À la conquête de l’Europe
À l’occasion du tirage au sort de l’Euro 2012, voici un coup de projecteur sur les différents acteurs de la compétition. Tour d’horizon du football continental, à six mois du match d’ouverture.

Le 8 juin prochain, la Pologne et la Grèce lèveront le rideau sur le 14ème Championnat d’Europe des Nations. En guise de préambule, je vous propose un premier état des lieux. Points chauds, objectifs, records... L’Euro est lancé!
Véritable vecteur de croissance, l’organisation du tournoi par la Pologne et l’Ukraine est déjà un gage de réussite. Désigné par l’UEFA en avril 2007, le projet s’inscrit dans la continuité de l’édition précédente. Il y a trois ans, l’été suisso-autrichien avait enthousiasmé les différents protagonistes de l’épreuve, dans un environnement favorable à la bonne tenue de la compétition. Aujourd’hui, si la destination semble moins attrayante, le tandem surfe sur la vague de l’essor et du développement. Les enceintes modestes côtoient des merveilles de l’architecture, comme la Donbass Arena de Donetsk ou le flambant neuf Stade National de Varsovie. Dans cet élan de modernisation, c’est toute la population locale qui s’impatiente à l’idée d’accueillir le gotha du football européen. Le succès de la billetterie et la pleine confiance des gouvernements dénotent d’une ferveur particulière. Seule ombre au tableau, les distances entre les sites. Dans des pays où le réseau autoroutier a dû subir de nombreux aménagements, elles dépassent parfois les 1000 kilomètres, de quoi rebuter une partie de l’assistance. Mais ce pari de l’Est offre de nouvelles perspectives pour deux nations encore discrètes dans le paysage continental, et l’engouement que suscite un tel évènement ne devrait pas y être étranger.
Bien loin de ces considérations, l’Espagne truste les records. Alors que la Pologne participera à sa seconde phase finale d’un Euro - la toute première pour l’Ukraine-, la Roja pourrait bien réaliser un triplé historique. Tenante du titre et championne du monde en 2010, l’Espagne de del Bosque semble néanmoins s’essouffler. Expéditive lors de sa campagne de qualification, la sélection ibérique voit sa suprématie mise à mal, comme en atteste le dernier revers face à l’Angleterre. Devant l’épreuve tactique que la concurrence s’efforce de lui imposer, la Roja reste cependant favorite à sa propre succession. Malgré la remise en cause d’un jeu devenu classique, l’effectif espagnol n’a pas été bouleversé. Au contraire, certains joueurs s’affirment de plus en plus au sein d’un groupe largement armé pour conserver sa couronne. Dans l’entrejeu, Cesc Fàbregas et David Silva pourraient devenir les nouveaux détonateurs d’une formation dans laquelle les choix et les décisions sont des problèmes de riche. Mais pour rester au sommet, l’Espagne ne pourra pas compter que sur sa force collective. Elle devra surtout trouver la clé d’un schéma désormais habituel, une attaque-défense où le moindre espace est difficilement exploitable. Un énième défi pour écrire l’histoire. Une bataille stratégique, en quelque sorte, vers un troisième sacre européen.
Un sacre que brigue la Mannschaft, sevrée de titres depuis quinze ans. Finaliste malheureux en 2008, l’Allemagne est incontestablement l’autre grand favori de la compétition. L’année dernière, le Mondial sud-africain a révélé le potentiel immense d’une équipe jeune et prometteuse. De son côté, Joachim Löw lançait cette génération en or, issue d’une politique de formation mise en place au début des années 2000. Un style unique et caractéristique d’une sélection portée sur l’offensive, et dont le jeu flamboyant marquait le retour aux affaires du football allemand. Aujourd’hui, la classe biberon est dans le grand bain. Seul trentenaire du onze titulaire, Miroslav Klose guide cette nouvelle vague de talents qui déferle sur les terrains d’Europe. Entreprenante, dynamique, la Mannschaft séduit par des prestations de très haute voltige. Car si le secteur défensif se cherche encore, son attaque est actuellement la plus prolifique de toutes. L’axe allemand abonde de ces milieux de terrain modernes, prototypes idéaux du joueur aussi doué techniquement que puissant physiquement. De cette façon, le sélectionneur dispose de solutions à l’infini, d’éléments dont la qualité première est la polyvalence, une richesse qui pourrait outrepasser l’inexpérience de cette jeune garde pleine d’avenir. Pour elle, 2012 apparaît comme un examen de passage dans la cour des grands, de quoi s’affirmer un peu plus comme la nation de demain.

L’héritage français, lui, semble bien en deçà des promesses post-Knysna. Au fur et à mesure que le temps passe, la reconstruction opérée par Laurent Blanc essuie de plus en plus de critiques. Malgré une longue série d’invincibilité, le sélectionneur des Bleus est encore à la recherche de la formule idéale. Après avoir mis en place une ossature de joueurs évoluant en Ligue 1, Blanc a multiplié les systèmes sans réellement faire oublier les déboires de son prédécesseur. Au contraire, les comparaisons avec Raymond Domenech sont de plus en plus fréquentes, tant dans sa manière de coacher que dans son discours. Cependant, le renouvellement permanent de l’effectif est bien la preuve qu’il cherche vainement la solution d’une équation à plusieurs inconnues. S’il a dû composer sans Philippe Mexès, blessé de longue date et annoncé comme le patron de cette arrière-garde new look, il espère surtout compter sur ses nouveaux cadres. Dans ce chantier grandeur nature, seuls Hugo Lloris et Karim Benzema font preuve de constance. Tout aussi excellents en club, Franck Ribéry et Samir Nasri sont bien trop irréguliers pour redorer le blason de l’équipe de France. Pourtant, c’est par ces cinq hommes de base que le futur des Bleus devrait passer. Aujourd’hui, il est légitime d’attendre toujours plus de tels joueurs, quand on sait ce qu’ils peuvent apporter à leur sélection. Pour se réconcilier avec le public, d’abord, mais par-dessus tout pour ne pas revivre les échecs passés. Mais pour l’heure, la route est longue et ce groupe a encore tout à prouver.
Quant au tirage au sort, il n’a pas toujours été clément avec les outsiders annoncés. Autres candidats sérieux, les Pays-Bas et le Portugal croiseront le fer dans le groupe le plus relevé du tournoi. Ils seront accompagnés du Danemark et de l’Allemagne, de quoi se faire une idée sur leur niveau de jeu. Souvent décimés par les blessures, ils pourront néanmoins compter sur leurs hommes forts du moment, Robin van Persie et Cristiano Ronaldo, qui pourraient remporter leur premier titre international. La Squadra Azzurra, elle, a hérité d’un groupe homogène mais plus abordable. Pour l’Italie, il s’agira d’écarter l’Irlande et la Croatie, dans une poule où l’Espagne fait figure d’épouvantail. Malgré un net regain de forme depuis le Mondial 2010, la Nazionale devra néanmoins se méfier d’un tirage délicat. De son côté, l’Angleterre retrouvera l’équipe de France, avant d’affronter la Suède et l’Ukraine. Face à des adversaires à sa portée, elle sera toutefois privée de son buteur Wayne Rooney, suspendu pour trois rencontres. Fortunes diverses, donc, pour les prétendants au trône continental.
Un dernier zoom, enfin, sur ce qui pourrait être les belles surprises de l’été. Plus ou moins connus du grand public, voici une petite sélection des trois joueurs à surveiller durant cette édition. De jeunesrévélations déjà installées sur la scène internationale, prêtes à éclater au grand jour au cours de la compétition. L’Espagnol Jordi Alba (22 ans) est le plus renommé d’entre eux. Depuis cette année, le latéral gauche de Valence fait l’unanimité à son poste, et aspire à devenir un titulaire indiscutable chez les champions du monde. Aujourd’hui, il dispose d’un véritable boulevard pour s’imposer au sein de la Roja, et confirmer tout le bien que l’on pense de lui. Dans l’entrejeu, on aura l’occasion de découvrir deux grands espoirs du football européen. Christian Eriksen (19 ans) et Alan Dzagoev (21 ans) ont connu une trajectoire similaire, mais s’apprêtent à vivre un Euro bien différent. Respectivement lancés par l’Ajax Amsterdam et le CSKA Moscou, ils sont devenus des éléments incontournables de leur équipe. Mais pour le premier, la tâche s’annonce difficile. Dans un groupe où la qualification serait un exploit, le Danemark comptera sur sa jeune pépite pour croire au miracle. Le second est la grande révélation du football russe. Avec lui, la sélection de Dick Advocaat peut nourrir de belles ambitions, d’autant qu’elle devrait être au rendez-vous des quarts de finale. Face à la République tchèque, la Pologne et la Grèce, Dzagoev pourrait bien exploser au plus haut niveau, et devenir le fer de lance d’un effectif en transition. Pour ces deux milieux de terrain, l’aventure ne fait que commencer.
Quand on veut gagner il faut battre n’importe quel adversaire
Toute Nation qui veut gagner ne doit craindre personne et ne pas commencer à dire " ce tirage est bon ou ce tirage est compliqué "
L’Allemagne sera difficile à battre , après il y a 2-3 outsiders : Pays-Bas , Italie , Espagne se sont pratiquement les nations qui présentent très régulièrment des clubs dans les Finales de C1 et C3
La surprise pourrait venir de la Russie
Je pense sans surprise que le pays organisateur : l’Ukraine sera au tour suivant ; ce qui ne sera pas le cas pour la Pologne
Eriksen : y a du potentiel, mais m’impressionne pas du tout actuellement. Fort tendre encore !
Dzagoev, bien vu pour bibi, oui : à suivre !!!
L’Allemagne a essuyé les plâtres depuis 2006, le métier est pour de bon rentré... Now : sont fin prêts, ce sont mes favoris !
Une petite précision, la FA a fait appel de la suspension de Rooney, qui sera fixé jeudi.
Bizarre le tirage au sort , quarts de finale croisés Groupes A avec B et C avec D , normal , mais en demi les 2 equipes qui sortent des groupes A et B seront de nouveau opposées, id pour les équipes sortant des groupes C et D ; poue eviter que l’Ukraine et la pologne ne se rencontrent avant la finale ? en tous cas c’est ringard et on peut retrouver en 1/2 des equipes s’etant affrontées en poule : mon prono pour les 1/2 : Allemagne / Pays-Bas et Italie / Espagne.
Bizarre aussi , l’Ukraine et la Pologne retrouvent en poule les equipes les plus faibles des equipes du 2ème et du 3 ème chapeau : bonne aide pour aider les pays organisateurs à aller jusqu’en quarts ?
oui Dodo, c’est le modèle des tirages depuis que 2 pays organisent la compétition.
c’est vrai qu’il est bizarre ce tirage au sort, le groupe de la france est faible, celui avec la pologne en dessous de tout ; pour une fois la russie a un bon tirage
et le tableau qui suit c’est de l’inédit, j’avais jamais vu ça ; allemagne et hollande peuvent se retrouver en demies, c’est nul
en tout cas, les grands chanceux c’est qd même les tos, ils vont pouvoir démontrer leur vraie valeur
mdr, ptdr, lol, c’est pô juste
C’est pas inédit, en 2002 le brésil avait rencontré la turquie en demi-finale alors qu’ils étaient en poule ensemble.
d’ailleurs c’était également le cas en 2008.
En 2010 déjà on s’était réjoui d’un tirage au sort soit disant favorable sur le papier, et on sait ce qui est advenu par la suite. La page est tournée, et l’Histoire n’est pas obligée de bégayer à chaque fois, mais comme on dit : "chat échaudé craint l’eau froide".
je me réjouis pas, rien à foutre de cette équipe de boloss
m’enfin "un tiens vaut mieux que deux tu l’auras"
pis "si ma tante en avait, elle serait djibril cissé"
c’est sûr que la répartie sur Cissé n’est pas transposable à Pastore, Davy Menez Crockett ou kirikou sakho...
pour un manque de cojones encore démontré lors du classico :)
z’en ont toujours autant que ravanelli, auto-croche-pattes man
bon, ils sont où les tos qu’on rigole ? allez les tos, z’étes des molosses, z’allez les niquer jusqu’à l’os...
mdr

> Qui pour la succession... ...
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