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le 5/01/2011

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana


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En 2006, lorsque Michael Schumacher annonça à Monza sa retraite, effective après Interlagos, l’ancien pilote argentin de Sauber, Norberto Fontana, révéla que Jean Todt avait ordonné à Peter Sauber, au Grand Prix d’Europe 1997, d’aider la Scuderia Ferrari dans sa lutte face à la Williams-Renault de Jacques Villeneuve, en bloquant volontairement ce dernier pour favoriser l’échappée belle de Michael Schumacher sur le circuit de Jerez de la Frontera.

Dimanche 10 septembre 2006, Monza. Dans le parc royal qui accueille depuis 1922 le Grand Prix d’Italie, les tifosi sont autant passionnés par le duel entre le champion de Ferrari, Michael Schumacher avec le prodige d’Oviedo, Fernando Alonso, leader du championnat du monde avec Renault, que par la possible retraite du Kaiser dans l’optique de 2007.

Avec Alonso chez McLaren-Mercedes pour 2007, un jeu de chaises musicales pourrait se déclencher en cas de retraite du pilote allemand. Tout le monde se demande où partira Kimi Raikkonen, troisième pilote d’exception du plateau 2006. Ferrari? Renault?

L’épée de Damoclès tombe le dimanche soir, après la victoire, sur l’autodrome de Monza,de Schumacher devant Iceman. En conférence de presse, le champion allemand confirme qu’il prendra bientôt sa retraite, effective après le Grand Prix du Brésil, à Interlagos, ultime manche de la saison 2006.

On apprendra bien plus tard que Luca Cordero di Montezemolo a posé un ultimatum à Michael Schumacher. En guerre interne avec Jean Todt, le marquis veut reprendre le contrôle de Ferrari, soumise au joug de la Dream Team, forte d’un palmarès somptueux (cinq titres pilotes consécutifs de 2000 à 2004 et six titres constructeurs de 1999 à 2004). Montezemolo veut reprendre le dessus sur Jean Todt, Ross Brawn, Rory Byrne et Paolo Martinelli, les quatre hommes, qui avec Michael Schumacher, ont forgé tant de victoires pour la Scuderia depuis 1997.

Officiellement, même si cette raison est également vraie, l’Aigle de Kerpen subit le phénomène bien connu de l’usure du pouvoir, rencontré par d’autres pilotes avant lui (Fangio en 1958, Stewart en 1973, Lauda en 1979 puis 1985, Prost en 1991, Senna en 1993). Après douze années passées au sommet de la F1, l’Allemand aspire au repos bien mérité après tant de campagnes mondiales, tant de joutes face aux autrespilotes.

Schumi préfère alors jeter l’éponge, quitter l’arène des gladiateurs de la vitesse, plutôt que de se confronter à armes égales avec un jeune fauve tel que Kimi Raikkönen, qui n’acceptera jamais, par contrat, d’être le n°2 de Schumacher, come ce fut le cas pour Eddie Irvine ou Rubens Barrichello. La perte de son statut de n°1, voire la perspective d’être battu à monoplace égale par Iceman, est la raison principale du retrait de Michael Schumacher.

Orphelin du Baron Rouge, le public se consolera en 2007 avec l’éclosion d’un nouveau champion, le jeune rookie anglais de McLaren,Lewis Hamilton, qui poussera Alonso et Raïkkönen dans leurs ultimes retranchements pour l’attribution de la premièrecouronne mondiale de l’ère post-Schumacher (avant le retour du Kaiser en 2010 chez Mercedes).

Quelques jours après l’annonce de la retraite de Schumacher, les réactions se multiplient. Le virtuose allemand va bientôt quitter la scène, une époque se clôt, comme en 1993 avec les émouvants adieux entre Prost et Senna. Une page de la F1 s’apprête à se tourner, la prochaine mettra en scène les batailles d’Alonso, Raikkonen, Massa, Hamilton, Vettel, Kubica, Buttonet autres Webber pour l’objectif suprême de tout pilote, la victoire.

Ancien pilote de Sauber-Petronas, l’Argentin Norberto Fontana révèle à des journalistes argentins que l’écurie suisse était soumise au joug de Ferrari pour le controversé Grand Prix d’Europe 1997 disputé à Jerez. Le scoop de Fontana sort dès le lendemain de Monza, le lundi 11 septembre 2006.

Jean Todt serait venu donner des ordres à Peter Sauber sur le circuit andalou. 1997 marque la première collaboration entre Sauber et Ferrari. L’écurie helvétique, après deux saisons avec Ilmor Mercedes (1993-1994) et deux avec Ford (1995-1996), est désormais cliente de Ferrari. Sauber paie à Ferrari des moteurs V10 rebaptisés Petronas, du nom du sponsor malais qui finance ce très onéreux poste de dépenses.

Norberto Fontana aurait eu pour consigne explicite de bloquer Jacques Villeneuve quand l’occasion se serait présentée en cédant un tour à la Williams.

Le vendredi 24 octobre 1997, deux pilotes sont encore en lice pour le titre mondial en 1997: Michael Schumacher (Ferrari) qui mène le championnat avec 78 points, et Jacques Villeneuve (Williams-Renault), 77 points.

Vainqueur à cinq reprises (Monaco, Gilles-Villeneuve, Magny-Cours, Spa Francorchamps, Suzuka), le double champion du monde allemand s’est montré plus régulier que son rival québécois, nanti de sept victoires (Interlagos, Oscar Galvez, Barcelone, Silverstone, Budapest, Spielberg, Nürburgring).

Si la Williams-Renault FW19 reste la meilleure machine du plateau, elle s’avère délicate à régler, conséquence du départ d’Adrian Newey fin 1996. Le génial ingénieur anglais a claqué la porte de l’écurie de Didcot pour deux raisons ... Primo, car il était opposé au renvoi de Damon Hill dans l’optique de 1997, Frank Williams ayant décidé de recruter Heinz-Harald Frentzen aux côtés de Jacques Villeneuve, impressionnant en tant que rookie en 1996. Secundo, car Frank Williams et Patrick Head mirent leur veto à l’achat par Newey de parts de l’écurie Williams.

Conjugué au retrait de Renault fin 1997, le départ de Newey provoquera le déclin inexorable de Williams, puisque l’ingénieur prodige, à la créativité digne des Chapman, Forghieri, Barnard ou Murray, sera recruté par Ron Dennis chez McLaren. Et Woking se remettra à gagner dès 1998 avec une MP4/13 exceptionnelle sur le plan aérodynamique. Sans le savoir, Williams vit son chant du cygne pendant ce week-end espagnol.

La FW19 domine mais la F310B lui taille des croupières, notamment sous la pluie (Monaco, Spa) où les stratégies d’orfèvre de Ross Brawn permettent au Kaiser Schumacher d’émerger et de porter au pinacle le pilotage sur piste humide. En Principauté comme sur le toboggan des Ardennes, l’Allemand avait dominé de façon instantanée, tel Ayrton Senna, diable casqué de jaune au Grand Prix d’Europe 1993 à Donington Park, couru sous une pluie apocalyptique.

A Suzuka, la course d’équipe des Ferrari a été montrée du doigt par Jacques Villeneuve. Eddie Irvine a parfaitement joué son rôle de porteur d’eau de Schumacher, vainqueur par KO du Grand Prix du Japon face à son rival canadien. Agneau sacrifié sur l’autel de la victoire, Irvine est explicitement le numéro 2 du Kaiser, par contrat.

A Jerez, Jacques Villeneuve réalise la pole position en 1’21"072 devant Michael Schumacher (Ferrari) et son coéquipier chez Williamss-Renault, Heinz-Harald Frentzen, tous deux également auteurs du même temps au millième de seconde près.

La FIA, par la voix de son président Max Mosley, insiste pour une course exemplaire. Les polémiques doivent cesser, la F1 ne peut se permettre un accrochage entre les deux candidats au titre, comme en 1989 (Prost - Senna), 1990 (bis repetita Prost - Senna) ou 1994 (M.Schumacher - D.Hill).

Les sourires sont de façade en conférence de presse quand Schumacher et Villeneuve posent pour une poignée de mains symbolique.

Au départ du Grand Prix d’Europe, Schumacher prend le meilleur. L’Allemand mène la course ... Williams a signé un pacte de non-agression avec McLaren. Ennemi notoire de Ferrari, Ron Dennis a assuré Frank Williams de sa neutralité pour cette course. Jacques Villeneuve passe donc sans effort les McLaren-Mercedes de Mika Häkkinen et David Coulthard. Le Finlandais et l’Ecossais s’effacent avec fair-play pour ne pas gêner les prétendants au sacre. En fin de course, Villeneuve renverra l’ascenseur aux deux flèches d’argent, offrant ainsi la victoire à Häkkinen (après une consigne radio de Ron Dennis intimant à Coulthard d’inverser l’ordre du doublé McLaren en faveur du Finlandais). Le Canadien se lance ensuite à l’assaut de son rival allemand. Dixième de seconde par dixième de seconde, le fils de Gilles Villeneuve remonte sur le Baron Rouge, fort de ses pneus neufs. Vexé d’être considéré comme moins bon pilote que Schumi, Jacques Villeneuve veut absolument gagner ce titre face au meilleur pilote du monde, celui qui a succédé comme as du volant à l’archange de Sao Paulo, Ayrton Senna.

Au 48e tour, Schumacher est virtuellement champion du monde. Son troisième titre mondial est tout proche. Mais Villeneuve tente un dépassement kamikaze. Le Canadien ne veut pas avoir de regrets ...

En un instant, pour faire face au dépassement du pilote canadien, Schumacher donne un coup de volant sur la droite. La Ferrari percute le flanc gauche de la Williams-Renault. Le choc n’est pas violent dans ce virage à droite de Dry Sack mais c’est le bolide rouge qui reste sur le carreau et s’enlise dans le bac àgraviers.

La presse internationalejette ensuite l’opprobre sur Schumacher. Le Baron Rouge se prend en pleine face le boomerang des antécédents de Macao 1990 (en F3 avec Häkkinen) et d’Adelaïde 1994 (avec Damon Hill).

Quant aux relations avec Villeneuve, elle sont rompues la semaine suivante, quand le Canadien réalise que l’Allemand a volontairement fait des photos pour duper le public au sujet d’une éventuelle réconciliation des deux duettistes en discothèque, le dimanche soir suivant la course de Jerez. Les photos aivent été prises par Corinna Schumacher, l’épouse de Michael ...

En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, Schumi passe du Capitole à la Roche Tarpéienne. Son vilaingeste de Jerez lui cause un tort immense.Son troisième titre s’envole, en cette année 1997 qui sacre le cinquantenaire de la Scuderia Ferrari (en tant qu’écurie autonome, le Commendatore ayant fait courir des Alfa Romeo sous le nom Ferrari dès 1929). Déclassé du championnat 1997, Schumacher conserve ses victoires mais la place de dauphin de Villeneuve à son compatriote Frentzen, coéquipier du pilote québécois chez Williams-Renault

Sevré de couronne mondiale depuis 1979 (avec Jody Scheckter), le Cavallino Rampante devra patienter jusqu’à 2000 pour gravir l’Everest, après un sémillant duel entre Schumacher et Häkkinen, son rival chez McLaren. Entre Maranello et Woking, le duel impitoyable se conclut par la victoire de la Scuderia Ferrari, à Suzuka, au profit du pilote allemand qui égale Brabham, Stewart, Lauda, Piquet et Senna dans la galerie des triples champions du monde, dix ans après l’échec d’Alain Prost face à Ayrton Senna.

Dans l’épisode Fontana, Villeneuve a perdu environ 2 secondes. Il est fréquent de perdre du temps dans le trafic, notamment à Monaco. Jerez n’est pas réputé être un circuit favorable pour dépasser. Mais le problème est que Norberto Fontana, dans ce 31e tour du Grand Prix d’Europe, a immédiatement laisser passer la Ferrari F310B de Schumacher, tandis que ce fut bien plus compliqué pour la Williams de Villeneuve. Pointé à 0"822 du champion allemand au 30e passage devant la ligne, le Canadien pointe à 3"186 au termedu 31e tour, soit 2"364 d’écart sur un seul tour... Beaucoup, en effet, pour des monoplaces aux performances équivalentes sur le circuit andalou.A au moins deux reprises, le pilote argentin de Sauber aurait dû s’écarter pour laisser passer la Williams, mais il était resté dans la trajectoire afin de la ralentir.

D’ailleurs le commentateur anglais Murray Walker, s’était écrié en direct, à la télévision britannique:une caisse de champagne de Ferrari à Sauber pour cette manoeuvre de Fontana.

Où est la vérité? Neuf ans après le Grand Prix d’Europe 1997, Fontana voulait-il se faire un peu de publicité via un scoop rémunéré par le journal argentin Olé?

Si l’Histoire est vraie, pourquoi Fontanaa-t-il attendu autant de temps pour révéler la vérité au monde entier?

Le fait qu’il parle dès le lendemain même de l’annonce officielle du retrait de Schumi (soit le lundi 11 septembre 2006)n’est-il pas signe que le pilote argentin tente de surfer sur l’énorme vague médiatique provoquée par le prochain départ du champion allemand?

Fontana ne joue-t-il tout simplement pas avec le principe même de la rumeur, sachant qu’il restera toujours, a posteriori, une partie de la population pour croire que les faits révélés sont vrais?

Ce que révèle l’Argentin sur Jean Todt, Sauber et Jerez 97est malheureusementcomplètement plausible, mais la méthode et le timing utilisés pour ses déclarations tendent à les décribiliser. Difficile de déceler le vrai du faux.

La haine viscérale de Jean Todt pour la défaite l’a souvent conduit à des extrémités, aux frontières des valeurs éthiques du sport et de la notion même de compétition. En 1989, sur Paris-Dakar, alors directeur sportif chez Peugeot, Todt avait tiré à pile ou face le classement final du Dakar, ne supportant pas de voir ses deux pilotes s’entredéchirer pour la victoire. C’est ainsi qu’Ari Vatanen avait finalement battu un Jacky Ickx complètement abattu par ce coup de Jarnac. En 2002, cinq ans après Jerez et ce funeste Grand Prix d’Europe, la radio de la Scuderia Ferrari grésilla dans le cockpit de Rubens Barrichello. Le pilote de Sao Paulo fut sacrifié en Autriche pour laisser gagner Michael Schumacher, alors largement en tête du championnat du monde (avec déjà 4 victoires en 5 courses à Melbourne, Interlagos, Imola et Barcelone ...). Obéissant aux multiples injonctions de Ross Brawn et Jean Todt, Barrichello céda sa position dans le dernier virage de l’ultime tour de course, provoquant le courroux du public autrichien, dont la vive réaction allait marquer au fer rouge les trois pilotes présents sur le podium, Schumacher, Barrichello et Montoya. Le destin de Ferrari ne changerait pas, mais le charme était rompu ... Si l’on peut considérer les révélations de Fontana comme de l’intox, il faut également reconnaître que les antécédents de Jean Todt ne plaident pas en sa faveur.

En 1997, Norberto Fontana avait 22 ans. Champion d’Allemagne de F3 en 1995 devant un certain Ralf Schumacher, il avait passé 1996 en Formula Nippon. Peu en réussite au Japon, il quitte ce purgatoire en 1997, remplaçant Gianni Morbidelli chez Sauber. Blessé en essais privés, le pilote italien laisse son baquet pour les courses de Magny-Cours, Silverstone et Hockenheim. Morbidelli revient ensuite aux côtés de Johnny Herbert mais rechute en fin d’année, d’où la présence de Fontana pour l’ultime Grand Prix, à Jerez. Ce Grand Prix d’Europe sera le quatrième et dernier départ de Fontana en F1. En 1998, Sauber aligne la paire Herbert - Alesi, le Provençal quittant l’écurie Benetton-Renault. Fontana ne retrouve pas de volant ... En effet, le jeune pilote argentin était loin de valoir ses glorieux aînés Fangio ou Reutemann. Copieusement dominé par Herbert, il a rendu 1"5 en qualifications à Magny-Cours, 0"9 à Hockenheimet une seconde pleine à Jerez. Le manque de vélocité de Fontana est donc criant, ce qui est rédhibitoire face à un pilote tel qu’Herbert, dont l’étoile en F1 a fortement pâli depuis ses confrontations avec Schumacher en 1995 chez Benetton puis Frentzen en 1996 chez Sauber.

Faut-il voir dans les déclarations fracassantes de Fontana, en 2006, une vengeance contre Peter Sauber?

Sauber-Petronas et Ferrari ont prolongé leur collaboration jusqu’en 2005, avant que BMW ne rachète l’écurie helvétique dans l’optique de la saison 2006. Les liens furent longtemps étroits entre Hinwil et Maranello. Felipe Massa, recruté en 2002 par Sauber, fut pilote essayeur en 2003 chez Ferrari avant de retourner en 2004 et 2005 dans l’écurie suisse. Se rodant au métier de pilote face à deux coéquipiers d’envergure, Giancarlo Fisichella et Jacques Villeneuve, le jeune Brésilien allait ensuite rejoindre, en tant que titulaire, la prestigieuse Scuderia Ferrari, en 2006, aux côtés du septuple champion du monde, Michael Schumacher.

Ironie du sort, en 2006, avant de prendre sa retraite, Schumacher parlait de Jerez 97 comme du plus grand regret de sa carrière. Si quelquechose avait été à refaire, le pilote allemand aurait choisi ce Grand Prix d’Europe 1997 pour changer le cours du destin ... Ayant mis des années à oublier le triste épilogue de Jerez, le Kaiser ne se doutait pas que le fantôme de cette course reviendrait le hanter neuf ans plus tard, par la voix de Norberto Fontana ...

par AxelBorg

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par Angelo

le 5 janvier 2011 à 16H42

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Il faut noter également que Damon Hill a fait le même coup à Schumacher à Suzuka, dans l’espoir de voir Frentzen revenir sur lui. C’est un coup bas, je reconnais, mais ça va dans les deux sens et Ferrari ne doit pas être la seule sur qui on tire.

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par AxelBorg

le 5 janvier 2011 à 17H20

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Salut Angelo,

Damon Hill et Jacques Villeneuve avaient montré leur opposition à Schumacher également en 1998 à Suzuka. L’Allemand était parti dernier après avoir calé en pole sur la grille, laissant la voie libre à la McLaren Mercedes d’Hakkinen.

Remonté 3e après avoir perdu du temps face aux anciens champions du monde Williams, le Kaiser abandonna finalement sur crevaison.

Sinon pour Suzuka 97, il faut aussi souligner le rôle d’Irvine dans la victoire de Schumacher.

Je ne dénigre pas Schumacher, mais son talent exceptionnel n’avait pas besoin de toutes ses polémiques. Avec Jerez 97 (sur le versant Fontana, l’accrochage étant du seul fait du pilote allemand) ou Spielberg 2002, Todt a noirci la réputation du septuple champion du monde, pilote d’une dimension fabuleuse qui en fait l’un des 4 ou 5 meilleurs de l’Histoire sans discussion possible.

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par Angelo

le 5 janvier 2011 à 19H22

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

pas de souci sur l’accrochage, je pense aussi que c’est la plus grosse erreur de Schumacher dans sa carrière... un mauvais réflexe vraiment bête.

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par AxelBorg

le 5 janvier 2011 à 22H30

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

@Angelo,

Avec ou sans les magouilles entre Jean Todt, Peter Sauber et Norberto Fontana, Jerez 97 est le pire souvenir de Schumacher en F1, clairement.

Pire qu’Imola 94, Silverstone 99, Spielberg 2002, Indianapolis 2005 ou encore Monaco 2006.

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par ehbandejo

le 5 janvier 2011 à 16H55

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

http://www.youtube.com/watch?v...

Voici la video...

Au premier coup d’oeil pas sur qu’il ai fait expres. Mais au ralenti tout devient plus clair...

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par ehbandejo

le 5 janvier 2011 à 17H09

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

petit florilege de bataille épique :

http://www.youtube.com/watch?v...

Hill / shumi adélaide 94

http://www.youtube.com/watch?v...

prost senna portugal 88

http://www.youtube.com/watch?v...

senna prost suzuka 89

Caméra embarqué pas super mais encore un bel exemple de ce que l’on ne voit plus aujourdui, de beau diable...

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par ehbandejo

le 5 janvier 2011 à 17H11

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

http://www.youtube.com/watch?v...

un petit dernier pour la route... Bataille prost senna shumi 93

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par AxelBorg

le 5 janvier 2011 à 17H32

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

@bandejo,

Si tu veux du duel musclé de F1, tape Dijon 79 (G.Villeneuve - Arnoux), Budapest 86 (Piquet - Senna) ou encore Barcelone 91 (Senna - Mansell) sur youtube.

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par AxelBorg

le 5 janvier 2011 à 17H17

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Perso je pense que Fontana a voulu se faire un scoop (peut être rémunéré par le journal argentin) mais je pense aussi que Todt avait donné des consignes à Peter Sauber à Jerez en 1997.

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par AxelBorg

le 5 janvier 2011 à 17H54

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Au risque de choquer, je suis d’accord avec les propos tenu par Schumacher après la course (même s’il aurait du faire amende honorable) :

"Jamais Villeneuve n’aurait pu tourner"

Le mauvais réflexe de Schumacher lui a vraiment coûté le titre 1997. Car Villeneuve était vraiment en mode kamikaze comme Senna à Suzuka 89.

Si Schumi freine, Villeneuve finit dans le gravier. Au mieux il perd 10 secondes le temps de repartir, dans l’affaire il salit bien ses pneus et perd 2-3 tours à les refroidir. Sachant qu’il restait 19 tours, Schumi avait le titre en poche.

Au pire, le fils de Gilles ne sort pas du gravier de Dry Sack ...

Bref Schumacher a vraiment mal jaugé la situation, ce qui confirme qu’il craque sous la pression, comme en 1994 où son erreur permet à Damon Hill de tenter un dépassement à Adelaïde avant l’accrochage déclenché par le Kaiser.

C’est justement ce défaut qui fait que Flavio Briatore préfère Alonso à Schumacher.

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par bangs

le 5 janvier 2011 à 22H08

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Bonsoir Axel, bonsoir tout le monde.

Quel souvenir cette course, je dois encore avoir la vidéo (bien quelle doit être en mauvais état). Déjà dès les qualifs avec trois temps identique, ensuite avec l’écart infime entre Schumi et Villeneuve. Et puis belle course plein de suspense.

Par contre pas vraiment d’accord avec toi Axel, j’ai revu plusieurs fois la course après (défaite de Schumi ça se fête) et je pense que Villeneuve pouvait passer. C’était le seul point de dépassement possible et il avait accroché l’aspi et était bien placé. Surtout que connaissant le septuple champion du monde, il aurait croisé et assurer et donc dans ce cas sa manœuvre est complètement insensé. Surtout que toutes les TV du monde l’avait à l’œil et les commentateurs avait évoqué cette possibilité (je m’en rappel très bien).

Je ne dis pas qu’il serait passer à coup sûr mais de la à parler de tentative kamikaze, je ne suis pas sûr.

Enfin bon article et je pense aussi que Fontana dit des conneries.

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par AxelBorg

le 5 janvier 2011 à 22H28

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Salut bangs et bonne année,

Pas trop fan de Schumi à ce que je vois lol

Le dépassement de Villeneuve était kamikaze. Le Canadien a freiné de façon désespérée et cela a surpris Schumacher. Après, la surprise a tourné au manque de fair-play, l’Allemand n’acceptant jamais d’être dépassé on l’a vu cette saison à Budapest contre Barrichello.

Donc pour moi Villeneuve n’aurait pas pu tourner.

Perso j’étais dévasté après cette défaite de Schumi en 97, idem en 98 avec la crevaison à Suzuka après cette superbe remontée (Schumi ayant calé sur la grille, mais bon il faut expliquer comment Häkkinen l’a subtilement piégé, tout cela mérite un article complet), et en 99 la blessure de Silverstone.

C’est dire combien l’émotion était forte en 2000 quand il a gagné le titre suprême pour la 3e fois, à 31 ans. Mais sans cette course de Jerez 1997, la pire de sa carrière, l’Allemand aurait été triple champion du monde à 28 ans seulement, mieux que le record actuel de Senna (31 ans et 7 mois en 1991, mieux que les 31 ans et 9 mois de Schumi en 2000) et mieux encore qu’Alonso s’il avait gagné le titre en 2010 (l’Espagnol aurait alors atteint sa 3e couronne à 29 ans et 3 mois).

Pour moi, Fontana dit la vérité, le tour où il bloque Villeneuve c’est vraiment abuser. Un pilote ne fait pas perdre 2 secondes à un prétendant au titre le jour de la course décisive sans raison ... Et les liens Ferrari - Sauber étaient bien complexes !

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par bangs

le 6 janvier 2011 à 20H30

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Bonne année Axel

Je comprends ta réaction si tu es pro-Schumi, 1997 et 1998 ont du être des années horrible pour toi. Moi Jerez 97 c’est l’un de mes meilleurs souvenirs, j’étais complètement anti-Schumi et le stress montait alors que Villeneuve se rapprochait et je n’avais que 10 ans. La période 2001-2004 m’a d’ailleurs fait chié (hormis 2000 et 2003), trop de Micheal et trop de Ferrari, surtout qu’a la même époque Armstrong faisait pareil au Tour de France et que l’OM était moyen voire nul.

Je tiens quand même a signalé que depuis son retour ça me fait un peu de la peine de voir le meilleur palmarès à la traine et que j’aimerais le voir gagner quelques courses en 2011.

Sinon je reste quand même sur mon avis, l’attaque était osé mais pas suicidaire. En plus tu dis qu’elle a surpris Schumacher mais au tour précédent il avait tenté de déboité mais était trop loin. Enfin on ne sera jamais d’accord, trop de sentiment en jeu.

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 09H31

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Oui j’avais beau être fan de Schumi, le voir gagner 11 courses en 2002, 13 en 2004, j’avoue que ça devenait pénible, le suspense était inexistant en F1.

Mais bon comme le disait à l’époque Jean Todt, "les autres n’ont qu’à mieux travailler".

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par Jayce

le 7 janvier 2011 à 10H59

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Salut Axel. Je suis d’accord avec toi, sans être touché, J. Villeneuve aurait fini dehors, car il arrivait en survitesse dans un endroit indoublable... Le Canadien a fait le pari que M. Schumacher lui fermerait la porte, ce qui s’est produit. Concernant les jours d’avant course, Villeneuve ne cessait de répéter qu’il craignait que l’affrontement se termine en accrochage, mettant du même coup la pression sur l’Allemand. 1997 n’a pas couronné le meilleur pilote c’est clair, et c’est en ça que le terme de la saison fut décevant. Rien à voir avec 1998 où Hakkinen méritait clairement sa couronne. Mais en 1997, entre la perte de la victoire de Hill en Hongrie, l’abandon de Trulli en Autriche, et les multiples casses des McLaren, on avait franchement l’impression que les meilleurs étaient maudits.

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 11H13

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Salut Jayce et bonne année,

Le vilain geste de Schumacher ne doit pas faire oublier qu’en 1997 il méritait en effet plus la couronne que Villeneuve.

Le Canadien avait été chanceux à de multiples reprises cette année là

- à Interlagos où le départ avait été redonné alors que Schumacher partait en tête. Le drapeau rouge avait été déployé suite à un problème ayant impacté le régional de l’étape, Barrichello.

- à Silverstone où il avait récupéré la victoire après les abandons de Schumacher et Hakkinen

- à Budapest où il double Damon Hill victime d’un problème mécanique dans le dernier tour

- à Spielberg où il hérite de la victoire après la casse de Jarno Trulli (Prost Mugen Honda)

- au Nurburgring où il récupère la tête suite au double abandon des flèches d’argent McLaren de Coulthard et Hakkinen

Le Canadien fut cependant impressionnant

- à Buenos Aires où il gagna la course malgré une intoxication alimentaire

- à Barcelone où il écrasa la concurrence

Et globalement sur le plan mental, refusant viscéralement de céder face à Schumi. Mais la virtuosité du Kaiser était manifeste, que ce soit à Monaco ou Spa Francorchamps où le pilote allemand étala sa maestria sous la pluie.

A la décharge de Villeneuve, il faut cependant indiquer la médiocrité stratégique de Williams, notamment dans les choix de pneus à Monaco (slicks) et Spa (pluie extrême), là où Ferrari, via le tandem Brawn-Schumi avait tout bon avec respectivement pluie en Principauté de Monaco et intermédiaires dans les Ardennes belges ...

Le Canadien avait aussi déçu à domicile (dans le mur dès le 2e tour de course) ou à Hockenheim, incapable de régler sa monoplace, pourtant conçue par un orfèvre de l’aéro, Adrian Newey.

Autre différence avec l’Allemand, dont la Ferrari F310B était de surcroît bien imparfaite comparée à la Williams Renault FW19, l’incapacité de Villeneuve à engranger des points. C’était un peu la victoire ou rien pour le Québécois en 1997, là où Schumacher avait su courir en épicier quand il le fallait (Barcelone, Budapest) et récolter des victoires de prestige.

La tension était perceptible la semaine avant Jerez, Villeneuve ayant fait en sorte de désigner les rôles pour le casting du final ... Le Canadien serait le gentil, Schumacher le méchant ...

Clairement Hakkinen avait mérité son titre en 1998, dominant copieusement son coéquipier Coulthard chez McLaren avant de résister avec brio à la pression infernale de Schumacher, auteur d’une remontée époustouflante avec Ferrari et de victoires sensationelles à Silverstone et Budapest notamment.

Mais bon question victoires superbes, le Finlandais Volant avait aussi du stock en 1998, avec Monaco, Spielberg, Nurburgring et Suzuka.

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 12H11

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Villeneuve savait pour Macao 90 et Adelaïde 94, il a donc tenté le tout pour le tout à Jerez 97 face à Schumacher, alors que Max Mosley avait exigé des deux prétendants un combat propre et irréprochable au motif que "les téléspectateurs du monde entier regardent la F1".

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par bangs

le 7 janvier 2011 à 14H37

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Aaaaaah je suis sûr que Villeneuve pouvait passer et que ce n’était pas un acte désespéré. Je crois que d’autres pilotes avaient dépassé pile à cette endroit. Les commentateurs n’arrêtait pas de dire que c’était le seul point de dépassement possible du circuit.

Je vais retrouver la vidéo et je vais me refaire le GP en entier. En espérant qu’elle a pas trop souffert.

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par bangs

le 7 janvier 2011 à 14H38

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Euh....quelqu’un a encore un magnétoscope ?

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 14H45

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

@bangs,

Jerez est un circuit réputé peu propice aux dépassements. Dry Sack était le seul endroit possible en effet mais tout de même pas évident.

Jerez est un peu dans le genre de Monaco ou Budapest voire Barcelone ou Abu Dhabi, c’est très complexe de passer. D’ailleurs en 1986 Mansell face à Senna, malgré les pneus agonisants du Brésilien, ne parvient pas à passer dans les ultimes tours et tente le coup dans la ligne droite des stands à l’aspiration.

Je vais regarder à nouveau la video sur youtube mais pour moi Villeneuve lance une attaque un peu désespérée ...

En tout cas, la popularité de Schumi en a pris en coup y compris en Italie, où fin 1997 les tifosi le considéraient à nouveau comme un intrus au sein de la Scuderia, comme à son arrivée fin 1995 où il remplaçait l’idole Jean Alesi.

Mais dès 1998 l’Allemand remettait les pendules à l’heure, montrant aux fans du Cavallino qu’il était bien un pilote d’exception. Malgré l’infériorité des Good Year face aux Bridgestone, il disputa le titre à Mika Hakkinen jusqu’à Suzuka, avec des victoires d’anthologie comme Buenos Aires, Silverstone ou Budapest.

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par bangs

le 7 janvier 2011 à 17H16

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

Après y a pas photos Schumacher est un pilote de légende. J’ai commencé à être persuadé en 2006 et depuis sa retraite. Villeneuve méritait sans doute moins le titre que le Kaiser, la Canadiens avait été très chanceux, je me rappel que ça m’avait frappé de voir autant d’abandon de leader. Le plus malchanceux était Hakkinen, une poisse incroyable en cette année 97. Quand on pense qu’il avait gagné sa première course à Jerez pour être double champion du monde les deux années suivantes.

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par AxelBorg

le 7 janvier 2011 à 18H11

Jerez 97, la théorie du complot de Fontana

En effet bangs, entre Silverstone et Nürburgring, le Finlandais aurait pu glaner 2 victoires de plus en 1997.

Cela dit pour Jerez il faut rappeler que David Coulthard a été contraint par Ron Dennis de s’effacer devant son coéquipier scandinave, après que Villeneuve ait laissé passer les McLaren dans l’ultime tour du GP d’Europe. La victoire d’Häkkinen n’était donc pas complètement méritée, le Finlandais étant 3e du GP à l’avant-dernier tour !

Ce geste du pilote Williams a d’ailleurs donné de l’eau au moulin de ceux qui dénonçaient l’alliance implicite des deux écuries anglaises.

Ce Grand Prix serait donc celui des alliances, McLaren- Williams vs Ferrari - Sauber ...

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