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le 13/06/2011

Le chef-d’oeuvre de Jenson


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Vettel a de nouveau mit genou à terre dans le dernier tour d’un grand prix. Mais ce coup-ci, c’est le second pilote Mclaren, Jenson Button, qui a porté l’estocade fatale à l’Allemand. Jamais l’Anglais n’aura résolu aussi habilement l’équation: stratégie+attaque+gestion des pneus+spectacle.

Gilles Villeneuve aurait apprécié. la chevauchée folle de Jenson Button sur le circuit du pilote pour toujours associé à la Scuderia Ferrari fut digne des plus grands exploits du chevalier rouge, vainqueur en ce lieu de sa première course dans le dernier grand prix de la saison 1978.

Pourtant Jenson ne fut pas épargné durant ce Grand prix. Qualifié seulement 7ème, il paraissait hors du coup pour la victoire finale avant même le début de la course, dominé en performance pure par les Red Bull et Ferrari, voire Mercedes. En plus, Hamilton, son propre équipier, eu le bon goût de s’obstiner un peu trop (ou Jenson de trop fermer la porte?)et les deux Mclaren s’accrochèrent après 9 tours, laissant Lewis out. Comme ci cela ne suffisait pas, Jenson écoppait d’un drive throughpour vitesse excessive dans les stands, et repartait 10 ème, position figée après l’arrét de la course par la pluie.

Les prévisions n’étaient plus très optimistes sur les chances de victoire du Britannique , d’autant plus que la pluie menaçait un arrêt définitif de la course.Mais finalement un second départ fut donnée, et Jenson s’accrocha avec Alonso dans une manœuvre téméraire de l’Espagnol, déterminé à ne pas céder sa place. 21ème et dernier, il fut remis en jeu par la voiture de sécurité provoquée par la Ferrari immobilisée, sans pouvoir toutefois gommer tout son retard car la vitesse est limitée sous la safety car... Bref Jenson dû cravacher au re-start, et enfin revenu dans le paquet, il fut l’un des premiers à se jeter dans les stands pour chausser les pneus slicks quand la piste s’assécha, perdus pour perdus...La suite lui donna raison, il revint 4ème grâce à ce choix inspiré, et fut de nouveau remis en jeu par une SC opportune à 10 tours de la fin. La suite était écrite. Une erreur de Webber, un Schumacher dépassé par la vitesse de pointe de la Mclaren, un Vettel a l’agonie... Et un Jenson qui avait économisé ses gommes. "Number One" (*)!

Mais la course ne s’est pas résumée à un numéro de Button, d’autres eurent leur moment de gloire: Kobayashi, longtemps deuxième de ce grand prix grâce à une stratégie opportuniste en début de course ( pas d’arrêt au stand) tint longtemp sa position devant Massa, ne cédant rien à Vettel. Il finira finalement 7 ème... Mais quelle course du jeune prodige japonais, qui confirme ses dispositions!

Un autre que l’on avait oublié, c’était ce bon vieux Schumi. On l’a retrouvé, ce Schumi carnassier qui vit pour la victoire. Auteur d’une manœuvre limite sur Webber en début de course, heureusement bien anticipée par l’Australien, il donna longtemps l’illusion, comme Kobayashi de pouvoir tenir tête à Vettel en deuxième position, acquise grâce à un changement opportun de gommes. Las, rattrapé en fin de course par Webber et Button, il paraissait capable de résister àla Red Bull de par son manque de vitesse et une piste sèche sur une seule ligne, mais l’erreur de l’Australien permit à Button de venir le harceler. Il finira au pied du podium, à seulement quelques petits dixièmes de l ’Australien, qui se cassa les dents plusieurs tours sur le septuple champion du monde.

En revanche, pour Hamilton et Vettel, la nuit sera agitée. Surtout pour Lewis. coupable d’avoir pruiné la course deWebber sur un dépassement trop optimistes dès le premier virage, fautif pour un dépassement compliqué sur la Mercedes de Schumacher qui le fait chuter derrière son équipier, le festival de gaffes de Lewis aura durer 9 tours. Le temps de finir en beauté en percutant son équipier, qui lui ferma sportivement mais fermement la porte. Faut pas pousser quand même. Après son week-end monégasque mouvementé, il serait temps que Lewis règle ses petits problèmes personnels, qu’il se trouve un management de carrière efficaces, et qu’il mûrisse surtout! ça lui éviterait de partir en sucette dès que les choses tournent mal. Aujourd’hui, j’ai eu l’impression de voir un enfant gâté qui n’admettait pas de ne pas gagner...

Vettel lui pourra ruminer de n’avoir pas su creuser l’écart alors qu’il était en tête... et d’avoir du s’arracher pour repousser l’assaut final de Button, qu’il aurait pu - qui sait? - éviter, mais pensait-il que Button pourrait pousser à ce point? je ne pense pas, il avait fait ce qu’il fallait, mais il n’avait pas prévu le facteur "grosse tuiles" qui se matérialisa par une flèche d’argent en plein coeur de la cible à un tour du but! Grosse déception pour lui, il avait géré sa course comme un grand, et qui plus est la donne à cause d’une erreur personnelle, et non un dépassement adverse, ce qui fait une différence dans son esprit de champion. Mais au final, le résultat aurait sans doute été le même.

Au sortir du Canada, L’Allemand décramponne Hamilton, relégué à 76 (!) longueurs, Webber ne s’en sort guère mieux, situé à 67 points de son coéquipier.A sa décharge, il a vraiment été accablé par le sort en ce début d’année, et pourtant il enquille les places d’honneur avec une régularité astronomique.Enfin, Button, grâce à son succès, se place en tant que dauphin de Vettel, à...60 points de l’Allemand!

par kateo
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par condor

le 13 juin 2011 à 12H12

Le chef-d’oeuvre de Jenson

Vu la configuration du circuit et la météo, point besoin de partir en trombe.

Comme prévu le SC fut de la partie.

Button est resté imperturbable face aux aléas de la course couplé à un sacré final et une réponse à ceux qui pensent qu’il n’a pas........ Comment vous dites ?

Du panache ? C’est bien ça ? Lol !

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par Pointero

le 13 juin 2011 à 12H27

Le chef-d’oeuvre de Jenson

Je suis vraiment plié là, Button sort Alonso et Hamilton pour l’emporter, mais c’est encore ce dernier qui en prend plein à la gueule. Si Hamilton avait remporté la course de cette façon qu’est ce qu’on aurait pas entendu encore...

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par condor

le 13 juin 2011 à 12H42

Le chef-d’oeuvre de Jenson

Alonso n’as fait aucun reproche à Button au sujet de leur accrochage, c’est un fait de course rien de nouveau.

Pour Hamilton rien de nouveau non plus Button à garder sa ligne en attaquant la ligne des stands de droite à gauche, il n’a pas vu Hamilton qui aurait dû avoir la sagesse de l’attaquer par l’extérieur pour ensuite bénéficier de la corde au virage suivant !

LH à avouer (pour une fois) qu’il était responsable de l’accrochage avec Webber !

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par Pointero

le 13 juin 2011 à 12H48

Le chef-d’oeuvre de Jenson

Alonso : "Et puisque lorsque je suis reparti, j’ai eu cet accident avec Button. Je ne pense pas être responsable de cet incident. Ma course s’est arrêtée là et lui l’a gagnée." J’y vois quand même un reproche là.

Quand à Hamilton il ne va pas non plus incendier son coéquipier en public, ça doit plutôt se régler en interne.

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par cucci

le 13 juin 2011 à 12H55

Le chef-d’oeuvre de Jenson

dommage que les voitures ne sont pas d’un niveau égal, je pense qu’il y a beaucoup de pilotes qui se valent et cela donnerait plus de spectacles au GP et surtout des vainqueurs différents.

il y a quand même 5 champions du monde qui sont encore sur la piste. vettel, button, hamilton, alonso et schumi. pas mal quand même.

j’aurai quand même aimé voir schumi sur le podium.

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