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le 12/03/2010

Merci Didier !


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2007.Fin de la coupe du monde et du même coup de l’ère Laporte.A cette occasion, plusieurs leaders de combat de XV de France annoncent leur retraite: Ibanez, De Villier, Pelous et Betsen.Ajoutez à cela les graves blessures de Milloud et de Marconnet, et vous aurez une idée de la tache qui attendait Didier Retière.Presque trois ans plus tard, le pack tricolore est, si ce n’est la, une référence mondiale.Comment?Le point étage par étage.

1) Première ligne:

Au talon, il fallait remplacer le capitaine Ibanez.Dimitri Szarzewski le parisien l’a très bien fait en tant que titulaire pendant deux ans avant de perdre sa place au profit du revenant William Servat.Deux talonneurs très différents mais toutà fait complémentaires.Là où le toulousain impressionne par sa densité et son assurance sur les phases de conquète, le parisien lui brille par son punch et son dynamisme.La notion de titulaire disparaissant, mais l’ordre est important(!)tant la duréede jeu est similaire ou quasiment.Servat jouant environ 45 minutes avant de céder la place au "tsar".Pendant ces 40 premièresminutes,la mission du toulousain est de fatiguer le rideau adverses par ses constantes avancée.Quand c’est fait, est que l’essouflement se fait sentir, l’entrée de Szarzewski doit être vécu comme un cauchemare par les adversaire tant le parisien est dynamique et actif.Son role étant "d’achever", tant offensivement que défensivement, l’équipe adverse.Aucune nation au monde n’a une paire au talon aussi complémentaire.A part, peut etre, la Nouvelle Zélande avec l’attelage Hore/Mealamu.Pour le numéro 3, le catalan Guirado tient la corde face à Kayser.En effet, il est un mélange de Servat et de Szarzewski.A savoir la densité du toulousain et en même temps le punch du parisien.Il est jeune mais a vraiment un très belle avenir.Attention tout de fois à un autre jeune, le berjallien J-P Genevois qui, une fois à Toulon, aura encore plus l’occasion de se montrer.Donc aucun problème chez les numéro 2!

Pour les piliers, c’est certainement là où la tache a du être la plus compliquée pour l’entraineur des avants.En effet, quasiment tous les hommes de BernardLaporte était indisponible.Seul restait le phare catalan Nicolas Mas valeur sûr à droite.Mais lorsdu premier match contre l’Ecosse, sont titularisé deux nouveaux: Faure à gauche et Brugnaut à droite.Force est de constater que c’est un échec.Notre mêlée prend l’eau contre les peu redoutés Ecossais, et la France encaisse même un essai de pénalité contre son homologue Irlandaise.Contre l’Angleterre à Paris, la mêlée bleue est tout de suite prises en grippe par l’arbitre et se fait sanctionner quasiment toute la rencontre.Et c’est là qu’intervient Didier Retière, il a alors l’idée de lancer un total inconnu qui joue à Auch: Fabien Barcella.En deux rencontres, l’élève d’Henry Broncan étale quelques promesses.Notamment une capacité de déplacement impressionnante.Ensuite, petità petit les places sont prises.Faure perd sa place au profit du néo biarrot Barcella qui se bonifie de rencontre en rencontre.A droite, avec Mas, Lecouls est essayé et est convaincant, mais un sombre imbroglio médical prive la France d’un véritable destructeur droitier en mêlée.C’est d’ailleur tout à fait regrettable!Il n’empèche que à son rythme, tranquillement les bleus s’améliorent.Ils dominent complètement les argentins etles australiens à Paris lors de la série de tests d’automne 2008.Un autre jeune arrive alors, un "petit" dans le monde moderne des piliers géantsou règnent les Johnston, Castrogiovanni, Hayman ou encore Sheridan.Ce "petit" c’est le clermontois Domingo.Mesurant 1m75 et pesant 110 kg, il a àjouer contre des adversaires de 1m90 qui dépassent généralement les 120 kg.Qu’a cela ne tienne!Domingo y va s’en complexe se fait une place au soleil et retourne comme des ameçons ses adversaires!Avec une mobilité à peine moindre que celle de Barcella s’il vous plait.Une seule petite remarque concernant Domingo, il semble ne plus du tout cultiver sa polyvalence droite /gauche en match.Esperons qu’il le fasse à l’entrainement.Donc, à la fin du tournoi 2009, la hiérarchie des piliers semble etre celle la:à droite Mas et Marconnet.Ce dernier revenant de blessure pour un héroique match contre les Gallois afin de prouver une fois de plus sa valeur.Rappellons que avant sa chute à ski, le parisien était considéré comme le meilleur pilier du monde.A gauche Barcella et Domingo.Et c’est la que le travail de Didier Retière et des ses gros commence à payer.Les bleus vont gagner chez les blacks en les martyrisant devant à Dunedin.Barcella faisant vivre un calvaire au pauvre Tialata..Lors du second test, la performance est similaire, mais les black véxés repondent ce qui donne lieu à un match épique sous la pluie où le combat d’avant est d’une rare intensité.Lors de la tournée d’automne, la première ligne bleue est fantastique contre des Boks néanmoins usés.Malheureusement, contre la Nouvelle Zélande, elle prend une lecon d’intelligence comme le diront les joueurs après coup.Mais le travail est bon.Comme on peut le voir dans ce tournoi 2010 ou la première ligne francaise a pris le dessus sur tout ses adversaires.Mais le travail, comme toujours en rugby n’est pas bon uniquement du numéro 1 au 3.Du 4 au 5 aussi il est excellent.

2) Deuxième ligne:

Introniser Lionel Nallet comme capitaine est un geste fort de la part deMarc Lièvremont.En pleine forme avant et pendant la coupe du monde son faible temps de jeu pendant la coupe du monde a du etre très difficile a vivre pour le Castrais.Il est donc revanchard comme jamais pour le tournoi.Et case voit.Leader de combat et montrant l’exemple, le nouveau capitaine fait un tournoi exceptionnel.Il est alors l’un des tout meilleur du monde.Indiscutableadepte de montrer l’exemple plutot que de faire de long discour, le Castrais est au sommet de son art.Reste à combler le poste à coté de lui.Jérome Thion, homme clef sousLaporte, qui semble destiné à continuer son bout de chemin n’est pourtant pas choisi.Lièvremont et Retière lancent alors un immense espoir: Loic Jacquet en même temps que la poutre Arnaud Méla.Devant les résultats moyens, ils rappellent un grand déçuPascal Pape.Malheureusement il fait un match et se blesse.Pour longtemps.Donc, Didier Retière rappel le capitaine biarrot Thion.Pour des résultas en progrès mais toujours pas faramineux.A noter, pas de Chabal, pourtant consideré comme seconde ligne par l’encadrement.Le barbu de Sale fera son retour lors e la tournée estivale en Australie.Il y marque des points.A noter également que le toulousain Millo-Chluski devait etre testé, mais à l’instar de Pape, une blessure l’en a empéché.Ce n’est que parti remise.Pour les tests d’automne2008, il fait parti du trio avec: le capitaine Nallet et Chabal.Lors d’une sérieuse revanche contre les argentins, le cinq de devant francais fait une très belle performance contre la référence argentine.C’est le même trio qui joue le tournoi 2009.Et c’est décevant.Nallet ennuyé par une blessure aux cotes n’a plusson niveau, Chabal montre qu’il n’est pas encore un deuxième ligne complet et Millo-Chluski joue peu et se blesse alors que le staff voulait le tester pour le choc contre l’Angleterre.Faisant fit des reultats, l’encadrement choisi pour la tournée d’été Millo-Chluki, Chabal, et en l’absence du capitaine bléssé, relance PascalPape.Et là, le travail de Retière paye une fois de plus.Romain Millo Chluski se révèleincroyablement solide à droite et Pape effectue un bon retour.Chabal quand a lui confirme que son role d’impact player, même si il ne lui plait guère, lui va a merveille.L’horizon s’éclairci donc aussi en seconde ligne: les titulaires étant Nallet et Millo-Chluski.Chabal est un ton en dessous mais reste 3eme dans la hiérachie devant Pape.Pour les tests d’automne 2009, confirmation.Nallet et la poutre toulousaine font un match fantastique contre les boks et Chabal apporte tout son punch en deuxième mi-temps.Remarquons au passage la similarité de Chabal et de Szarzewski.La notion de titulaire disparaissant dans le rugby moderne, le coaching ayant toute son importance, ces deux joueurs semblent idéals en tant qu’"impact player" ce qui n’a rien de péjoratif!Alors que la bonne formule semble être trouvée, deux blessures viennent enrayé le monde merveilleux des secondes lattes bleus.Les blessure de Chabl et Millo-Chlusky en début de tournoi et celle après deux rencontre de Pape.Et c’est la encore qu’il faut remarquer le travail fantastqiue de Didier Retière.En effet, en dépit du changement des hommes, le systeme est toujours aussi performant.Avec le retour en forme olympique (alors qu’il n’est plus castrais) de Lionel Nallet, Julien Pierre a été excellent contre les Gallois.Assez pour de nouveau renverser l’ordre?C’est à voir.Du 1 au 5 le travail est excellent, passons maintenant a un gros morceau.

3) La troisième ligne :

Tout d’abord, une évidence.Le talent de Thierry Dusautoir.Il a sauté à la face de la planète ovale en quart de final de la coupe du monde contre les Blacks.Un nombre de plaquage record (qui bat celui de la réference Betsen), dont un magnifique en planche sur Jerry Collins (les amateurs s’en souviennent!).Donc, avec le toulousain,le XV de France possède un flanker adepte des taches obscuresde classe mondiale, très fort dans les rucks et au plaquage.Autour, c’est moins évident.Le nouveau staff lance un autre champion du monde catégorie -21: Fulgence Ouedraogo.Le pendant rugbystique deJean Tigana.Comprenez l’homme aux trois poumons!Ungabarits trop légerpour le rugby moderne diront les mauvaise langues, mais quel talent!Une présence de tous les instants (eternel premier soutient), de belles promesses en touches et de surcroit un caractèreaffirmé pour le capitaine de son club.La première pioche est doncla bonne pour l’autre poste de flanker.Ouedraogo se situant dans la lignée d’OlivierMagne.Pour le troisième ligne centre c’est plus compliqué.Aucun candidat ne s’impose lors du tournoi 2008.Vermeulen se blesse rapidement et ne sera plus rappellé.Le jeune, puissant et prometteur Picamoles est lancé et la valeur sûr Bonnaire est toujours présente, en desous de son niveau habituel mais bien présente.Unhomme va mettre tout le monde d’accord: Imanol Harinordoquy.Rappelé pouraller au casse pipe en Australie, lebasque bondissant marque des points.Beaucoup de points.Il est maintenant indiscutable à son poste.Il joue tout le tournoi 2009.Les anglais disent même qu’il est dans la forme de sa vie en cette année 2010!La troisième ligne idéale pour le staffest donc: Dusautoir/Harinordoquy/Ouedraogo.Seulement, lors des absences du derniersur blessure, l’attelage Dusautoir/Picamoles/Harinordoquy, qui semble plus complémentaire sur lepapier, fait des étincelles (contre l’Argentine et l’Afrique du Sud; deux matches où Picamoles est désigné homme du match).Maisl’encadrement ne bronche pas, ne doute pas et ne change pas.Fulgence Ouedraogo est toujours titulaire.Et c’est très bien comme ca!Ce n’est pas pour rien si laFrance est si forte défensivement.C’est que la troisième ligne est performante.Les détracteurs du montpelierain devrait se repasser les deux matchs de cet été contre les Blacks où Ouedraogo a été incroyable de présence et d’abattage!Les kilos ne font pas (encore?)tout, et c’est tant mieux!Remarquons quela troisième ligne est adaptable.Si le choix de la puissance est fait, alors Picamoles est aligné.Au contraire, le marathonien Ouedraogo, est aligné quand il y a plus d’espaceà couvrir.Mais les entraineurs voulant mettre en place un jeu de mouvement, le choix de la mobilté de Ouedraogo est compréhensible est justifié.N’oublions pas non plus Julien Bonnaire qui après une période post coupe du monde délicate, revient à un très bon niveau.Au point de sortir Picamoles des 22.Et non pas une conséquence de l’affaire Bastareaud comme l’a dit le séléctionneur.Sa polyvalence et sa présence en touche sont un atout.Enfin, derière, le jeune disciple de Bonnaire à Clermont,Alexandre Lapandry s’aguérit petit à petit au niveau international et fait de plus en plus d’apparitions.

En conclusion, comme le disait Yannick Bru au lendemain de la brillante victoire contre l’Irlande.La force du XV de France actuellement est son paquet d’avants.Donc merci Didier!Un petit regret cependant pour les passionés de rugby: ne pas avoir vu ce que les avants francais auraient faitl’automne dernier faceà des Boks moins usés, moins éreintés par une saison marathon...Cela aurait été un choc de titans...

PS: rmerci égalementà Arthur.M qui ma donné l’idée de cet article

bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par chano56

le 12 mars 2010 à 10H08

Merci Didier !

Bon état des lieux de la mise en place du pack français.

Ce qui est intéressant dans le parcours de Rétière, c’est que voilà un gars qui n’a jamais été international, qui a même peu de vécu de l’élite française en tant que joueur mais qui prouve qu’une haute connaissance du jeu n’est pas forcément liée à la pratique du haut niveau.

Son autorité morale et le travail fourni doit surement être associé à un discours de haute valeur rugbystique pour avoir de tels résultats.

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par Christian Cullen

le 12 mars 2010 à 11H38

Merci Didier !

belle analyse, pas grand chose à ajouter.

Comme toujours, un match de Rugby se gagne d’abord devant et l’ampleur du score est le fait des trois-quarts.

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par Capitaine Sum

le 12 mars 2010 à 11H50

Merci Didier !

Bonjour à tous.

Merci, merci, encore merci. Super article qui nous fait un état des lieux parfait des gros. Secteur parfois difficile à observer pour les non-spécialiste de ce sport.

J’ai surtout aimé le paragraphe sur les piliers, car j’étais un peu perdu dans la hiérarchie. Barcella et Domingo sont vraiment impressionnants, ils ont pas des gabarits monstrueux mais font vraiment peur aux adversaires. Dommage qu’ils jouent tout les deux à gauche, bien que j’ai appris que Domingo, pouvait faire jouer la polyvalence. La mêlée me semble juste moins impressionnante à droite...

Pour la troisième ligne c’est vrai que l’attelage Dusautoire-Picamoles-Harinordoquy à vraiment de la gueule, niveau puissance c’est du très lourd. Mais le basque bondissant me semble moins efficace côté fermé, c’est le problème quand on a deux très bon 8 dans lune équipe. Ouedraogo est un joueur que j’aime beaucoup aussi, et surtout je pense qu’il a encore une bonne marge de progression... mais je le répète je suis fan de la puissance de Picamoles et Harinordoquy, Dusautoire étant indiscutable.

Sinon tu m’as fait ouvrir les yeux sur l’excellent travail de Retière que je n’avais même pas remarqué. A quand le même article pour les lignes arrières ?..

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par steynthebest

le 12 mars 2010 à 12H11

Merci Didier !

Je crois que c’est Roncero qui a dit que dans un match, les avants gagnent l’argent et les trois quarts le depensent !

Chano56, outre le travail et le soucis du détail, c’est la prise de risque qui est louable !Allez chercher des jeunes et sans expérience pour les lancer à l’internationl c’est risqué.Surtout que les critiques fusaient.On peut remarquer que Martin Johnson et son encadrement lui n’arrive pas a prendre ce risque

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par chano56

le 12 mars 2010 à 12H28

Merci Didier !

Bien d’accord.

La prise de risque est évidente mais elle est à associé à la pédagogie employée en direction de ces jeunes qu’on souhaite promouvoir.

Un grand joueur n’est pas forcément un grand pédagogue, c’est ce que je voulais signifier. C’est une chose d’appliquer, c’en est une autre d’expliquer. Ta comparaison Rétière/ Johnson tombe à point pour l’illustrer.

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par el zanck

le 12 mars 2010 à 15H15

Merci Didier !

Merci pour l’analyse, je partage globalement tout ce que tu dis.

En gros, devant c’est verrouillé pour le 5 de devant, Rétière ayant choisi un 5 surpuissant en mêlée fermée, avec des 2èmes lignes très forts en défense et en déblayage, et un talonneur qui avance sur tous les ballons (Servat)

Je trouve juste qu’on oublie la touche. Lièvremont l’a un peu sacrifiée au profit de la mêlée fermée. en gros, ni Nallet, ni Millo, ni Chabal ne sont des gros sauteurs, ce qui expliquerait que quand Ouedraogo sorte, on prenne Bonnaire et Lapapndry, mais pas Picamoles, sinon il n’y a plus qu’un sauteur de haut niveau dans l’alignement(Harinordoquy)..

En ce qui concerne la 3ème ligne, Harinordoquy est très en forme depuis le tournoi 2009, et indiscutable, Dusautoir est un joueur important (mais un peu plus à la peine ces derniers temps)

Après, on peut évidemment choisir entre Ouedraogo et Picamoles selon l’objectif, mais j’ai peur que Picamoles soit victime d’un facteur que tu oublies.

Il semble maintenant avéré que Si Bastareaud joue, Picamoles ne joue pas et inversement.

Je ne crois pas que, Ouedraogo blessé, on fasse appel à Lapandry et Bonnaire avant Picamoles sur la seule base de leur talent pur ou de leur profil de joueur...

Il n’est pas derrière ces 2 joueurs dans la hiérarchie.

Il y a autre chose, autre chose qui s’est passé en Nouvelle Zélande.

Et ben c’est bien dommage...

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