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le 19/07/2010

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...


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Excellent pilote, le Belge n’avait pourtant pas l’envergure d’un champion du monde. Comme Berger, Capelli, Brundle, Alboreto ou Patrese, il eut la malchance d’appartenir à la même génération que quatre monstres sacrés du pilotage: Alain Prost, Nelson Piquet, Nigel Mansell et Ayrton Senna ... Dommage, car Boutsen fut le plus grand talent produit en F1 par la Belgique après la retraite de Jacky Ickx.

Né à Bruxelles le13 juillet1957, Thierry Boutsen débute en 1983 en F1, chez Arrows.

En 1985, le pilote wallon perd un ami en la personne de Stefan Bellof. L’Allemand de Tyrrell décède à Spa Francorchamps dans une course de sports-prototypes, au volant d’une Porsche 956. Coéquipiers dans ces 1000 kilomètres de Spa, Boutsen et Bellof étaient en lutte avec la Porsche officielle de Jochen Mass et Jacky Ickx. C’est en tentant un dépassement osé au Raidillon de l’Eau Rouge que Bellof est victime de l’accident qui lui sera fatal.

En 1987, Boutsen rejoint l’écurie Benetton Ford. Dès 1988, le pilote belge monte sur ses premiers podiums (Canada, Japon).Mais Boutsen n’est qu’un simple challenger derrière Senna et Prost.

Boutsen se révèle doncêtre un des meilleurs éléments du championnat B, qui se joue derrière les invincibles McLaren Honda MP4/4 turbode Prost et Senna.

Avec Berger (Ferrari), Piquet (Lotus Honda), Capelli (March Judd), Alboreto (Ferrari) ou Mansell (Williams Judd), le Belge est donc un des principaux animateurs de la meute des poursuivants.

En 1989, Boutsen est appelé chez Williams Renault en remplacement de Nigel Mansell, parti à la Scuderia Ferrari aux côtés de Gerhard Berger. L’écurie de Didcot vient de s’allier au constructeur français. Le V10 atmosphérique du Losange va vite progresser. Directeur de Renault Sport, Patrick Faure a promis au PDG de Renault, Raymond Lévy, un titre mondial dès 1991. Faure ne se trompera que d’un an dans sa prédiction... Williams et Renault gagneront la couronne suprême en 1992.

En cette saison 1989, Boutsen décroche sa première victoire en Grand Prix ... au bout du 95e essai. Alors que le circuit Gilles-Villeneuve est noyé par la pluie, Ayrton Senna domine au volant de sa McLaren Honda. Mais le champion brésilien, virtuose dans ces conditions d’adhérence précaire, est trahi par son moteur à trois tours du but.
Boutsen hérite du commandement de ce Grand Prix du Canada 1989au moment idéal. Williams et Renault obtiennent leur première victoire commune à leur sixième essai, la première d’une liste de 63 succès (jusqu’en 1997). Riccardo Patrese, deuxième, permet à Williams-Renault de faire le doublé. Patrese va ensuite consolider sa troisième place chez les pilotes, qu’il gagnera de haute lutte face à Nigel Mansell, pourtant victorieux deux fois en 1989, à Rio de Janeiro et Budapest.

En fin de saison, le scénario canadiense reproduit à Adelaïde. Sous une pluie apocalyptique, Senna émerge du chaos ... mais il s’accroche avec Martin Brundle. Thierry Boutsen remporte sa deuxième victoire dans l’élite et termine la saison au cinquième rang, entre Mansell et Nannini.

En 1990, Williams ne confirme pas les promesses entrevues en 1989. Ferrari, renforcée par l’arrivée de Prost, se pose en premier challenger de McLaren Honda. Alors que son coéquipier italien Patrese s’est imposéà Imola au printemps, Boutsen remporte une victoire de consolationdevant Senna à Budapest, sur le tourniquet hongrois. Ce sera son troisième et dernier succès en catégorie reine.

En 1991, Boutsen aurait pu rejoindre Ferrari comme coéquipier d’AyrtonSenna, si l’affaire s’était conclue entre la Scuderia et le champion brésilien. Mais il n’en fut rien ...
Considéré comme trop tendre en piste par Frank Williams, amateur de pilotes guerriers de la trempe d’Alan Jones et Keke Rosberg, Boutsen est débarqué au profit de Nigel Mansell, de retour au bercail après deux ans de purgatoire à Maranello.

Dommage pour Boutsen, car en 1991, la puissance du fabuleux moteur V10 RenaultRS3, conjuguée au recrutement d’Adrian Newey pour le développement du châssis Williams, donne une impulsion décisive à l’écurie anglo-française. Mansell se pose en premier challenger d’Ayrton Senna (McLaren), sachant que Prost et Ferrari tombent de Charybde en Scylla.

Comme beaucoup de pilotes avant ou après lui (Johansson chez Ferrari etMcLaren, Frentzen chez Williams, Herbert chez Benetton, Capelli chez Ferrari ou encore Kovalainen chez McLaren), Boutsen n’a pas réussi à confirmer au sein d’un top team les espoirs entrevus plus loin sur la grille ...

Contraintde signer dans une écurie de moindre prestige, Ligier, Boutsen voit logiquement ses résultats décliner en 1991-1992. En 1993, chez Jordan, le pilote belge est surclassé par son jeune coéquipier Rubens Barrichello, qui monte tout son potentiel dès son troisième départ en F1, sous la pluie de Donington Park (quatrième derrière Senna, D.Hill et Prost). Débarqué par Eddie Jordan au profit d’Ivan Capelli, Boutsen se reconvertit en endurance.

Il atteint plusieurs fois le podium des 24 Heures du Mans, courant pour Peugeot, Porsche et Toyota. Lors de l’édition 1999 de la course sarthoise, Boutsen est victime d’un grave accident sur Toyota, pendant la nuit. Le pilote belge, à quarante-deux ans, ne tente pas plus longtemps le diable. Il ne rejoindra pas au palmarès ses compatriotes Olivier Gendebien et Paul Frère, plusieurs fois vainqueurs sur le double tour d’horloge avec la Scuderia Ferrari.

Aujourd’hui, Thierry Boutsen s’est reconverti dans la vente d’avions d’affaire. Quant à la Belgique, elle attend toujours un successeur à Ickx et Boutsen, les deux seuls pilotes qui ont pu faire résonner la Brabançonne sur un podium de F1.

David Saelens n’avait jamais réussi à franchir l’ultime marche vers l’élite des pilotes, malgré de belles promesses entrevues en F3000 (ancêtre de la catégorie GP2). Eric Van de Poele, pris dans la catastrophe Brabham en 1992 avec Damon Hill (l’écurie ne pouvait plus payer ses dettes, ses camions étant bloqués à Imola, le dernier Grand Prix se courant à Silverstone) ne put longtemps défendre les couleurs belges en F1, pas plus que Bertrand Gachot, l’homme qui permit indirectement à Michael Schumacher de débuter en F1 en 1991. De passeport français mais de licence belge, Gachot était pilote chez Jordan en 1991. En août 1991, entre les Grand Prix de Budapest et Spa, Gachot eut une altercation avec un chauffeur de taxi londonien, utilisant du gaz lacrymogène pour se défendre. Emprisonné par la justice britannique, il dut interrompre sa carrière, ce qui ouvrit la voie au recrutement de Michael Schumacher par Eddie Jordan, après un efficace lobbying de Willi Weber, manager du pilote allemand,et de Jochen Neerspach, son responsable de l’époque chez Mercedes.

Jérôme d’Ambrosio, actuel pilote de GP2 et essayeur du Renault f1 Team,représente un espoir certain, mais pour le moment, la Belgique est toujours orpheline deBoutsen ...

par AxelBorg
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par Jayce

le 19 juillet 2010 à 14H33

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Thierry Boutsen n’est pas vraiment à considérer, selon moi, comme un pilote dont le souvenir est vif. Car, Axel, comme tu le révèles, il n’a jamais pu confirmer les espoirs mis en lui. Michele Alboreto ou encore Gerhard Berger ont prouvé bien plus de choses dans la durée, malgré la domination des Mansell-Piquet-Prost-Senna.

Trop tendre et trop irrégulier, pas assez "guerrier", Boutsen a quitté la F1 par la petite porte, ne pouvant lutter sur le terain du panache avec ses contemporrains.

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 14H39

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Salut Jayce,

Alboreto aussi a déçu. En 1985, il a failli être champion du monde, battu par Prost en fin de saison mais souvent trahi par son V6 turbo Ferrari.

Par la suite, il fut surclassé en 1987-1988 par Gerhard Berger, considéré comme un grand espoir de la F1 avant de se casser les dents sur Ayrton Senna entre 1990 et 1992 chez McLaren. Par la suite, Berger resta un pilote de bon niveau mais psychologiquement, il avait été très éprouvé par le comparatif avec Senna, et négocia bien son contrat à son retour chez Ferrari en 1993, cohabitant ensuite avec Jean Alesi jusqu’en 1997 (chez Ferrari jusqu’en 1995, puis chez Benetton Renault).

Boutsen, pour moi, c’est le pilote assez rapide en vitesse pure mais pas assez fort mentalement face à un coéquipier, ni sur d’autres points (mise au point technique, science de course) ... Et surtout pas capable de fédérer tout un garage. Mais à l’époque, seuls Senna et Prost pouvaient s’en vanter, même Nigel Mansell, pilote d’une dimension supérieure au champion belge, ne possédait pas une telle qualité, apanage de titans du calibre de Senna, Prost ou M.Schumacher par la suite. On le voit également avec Kimi Raikkonen, aussi talentueux en vitesse pure qu’un Mansell, mais moins charismatique qu’un Alonso dans une équipe de mécaniciens et d’ingénieurs de piste.

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 14H42

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

De toute façon, avant que son record ne soit battu par Jean Alesi (1995), puis Mika Hakkinen (1997), Rubens Barrichello (2000), Giancarlo Fisichella (2003), Jarno Trulli (2004), Jenson Button (2006) et enfin Mark Webber (2009), Boutsen est le pilote qui a le plus attendu sa première victoire, 95 courses (Canada 1989 donc).

Son succès sur le circuit Gilles Villeneuve était de plus assez heureux, suite à la casse du moteur V10 Honda de Senna.

Parmi la liste des pilotes cités plus haut, qui ont connu leur premier succès tardivement, seuls Hakkinen et Button ont pu accéder au titre suprême, la couronne mondiale ... Barrichello et désormais Webber ont glané quelques victoires, les autres n’ont jamais vraiment confirmé, notamment Jean Alesi ...

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 14H50

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Avant Boutsen, Nigel Mansell aussi avait été une Arlésienne, décrochant sa première victoire en F1 avec Williams Honda au GP d’Europe 1985, à Brands Hatch, alors qu’il avait débuté dans l’élite en 1980 !!

Comme Hakkinen ou Button après lui, Mansell continua sur d’autres victoires (31 au total) et gagna le championnat, en 1992, après trois échecs cuisants contre Prost en 1986, Piquet en 1987 puis Senna en 1991.

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par Ditch

le 19 juillet 2010 à 14H50

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Salut Axel,

Merci pour cet article sur Boutsen qui me rappelle des souvenirs...J’ai en effet découvert la F1 fin des années 80 et j’étais un grand supporter de mon compatriote au combien correct et sympathique. Il lui manquait en effet quelque chose pour être au top mais si on pouvait avoir un type comme lui qui fait 4ème ou 5ème du championnat de F1 à l’heure actuelle, ce serait du luxe en Belgique !

Je n’ai jamais très bien compris pourquoi c’est lui qui fut évincé en 91 de Williams et non Patrese qui pour moi faisait moins de résultats que le belge (surtout en 90). Tu apportes ici un élément de réponse par rapport à son caractère et sa relation avec Frank Williams.

Il a en effet gagné 3 GP mais celui en 90 à Budapest reste celui dont je me rappelle le plus car il était parti en pôle et était parvenu à contenir les assauts de Senna durant toute la course, sans commettre d’erreur, prouvant ainsi qu’il était un très bon pilote.

Ensuite, engagé dans de petites écuries, il ne pouvait naturellement plus rivaliser.

Petite remarque tout de même : Thierry Boutsen est francophone mais pas "wallon". Il est en effet "Bruxellois". Ca paraît compliqué de l’extérieur mais en Belgique, ce sont des régions différentes ! ;-)

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 15H02

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Salut Ditch,

OK merci, pourtant je sais que Bruxelles est la 3e région du pays, mais j’en ai déduit trop vite que Boutsen était wallon du fait de sa francophonie.

Pour Budapest en 1990, belle victoire en effet avec Williams Renault, mais sans diminuer son mérite, il faut toutefois rappeler que le tourniquet magyar aide grandement l’auteur de la pole, comme à Monaco. Le Hungaroring est un dédale, un enfer de virages où il est presque impossible de dépasser. De plus, Senna faisait une belle opération face à Prost dans l’optique du championnat avec cet accessit.

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par Interimlover

le 19 juillet 2010 à 15H31

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Culture (langues) et institutions politiques ne s’épousent pas (encore ?) parfaitement en Belgique (avis perso : heureusement !). Y a bien une "frontière" linguistique, mais pas (encore ? - et je doute que ça arrive un jour...) de "purification", ouf (mais certains Flamands en veulent, no doubt) !

Y a des Wallons germanophones, par exemple (avec des prérogatives politiques purement culturelles)... Des Flamands plus francophones qu’un Parisien (les "fransquillons")... Des Wallons de Flandre (qui préfèrent parfois les Flamands) et des Flamands de Wallonie (qui préfèrent souvent les Wallons)... Un broll pas possible, tu es tout à fait pardonné Axel ;o)

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par Interimlover

le 19 juillet 2010 à 15H25

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Jamais aimé Boutsen. Je suivais vaguement la F1 à l’époque, et oui : ce manque de panache, ce côté "épicier"... A côté de Senna ou Mansell : quel gouffre !

Par contre le souvenir (’tention, hein : DU TOUT spécialiste, bibi) d’une bonne réputation rayon réglages.

Budapest : le souvenir, aussi, d’un Senna qui l’avait certes titillé quelques tours de piste, avant d’assurer tranquillement sa deuxième place. Ils étaient (excellents) amis, aussi... Ca a pu jouer ?

Me semble quand même que c’est sa plus belle victoire : la pole d’abord, puis il joue la tête de A à Z. Canada, Australie : aléas de la course un peu beaucoup décisifs, comme tu le rappelles... Ca fait partie de la course, mais Budapest semble combien plus acquis "à la régulière". Son chef-d’oeuvre, on va dire. Ca me paraît peu quand même, en situe les limites...

Reste un mec correct a priori, humainement très bien, tranquille, appliqué, sérieux, pépère, bonne chair... Un Belge, quoi, mais belge mode bonne société bourgeoise bruxelloise ; rien du Belge-Striptease, quoi ;o)

Et surtout, rayon talent et charisme, à mille encablures d’un Jacky Ickx, a priori...

Apparemment : y a d’ailleurs guère que la très urbaine Bruxelles pour nous donner de vrais bons pilotes de F1. Bizarre ! Flandre et Wallonie : rallymen.

Me semble que de gros moyens (pour une fois !) avaient été réunis, y a une dizaine d’années et à l’instigation d’un groupe influents de mécènes issus du monde des affaires, pour stimuler la course automobile en Belgique. Ambition ultime : retrouver un pilote en F1...

Reste du travail, hein... ;o)

Dernier pilote belge en F1, c’est pas un gars à lunettes ? ? ? Et bruxellois d’ailleurs, encore ?

Son nom m’échappe... mais VandePoele n’est pas le dernier : suis sûr et certain !

Circuit de Budapest, quelle purge... Sortais avec une Magyare du coin, y a une dizaine d’années, ai donc quelque peu "vécu" à deux pas du circuit... Non seulement, le tracé semble franchement bof bof... mais les à-côtés du Grand Prix (prostitution juste GLAUQUISSIME), my god...

Comprends pas qu’Ecclestone ne gicle pas le bazar. Rien d’un philanthrope, évidemment, rien à battre du sort de ces pauvres filles, le Bernie... mais cette épreuve a si peu pour elle, mon dieu...

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 15H29

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Salut interim,

En effet, impossible de comparer Ickx et Boutsen, tellement le premier nommé était supérieur en virtuosité, en panache, en charisme mais aussi en palmarès in fine.

Pour le Hungaroring, j’y suis allé en 2003 le jeudi avant le GP, je devais partir le vendredi (dégoûté !) ... A 40 km de la magnifique ville qu’est Budapest, mais perdu dans la campagne ... J’ai ramené un tee-shirt McLaren en souvenir, quelques jours avant la victoire d’Alonso, sa première en F1, avec la Renault R23. Le jeudi, c’était ambiance mitoyenne entre camping, festival de musique à la Woodstock, bière frites saucisses à volonté, avec un gros environnement germanophone ... C’était marrant de voir les techniciens de TF1 déballer leurs matos près des gradins tous vides ...

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par Interimlover

le 19 juillet 2010 à 15H39

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Philippe Adams ? ? ?

De mémoire : c’est ça.

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 15H46

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

ça me dit rien ce Philippe Adams. Pour Boutsen, épicier est peut être un peu sévère, mais bon il n’avait pas le panache de Senna, Mansell ou Keke Rosberg, c’est clair. Et comme il ne compensait pas non plus par l’intelligence de Lauda ou Prost, au final on a un pilote de bon niveau, mais pas un champion du monde.

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 15H48

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

@interim,

petite parenthèse foot sur cet article consacré à Boutsen, je t’avais répondu sur le sujet Gre-no-li pour la comparaison Suédois / Danois, j’aimerais bien avoir ton avis sur John Hansen, ancien canonnier de la Juve des années 50. Tu pourras certainement m’en apprendre encore sur lui.

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par Interimlover

le 19 juillet 2010 à 16H04

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Tu me prêtes trop de vertu, Axel (je t’avais d’ailleurs lu) : m’est gloablement inconnu au bataillon, cet Hansen !

Foots scandinaves : je les redécouvre, approfondis... Des discussions ici, qui m’ont ouvert à ce besoin pour comprendre le mien (rapports professionnalisme-résultats des foots du Nord... le Suédois semblant d’ailleurs assez exceptionnel).

Mais je lis, je lis... Dès que j’en sais plus, tombe sur un truc traitant de ce gaillard-là : me souviendrai de toi.

Sinon, question : Gunnar ( ?) Andersson ? Marseille ? fin 50’s-début 60’s ?

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 16H08

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Dans mes souvenirs, Gunnar Andersson c’est le début des années 50 à l’OM en effet. Canonnier d’exception, comme le Vélodrome en a connu et aimé par la suite, je pense à Josip Skoblar, Jean-Pierre Papin, Alen Boksic, Sonny Anderson, Tony Cascarino, Didier Drogba ... et tant d’autres attaquants de classe, les Jairzinho, Enzo Francescoli, Chris Waddle, Rudi Völler, Fabrizio Ravanelli.

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par Jayce

le 19 juillet 2010 à 17H25

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Axel, de mémoire je crois que Jean Alesi a remporté son premier (et seul) GP lors de son 91ème départ... Comme tu le dis assez justement, Alboreto, avant de plonger, a disputé la couronne en 85 face à Prost. Berger quand à lui, aurait pu prétendre selon moi au titre, mais de mon avis, le grand Autrichien a eu un excès d’humilité face à Senna et Prost. Néanmoins, avec 10 victoires entre 1987 et 1997 (je crois) en GP, il est d’un autre calibre que Boutsen.

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par AxelBorg

le 19 juillet 2010 à 17H34

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

@Jayce,

Oui tu as raison pour Alesi en effet, le record ne fut donc battu que par Hakkinen en 1997.

Pour Berger, je me souviens d’une interview de lui en 1990 où il avait pris conscience du gouffre qui le séparait de Senna. Le seul panache de Berger ne suffisait pas, là où l’exceptionnelle virtuosité de Senna derrière un volant, fort d’une dextérité digne des plus grands as, lui permettait de creuser un écart en qualif comme en course chez McLaren.

Mentalement, Berger avait accusé le coup, comprenant qu’il devrait se battre plus fort que jamais. Par la suite, il choisit de se distinguer autrement, par un personnage plein d’humour, une sorte de fou du roi Ayrton à la cour McLaren ... Cruel destin que celui de Berger, espoir déchu contraint d’exister par le rire, écrasé par le génie du prodige Senna. L’homme de Sao Paulo était un pilote d’une toute autre dimension, qui avait même réussi à épuiser Prost !

Plus tard, en 2002, il avait expliqué qu’Ayrton avait beaucoup plus d’expérience que lui en compétition automobile. Senna avait débuté derrière un volant à 4 ans, Berger à 21 !

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par AxelBorg

le 20 juillet 2010 à 09H50

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Rumeur inquiétante vue ce matin à la TV (à confirmer). Le GP de Monaco serait menacé dans l’optique du championnat 2011. J’espère qu’Ecclestone se rendra compte de la folie d’une telle décision ...

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par Killranger

le 22 juillet 2010 à 07H39

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

Est ce réellement un drame AxelBorg ?

j’ai toujours eu du mal avec ce genre de circuit, où il est quasi impossible de doubler et où le plus souvent , une pôle suffit à s’assurer une victoire>...

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par AxelBorg

le 22 juillet 2010 à 09H36

Thierry Boutsen, un Manneken Pis au milieu des géants ...

@Killranger,

Oui c’est comme si Wimbledon disparaissait du GC ! Je suis certain que beaucoup de gens trouvent le jeu sur gazon sans intérêt, mais pourtant Wimbledon est indissociable du jeu de tennis, comme l’est Monaco pour la F1 !

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