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le 3/10/2011

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot


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Remplaçant Michael Schumacher, blessé à Silverstone, au sein de la Scuderia Ferrari en 1999, le pilote finlandais Mika Salo manque de peu l’exploit pour sa deuxième course en rouge à Hockenheim. Leader de la course allemande, Salo cède la victoire à Eddie Irvine sur ordre radio de Jean Todt. Ayant fait forte impression au pays du Kaiser, le Finlandais se qualifie à une médiocre 18e place lors du Grand Prix suivant, en Hongrie. Certains évoquent une théorie du complot mise sur pied par Michael Schumacher et Jean Todt, Salo ayant été volontairement chargé en essence durant la qualification de Budapest ...

Dimanche 11 juillet 1999, Silverstone. Mené 40 à 32 par son rival Häkkinen au championnat du monde, Michael Schumacher doit réagir.

Dans la Mecque du sport automobile, le Kaiser espère tirer la quintessence de son bolide écarlate. Mais la Ferrari du pilote allemand ne se qualifie que deuxième derrière la McLaren du Finlandais.

Au départ, Schumacher perd deux places, au profit de la flèche d’argent de David Coulthard mais aussi de la Ferrari de son coéquipier Eddie Irvine.

Porteur d’eau de Schumi depuis son arrivée à la Scuderia en 1996, le Britannique ne supporte plus de jouer aux agneaux sacrifiés, surtout depuis qu’il a goûté à la victoire à l’Albert Park de Melbourne début 1999.

Cédant la cinquième place de fort mauvaise volonté sous la pluie nivernaise de Magny-Cours, Eddie Irvine avait terminé sixième du Grand Prix de France ... A Silverstone, sur l’ancien aérodrome de la Royal Air Force, Eddie Irvine ne cède pas sa troisième place malgré les injonction de Ross Brawn par radio. Au virage de Stowe, Schumacher tente un dépassement sur son coéquipier. Privé de freins, l’Allemand tire tout droit vers les murs de pneus, dans laquelle la Ferrarri n°3 s’enliste à 107 km/h.

Victime d’une double fracturé tibia - péroné, le Kaiser voit cette blessure sonner le glas des ses espoirs pour le championnat du monde 1999.
Orpheline de sa clé de voûte, Ferrari reporte ses espoirs sur Irvine pour contrer Häkkinen. Dauphin de Coulthard à Silverstone, Eddie Irvine compte huit points de retard sur Mika Häkkinen après le Grand Prix de Grande-Bretagne, qui a vu l’abandon du pilote finlandais.

En vue du Grand Prix d’Autriche, la priorité est de remplacer Schumacher, convalescent pour une durée encore indéterminée, par un pilote de qualité.
Jean Todt intervient auprès de son ami Gérard Saillant, qui soignera aussi le virtuose footballeur brésilien Ronaldo en 2000 et 2001, pour augmenter les chances de rétablissement rapide de son pilote fétiche.

Qui peut donc remplacer un champion de l’envergure de l’Allemand, double champion du monde et alors nanti de 35 victoires en F1, ainsi que du titre subjectif de meilleur pilote du plateau depuis qu’Ayrton Senna est décédé en mai 1994 à Imola?

Le nom du pilote essayeur de Ferrari, Luca Badoer, est rapidement évoqué mais aussi vite écarté. La piste Jean Alesi ne tient pas longtemps la corde.
Dès le surlendemain de l’accident de Michael Schumacher, un communiqué de Maranello annonce le nom du nouveau coéquipier d’Eddie Irvine, propulsé par la force des évènements leader de l’écurie italienne.
Le nom de l’heureux élu est Mika Salo, sans volant en 1999 même s’il a remplacé pour trois courses le jeune rookie brésilien de l’écurie BAR, Ricardo Zonta, étant alors le coéquipier de son ami canadien Jacques Villeneuve dans la nouvelle écurie de Craig Pollock.

Compatriote de Mika Häkkinen, Mika Juhani Salo est né le30 novembre 1966à Helsinki. Il fut le rival de Häkkinen en 1990 dans le championnat de Grande-Bretagne de Formule 3. Dauphin de Häkkinen, qui accède à la prestigieuse F1 dès 1991, Salo doit lui patienter fin 1994 pour entrer dans l’élite des pilotes.

Chez Lotus, Salo découvre la F1 au Japon, à Suzuka. Il passe ensuite trois saisons chez Tyrrell, de 1995 à 1997, puis une année chez Arrows en 1998.

La première course de Salo sous ses nouvelles couleurs intervient en Autriche. L’objectif de Mika Salo est d’épauler au mieux Eddie Irvine dans sa lutte face aux pilotes de Woking, Häkkinen et Coulthard. Sans le talent exceptionnel de Schumacher, battre les McLaren sera bien plus complexe pour Ferrari et sa F399.
Ayant multiplié les tours de piste au Mugello et à Fiorano pour apprivoiser la monoplace italienne, Mika Salo ne se qualifie pas mieux qu’en 7e place sur la grille à Spielberg.

Alors que les flèches d’argent se téléscopent au premier virage, Eddie Irvine récolte les lauriers avec une chance insolente en Autriche, devant l’Ecossais Coulthard et le Finlandais Häkkinen, auteur d’une spectaculaire poursuite pour remonter l’ensemble du peloton, avec panache. Mika Salo, lui, boucle sa première course en rouge en neuvième position, hors des points. Le contrat n’a pas été rempli mais Salo bénéficie de l’indulgence du novice, lui qui est encore en rodage sur la deuxième meilleure voiture du plateau.

A Hockenheim, le Finlandais prouve qu’il peut faire bien mieux qu’être le joker de luxe d’Irvine. Qualifié 4e, devant son leader et coéquipier, Mika Salo confirme durant la course son potentiel. Une fois de plus accablé par des ennuis, Häkkinen doit jeter l’éponge. Coulthard étant incapable de viser la victoire dans le chaudron allemand, où plane l’ombre immense du Kaiser Schumacher, la victoire va donc revenir aux Ferrari. En tête de course, Mika Salo jubile ... Un mois plus tôt, le Finlandais était au chômage technique, et le voilà aux commandes du Grand Prix d’Allemagne au volant de la plus prestigieuse voiture du paddock, marquée du sceau magique du Cavallino Rampante.
L’euphorie est bien entendu de courte durée car Salo se plie aux ordres de Jean Todt et Ross Brawn pour rétrocéder la victoire à Eddie Irvine, seul pilote Ferrari capable de ramener à Maranello la couronne des pilotes ...

Auteur d’une deuxième victoire consécutive, conjuguée aux malheurs estivaux d’Häkkinen, Irvine prend la tête du Mondial (52 à 44) après ce sensationnel doublé Ferrari ...

McLaren plus fébrile que jamais malgré une flèche d’argent théoriquement plus véloce que la F399, Eddie Irvine en pleine confiance, Mika Salo rapidement opérationnel, le moral est au zénith pour les tifosi ...

C’est donc la douche froide à Budapest quand Salo ne signe qu’une médiocre 18e place en qualifications ...

Certains observateurs font un raccourci bien rapide en argumentant qu’Hockenheim n’est pas un circuit de pilotes, loin de juges de paix comme Spa Francorchamps ou Monaco ... Sorte d’anneau de vitesse mal dessiné au milieu de la forêt, Hockenheim est cependant plus complexe à appréhender qu’on ne le croit pas. Signer un tour rapide sur ce tracé demande un excellent compromis, pour trouver l’appui nécessaire à une bonne motricité dans les virages du Stadium, sans trop pénaliser la vitesse de pointe pour les interminables lignes droites ...

Beaucoup de journalistes voient donc Mika Salo comme un pilote de seconde zone, capable d’appuyer sur le champignon pour signer une performance à Hockenheim, mais trop faible pour tirer le meilleur de sa voiture dans l’enfer de virages du circuit de Budapest.

En terre magyar, Salo a concédé 2"108 sur un tour à son coéquipier Eddie Irvine.

Une théorie du complot commence à naître dans le paddock de Budapest, où les McLaren-Mercedes de Häkkinen et Coulthard signe un doublé implacable. L’écurie de Ron Dennis voit à nouveau le vent souffler dans les voiles.

Le complot serait le suivant. Viscéralement attaché à Michael Schumacher, agacé du comportement de moins en moins exemplaire d’Eddie Irvine envers Ferrari (notamment à Silverstone), Jean Todt aurait chargé en essence la F399 de Mika Salo le samedi à Budapest, pour torpiller la séance de son deuxième pilote. Ainsi, privé de son vassal, Irvine serait alors esseulé face aux pilotes de Woking en tête de la meute. Todt et Schumacher ne supporteraient pas l’idée de voir un autre que le pilote allemand cueillir les fruits du travail de titan effectué par le premier depuis 1993, par le second depuis 1996. A l’arrivée de Schumacher chez Ferrari, le cheval cabré ressemblait à Pompéi après l’éruption du Vésuve. Entièrement à reconstruire, la Scuderia était en ruines. Double champion du monde en 1994 et 1995 avec Benetton, l’Allemand n’a pas sué sang et eau pour voir un autre que lui brandir le sceptre mondial face à McLaren ...

Secundo, des performances trop éclatantes de Mika Salo feraient de l’ombre au prestige sans égal de Michael Schumacher. Virtuose du pilotage, le Kaiser a signé 16 victoires en trois saisons et demie en Italie. Catalyseur de Ferrari, Schumi le serait-il toujours si un pilote habitué depuis 1994 au ventre mou du peloton parvenait à dominer Irvine de la même façon en son absence?

Tertio, Jean Todt est alors en négociations avec le Brésilien Rubens Barrichello pour remplacer Eddie Irvine en 2000. Le pilote de Sao Paulo, qui avait raté le coche en 1995 au profit d’Irvine, alors son coéquipier chez Jordan-Peugeot, a donc intérêt à voir Irvine et Salo quitter Ferrari fin 1999. Si Irvine estsacré champion du monde, justifier son éviction relèvera du casse-tête chinois pour l’état-major de la Scuderia. Cependant, Frank Williams, en congédiant Damon Hill en 1996, en poussant vers la sortie Nelson Piquet en 1987, Nigel Mansell en 1992 ou Alain Prost en 1993, a fait école ...

Enfin, comment justifier un titre pilote pour Eddie Irvine en 1999? Stakhanoviste, amoureux de la compétition, travailleur acharné, Schumacher s’est pris de sacerdoce depuis son arrivée chez Ferrari en 1996. Viscéralement amoureux du mythe de l’écurie italienne, le pilote allemand s’est juré de ramener la couronne mondiale à Maranello, attendue depuis 1979, quandJody Scheckter avait devancé Gilles Villeneuve dans un doublé Ferrari demeuré inoubliable pour les tifosi, puisqu’il avait eu pour cadre l’autodrome de Monza, temple de la vitesse.

Cette théorie du complot, particulièrement machiavélique, a aussi ses faiblesses. Le premier argument qui vient à l’esprit est que lester volontairement la monoplace n°3 de Mika Salo est kamikaze pour Ferrari dans l’optique du championnat du monde des constructeurs, espéré par la marque italienne depuis 1983.
Dans l’intervalle, Williams (en 1986, 1987, 1992, 1993, 1994, 1996 et 1997) et McLaren (en 1984, 1985, 1988, 1989, 1990, 1991 et 1998) ont chacune gagné à sept reprises ce trophée très convoité, qui garantit, outre un prestige sans égal, la part du lion pour la répartition des droits commerciaux de la F1 ...
Mais on peut aussi rétorquer que la Scuderia, via une manoeuvre politiquedu Commendatore Enzo Ferrarien 1981 à la signature des premiers accords Concorde, dispose d’un traitement d’exception de par son statut légendaire et historique ... Quel que soit son classement, la Scuderia reçoit une manne de la F1. Ce cheval de Troie accordé par Ecclestone, à la fois juge et partie à l’époque en tant que responsable de la FOCA et de Brabham,avait été très mal vécu par Ron Dennis (McLaren) et Frank Williams ...

Le deuxième argument est la performance de Mika Salo, plus tard dans la saison 1999, au Grand Prix d’Italie. A Monza, 3e de la course devant Irvine (6e), le Finlandais rééditait à nouveau un podium, à nouveau sur un circuit de vitesse sur le mythique autodrome, fierté de la Lombardie, à nouveau devant Irvine (Salo 6e, Irvine 8e le samedi)... Scénario complètement utopique si l’on considère que Jean Todt avait décidé de lester le bolide de Salo à chaque course ayant suivi Hockenheim.

Comment juger les performances de Mika Salo avec Ferrari, véritables montagnes russes?

En 6 courses, le Finlandais s’incline 4-2 contre Irvine en qualifications, 5-1en course, signant ses deux coups d’éclat à Hockenheim et Monza.

Pour mieux juger la valeur de MikaSalo, il faut l’étalonner vis-à-vis de ses autres coéquipiers durant l’ensemble de sa carrière en F1. Le meilleur critère, pour cela, sont les places en qualifications. Primo, car contrairement à la course du dimanche où certains pilotes se démotivent noyés dans le peloton, le samedivoit l’adrénaline portée au pinacle, les gladiateurs de la vitesse étant grisés par l’idée de se mesurer au chronomètre, juge implacable de leur valeur ... Secundo, car pour des pilotes de milieu voire de fond de grille, statut qui fut le lot de Mika Salo en dehors de son prestigieux intérim chez Ferrari, battre son coéquipierle samedipermet à la fois de monter dansla hiérarchie, vers les topteams, et d’éviter de se retrouver sans volant en fin de saison, après le traditionnel jeu de chaises musicales. A ce moment là, plus que les points récoltés en course, à l’exception de coups d’éclat sous la pluie (tel Ayrton Senna ou Stefan Bellof en 1984 à Monaco), les team managers se penchent sur le bilan de chaque pilote en qualification face à son coéquipier. Ces duels au couteau du samedi après-midi sont donc le mètre étalon pour mesurer le niveau d’un pilote en F1 ...

- Alessandro Zanardi (Lotus, 1994): 2-0 pour l’Italien à Suzuka et Adelaïde

- Ukyo Katayama (Tyrrell, 1995): 13-3 pour le Finlandais aux dépens du Japonais

- Gabriele Tarquini (Tyrrell, 1995): 1-0 pour le Finlandais aux dépens de l’Italien, remplaçant Katayama au Grand Prix d’Europe couru au Nürburgring.

- Ukyo Katayama (Tyrrell, 1996): 11-5 pour le Finlandais face au Japonais.

- Jos Verstappen (Tyrrell, 1997): 10-7 pour le Finlandais face au Néerlandais

- Pedro Diniz (Arrows, 1998): 11-5 pour le Finlandais face au Brésilien

- Jacques Villeneuve (BAR, 1999): 3-0 pour le Canadien à Imola, Monaco etBarcelone

- Pedro Diniz (Sauber, 2000): 11-6 pour le Finlandais face au Brésilien

- Allan McNish (Toyota, 2002): 15-2 pour le Finlandais face à l’Ecossais.

Dans cette liste de coéquipiers, le pilote le plus doué est bien entendu Jacques Villeneuve. Le Québécois fut champion du monde en 1997 avec Williams-Renault et se mesura avec bonheur à d’autres coéquipiers de talent, Damon Hill (1996), Heinz-Harald Frentzen (1997), Jenson Button (2003), Fernando Alonso (2004), Felipe Massa (2005) ou Nick Heidfeld (2006).

Voir Mika Salo dominer Allan McNish en 2002 était logique, l’Ecossais étant rookie en F1. De plus, Salo avait sacrifié son année 2001 pour mettre au point la première voiture de Toyota. Le Finlandais connaissait donc bien mieux l’équipe et la voiture que son coéquipier britannique.

Quant aux deux cohabitations avec Pedro Diniz, il faut rappeler que le Brésilien était un pilote payant, arrivé en 1996 en F1 via l’argent de son père, négociant commercial au Brésil avec Parmalat, sponsor de la première écurie de Diniz, Ligier-Mugen-Honda, où il fut alors le coéquipier d’Olivier Panis. Médiocre pilote, Diniz prit sa retraite fin 2000 en quittant Sauber, prenant des parts financières dans l’écurie Prost Grand Prix en 2001.

Coéquipier de Schumi en 1994 chez Benetton, Jos Verstappen n’était pas un foudre de guerre. Terminant sa carrière en 2003, le pilote hollandais ne confirma jamais les espoirs placés en lui après son titre obtenu en championnat d’Allemagne de F3, en 1993.

Comme bien des pilotes japonais à l’exception de Takuma Sato ou Kamui Kobayashi récemment, Ukyo Katayama fut un second couteau en F1, ne faisant guère mieux que Satoru Nakajima et Aguri Suzuki avant lui.

En résumé, Mika Salo fut dominé par des pilotes de qualité comme Eddie Irvine ou Jacques Villeneuve, mais loin d’arriver à la cheville d’un champion de la dimension de Michael Schumacher ... Si la théorie du complot de Budapest en 1999 reste plausible, envisager une qualification catastrophique du Finlandais (18e) ne l’est pas moins, lui qui ne brilla guère plus à Spa Francorchamps en 1999 le samedi (9e) ou au Nürburgring (12e), très loin des premières lignes auxquelles il aurait du prétendre par la vélocité de la monoplace imaginée par Rory Byrne et Ross Brawn, première F1 sortie de la nouvelle soufflerie à échelle 1/2 commandée par Jean Todt en 1998 à l’architecte Renzo Piano.

par AxelBorg
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par AxelBorg

le 3 octobre 2011 à 11H41

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot

Mika Salo fut un honnête pilote, mais personnellement je pense qu’il valait plus ou moins Eddie Irvine.

Cette histoire de complot en 1999 à Budapest est plausible vu les antécédents de Jean Todt (magouille Ickx - Vatanen en 1989 sur le Paris Dakar avec Peugeot, suspicions de complot avec Sauber et Fontana en 1997 à Jerez ...)

http://www.sportvox.fr/article...

Bref, tout est possible en F1, surtout le pire ...

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par Jayce

le 5 octobre 2011 à 12H31

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot

Bonjour Axel, difficile à avaler, ce complot présumé... Et ce pour deux raisons : la première, Mika Salo n’a rien prouvé en 1999 autrement que sur des circuits très rapides. Et deuxièmement, Eddie Irvine n’était pas bon sur ce type de circuit, sa condition physique lui faisant défaut. Irvine était performant sur des circuits sinueux (Melbourne, Monaco, Budapest), ou parsemés de grandes courbes rapides (Silverstone, Suzuka). Il était loin du talent de Micheal Schumacher, mais valait mieux que Mika Salo, qui s’est incliné face à tous les pilotes de valeur honorable à qui il fut confronté.

Et n’oublions pas que Jean Todt avait besoin du titre constructeurs pour garantir la suite de sa carrière à la tête de la Scuderia, Luca Di Montezemolo s’impatientant de plus en plus à cette période.

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par AxelBorg

le 5 octobre 2011 à 13H06

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot

Salut Jayce,

Cette théorie du complot existe et se tient sur certains arguments. Mais perso je n’y crois pas.

Tu as raison de rappeler qu’en 1999 la Scuderia Ferrari attendait les titres pilotes et constructeurs depuis respectivement 1979 (Scheckter) et 1983 (paire Arnoux - Tambay).

Et Luca Cordero Di Montezemolo, depuis 1993 et l’arrivée de Jean Todt à Maranello, avait consenti à donner à ce dernier tout ce qu’il désirait ... Carte blanche pour Todt, qui avait ainsi pu recruter Michael Schumacher (après avoir initialement songé à Ayrton Senna), puis en reconstituant la Dream Team Benetton (Rory Byrne, Ross Brawn) dès 1997 au détriment de John Barnard, en construisant la soufflerie à échelle 1/2.

Bref, beaucoup d’argent mis en jeu notamment pour le Kaiser, et Todt restait sur deux échecs consécutifs avec le pilote allemand, 1997 à Jerez face à Villeneuve et Williams-Renault, 1998 à Suzuka face à Häkkinen et McLaren-Mercedes.

Mais autant je pense que Todt voulait le titre constructeurs en 1999, autant je continue de croire qu’il espérait bien qu’Irvine allait le louper pour que Schumacher le gagne en 2000, ce qui arriva finalement.

Et à ce sujet c’est le déroulement du Grand Prix du Japon 1999 qui me laisse penser cela.

http://www.sportvox.fr/article...

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par Jayce

le 5 octobre 2011 à 14H03

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot

Je suis d’accord avec toi pour ce qui est du titre pilote, mais pas de la couronne constructeur. Luca Di Montezemolo avait posé des ultimatums à Jean Todt, et le Français ne pouvait pas se permettre de rentrer bredouille en 1999. S’il l’avait pu, Todt n’aurait pas craché sur le titre d’Irvine, l’homme n’étant pas un sentimental. Pour ce qui est de Schumacher, lui n’avait aucun intérêt à aider Irvine, c’est une évidence.

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par AxelBorg

le 5 octobre 2011 à 14H16

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot

Montezemolo avait commencé à approcher Mika Hakkinen en vue de la saison 2000 mais le Finlandais fut fidèle à McLaren.

Le titre constructeurs de 1999 donna un sursis à la Dream Team qui put dès 2000 s’affranchir de l’autorité du marquis ...

Mais pour moi, Todt ne voulait pas voir Irvine sacré, il a toujours été 100 % derrière le Kaiser.

Spielberg 2002, Indy 2005 le prouvent ... tout comme les négociations imposées en 2006 avec Iceman par Montezemolo, déçu du veto donné par le Français à Fernando Alonso.

Montezemolo, sachant que l’Espagnol avait rejoint McLaren pour 2007, voulait absolument Raikkonen car il considérait que Schumi (37 ans en 2006) ne représentait pas l’avenir de Ferrari, à juste titre.

Et c’est ainsi que Kimi quitta McLaren, même s’il était aussi lassé du paternalisme abusif de Ron Dennis à Woking.

Le départ soudain de Montoya courant 2006 ouvrait ainsi la porte à la paire Fernando Alonso - Lewis Hamilton pour 2007, paire explosive mais sur le papier moins prestigieuse qu’une Dream Team Alonso - Raikkonen qui avait nourri bien des spéculations entre décembre 2005 et septembre 2006.

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par mmLoo7

le 28 décembre 2011 à 22H33

Budapest 99, Mika Salo et la théorie du complot

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