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le 23/07/2010

Ces circuits oubliés du passé


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Monaco, Silverstone, Monza et Spa Francorchamps sont les quatre piliers du championnat du monde F1, le dernier nommé ayant remplacé dans la légende le grand Nürburgring, qui serpentait au milieu des collines de l’Eifel ... Avant la création du championnat du monde de F1, en 1950, bien des circuits ont fait parler d’eux ...

- AVUS (Berlin): c’est en 1909 que la société AVUS commence l’étude d’un circuit dans les quartiers ouestde Berlin. Construit sur une lande de sable, mis en service en 1921, l’AVUS accueillera deux fois le Grand Prix d’Allemagne, en 1926 et en 1959, édition qui verra la mort du pilote niçoisJean Behra. Ecrasé par le majestueux circuit duNürburgring, mis en service en 1927, l’AVUS fut transformé en 1936. Le virage nord fut converti en banking surélevé de 43°. Surnommé le mur de la mort, ce mur permettait d’atteindre des vitesses vertigineuses ...

- Linas Montlhéry: à l’endroit où le duc de Bourgogne, Charles de Téméraire, fut dévoré par les loups en 1477, après une défaite contre le roi de France, Louis XI, fut construit un autodrome. Le circuit de Linas Montlhéry accueillit plusieurs fois le championnat de France de cyclisme, puis le championnat du monde de cyclisme sur route, en 1933, qui vit la victoire du coureur français Georges Speicher. Accueillant le Grand Prix de l’A.C.F dès 1925, l’autodrome de Montlhéry vit la mort tragique du grand pilote italien Antonio Ascari la même année, père du futur double champion du monde de F1, Alberto Ascari (1952-1953). Crée en 1924, le circuit était à l’origine un anneau de vitesse, afin de permettre aux Français debattre les records de vitesse établis à Indianapolis aux Etats-Unis, Monza en Italie ou encore Brooklands en Angleterre.

- Autodromo di Mellaha (Tripoli): depuis 1911, la Libye était devenue une colonie italienne, avant même l’arrivée de Benito Mussolini au pouvoir, en 1922. C’est à Tripoli, face à la Méditerranée, qu’un Grand Prix se déroulait dès 1925 dans la capitale libyenne, puisà partir de 1933sur le circuit de Mellaha, autour du lac éponyme. En 1935, Rudi Caracciola remporta la victoire à Tripoli, sur Mercedes,après plusieurs mois d’inactivité suite à une grave blessure à la jambe.

- Pescara: ce situé de 25 km de long était situé face à la côte Adriatique. Considéré comme le circuit le plus dangereux dans l’Histoire du sport automobile, le tracé de Pescara passait entre les villages des alentours de la capitale des Abruzzes. Le Grand Prix de Pescara, plus connu sous le nom de Coppa Acerbo, fut organisé dès 1924. Le jeune Guy Moll, espoir de la Scuderia Ferrari, trouva en 1934 la mort à Pescara, qui accueillit une fois le championnat du monde de F1, en 1957.

D’autres circuits ont accueilli les gladiateurs de la vitesse et leurs bolides à partir de 1950

- Aintree (Liverpool): hôte du Grand Prix de Grande-Bretagne, Aintree était un circuit niché à l’intérieur du champ de course d’un célèbrehippodrome. En effet, situé au nord de Liverpool,Aintree est un des lieux phares du sport hippique en Angleterre! En 1955, un doublé Mercedes inaugura le palmarès de ce circuit, Moss gagnant devant Fangio, le premier pensant que le second l’avait laissé gagné à domicile, pour sa première victoire dans l’élite des pilotes. Mais Fangio eut l’élégance suprême de ne jamais avouer son cadeau. A noter qu’un seul homme a concouru à Aintree à cheval et en Formule 1... l’Espagnol Alfonso de Portago, marquis de son état, cousin de Juan Carlos et septième dans l’ordre de succession à la couronne d’Espagne laissée vacante par Alphonse XIII, pendant la dictature de Franco.

- Charade (Clermont-Ferrand): le circuit auvergnat, tracé à flanc de volcan, était un petit Nürburgring. Très vallonné, le circuit de Charade fut plusieurs fois l’hôte du Grand Prix de France.

- Montjuich (Barcelone): perché sur la colline de Montjuich, le circuit catalan a accueilli quatre fois le Grand Prix d’Espagne de F1, en alternance avec son homologue madrilène, Jarama. La dernière édition d’une course de F1 à Montjuich eut lieu en 1975.

- Nivelles-Baulers: dans l’ombre de l’écrin des Ardennes, Spa-Francorchamps fabuleux toboggan plébiscité par les pilotes, le circuit de Nivelles, situé près de Bruxelles, fut par deux fois l’hôte du Grand Prix de Belgique, en 1972 et 1974. Les deux courses organisées à Nivelles furent remportées par Emerson Fittipaldi. Mais, en comparaison d’un juge de paix tel que Francorchamps, Nivelles était bien fade, et peu apprécié des pilotes.

- Pedralbes (Barcelone): Pedralbes accueillit le Grand Prix d’Espagne en 1951 et 1954. Le circuit fut cependant construit en 1946 dans les faubourgs de Barcelone, au nord ouest de la ville, près du parc royal de Pedralbes, ancienne résidence du roi Alphonse XIII.

- Reims Gueux : créé en 1925, le circuit champenois fut modifié en 1950 pour contourner le village de Gueux. Empruntant deux routes départementales, le circuit de Reims verra la victoire triomphale des Mercedes en juillet 1954 (doublé Fangio - Kling), pour le grand retour des flèches d’argent en compétition. Utilisé pour la dernière fois en 1966 par le championnat du monde, le circuit rémois a aussi été l’hôte des championnats du monde de cyclisme sur route, en 1958. La victoire fut remportée par le coureur italien Ercole Baldini.

- Rouen les Essarts: Fangio en 1957, Ickx en 1968 remportèrent en Normandie deux victoires mémorables ... Le circuit de Rouen, et sa vertigineuse descente duNouveau Monde, ressemblait un peu au grand Nürburgring. Virages coriaces, descentes, montées ... Cependant, il ne s’imposa jamais de façon pérennecomme hôte du Grand Prix de France, pas plus que Montlhéry, Reims Gueux, Charade, Dijon Prenois, le Castellet ou Magny-Cours.

D’autres circuits, certes peu intéressants du point de vue du pilotage, étaient fort pittoresques, notamment Riverside en Californie, ou encore Anderstorp en Suède.

par AxelBorg
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par Jayce

le 23 juillet 2010 à 10H42

Ces circuits oubliés du passé

Bonjour Axel. Les circuit de Rouen-Les Essarts et de Charade furent tous les deux marqués du même mal. Ils n’étaient pas des circuits permanents, et empruntaient des voies de circulation, ce qui rendait impossible la sécurisation des courses. Plus plaisant que son homologue, le circuit de Rouen-Les Essarts fut condamné en 1968 après l’accident mortel de Jo Schlesser.

En effet, le Français, brûlé vif dans sa Honda après avoir perdu une roue, fut le quatrième pilote tombé en course en quatre mois, après Jim Clark (7 avril 1968), Mike Spence (7 mai 1968), Ludovico Scarfiotti (8 juin 1968) et enfin Schlesser le 7 juillet 1968.

D’ailleurs, Guy Ligier nomma toute ses monoplaces des initiales JS correspondant à son ami mort sur le circuit normand.

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par AxelBorg

le 23 juillet 2010 à 10H53

Ces circuits oubliés du passé

Salut Jayce,

Oui quelle horrible loi des séries pour cette saison 1968. En effet le JS était un hommage de Guy Ligier envers son ami Jo Schlesser.

Les circuits non permanents que tu évoques existent toujours à travers l’Albert Park de Melbourne, le circuit Gilles Villeneuve de l’Ile Notre-Dame à Montréal, ainsi que bien sûr Singapour, Valence et Monaco !

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par dodo

le 23 juillet 2010 à 10H46

Ces circuits oubliés du passé

Cela ne nous rajeunit pas tous ces noms de circuit.

En France, on peut aussi citer le circuit de Pau régulièrement utilisé pour des courses de catégorie inférieure et celui de Dijon-Prénois qui a été le théatre des premiers succès de Renault et sui a été témoin d’une passe d’armes extraordinaire entre (de mémoire) René Arnoux et Gilles Villeneuve.

Par contre Axel, j’ai un petit doute sur l’endroit de la mort du duc de Bourgogne que je situais plutôt à Nancy

fr.wikipedia.org/wiki/Charles_le_T%C3%A9m%C3%A9raire

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par dodo

le 23 juillet 2010 à 10H48

Ces circuits oubliés du passé

avec le lien corrigé

http://fr.wikipedia.org/wiki/C...

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par AxelBorg

le 23 juillet 2010 à 10H54

Ces circuits oubliés du passé

@Dodo,

Oui je n’ai pas cité Dijon-Prenois, mais bien entendu il a forgé le mythe de la F1, avec ce fameux duel Gilles Villeneuve - Arnoxu dans l’édition 1979 du GP de France.

Dijon fut aussi l’endroit où Alain Prost remporta son premier succès en F1, en 1981.

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par AxelBorg

le 23 juillet 2010 à 17H20

Ces circuits oubliés du passé

Concernant l’autodrome de Linas Monthléry, il est désormais utilisé par des écoles de pilotage pour des stages de Formule Renault.

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par xhming

le 31 juillet 2010 à 10H20

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