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le 22/02/2012

Attention, marée jaune


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Après un début de saison difficile, le Borussia Dortmund a repris sa marche en avant. Invaincus depuis le 6 décembre, les hommes de Jürgen Klopp ont retrouvé la réussite qui les fuyait depuis plusieurs semaines, et prouvé qu’il fallait compter sur eux en 2012.

Tout roule à Dortmund. Malgré les blessures de ses maîtres à jouer, Mario Götze et Shinji Kagawa, le Borussia est inarrêtable. Moins fringante qu’il y a un an, la jeune garde du BVB semble compenser l’effet de surprise par l’expérience accumulée au fil des mois. Si la saison passée était celle de la révélation, l’exercice en cours s’apparente plutôt à une leçon d’efficacité. Une petite rouste, de temps à autre, Bundesliga oblige. Quatre à Fribourg, cinq à Cologne, comme une marque de fabrique. Mais cette année, l’armée jaune et noire est l’équipe à battre. Sous cette étiquette, les Marsupiaux ont aussi appris à fermer la boutique. À croire qu’ils se satisfont autant d’un 1-0 arraché chez un Hertha en crise. Et ça, c’est l’effet C1.

Souvenez-vous, le 28 septembre. Venue défier l’OM au Vélodrome, la bande à Klopp goûtait au froid réalisme phocéen et encaissait le 3-0 le moins mérité de son histoire. Non pas qu’il ait outrageusement dominé les débats, mais le Borussia avait su montrer qu’il n’était pas là par hasard.

Trois semaines plus tard, c’est l’Olympiakos qui punissait la fébrilité de l’arrière-garde allemande. Aussi vite qu’il y était entré, Dortmund quittait la cour des grands. Son inexpérience criante lui avait condamné les portes des huitièmes, sans savoir que cette élimination serait salvatrice.

Car la déroute marseillaise a fait office de déclic, et le Borussia a appris de ses erreurs. Exit le ventre mou, le Westfalenstadion allait défendre sa couronne. Douze victoires, trois nuls et une suprématie retrouvée. Une véritable métamorphose que peu d’observateurs avaient vu venir. Outre-Rhin, le syndrome du champion déchu est devenu coutumier. Depuis 2006 et le second sacre du Bayern de Magath, aucun club n’est parvenu à conserver son trône. Le Stuttgart d’Armin Veh et la sensation Wolfsbourg sont rentrés dans le rang, squattant le haut de l’affiche l’espace d’une saison.

Prise de conscience ou simple trou d’air, le BVB est reparti en campagne. Comme souvent, les baby boys de la Ruhr n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires... ou presque. Disons qu’ils se sont baladésà Munich (1-0), qu’ils ont humilié Nuremberg (2-0) ou encore, plus récemment, qu’ils ont écrasé Leverkusen (1-0). Car ce Dortmund version 2012 dispose d’une nouvelle flèche à son arc. De la même manière qu’il avait aligné les défaites en phases de poules de la Ligue des champions, il prend désormais au piège de ses bourreaux européens les formations qui avaient fait de son mois d’août un véritable calvaire. Un boulet que Jürgen Klopp ne se voyait pas traîner plus longtemps, sous peine de sombrer dans l’oubli. Inconcevable pour une si belle génération.

Moins en verve, en manque d’inspiration, les protégés de "Kloppo" ont su faire le dos rond. Mis en difficulté par une concurrence toujours plus féroce, le Borussia semble essoufflé. Mais la solidité défensive - qui contraste avec l’étonnante apathie observée au cours des joutes du mercredi soir - n’a d’égal que l’insolente réussite qui accompagne actuellement les Lewandowski, Barrios ou autres Grosskreutz. D’un côté, 14 buts encaissés en 22 journées. De l’autre, une efficacité redoutable dans la surface adverse.

En déplacement à Berlin, samedi dernier, le champion en titre a eu toutes les peines du monde à se défaire du club de la capitale, pourtant moribond depuis deux mois. Sauvé par un but aussi improbable que la victoire est miraculeuse, Klopp n’a pas caché son soulagement en admettant être "ravi de la volonté de l’équipe".

Voilà plusieurs semaines que le Borussia Dortmund gagne sans briller. Autant de semaines jouées sans son prodige Mario Götze, qui pourrait bientôt faire son retour sur les terrains de Bundesliga. Bien décidée à conserver les rênes du championnat et à se qualifier pour la finale de la Coupe d’Allemagne, la marée jaune est plus vulnérable que jamais et commence à montrer ses limites. En l’absence du Japonais Kagawa, homme fort de la deuxième partie de saison, le BVB risque d’y laisser des plumes. Mais sa nouvelle propensionà remporter des matchs qu’il ne maîtrise pas pourrait bien décourager ses poursuivants directs. Quand le spectacle laisse place au panache.

par Polo
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par nicolas

le 22 février 2012 à 11H52

Attention, marée jaune

Bonjour, article sympa.

Je croyais que Lucas Barrios était parti à la mi-saison. Il joue à nouveau ou Lewandowski a pris sa place ?

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par KidPolo

le 22 février 2012 à 12H29

Attention, marée jaune

Ouep, Barrios était annoncé à Fulham, mais il est finalement resté. En tout cas, Lewandowski reste le titulaire en attaque, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il plante pas mal.

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par nicolas

le 22 février 2012 à 14H56

Attention, marée jaune

Merci beaucoup, KidPolo.

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par Dortmunder

le 22 février 2012 à 12H45

Attention, marée jaune

Wer ist Deeutschher Meeiissteeer ? ? BVB Boruuussiiiiaaa !!! Wer ist Deeutschher Meeiissteeer ? ? Boruuussiiiiaaa BVB !!! Schaalalalalaaaa...

Lors du dernier match à Berlin, Klopp a donné un signe fort : Lewandowski ET Barrios dans le 11 de départ.

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par minideniers

le 22 février 2012 à 12H52

Attention, marée jaune

Je sais pas trop pourquoi, mais il fait pas rêver ce Dortmund. Alors que celui d’Andreas Moller était beaucoup plus attractif (en tout cas pour moi). Sans doute à cause des résultats européens, et de Moller justement. Et puis le score de 0-3 contre Marseille était peut-être un peu violent au vu du match, mais les allemands ont vraiment été quelconques et ennuyeux lors des deux confrontations, ça aide pas.

Très bon article sinon, belle remontée en effet, j’aurais tendance à être impressionné par Klopp tant peu de joueurs se démarquent

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par el_zanque

le 22 février 2012 à 13H15

Attention, marée jaune

Me fait penser au Losc, le Borussia.

Champion en titre

Très considéré au niveau national

"beau jeu" supposé

Entraineur aimé de ses troupes

Goetze/Hazard

Nul en LDC, méconnaissable, triste et dramatique, un côté puceau, malgré l’histoire.

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par Christian Cullen

le 22 février 2012 à 15H51

Attention, marée jaune

Tiens, un article sur la Bundesliga. C’est tellement rare ici que rien que pour ça, ce papier méritait bien un coup d’œil. Je pensais que la prestation de la Mannschaft en Afrique du Sud et surtout les louanges attribuées à la DFB ces dernières années auraient enfin permis au public français de s’intéresser davantage à ce championnat mais le souvenir de Séville et plus globalement celui des deux guerres mondiales est visiblement très tenace. Le Football allemand est encore considéré en France comme rigide et démodé alors que le jeu hyper offensif qui y est pratiqué est franchement plus emballant qu’en Ligue 1.

Ce qui rend la Bundesliga si spéciale, c’est notamment qu’elle est plus équilibrée que la plupart des autres championnats, non seulement d’un point de vue financier, mais aussi sur le plan sportif. Même si le Bayern est encore globalement au dessus du lot, au cours des cinq dernières saisons quatre équipes différentes ont soulevé le Meisterschale. L’intérêt des médias étrangers est sans cesse croissant pour la Bundesliga, même si chez nous on est davantage abreuvé de Premier League et de Liga.

La fascination pour la Bundesliga est également due au fait que les stades sont pleins à craquer, semaine après semaine, match après match. Beaucoup ont été construits ou entièrement rénovés au cours des dernières années, dont certains en prévision de la Coupe du monde 2006. Et il est rare qu’ils ne soient pas remplis, ce qui est loin d’être le cas dans d’autres pays européens. Avec un taux d’occupation d’environ 94 % et 46 000 spectateurs en moyenne par match ( ! ), l’Allemagne est loin devant l’Angleterre, l’Espagne ou l’Italie. Et je ne parle même pas de la Ligue 1... Dans un tel contexte, les prix des billets sont étonnamment bas si on les compare à ceux mis en vente en Premier League par exemple.

Et si le business croissant auxquel on assiste dans les stades européens ne s’arrête evidemment pas aux frontières allemandes, la Bundesliga a tout de même su préserver son identité. Le processus est bien connu : plus les temples du Football offrent du confort et plus ils attirent de spectateurs, plus les supporters voient l’identité de leur club et de la culture qui l’entourent menacées. L’Angleterre est souvent donnée en exemple pour ce phénomène. De nombreux clubs y sont de plus en plus contrôlés par des investisseurs étrangers, et les prix exorbitants des billets ont évincé des stades une catégorie de supporters bien précise. L’atmosphère des stades allemands est pour le moment épargnée de ce côté là.

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par Aqua

le 22 février 2012 à 16H32

Attention, marée jaune

Salut Christian,

il faut reconnaître que beaucoup de stades (aussi en D2) portent le nom d’entreprises qui changeent en plus assez régulièrement. On a eu droit á un terrible EasyCredit Stadion à Nuremberg et celui qui dit Signal Iduna-Park (une compagnie d’assurance je crois) au lieu de Westfalenstadion se fait sans doute taper dessus.^^

Quelques exceptions : l’Olympiastadion à Berlin (c’est sans doute le stade qui tire en bas le taux de remplissage, hein), le Fritz Walter-Stadion à Lautern et le Borussia-Park à Gladbach.

Quand j’ai commencé mon Groud Hopping de Bzundesliga, j’ai à peu près tout vu dans ma région. Manquent Fribourg et Brême notamment qui sont trop loin. Et puis j’ai découvert la D2 et j’ai adoré. Bien sûr, c’est moins glamour, mais à Bochum, Duisbourg ou à Aix-la-Chapelle (ah, le mythique Tivoli !) on peut retrouver cette sensation authentique qui fuit de plus en plus le monde des stades.

La bière (avec alcool bien sûr) la plus chère de la Bundesliga, c’est 4€ à Munich qui de toute facon est une ville bobo, et la meilleure Bratwurst on dit qu’on la trouve au Weserstadion. Salut à toi, Torsten.

Pour les interessés :http://www.bundesliga.de/de/st...

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par Christian Cullen

le 23 février 2012 à 16H41

Attention, marée jaune

salut Aqua,

je ne suis pas particulièrement favorable au Naming ( surtout pour les enceintes historiques ), mais si le business ne touchait que le nom des stades ailleurs, ce serait finalement un moindre mal.

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