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le 21/12/2011

La persistance rétinienne


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Pendant un laps de temps, l’oeil conserve l’empreinte d’une image qu’il ne perçoit plus. Elle reste «figée» sur la rétine et donne l’illusion d’être toujours là. C’est aussi, en partie, ce qui explique notre vision. Grossièrement, on intègre une image pendant un laps de temps (environ 1/24ème de seconde) et l’on voit une sorte de «moyenne» de ce qui s’est passé pendant ce temps là. C’est en observant des objets lumineux et en fermant les yeux qu’on peut le plus facilement observer ce phénomène dont la durée est variable.

C’est en m’appuyant sur cet effet «naturel» que je voulais faire une comparaison sur l’appréciation du «spectacle» sportif. Un «débat» voxien porte depuis longtemps sur l’évolution du jeu et l’appréciation qui en découle de la part de chacun. L’exemple qui me semble le plus facilement descriptible à titre personnel est celui du tennis. Le tennis actuel (si jamais on peut dire qu’il est actuellement «figé» sur nos rétines...) est souvent décrit comme de plus en plus physique. On assiste à des duels de cogneurs de fond de court qui n’arrêtent pas de courir partout tout en s’envoyant des parpaings. Ces duels ne se terminent que sur un énorme coup de massue ou sur une faute directe. Ce jeu est parfois décrit par certains (pas seulement sur le vox bien évidemment) comme «chiant», inintéressant, monocorde ou sans variété. J’insiste sur le dernier que je cite: la variété. C’est souvent ce point qui fait cruellement défaut pour certains observateurs aujourd’hui. Un manque de variété ou plutôt de variation s’apprécie avec un «modèle» différent. C’est celui «d’avant», et je tiens à dire que c’est aucunement péjoratif.


J’ai pas beaucoup vu le tennis d’avant, évidemment vu que je n’étais pas né quand il a débuté... On peut définir son commencement avec celui de l’ère Open. Ce qui correspond à peu près à l’éventail le plus large des «visions» des gens du monde du tennis que j’ai pu croiser. Ce tennis d’avant avait un grand avantage pour certains, c’est qu’il possédait des «profils» de joueur beaucoup plus varié que actuellement. Pour ne pas citer les «éternels» témoins de ce temps maintenant révolu, il y avait Edberg, Mac Enroe, Wilander, Pat Cash, Connors, etc... Agassi et Sampras formeraient plutôt la fin de ce courant diffus, l’hybridation amorçant avec «grâce» la transition vers le règne des marathoniens du fond de court. A cette époque, il y avait des joueurs de terre-battue, il y avait des spécialiste du service volée, il y avait des joueurs de durs qui ne savaient se déployer que sur des conditions rapides! Parlons-en des conditions, il y avait un vrai gazon à Wimbledon (cf. Ashe-Connors 1975, Wimbledon) avec des attaquants! Des gens qui vont faire le point et non des gens qui ne font que pousser les autres à la faute ou à la fatigue en faisant des calculs d’épicier sur leur pourcentage de premières balles et leur nombre de fautes directes... Bref, il y avait de la diversité dans ce monde! De la diversité de terrains, de matériels (important ça!), de coups (des volleyeurs, des chips, des amorties, des terriens,...) et de gagnants! C’était pas tout le temps les trois mêmes qui gagnaient...


*****


Etrangement, quand je regarde ces matchs «d’avant» (je prends l’exemple de 75 hein!), je trouve ça lent, mais leeeeeeeent. C’est pas croyable. Ah oui, des coups de fusils il y en avait! Bien souvent dans le filet. Des échanges qui durent rarement plus de trois balles. Ce qui me choqua le plus c’est la vitesse, ce changement est incroyable. Et l’évolution est progressive! Les vitesses de première balles sont symptomatiques entre les années 80 et 90 par exemple. Bien que j’ai la flemme d’aller chercher une statistique la dessus (j’avoue), car ce n’est pas mon propos. Alors oui, il y a quelques aspects de jeu court que je trouve intéressant, mais la qualité des gestes n’a rien à voir avec celles des joueurs actuels, du moins c’est ce que me dit mon «empreinte rétinienne» tennistique. La mienne apprécie les rallyes, la vitesse de déplacement et d’enchaînement des frappes et l’impression de maîtrise qui se dégage de certaines frappes répétées un grand nombre de fois.


Comme dans tous les souvenirs, les premières fois laissent souvent une marque importante. Alors peut être que pendant un moment, notre «oeil tennistique» intègre les images «d’un tennis» (pendant une certaine durée) et que cette empreinte reste implantée dans notre mémoire, persistant avec force dans nos souvenirs comme étant «la lumière» tennistique. Car le signal lumineux est celui qui reste le plus longtemps sur la rétine (cf. intro).


Les premières années à apprendre le jeu, à voir les champions de l’époque, à s’éduquer tennistiquement formeraient peut être une espèce de paradigme qui se figerait dans nos têtes. Ceci constituerait alors notre sorte de «bagage» permettant de voir le tennis, que l’on pratiquait à l’époque, de la meilleure façon possible. Autrement dit, on ferait particulièrement attention aux choses qui nous ont marqué quand on a appris et vu pour les premières fois ce jeu. Par exemple, j’ai vu de la vitesse de service et des enchaînement très rythmées au fond de court. Ceci nécessite un très bon déplacement et une technique très rapide pour enchaîner les coups et les adapter en conséquence. Cela constitue sans doute ma grille de jugement, celle qui me fait dire que le tennis «d’avant» était peu technique et n’avait de variation que par manque de vitesse des joueurs et de capacité (matérielles bien souvent) à pouvoir accélérer le jeu. J’ai vu le matériel et les surfaces évoluer de plus en plus, aussi peut être suis-je moins choqué par les «changements» au niveau des revêtements entre les années (pour Bercy par exemple) ou pour les «modifications» du gazon de Wimbledon. J’ai intégré ces types d’évolutions dans ma vision du tennis. Mais, par exemple, l’opportunité de passer à «une seule balle de service» me paraît déroutante. Le plaisir de pouvoir bourriner «gratos» sur la première n’a pas de prix, surtout quand on apprend à servir et qu’on essaie de passer pour la première fois (à l’époque...) les 100km/h sur le testeur du club...


Il faut savoir que l’oeil humain a su s’adapter aux conditions de son environnement. On a su «capter» naturellement les longueurs d’ondes émises par le soleil ou évoluer en ce sens. Elles constituaient sans doute la source disponible la plus importante pour nous permettre de voir (cependant le spectre du visible constitue environ 40% du rayonnement solaire seulement, mais sur une «gamme» réduite). Toute proportion gardée, le «rayonnement» tennistique, ou type de jeu si vous préférez (des cogneurs, des tacticiens, des services/volées, etc,...), varie. Alors, il est peut être difficile d’effacer l’empreinte sur notre rétine et d’accepter d’adapter son «oeil» au nouveau type de rayonnement qui est hélas inéluctable. Mon «soleil» tennistique, ce n’est pas Mac Enroe/Connors/etc,... et pardon pour les nombreux amalgames du genre. Bientôt le tennis, comme tant d’autres choses, évoluera vers un autre astre ou un autre type de jeu. La question sera de savoir s’il sera possible de s’y adapter ou si l’empreinte actuelle restera figée elle aussi...


*****


Pour finir. La critique de l’évolution actuelle du tennis me semble bien évidemment légitime. On pourra d’ailleurs retrouver le même type de débat dans le football avec le nouveau «soleil»: il faut produire du jeu! Mais c’est un autre sujet... Cependant, je reste toujours étonné de voir des gens se bloquer à jamais sur leur ancienne empreinte tennistique et d’y rester figé à tout jamais en ne faisant que ressasser les innombrables souvenirs de cette époque inoubliable qui correspondait tout simplement à leur vérité du jeu. Renier et décrier les évolutions technologiques qui ont fait partie intégrante de l’évolution de ce sport (jeu de paume au début quand même...) me paraît vraiment étrange. Je dis bien «renier».


Autant, j’ai pu discuter avec certains et comprendre aussi que ces évolutions technologiques (les terrains, les raquettes, les préparations physiques naturelles ou «aidées», les tournées, etc...), bien que inévitables, pouvaient être «orientées» plus ou moins dans un sens, et ce, pas toujours «naturellement» (en apparence...). On retrouve des «bridages» technologiques en F1 par exemple, ce qui va à l’encontre du cours de «l’amélioration», des outils de pilotage, «naturelle» de la F1. Et au lieu de s’apitoyer contre «l’évolution», on a vu des gens se poser des questions et proposer des solutions afin de redonner plus de «sens», peut être d’importance au talent «humain» dans ce sport mécanique. Et en soit même, ce procédé aussi fait partie intégrante, selon moi, de l’évolution «naturelle» d’un sport.


Autant, j’ai plutôt souvent vu, entendu et discuté avec des gens qui étaient «enfermés» dans leurs souvenirs et qui ne trouvaient que des défauts dans «ces évolutions». Seule la critique à la place, sans jamais rien apporter d’autre que leurs «souvenirs» de leur temps des premières fois inégalables. Aucune pitié pour le tennis actuel, on lui trouvera tous les défauts, en cohérence ou non avec la pratique du sport ou des évolutions qu’ils ont eux mêmes connus! Les surfaces de grands chelems n’ont pas toujours été fixes pour deux d’entre eux, mais un changement de revêtement sur certains tournois sera perçu comme la preuve d’une époque «sans repère» qui ne joue plus au tennis mais qui fait du spectacle! Et les exemples de la sorte sont légion! Je me souviens d’un article très intéressant sur SV qui montrait l’évolution de la présence des meilleurs joueurs à l’Open d’Australie. On voyait qu’il y avait véritablement un changement progressif de l’attrait des joueurs pour ce tournoi sur les 40 dernières années. L’amélioration des transports doit sans doute y être liée. Les tournois sont plus ou moins côtés (hors grands chelems maintenant, et pourtant c’était pas le cas avant...) et ceci évolue, comme bien souvent. Cependant, on ne manquera jamais de dire qu’à cause du tennis «actuel» ce tournoi est moins bien, et non en raison de l’évolution d’un grand nombre de facteurs, qui se sont déjà reproduits dans le passé.


En fait j’ai l’impression de voir le tennis «d’avant» comme les batailles bien rangées de l’époque Napoléoniennes ou on s’affrontait en ce mettant face à face. On tirait aux ordres, les charges étaient organisées et on assistait souvent à un assaut final frontal. C’est ce que certains vieux matchs m’ont rappelé. Actuellement, j’ai plutôt l’impression de voir (enfin de ce que j’en ai appris...) les guerres de tranchées de la 1ère guerre mondiale avec une grosse bataille psychologique de harcèlement par coups de canons et d’escarmouches intempestives de l’infanterie pour finir le boulot et surprendre. Bien évidemment, charger tête baissée avec les conditions de jeu actuelles, beaucoup plus rapides, seraient sans doute de la folie furieuse. Ce serait comme envoyer son régiment de grenadier devant une tranchée et une batterie de canon tout en marchant au pas et en s’arrêtant pour tirer... Attaquer en face de défenseurs pareilles, c’est de la folie! Il faut trouver autre chose! Je ne doute pas que le «jeu» du tennis évoluera, et qu’un autre type de stratégie prendra le pas sur celle actuelle. Arriverais-je à m’y faire cependant...


bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par Deco

le 21 décembre 2011 à 13H01

La persistance rétinienne

Ouch le pavé, j’ai perdu un oeil en lisant ton article.

Débat intéressant avec un parallèle évident avec le foot (mais ce n’est pas le sujet), donc je laisse le soin aux spécialistes de commenter ton article.

Outre le fait de l’évolution, du matériel, des changements de surface, de la préparation physique et du professionnalisme des joueurs, n’y a t’il pas également les progrès technologiques (la manière de filmer les matchs) qui accentuent ce décalage ?

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par el_zanque

le 21 décembre 2011 à 13H35

La persistance rétinienne

Pareil que Deco,

ça m’a rappelé les débats sur le rugby d’avant (le rubi, quoi) et le rugby actuel.

Genre : pourquoi le French Flair est mort ? Et pourquoi on relancerait pas tous les ballons depuis le parking ?

Sans oublier le fameux : Le Stade Toulousain, garant du beau jeu à la française...

Enfin, le tennis, j’ai trouvé ça nul au 1er regard (sur Arantxa Sanchez, je crois), et j’ai pas changé d’avis depuis...

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par el_zanque

le 21 décembre 2011 à 13H36

La persistance rétinienne

Ah, et j’allais oublier :

Bon article, bien écrit.

Merci Mein Guénéral !

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par el gnl Alcazar

le 21 décembre 2011 à 17H00

La persistance rétinienne

Ola Messieur Deco et Zanckynho !

Merci d’avoir lu l’article, ça en fera au moins deux... C’était un essai, et j’ai rédigé assez vite, du coup je sais pas si je suis très clair...

Oui, le parallèle avec le foot est évident, ce sera sans doute l’objet d’un autre article ou série, que je pense peut être appelé "les débats éternels du vox..." bref, à voir j’ai un peu de temps en ce moment.

Sinon Deco, effectivement la caméra a changé beaucoup de choses, notamment en termes d’exposition des joueurs, de leurs défauts et des modes de jeux. En clair, on a pu plus voir les autres joueurs, analyser leur techniques et se l’approprier. Egalement ça a apporté beaucoup d’argent dans le tennis. Et je pense que cet effet là est prépondérant. L’argent empêche l’impasse sur certains tournois et obligent des joueurs à s’adapter à la terre battue ou au dur pour pouvoir avoir un bon classement et être invité à prix d’or dans certains tournois. C’est ce qui explique aussi en partie le "bloc" de joueur qui s’accroche sur tous les tournois pour rester "top 20"...

Mais au niveau de l’appréciation d’un match, la télé a surtout permis à beaucoup de gens de "découvrir" le tennis ou d’y accéder facilement. Et c’est là que je pense que ça a eu un impact considérable sur la vision de ce jeu chez les gens, c’est que les premiers tournois couleurs, les premières diffusions mondiales ont consacré les premiers arrivés et leur style de jeu ! Premiers arrivés, premiers servis ! Et c’est ce qui a peut peut être actuellement expliqué le désamour de certains sur le "jeu" produit actuellement, ne s’y reconnaissant pas, et éprouvant une certaine nostalgie.

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par Interimlover

le 21 décembre 2011 à 17H23

La persistance rétinienne

C’est très intéressant, et bien plus accessible que je ne le craignais, Herrn General !

Mais ça cause tennis, ach...

Vu qu’il m’arrive d’être poli, je vous laisse vous expliquer entre passionnées du filet, puis je propose de venir t’achever avec mes conneries de gros footeux de beauf (le sujet s’y prête)... Ca roule ?

Mais gros merci déjà, très bon papier !

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par el gnl Alcazar

le 21 décembre 2011 à 20H51

La persistance rétinienne

Ola Interim,

Occupé à écrire hier (tu comprendras pour le coup ;-)), j’ai pas eu le temps de lire ton papier, mais j’y reviendrais également, le titre à l’air accrocheur, je suis curieux de savoir ce que tu racontes sur saméto !

Sinon, tu peux réagir right now ! vu que je ne suis pas non plus ce qu’on pourrait appeler un spécialiste du tennis, c’est seulement le sport que je pratique très régulièrement. De là à comprendre tous ces mécanismes ou avoir le statut de "spé" hein ! ahaha. Sinon, je pense faire une version "foot" de ces articles, voir la réponse à Deco plus haut.

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par La régie française du kif

le 21 décembre 2011 à 19H57

La persistance rétinienne

Merde, j’ai cru que ça allait vraiment être un truc qur "la persistance rétinienne", t’as l’air d’avoir quelques connaissances en plus.

McEnroe par exemple était le seul mec à sortir des coups tellement improbables que tout me monde, adversaire comme spectateurs, perdait un moment infime la balle des yeux tellement on ne pouvait s’attendre à ce qu’elle soit placée là. La conception même des trajectoires de tout un chacun était remise en cause, d’où un retard dans la perception, Rios pouvait faire ça aussi.

Pourquoi est ce qu’il semble que la fulgurance de certains gestes sportifs, comme le triple de Jonathan Edwards à Stockholm, ce soit gravé dans mon esprit ? Visuellement je veux dire ? Bon de toute façon, tous ce strucs de perception sont très intéressants, tout ce que nous nommons "réalité" n’étant qu’interprétations. Pour le reste c’est sûr que le tennis est un sport + statique qu’auparavant, moins plein spatialement, aujourd’hui le jeu ne se développe quasiment plus qu’en latéral.

Mais du coup, tu n’utiliserais pas le même argumentaire que tu m’avais reproché récemment en me disant qu’il était normal que les choses évoluent ?

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par el gnl Alcazar

le 21 décembre 2011 à 20H55

La persistance rétinienne

Hello la Regie ! Je mentirais si je disais que je n’attendais pas ton commentaire ... ahahah

Pourrais-tu préciser ta question ? Tu supposes que j’utilise le même raisonnement que celui que je t’ai reproché dans ton article (c’est ce que je crois comprendre...) ? Ou alors c’est autre chose ? Si tu pouvais préciser pour que je puisse mieux te répondre. En plus, tu vois clairement que j’ai intégré un reste d’un de nos débats dans cet "essai"... ;-)

Oui, j’ai évité de trop parler technique au niveau de l’optique (sens physique du terme), d’abord parce que je suis rouillé des études, et puis ce n’était pas le propos, je m’essayais simplement à une métaphore.

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par Moctezuma

le 21 décembre 2011 à 21H45

La persistance rétinienne

Ouais, article interessant, merci.

J’avais aussi ecrit un article sur l’evolution du sport a l’epoque. Je pensais que les joueurs actuels avaient absorbe en quelque sorte les evolutions dues aux genies du passe. Et que donc ils etaient forcement meilleurs, mais en meme temps forcement avantages dans la comparaison. Parce que les genies du passe ont fait evoluer le champ de conscience, remonter le niveau de l’eau et donc tous les bateaux a la surface avec.

Sinon, plutot que persistance retinienne (pourquoi pas remarque), on peut aussi voir dans ce que ce que tu observes est une forme d’egocentrisme : ce que j’ai aime est forcement ce qu’il y a de mieux.

Au fait, tu avais fait les meilleurs pronos en debut d’annee, bravo donc.

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par el gnl Alcazar

le 22 décembre 2011 à 15H14

La persistance rétinienne

Merci Mocte pour le décompte des pronos ! Je crois que j’avais pratiquement toutes les finales de grand chelem et au moins deux vainqueurs.

Concernant la progression en observant/assimilant les techniques du passé, tout à fait d’accord ! C’est un constat valable dans la plupart des domaines "nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants", ne l’oublions pas.

Pour l’égocentrisme, "ce que j’aime est forcément le mieux", la métaphore de cet article a pour but de peut être expliquer l’origine de cet égocentrisme justement ! Ce qui le provoquerait serait du à un processus d’assimilation naturelle qui remonte à la découverte d’une chose, car ce sont les premières fois qu’on voit une chose qu’on l’analyse, qu’on la regarde le plus, c’est ce laps de temps qui figerait peut être notre esprit et provoquerait donc une certaine réaction de rejet devant une forme nouvelle de "jeu"... bref !

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par AxelBorg

le 21 décembre 2011 à 23H30

La persistance rétinienne

Salut general,

Excellent article, très intéressant. Partagé, car d’un côté le tennis est de moins en moins original c’est vrai, de l’autre quelle vitesse et quelle impression de perfection en mode jeu video, je l’ai senti cette saison avec Federer - Djokovic en 1/2 de RG ou Djokovic - Nadal en finale de l’US Open.

Sinon, il y avait eu la raquette spaghetti en tennis qui avait dénaturé le jeu en 77

http://www.sportvox.fr/article...

Pas trop d’accord avec toi sur la F1, on est forcés de bloquer l’évolution technologique. Si on avait gardé les turbos, les jupes, les cylindrées d’avant 1994 (mort de Senna), les slicks en permanence, on aurait des morts plusieurs fois par an ...

Sinon pour l’OA et son évolution, perso j’avais écrit un article, je sais pas si c’est celui là auquel tu penses ?

http://www.sportvox.fr/article...

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par el gnl Alcazar

le 22 décembre 2011 à 15H17

La persistance rétinienne

Ola Axel, je me souviens de ton article, mais je faisais référence à celui qui chiffrait avec un graphique l’évolution de la concentration des têtes de séries dans les grands chelems et ramenait ça à un pourcentage. En gros, l’OA avait 60% dans les années 70 alors que les autres grand chelems étaient à 95%, et l’OA les rejoignaient depuis les années 90 seulement.

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