Jürgen Melzer, ou le symbole de nouveaux espoirs déçus
De tous temps, la différence entre les grands champions et les grands joueurs ont toujours été dans la capacité des premiers à saisir les occasions de passer les paliers de la renommée quand l’occasion se présentait. D’autres, peut-être moins chanceux, peut-être moins talentueux, n’ont jamais réussit à passer ce cap. Lumière aujourd’hui sur un de ces joueurs, l’autrichien Jürgen Melzer.
De tous temps, la différence entre les grands champions et les grands joueurs ont toujours été dans la capacité des premiers à saisir les occasions de passer les paliers de la renommée quand l’occasion se présentait. D’autres, peut-être moins chanceux, peut-être moins talentueux, n’ont jamais réussit à passer ce cap. Lumière aujourd’hui sur un de ces joueurs, l’autrichien Jürgen Melzer.
Avant toute chose, et malgré tous les types de joueurs que le tennis professionnel (moins hétéroclyte qu’avant, mais toujours assez varié) peut offrir, il faut bien différencier deux catégories parmi eux: les joueurs talentueux (aptes à remporter les plus grands titres du fait de leur don inné, de leur volonté, etc...) et... les autres. Jürgen Melzer, puisqu’on parle de lui, fait partie des joueurs extrêmement talentueux. Et toutes les caractéristiques de son jeu le prouvent: une main au filet indéniable, un service solide sans être impénétrable et donc pas trop éprouvant comme celui d’un Isner, un coup tout à fait correct, et une vision du jeu qui a tendance à s’améliorer ces derniers temps.
Parmi ce type de joueurs, de grands champions naissent. Citons comme exemples "objectifs" (donc appartenant au passé tennistique) Boris Becker ou Pete Sampras. D’autres, malheureusement pour eux, restent dans l’anonymat historique destiné à ceux qui n’ont pas su se donner les moyens d’arriver à remporter de grands titres. On peut compter dans cette catégorie Marcelo Rios, ou plus récemment David Nalbandian, qui, à mon humble avis, est le deuxième plus grand joueur de "tennis pur" (à juger en ne regardant que certains points pour laisser de côté les caractéristiques mentale et physique) des années 2000. Jürgen Melzer est, toute comparaison disproportionnée gardée, un de ces joueurs qui n’a jamais réussit à éclore à temps, et pourra garder comme amertume de n’avoir jamais su porter son idée du jeu à l’échelon qu’elle mérite.
En effet, alors qu’aujourd’hui, l’autrichien a déjà 29 belles années derrière lui, il vient à peine de franchir un cap révélateur: celui de la première semaine en Grand Chelem. Après onze (!) tentatives infructueuses (de l’Open d’Australie 2004 à Wimbledon 2009 inclus), Melzer parvient, en sortant David Ferrer à Roland Garros le samedi 29 mai 2010, à se qualifier pour la première fois en seconde semaine d’un Grand Chelem. Mais pourquoi une telle attente? Il est difficile de répondre à une telle question, mais je veux montrer par cet article que le tennis est parfois bien souvent affaire de déclics. Alors qu’il ne gagne son premier 3° tour qu’au bout de sa douzième tentative, il gagne celui qui suit, un mois plus tard à Wimbledon, pourtant contre Feliciano Lopez, très bon joueur de gazon. On est en droit de se demander quelle aurait été la carrière de l’autrichien si un surplus de mental et de volonté l’avaient porté à la victoire lors de ses cruelles déceptions de Wimbledon 2005 (défaite contre Coria après avoir mené deux sets à zéro) et de Roland Garros 2008 (lorsqu’il mène un set à zéro puis deux sets à un, en dominant Monfils outrageusement, avant de céder 6-0 dans la quatrième manche qu’il laisse filer, puis la cinquième 6-2, durant laquelle il ne parvient plus à être dans le match) entre autres.
Jürgen Melzer est donc un "joueur-déclic". Peut-être un homme qui ne croit pas assez en lui pour aller encore plus haut. Et des joueurs comme celui-là, nous en connaissons beaucoup d’autres. Le plus parfait exemple en cette période est sûrement Robin Söderling, totalement inapte à un bon parcours en Grand Chelem jusqu’à sa victoire contre David Ferrer (tiens, encore lui...) au 3° tour de Roland Garros 2009, avant d’empiler, en six tournois, deux finales, deux quarts et un huitième! Ces "joueurs-déclics", en opposition à ceux qui grappillent du terrain progressivement (Davydenko, Almagro, etc...) prouvent un fait porteur d’espoir: il suffit d’un jour, un bon match, un coup droit inhabituel sur une balle de break, pour qu’enfin, le champion qui réside en chaque joueur professionnel éclose finalement et ait son mot à dire dans la cour des grands. Ensuite, ce n’est qu’affaire d’âge, car alors que Söderling a sans doute encore bien des matchs à remporter et des exploits à écrire, il semble que Melzer se soit réveillé bien tard. De plus, l’autrichien a beaucoup de mal à assumer ce nouveau statut de top 20 qui lui colle à la peau: une défaite sans illusions marquée du fer rouge de la victime expiatoire face à Federer à Wimbledon, mais surtout une occasion fabuleuse ratée de prendre 200 points au classement ATP face à Golubev, n°82 mondial, à Hambourg dimanche dernier. Défaite que n’importe quel top 15 se doit d’éviter lorsqu’il veut assumer ses ambitions, et ce quelque soit le niveau de son adversaire. Deux faits d’arme peu flatteurs et peu rassurants, en bref...
Jürgen Melzer est comme un symbole passager de tous ces joueurs qui, arrivant à tenir leur rôle de favori, tout fraîchement acquis, pendant un certain temps, tremblent une fois arrivé devant la dernière marche. L’histoire du Tennis regorge de ce genre de péripéties, de ce genre de joueurs qui ont réussit le plus dur, mais qui flanchent au moment d’enfin en retirer tous les bénéfices. Un peu comme l’attaquant qui sort le smatch de revers à 30A, puis qui, sur la balle de break, met la balle dans le filet alors qu’il est sur sa ligne de service, et qui finit par... ne pas breaker.
Jusqu’où ira Jürgen Melzer? Sa tendance plus que prononcée à se tourner constamment vers son clan lors des matchs dénote une réelle lacune en mental. Ce qui est fortement handicapant. Son jeu, au contraire, a tout pour déranger les meilleurs s’il est à son niveau le plus haut. Désormais arrive la saison sur dur américain, où les surprises sont bien plus rares, à cause de nombreux paramètres, comme la surface assez commune, ou encore la forme des meilleurs joueurs, qui ne sont pas encore épuisés par toute une longue saison. Cette période de l’année est souvent un révélateur pour voir si un joueur est potentiellement capable de faire partie des grands, ou non. L’autrichien, qui, à l’US Open 2008, avait mené deux sets à zéro face à Murray, futur finaliste, avant de céder le match, dans une amère sensation d’illusion fanée, sera bien évidemment à surveiller lors des deux Masters et de l’apothéose New-Yorkaise. Est-ce qu’enfin, il pourra assumer et s’établir comme un pion majeur du grand échiquier tennistique? Son rôle aura-t-il une importance lors de cet US Open qui s’annonce plus ouvert que jamais, en l’absence concrète du tenant du titre del Potro, et vue la méforme actuelle du meilleur joueur des ces six dernières années, Federer? Le decoturf nous livrera la réponse d’ici quelques semaines.
ouais interessant ! Cela se joue au mental ! Y a ceux qui a 18 ans font un quart en GC(ou une demi ou une finale) et laissent passer des occase se disant y en aura d autres ! Au final RIEN. Schuetler l allemand demi finaliste a Wimbledon 2008 a t il connu d autre demi avant celle la ?
Berdych a RG 2010 a connu sa premiere demi aussi (apres plus de 10 GC joués....) je pense qu ils sont loin d etre les seuls ! Le must de MELZER etait face a NOLE ..De 2 manches a rien il s est accroché pour l emporter en 5 sets ! Il a été costaud pour finir epuisé : face a Nadal il etait cuit ! Je crois que l article l illustre fort bien.
Y a des joueurs qui brillent tot (Chang , Becker , Nadal...)
Y a des joueurs qui brillent un peu tardivement ( Federer,...)
Y a des joueurs qui brilleront (episodiquement) et tres tardivement (Davidenko,Melzer,Santoro,Soderling...)
Je crois que la formation tennistique et le mental expliquent cela !
Ya ceux qui a 25 ans se forgent encore ,
Ya ceux qui a 17-19 ans ont deja une bonne maturité tennistique pour glaner des titres
Y a ceux qui au dela de 25 ans parvienne a la maturité !
LE must c est d enchainer les perf ! Une fois qu on eclot (tot ou tardivement) il faut enchainer les perf
Bon résumé. En général, les cadors sont forts dès le plus jeune âge. Sans doute parce que pour être un champion, il faut être mature très jeune.
ou est l admin ? ? ?pour recaler mes articles il est FOORT !!!
Mais regardez ce qu il laisse publier !
TRISTEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!

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