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le 1er/03/2010

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham


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Dans le temple de Twickenham, les Français n’ont pas que de bons souvenirs face leur ennemi juré, l’Angleterre mais une date fait office d’exception, le 31 octobre 1999 lorsque le XV de France a réussi le plus gros exploit de son histoire dans une demi-finale de Coupe du Monde inoubliable face... à la Nouvelle-Zélande.

Pour comprendre le niveau de la performance réussie ce jour là par les Bleus, il faut replanter le décor. La France sortait d’un Tournoi des Six Nations catastrophique avec seulement une victoire in extremis pour trois défaites dont deux concédées dans son jardin du Stade de France face au Pays de Galles et à l’Ecosse. Pire, quatre mois avant cette demi-finale devenue légendaire, la France s’est rendue en Nouvelle-Zélande lors d’une tournée estivale qui s’est soldée par la plus lourde défaite de son histoire (54-7).

Après trois matchs de poule remportés sans convaincre face au Canada (33-20), la Namibie (47-13)et les Iles Fidji, contre qui elle a eu toutes les peines du monde à s’imposer (28-19), la France évita encore un gros morceau en quart de finale en se voyant affronter l’Argentine. Le XV tricolore n’a pas laissé passer sa chance d’atteindre le dernier carré pour la troisième fois de son histoire en dominant les Pumas (47-26).

Face à lui se dressait alors un obstacle monumental. Les All Blacks, grands favoris en 1995, avaient dû s’incliner en finale face aux Springboks, ce qui allait réconcilier l’Afrique du Sud toute entière, comme l’a récemment relaté Clint Eastwood dans son film en hommage à Nelson Mandela, Invictus. Pas question pour les partenaires d’Andrew Mehrtens de connaitre une nouvelle désillusion cette fois-ci.

Après un succès facile sur les Iles Tonga (45-9), une victoire (30-16) à Twickenham face à l’Angleterre, une humiliation (101-3) infligée à l’Italie qui venait pourtant d’obtenirson droit d’entrée dans le Tournoi des Six Nations, et un dernier succès (30-18) en quart de finaleà Murrayfield face à l’Ecosse, la Nouvelle-Zélande se présentait en grandissime favorite au moment d’affronter la France, dont la présence en demi-finale était essentiellement dû à un calendrier plus favorable. Les journalistes se préparaient alors à un massacre et les paris fusaient en faveur des Blacks.

Le début de match va pourtant leur donner tort. A la suite d’une percée exceptionnelle de Christophe Dominici qui va réaliser deux cadrages-débordements d’école, la France va inscrire le premier essai de la rencontre par l’intermédiaire de Christophe Lamaison. Mais la star de cette Coupe du Monde, l’ailier Néo-zélandais Jonah Lomu, déjà auteur de six essais, va alors entrer en scène de manière fracassante. Un raffut, un crochet intérieur, huit Français autour de lui sans personne pour le prendre et le joueur maori va inscrire son premier essai. Dès le début de la seconde mi-temps, le monstre Néo-zélandais va se distinguer à nouveau. Jeff Wilson va récupérer un ballon dans son propre camp sur un dégagement de Lamaison, combiner avec le puissant ailier un redoublement de passes, lui redonner et le joueur d’origine tongienne va échapper à deux adversaires et naviguer dans la défense tricolore lors d’une course detrente mètres pour finalement marquer son deuxième essai individuel. La Nouvelle-Zélande menait alors 24 à 10.

Comment imaginer alors que les Français, si approximatifs et enclins à commettre des fautes depuis le début de la compétition, seraient capables de revenir dans le match. Et pourtant... Après avoir fait preuve de patience et de lucidité en inscrivant deux pénalités et deux drops pour recoller au score grâce à "Titou" Lamaison, le XV de France va être submergé par une atmosphère magique et désormais tout va lui réussir. Le rebond capricieux du ballon termina ainsi dans les bras de Dominici après un coup de pied astucieux dans le dos de la défense de Fabien Galthié pour permettre à la France depasser entête au tableau d’affichage. Les Français, euphoriques, n’allaient dès lors plus rien lacher, animés par le sentiment que rien ne pouvait leur arriver. Un nouvel essai de Richard Dourthe qui se jeta avec une envieet un enthousiasme sur le ballon en disait long sur l’état d’esprit des Coqs qui marchaient sur l’eau, inscrivant même un dernier essai en contre par l’intermédiaire de Philippe Bernat-Salles, soit 33 points consécutivement face à la meilleure équipe du monde! La réduction du score des hommes en noir par Jeff Wilson ne changea rien, l’équipe de France tenait son exploit majeur (43-31) au terme d’une rencontre formidable, au scénario incroyable et au dénouement inoubliable.

Comme en 1987 où après avoir battu les Wallabies chez eux au même stade de la compétition, la France s’était lourdement inclinée en finale face aux All Blacks, elle ne va pas rééditer sa performance face à l’Australie quelques jours plus tard en finale à Cardiff. La France n’a donc pas réussi à inscrire son nom au palmarès mais en ce jour d’octobre 1999, elle a laissé une empreinte émotionnelle qui ne s’effacera jamais où pour la première et dernière fois de l’histoire, on entendit les Anglais présents à Twickenham scander "Allez les Bleus, Allez les Bleus". Magnifique!

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par AxelBorg

le 1er mars 2010 à 11H23

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

Je ne suis pas fan de rugby, mais j’ai vu cette rencontre ... Quel match, quelle intensité dramatique. Voir Dominici et ses coéquipiers renverser la montagne Lomu et tous les All Blacks, quel incroyable souvenir !

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par lezardos

le 1er mars 2010 à 11H25

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

un souvenir exceptionel, quel match !

on en a déjà parlé ici, mais c’est sans doute le match le plus fort émotionnellement parlant que j’ai vu (enfin à condition de supporter la france of course) ; sur l’essai de dominici, qui a tout lancé, on a eu de la chance, mais ces allblacks semblaient invincibles

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par cyril

le 1er mars 2010 à 12H46

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

Probabale que les NZ n’étaient pas prêts à avoir une telle résistance et ont déjoué complètement lors de la remontée des français avec de spectaculaires contre-performances individuelles comme Umaga. L’absence de Marshall ne les avait sans doute pas aidés dans ce domaine. Le souvenir aussi d’une deuxième mi-temps sans faute de main de la part des français. Un bien bel exploit à une époque où les nations du Sud semblaient franchement intouchables.

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par AxelBorg

le 1er mars 2010 à 12H50

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

Oui et non, car les NZ avaient déjà rencontré une franche résistance de la part de l’Angleterre, quelques jours plus tôt en poules.

Les All Blacks avaient battu le XV de la Rose, mais en puisant dans leurs ressources.

Et pourtant, avec Mehrtens, Lomu et Umaga, ils semblaient intouchables ...

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par cyril

le 1er mars 2010 à 13H03

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

Certes Axel et les écossais aussi avaient bien résisté mais pas au point qu’on puisse croire qu’ils allaient les battre : les anglais avaient pris 20 points face aux Sudafs, qui avaient fini dernier cette année là du TRi Nations. La France avait aussi pris une rouste mémorable quelques temps auparavant contre eux (52-10 je crois) et l’auteur rappelait la déculottée de Wellington (et le fameux "j’ai dirigé une équipe de cadets" de Skrela).

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par Christian Cullen

le 1er mars 2010 à 13H20

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

il faut relativiser un peu le carton qu’avait subi la France en Nouvelle-Zélande puisque c’était au cours d’une tournée estivale. Les organismes étaient fatigués du coté des Bleus pour qui la saison se terminait alors qu’au contraire, les All Blacks étaient en pleine préparation en vu du Tri Nations.

Malgré tout, la Nouvelle Zélande était archi favorite au moment de jouer cette demi-finale même si elle n’avait pas fait la même impression qu’en 1995 où elle avait broyé tous ses adversaires jusqu’en finale et notamment l’Angleterre en demi avec 4 essais de Lomu et un score de 36 à 3 à la mi-temps.

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par AxelBorg

le 1er mars 2010 à 20H17

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

Oui mais bon les Blacks sont quasiment toujours favoris du Mondial

En 1995, en 1999, en 2007, avec trois ratages au final dont deux contre la France ...

Seule exception, le Mondial 2003, dont l’Angleterre était favorite. On connaît la suite, Wilkinson a porté son pays jusqu’à la couronne mondiale, ce que Lomu n’a pu faire pour la NZ.

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par cyril

le 1er mars 2010 à 13H26

31 octobre 1999, le miracle de Twickenham

Oui certes pour la tournée estivale mais attention il y avait une coupe du monde en octobre donc des places à prendre cette fois-ci. Bon en tout cas, cela reste un drôle d’exploit avec un très beau jeu pratiqué par les français (qui plus est)

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