L’athlétisme féminin français va mal... de fausses excuses en vraies raisons
ça y est, les championnats d’Europe de Barcelone ont commencé mardi, je n’ai plus de vie car me voilà scotchée à l’écran tous les soirs. Cependant, les horaires tout méditerranéens des épreuves, imposés par la chaleur, me permettent de faire autre chose. Lu, cet article dans 20 Minutes intitulé "Athlétisme français: où sont les femmes?".
OK, force est de constater que les françaises ne brillent pas particulièrement ces dernières années en athlétisme. Nos formidables coureuses de fond, Christelle Daunay et Anne-Cécile Fontaine, ne doivent pas faire oublier le désert relatif des autres disciplines.
Une question de génération? Oui, sans doute, on ne peut pas avoir des pépites tous les ans.
Le haut niveau n’intéresse pas les femmes, tout simplement? Ceci, par contre, me semble trop facile. Un peu comme ce que j’entends depuis des années dans mon domaine: "Les femmes n’aiment pas les sciences et les technologies". Un peu comme ce qu’on entend quand on ose parler de plafond de verre: "Mais les femmes n’aiment pas le pouvoir!". Je suis bien plus d’accord avec l’entraîneur Jean-Pierre Perrin qui affirme:«Si elles ne font pas du haut niveau, c’est parce qu’on ne les intéresse pas au haut niveau». Ce même entraîneur fait également une remarque très pertinente, à savoir que l’entraînement des femmes est une spécialité en soi et que peut-être que l’encadrement n’est pas à la hauteur en ce sens. Voilà qui rejoint certains aspects défendus par Caroline Payot-Podevin, par exemple. Car un entraînement inadapté génère des contre-performances, mais aussi parfois perte de motivation et de confiance, voire des blessures...
Les femmes ont du mal à choisir entre famille et carrière sportive? Elles préfèrent faire des enfants jeunes plutôt que de s’engager à haut niveau?La première est évidente - pour tous, hommes et femmes -. Je ne sais pas sila secondeest vraie, mais si ça l’est, posons-nous les bonnes questions avant d’incriminer seulement les jeunes filles.
Le haut niveau est synonyme de grossacrifices, et ce pour tout le monde. On admet communément que c’est plus dur pour les femmes, et on s’en plaint, au lieu de chercher à changer ce préjugé purement sociétal.
Car premièrement, à l’âge où les sportives prennent généralementleur retraite elles peuvent encore faire des enfants. Et deuxièmement, les exemples de championnes qui renouent avec le succès après la maternité se multiplient, de Kim Clisjters à Paula Radcliffe... on en parle même sur le site de l’Equipe (sur le blog de Pascal Grégoire-Boutreau).
Quelle est donc cette société encore stéréotypée, oùdes jeunes filles de 20 ans choisissent de pouponner tout de suiteplutôt que de pratiquer à haut niveau un sport qui les passionne et pour lequel elles sont douées? En serait-il ainsi si les sportives étaient davantage reconnues et soutenues?*J’aurais bien aimé que l’article développe cette remarquede l’heptatlonienne Marie Colonvillé: «On n’est pas toujours traité sur le même pied d’égalité.»
*Cette question est pour toi, mon cher ami le sportif de canapé en charentaise,toi qui grommelle devant ta télé et sur Internetque les Français-e-s "n’ont pas la gagne" et "ne se donnent pas les moyens d’y arriver".
bon disons que la soirée d’hier brise un peu la thématique de l’article avec ce doublé des filles sur 100m....
mais quel régal que cette Equipe de France, hier les marathoniens comme les triple sauteurs ont fait bien plaisir !! dommage que france 3 ne comprenne pas qu’aujourd’hui la HD devrait être obligatoire pour des retransmissions de championnat d’europe
en croisant les doigts pour le reste de la compét, avec Diniz aujourd’hui et ptet un doublé inédit 100/200m pour Lemaitre
j’en suis la première heureuse ! même si les très bons résultats de Mang et Soumaré laissaient augurer d’un succès. tout n’est pas à jeter dans l’athlé féminin, et heureusement, mais il est vrai que les filles brillent moins que les garçons. et le problème de la défection des jeunes filles (encore plus que les garçons) dans l’athlé reste entier... http://entrees-en-lice.overblog.com/
http://entrees-en-lice.overblog.com/yep Gabrielle, ce n’est pas faux.... merci pour l’article au fait
penses tu que le relais 4*100 F ait une réelle chance de médaille ?
je ne suis pas experte, mais au vu des qualités de vitesse ça peut aller loin. :) après, reste l’entente entre les relayeuses et la préparation ; si ce n’est pas au millimère tout peut basculer...
Ou savoir si Arron va bouder le groupe du relais comme elle a fait pendant pas mal d’années.
Moctezuma,
Disons que c’est aussi la comparaison avec les précédents championnats d’Europe qui crée l’enthousiasme. Il y a 4 ans, c’était quoi 7-8 médailles et là c’est déjà le total actuel en sachant qu’il y a encore les relais, la perche, le 3000 steeple, le 200 m et j’en oublie avec des chances réelles de médailles, presque si tout se goupille bien le moyen de doubler les médailles avec en plus dans les médaillés des athlètes assez jeunes et qui sont encore perfectibles, on l’a encore vu hier avec tamgho qui reconnaît n’avoir pas bien géré son concours. Après oui, au niveau mondial, les 4 médailles hommes et femmes sur 100 m, tu ne les auras pas mais ils vont avec leurs performances s’aguerrir au contact des meilleurs dans les meetings et progresser.
Super cet aricle !
Enfin un sujet un peu frais, ça change !
Après il y a beaucoup de raisons qui peuvent expliquer la santé de l’athlé féminin français.
Est ce que tu penses que le fait que les compétitions féminines soient moins bien dotées et moins suivies par les médias joue par exemple ? Parce que se motiver pour une vie de sportive de haut niveau, sans espoir de gagner sa vie correctement, et, pire encore, dans l’anonymat, ça doit pas être très motivant...
Sinon je pense à la pression de la société actuelle qui ne propose aux femmes que 2 rôles, la maman et la putain. Quelle place pour la sportive là dedans ? Est ce étonnant de voir que si peu de jeunes filles se projettent dans ce rôle là après ?
ravie que l’article t’ai plu !
effectivement, déjà en athlétisme il est difficile de vivre de son sport (cf. la campagne de Romain Mesnil tout nu pour avoir un sponsor) et c’est plus dur pour les femmes : moins médiatisées, donc intéressant moins les annonceurs...
tu as également tout à fait raison sur la reconnaissance sociale qui fait défaut aux sportives : les préjugés restent énormes. la sportive ne peut ni être la maman ni être la putain : son corps n’est ni au service de la maternité si au service des hommes, elle lui appartient et elle le façonne pour le rendre performant, il n’est au service que d’elle-même. ce qui, inconsciemment, gêne.
(je me fais de la pub, mais j’essaie de parler un peu de ces stéréotypes sur mon blog, n’hésite pas à faire un tour !)
Finalement oui, tu as raison de le souligner, l’athlé féminin se résume à peu de choses... et encore, les sprinteuses hier au soir créent un peu la surprise en dégommant leurs records sur ces dernières courses.
Rajoutons à ceci Hin Dehiba sur le 1500m (revenue meilleure qu’avant après un contrôle positif). Lesueur qui s’est blessée juste avant les championnats alors qu’elle pouvait espérer à la longueur. Tu parles de Daunay sur marathon c’est juste. Mais après... ?
Déjà l’athlé féminin manque de grand leader, au plan sportif en France, la concurrence n’est pas relevée.
Dans l’état d’esprit, vouloir être la meilleure, faire des sacrifices (plus dur sur le plan sociétal et même corporel)...c’est plus compliqué pour la femme. Et elles ne trouvent pas la même "récompense" humaine et financière que chez les hommes.
Dans la course à pied, 75% du peloton est masculin. De plus, ça a tendance à bien s’équilibrer, les récompenses lors des remises des prix étaient moins importantes que chez les hommes.
De multiples facteurs sont à évoquer ! La génération actuelle est malheureusement assez faible
Merci pour l’article sur ce sujet là !
Un entraineur-athlète :)
oui, c’est un cercle vicieux : on veut croire que les femmes n’ont pas l’esprit de compétition et pour s’en persuader on décourage toute vélléité compétitive chez les filles en les encourageant à ne pas trop en demander, en leur répétant qu’elles sont plus fragiles, qu’elles ne supporteront pas la pression... des caractères comme la ténacité, la pugnacité ou la combativité sont des qualités chez un homme mais se transforment en "tête de mule", "harpie", "chiffonière" chez une femme.
Est-ce que ce n’est pas un problème de traversée du désert et de génération car la société n’a pas tellement changé depuis l’époque pas si lointaine d’une Pérec, d’une Girard, d’une Hurtis (qui est encore là)ou d’une Barber. Je rejoindrais l’idée qu’il manque peut être une ou deux têtes d’affiche qui tirent le reste vers le haut même s’il y a traditionnellement des disciplines où la France n’a jamais brillé chez les femmes (les lancers, les sauts hormis la longueur). Les deux médailles en sprint d’hier qui vont peut être s’accompagner d’un bon relais peuvent éventuellement aider à relancer la machine.
La maman et la putain ? Mais c’est vieux comme le monde, rien à voir avec la société actuelle. Quant aux résultats aux championnats d’Europe, ne pas oublier que ce sont que les championnats d’Europe, donc pas de quoi se palucher.
c’est vrai ça, au foot quand on a gagné l’euro, je m’en foutais...
Qu’est-ce que c’est après tout d’être le top de 500 millions de personnes dans une discipline ?
J’ai pas dit que je m’en foutais, juste que c’est pas tout à fait le même impact, idem pour l’Euro. Lemaître face à Bolt on a vu ce que ça donnait. Mais bon, il y a des disciplines dans lesquelles les Français sont vraiment les meilleurs du monde, comme la perche ou le triple saut et c’est une bonne nouvelle.
c’est vieux comme le monde mais ça régit encore notre société actuelle, donc le sport... je pensais aussi que c’était dépassé... mais plus je me penche sur le monde sportif (ça vaut aussi pour tout le reste mais le sport féminin c’est mon dada), plus ça apparaît flagrant !

> Bilan des transferts 2010 ...
TOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOR&nbs p;! VON KLOSE ! Haha à cause de cette moumoute de Fellaini qui p ...
> US Open , 1er tour : Pourquoi une telle réussite pour les français ? ...
Apparemment ici ils disent à peu près le contraire, les courts auraient été ralentis suite à l’ ...
> US Open , 1er tour : Pourquoi une telle réussite pour les français ? ...
Une peinture à micro pixels, késako ? S’il fallait donner crédit à toutes les rumeurs... ...
> MATCH ENTRE MAL CLASSES ...
> L’OM est-t-il le véritable patron ? ...
Salut bijness !Oui, pour le titre de Bordeaux, y a eu pas mal de chance, et aussi une aide arbi ...
> Bilan des transferts 2010 ...
...et Wolfgang Rolff qui s’est intelligemment intercalé entre Uli et Olaf Thon lors des hymnes ...
> Bilan des transferts 2010 ...
La meilleure de ses 6 séléctions. RFA-Espagne à l’Euro 1988. Demandez à Emilio Butragueno ce q ...
Bilan des transferts 2010 ...
Joueurs - Mario BALOTELLI (Inter Milan -> Manchester City) : le capricieux attaquant it ...
Les talents gachés du football Français ...
Stephane DALMAT :Né en 1979 dans la région de Tours, Dalmat commence le football à l’âge ...
L’OM est-t-il le véritable patron ? ...
Certes, face à Bordeaux, l’OM méritait peut-être mieux qu’un match nul, car avant d̵ ...





