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le 23/02/2011

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!


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A l’exception de Suzuka 88 et Donington 93, Interlagos 91 fut la plus belle victoire en F1 d’Ayrton Senna. A domicile, le natif de Sao Paulo offre à son public un concentré de panache, d’émotion, de courage et de virtuosité pour devancer la Williams-Renault de Riccardo Patrese sous une pluie naissante. Et quand Senna s’extrait du cockpit de sa McLaren-Honda, les forces lui manquent pour fêter dignement ce succès historique avec son rituel préféré, le drapeau brésilien haut levé dans le ciel ...

Sacré double champion du monde en 1990, Ayrton Senna remet son titre en jeu en 1991. Le Brésilien, virtuose du pilotage, a pour ambition de rejoindre le cercle très fermé des triples champions du monde, alors composé de Jack Brabham (1959, 1960, 1966), Jackie Stewart (1969, 1971, 1973), Niki Lauda (1975, 1977, 1984), Nelson Piquet (1981, 1983, 1987)et Alain Prost (1985, 1986, 1989).

Favori à sa propre succession, Ayrton Senna a pourtant identifié deux redoutables adversaires, Alain Prost (Ferrari) qui a redressé la Scuderia en 1990 et Nigel Mansell (Williams-Renault) de retour à Didcot après deux saisons en Italie. Le phénixFerrari aura les ailes coupées en 1991. Les belles promesses entrevues en 1990 ne seront pas confirmées, et Prost, orphelin d’un bolide compétitif, va devoir laisser Mansell en découdre avec le roi Senna.

Chez McLaren-Honda, le Brésilien règne en maître absolu. Viséralement attaché à la victoire, Senna a dominé son coéquipier Berger en 1990, prenant un ascendant psychologique décisif face à l’Autrichien. L’écurie de Woking est donc derrière son champion qui ambitionne une troisième couronne.

Vainqueur de la manche d’ouverture du championnat à Phoenix, Senna veut courir avec panache à Interlagos, dans sa ville natale de Sao Paulo.

L’autodrome José Carlos Pace a remplacé depuis 1990 le circuit de Jacarepagua situé à Rio de Janeiro. Débutant en F1 en 1984, Senna n’a jamais connu la joie d’une victoire à domicile. 2e en 1986 derrière Piquet sur le circuit de Rio, 3e en 1990 derrière Prost et Berger à Interlagos, Senna court toujours après une victoire sur ses terres. Dans son fief de Sao Paulo, le champion du monde en titre veut s’imposer et conjurer la malédiction, pour ce qui sera sa huitième participation à l’épreuve nationale.

Le jeudi précédant la course, le 21 mars, Senna a fêté son 31e anniversaire au milieu des siens. Une victoire à Interlagos serait le plus beau des cadeaux pour le double champion du monde.

Le samedi, Senna réalise une pole position d’anthologie à Interlagos. Repoussant à l’extrême ses propres limites, l’archange brésilien tire la quintessence de la McLaren-Honda MP4/6. Le nouveau moteur V12 Honda convient à merveille aux bosses d’Interlagos ...

En 1’16’’392, fort de trajectoires serrées, Ayrton Senna s’adjuge la pole position, pour la 54e fois de sa carrière ...

Il devance l’Italien Riccardo Patrese (1’16’’775 ) et Nigel Mansell (1’16’’843). Les deux pilotes Williams-Renault seront donc les premiers outsiders du Grand Prix du Brésil.

Au départ, Senna devance Patrese mais Mansell parvient rapidement à passer son coéquipier italien.

Au 8e tour, sept pilotes se tiennent en un mouchoir de poche. En 3 secondes, on retrouve Senna (McLaren Honda), Mansell (Williams-Renault), Patrese (Williams-Renault), Alesi (Ferrari), Berger (McLaren Honda)et Prost (Ferrari).

Seul Nigel Mansell semble en revanche capable de battre AyrtonSenna dans son fief de Sao Paulo.

L’Anglais, victime d’un ravitaillement médiocre au 26e tour (14 secondes chez Williams), doit laisser s’échapper Senna en tête de course. L’écart entre la McLaren-Honda et la Williams-Renault devient gouffre.

Mansell se retrouve quatrième derrière Senna, Patrese et Alesi. Mais il revient finalement à la deuxième place en profitant du ravitaillement de son coéquipier italien, menaçant AyrtonSenna à7 secondes.

Une crevaison, au 50e tour,vient interrompre la remontée spectaculaire de Mansell qui se retrouve à nouveau loin de Senna. Mais Mansell fait l’élastique et revient à bride abattue sur le pilote au casque jaune. L’avance de Senna diminue en quelques tours, on pense alors que Mansell va s’offrir la victoire au Brésil.

Victime d’un tête-à-queue au 61e tour de course, Nigel redémarre trop violemment sa FW14B. L’accélération de dragster que le pilote de l’île de Man a infligé à sa monture lui est fatale. Boîte de vitesses cassée, Mansell doit renoncer et subit un deuxième abandon en deux courses.

Mansell laisse donc Patrese seul contre le roi Senna. Gladiateur de la vitesse, Senna réunit toutes les qualités ... sens de la vitesse, combativité, intelligence tactique, habileté sous la pluie ...

Ce Grand Prix du Brésil 1991 va donner un aperçu de la mosaïque de compétences réunies par le formidable pilote qu’est Senna.

En fin de course, le natif de Sao Paulo possède environ 40 secondes d’avance sur Riccardo Patrese. En proie à la douleur, Senna souffre dans son cockpit. Le harnais de sa McLaren est trop serré, occasionnant d’horribles douleurs au pilote brésilien. Le bras de Senna est ankylosé mais bientôt, Magic va devoir faire face à un deuxième problème tout aussi inquiétant ... Senna tombe de Charybde en Scylla.

Perdant petit à petit des vitesses sur sa boîte, Senna est forcé de piloter avec une McLaren handicapée. Le Brésilien est d’abord orphelin de sa quatrième vitesse. Son avance fond alors comme neige au soleil ... Ayant perdu l’usage de la troisième et de la cinquième, Magic laisse son levier en sixième en désespoir de cause. Dans les virages lents, la McLaren est au bord de caler en sixième, au vu du régimes moteurs du V12 Honda RA121 E

A trois tours de l’arrivée, Patrese s’est rapproché à 4 secondes du leader. la foule de Sao Paulo craint que la victoire de son champion ne soit confisquée par un caprice du destin.
Mais Senna s’accroche, alosr qu’une pluie salvatrice vient humidifier l’asphalte d’Interlagos.
Le public brésilien, qui connaît l’adresse diabolique de Senna sous la pluie, commence alors à scander A chuva, a chuva dans les tribunes. Réclamant les faveurs des éléments, les aficionados brésiliens encouragent Senna.

Ce dernier encourage les commissaires de course à stopper le Grand Prix à l’apparition des premières gouttes de pluie. La foule reprend de plus belles son cri ... Après tout, Senna avait été privé d’une victoire face à Prost en 1984 à Monaco, sous une pluie apocalyptique. L’ancien Rainmasterbelge, Jacky Ickx, avait agité le drapeau rouge puis le drapeau à damier au 31e passage de Prost dans la montée de Sainte-Dévote. Sept ans plus tard, il est temps pour le destin de rendre à Senna la contrepartie de cette désillusion monégasque du 3 juin 1984.

Mais le destin reste sourd aux cris de Sao Paulo. L’exploit est en marche, Senna n’aura pas besoin de l’aide des commissaires d’Interlagos.

Héroïque, Senna poursuit sa chevauchée fantastique en pneus slicks alors que quelques virages commencent à être gorgés d’eau. Frappé par la douleur, privé d’une boîte de vitesses fonctionnelle, le roi Ayrton se sublime pour repousser les ardeurs de Patrese.

Revenu du diable vauvert, Patrese sent l’odeur de la victoire prêt de lui. Le succès est proche mais Patrese n’aura que l’odeur, pas le goût.

Sur la ligne, Senna conserve, on ne sait trop comment, 2"991 sur son dauphin du jour. Ayant repoussé ses propres limites, le Brésilien est allé au-bout de lui-même, avec panache et courage.

Incapable de s’extraire du cockpit de sa McLaren, Senna a du mal à tenir debout sur le podium, où il est encadré par Riccardo Patrese (2e) et Gerhard Berger (3e). Mais au moment où retentit l’hymne brésilien dans le ciel de Sao Paulo, Senna brandit le célèbre drapeau du Brésil face à la foule, célébrant comme il se doit sa 28e victoire.

par AxelBorg
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par AxelBorg

le 23 février 2011 à 13H36

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

1991 fut une des plus belles saisons d’Ayrton Senna. Au volant d’une McLaren Honda MP4/6 moins véloce que la Williams-Renault, le pilote brésilien parvint à conquérir 7 victoires (Phoenix, Interlagos, Imola, Monaco, Budapest, Spa Francorchamps, Adelaïde), défendant avec acharnement sa couronne face à Nigel Mansell, auteur de 5 victoires avec Williams-Renault (Magny-Cours, Silverstone, Hockenheim, Monza, Barcelone) mais handicapé lourdement par un début de saison catastrophique.

L’Anglais avait surtout commis beaucoup trop d’erreurs ... Interlagos, Montréal, Estoril, Suzuka.

C’est ainsi qu’il s’inclina face au Brésilien, clé de voûte d’une équipe McLaren dont le déclin allait approcher. 1992 serait la dernière saison de Honda avec McLaren, 1993 l’ultime campagne de Senna à Woking.

En 1994, orpheline du moteur japonais et de son prodigieux pilote, l’écurie anglaise rétrograda dans le rang ... Ron Dennis dut patienter jusqu’à 1997 pour retrouver le goût de la victoire, avec un nouveau partenaire de choix, Mercedes.

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par AxelBorg

le 23 février 2011 à 15H46

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Gagner à domicile est toujours une immense joie pour un pilote. Senna l’a réussi deux fois en 1991 et 1993.

Alain Prost l’a réussi 6 fois (Dijon 1981, Castellet 1983, 1988, 1989, 1990 et Magny-Cours 1993), Michael Schumacher 4 fois (Hockenheim 1995, 2002, 2004 et 2006), Nigel Mansell 4 fois (Brands Hatch 1986, Silverstone 1991, 1992), Nelson Piquet 2 fois (Rio de Janeiro 1983, 1986), David Coulthard 2 fois (Silverstone 1999,2000), Emerson Fittipaldi 2 fois (Interlagos 1973, 1974), Felipe Massa 2 fois (Interlagos 2006,2008), Damon Hill 1 fois (Silverstone 1994), Fernando Alonso 1 fois (Barcelone 2006), Lewis Hamilton 1 fois (Silverstone 2008), Gilles Villeneuve 1 fois (Montréal 1978).

D’autres n’y sont jamais parvenus comme Jacques Villeneuve, Rubens Barrichello, Thierry Boutsen, Riccardo Patrese, Jacky Ickx ou Carlos Reutemann, maudits dans leur pays respectifs.

Enfin, certains pilotes de grand pays de sport auto n’avaient pas la chance de disposer d’un GP à domicile, comme les Finlandais Keke Rosberg, Mika Hakkinen ou Kimi Raikkonen.

Double vainqueur en Hongrie (1999 et 2000), Hakkinen confiait un jour qu’il se sentait à domicile à Budapest étant donné le grand nombre de fans venus de Finlande ...

Pour d’autres, Monaco fait figure de GP à domicile puisque bon nombre de pilotes résident en Principauté. Ce fut le cas du Kaiser Schumacher en début de carrière, avant qu’il ne délaisse son 120 m2 de Fontvieille pour sa résidence suisse de Vufflens-le-Château.

Le passeport allemand, français ou italien de bien des sportifs est cependant à reconsidérer vu que bon nombre d’entre eux s’exilent pour des raisons fiscales en Suisse ou à Monaco.

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par Angelo

le 24 février 2011 à 17H02

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Salut AxelBorg, article très intéressant comme d’habitude ! Et pour Schumacher, il me semble que tu as oublié les victoires au Nürburgring (1995, 2000, 2001, 2004, 2006)

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par AxelBorg

le 24 février 2011 à 17H04

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

@Angelo,

Oui mais le Nurburgring c’était le GP d’Europe, certes couru sur le sol allemand.

Pour Mansell j’ai mis 4 victoires mais j’ai oublié Silverstone 1987 dans la liste détaillée. Et il faudrait donc rajouter le GP d’Europe 85 à Brands Hatch pour le pilote anglais.

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par Angelo

le 24 février 2011 à 17H10

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Ha d’accord, je pensais que tu comptabilisais toutes les victoires sur ses terres. Sinon, pour l’annulation du GP du Bahreïn, j’ai entendu qu’on parlait du circuit de Motorland Aragon en Espagne pour garder vingt courses... Deux courses en Espagne ne suffisent plus ?

http://motorsport.nextgen-auto...

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par AxelBorg

le 24 février 2011 à 17H18

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Oui cela ferait 3 courses en Espagne... Ridicule ! Et puis comment appellerait-on ce GP ? Grand Prix d’Aragon ?

Pour moi c’est juste une rumeur de plus ... Je me souviens vers 98-99 une rumeur sur un GP en Croatie car l’épouse de Bernie Ecclestone, Slavica, était d’origine croate ... On parlait déjà de GP de l’Adriatique. Bien sûr, cela n’a jamais vu le jour.

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par Angelo

le 24 février 2011 à 17H32

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Ah je n’étais pas au courant de ça, mais bon, la rumeur la plus plausible est celle qui case Bahreïn juste avant le GP d’Abu Dhabi en fin de saison.

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par AxelBorg

le 25 février 2011 à 09H16

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

@Angelo,

Probable car Abu Dhabi a du débourser un pécule spécial à Ecclestone pour avoir le droit d’être l’hôte du dernier GP de la saison, comme en 2009 et 2010.

Dommage pour le spectacle en tout cas, car Interlagos ou Suzuka seraient bien mieux indiqués !

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par Angelo

le 25 février 2011 à 10H55

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Le dernier Grand Prix est à Interlagos cette saison (et tant mieux)

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par AxelBorg

le 25 février 2011 à 11H03

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

@Angelo,

Ah cool pour Interlagos, j’étais persuadé que c’était encore Yas Marina ... C’est le 27/11 au Brésil, je vois mal Ecclestone nous faire une finale à Sakhir en décembre !!

Mais bon avec lui tout est possible, il a bien osé faire courir les F1 sur le parking du Caesars Palace de Las Vegas en 1981 et 1982 pour le GP de clôture de ces deux saisons !!

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par Angelo

le 25 février 2011 à 19H02

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

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par Angelo

le 25 février 2011 à 22H09

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

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par Angelo

le 26 février 2011 à 13H25

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

[Bug à l’ajout de commentaire ?] Je ne connaissais pas cette anecdote, peut-être peux-tu en écrire un article ? ^^

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par AxelBorg

le 26 février 2011 à 18H01

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

@Angelo,

Oui en effet il y aurait de quoi écrire un article sur les circonstances qui ont poussé Ecclestone à foutre le GP des Etats-Unis Ouest à Las Vegas (au lieu de Long Beach) en 1981

Mais j’en parle brièvement dans l’article consacré à Carlos Reutemann, qui vécut en 1981 près du Caesars Palace le plus terrible échec de sa carrière en F1

http://www.sportvox.fr/article...

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par pitchoun

le 23 février 2011 à 18H59

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Salut Axel,

En effet cette victoire à Interlagos en 1991 a du être très importante pour Ayrton Senna, tant le champion aimait son pays, le Brésil.

Il l’a prouvé à de maintes reprises, s’intéressant aux inégalités criantes de son pays via la fondation Senna créée avec sa soeur Viviane à l’hiver 93/94.

Et quelle course, quel courage et quel talent pour mener à la victoire une McLaren bloquée en 6e et malgré des douleurs de harnais.

Impressionnant Senna, ce pilote était vraiment d’une dimension unique, même si par la suite il fut dépassé par Schumi au palmarès.

Mais par exemple Alonso et ses 26 victoires sont encore loin du total de 41 atteint par Magic, preuve que malgré la féroce concurrence de sa génération (Prost, Mansell, Piquet), Magic Senna s’est vraiment construit un palmarès d’exception !

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par AxelBorg

le 24 février 2011 à 10H01

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

@pitchoun,

Quelques mois avant son décès, Senna avait évoqué pour le long terme une éventuelle reconversion en politique.

En 93-94, orphelin de Prost, Ayrton voyait la course autrement et pour la première fois, se projetait après sa carrière en F1. L’accident d’Imola ne lui a pas laissé le temps de mûrir ses projets, mais sa soeur Viviane a poursuivi son oeuvre de façon posthume via la fondation Senna.

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par peterson

le 23 février 2011 à 19H29

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Le souvenir pour moi de cette victoire n’a rien avoir avec la course ,ce sont plutôt une fois passé le drapeau à damier les cris ,ces de cris de fou hurlés pas Senna dans son baquet de sa Mac Laren je ne l’ai vu dans le même état que lors de son premier titre à Suzuka en 88

Cela révèle bien la personnalité complexe de ce champion qui derrière l’image de premier de classe d’un type assez froid était en fait un passionné un personnage très entier dans la réalité

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par AxelBorg

le 24 février 2011 à 09H56

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

@peterson,

A Suzuka 88 comme à Interlagos 91, les larmes de Senna étaient un melting-pot entre joie, émotion et soulagement.

En 1988, Ayrton avait prononcé la phrase biblique "Ma tâche est accomplie" en sortant de son cockpit. C’est dire à quel point le pilote McLaren s’était mis une énorme pression, considérant que son destin était d’être un jour champion du monde de F1.

La joie était énorme, le soulagement aussi après avoir calé au départ ce jour là au Japon. Quel stress dans cette course poursuite finalement victorieuse contre son coéquipier de McLaren, Prost !

En 1991 à domicile, le leader de Woking était touché par l’émotion de triompher devant son peuple, et aussi en larmes car la tension accumulée pendant la course fut énorme. Entre la douleur physique et le problème de boîte, Senna avait pris cher.

La course était viscérale en lui, "Racing is in my blood" avait-il déclaré un jour aux journalistes.

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par Jayce

le 24 février 2011 à 16H14

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

La saison 1991 d’Ayrton Senna est certainement la plus aboutie. Malgré une McLaren imparfaite, le Brésilien a été parfait du début à la fin de la saison, piègeant Mansell à Suzuka à la manière de son plus grand rival, Prost. 1991 a été aussi la saison du soulagement pour Senna, avec une première victoire au Brésil devant les siens, mais également une épuration de sa conscience quand aux événements survenus lors des deux précédentes saisons face à Prost.

Senna hurlait durant les derniers tours de ce GP, mais il conclut cette course avec la hargne et le courage qu’on lui connaissait. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu le Pauliste si marqué sur un podium !

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par AxelBorg

le 24 février 2011 à 16H51

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Salut Jayce,

Oui le cru 1991 de Senna le fait entrer dans les immenses pilotes, ceux qui sont capables de vaincre sans la meilleure voiture, comme pour Fangio en 1957 avec Maserati, Prost en 1986 avec McLaren, Schumacher en 1995 avec Benetton ou Alonso en 2005 avec Renault.

Au sujet de l’épuration de sa conscience, c’était intervenu le soir du 3e titre à Suzuka, en conférence de presse. S’étant lâché sur Jean-Marie Balestre, Senna avait été victime de l’humour incomparable de son coéquipier à Woking, Gerhard Berger.

L’Autrichien avait lancé à Senna : "Tu ne devrais pas raconter tout cela. Et si Balestre revenait la saison prochaine ?"

Budapest avait aussi l’occasion d’une paix des braves avec Prost, après celle de Monza 90 aussitôt enterrée par l’accrochage de Suzuka 90 ... Budapest 91 ne serait pas encore la bonne, puisqu’il faudrait patienter jusqu’à Adelaïde 93, dernier GP commun des deux titans !

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par AxelBorg

le 24 février 2011 à 17H01

Interlagos 91, a chuva, a chuva !!

Perso je tiens le cru 1993 comme le meilleur de tous pour Ayrton Senna, devant 1991 ou 1988.

1988 il souffre quand même du fait que Prost a marqué plus de points que lui sur les 16 courses, Senna gagnant sur les 11 meilleurs résultats.

1991 saison magnifique c’est vrai.

Mais l’année 1993 dans son ensemble, avec le chef d’oeuvre de Donington (http://www.sportvox.fr/article...) et 5 victoires obtenues par son seul talent dont les 3 premières (Interlagos, Donington, Monaco) malgré le moteur Ford HB7 (version HB8 obtenue par McLaren à Budapest après un lobbying de Ron Dennis auprès de Ford, que Flavio Briatore avait influencé pour retarder au maximum l’échéance et ainsi préserver l’avance de Benetton sur McLaren ...) est un pur exploit digne des plus grands pilotes.

La McLaren MP4/8 de 93 était un bijou d’électronique mais le V8 Ford était son talon d’Achille, loin du merveilleux V10 Renault qui faisait des Williams de vraies fusées presque intouchables.

Obtenir 5 victoires dans ces conditions relève de l’exploit, même si Senna a eu un petit coup de pouce du destin à Monaco (la malchance accablant Prost puis Schumacher). Les 4 autres victoires sont 100 % dues à son génie.

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