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le 7/01/2011

Barcelone, l’utopie devenue réalité


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Véritable machine à rêver, le FC Barcelone arrive à allier collectivisme et performance comme jamais auparavant. L’état d’esprit du club catalan peut être érigé au rang de véritable doctrine philosophique. Décryptage de cette pensée utopique à nul autre pareil, de son application sportive (cas individuels emblématiques à l’appui), de ses dérives et des perspectives futures.

Tout d’abord ce constat implacable: le FC Barcelone actuel est peut-être la meilleur équipe de club de l’histoire du football. En tout cas, elle côtoie des escouades comme le Real de Di Stefano, l’Inter d’Herrera et l’Ajax de Cruyff. Si ces 2 premières formations ont outrageusement dominés l’Europe en leur temps (certes à une époque qui peut s’apparenter à la préhistoire pour certains), leur façon d’y arriver n’est pas des plus romantiques avec l’écrasement de la concurrence par l’accumulation des meilleurs joueurs du moment et les achats à prix d’or des Di Stefano, Kopa ou Puskas pour le Réal et la création du catenaccio, le football défensif à outrance pour l’Inter. Le football total de l’Ajax se rapproche plus du Barça, l’équipe néerlandaise atteignant des sommets de jeu et de performance sous la houlette du génial...Cruyff, tiens, tiens...

Cruyff le gourou, Guardiola le disciple

Qui dit doctrine, dit père fondateur. Et concernant le club catalan, c’est le Hollandais volant qui s’y colle. En tant que joueur tout d’abord de 1973 à 78 et surtout en tant qu’entraîneur de 88 à 96. Il imprime au fer rouge son jeu fait de passes redoublées, de mouvement et d’allant offensif. Doctrine enseigné dès le plus jeune âge puisque des pupilles aux seniors toutes les équipes blaugranas joue de la même façon. Dans les faits, le Néerlandais mais en application son utopique ballet par le biais d’artistes de l’attaque tels Stoichkov, Laudrup, Romario ou Hagi. Le tout soutenu par des latéraux/ailiers et un milieu qui contient en son sein le cerveau de l’équipe, le véritable relai sur le pré de la philosophie "cruyffienne": Josep Guardiola. Le même Pep qui prendra les rênes de l’équipe pour y appliquer scrupuleusement les méthodes de son maître, avec le même succès, plus fulgurant encore.

Le mariage utopique et parfait du jeu et des résultats

Car si les belles idées sont faites pour les puristes et les romantiques, le sport de haut niveau ne reconnait que la performance et les résultats. Et c’est précisément là que le FC Barcelone fait la différence sur ses devancières, en transformant l’utopie d’une équipe au jeu collectif pure en une vraie machine de guerre raflant tous les trophées sur son passage. Pour sa 1ere année d’entraîneur, Guardiola s’appuie sur le travail effectué par Rijkaard qui avait atteint les sommets trois ans auparavant pour sublimer encore plus ses joueurs: le Barça remporte 6 trophées, en clair tout ce qu’il est possible de gagner à l’échelle nationale et internationale, du jamais vu. Tous les records tombent un par un, que ce soit sur le nombre de points, de victoires ou de buts inscrits. L’excellence du jeu et du résultat est pour la 1ere fois aussi parfaitement associer. Cette année encore, on voit mal ce qui pourrait les empêcher de faire une autre moisson de titre, son adversaire national favori (le Real bien sur) ayant été laminé 5-0 en Liga le 29 novembre dernier.

Les cas Valdés, Iniesta et Messi

Si la force de l’équipe est dans le collectif, c’est en se penchant sur quelques individualités symptomatiques qu’on décrypte l’état d’esprit blaugrana. Le gardien Victor Valdés tout d’abord. Véritable maillon faible du onze barcelonais, aux qualités intrinsèques à mille lieux de celles de ses coéquipiers, le portier semblait être un choix par défaut, titularisé dès 2003 en grande partie sur le seul fait qu’il soit né à Barcelone (la question identitaire sera évoquée un peu plus loin). S’il a pas mal de boulettes à son actif, force est de constater que Valdés a progresser d’année en année, au point d’intégrer la Roja en juin 2010, juste avant le Mondial; bien lui en a pris d’ailleurs, puisqu’il peut dorénavant se glorifier d’un titre de champion du monde (certes sans avoir jouer une seule seconde, un Lionel Charbonnier ibérique quoi). En clair, l’exemple type de l’individualité faible tiré par le haut par la collectivité.

Iniesta, le lumineux métronome du milieu est lui aussi le symbole de la maison rouge et bleu. Aussi introverti que génial, au physique banal (1m69), le futur Ballon d’Or 2010 (à priori) ne cesse d’évoquer le collectif pour expliquer sa constance dans l’excellence et de louer ses coéquipiers en club comme en sélection. Bref, un des meilleurs joueurs du monde simple comme monsieur tout le monde, l’anti-star par excellence (vous avez dit Cristiano Ronaldo?).

Et que dire de Messi? Toute bonne doctrine se doit de se forger des héros, fabriqué dans la cuisine du "parti". Le petit lutin argentin est la meilleure propagande possible, lui qui a été fait à la Masia, au propre comme au figuré puisque c’est le club qui lui a prodigué son traitement aux hormones de croissance. Pour devenir aujourd’hui le jour stratosphérique que l’on sait et qui pourrait bien effectuer toute sa carrière à Barcelone.

Identité catalane

"Més que un club" peut-on lire sur la tribune du Camp Nou. Formidable idéal sportif, le FCB est bien plus que ça, il est l’instrument de la lutte pour l’indépendance de la Catalogne, voir même un pan de son identité à part entière. Surtout sous l’influence de Laporta, président du club de 2003 à 2010, fervent indépendantiste et député du parlement catalan. Si le régionalisme n’est pas aussi poussé qu’à l’Atletic Bilbao composé exclusivement de joueur basque, le onze blaugrana comporte tout de même 8 espagnols et 5 catalans, cas extraordinaire pour un club de ce niveau (cf. Chelsea, Inter, Arsenal etc.). Pour renforcé un peu plus l’exception barcelonaise, il faut ajouter également que 8 des 11 titulaires ont été formés au club, donc façonnés à la doctrine et l’utopie locale.

L’argent nerf de la guerre

Seules quelques tâches d’ombre viennent ternir ce tableau idyllique. Les beaux principes ne vont pas forcément de paire avec la naïveté et il est évident que dans le football moderne, l’argent est primordial pour bâtir une équipe compétitive, entre autre pour assurer les salaires mirobolants des joueurs-stars. Quitte parfois à mettre la morale de côté. Pour preuve les liens aussi étroits qu’opaques qu’entretiennent les dirigeants barcelonais avec le Qatar et l’Ouzbékistan, hauts lieux de démocratie et de liberté...
Concernant l’ancienne république soviétique, il s’agit plus précisément d’un partenariat doré avec le FC Bunyodkor, club de Tachkent dirigé par la fille du dictateur aux mains sanglantes Karimov.

Logo (sous influence) du FC Bunyodkor
Pour un club arborant fièrement Unicef sur son maillot, ça la fout mal...plus pour très longtemps en tout cas!
En effet, dès l’an prochain, la tradition plus que centenaire du maillot vierge de sponsor (Unicef excepté donc) sera bafouée avec l’arrivé des pétrodollars qatariens. Ce même Qatar dont la candidature (victorieuse) pour l’organisation de la CM 2022 a été soutenu par Pep Guardiola, simple coïncidence certainement...

Avenir radieux ou effondrement du rêve?

Cette course effrénée à l’argent par tous les moyens couplé à une mauvaise gestion peuvent-elles entraîner le club à sa perte? A priori non, toutes les grosses cylindrées européenne ayant à peu près le même genre de soucis. Même si cela peut amener une perte d’identité comme avec l’épisode du sponsor maillot qui est peut-être que le début d’une longue série. Sportivement parlant, le FCB misant beaucoup sur la formation, n’est pas à l’abri d’un "trou" générationnel, en clair ne pourra pas forcément sortir des générations de joueurs aussi fortes.
Ce qui serait assez fâcheux pour un club qui a connu ces derniers temps quelques couteux ratés en terme de transfert (cas Eto’o, G.Milito ou Chygrynskiy).
Mais un simple regard sur cette énumération de l’âge de certains cadres de la formation actuelle balaie cet argument négatif de la main: Busquets 22 ans, Piqué 23 ans, Pedro 23, Messi 23, Iniesta 26. Impressionnant. Avec ces joueurs là et les jeunes qui poussent (Thiago, Jeffren, Bojan...), c’est l’assurance de voir la tradition perpétuée. Et à l’instar de Guardiola, pourquoi ne pas voir Xavi à la tête de Barcelone dans 10 ans? À Barcelone, l’utopie du beau jeu et de la performance a encore de beaux jours devant elle.

bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par chano

le 7 janvier 2011 à 09H44

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Pffff ...

sans déconner ...

Moi aussi, j’ai une certaine affection pour le Barça mais là, c’est quoi cet article ?

C’est rédigé par le service comm du barça ?

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par Kaiserben

le 7 janvier 2011 à 10H08

Barcelone, l’utopie devenue réalité

euh...t’as lu l’article en entier ? Non parce que la 2e partie est mitigé, et ça m’étonnerait que le service com du Barça parle de Bunyodkor !

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par chano

le 7 janvier 2011 à 10H09

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Je viens de le relire.

il y a 6 fois écrit "utopie" et par ailleurs, c’est tout le champ lexical et le papier qui sont remplis de poncifs déjà lu 150 fois.

Il y a bien un paragraphe sur les relations qataris/Ouzbeks pour amenuiser le propos mais le dernier en forme de conclusion noit complètement toute tenttatiive d’objectivité.

Nan sérieux, l’article met presque mal à l’aise, même en appréciant le Barça.

Je pressens que ça va chier des bulles ici alors que ça n’en vaut vraiment pas la peine.

Je vais bien réussir à voter nan quelque part.

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par chano

le 7 janvier 2011 à 10H14

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Nan j’y arrive pas, rien à faire.

Sinon, pour info, dans tous les grands clubs du monde, les équipes de jeunes adoptent le modèle de jeu de l’équipe première. Même chez les amateurs, ça se fait et depuis des années en plus.

C’est pas le Barça qui l’a inventé.

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par Kaiserben

le 7 janvier 2011 à 10H51

Barcelone, l’utopie devenue réalité

oui, sauf que dans aucun autre grands clubs du monde il y a 8 titulaires formés sur place. et oui, il y a 6 fois ou plus le mot ’utopie’ mentionné puisque c’est justement le sujet ! En même temps, n’ayant jamais vu (peut-etre que c’est ton cas) d’équipe jouer aussi bien avec les résultats que l’on sait, il ne faut pas bouder son plaisir et en profiter vu que ça ne durera pas éternellement

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par kcni1983

le 7 janvier 2011 à 11H07

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Barcelone 1991-4, Amsterdam 1994-1996, Manchester United 1997-99, Real Madrid 1997-2003, Barcelone 2005-07.. Et j’ai pas citer Milan qui a aussi eu a des moments un niveau de jeu stratosphérique

Il faut peut etre arreter le delire à un moment, tous les 3-4 il y a une equipe de club qui sort une equipe exceptionelle cela dure 2-3 saisons et apres on passe a autre chose..

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par Munich

le 7 janvier 2011 à 11H14

Barcelone, l’utopie devenue réalité

arsenal 2004 : 49 matchs sans défaite

nantes 95, c de la merde aussi ?

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 11H20

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Juventus 95-98 ... Laissons du temps à ce Barça pour inscrire sa place dans l’Histoire du jeu.

Il est trop tôt !

Idem pour Messi et CR9, laissons les finir leur oeuvre avant de dire qu’ils sont meilleurs que Maradona ou Zidane ...

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par kcni1983

le 7 janvier 2011 à 11H23

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Qui sait ce que l’Ajax aurait fait sans l’arrêt Bosman, ça c’est l’une de mes grosses deception de ne pas avoir pu voir cette equipe sur un cycle complet..

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 11H40

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Même sans Bosman, les Overmars, Seedorf, Davids seraient partis en Italie ou en Espagne. Certes un peu plus vieux qu’à l’âge où ils sont partis, mais in fine l’Ajax aurait été orpheline de sa génération 1995.

La génération précédente des Van Basten, Koeman, Gullit et Rijkaard avait déjà effectué ce mouvement d’exode.

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par ZICOMAF1977

le 7 janvier 2011 à 16H23

Barcelone, l’utopie devenue réalité

salut chano, juste pour dire que je suis d’accord avec toi qu’on fait du barça tt le tps maintenant, par contre qud tu dis que ds ts les clubs du monde on joue ds le même schema des jeunes aux seniors ça m’étonne 1 peu sachant que la plupart des équipes adaptent leurs schemas tactiques selon l’adversaire, je ne dis pas que c mal ou bien, c 1 constat, certaines changent même de schéma ds le même match dc je te garantis que très peu de clubs emploient le même schema des jeunes aux seniors.

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par ZICOMAF1977

le 7 janvier 2011 à 16H27

Barcelone, l’utopie devenue réalité

salut chano, juste pour dire que je suis d’accord avec toi qu’on fait du barça tt le tps maintenant, par contre qud tu dis que ds ts les clubs du monde on joue ds le même schema des jeunes aux seniors ça m’étonne 1 peu sachant que la plupart des équipes adaptent leurs schemas tactiques selon l’adversaire, je ne dis pas que c mal ou bien, c 1 constat, certaines changent même de schéma ds le même match dc je te garantis que très peu de clubs emploient le même schema des jeunes aux seniors

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par la méthode

le 7 janvier 2011 à 10H55

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Avec les résulats , on ne peut rien dire. Cependant j’ai du mal à aimer cette équipe. Ce côté "artificiel" est assez suspect.Indépendamment du niveau de l’équipe, mettre des 5-0 comme sur console c’est étrange...

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par Kaiserben

le 7 janvier 2011 à 11H04

Barcelone, l’utopie devenue réalité

oui je comprends, toute utopie concrétisée a un coté artificiel comme tu dis. Et c’est généralement pour ça qu’elles sont la plupart du temps éphémères.

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 11H00

Barcelone, l’utopie devenue réalité

Il est trop tôt pour décréter que le Barça actuel est la plus grande équipe de clubs de tous les temps.

Il faudrait déjà que les hommes de Pep Guardiola gagnent une 2e voire une 3e C1 pour cela.

Mais il faut souligner l’exceptionnelle qualité de la formation blaugrana, à l’heure où tant de grands clubs ont recours à des équipes multinationales, tel le Real, l’Inter ou Chelsea.

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