Le championnat B, alias du Reste du Monde
L’expression de championnat B a été inventée en 1988 par Thierry Boutsen (Benetton Ford), maintes fois 3e derrière les invincibles duettistes de McLaren-Honda que furent Ayrton Senna et Alain Prost.
Les vainqueurs officieuxdu championnat B de Formule 1 sont les suivants. Le BrésilienFelipe Massa est le plus titré avec trois titres officieuxde champion B, en 2006, 2010, et 2012,ex aequo avecGerhard Berger (1987, 1988, 1994)contredeux titrespour Riccardo Patrese (1989, 1991), Michael Schumacher (1996, 2005) ainsi que Rubens Barrichello (2002, 2004).
- 1984: Elio de Angelis (Lotus Renault, 3e avec 34 points): en 1984, l’écurie McLaren TAG Porsche exerce une véritable razzia sur le championnat du monde: 5 victoires pour Niki Lauda, et 7 pour son jeune coéquipier Alain Prost. Mais c’est le Viennois, avec 72 points contre 71.5 pour le Français, qui coiffe la couronne mondiale à Estoril. Ironie du destin, Prost aurait mieux fait de terminer deuxième à Monaco derrière Senna en espérant que la course aille au moins à 75 % de la distance! Il aurait ainsi marqué 6 points et non 4.5 ... Derrière les deux duettistes de Woking, l’Italien Elio de Angelis porte haut les couleurs de Lotus Renault, avec 34 points, devançant son compatriote Michele Alboreto, nouveau leader de Ferrari (30.5 points) et le double champion du monde brésilien Nelson Piquet (29 points).
- 1986:Stefan Johansson(Ferrari, 5e avec 23 points): disposer du moteur Honda en 1986 est la panacée, mais c’est pourtant Alain Prost qui coiffe Nigel Mansell et Nelson Piquet sur le fil après un Grand Prix d’Australie dantesque. Quatrième larron, Ayrton Senna a du abdiquer après Estoril mais fut auteur d’une campagne de toute beauté avec Lotus Renault, tirant la quintessence de sa monoplace noire et or par des prouesses récurrentes en qualifications. Face aux exploits de ces quatre titans, les Scandinaves Stefan Johansson et Keke Rosberg sont bien impuissants. Le pilote Ferrari devance de peu son collègue de McLaren (23 points contre 22), lui même ridiculisé par Prost ... Venu se fourvoyer dans le guêpier McLaren, le Finlandais Volant tire sa révérence fin 1986, offrant à Stefan Johansson un cockpit dans l’écurie anglo-allemande McLaren TAG Porsche.
- 1987- Gerhard Berger (Ferrari, 5e avec 36 points): grand espoir de la F1 après sa première victoire obtenue en 1986 à Mexico, Gerhard Berger confirme en 1987 après des succès à Suzuka et Adelaïde, à tel point que les journalistes italiens en font déjà l’héritier du funambule canadien Gilles Villeneuve à Maranello. Mais les quatre mousquetaires imposent leur férule comme en 1986: Nelson Piquet et Nigel Mansell pour Williams Honda, Ayrton Senna pour Lotus Honda, Alain Prost pour McLaren TAG Porsche. Avec 36 points, Berger devance Stefan Johansson, coéquipier de Prost à Woking. Le Suédois sera congédié par Ron Dennis fin 1987, le patron de McLaren voulant reformer une Dream Team digne du tandem Prost / Lauda de 1984. Il recrute ainsi le Pauliste Ayrton Senna pour 1988, après le veto du Carioca Nelson Piquet.
- 1988- Gerhard Berger (Ferrari 3e avec 41 points): rarement une écurie aura apposé avec tant de violence son sceau que McLaren Honda en 1988. S’attirant tous les superlatifs, la MP4/4 décourage Ferrari dès les essais hivernaux à Imola, où Woking effectue un premier roulage quelques temps seulement avant le Grand Prix d’ouverture de Rio de Janeiro. Prost et Senna peuvent constater avec bonheur que Gordon Murray a atteint la quadrature du cercle avec cette F1 d’exception.Ecoeuré après avoir vu son bolide écarlate rejeté à 2 secondes de la MP4/4 avec une insolente facilité pour les pilotes de Woking, Gerhard Berger regardera Prost et Senna en découdre pour la couronne dans un duel au paroxysme de la rage. L’Autrichien gagnera la seule course non remportée par les McLaren, le Grand Prix d’Italie où Ferrari réalise son premier doublé depuis 1979 (Scheckter / G.Villeneuve). Très loin de Senna (90 points) et Prost (87), Berger (41) devance au final Thierry Boutsen (26) et Michele Alboreto (24).
- 1989- Riccardo Patrese (Williams Renault, 3e avec 40 points): 1989 constitue la revanche de 1988 entre les deux coéquipiers de McLaren Honda. La saison tourne à la guerre civile à Woking suite à la rupture par Ayrton Senna d’un pacte officieux de non agression passé avec Alain Prost à Imola. Sile Brésilien a franchi le Rubicon sur l’autodrome Enzo e Dino Ferrari, le Français démontre une force morale extraordinaire dans une écurie dévouée à la cause de son ambitieux coéquipier, qui s’attire les superlatifs de la presse et des passionnés de F1.Malgréune cohabitation explosive dans l’écurie anglo-japonaise, Prost et Senna continuent de dominer outrageusement les débats. Le Français l’emporte avec 76 points, en étant plus régulier que le Brésilien nanti de 60 points. Loin des deux titans de la F1, Riccardo Patrese profite de la belle saison réalisée par l’alliance Williams Renault pour s’offrir la troisième place du Mondial avec 40 points, devant Nigel Mansell (38 points) pour Ferrari, Thierry Boutsen (37 points) et Alessandro Nannini (32). Bien que sans victoire au compteur contrairement à ses poursuivants, Patrese a été très régulier avec plusieurs podiums à Phoenix, Montréal, Suzuka.
- 1990 - Nelson Piquet (Benetton Ford, 3e avec 43 points): le pilote carioca finit la saison en boulet de canon, avec deux victoires au Japon et en Australie. Loin de la joute au sommet entre AyrtonSenna (78 points) et Alain Prost (71), Nelson Piquet coiffe donc sur le poteau Gerhard Berger (43 points) au bénéfice de ses deux succès, tandis que Nigel Mansell est cinquième du classement avec 39 points, devant Thierry Boutsen (37) et Riccardo Patrese (34), pénalisés par la monoplace ratée de Williams-Renault.
- 1991- Alain Prost (Ferrari, 5e avec 34 points): Ferrari fait illusion à Phoenix, où Prost prend la deuxième place derrière un intouchable Ayrton Senna. Le Brésilien de McLaren écrase les quatre premières manches du championnat 1991, gagnant à Phoenix, Interlagos, Imola et Monaco. Mais le challenger de Senna ne sera pas Prost, comme en 1990,mais Nigel Mansell, car l’émergence de Williams-Renault, conjuguée au brutal bond en arrière fait par le Cavallino Rampante, fait de Didcot la seule écurie capable de contrecarrer les desseins mondiaux de Woking. Au final, malgré les difficultés de Honda à développer son nouveau moteur V12, Senna gagne son troisième titre avec 96 points, battant Mansell nanti de 72 points. L’apothéose pour le Brésilien a lieu au Japon, où il offre la victoire à son coéquipier autrichien Gerhard Berger, quatrième avec 43 points carRiccardo Patrese, troisièmedu championnat avec 53 points, a été le seul à se hisser ponctuellement au niveau de Senna et Mansell.AlainProst, lui, vit une sorte de purgatoire avec une saison vierge de tout succès pour la première fois depuis 1980, même s’il récolte d’autres podiums que Phoenix, comme à Magny-Cours ou Monza. Après Suzuka, où il traite sa Ferrari de camion suite à une médiocre quatrième place, très loin des McLaren, le triple champion du monde français est congédié par la Scuderia, et passe du purgatoire à l’enfer! 1992 verra Prost prendre une année sabbatique, pour mieux rebondir en 1993.
- 1992-Riccardo Patrese (Williams Renault, 2e avec 56 points): si l’on devait choisir la meilleure Williams de tous les temps, la FW14B de 1992 aurait des chances d’être plébiscitée, tant Nigel Mansell tua dans l’oeuf toute opposition cette saison là. Vainqueur de neuf courses dont les cinq premières de la campagne mondiale, l’Anglais ne fut battu qu’en Principauté de Monaco par un Ayrton Senna verni, à la sixième manche. Impérialà Silverstone, Mansell mena six doublés pour l’écurie de Didcot, complétés par son coéquipier italien Riccardo Patrese. Ce dernier, victime d’un accident sérieux à Estoril durant les essais hivernaux, n’était plus le redoutable pilote de 1991, challenger de Mansell. D’outsider de Mansell et Senna avant que le rideau ne se lève sur le 43e championnat du monde, Patrese redevient vite un simple faire-valoir, ne gagnant qu’une course en fin de saison à Suzuka, et le jeune espoir Michael Schumacher lui tient parfois la dragée haute avec Benetton Ford. Au final, très loin derrière l’intouchable Nigel Mansell (108 points) champion du monde dès Budapest, RiccardoPatrese (56 points) devance in extremis Michael Schumacher (53 points)qui pour sa première saison complète en F1 s’offre le scalp des deux pilotesMcLaren, Ayrton Senna (50 points) et Gerhard Berger (49 points).
- 1993- Ayrton Senna (McLaren Ford, 2e avec 73 points): dauphin de Prost, Ayrton Senna réalise en 1993 la meilleure campagne de sa carrière au volant d’une McLaren bridée en terme de puissance moteur, la faute au V8 Ford Zetec qui n’arrive pas à la cheville du V10 Renault. Le panache du Brésilien lui permet de signer des victoires d’anthologies à Interlagos et surtout Donington, alors que les vannes célestes se sont battues sur le circuit anglais, faisant du Grand Prix d’Europe un véritable champ de mines. Même si la FW15 ne vaut pas sa devancière FW14B, elle porte toujours la griffe diabolique d’Adrian Newey, et la concurrence est impuissante contre les implacables fusées que sont les Williams Renault. Fort de son expérience, Alain Prost n’adonc aucun mal à coiffer sa quatrième couronne personnelle. Il faut tout le talent de Senna, virtuose de la F1, pour devancer au championnat le coéquipier du Français, Damon Hill, novice en cette saison 1993mais équipé de l’arme fatale, la Williams. Avec 73 points, Senna bat donc sur le fil Damon Hill (69 points), coiffé sur le poteau par le natif de Sao Paulo après le succès du triple champion du monde à Adelaïde. Les deux hommes devancent au classement Michael Schumacher (52 points), qui surclasse son coéquipier Riccardo Patrese (20 points), leader du championnat C!
- 1994 - Gerhard Berger (Ferrari, 3e avec 41 points): orpheline de l’archange Senna après le décès du Brésilien à Imola, l’écurie Williams Renault voit Michael Schumacher sonner le glas de ses espoirs en accumulant les victoires durant la première moitié de la saison. Mais les déboires de l’Allemand et de Benetton avec la FIA relancent l’intérêt d’une saison 1994, permettant à Damon Hill de disputer les lauriers mondiaux jusqu’au showdown en Australie. Vainqueur à Hockenheim, Gerhard Berger met fin à une disette de quatre ans pour la Scuderia Ferrari, qui ressemble à Pompei après le Vésuve ... L’Autrichien finit donc premier du championnat B avec 41 points, à plus de cinquante points des deux leaders (92 points pour Schumacher, 91 points pour Hill).
- 1995 - David Coulthard (Williams Renault, 3e avec 49 points): bis repetita en 1995, Michael Schumacher et Damon Hill continuent de monopoliser les victoires en F1. Le jeune pilote écossais David Coulthard ouvre son compteur personnel à Estoril, devançant in extremis le coéquipier de Schumacher chez Benetton Renault, Johnny Herbert (45 points) et Jean Alesi (42 points), lesquels ont aussi connu leurs premiers succès en F1, respectivement à Silverstone et Montréal. Si le Londonien Hill fut un valeureux challenger, Michael Schumacher a dressé la guillotine en fin de saison, enchaînant les exploits au Grands Prix d’Europe, du Pacifique et du Japon.
- 1996 - Michael Schumacher (Ferrari, 3e avec 59 points): la défense de son titre devient rapidement utopique en 1996 pour Michael Schumacher. Transféré chez Ferrari, l’ogre allemand ne peut rien contre l’hégémonie des Williams Renault de Damon Hill et Jacques Villeneuve. Terminant la saison sur les chapeaux de roue, l’Allemand devance Jean Alesi (47 points) etMika Häkkinen (31 points). Ha¨ïssant viscéralement la défaite, le Kaiser s’est sublimé pour porter trois fois l’art du pilotage au pinacle, et imposant trois fois le Cavallino en 1996: à Barcelone, Spa Francorchamps et Monza.
- 1997 - Heinz-Harald Frentzen (Williams Renault, 2e sur tapis vert mais 3e du classement avec 42 points): Schumacher contraint de courir en épicier mais redoutablement opportuniste et efficace, Villeneuve dominateur, le championnat 1997 se résume au duel entre l’Allemand et le Canadien, avec en point d’orgue le Grand Prix d’Europe à Jerez. Derrière les deux duettistes (81 points pour le fils de Gilles Villeneuve, 78 pour le Kaiser Schumacher), Heinz-Harald Frentzen tire son épingle du jeu avec 42 points, devançant David Coulthard et Jean Alesi (36 points ex aequo) ainsi que Mika Häkkinen et Gerhard Berger (27 points ex aequo) et Eddie Irvine (24 points).
- 1998- Jacques Villeneuve (Williams Mecachrome, 5e avec 21 points): orpheline de Newey et Renault, l’écurie Williams passe en un hiver du Capitole à la Roche Tarpéienne, tandis que la Formule 1 passe sous le joug des flèches d’argent deMcLaren. Et le Québécois Jacques Villeneuve passe en un an du titre de champion A au titre moins convoité de champion B ... Mika Häkkinen (100 points) devance Michael Schumacher (86) et plus largement encore David Coulthard (56) et Eddie Irvine (47) dans un championnat complètement verrouillé par l’aigle bicéphal McLaren / Ferrari, les deux top teams ayant le mieux négocié le virage qu’a constitué le nouveau règlement technique (voies étroites, pneus rainurés). Avec 21 points, le Canadien devance in extremis Damon Hill (20) et son coéquipier allemand Heinz-Harald Frentzen (17).
- 1999 - Ralf Schumacher (Williams Supertec, 6e avec35 points): Michael Schumacher n’ayant pas couru toute la saison (44 points) après son accident de Silverstone, il ne peut faire office de champion B derrière le quatuor Häkkinen(76), Irvine (74), Frentzen (54) et Coulthard (48). Passé proche d’une victoire avec Williams au Grand Prix d’Europe sur le Nürburgring, le cadet des Schumacher devance Rubens Barrichello (21).
- 2000- Ralf Schumacher (Williams BMW, 5e avec 24 points): Clé de voûte de l’écurie Williams BMW, Ralf Schumacher se fait un prénom après avoir montré de belles promesses en 1999 avec l’écurie de Grove. Ferrari et McLaren Mercedes continuent leur outrageuse domination. Michael Schumacher (108 points) devance Mika Häkkinen (89), David Coulthard (73) et Rubens Barrichello (62). Avec 24 points, le jeune frère du Kaiser devance Giancarlo Fisichella (18) et Jacques Villeneuve (17), forts de podiums obtenus à Melbourne, Spa Francorchamps et Monza derrière le trust Woking - Maranello.
- 2001- David Coulthard (McLaren Mercedes, 2e avec 65 points): véritable épouvantail, Michael Schumacher humilie le peloton à chaque sortie. Insolent de supériorité, le Kaiser fonce vers son quatrième titre mondial, qu’il officialise par une victoire à Budapest. Avec 123 points, l’aigle de Kerpen devance largement l’Ecossais David Coulthard (65) qui profite de la démotivation manifeste de son coéquipier de McLaren, Mika Häkkinen (37). Implacable gladiateur de la vitesse, Michael Schumacher a aussi profité de la lutte entre McLaren et Williams, ressuscitée grâce au surpuissant moteur BMW et aux gommes Michelin. Porté par Bibendum, Ralf Schumacher (49 points)l’emporte à Imola, Montréal et Hockenheim, tandis que le rookie colombien Juan Pablo Montoya (31 points) décroche sa première victoire parmi l’élite des pilotes à Monza. David Coulthard, lui, a gagné à Interlagos et Spielberg, ce qui lui permet de devancer Rubens Barrichello, troisième avec 56 points mais vierge de tout succès avec Ferrari au cours du championnat 2001.
- 2002- Rubens Barrichello (Ferrari, 2e avec 77 points): cannibalisant la F1, Michael Schumacher remporte 11 courses, s’assurant le sceptre dès le Grand Prix de France. Avec 144 points au compteur, l’Allemand a rapidement mis sous l’éteignoir ses rivaux. Fort de la supériorité insolente de la F2002 qui signe neuf doublés dont cinq consécutifs entre Budapest et Suzuka, son coéquipier brésilien Rubens Barrichello (77 points)finit par dominer largement les Williams BMW de Juan Pablo Montoya (50 points)et Ralf Schumacher (42 points). Lauréat au Nürburgring, à Budapest, Monza et Indianapolis, Rubinho est donc dauphin du Kaiser, mais à distance respectable (67 points de retard). Une course symbolise le championnat B:Spa Francorchamps, où, à voiture égale, Schumi colle une seconde au tour à Barrichello!
- 2004- Rubens Barrichello (Ferrari, 2e avec 114 points): tutoyant la perfection avec la F2004, Ferrari enchaîne les doublés comme on enfile les perles. Sans opposition, la Scuderia voit cependant le même refrain se répéter, Schumacher terminant devant Barrichellosystématiquement. Douze foisvainqueur en treize courses de Melbourne à Budapest, l’Allemand assure son septième titre mondialà Spa Francorchamps. Barrichello gagne ensuite les deux manches suivantes, Monza et Shanghaï, terminant dauphin de son prestigieux coéquipier comme en 2002. Avec 114 points, Barrichello est loin des 148 unités de Schumacher, mais devance nettementJenson Button,troisième avec 85 points.
- 2005 -Michael Schumacher (Ferrari, 3e avec 62 points): ayantpérennisé les exploits entre 2000 et 2004,Michael Schumacher rend les armes en 2005, la faute à des pneus Bridgestone incapables de battre les Michelin. Le manufacturier de Clermont Ferrand offre un boulevard à Renault et McLaren. Clé de voûte des succès du Losange, Fernando Alonso domine le championnat du monde avec 133 points. Taxé d’épicier, souvent battu en performance par Kimi Raikkönen (112 points), l’Asturien succède à Michael Schumacher, qu’il a battu à Imola dans un duel épique.
- 2006 - Felipe Massa (Ferrari, 3e avec 80 points): vainqueur à Istanbul et Sao Paulo, Felipe Massa réalise une saison plus que correcte face au Kaiser Schumacher, qui tire sa révérence, poussé vers la sortie par Luca Di Montezemolo, même si officiellement l’Allemand quitte la F1 victime de l’inexorable usure du pouvoir. Le marquis a coupé sous l’herbe sous le pied de Jean Todt, recrutant Kimi Raikkonen dans l’optique de 2007 afin de concurrencer McLaren, Ron Dennis ayant finalisé le transfert de Fernando Alonso dès fin 2005. Remplaçant de Rubens Barrichello au sein de la Scuderia, Massa est donc 3e du championnat dès sa première saison au sein d’un top team. A distance respectable des titans Alonso (134 points) et Schumacher (121 points), Massa accomplit une excellente fin de saison, avec plusieurs podiums à Indianapolis, Magny-Cours, Hockenheim, Istanbul, Suzuka et Interlagos, qui lui offre le podium du championnat du monde. Profitant de l’irrégularité chronique de Fisichella (72 points)copieusement dominé par son coéquipier espagnol et des malheurs d’Iceman chez McLaren (65 points pour Raikkonen), le Pauliste totalise 80 points au compteur etconfirme les promesses entrevues avec Sauber en 2004 et 2005. Il a de plus l’honneur d’être le premier Brésilien à s’imposer à domicile depuis Ayrton Senna en 1993.
- 2007- Nick Heidfeld (BMW, 5e avec 61 points): orpheline de Bibendum et d’Alonso, Renault décline violemment comme Benetton en 1996 après le départ du Kaiser vers Ferrari. A l’inverse, McLaren renaît de ses cendres tel un phénix après une campagne 2006 moribonde, vierge de tout succès. Fisichella étant dominé par le rookie Kovalainen dans l’écurie du Losange, c’est BMW Sauber qui devient la troisième force du championnat 2007, derrière les deux ogres que sont Woking et Maranello. Loin derrière Raikkonen (110 points), Hamilton (109), Alonso (109) et Massa (94), l’Allemand Nick Heidfeld est donc 5e du Mondial, devançant son coéquipier polonais Robert Kubica, espoir de la F1 qui avait remplacé Jacques Villeneuve au pied levé en 2006.
- 2009- Lewis Hamilton (McLaren Mercedes, 5e avec 49 points): le nouveau règlement technique redistribue les cartes, faisant office de première banderille pour les top teams. La confirmation par la FIA de la validité technique du double diffuseur utilisé par Brawn porte l’estocade aux Ferrari, McLaren et autres BMW. Pulvérisés par les Brawn et les Red Bull, les protagonistes des saisons 2007 et 2008 mangent leur pain noir en attendant des jours meilleurs. Progressivement, Maranello et surtout Woking réagissent. C’est donc le champion du monde en titre, Lewis Hamilton, qui finit premier du championnat B avec 49 points, in extremis devant Kimi Raikkonen (48 points). Vainqueur à Budapest et Singapour, Black Senna a affiché une combativité exceptionnelle, tandis qu’Iceman, une fois plus lauréat sur le toboggan ardennais de Spa Francorchamps, a prouvé sa solidité au volant d’unbolide écarlate pour le moins médiocre, la F60.
- 2010- Felipe Massa (Ferrari, 6e avec 144 points): le championnat du monde 2010 se joue entre cinq pilotes, Sebastian Vettel (256 points), Fernando Alonso (252), Mark Webber (246), Lewis Hamilton (240)et Jenson Button (214). Sacrifié au profit de son coéquipier espagnol alors qu’il pouvait gagner à Hockenheim, Felipe Massa n’a cependant jamais retrouvé leniveau qui était le sien avant l’accident de Budapest en 2009. Le Brésilien devance au final Nico Rosberg (142 points) et Robert Kubica (136 points).Le retour sur terre est plus que cruel pour Michael Schumacher avec Mercedes, le Kaiser étant premier du championnat C, avec 72 points seulement.
- 2011-Jenson Button(McLaren Mercedes, 2e avec 270 points): stratosphérique,Sebastian Vettel monopolise les victoires, imposant son hégémonie comme au plus fort du règne du Kaiser Schumacher avec Ferrari. Avec 11 victoires et 392 points, le pilote allemand de Red Bull n’a pas laissé l’ombre d’une chance à la concurrence. Derrière l’ogre Vettel, c’est la régularité de Jenson Button qui permet à l’Anglais de terminer dauphin du championnat du monde 2011. Avec 270 points, le pilote McLaren devance Mark Webber (262), Fernando Alonso (257) mais aussi son coéquipier à Woking, Lewis Hamilton (227) auteur d’une saison en dents de scie. Vainqueur à trois reprises, à Montréal, Budapest et Suzuka, Button a souvent pris le premier accessit derrière Baby Schumi, pilote parvenuà son zénith mais également bénéficiaire de la merveille d’Adrian Newey, la fabuleuse Red Bull RB007.
- 2012- Felipe Massa (Ferrari, 7e avec 118 points): Le Brésilien Massa finit 7e d’un championnat du monde dominé par six pilotes, Vettel (281), Alonso (278), Raikkonen, Hamilton (190), Button (188)et Webber. Copieusement dominé par son leader espagnol, le Pauliste a redressé la tête en fin de campagne, avec deux podiums à Suzuka et Interlagos.
En 1999 et 2008, malgré la domination insolente de Ferrari et McLaren-Mercedes à chaque fois, deux pilotes purent se mêler à la lutte pour la couronne mondiale: Heinz-Harald Frentzen en 1999 avec Jordan Mugen Honda, Robert Kubica en 2008 avec BMW Sauber, furent donc parties prenantes du championnat A.
La notion de championnat B a toujours existé, même si désormais l’écart entre le haut et le bas de la grille est beaucoup plus faible que dans les années 80 ou 90.
Le championnat B fut à son apogée sur la période 1998-2000, quand McLaren et Ferrari écrasaient réellement le reste du plateau, Williams en premier chef.
Idem en 2007 avec l’effondrement du Losange qui profita à Woking et Maranello, avec un come-back du duel traditionnel de la F1.
Salut Axel, bonne année (on a encore le temps de le souhaiter). Bravo pour les seuls articles postés pendant les vacances. Je les ai lus mais pas commenté.
Sur cette article j’ai du mal à comprendre le concept de championnat B. En gros c’est le premier du classement général qui n’a pas été en lice pour le titre ?
Je ne pense pas que ça marche tous le temps. Autant en 1988, 1994, 1998, je vois bien l’idée mais par exemple cette année Button et Webber on été quand même à la rue, au général. Le premier a fait un très bon finish tandis que le second n’a existé que la première moitié de l’année.
Ce n’est pas une critique (du moins pas méchante), mais à moins que je n’ai pas tout compris, ce n’est pas valable chaque année.
Hello bangs,
Bonne année 2013 également. Il y a une part de subjectivité mais en effet le championnat B est celui qui concernent les pilotes n’ayant eu aucune chance pour le titre.
Pour 2012, tout dépend comment tu juges. Sur la toute fin de saison, le A est Alonso - Vettel.
Ceux qui ont vraiment eu une chance sont Alonso - Vettel - Hamilton.
Mais Webber et Raikkonen ont été en lice jusqu’à l’été pour la couronne 2012.
Webber étant 6e, je rajoute donc Button qui a fait une super fin d’année mais qui je te l’accorde était largué après son médiocre printemps.
Le concept de championnat B vient juste d’une boutade de Thierry Boutsen en 1988, face à l’invincibilité des McLaren Honda qui étaient parties pour faire le Grand Chelem avant la double défaite de Prost (casse moteur) et Senna (suspension brisée après contact avec la Williams Judd de Jean-Louis Schlesser) sur l’autodrome de Monza.
Ron Dennis début 1988 avait déclaré ambitionner un Grand Chelem, dès les triomphaux essais hivernaux réussis par Woking à Imola.
N’empêche, il y a quand même du beau monde dans ce championnat B. Des mecs comme Berger, Coulthard voire Patrese étaient quand même de véritables cracks à leur époque et avec un peu plus de chance et peut-être des choix de carrière mieux sentis, ils auraient pu accrocher une couronne. En tout cas, ce titre qu’ils n’ont jamais eu n’aurait pas été une injure à leur talent surtout quand on sait que certains pilotes comme Keke Rosberg, Alan Jones, James Hunt ou Damon Hill ont été couronnés plus pour avoir été là au bon moment ou grâce à une voiture compétitive que grâce à leur talent pur...
Pas de chance, Berger était un jeune prodige mais il est arrivé à une époque où il y avait trop de "monstres" : Senna, Mansell, Prost, Piquet ; Patrese a traîné pendant longtemps une sale réputation et a brûlé une bonne partie de sa carrière au sein d’écuries de second plan ; Coulthard a toujours été vu comme un "second" pilote et Barrichello a du être le porteur d’eau du "Baron Rouge"... Difficile de faire une grande carrière quand on a déjà du mal à faire la loi dans sa propre équipe.
J’ai toujours pensé que des mecs comme Damon Hill, Jacques Villeneuve ou Lewis Hamilton ont un peu été "aidés" dans leur carrière par le statut de premier pilote que l’on leur a accordé dès leurs débuts... Mais bon, il fallait qund même un peu de talent...
Damon Hill n’était pas ridicule face à Prost et a montré qu’il était le seul du "niveau" de Schumi entre 1994-1996. Il failli gagner une victoire a volant d’une Arrows, c’est quand même pas mal.
Tu vas t’attirer les foudres de Jayce, à dire des propos comme ça.
@Crazy,
David Coulthard n’était pas un crack. Il a toujours eu du matériel de premier choix (Williams Renault puis McLaren Mercedes) et n’a jamais été champion du monde, ni même en position de conquérir le titre.
Bien que dauphin du Kaiser en 2001, sa meilleure saison est 2000 où il finit 3e (73 pts) derrière Schumacher (108) et Häkkinen (89) mais l’Ecossais se fait éjecter après Budapest, quand le Finlandais et l’Allemand entament leur money time par un duel titanesque à Spa Francorchamps, gagné par Mika.
Pour Damon Hill en 1996, en effet tu es sévère. En 1993 il est rookie face à un pilote du calibre d’Alain Prost, avec la pression médiatique inhérente à Williams Renault (LE top team du moment) et également la pression d’être le fils de Graham Hill, double champion du monde de F1 en 1962 et 1968.
Quand on voit la saison médiocre de Michael Andretti en 1993 aux côtés d’un autre virtuose, Ayrton Senna, en sachant que l’Américain est lui aussi le fils d’un champion du monde de F1 (Mario Andretti, sacré en 1978 avec Lotus), on voit que la performance de Hill en 1993 est un bel exploit.
Damon Hill fut tout sauf ridicule contre Prost, ratant de peu la victoire à Barcelone, Magny-Cours et Silverstone avant le déclic de Budapest.
En 1994, Hill a su pallier chez Williams Renault, orpheline de Senna après son décès à Imola, l’ombre immense du triple champion du monde brésilien. Difficile de juger par contre ses 3 confrontations en qualif contre Magic, même s’il fut écrasé à Interlagos par Ayrton Senna sans doute transcendé à domicile devant le public de Sao Paulo. Et le caractère rétif de la FW16 pourtant oeuvre d’Adrian Newey a aidé Senna, bien plus expérimenté qu’Hill, a creusé un écart terrible sur un circuit aussi exigeant que l’autodrome Carlos Pace d’Interlagos. Plus une monoplace est difficile à conduire, plus le meilleur des deux pilotes en profite pour creuser l’écart. C’est ce qui explique que Barrichello se soit année après année rapproché de Schumacher chez Ferrari en qualif, la Scuderia progressant entre 2000 et 2004 sur la qualité de ses F1. D’où la moindre domination en performance du Kaiser sur son coéquipier brésilien.
Et pour en revenir à Hill, il ne fut pas mis dans de bonnes conditions psychologiques en 1995 : pas défendu par Frank Williams après l’accrochage de Silverstone contre Schumacher (là où Benetton était à fond derrière le pilote allemand), humiliation salariale via la pige de Nigel Mansell revenu de l’Indycar fin 1994, pression mise en 1995 pendant les essais devant décider qui de Coulthard ou Hill laisserait son cockpit à Jacques Villeneuve pour 1996.
Bref, Damon Hill a eu bien du mérite de conquérir son titre mondial.
Pour Berger, en effet très bon pilote mais il est tombé sur une génération de pilotes au talent colossal, Prost et Senna, puis Mansell et Piquet. L’Autrichien n’avait pas la F1 ancrée assez viscéralement dans la peau, il ne vivait pour la victoire comme Senna et Prost.
Riccardo Patrese a longtemps traîné comme casserole l’accident de 1978 à Monza qui causa le décès de Ronnie Peterson. Commentateur de la BBC jusqu’en 1993, James Hunt ne manquait pas une occasion de critiquer l’Italien. Ironie du destin, Hunt décèda en 1993 dans sa maison de Wimbledon, l’année même où Patrese prit sa retraite, étant laminé par Schumacher chez Benetton Ford (52-20).
Pour Lewis Hamilton, aidé par Ron Dennis en effet en 2007 mais bon quand même il faut courir aussi vite qu’Alonso. Que Black Senna ait bénéficié des réglages de l’Espagnol en 2007, qu’il ait bénéficie du temps d’adaptation de l’Asturien sur les Bridgestone (Alonso ayant gagné avec Renault équipée de gommes Michelin en 2005 et 2006), OK mais le temps est là.
Tout le monde reconnaît que malgré le profil plus complet de Vettel et Alonso, le meilleur sprinter de la F1 actuelle est Lewis Hamilton.
Pour Jacques Villeneuve, énorme pression en 1996 car fils de Gilles Villeneuve légende de Ferrari, pression du top team Williams Renault, et le Canadien sortait d’une année 1995 faste : doublé IndyCar / 500 Miles.
D’autres avaient plus de talent que le Québécois, je pense au Colombien Juan Pablo Montoya arrivé chez Williams BMW en 2001, mais qui n’a pas su le convertir en titre mondial.
C’est sûr, Coulthard n’était pas un génie et finalement, avait la carrure d’un éternel second.
Damon Hill, franchement, je ne l’ai jamais trouvé incroyable... Son nom l’a aidé pour avoir un volant ensuite, c’est le destin (retraite de Prost- décés de Senna) qui le bombarde "premier pilote" au volant de la meilleure monoplace du moment. Alors, bien sûr, ce n’était pas une tanche : il était très bon metteur au point et était très rapide en qualif’. Mais, je l’ai toujours trouvé "coincé" en course comme si ce n’était pas trop son truc, les dépassements etc... Peut-être trop "formaté" par son rôle de "troisième pilote". D’ailleurs, en 1996, j’ai le souvenir (peut-être faux d’ailleurs) qu’à aucun moment il n’a dépassé Schumi en course et qu’à chaque fois, il était devant parce qu’il partait premier ou parce qu’il ressortait plus rapidement des stands... Après, bien sûr, il n’était pas mauvais et méritait son titre. Mais peut-être aussi que je le juge durement parce que Schumi me semblait tellement au-dessus des autres à l’époque, qu’il faisait passer tous les autres pour des buses...
Après, c’est assez dur de juger un pilote et sa carrière. En F1, il y a trop de paramètres qui entrent en compte. Certains font des débuts fracassants avant de "rentrer" dans le rang, d’autres débutent anonymement mais finissent par avoir quelques instants de gloire... Parfois, le simple fait de passer du statut de second pilote à celui de "premier" peut influer et inhiber un coureur...
@Crazy,
Oui Damon Hill propulsé leader de Williams par le destin (retraite de Prost fin 1993, décès de Senna à Imola début 1994) mais encore fallait-il relever le défi.
Derrière un Michael Schumacher intouchable et que seul un transfert chez Ferrari a empêché de battre les records de Fangio avant 2003, Hill a quand même réussi à résister à l’ogre allemand, et mérite sa couronne de 1996.
Frentzen en 1997-1998 chez Williams et Fisichella en 2005-2006 chez Renault sont des exemples criants de pilotes n’ayant pas géré la pression d’un top team.
Idem pour Kovalainen en 2008-2009 avec McLaren mais à sa décharge on lui avait aussi demandé de bien vouloir servir de porteur d’eau à Lewis Hamilton.
please stop David Coulthard là...
sérieux ce mec était franchement hyper moyen, un genre de Felipe Massa des années 90’-2000’ en fait.
Genre de mec que tu sais pas trop ce qu’il fout dans une fusée pareille pendant des années, alors qu’il y a d’autres pilotes au moins aussi talentueux et rapides qui trainent des années leur misère sur des tacots, et qui ont jamais leur chance dans un gros (genre Frentzen post-Williams, voire des mecs comme Jarno Trulli, De la Rosa, Button etc...).
Le mec il débute d’entrée chez Williams (rien que ça, juste la meilleure auto du plateau et de trèèèèèèèèèèèèès loin... devant Schumi qui essaie de traîner sa Ferrari pour faire un semblant de concurrences aux Williams) et finalement c’est que des pétards mouillés
Pareil chez Mercedes, qui a eu la meilleure bagnole (largement là aussi) sur la période des 2 années de titres d’Hakkinen et même les 2 après (Schummacher gagne parce qu’il est simply the best)
Bah là encore il était à des années-lumières de tenir la comparaison face à Hakkinen et il était même largement battu par Schummacher qui avait pourtant une bagnole bcp plus merdique).
A part à avoir des accidents malencontreux genre mettre un grand coup de frein en pleine ligne droite quand Schummacher est dans ses tuyaux et va lui prendre un tour, bah il servait juste à rien chez McLaren.
Et puis quand Hakkinen était dans les choux, bah on a bien vu que c’était juste un pantin devant Schummacher, et qu’il a fait progresser la voiture que dalle. il a du se prendre le double de points au championnat (bon ok, lutter contre Schummacher ça doit pas être facile).
Sérieux je sais pas pourquoi McLaren l’a gardé si longtemps. Ptèt pour sa fidélité qu’il était là bas depuis un bail. Ou parce qu’il est Anglais.
mais please pas me parler de "mauvais choix de carrière" pour David... il a eu la meilleure bagnole du circuit pendant pratiquement la moitié de sa carrière...
Patrese je connais pas, Berger était un pilote à mon souvenir très solide et régulier, même si pas vraiment capable de gros miracles. lui champion why not... mais David Coulthard champion sérieux j’aurais vomi
@Fifou,
Pour Coulthard, ce n’est pas aussi manichéen.
D’abord en 2001 même s’il bénéficie bien entendu de l’effondrement de son coéquipier Häkkinen (démotivation + malchance), la MP4/16 de Woking est ratée par rapport à la Ferrari F2001. De plus, la FIA avait légalisé l’antipatinage pour couper court aux rumeurs sur la Rossa.
Le Kaiser qui avait mis 5 secondes au tour sous la pluie aux flèches d’argent à Sepang, plutôt suspect.
En 1998-1999-2000, Ok sur le fait que McLaren a la meilleure voiture.
S’il n’arrivait pas à la cheville du Finlandais sur un tour, Coulthard fut moins verni que Hakkinen en 98-99, année des deux titres de Mika. Beaucoup d’abandons mécaniques pour l’Ecossais, qui de plus a offert ses deux premières victoires au Scandinave, le lançant sur le tremplin de la gloire.
http://www.sportvox.fr/article...
Enfin, mystère en effet sur la présence de DC durant 9 saisons chez McLaren (1996-2004). Remplacé par Montoya en 2005, Coulthard aurait pu et du sauter plus tôt. On a vu dès 2002 qu’Iceman ne ferait qu’une bouchée de lui, ce qui arriva en 2003 (91-51 !). Ron Dennis étant très conservateur, il a souvent gardé sa paire Hakkinen -Coulthard. A sa place j’aurais tenté Fisichella même si on a vu en 2005-2006 contre Alonso que le pilote italien ne gérait pas la pression d’un top team. Idem pour Frentzen en 97-98 chez Williams, avant de renaître tel un phénix avec Jordan en 99. Dennis ne voulait pas de starlette à la Villeneuve qu’il aurait pu engager en 2000 après l’annus horribilis du Québecois en 1999 chez BAR.
D’autres pistes existaient à l’époque en marge : Nick Heidfeld issu de la filière Mercedes et champion de F3000 en 1999, Juan Pablo Montoya longtemps barré chez Williams (essayeur en 1998) et contraint à l’exil aux USA en Indy avant de débuter en F1 en 2001, Jarno Trulli.
Part de risque mais ce ne fut jamais dans la culture de Ron Dennis, échaudé par les échecs retentissants de Stefan Johansson (1987) et surtout Michael Andretti (1993). Le patron de McLaren a souvent engagé des pilotes confirmés, sauf Coulthard justement mais en 1996 Woking était au creux de la vague, 4e derrière Williams Ferrari Benetton, donc pas au premier rang pour recruter ...
Patrese était un excellent pilote, sa saison 1991 le prouve où il n’est pas loin de battre Mansell au championnat (72-53). Un accident l’hiver suivant à Estoril lui fit perdre sa pointe de vitesse pour 1992, où il fut laminé par King Nigel.

> Qui pour la succession... ...
tiens sinon les filles de lyon ont perdu ?? je croyais que c’était les meilleuresje regar ...
Mais c’est un scandale !! ...
Je coupe pendant quelques jours avec l’actualité sportive , je rentre en France et la première ...
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Le Bayern va perdre, c’est écrit !BVB 16 ans après ! ...
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bon, on parle de bayern/Dortmund ?moi je vois le bayern 3/0 ...
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Bien essayé, Lézard.Sinon que l’accent liégeois donnerait ceci plutôt : Liège = "Liiiéééé ...
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Franchement pour l’avoir vu avec Arsenal dernièrement, il est loin de son niveau lillois... On ...
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C’est les soldes de fin de saison de football, le Lez’, bref faute de grives... !La ...
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