarponi (Lampre), battu dans l’étape de Bellegarde-sur-Valleserine par Thomas Voeckler; Juan Jose Cobo Acebo, le grimpeur de la Movistar ; Daniel Martin (Garmin-Sharp), débarassé de ces obligations envers son leader Ryder Hesjedal, suite à l’abandon du dernier vainqueur du Giro, et incapable de suivre Feuillu et Voeckler dans le col du Tourmalet; Andriy Kaschesckin (Astana), grimpeur kazakh repenti qui a été invisible sur ce Tour; ou Rui Costa, le talentueux grimpeur portugais de la Movistar.

Déception plus générale pour l’équipe basque Euskaltel-Euskadi, confrontée à de nombreux abandons et à des performances décevantes de la part de ses grimpeurs, habitués des échappées au long cours sur les étapes de montagne. On a peu vu par exemple un Gorka Izaguirre ou un Ruben Perez Moreno, habitués à avaler des kilomètres à l’avant de la course en montagne. Pas facile non plus sanstrois autres coureurs de qualité que sont Mikel Astarloza, Gorka Verdugoet Amets Txurruka, qui avait été élu Super-Combatif du Tour en 2010, après avoir pris pas moins de 5 échappées, malheureusement jamais couronnées de succès.

Mention spéciale pour David Moncoutié (Cofidis), victime d’une terrible chute alors qu’il était en passe de revenir dans le groupe d’échappés. Un grimpeur de talent, dont c’était le dernier Tour de France.

Les équipiers. Impossible pour eux de s’exprimer en allant dans des échappées, ou en jouant leur carte personnelle. Et le premier à venir dans ce classement, paradoxalement, eh bien, c’est Christopher Froome (Sky). Obligé d’attendre Bradley Wiggins dans la Toussuire et dans la montée vers Peyragudes. Alors, certes, il termine 2ème et gagne une victoire d’étape, mais n’aurait-il pas pu gagner le Tour de France, tout simplement? Au vu de l’attaque qu’il avait placé dans la Toussuire, il aurait pu récupérer une bonne minute sur Wiggins. Idem pour la montée vers Peyragudes. Et sans son ennui mécanique lors de la 1ère étape, qui lui a fait perdre 1min20...

Dans cette équipe Sky, on peut aussi citer des coureurs comme Richie Porte, Michael Rogers ou Edvald Boassen Hagen, obligés de sacrifier la carte personnelle pour la jouer collectif.

A la BMC, on peut parler de coureurs talentueux individuellement, comme Marcus Burghardt, excellent rouleur ou Amaël Moinard, très bon en montagne.

Ou bien, on peut évoquer dans l’équipe Liquigas, les excellents grimpeurs que sont Ivan Basso et le polonais Sylvester Szmyd.

par S.L
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