Stich-Becker, une tragédie allemande (4/4)
Le vague à l’âme
Il serait erroné de dire que Becker a mal joué lors de cette finale. Je crois plus exact d’affirmer qu’il ne l’a pas jouée à fond. Nous sommes ici dans le cas d’une rechute d’un comportement déjà observé à plusieurs reprises dans la première partie de sa carrière, à savoir une confiance aveugle dans sa domination, lui ayant donné l’illusion qu’il pourrait gagner ce match sans se donner à 100%. La pression s’exerçant sur lui à ce moment-là, qu’il n’aurait sans doute pas eue s’il avait affronté Edberg, a ruiné ses forces.
C’est ici que Becker répond vraiment aux interrogations suscitées par sa prise de pouvoir en début d’année. Quels défis Becker pouvait-il se lancer une fois le sommet atteint? Réponse: aucun. Rien. Lui qui n’a jusque là rêvé que d’affronter et de battre les meilleurs, se retrouve désormais au centre du viseur de tous ses adversaires; ce n’est en rien une nouvelle source de motivation pour lui, mais une gêne.
Le problème, c’est qu’en face de lui se dressait un compatriote, dont l’histoire récente démontrait qu’il n’avait aucune raison d’avoir le moindre complexe face à Becker. Ajoutons que Stich était largement sous-évalué, et qu’il s’est avéré l’un des joueurs les plus talentueux des années 90. L’égo surdimensionné du champion peut s’accommoder du rival suédois encombrant qu’est Edberg, mais sûrement pas d’un Stich qui lui vole la vedette dans son pays en le mâtant dans son jardin. Pour prendre la mesure de ce qu’il s’est passé ce 7 juillet 1991, il faut imaginer ce qu’aurait été une finale Noah-Pioline à Roland Garros, par exemple en 1990, soldée par une victoire de Pioline en trois sets... Noah, qui sait de quoi il parle, a d’ailleurs dit quelques années plus tard, à propos de cette finale, «Je n’aurais pas aimé être à la place de Boris ce jour-là...».
La peur diffuse, qui aura bloqué le bras de Becker avant même que ne débute cette finale, se transforme en une panique totale dont il a l’élégance de ne rien montrer durant la cérémonie, allant jusqu’à donner l’accolade à son vainqueur, mais qui amorce une crise profonde dans son rapport au tennis, à seulement 23 ans. «Ce n’était pas moi sur ce court», dira t-il. Il aurait pu ajouter «ni ce jour-là, ni par la suite». Plutôt que d’avoir à rivaliser avec un compatriote d’un tout autre métal que Jelen ou Steeb, il préfère ne plus rivaliser, ni avec Stich ni avec qui que ce soit.
Quelques semaines plus tard, lorsque Forget s’enthousiasme sur sa victoire sur le n°1 Becker à Cincinnati, il ne se rend sans doute pas compte que c’est un fantôme qui lui fait face. Les quatre années qui suivent sont pour Becker une longue traversée du désert ponctuée de quelques morceaux de bravoure dans les fins de saisons ou sur le gazon de Wimbledon. Même son visage change, avec l’apparition d’une barbe chronique dont il ne cache pas qu’elle est le fruit d’une négligence, mais qui contribue peut-être à assurer un masque protecteur à sa détermination défunte.
La guerre
Au moment de la victoire de Stich, l’arbitre commet un lapsus révélateur en annonçant «Game, set and match Becker!». Cette erreur involontaire reflète la tonalité de la presse allemande du lendemain, où un profond malaise perce à travers les commentaires. Derrière les félicitations de pure forme pour Stich se tapit une profonde déception sur le match joué par Becker, et surtout un embarras bien réel.
Les exploits de la Mannschaft et de Becker à la fin des années 80 ne sont pas anodins pour le peuple allemand. Cette nation blessée retrouve d’un seul coup des raisons d’être fière de ses représentants sportifs, et s’y identifie. A cette époque, les terrains de tennis affichent complet de 6h du matin à 23h... Sur le fonds, les Allemands ont une icône, lui et lui seul compte, et ils n’ont pas accordé auparavant à Stich la place qu’il mérite. Mais la hauteur où ils ont placé Becker ne peut être égalée, cette hauteur est quelque part nécessaire et ils ne peuvent dire aux gamins de déchirer leurs posters. Aussi, plutôt que de débuter un quelconque mea culpa en donnant à la victoire de Stich l’éclat qu’elle mérite, les médias allemands restent sur leurs positions et pleurent la défaite de Becker, quitte à feindre d’oublier que Stich est aussi un de leurs compatriotes.
L’écho médiatique donné à ce match par les médias allemands est largement responsable de la suite des événements en ce qui concerne les relations de Stich avec la presse de son pays. Lui qui était sans doute partiellement animé par un esprit revanchard à l’orée de ce Wimbledon 1991, a très mal vécu cette perception unilatérale d’une défaite de Becker plutôt que de sa victoire à lui.
Ce 7 juillet 1991 inaugure un sport auquel les médias allemands vont s’avérer accros: être le réceptacle des opinions de Stich et Becker l’un sur l’autre. Pas une interview sans que la question ne soit posée à l’un ou à l’autre, et les peaux de bananes posées sous les pas de leur relation ne manqueront pas.
Ce qui est observable, c’est leurs absences respectives lors des rencontres de Coupe Davis. L’équipe qui perd contre les Etats-Unis en septembre 1991 est privée de Becker, celle qui s’incline au Brésil début 1992 ne compte pas Stich dans ses rangs.
En 1993, les médias font état d’une cabale menée par Stich contre Becker, lors du quart de finale disputé contre la République Tchèque. Becker n’ayant pas disputé le premier tour contre la Russie, Stich ne voit pas pourquoi il disputerait les matchs suivants. Malgré les dénégations de Stich, le mal est fait. Le brillant second, qui a à cœur d’incarner son pays autant que Becker a su le faire, emmène son pays à une splendide victoire cette année-là, et s’accommode apparemment sans problème de l’absence de Becker, contrairement aux médias. De fait, cette nouvelle victoire allemande (la dernière à ce jour) rencontre assez peu d’écho en comparaison avec celles de 1988 et 1989.
A l’ouverture de Wimbledon 1993, Becker et Stich s’affrontent durement par médias interposés sur le terrain politique. Le cadet fait des déclarations incendiaires tendant à relativiser la Shoah, à un moment où Becker, marié à une femme de couleur, symbolise et promeut une mixité culturelle dans les sociétés contemporaines. Les frères ennemis s’affronteront en quarts de finale cette année-là, avec une revanche de Becker (en cinq sets) qui n’entamera pas le statut de Stich, ni ne rendra à Becker sa détermination guerrière; il sera nettement dominé par Sampras en demi-finale.
La paix froide
Une exception à ce tableau: les Jeux olympiques de 1992, où la fédération allemande les rémunère grassement l’un et l’autre pour faire cause commune en double. La combinaison de leurs deux talents se soldera par la médaille d’or.
Becker reviendra bien en 1995-1996, en s’offrant les services de Nick Bollitieri qui le soumettra à un travail physique intense. Leur union se brisera sur un sourire de Becker, celui qui fera suite à sa défaite en finale de Wimbledon 1995 face à Sampras; si Becker, à ce moment-là, redevient affuté physiquement, il ne retrouve pas pour autant son énergie combative. Il s’offre un dernier grand titre à l’Australian Open 1996, ainsi qu’un match de référence, florilège de furie offensive, toujours face à Sampras, en finale du Masters 1996.
Cette année 1995 marquera aussi les retrouvailles de Becker et de Stich côte à côte en Coupe Davis. Ils s’inclineront en demi-finale en Russie, à l’issue d’une rencontre dramatique. Becker et Stich remportent leur simple le premier jour, puis perdent de justesse le double, avant que Becker ne laisse sa place le troisième jour en raison d’une blessure supposément diplomatique. C’est le second couteau Karbacher qui s’incline contre Kafelnikov, ce qui ramène le score à 2/2. Stich perd enfin un cinquième set irrespirable face à Chesnokov, 14/12, fond en larmes... mais ne rate pas Becker dès le lendemain, lui reprochant (cette fois, les reproches sont attestés) de ne pas avoir pris ses responsabilités.
Stich, quant à lui, fera sa carrière, atteignant deux finales du Grand Chelem, toutes deux perdues, à l’US Open 1994 face à un André Agassi intouchable, puis à Roland Garros 1996 contre un Kafelnikov solide mais prenable. Stich, guerrier froid en apparence, s’avèrera plus fragile nerveusement qu’il ne le laisse paraître, d’autant que sa carrière sera perturbée par plusieurs blessures, dont une grave à la cheville en octobre 1995. Il tirera sa révérence à Wimbledon 1997, à l’issue d’une demi-finale d’anthologie perdue de justesse contre Pioline.
Quelle fut réellement la relation entre Stich et Becker à partir de cette édition 1991 de Wimbledon? La réponse ne peut être donnée sans tenter de percer le miroir systématiquement déformant qu’en ont donné les journalistes allemands. Le ressentiment de Stich suite à sa victoire à Wimbledon est largement compréhensible, comme sont audibles les arguments concernant la présence ou non de Becker sur l’ensemble d’une campagne, ou encore son éventuelle esquive lors de la demi-finale 1995 contre la Russie. Mais ces questions sont typiquement de celles que l’on règle en tête-à-tête; en les mettant sur la place publique, Stich a lui-même contribué à envenimer les choses. Quant à Becker, fauve blessé et isolé qu’il était sans sa tour d’ivoire, il fut d’une indigence éloquente dans l’affaire, refusant de donner lui-même à Stich la légitimité que tout le monde lui contestait, en lui disant simplement: «Bravo à toi, tu mérites ta victoire, maintenant je t’attends de pied ferme sur notre prochain match». Un tel discours aurait fait du bien à Stich mais surtout, je crois, à Becker.
L’antagonisme - plus que la rivalité - entre Stich et Becker se transmettra partiellement à leurs successeurs Kiefer et Haas, la presse allemande inventant une filiation naturelle entre Becker et Kiefer et entre Stich et Haas. S’il est vrai que Boris conseille en 1997 le jeune Kiefer dont la frappe de balle lui rappelle Agassi, Tommy Haas, plus régulier que Kiefer, ne doit rien à Michael Stich; il poussera même ce dernier à la démission de son poste de capitaine de l’équipe de Coupe Davis en 2002, lorsque Stich proposera la sélection de... Becker pour une rencontre de barrage, ce qui suscitera l’opposition ferme de Hass et de Schuttler.
Conclusion
Stich, vu d’Allemagne, restera à jamais le fossoyeur de Becker, celui qui a fait tomber l’icône d’un peuple sans crier gare. La campagne victorieuse de Coupe Davis 1993 n’enraye pas le désintérêt progressif des Allemands pour le tennis, sport qui leur a offert ce qu’ils ont cru être un dieu mais qui s’est avéré n’être qu’un homme. Ce désintérêt se traduit sur le plan économique, comme en témoignent les crises financières majeures subies par les tournois de Munich, Stuttgart et surtout les deux Masters Series de Hambourg et d’Essen, remplacés respectivement par Madrid et Shanghai. Le Masters quitte lui aussi l’Allemagne, en 2000, sans doute pour longtemps. Sur le plan des résultats, les carrières de Tommy Haas, Nicolas Kiefer et Rainer Schuttler n’en font pas des modèles au point de susciter de nombreuses vocations tennistiques dans la jeunesse allemande.
La victoire de Stich sur Becker lors de ce Wimbledon 1991 est donc un tournant négatif, non seulement pour la carrière de Boris, mais aussi pour le tennis allemand. Les médias d’Outre-Rhin en portent une large part de responsabilité, orchestrant à l’envi des problèmes entre l’un et l’autre, voire les inventant quand ils n’existaient pas. Les images de Stich et de Becker en furent sévèrement écornées, ce qui explique pour partie la désuétude dans laquelle est tombé le tennis en Allemagne. Le départ de Ion Tiriac pour les cieux espagnols n’est pas non plus à oublier dans ce tableau. En 2012, les mauvaises herbes poussent sur nombre de terrains de tennis en Allemagne, et leur fédération ne règlera le problème que sur le long terme, en commençant par revisiter avec lucidité cette période dorée au cours de laquelle elle a commis de nombreuses erreurs.
Bon, il m’a fallu un peu de temps pour terminer les quatre chapitres de cette saga, mais je ne regrette vraiment pas la lecture, et même si je me souvenais vaguement qu’ils avaient eu des relations difficiles ( des positions politiques opposées notamment ), je ne me rappelais pas de tous ces détails, et surtout que ça avait pris une telle ampleur. Merci.
Michael Stich avait un profil assez atypique pour l’époque, où les spécialistes de chaque surface étaient bien plus nombreux qu’aujourd’hui, tandis que l’Allemand était capable de briller sur à peu près n’importe quelle surface, sans être pour autant le tout meilleur sur l’une d’entre elles. Cette polyvalence qui est de rigueur désormais ( même si les distinctions sont beaucoup moins marquées entre chaque surface aujourd’hui ) aura été paradoxalement un handicap pour lui à l’époque.
Sans atteindre le même degré d’intensité et ce côté tragique, une situation assez semblable avait eu lieu en 1985 à Roland Garros, entre Leconte et Noah, même si ça n’était qu’un huitième de finale. Ca avait été un festival de services volées sur une surface plus habituée jusque là aux longs rallyes de fond de court. Mais ce match qui avait été salué à l’époque comme l’un des plus beaux de la décennie s’était résumé à une phrase dans les journaux le lendemain : "Leconte a tué le père". Certains avaient même regretté que Leconte n’ait pas laissé gagner Noah ( véridique ! ), estimant que ce dernier aurait pu aller au bout, lui, lorsque Leconte a été battu par Wilander au tour suivant. Ce match a certainement eu des répercussions sur le manque de popularité de Leconte par la suite, et notamment lors de la finale de Roland Garros en 1988.
Salut Cullen,
Bravo d’être allé au bout !!!
Pour Noah-Leconte, effectivement la comparaison tient, mais je n’ai pas le souvenir que Noah soit passé totalement à côté. Il y avait des histoires entre eux à l’époque, avec la femme de Leconte, mais je n’ai pas les détails. En tout cas, ça n’avait pas eu la même ampleur que Stich-Becker...
Y’a du monde ici, il est où Armand, ptdr de mdr de ouf.
Bon, très bons sujet et traitement puisque j’adorais aussi Becker dont la fougue et le tempérament représentaient pour moi un bon substitut à celles du Genius déjà complètement à l’ouest, et que cette rivalité nationale est assez difficile à comprendre vue de l’extérieur de l’Allemagne. Peu d’autres joueurs certainement que Boris ont eu à affronter une telle pression & attente de la part de leur peuple, on sentait chez lui, un champion très complexe comme tu le décris bien, à la fois une fierté à travers ses runs extraordinaires en CD et un dégoût, il avait demandé à ce que l’on n’utilise plus les surnoms à consonnances geurrières comme "Boum-Boum" ou "Der Bomber".
En Allemagne vers 86 il avait sa tronche dans tous le smagasines, on n’a pas idée d’être aussi charismatique aussi, comme tu le dis les deux joueurs représentaient certainement deux faces de ce pays, comme quand Becker avait défendu les sans papiers là ou Stich était bien plus traditionnaliste. Effectivement un peu comme Noah le métis de gauche face à Riton le gros beauf pote aux Balkany, mais avec cette complexité due à la difficile question chez les Bosches de la culpabilité post nazie (car comme chacun le sait, la France qui a été irréprochable dans cette histoire n’a rien à se reprocher).
Sur le match, celui réalisé par Stich a été effectivement gigantesque & inattendu, notamment en retour où je me souviens qu’il avait annihilé le service de Boris avec une facilité déconcertante & irréelle. Après les deux défaites face à Edberg, que j’ai bizarrement appris à apprécier plus tard, j’étais dèg, ça faisait de Boris un quasi loser, mais amenez lui Lendl bordel.
C’est sûr que la presse a dû se sucrer grave, bonne hypothèse sur l’origine du déclin du tennis Allemand, bon en même temps Becker et Graf étaient nés à quelques kilomètres l’un de l’autre, c’est aberrant statistiquement & il n’y aryen qui puisse expliquer le pourquoi de la naissance d’un champion (Hingis -tchèque en fait bien sûr- et Federer pour la Suisse ça vient d’où ça ?) et je ne suis pas sûr qu’un champion déclenche automatiquement comme Borg une vague de vainqueurs de Chelems.
J’ignorais pour Leconte pote de Balkany. Ca ne m’étonne pas du personnage, mais je ne crois pas que ça le politise pour autant. Il est beaucoup moins politisé que Noah.
C’est marrant que l’article vous fasse tous penser à Noah/Leconte, franchement il y a eu tant de problèmes que ça entre eux ? A la CD 91, ils étaient main dans la main. Stich avait tout de même plus clairement joué avec le feu, car comme tu le dis la culpabilité nazie ne fait rire personne en Allemagne.
Quant à la proba pour que 2 champions viennent du même coin... Il ne faut pas y voir autre chose qu’un hasard. Pour Hingis et Federer, il faut quand même rappeler que Federer est de Bâle et Hingis de Zurich (150 ou 200km tout de même).
Les langues allemandes se délient aujourd’hui, ils nous sortent des monuments littéraires sur la période des deux Allemagnes, on y sent une nostalgie... Cette fin des années 80 en Allemagne, c’est la dernière période où ils eurent un rêve, celui de leur réunification. Aujourd’hui ils en sont au même point que nous, leurs rêves sont réduits à de la bouillie pour les chats. Un Becker surgirait aujourd’hui, il n’aurait sans doute pas la même aura médiatique. Ce qui au passage serait probablement bénéfique à sa carrière.
Il n’y a jamais eu la moindre animosité entre Noah et Leconte, même si les deux avaient des points de vue très différents. Encore une fois, leur face-à-face à Roland Garros en 1985 n’avait évidemment pas la même portée que celle entre Becker et Stich outre Rhin. Le parallèle que je me suis autorisé de faire avec ce match concerne uniquement les conséquences que leur face-à-face a eu sur la suite de la carrière de Leconte. Si Becker a vécu comme un traumatisme sa défaite contre Stich, Leconte c’est sa victoire contre la nouvelle idole du Tennis français qui lui sera longtemps reproché, et qu’il va trainer comme un boulet pendant des années. En fait, il faudra attendre la finale de Coupe Davis en 1991 et son match face à Sampras pour qu’il soit vraiment réhabilité dans le cœur des Français.
La presse avait amplifié quelques déclarations, Noah avait été un grand frère pour Leconte à l’Insep et ce dernier a certainement eu besoin de se soustraire à un moment de cette influence devenue étouffante, comme en plus il était con comme une pelle son entourage (dont Dominguez) l’avait sûrement orienté. Les deux étaient quand même dans le top5 en 86, on sait comme l’Equipe avait au même moment quasiment créé l’opposition OM-PSG, c’est à mon avis du même ressort, il faut vendre du papier.
Becker avait quand même dit en réaction au fanatisme qu’il provoquait qu’il comprenait comment tonton Adolph était arrivé au pouvoir. En Allemagne c’est puissant comme point de vue.
Moins politisé Riton, mais entouré voire utilisé (leur conflit a été exagéré par les vampires de la presse sportive et même de la politique, Noah avant appelé à voter la Mitt en 88), 91 c’est la réconcilliation, très beau. Ici tu peux voir le petit Nicolas S. de Nagy-Bosca dans sa loge pendant sa demie contre Becker en 86http://www.youtube.com/watch?v...
J’ai vu un sondage à la con récemment où il était dit que les Allemands n’associaient même plus le sexe au plaisir mais bon...
Becker-Stich, Noah-Leconte, quatre très beaux joueurs en tout cas.
T’es où Armand mdr ?
armand nous a quitté hélas, suite au terrible traumatisme de la semaine passée
exact pour becker, il avait dit ça
noah/leconte, noah avait qd même dit que dans leconte, y’avait une syllabe de trop ; ils se sont réconciliés. Mais personne n’a jamais reproché à leconte sa victoire en 85, n’importe quoi ; leconte est devenu impopulaire suite à ses propos après la finale perdue contre wilander (88 je crois), et dans la foulée il était allé aux JO de séoul en frimant et s’était fait sorti au 1er tour par un coréen quelconque
aucun rapport donc avec le noah/leconte de 85 (d’ailleurs j’y étais)
"Becker avait quand même dit en réaction au fanatisme qu’il provoquait qu’il comprenait comment tonton Adolph était arrivé au pouvoir. En Allemagne c’est puissant comme point de vue."
Là j’hallucine... Je ne le savais pas, sinon j’aurais encore alourdi la charge de l’article, qui me semble assez lourd comme ça.
Lézard, je me retrouve davantage dans ta chronologie, je n’ai pas le réel souvenir d’une animosité majeure entre Noah et Leconte, en revanche Riton était devenu le mal aimé lors de sa finale perdue, avec son "J’espère que vous avez compris mon jeu". Mais là ça n’a rien à voir avec Yannick... J’ai aussi le souvenir de Noah un peu inquiet avant cette finale, à l’idée que Leconte gagne "chez lui"... Mais rien de bien méchant, juste une rivalité nationale normale, qui n’a à ma connaissance pesé négativement sur aucune de leurs deux carrières.
Stich/Becker c’est autre chose, un mélange explosif d’inconscient collectif, de rivalité sportive, d’opinions politiques et de guerre d’égos. Quand tu vois la gueule du tennis allemand aujourd’hui il y a de quoi se demander ce qui s’est passé à ce moment-là.
Sa déclaration maladroite à l’issue de sa finale perdue en 1988 n’a pas aidé, c’est certain. Mais il ne bénéficiait déjà pas d’une très grande côte d’amour avant cet épisode. Personne ne lui a reproché explicitement sa victoire sur Noah, bien sur, mais il sera régulièrement rattrapé par cet évènement, et le public français lui montrera de manière plus évasive, il n’aura jamais la même côte de popularité à Roland Garros que son ancien partenaire de double en tout cas. D’ailleurs c’est souvent à Wimbledon qu’il était le plus heureux, son jeu hyper spectaculaire ( on se souvient de ses volées de revers décollées du sol ), étant très apprécié du public londonien.
la RELIGION DU RIRE
Y’a du monde ici, il est où Armand, ptdr de mdr de ouf.
PS
je suis la cher ami seulement tres pris ces derniers temps. Je n ai meme pas zieuté 2 matchs depuis le debut de Wimbledon juste regardé les resultats...FERRER en quarts de finale il semble avoir atteint la maturité de son jeu a la trentaine...DEL POTRO en perte de vitesse ? MURRAY boulevard vers la finale ? NOLE dans un fauteuil ?
J esperes avoir le temps de lire l article
LEZARD
il semble qu avec le soleil tes neuronnes bouillonent...

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