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le 22/02/2010

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes


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Petit retour sur les grandes équipes des trente dernières années.

Entre le début officiel de l’ère Open et sa véritable généralisation se sont écoulées quatre longues années (1978-1972), au cours desquelles différents circuits professionnels se concurrençaient entre eux et concurrençaient le circuit «amateur», en particulier les Grands Chelems et la Coupe Davis. Une fois le ménage fait, la légitimité de ces grandes épreuves n’allait pas toujours de soi. L’Australian Open, en particulier, a longtemps souffert de son éloignement et de sa place dans le calendrier (qui a changé plusieurs fois), et n’a réellement attiré tous les meilleurs - ou presque - qu’à partir de 1983.

La Coupe Davis a également souffert de l’interdiction longtemps faite aux meilleurs joueurs de jouer pour leur équipe nationale. Les années 70 ont été, pour l’essentiel, une longue période de transition au cours de laquelle les grands champions n’intégraient pas forcément la Coupe Davis dans leur calendrier. De fait, peu d’équipes et peu de rencontres de cette époque restent dans les mémoires, les duels entre les meilleurs y étant chose rare. Une exception notable reste la finale de 1972, où les Américains Stan Smith et Tom Gorman affrontent les Roumains Ilie Nastase et Ion Tiriac à Bucarest, à une époque où Smith et Nastase luttent pour la suprématie mondiale. La Coupe Davis a également été parfois la victime d’un contexte géopolitique donné (c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui, avec la rencontre Israël-Suède jouée à huit-clos en 2009); ainsi la finale de 1974 ne fut pas jouée par l’équipe d’Inde, qui refusa d’affronter l’Afrique du Sud en protestation contre le régime d’apartheid.

Mac l’étendard

Il convient ici de rendre hommage à un homme, John McEnroe, qui se déclare prêt à jouer pour son pays dans n’importe quelle circonstance, avant même de remporter son premier tournoi du Grand Chelem. L’amour national chevillé au corps, il apporte au total cinq Saladiers à l’équipe des Etats-Unis, dont quatre (1978, 1979, 1981, 1982) en tant que joueur de simple. Associé à Peter Fleming, il constitue également l’une des meilleures équipes de double de tous les temps, qui fait merveille en Coupe Davis.

Un de ses plus beaux matchs en Coupe Davis reste sa victoire en cinq sets sur Yannick Noah (vainqueur de Roland Garros quelques mois plus tard) lors de la finale 1982, disputée à Grenoble sur terre battue.

L’épopée suédoise

Bjorn Borg emmène son pays à la victoire en 1975, mais il est un peu isolé et, malgré 33 victoires consécutives en simple, il ne peut durablement consacrer la Suède en tant que nation dominante du tennis. En revanche, les années 80 voient fleurir une génération de champions inspirés par son modèle. Mats Wilander, jeune vainqueur de Roland Garros 1982, et Stefan Edberg, jeune vainqueur de l’Australian Open 1985, sont les fers de lance d’une formidable équipe alliant complémentarité et esprit d’équipe, et disposant au choix de deux équipes de double (Edberg-Jarryd et Wilander-Nyström) titrées en Grand Chelem.

Finalistes malheureux de l’édition 1983, ils prennent officiellement le pouvoir l’année suivante face aux Etats-Unis des frères ennemis John McEnroe et Jimmy Connors, littéralement étrillés. C’est lors de cette finale que McEnroe connaît l’une des trois défaites de sa saison 1984, face à Henrik Sundström. Ils conservent le Saladier l’année suivante, perdent leur titre de justesse en 1986 face à l’Australie emmenée par Pat Cash, mais remportent l’édition 1987, face à l’Inde en finale.

L’âge d’or du tennis allemand

L’équipe de RFA se signale en atteignant la finale en 1985, au cours de laquelle Boris Becker domine Edberg et Wilander. Le champion allemand ne perdra au total que deux simples à enjeu, en 1987 face à Sergio Casal et en 1995 contre Paul Haarhuis, et restera l’un des plus grands champions de l’histoire de la Coupe Davis.

En 1988, l’équipe de RFA crée la surprise en dominant la Suède sur ses terres 3/0, puis conserve son titre l’année suivante à domicile contre cette même équipe suédoise, avec un Becker stratosphérique, qui réalise peut-être à cette occasion les deux plus beaux matchs de sa carrière en écrasant Edberg et Wilander. Cette campagne allemande de 1989 est également marquée par un match de légende entre Becker et Agassi, en demi-finales, le premier l’emportant après avoir frôlé la défaite au troisième set.

Becker, star adulée dans son pays, prend de la distance par rapport à l’épreuve à partir de 1990, sans doute afin de gagner en tranquillité. Mais Michael Stich conduit l’équipe d’Allemagne à une nouvelle victoire en 1993. Les deux champions, dont l’inimitié fait les choux gras de la presse allemande, ne feront cause commune que lors de la campagne de 1995, où ils s’inclineront en demi-finales face à la Russie à l’issue d’un cinquième set dramatique que Chesnokov finit par remporter (14/12) contre Stich. L’Allemagne n’atteindra plus jamais la finale...

La Dream Team

Au début des années 90 apparaissent successivement au palmarès du Grand Chelem quatre champions américains, Michael Chang, Pete Sampras, Jim Courier et André Agassi. Sans avoir à constituer un esprit d’équipe à toute épreuve (ils luttent entre eux pour la suprématie du tennis), ils vont faire de l’équipe des Etats-Unis la meilleure des années 90. Titrée une première fois en 1990 avec notamment André Agassi, la délégation américaine impose surtout sa suprématie lors de l’édition 1992, avec les quatre Mousquetaires membres du Top Ten, accompagnés de John McEnroe en double... Le surnom de Dream Team est une référence à l’équipe de basket américaine, récemment couronnée de l’or olympique aux Jeux de Barcelone.

Vulnérable lorsqu’elle n’est pas au complet, cette équipe s’impose à chaque fois que ses champions décident de faire cause commune. Ainsi la campagne de 1995 est illuminée par la présence des deux rivaux pour la première place mondiale Agassi et Sampras. Courier remplace Agassi pour la finale, jouée à Moscou, au cours de laquelle Pete Sampras se signe en gagnant trois points de manière extraordinaire. Meurtri du peu d’écho inspiré par ses exploits, Sampras prendra par la suite de la distance, d’autant plus qu’il se blessera lors de la finale 1997. La domination de cette équipe n’en est pas réellement une dans les faits, comme en témoigne la défaite cuisante à domicile subie des mains de la modeste équipe d’Italie en demi-finale de l’édition 1998, en l’absence des ténors de l’équipe.

L’épopée suédoise, deuxième période

Suite au déclin de Mats Wilander, l’équipe de Suède rentre un peu dans le rang, tout en restant une prétendante sérieuse à la victoire. Emmenée par Stefan Edberg dont la retraite approche, elle remporte l’édition de 1994, face à une équipe de Russie incarnée par un Kafelnikov encore un peu tendre. Vaincue de justesse lors de l’édition 1996 par la France au terme de l’une des plus belles finales de l’histoire, la Suède reprend vraiment le pouvoir en 1997 en atomisant 3/0 les Etats-Unis de Sampras et Chang, et conserve son titre sans trop de soucis en 1998. Ses fers de lance sont alors Thomas Enqvist (joueur irrégulier en tournoi mais très dur à battre en Coupe Davis) et Jonas Björkman (n°4 mondial en 1997, mais également l’un des meilleurs joueurs de double au monde). Au-delà de ses talents individuels, la grande force de cette équipe de Suède reste son esprit d’équipe, toujours valable aujourd’hui.

Le renouveau du tennis australien

Les trente dernières années sont traversées par la constance de l’équipe australienne qui, dans le prolongement de l’époque dorée des années 50-60 a aligné une kyrielle de champions avec une constance impressionnante. Pat Cash, en particulier, emmena son pays à la victoire en 1987. Suivirent deux finales, en 1990 et 1993. Mais c’est en 1999, avec Patrick Rafter, Mark Philippoussis, Lleyton Hewitt et la meilleure paire du monde en double Woodforde-Woodbridge, que cette équipe redevient durablement une prétendante au Saladier d’Argent. Cette année-là, elle bat successivement les Etats-Unis, la Russie et la France en terrain adverse. Finaliste des éditions 2000 et 2001, elle renoue avec la victoire en 2003, à domicile en finale contre l’Espagne. La retraite de Rafter et Woodbridge, et les blessures de Philippoussis et Hewitt, empêcheront cette équipe de se maintenir au plus haut niveau les années suivantes.

La Russie émergente

La finale de 1994 inaugure la présence de l’équipe de Russie parmi les candidates crédibles à la victoire finale. Yevgeny Kafelnikov, un peu isolé au départ, est bientôt épaulé par Marat Safin pour décrocher une première victoire en 2002, sur le sol français, au terme d’un Mathieu/Youzhny resté dans les mémoires. L’émergence de Nicolaï Davydenko compensant la retraite de Kafelnikov, cette équipe décroche une deuxième victoire en 2006 (face à l’Argentine en finale), et atteint encore la finale en 2007.

Cette équipe, simple collection d’individualités a priori, tient une part de sa réussite à son capitaine, Shamil Tarpichev, véritable sorcier doté d’un flair inouï, qui n’a pas son pareil pour aligner LE joueur de la situation. Les résultats souvent extraordinaires obtenus par cette équipe sont régulièrement le fruit de choix stratégiques osés mais payants, Kafelnikov, Safin, Youzhny, Andreev, Davydenko et Tursunov devenant tour à tour les sauveurs de l’équipe.

La prise de pouvoir de l’Espagne

L’Espagne produit, depuis une vingtaine d’années, une succession de champions spécialistes de la terre battue, plusieurs étant d’ailleurs titrés à Roland Garros. En raison d’un esprit d’équipe insuffisant et de problèmes d’organisation (choix du capitaine, choix des villes accueillantes pour les rencontres), l’Espagne doit attendre l’édition 2000 pour s’imposer une première fois, emmenée par Corretja et Ferrero. L’irruption de Nadal au plus haut niveau la consacre une deuxième fois en 2004, le jeune Majorquin côtoyant alors son aîné de la même île Carlos Moya. Désormais emmenée par Nadal, l’équipe espagnole est aujourd’hui double tenante du titre. La finale de 2008 reste un morceau de bravoure: privée du n°1 mondial Nadal, elle s’impose face à l’Argentine, la cohésion d’une équipe très soudée autour de Verdasco et Lopez tranchant avec les disputes des Argentins, nettement plus forts sur le papier avec Del Potro et Nalbandian.

Invaincue en Coupe Davis à domicile depuis 1993, et sur terre battue depuis 1998, l’équipe espagnole est plus vulnérable lorsqu’elle joue à l’extérieur (notamment sur surface rapide), mais reste très difficile à battre, le capitaine Albert Costa disposant d’un impressionnant réservoir de joueurs de premier plan (Nadal, Verdasco, Ferrer, Robredo, Lopez) et d’une redoutable paire en double (longtemps le point faible de cette équipe) avec Lopez et Verdasco.

Réveille-toi, Roger!

Incontestable meilleur joueur de la décennie écoulée (et peut-être de tous les temps), Roger Federer semble n’accorder qu’une importance seconde à la Coupe Davis. Contrairement à Sampras, il joue pour un pays très attaché à cette compétition, et dispose de surcroît depuis quelques années d’un partenaire de haut niveau avec Stanislas Wawrinka. L’un et l’autre ont été couronnés de l’Or olympique en 2008... Le maestro a été le fer de lance de son équipe jusqu’en 2004, mais n’a plus joué dans le groupe mondial depuis! De plus en plus soigneux dans la programmation de sa saison, le Suisse accorde avec le temps (et c’est bien normal) une importance moindre aux tournois autres que les levées du Grand Chelem, tant il est vrai qu’il n’a plus rien à prouver.

En revanche, la Coupe Davis reste, avec la médaille d’or en simple aux Jeux Olympiques, le dernier défi qu’il lui reste à relever. Avec un Wawrinka à 100% de ses moyens, Roger est en mesure de ramener la Coupe Davis pour la première fois en Suisse, après l’unique finale jouée en 1992 par Hlasek et Rosset.

Suite à l’âge d’or des années 80 où les meilleurs joueurs du monde (Lendl excepté, pour cause de naturalisation en cours) s’affrontaient régulièrement, à l’image des duels Becker/Edberg et Becker/Wilander, les rencontres opposant les meilleurs joueurs du monde se sont raréfiées. Federer et Nadal, héros d’une rivalité extraordinaire depuis cinq ans, ont un avantage que n’avaient pas Sampras et Agassi, celui d’être en position de s’affronter dans le cadre d’une rencontre de Coupe Davis. De surcroît, l’histoire leur passe le plat cette année, pour la deuxième fois après 2007, l’occasion de s’affronter, mais Federer a encore décliné la sélection...

Et la France?

L’équipe de France mérite un article à part dans cette histoire qui est aussi la sienne, avec trois victoires en 1991, 1996 et 2001, et deux finales en 1999 et 2002. J’y reviendrai plus longuement...

par Enzo
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par Christian Cullen

le 22 février 2010 à 11H49

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

concernant Federer, le Suisse s’est toujours rendu disponible pour permettre à son pays de se maintenir dans le groupe mondial mais il sait aussi qu’une victoire releverait du miracle et a donc toujours privilégié sa carrière (pas trop mal d’ailleurs...)

Federer a aussi fait parti de ceux qui, recemment, ont remis en question le format de la compétition qui était très bien jusque là mais qui, avec la multiplication des tournois, est devenue trop contraignante.

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par Enzo

le 23 février 2010 à 09H25

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Un miracle, la victoire de la Suisse ? L’histoire de la Coupe Davis est émaillée de victoires improbables, et une victoire de Federer ne me semble pas improbable.

Une surprise, la victoire de la Suisse au premier tour sur le sol américain ? Roddick n’en est pas à une défaite près contre Federer.

A supposer que la Suisse affronte l’Espagne à domicile, serait-ce une surprise de voir Federer gagner ses deux simples et le double ? Je ne crois pas.

Ceci dit, en effet des discussions sont en cours pour changer la formule de la Coupe Davis. J’attends de voir ce que ça va donner, mais ça relève avant tout de la possibilité offerte aux joueurs de jouer moins de tournois.

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par MONTAGNE

le 23 février 2010 à 09H53

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Qu’est ce que c’est que cette afirmation : "La Coupe Davis a également souffert de l’interdiction longtemps faite aux meilleurs joueurs de jouer pour leur équipe ntionale " ? ? D’où sors tu cela ? ? ? ?

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par Enzo

le 23 février 2010 à 10H02

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Tout simplement, avant l’ère Open, la Coupe Davis, à l’instar des tournois du Grand Chelem, était réservée aux amateurs. Lorsqu’un joueur avait gagné une notoriété avec les Grands Chelems et la Coupe Davis, il devenait "vendeur" et passait professionnel. Il s’agissait alors, pour lui, de continuer à ne rien gagner, ou de gagner de l’argent !

C’est pour cette raison que les Rosewall, Laver, Gonzalez et consorts ont un palmarès sous-estimé : passés professionnels, ils n’avaient plus le droit de disputer les Grands Chelems.

Lorsque le tennis est devenu Open, en raison des différents contrats que les joueurs avaient avec des circuits de tournois, ils pouvaient disputer certains tournois mais pas d’autres, la concurrence entre les différents circuits professionnels et le circuit amateur était terrible et la prééminence des Grands Chelems et de la Coupe Davis n’allait pas de soi.

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par cyril

le 23 février 2010 à 11H36

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Bonjour,

Article intéressant. Une émulation entre les grands leaders du classement peut amener les grandes équipes comme les années 80 où Mac, les suédois, Becker sont très présents et y mettent un enjeu véritable. Par contre, qu’ont fait les tchèques Lendl, Mecir, Smid... pendant cette période : ont-ils refusé de jouer ?

POur l’équipe US, cette dream team ne se constitue aussi qu’après la fin du double Flach-Seguso (qui prenait donc deux places et était toujours titularisé, un peu comme les frères Bryan)

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par Enzo

le 23 février 2010 à 16H07

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Bonne question...

Je sais que la France bat la Tchécoslovaquie en 1982, sur la route de la finale, avec notamment une victoire de Noah sur Lendl. Les années suivantes ils perdent contre le Paraguay, les Etats-Unis...

En 1987 Lendl demande la naturalisation américaine : il ne peut plus jouer sous le drapeau tchécoslovaque.

Hypothèse, enfin : ce pays étant sous contrôle soviétique, je pense que les séjours à l’étranger (et notamment à l’Occident) leur étaient délivrés au compte-goutte, et ils ne pouvaient pas se balader à travers le monde comme ils le pourraient aujourd’hui. Ce qui explique peut-être les absences de Lendl, Mecir et Smid pour certaines rencontres à l’extérieur. Pour Mecir en Coupe Davis tu me poses une colle, j’ignore s’il a joué... Je remarque que Mecir est Slovaque aujourd’hui, et non Tchèque.

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par MONTAGNE

le 23 février 2010 à 13H07

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

L’interdiction n’était pas spécifique à la Coupe Davis contrairement à ca que le texte laissait supposer. Les pros ont pu rejouer à partir le 1968 dans circuit "amateur" (Grand chelem et Coupe Davis compris). Donc bien avant l’arrivée de Mac Enroe qui avait 9 ans en 1968.

Rod LAVER a gagné 5 fois la Coupe Davis (1959, 60, 61, 62 69)

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par cyril

le 23 février 2010 à 16H55

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Enzo, j’ai cherché un peu sur le site de la coupe davis :

Lendl : 29 matchs en simples et 8 en doubles entre 1978 et 1985 : En double, bilan 4-4 et en simple : 22-15 (ce qui est pas énorme finalement) avec un titre en 1980 et une saison parfaite de 10 matchs, 10 victoires (simple et double) avec notamment 3 points apportés en Argentine contre Vilas et Clerc. Une victoire sur Mac en 1981, la défaite en 1982 avec notamment un match perdu contre Noah. Après il a joué de manière plus parcimonieuse entre double et simple : une défaite contre les suédois avec deux défaites en simple contre Sundstrom et Wilander en 1984 et un dernier double en1985 dans une déroute 5-0 en Allemagne.

Smid a joué entre 1977 et 1989 avec 37 simples (22-15) et 30 doubles (20-10) et pour Mecir : 26 simples (18-8) et 6 doubles (5-1) de 1983 (mais pas 1984) à 1990 mais les deux dernières années, il ne joue que le premier tour. En fait, il n’y a que de 1985 à 1988 qu’il joue tous le smatchs mais ils ne vont pas très loin. A noter le record de Mac (59-10) dont 14 victoires en 15 matchs avec Fleming (la seule défaite est leur dernier match en 1984 contre Edberg et Jarryd en finale), les 70 matchs d’Edberg (47-23), les 43 victoires de Wilander (pour 18 défaites), le 54-12 de Becker pour les années 80 ou l’incroyable longévité de nastase (de 1966 à 1985) avec tout de même plus de 100 victoires (109 au total) pour 37 défaites

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par Enzo

le 24 février 2010 à 09H17

Coupe Davis : l’aventure des grandes équipes

Beau boulot !

Avec Lendl, Mecir et Smid, la Tchécoslovaquie avait sans doute une équipe capable de gagner la Coupe Davis. Mais d’après ce que tu me dis, Lendl n’était pas aussi grand en Coupe Davis que sur le circuit : 22 victoires pour 15 défaites, ce n’est effectivement pas extraordinaire.

Et merci pour ce petit revival de Mecir, joueur extraordinaire qui aurait sans doute gagné plusieurs Grands Chelems s’il n’avait eu des problèmes de dos.

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