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le 26/06/2012

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index


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Depuis 1896, les Jeux Olympiques ont souvent rimé avec politique. Retour sur un lien plus que centenaire, quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Londres.

En 1896, quand le baron Pierre de Coubertin fait des Jeux Olympiques un phénix, l’idéal est de rigueur.

Mais les belles intentions resteront utopiques, car très vite le machiavélisme de la politique va prendre le pas sur le sport.

Face au Lac Léman, dans satour d’ivoire vaudoise de Lausanne,le CIO peut se vanter de compter plus de pays membres que l’ONU.

Ironie du sort, l’organe olympique mondial est hébergé par la Suisse, ce pays neutre dont l’ONU reste encore et toujours orpheline, presque sept décennies après sa fondation, sur les cendres de la Seconde Guerre Mondiale, en 1945.

En écho au mythe antique d’Olympie, ville perchée dans les vallées sacrées du Péloponnèse, les Jeux Olympiques reprennent vie à Athènes en 1896.

En 1900, Paris a l’honneur d’être la ville hôte, la même année où se tient l’Exposition Universelle dans la Ville Lumière, onze ans après celle qui a offert un chef d’oeuvre au monde, la Tour Eiffel (1889).
Le XIXe siècle vit son crépuscule, mais Paris est déjà tournée vers le XXe ... La capitale française, quatre ans après Fachoda, dame le pion à sa rivale Londres.

L’héritage de l’Exposition se fera à travers le pont Alexandre III ou le Grand Palais. Et, incroyable vue de notre oeil contemporain, les Jeux Olympiques font partie intégrante de l’Exposition Universellle!

En 1904, les Jeux traversent l’océan Atlantique, exploit que Charles Lindbergh ne réussira en avion qu’en 1927, dans le sens inverse, à bord du Spirit of Saint-Louis. L’avion avait été nommé ainsi en référence au soutien financier de donateurs venant de la ville de Missouri, hôte des Jeux de 1904. C’est en effet Saint-Louis qui accueille ces troisièmesJeux de l’ère moderne, bien que Chicago ait été désignée. Mais la ville de Saint-Louis est l’hôte d’une Exposition Universelle, telle Paris quatre ans plus tôt. A travers des Jeux Olympiques et cette Exposition Universelle, les Etats-Unis d’Amérique font preuve de leur émergence.

En 1908, c’est Londres qui récupère l’organisation des Jeux. Capitale de l’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, comme l’on disait au temps de la reine Victoria, l’orgueilleuse métropole britannique est la capitale du monde, clé de voûte d’une Grande-Bretagne sortie hégémonique d’un XXe siècle qui a consacré sa puissance colonialiste et sa révolution industrielle. Ces Jeux Olympiques londoniens font suite à ceux de 1906 à Athènes, organisés pour commémorer le dixième anniversaire de ceux de 1896.
Londres, ville candidate, a vaincu Berlin dans une élection consécutive au forfait de Rome, initialement choisie par le CIO face à Milan et Berlin. L’éruption du Vésuve en 1906 a sonné le glas des espoirs de la Ville Eternelle, conduisant le gouvernement italien à abdiquer dans ce projet.

Stockholm, ville hôteen 1912, est désignée sans véritable concurrence.

Berlin, candidate malheureuse pour 1908, obtient le précieux sésame pour 1916 mais le déclenchement de la Première Guerre Mondiale plonge les Jeux Olympique dans un premier sommeil ...

De 1914 à 1918, l’Europe s’embrase, après l’attentat de Sarajevo, épicentre d’un conflit qui tire ses origines de la traditionnelle poudrière des Balkans.

Anvers, en1920, est désignée par le CIO en contrepartie des dommages qui ont touché la Belgique durant la Grande Guerre. Voisine de la France et de l’Allemagne qui se sont opposées jusqu’à l’anéantissement de l’ennemi, la Belgique est donc reconnue dans son statut de victime du conflit. Budapest, initialement désignée par le CIO, se voit retirer l’organisation des Jeux, la perle du Danube étant capitale de la Hongrie, état allié de l’Allemagne.
Suite au traité de Versailles, qui désigne en 1919 les nations responsables de la guerre, et redevables des réparations, les Jeux Olympiques mettent au ban les principaux pays d’Europe vaincus: l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie et la Turquie.

Pour ces sixièmes Jeux Olympiques, dans la cité des diamants, le CIO accomplit son premier acte politique, au grand dam du baron Pierre de Coubertin. Ce dernier offre aux Jeux le drapeau olympique.Dans ce contexte d’exclusion des nations vaincues, le drapeau et ses anneaux apparaissent comme un paradoxe, dans un idéal de réunion des continents, si divisés après le conflit le plus meurtrier de l’Histoire.

En 1924, les Jeux Olympiques d’étéfont leur retour à Paris, alors que les Jeux Olympiques d’hiver voient le jour à Chamonix, au pied du Mont Blanc, point culminant de l’Europe. Ce retour à Paris est une oeuvre politique endogène, et non exogène. Par l’influence du baron de Coubertin, les Jeux font leur retour en France, alors que le CIO était hostile à la candidature parisienne. Paris devance finalement Amsterdam, Los Angeles, Barcelone, Prague, Rome ainsi que Lyon. Impressionnant, le Finlandais Paavo Nurmi est l’attraction de ces Jeux en athlétisme.

En 1928, c’est Amsterdam qui est hôte des Jeux Olympiques d’été. Pour cette huitième olympiade, la capitale hollandaise voit l’arrivée de la flamme olympique, allumée d’Olympie et arrivant dans la Venise du Nord après un périple. A Amsterdam, Paavo Nurmirenouvelle ses prouesses de Paris.Faute de pouvoir accueillir les Jeux d’hiver selon la règle en vigueur à l’époque, les Pays-Bas laissent cet honneur à la Suisse, via la station huppée de Saint-Moritz.

En 1932, Los Angeles, battue en 1924 et 1928, finit par emporter la mise, dans une Amérique dévastée par la crise économique de 1929. Désignée dès 1923, la grande ville de Californie accueille des Jeux Olympiques en forme de diversion pour un pays en proie à une crise sans précédent, l’année où le président Franklin Delano Roosevelt arrive au pouvoir. Champion olympique à Amsterdam en 1928, le nageur américain Johnny Weissmuller, futur interprète de Tarzan pour le cinéma hollywoodien, conserve son titre sur 100 mètres nage libre. Lake Placid avait accueilli les Jeux d’hiver quelques mois plus tôt.

En 1936, c’est Berlin, vingt ans après, qui est l’hôte des Jeux ... Désignée en 1931 aux dépens de Barcelone, la capitale allemande est depuis victime de la chape de plomb nazie ... Imposantleur férule avec une main de fer à un peuple soumis et aveuglé par une crise sans fin, victime d’une terrible surinflation et des conséquences du traité de Versailles, Adolf Hitler et son Troisième Reich étouffent tous les droits dans une Allemagne qui sombre de jour en jour dans la dictature et le chaos. La haine des juifs, le rejet de l’autre, le culte de la race aryennesont l’oeuvre quotidienne des Nazis. Eminence grise du Führer, Joseph Goebbels se charger d’orchester une propagande dont les emblèmes sont l’aigle nazi et la croix gammée. Après avoir soutenu Mercedes et Auto Union sur les circuits européens, aidant les pilotes Caracciola et Rosemeyer face à Nuvolari, le régime nazi fait des Jeux Olympiques un vecteur de communication mondial.

Heureusement, Jesse Owens, l’antilope noire venue des Etats-Unis, sauve les Jeux du désastre. Quadruple médaillé d’or, Owens est le troisième grand héros des Jeux, après Paavo Nurmi ou Johnny Weissmüller. Couronné sur 100 mètres, 200 mètres, relais et en saut en longueur, faisant preuve de son extraordinaire virtuosité, Owens défie l’aigle nazi dans son fief. Et Hitler, vert de rage, quitte la tribune pour ne pas avoir à serrer la main du champion noir américain ...

Triste coïncidence, l’Allemagne nazie avait bénéficié d’un deuxième écho via les Jeux d’hiver de Garmisch-Partenkirchen, en Bavière, non loin du nid d’aigle du Führer, à Berteschgaden.

En parallèle, Barcelone organise des Jeux travaillistes, dans une ville qui sera bientôt soumise au joug de Franco, après trois ans d’une terrible guerre civile espagnole.

En 1940, les Jeux Olympiques n’auront pas lieu, faute de la guerre mondiale déclarée par la Grande-Bretagne et la France à l’Allemagne nazie. Tokyo, initialement désignée, et privée de son bien après avoir franchi le Rubicon, envahissant la Chine en 1937. Tokyo paie le conflit sino-japonais, Helsinki héritant du bien. Pour les Jeux d’hiver, le Japon subit la même sanction. L’épée de Damoclès s’abat de manière identique sur Sapporo.

En 1948, Londres retrouve les Jeux, qu’elle aurait du organiser en 1944. La sprinteuse hollandaise Fanny Blankers-Koen est la figure de proue de ces Jeux de 1948, remportant quatre médailles d’or. A Saint-Moritz, qui organise les Jeux d’hiver, les absences du Japon, de l’Allemagne et de l’URSS sont remarquées, dans une communauté de nations marquée au fer rouge par la Seconde Guerre Mondiale ainsi que par les prémices de la guerre froide. En Grande-Bretagne, l’organisation des Jeux d’été par Londres est loin de faire l’unanimité, face à la priorité d’une ville à reconstruire et d’une population soumise au rationnement quotidien ... Mais plébiscitée par le CIO, la capitale britannique accueillera bel et bien les athlètes du monde entier.

En 1952, Helsinki, orpheline des Jeux de 1940, est l’hôte de la compétition d’été, qui voit le Tchécoslovaque Emil Zatopek multiplier les exploits, avec un triplé somptueux 5000 m - 10 000 m - marathon en athlétisme. En pleine guerre froide, avant que la coexistence pacifique ne se concrétise, le président du CIO Sigfrid Edström use de trésors de diplomatie afin de convaincre l’URSS de rejoindre le mouvement olympique. Et le CIO convie aussi le Japon et l’Allemagne à revenir aux Jeux. Oslo avait accueilli les Jeux d’hiver.

En 1956, c’est Melbourne, pour l’Hémisphère Sud, qui accueille les Jeux Olympiques d’été, tandis que Cortina d’Ampezzo, la très chic station italienne, reçoit les Jeux d’hiver. L’Autrichien Toni Sailer y réalise un festival. En Australie, de nombreux boycottent ternissent les Jeux. La crise hongroise, suivie par l’invasion de Budapest par les chars soviétiques, provoque le boycott de l’Espagne, de la Suisse et des Pays-Bas. Face à ce mouvement, le président du CIO se montre impuissant, tout comme face à la crise du canal de Suez. Dénonçant la présence d’Israël, trois pays boycottent les Jeux australiens: l’Irak, l’Egypte et le Liban. Quant à la Chine, elle quitte Melbourne en voyant que le drapeau de Taïwan est hissé au milieu de ceux des autres nations.

En 1960, Rome accueille les Jeux. La Ville Eternelle, chargée d’Histoire comme peu de villes (Athènes, Istanbul ex-Byzance et Constantinople, Jérusalem ...), vient d’accueillir trois ans plus tôt un sommet marqué par la signature du traité donnant naissance à la Communauté Economique Européenne. Mais, sortie vaincue de la guerre en tant qu’alliée de l’Allemagne, l’Italie n’échappe pas à son passé mussolinien. La victoire stupéfiante du coureur éthiopien Abebe Bikila, sous l’Arc de Constantin, au terme du marathon, rappelle tristement que c’est face à la colline de l’Aventin quele Duceavait lancé les troupes italiennes pour envahir l’Abyssinie, en 1935. Les Jeux d’hiver sont organisés aux Etats-Unis, à Squaw Valley.

En 1964, Tokyo accueille les Jeux. Le capitale japonaise a admirablement relevé la tête, deux décennies après la fin d’un conflit qui a laissé l’archipel nippon exsangue. Pour la première fois, l’Asie est l’hôte des Jeux. Le nageur américain Don Schollander lamine l’opposition, dressant la guillotine à quatre reprises, pour autant de médailles d’or. Le judo fait son apparition à cette occasion, dans son pays d’origine. Frôlant le monopole dans cet art martial, le Japon voit cependantl’idole nationalebattue par le Néerlandais AntonGeesink.La ville autrichienne d’Innsbruck est l’hôte des Jeux d’hiver.

En 1968, les Jeux font halte à Mexico. Quelques mois après le décès de Martin Luther King, la cause noire défendue par le pasteurfait irruption aux Jeux, par le biais de Tommie Smith et John Carlos, qui lèvent le poing face à la foule du stade Aztec sur le podium du 200 mètres. Sportivement, c’est le saut irréel de Bob Beamon, 8.90 mètres, qui restera gravé dans la mémoire collective ... Un deuxième saut, en hauteur, marque les esprits, l’Américain Dick Fosbury révolutionnant sa disciplinepar unetechnique novatrice.A Grenoble, pour les Jeux d’hiver, Jean-Claude Killy s’offre trois médailles d’or.

En 1972, c’est au tour de Münich de recevoir les Jeux Olympiques d’été. Clé de voûte d’une Europe tournée vers la paix, la RFA effectue son retour dans le concert des nations par ce biais, processus consolidé en 1973 par l’entrée de la RFA (et de son voisin, la RDA) à l’ONU.
Mais l’attentat de Septembre Noir, groupe terroriste palestinien, sur des sportifs israéliens, laisseront de ces Jeux un souvenir funeste.

En 2006, Steven Spielberg décrira la traque parun commando secret duMossad des terroristes de Septembre Noir dans son film Münich. La poursuite a pour cadre l’Europe entière, d’Athènes à Paris en passant par Rome ou Amsterdam.

Ironie du destin, en 1972, c’est un athlète juif, l’Américain Mark Spitz, qui banalise l’exploit. S’attirant tous les superlatifs, le nageur prodige accomplit l’impossible, une sorte de quadrature du cercle olympique,ramenant sept médailles d’or et autant de records du monde, une véritable razzia.
Mais les Etats-Unis repartent battus de Münichdans un tournoi de basket sur fond de guerre froide, dépossédés de la médaille d’or par l’Union Soviétique ...

Quelques mois avant Münich, Sapporo avait accueilli les Jeux d’hiver, dont la ville avait été privée pour 1940 suite au conflit sino-japonais.

En 1976, Montréal accueille les Jeux. La grande ville québécoise, deuxième ville francophone du monde, paiera jusqu’en 2000 l’ardoise de ces Jeux où la jeune gymnaste roumaineNadia Comaneci éblouit le monde entier.

En 1980, Moscou obtient l’organisation des Jeux d’été. C’est un succès indéniable pour le Kremlin, contrebalancé par l’organisation des Jeux d’hiver à Lake Placid, sur le sol du rival américain. Lors du tour final du tournoi de hockey sur glace, les Etats-Unis dominent l’URSS dans un match terriblement politique, qui rappelle les joutes échiquéennes entre Spassky et Fischer, sur la terre intermédiaire de Reykjavik, en 1972. Cet exploit américain sera surnommé le miracle sur glace, mettant fin à une série dequatre victoires consécutives de l’URSS en hockey sur glace, sa chasse gardée depuis Innsbruck en 1964. Dans une violente loi du talion, l’Amérique a apposé son sceau sur le hockey mondial, vengeant le souvenir des basketteurs vaincus en 1972 à Münich par leurs rivaux soviétiques ... Le miracle sur glace de 1980 va bientôt laisser place au spectre de la politique.

Mais en Union Soviétique, pour les Jeux d’été, les Etats-Unis et nombre de pays occidentaux boycottent la manifestation, en représailles à l’invasion, fin 1979, de l’Afghanistan par l’URSS. Pris en otage de cette partie d’échecs politique, certains athlètes ratent l’opportunité d’étendre leur domination, tel Edwin Moses, champion olympique du 400 mètres haies en 1976 et 1984, mais absent en 1980. A Moscou, le boxeur cubain Teofilo Stevenson remporte une troisième médaille d’or consécutive dans la catégorie des lourds. Combattant d’exception, il opposera toujours un veto irrévocable à la tentation de passer professionnel, malgré la manne de dollars qui lui était promise.

Cette année là, l’élection de Juan Antonio Samaranch est sujette à controverse. Ancien ministre des Sports de Franco en 1967, le Catalan est le cheval de Troie d’Horst Dassler, le patron d’Adidas qui a déjà façonné le destin politique du Brésilien Joao Havelange à la FIFA, ainsi que celui de Sepp Blatter.

A travers le boycott de l’olympiade moscovite, la dimension politique des Jeux prend une toute autre envergure en 1980, plus encore qu’en 1936 via la propagande nazie de Goebbels. La riposte soviétique ne se fait pas attendre, d’autant que c’est Los Angeles qui est l’hôte des Jeux Olympiques d’été en1984. Carl Lewis sera l’astre roi de ces Jeux, alors que sous l’égide du marquis espagnol Juan Antonio Samaranch, les Jeux se muent peu à peu en gigantesque poule aux oeufs d’or. La ponte massive ne cessera plus ... Sarajevo, dans une Yougoslavie orpheline du maréchal Tito, accueille les Jeux d’hiver.

En 1988, Séoul accueille les Jeux. La Corée du Sud, l’un des Quatre Dragons asiatiquesau même titre que Singapour, Hong Kong ou Taïwan, s’offre une audience mondiale. Le fléau du dopage éclate au grand jour via le déclassement du Canadien Ben Johnson, médaillé d’or sur 100 mètres. Son dauphin Carl Lewis récupère le titre le plus prestigieux des Jeux, tous sports confondus, mais le charme est rompu. En perche, Sergueï Bubka va une fois de plus tutoyerla perfection. Sextuple champion du monde, l’Ukrainien gagne à Séoul sa seule médaille d’or olympique: absent en 1984 pour boycott, médiocre 11e du concoursen 1992, blessé en 1996, moribond en 2000, Bukba n’aura pas le palmarès olympique correspondant à son immense talent.Quelques mois plus tôt, Calgary avait accueilli les Jeux d’hiver.

En 1992, Samaranch impose ses Jeux au monde entier, à Barcelone. Choisie en 1986 au détriment de Paris, la capitale de la Catalogne symbolise le retour d’une Espagne qui a tourné le dos aux années de plomb du franquisme, suite à la mort du Caudillo en 1975. En 1986, l’Espagne a aussi accueilli son entrée dans l’Union Européenne, qui précipitera son développement via une bulle spéculative immobilière dont Benidorm sera un des plus tristes symboles... Et alors que Barcelone accueille le monde sur les hauteurs de Montjuich, Séville est l’hôte de l’Exposition Universelle.
Ces Jeux de Barcelone sont l’occasion pour l’Afrique du Sud d’effectuer son retour dans le cénacle olympique. Deux ans après l’abolition de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela, le régime de Johannesburg accomplit sa rédemption par le biais du sport. Ce sera chose faite en 1995 à la Coupe du Monde de rugby puis en 1996 à la Coupe d’Afrique des Nations de football. En Espagne, c’est le basket qui fait la une, tant la Dream Team américaine de Michael Jordan domine de façon insolente les débats. En natation, le jeune Russe Alexander Popovporte l’estocade à Matt Biondi sur 50 mètres, signant le doublé avec une autre victoire sur 100 mètres, la distance reine. Albertville avait accueilli quelques mois plus tôt les Jeux Olympiques d’hiver.

En 1994, les Jeux d’hiver rentrent dans leur propre calendrier. C’est la fin de la convergence entre hiver et été, chacun sera désormais séparé par deux ans d’écart. Lillehammer inaugure ce nouveau cycle hivernal. La ville norvégienne.

En 1996, c’est une autre puissance colossale qui impose sa volonté, quatre ans après celle de Samaranch. Coca-Cola, pour les Jeux Olympiques du Centenaire, permet à Atlanta de devancer Athènes pour 1996. C’est en 1990 que le crime de lèse-majesté a eu lieu, d’autant que les Etats-Unis avaient accueilli les Jeux en 1984. La ville de CNN et de Gone with the Wind accueille des Jeux modernes qui n’ont évidemment plus grand chose en commun avec ceux de 1896, cent ans plus tôt. Symbole très fort, c’est Muhammad Ali, l’homme de 1974, le champion implacable de Kinshasa, qui allume la flamme olympique, lui qui avait jeté sa médaille d’or acquise en 1960 à Rome dans le fleuve Ohio. Si Michael Johnson signe la performance des Jeux avec un époustouflant doublé 200 - 400 mètres, Carl Lewis repousse l’inexorable érosion du temps avec une quatrième médaille d’or consécutive au saut en longueur. Le cyclisme professionnel sur route effectue son retour aux Jeux. L’Espagnol Miguel Indurain, médaille d’or du contre-la-montre, y glane son ultime titre de gloire, lui qui vient de commettre le péché d’orgueil en tentant de conquérir un sixième maillot jaune historique sur les routes de France et de Navarre.

En 1998, Nagano est l’hôte des Jeux d’hiver, où Hermann Maier s’offre deux médailles d’or avec éclat. Le génie autrichien du ski alpin concrétise son immense talent. Le Japon, frappé de plein fouet par une crise économique ayant débuté en 1995 en Asie, accueille les Jeux d’hiver pour la deuxième fois.

En 2000, Sydney connaît l’honneur de clorer un siècle d’olympisme en apothéose. A la cérémonie d’ouverture, la cause aborigène est représentée par Cathy Freeman, qui allume la flamme. Sydney avait devancé Pékin en 1993 au congrès de Monaco. La prouesse de ces Jeux est signée de Pieter Van den Hoogenband. Privant d’Alexander Popov du triplé sur 100 m et Ian Thorpe du titre à domicile sur 200 m, le nageur hollandais montre avevc panacheet brio que ses titres européens d’Istanbul en 1999 n’étaient pas un feu de paille. L’usure du pouvoir a fait son oeuvre pour Popov, tsar à Barcelone et Atlanta.

Les Jeux d’hiver de 2002 à Salt Lake City sont marqués par la paranoïa de la sécurité, quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001 ayant touché les tours jumelles du World Trade Center, à New York, ainsi que le Pentagone. Si Ole Einar Bjorndalen porte au pinacle l’art du biathlon, les Jeux sont orphelins d’Hermann Maier, blessé en moto quelques mois plus tôt. En 2001, Jacques Rogge avait succédé à Juan Antonio Samaranch comme président du CIO.

En 2004, Athènes obtient sa revanche. Coiffée sur le poteau par Atlanta pour 1996, la capitale grecque effectue son retour en grâce. Longtemps décrié, le chantier olympique est finalement prêt à temps. Maudit en 1996 à Atlanta, médaillé d’argent en 2000, Hicham El-Guerrouj finit sa carrière en apothéose à Athènes, signant un somptueux doublé 1500 m - 5000 m dignes des plus grands athlètes du demi-fond. Quant à Michael Phelps, véritable Pantagruel des bassins, il décroche six médailles d’or, alors que Pieter Van den Hoogenbandconserve son titre sur 100 mètres, comme Weissmüller ou Popov avant lui...

Pour 2006, les Jeux d’hiver font escale à Turin, ville de la dynastie Agnelli. La capitale du Piémont, cinquante ans après Cortina d’Ampezzo,

En 2008, Pékin, désignée en 2001 aux dépens de Paris, symbolise l’émergence d’une Chine désormais tournée vers le monde, forte d’une puissance économique redoutable. Les exploits d’Usain Bolt et Michael Phelps marquent cette édition qui a fait débat en France sur la possibilité d’un boycott relatif à la question des Droits de l’Homme au Tibet.

Pour 2010, la question de l’environnement est omniprésente lorsque le Canada, par l’entremise de Vancouver, reçoit les Jeux Olympiques d’hiver. Mais la politique reste sourde à cet enjeu crucial, deux mois après le fiasco retentissant du sommet de Copenhague (décembre 2009).

En 2012, Londres devient la première ville à accueillir les Jeux Olympiques d’été pour la troisième fois.

Sotchi, lieu de villégiature fétiche de Vladimir Poutine, sera l’hôte des Jeux d’hiver de 2014, tandis que Rio de Janeiro accueillera les Jeux d’été de 2016, dans un Brésil en plein développement, au même titre que l’Inde et la Chine, face à une Europe en bout de souffle et des Etats-Unis désireux de conserver leur sceptre quelques années encore.

Que réserve l’avenir? Istanbul, Madrid, Johannesburg, Buenos Aires, New York seront sans doute un jour désignées villes hôtes, tout comme Paris qui retrouvera probablement le feu des projecteurs.

par AxelBorg
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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 10H43

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Les Jeux Olympiques ont une histoire complexe. Si le sport a toujours été la cible des politiques, les JO en sont l’exemple le plus frappant, étant l’évènement le plus colossal, le plus médiatique, plus encore que le Tour de France cycliste, le championnat du monde de Formule 1, la Coupe du Monde de football ou les tournois du Grand Chelem de tennis.

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par manochau

le 26 juin 2012 à 11H01

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Axel

tu émets une hypothèse mais tu n’en fais aucune démonstration. Le sport était proche des politiques, le foot aussi, entre 1890 et 1940, parce qu’à l’époque les élites de profession libérale faisait de la politique et dirigeait des associations culturelles et sportives. On voit mal entre 1894 et 1932 le rapport entre les JO et la politique autrement que par le fait qu’on trouve des subventions, des appuis, la présence de l’Etat, comme toujours pour un grand événement.

1904 a été boycotté par les Anglais mais pour des raisons sportives surtout. Evidemment en 1920 difficile de faire abstraction de la récente Grande Guerre, mais la perspective des JO est plus la réconciliation qui se réalise en 1924.

Bref, tu veux dire quoi ?

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 12H56

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Bonjour Pierre,

Cet article est un récapitulatif, pas une démonstration.

Je ne comprends pas bien pourquoi tu utilises le mot "hypothèse". On parle ici de faits avérés : l’exclusion des vaincus du traité de Versailles à Anvers en 1920, la propagande nazie de 1936 à Berlin, les absences remarquées de l’URSS, du Japon et de la RFA à Helsinki en 1952, les boycotts à Melbourne en 1956, Moscou en 1980 ou encore Los Angeles en 1984, l’attentat anti-israélien de 1972 à Münich, l’influence de Samaranch en 1992 à Barcelone, celle de Coca-Cola en 1996 à Atlanta, la propagande chinoise de 2008 à Pékin ...

Bref je ne vais pas réécrire l’article mais la politique a toujours été liée aux JO, pas besoin de le démontrer selon moi. Idem pour la Coupe du Monde, dès 1930 l’Uruguay en est la preuve avec le centenaire de son indépendance, sans parler de 1934 ou 1938 avec les victoires italiennes, propagande idéale pour le régime fasciste de Mussolini.

Que veux-tu démontrer ? J’aimerais mieux comprendre ton scepticisme.

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par manochau

le 26 juin 2012 à 15H45

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Axel

tu n’es pas sérieux. Qu’est-ce qui n’est mas "mêlé" ou lié à la politique dans ce monde. La musique ? L’opéra ? Non. L’école ? Non. Les routes, la gestion des forêts ? Non. La famille, l’enfance ? Non. Ton hypothèse alors est creuse. Les diplômes, l’industrie ? Non. Les peuples s’organisent en créant des Etats, donc la politique est en qq sorte partout.

Mais le problème est savoir s’il y a instrumentalisation, utilisation, manipulation. Et c’est là que ton article est creux. Les Jo politiques ? Une légende. Comme celle des JO amateurs.

Dans ta liste il y a beaucoup trop de trous.

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 16H22

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Pierre,

Libre à toi de trouver l’article creux mais ton commentaire n’apporte pas grand chose, navré.

Tu ne fais pas avancer le débat. Manipulation ? Instrumentalisation ?

Que te manque-t-il ? Des faits plus concrets permettant d’aller vers ces conclusions ?

Comme les aigles et croix gammées dominant les anneaux olympiques en 1936 à Berlin ?

L’aide d’Havelange pour Samaranch pour torpiller Paris en 1986 afin d’aider Barcelone à obtenir les Jeux de 1992 ?

Encore une fois, je ne prétends pas démontrer quoi que ce soit. Tout n’est pas démonstration, on peut écrire des articles "récap".

De ton côté, tu aimes bien démontrer des choses dans tes articles et c’est ton droit. Ce n’est pas forcément le cas de tous mes textes.

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 16H47

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Bonjour AxelBorg et Manochau, votre objectif n’est peut-être pas le même mais la question soulevée par Manochau est intéressante. Nous en avions causé à propos de mon texte sur 1938. Le terme "politique" est en effet trop large. Lorsque les hommes politiques français favorisent le financement de la CDM 98 ou se félicitent du choix de la France, on peut parler de liens entre la politique et le foot...

"Manipulation", "instrumentalisation", etc. Ce sont des termes qui méritent d’être définis précisément et qui pourraient caractériser des agissements particulièrement néfastes pour le déroulement de la compétition. Je reprends mon exemple de 38 : lorsque Lebrun assiste à la finale, il n’y a pas manipulation politique (d’ailleurs les politiques français ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour ne rien voir de la manipulation politique des Italiens et des Allemands) ; lorsque les Italiens jouent le quart contre la France tout en noir c’est une instrumentalisation de la CDM à des fins politiques.

On pourrait alors envisager de reprendre la récapitulation donnée ici et d’évaluer si ces "intrusions" de la politique portent réellement à conséquence et sont des instrumentalisations ou pas.

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par manochau

le 26 juin 2012 à 16H53

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Mais pour ça il faut voir AU CAS PAR CAS : 1936 n’est pas 1924 !!!!!!!!!!!!!

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 16H57

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Ah ! ben oui, évidemment au cas par cas.

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par Gu Gu Ganmo

le 26 juin 2012 à 17H06

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Si Hitler et l’Uruguay c’est la même chose, tous des nazis.

Allez, vive l’Histoire, et continue Axel, fais pas gaffe aux rageux.

Ils z’ont vraiment rien d’autre à foutre...

Ciao Signore Borg !

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par Roy Bean

le 26 juin 2012 à 12H32

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

je rejoins Pierre je ne vois pas ce que souhaite démontrer l’article...C’est une compilation de date mais la politique et le sport c’est évident que les liens sont étroits, mais encore ? Et puis rétrospectivement j’avais hurlé au sacrilège en 1996 pour le choix d’Atlanta contre Athènes mais au vu de la situation économique réelle de la Grèce était-ce si scandaleux que cela ?

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par Condor

le 26 juin 2012 à 15H58

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Tiens Axel Borg qui est un grand spécialiste de Wikipédia aurait dû jeter un coup d’œil au lieu de continuer à diffuser la version de l’autorité US au sujet de la relation Hitler-Owens.......

" Selon la légende, Hitler, furieux de voir un Noir triompher, aurait refusé de serrer la main d’Owens. Jesse Owens, le sportif en question, dit dans ses mémoires que Hitler lui aurait fait un salut auquel il aurait répondu et qu’il aurait eu un bon accueil à Berlin. Hitler serait parti avant la fin des compétitions et pour cette raison n’aurait pas salué tous les athlètes.

Le 2 août, Hitler reçoit dans sa loge des athlètes allemands vainqueurs des épreuves du jour pour les féliciter, puis il quitte le stade avant que l’afro-américain Cornelius Johnson, qui a remporté le concours du saut en hauteur, ne reçoive sa médaille.

Les officiels font alors savoir au chancelier allemand qu’il doit, soit féliciter tous les vainqueurs, soit n’en féliciter aucun [16], [18]. Hitler choisit de ne plus en féliciter aucun et rien n’indique que cette décision ait pu viser Owens en particulier. Hitler, en privé, ne se cachait pas d’être ennuyé par les victoires des athlètes noirs en général.

Owens affirma pour sa part que Hitler ne l’avait pas snobé et lui avait fait un signe de la main lorsque il était passé devant sa loge : « Quand je suis passé devant le chancelier, il s’est levé, a agité la main vers moi, et je lui ai fait un signe en retour [19].

Je pense que les journalistes ont fait preuve de mauvais goût en critiquant l’homme du moment en Allemagne » (« When I passed the Chancellor he arose, waved his hand at me, and I waved back at him. I think the writers showed bad taste in criticising the man of the hour in Germany. ») [20].

Et Jesse Owens ajoute à ce propos : « Hitler ne m’a pas snobé, c’est Roosevelt qui m’a snobé » [21], ajoutant également « Après ces histoires de Hitler qui m’aurait snobé, à mon retour aux États-Unis, je ne pouvais pas m’asseoir à l’avant des autobus, je devais m’asseoir à l’arrière, je ne pouvais pas vivre là où je le voulais » [22], pointant du doigt la ségrégation raciale aux États-Unis de l’époque "....

Parait que Hitler une fois les JO finit aurait reçus le lendemain à la chancelerie tous les médaillés dont les champions US et Owens à qui il aurait serré la main..........

Il ne s’agit pas d’absoudre Hitler mais de remettre les choses à leur place.

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 16H38

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Condor,

Si je suis spécialiste de Wikipedia, alors toi tu es docteur en amalgames mon pauvre gars.

Si tu crois que je rédiges tous mes articles depuis Wikipedia, alors tu devrais t’acheter des lunettes d’urgence, et prévoir une greffe de cerveau.

Je crois suffisamment m’y connaître en sport, notamment en cyclisme et en F1, pour ne pas avoir à copier texto depuis Wikipedia, qui sache-le pour ta gouverne, contient aussi des données erronées.

Et je constate que tes réactions sont toujours aussi peu constructives, mais qu’importe ...

Si à ce stade de mon post tu n’es pas sur Wikipedia pour re-vérifier ce que tu y apprends à longueur de journée est juste ou non, sache aussi que nombre de journalistes présents en 1936 pour couvrir l’évènement ont vu de ses yeux Hitler retourner dans sa loge pour enrager après une des victoires d’Owens à Berlin.

Cela n’a rien à voir avec le racisme aux Etats-Unis, et les intentions de Roosevelt vis-à-vis d’Owens. Sache tout de même que Roosevelt a suspendu Joe Kennedy de ses fonctions d’ambassadeur américain en Grande-Bretagne à la fin des années 30, suite à des propos inadmissibles sur Hitler.

Alors, qu’il ait snobé Owens ou pas, Franklin Delano Roosevelt reste un homme d’Etat respectable, sans doute le plus grand président américain du XXe siècle.

ps : dernière chose si tu t’en sens capable, fais un effort d’orthographe et de grammaire stp car confondre les infinitifs et les participes passés à longueur de posts, c’est fatigant pour les yeux des autres.

Par avance, merci.

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 17H16

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Salut, je ne vais pas rajouter ma pierre à l’édifice sur "l’incident" entre Owens et Hitler, vu que j’avais entendu parler des deux versions : l’une disant que Hitler avait refusé de le saluer, l’autre qu’effectivement, Hitler n’a rien démontré de personnel envers Owens même mais n’a pas souhaité saluer les athlètes (ce qui est finalement une excuse comme une autre). Bon, quoiqu’il en soit, il est plus que certain que le Fürher devait enrager parce que les Jeux de Berlin se voulaient comme une vitrine du nazisme et de la supériorité raciale des aryens. Il suffit de voir l’excellent documentaire (bien que totalement mis en scène comme une propagande du nazisme) de Leni Riefenstahl, les "Dieux du Stade".

Jesse Owens avait tout pour être haï des nazis : il était américain et noir.

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par manochau

le 26 juin 2012 à 17H21

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Je ne connais pas cette histoire. C’est une évidence que les JO de 1936 sont une grande affaire politique. mais c’est une évidence aussi que les noirs étaient tout aussi haïs dans l’Amérique même ! Cette revendication antiraciste de la part d’un des pays qui était des plus racistes au monde a qq chose de délirant.

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 17H30

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Je ne vois pas pourquoi, vous lui tombez tous sur le râble à Axel. Son article est bien écrit, bien documenté et reste relativement partial sans tomber dans le plaidoyer pour l’apolitisme des JO. Seul petit bémol : un sujet peut-être un peu trop connu de tous (je pense) même si l’énumération du pourquoi des choix des villes apporte certains éléments qu’on ne connaissait pas (enfin, que je connaissais pas).

Après, je ne vois pas trop non plus ce qui vous gêne sur le côté "politique". Tout est politique ? Si on veut... Mais ça ne saute pas aux yeux aux Internationaux de Roland-Garros ou sur le Tour de France par exemple... Le choix des JO a toujours été un choix politique et de nombreux JO se sont transformés en vitrine politique (Berlin, Moscou etc...). Je dirais maintenant que le rideau de fer est tombé, que la vitrine est "plus" économique... Bref, arrangement entre copains...

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 17H35

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

En tout cas le premier fait "politique" des JO a été le couronnement de Spiridon le Grec, premier vainqueur du marathon. Un Marathon "arrangé" pour que les grecs gagnent enfin une médaille dans ces Jeux modernes, en plus dans la discipline la plus "grecque"...

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 17H38

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Bonjour CrazySkanker, bien sûr que le texte d’AxelBorg est bien mais on peut aussi aller plus loin dans les commentaires...

Les JO plus politiques qu’une autre compétition ? Que dire de la CDM de foot ? En cherchant bien, je suis sûr qu’on peut trouver une implication politique dans les CDM de rugby aussi, et même ailleurs (peut-être pas au tennis parce que le palmarès est plus représentatif de l’individu que du pays et que les tournois du GC sont chaque année les mêmes... quoique le tournoi de Doha créée en 1993 a une implication politique).

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 17H49

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Crazy,

C’est vrai que le lien avec la politique ne saute pas aux yeux quand on évoque Roland-Garros.

Pour le Tour de France, il y a un lien originel avec l’affaire Dreyfus, mais indirect.

www.sportvox.fr/article.php3 ?id_article=26827

Un lien en 1974-1975 quand VGE valide l’idée de Mourousi d’organiser une manifestation populaire comme le Tour sur les Champs-Elysées, avenue de grande classe. Cela rejoint les tentatives désespérées de Giscard de se rapprocher de la plèbe, via son accordéon ou encore ses dîners du vendredi en province ...

En 1948, Alcide de Gasperi demanda explicitement à Gino Bartali de l’emporter pour calmer le peuple italien suite à l’assassinat du député communiste Palmiro Togliatti.

Certains politiciens ont aussi financé la venue du Tour pour se faire mousser en local, tel Philippe de Villiers au Puy-du-Fou (prologues 1993 et 1999), Bernadette Chirac à Sarran (2001).

Et que dire de la manoeuvre de Jacques Chirac à Bity en 1998 en pleine affaire Festina, qui força la main à Killy et Leblanc pour sortir Virenque et le reste de son équipe de pestiférés, la veille du CLM de Corrèze remporté par Jan Ullrich, qu’on pensait alors un peu vite lancé vers le maillot jaune.

www.sportvox.fr/article.php3 ?id_article=27631

Sans doute l’acte de loin le plus politique de toute l’Histoire de la Grande Boucle.

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 18H21

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Pour le Tour de France, je ne savais pas tout ça. Ha, ha, ha... sacré VGE, l’accordéon (à une époque où le rock tournait à fond les ballons), le football (jamais vu un mec aussi peu crédible en tapant dans le ballon), les dîners chez les Dupont et même le choix des Champs-é. pour le TdF. Assez pathétique quand même...

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 18H31

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Crazy,

Le pauvre VGE aurait pu faire tous les efforts possibles pour plaire à la plèbe, sa voix le trahissait.

Il n’était pas de ce monde, tout comme Juppé de nos jours ...

Et à ce titre, son fameux "Au revoir" de mai 1981 est plus que parlant. Une voix presque royale, condescendante, pas forcément volontairement ...

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 18H42

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

... ou Edouard "je vous demande de vous arrêter" Balladur...

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par manochau

le 26 juin 2012 à 16H52

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Mais Axel l’air de rien tu affirmes des choses et tu laisse entendre des choses qui n’ont aucun sens : 1936 n’a rien à voir avec 1900 ou 1924. La CM 1930 n’a rien à voir avec celle de 1934 ou 1938 et encore moins avec les JO de 1936. Tu ne souhaites pas démontrer mais alors n’affirme pas des choses à l’emporte-pièce. En quoi les JO de 1900 ou de 1904 ont-ils été politisés ? Et ceux de 1908 ou 1912 ? Et en quoi mis à part le fait bon enfant que la CM de 1930 a été associé à la fête saine de l’indépendance de l’Uruguay cette première Coupe du Monde est-elle politisée ? Tu manques de concepts, comme disait Redondo.

Chaque JO doit être analysé séparément. Les JO c’est un tout mais une succession de JO tous différents les uns des autres.

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 17H13

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Pierre,

Je n’ai jamais dit que 1936 avait quelquechose à voir avec 1900 ou 1924. Je dis juste que la politique est toujours présente, de près ou de loin, quand on parle des Jeux, et en particulier des olympiades d’été.

1930 est politique en ce sens qu’il y a une connotation politique en toile de fond. On donne la CDM à l’Uruguay en l’honneur de cette indépendance de 1830, mais aussi, c’est indéniable, des deux titres olympiques de foot obtenus par la Céleste en 1924 et 1928.

"Politique" dans mon article ne veut pas forcément dire "intervention politique" du pays hôte.

Elle peut venir du CIO, d’un acteur majeur des Jeux comme l’est Coca-Cola en 1996 ...

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par manochau

le 26 juin 2012 à 17H16

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Axel, Tu connais beaucoup de choses où la politique n’est pas mêlée de près ou de loin ?

Par ailleurs : mêlée de près ou de loin c’est TRES différent or toi tu parles du machiavélisme politique qui PREND LE DESSUS : donc c’est de PRÈS........

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 17H38

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Pierre,

En quoi le fait que bien d’autres choses que les JO soient liées à la politique rend-il l’article sans intérêt ?

Là je ne te comprends pas ...

Tu considères que j’enfonce des portes ouvertes, c’est ton droit le plus strict, mais je n’enfonce rien puisqu’il n’y a ni porte ouverte, ni porte fermée. Je n’irais pas prétendre que le lien JO et politique (à tous les sens du terme) est un postulat universel, mais il n’y a rien à démontrer.

C’EST DU PUR DESCRIPTIF, ONCE AGAIN !!

Après, que le descriptif ne comporte pas assez de détails à ton goût pourquoi pas.

Que tu considères que je mélange les choux et les carottes, 1924 et 1936, pourquoi pas à la rigueur.

Mais le dénominateur commun de tous les JO est là, la politique rôde.

Quant à tes remarques sur l’EDF, de mon point de vue ce sont avant tout une bande de sales gamins qui n’ont pas compris la valeur de l’effort, mais c’est le reflet des générations les plus récentes, en France en tout cas.

La fameuse génération Nintendo, qui pense avoir droit à tout sans le moindre effort.

Donc le goût du maillot n’a plus de sens pour un Samir Nasri. Qu’il aime l’argent ne me dérange pas, je ne me tiens pas à me mélanger à la multitude socialiste qui jalouse la réussite financière d’un tiers au moindre euro gagné et donc suspecté, mais il n’en comprend pas la valeur.

Le pauvre ne doit même pas savoir d’où viennent le bleu, le blanc et le rouge du drapeau français. Et je dis sans aucun chauvinisme ou racisme, c’est juste affligeant de voir un tel manque d’envie, un tel individualisme dans cette génération bleue.

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par manochau

le 26 juin 2012 à 17H42

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

C’est que ça rend tes affirmations de départ creuses. Comme ce que tu dis sur l’EDF.

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 17H52

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Pierre,

En quoi mon opinion sur l’EDF 2012 est creuse ? Parce qu’elle ne correspond à la tienne ? Développe un peu au lieu de fuir constamment le débat !

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 18H08

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Axel : par contre, en traitant les Nasri&co de gamins qui n’ont pas le sens du sacrifice, tu fais un constat, on peut ne pas être d’accord

mais ce qui serait intéressant c de savoir où précisément situer les causes de ce constat, parce que les 4 en question ont été dès leur adolescence confiés à des éducateurs à l’INF, à l’OM, à l’OL ou à Sochaux...

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 18H21

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Salut Munich,

Pour Nasri et son manque d’amour du maillot, de motivation, de sens de l’effort, c’est mon opinion, clairement. La notion de "respect" n’existe plus chez lui, que ce soit d’autrui au niveau verbal, de l’équipe de France, et même de sa propre personne ...

Mais donner mon opinion sur ce sujet ne signifie pas qu’elle soit la seule cause de l’échec des Bleus lors de cet Euro 2012, nous sommes d’accord.

Je pense qu’ils se sont vus un peu vite trop beaux avec leur série de matches sans défaite, mais rien ne remplace la compétition, la vraie.

Et la défaite contre la Suède a fait s’effondrer le château de cartes.

Il n’y a pas eu de rebellion après ce match perdu face aux coéquipiers d’Ibraimovic. Et c’est pour cela que je parle d’amour du maillot, aucune réaction d’orgueil, d’envie de prouver quoi que ce soit face aux Espagnols.

Et que dire de Benzema qui parle direct de ses vacances et de son repos avant d’attaquer 2012-2013 avec le Real Madrid, moins de 10 minutes après la fin du match contre la Roja ?

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 18H28

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

ok pour ton avis, mais se voir trop beau, tout comme le recadrage défaillant de Blanc vis à vis de Nasri lors de son "ferme ta gueule" n’est ce pas la responsabilité de l’entraîneur et du président de la FFF ?

pis l’amour du maillot, quand santini ne reçoit pas de prolong’ en 2004 et qu’il décide de signer à tottenham, personne ne s’interroge sur son amour du maillot bleu

idem pour Blanc dont l’agent a fait le tour des clubs sans entraîneur cet hiver et ce printemps... personne ne lui a dit à lui que son amour du maillot était défaillant si je ne me trompe ?

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 19H05

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Munich,

Eviter l’excès de confiance, c’était clairement d’abord dans le périmètre de Laurent Blanc.

Mais je maintiens que les joueurs, après les fiascos monumentaux de 2008 et surtout 2010, auraient du éviter de se croire arrivés après avoir tenu en échec l’Angleterre et battu l’Ukraine, au motif qu’ils surfaient sur une belle série.

Sinon, pour Santini en 2004, aucun amour du maillot c’est clair, vu qu’il avait annoncé son départ pour Tottenham avant même la fin de l’Euro, je te rejoins là-dessus.

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 20H38

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Ah mais je ne dis pas que les joueurs en question ne sont pas cons, au sens commun du terme !

Pour pierre : je précise le terme con pas au sens d’intelligence de jeu mais plutôt de manque de sens commun

À condor : j’ai pas saisi ton com sur le complot politique, désolé !

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par manochau

le 26 juin 2012 à 17H05

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Voilà une chose qui m’étonne : ici on est toujours prêts à bondir voire à imaginer la manipulation politique de l’AUTRE. Ailleurs tout est manipulé, politisé.

Mais, comme tu le soulignes Nicolas dans un de tes coms, on a en France AUJOURD’JUI, UNE BELLE MANIP POLITIQUE qui se poursuit depuis 2010 contre l’équipe de France, qui sent la lepénisation, qui vise "la jeune racaille" et surtout "les arabes", et face à laquelle on ne voit pas grand monde réagir. Certes aujourd’hui Sagna, Guy Roux et Henri Emile osent encore s’exprimer, mais dans 10 jours ils fermeront leur gueule comme ils l’ont fait en 2010. Et Blanc lui ? Pourquoi ne défend-il pas les joueurs publiquement ? Pourquoi ne défend-il pas ce qui est UN PRINCIPE du football : son indépendance du politique !

Cette EDF et son staff devrait avoir la fierté de démissionner en masse et laisser au futur sélectionneur (si on en trouve un, sinon on prend Domenech) une équipe C ou D pour jouer au Havre contre l’Uruguay.

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 17H32

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Manip’ politique en France, oui. Je pensais que, cette fois, les politiques ne s’en serviraient pas. Je pensais qu’ils avaient réagi aussi violemment en 2010 parce qu’ils s’étaient impliqués dans l’équipe de France avant la "grève". Mais le problème est plus profond : c’est une façon de garder la main.

Les politiques, qui ne contrôlent plus rien (ni l’économie ni le social ni le vote des électeurs => voir les scores récents du FN et des communistes) ont besoin de se rassurer et de prouver qu’ils ont la main sur certaines choses (opinion publique vis-à-vis de l’EdF, sécurité routière avec les radars). Un jour viendra peut-être où c’est le premier ministre qui choisira les 23... Alors on se fera virer de la FIFA !!

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par rico

le 26 juin 2012 à 17H39

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Mais de quels politiques vous parlez ? ? ? ?

La grosse bachelot qui n’est plus rien ? Un obscur député PS ? Il n’y a pas d’ingérence de l’Etat juste quelques buses en mal de médiatisation à qui on a tendu le micro...

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 17H39

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

ce qui est inquiétant, c de voir que les propos du journal minute en 2006 à l’encontre de zizou (mérités ou pas, c à chacun de se positionner) à savoir "ciao voyou" sont désormais dans la bouche de la plupart des con-(in)sultants pour parler de Nasri, Menez et HBA

et que la violence de leurs réactions (bannissement, radiation, certains parlent aussi de déchéance de nationalité) n’est pas moins condamnable que les propos tenus par Nasri en réponse à une provocation d’un "journaliste" en quête de gloire...

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 17H47

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Bonjour Rico, oui c’est possible et j’espère que tu as raison. Mais, derrière le déchaînement des journalistes, il y a souvent un aval (au moins tacite) du pouvoir : je pense par exemple au traitement tout à fait opposé des interventions en Afghanistan (en 2001) et en Irak (en 2003).

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 17H50

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@rico : tsonga, mourad boudjellal, cachalot, la ministre des sports en plus mesuré, chantal karaté kid jouanno, bernard debré

on attend les réactions de dechavanne, gaccio et finkelcrottedechien

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par AxelBorg

le 26 juin 2012 à 17H56

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Les déclarations d’Olivier Faure (PS) sont d’un navrant démagogisme, une diversion de plus pour détourner l’opinion du vrai débat : sortir la France et l’Europe de leur crise structurelle.

Le pauvre Faure ne comprend pas la différence entre argent privé et argent public, entre primes de la FFF et indemnités touchées par un député tout aussi discutables vu sa faible valeur ajoutée pour le pays et le débat public.

Ah oui, pardon, il parle d’éthique ... Qu’il s’attaque à celle des députés et de la sphère politique d’abord alors !

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 17H57

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

borloo, louis nicollin, lizarazu, dacourt,seydoux, savidan....

bref à part nicollin et seydoux, que des mecs qui vivent des polémiques sur le dos de l’EDF

nicollin qui balance d’ailleurs un scud à Blanc : "Noël Le Graët, je l’adore et je le plains. J’espère qu’il va faire un grand ménage et s’il ne le fait pas, je serais énormément déçu. Maintenant, qui pour remplacer Laurent Blanc ? Moi, personnellement, je ne le garde pas. Si on s’en contente..."

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 18H00

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

à propos d’éthique politique, où en est on de la revente des vaccins anti grippe de Mme Bachelot, qu’elle avait elle même négocié avec ses anciens collègues ?

ah on me fait dire que ceux ci ayant dépassé la date de validité sont donc invendables (pour rappel : 65M de vaccins administrés dans le monde, 98M achetés par la France)

petit hors sujet, désolé !

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par rico

le 26 juin 2012 à 18H07

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Ok Munich et ça change quoi ? Ils ont leur mot à dire sur le fonctionnement de l’EDF ces gens ? Non, c’est du vent, ne les écoute que ceux qui veulent, ils n’influent sur rien et n’ont aucun pouvoir décisionnaire.

Nicolas, faut arrêter le délire et pas tout mélanger, les journalistes, la guerre, le foot, Camus et Sartre, ça devient n’importe quoi...je suis de l’avis de Pianto je crois sur l’autre topic à Blanc ou au prochain sélectionneur de tenir compte de ce qui s’est passé et de faire ses choix (le mien, serait de plus prendre Nasri, premièrement parce qu’il est mauvais et deuxièment parce que quand on est mauvais on la ferme) et c’est comme ça que ça se passera...je rappelle juste que la F.I.F.A veille si par bêtise des politiques "importants" venaient à vouloir se mêler de ce qui ne les regarde pas.

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 18H13

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@rico : le problème c pas de savoir s’ils sont entendables, c qu’ils sont entendus

voire écoutés par la masse

sinon sur Nasri, mate l’article, y’a ses stats et qq points intéressants (le % de passes vers l’avant vraiment faible alors même que c son point fort en PL par exemple) "bizarrement" non relayés par l’équipe :

http://fr.sports.yahoo.com/new...

aussi la comparaison avec cabaye... dans un poste similaire

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 18H30

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Rico, je ne mélange pas le foot et la guerre. Je dis que les journalistes suivent bien souvent la ligne impulsée par le pouvoir. Le traitement des guerres en Afghanistan et en Irak était un exemple de ce suivisme.

Evidemment que la FIFA nous dégagera s’il le faut. D’ailleurs elle avait haussé le ton en 2010... Et les députés sont aussi des gens importants (ils représentent environ 100 000 habitants) qui cherchent à capter l’attention et à montrer leur posture morale dans cette histoire. Je ne suis pas persuadé qu’il n’y a pas quelque chose de bien faisandé là-dessous.

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 18H39

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Toujours ces théories complotistes ? ? ? C’est génial. Fut un temps où l’on accusait le terrain, l’arbitre, les conditions météo... Maintenant, le complot ! En 2010 comme en 2012... Bien sûr, quand la France ne gagne pas c’est à cause du complot "médiatico-populo-politique". En revanche, en rugby, ça n’existe pas (bien que j’ai quelques soupçons envers Midi Olympique et le Comité Régional du Languedoc).

Bon, je repose toujours la question : à qui profite le crime (le complot) ? En vérité, personne ne m’a jamais dit la réponse...

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par is hilton

le 26 juin 2012 à 18H44

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Crazy : perso j’ai pas parlé de complot mais la mécanique de vente d’un journal passe aujourd’hui par le populisme, la polémique et les infos non vérifiées !

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 18H48

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Y a pas de complot, CrazySkanker, y a une opportunité que certains utilisent. La manipulation politicienne n’explique pas l’échec de l’équipe de France, quoique le climat lourd et pesant (obligation de résultats et de bonne tenue, menaces de sanction) n’aide pas.

A qui cela profite-t-il ? Aux politiques qui donnent l’impression de contrôler quelque chose en satisfaisant les bas instincts de certains (y compris les leurs). Sinon, pourquoi un tel acharnement sur les joueurs ? Pourquoi ne pas se pencher sur d’éventuels dysfonctionnements au niveau de la 3F, de la formation, de l’encadrement ? On allume un grand feu pour faire diversion !

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 18H53

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Je ne réagissais pas à toi, Georgie Best mais plutôt à cette théorie toujours formulée par Pierre : "la manip politique". Non, les journaux en rajoutent des caisses mais leur objectif, c’est de vendre du papier plus de faire de le jeu d’un quelconque parti. D’ailleurs, quel jeu politique et pour quel parti ?

Après, je ne suis pas sûr qu’ils ont crée le "désamour" entre l’EdF et le public. Ils en ont surtout fait l’écho et le relais. Parce que je ne pense pas que le public ait attendu ce qui serait écrit le lendemein pour conspuer l’EdF après la défaite contre l’Espagne par exemple...

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par CrazySkanker

le 26 juin 2012 à 19H02

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

D’accord avec toi, Nicolas. On peut parler de récupération politique mais pas de manipulation. Parce que pour manipuler il faut contrôler tout du début à la fin, donc aussi bien les conséquences et là, la classe politique a toujours échoué... D’ailleurs, même la récupération a toujours des limites. 4 ans après la "France Black-Blanc-Beur", Le Pen allait au second tour. 2 ans après les gesticulations de Bachelot et des membres du gouvernement sur l’affaire Knysna et sur ses "racailles", la droite est battu aux présidentielles... Récupérer un truc aussi hasardeux que le football est stupide politiquement : imaginez qu’après l’affaire Anelka, la France explose l’Afrique du Sud, réussit à passer, va et gagne la finale (improbable mais c’est le football). On se serait bien foutu de la gueule de ces politiques...

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par Nicolas

le 26 juin 2012 à 19H15

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Alors va pour la récupération. Pour la manipulation en amont, c’est une question de "conviction" en l’absence de preuves.

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par Condor

le 26 juin 2012 à 19H34

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

@Munich et Pierre

Quand on commence à presque crier au complot dans le genre on ne veut pas de cette équipe les élites ne veulent pas de France 98 etc etc...........

Très bien je suis réceptif à tout , ça m’intéresse , je crois comprendre mais.......

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par manochau

le 26 juin 2012 à 17H07

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

"très vite le machiavélisme de la politique va prendre le pas sur le sport." Voilà le genre de platitudes wikipédiesques qu’il faut essayer de dépasser.

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par manochau

le 27 juin 2012 à 11H42

Jeux Olympiques - politique : le pouce et l’index

Il y a un autre effet culturel cette fois-ci et qui est politiquement fondamental : faire passer le message que ce qu’on appelle "l’intégration" n’est pas possible.

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