Rosewall, le véritable recordman de titres majeurs
Alors que Roger Federer a remporté en Australie le 16ème Grand Chelem de sa carrière, améliorant ainsi le record officiel qu’il avait chipé à l’Américain Pete Sampras l’an passé à Wimbledon, un joueur à la carrière exceptionnelle aurait pu allègrement dépassé ce chiffre s’il n’avait pas été banni des grands tournois traditionnels pendant 11 ans pour être passé professionnel, l’Australien Ken Rosewall.
Rosewall a baigné dès le plus jeune âge dans le sport qui l’a couronné, sa famille possédant son propre court de Tennis dans sa propriéte. Doté d’un revers slicé considéré par beaucoup comme le meilleur de l’histoire, l’Australien était un joueur de fond de court à ses débuts et a appris très vite à jouer au filet lorqu’il est passé pro. Il est d’ailleurs devenu un spécialiste dans ce compartiment du jeu, afin de préserver son physique, le service-volée lui permettant de rester un des meilleurs joueurs du monde au delà de quarante ans.
Durant toute sa carrière, il n’a souffert d’aucun problème physique ce qui lui a permis de remporter de nombreux trophées et de rester dans les dix premiers pendant près de vingt ans dont sept ou huit où il a partagé la tête du classement avec son compatriote Rod Laver. L’Américain Pancho Gonzales, autre grand joueur de l’époque, disait de lui:"il est comme le bon vin, il se bonifie en vieillissant".
Il venait de fêter ses 18 ans lorsqu’il a reçu le trophée des Internationaux d’Australie, alors réservé aux amateurs, son premier titre du Grand Chelem. Quatre mois plus tard, il récidiva en s’adjugeant Roland Garros. Au total, il a remportéquatre titres majeurs avant de devenir professionnel en y ajoutant un deuxième sacre aux Championnats d’Australie en 1955 et une victoire à Forrest Hills en 1956.
En acceptant de signer un contrat professionnel avec le promoteur Américain Jack Kramer, Ken Rosewall a été exclu des tournois traditionnels et de la Coupe Davis. Mais l’Australien va constater très vite la grosse différence de niveau qui séparait alors les meilleurs amateursdes meilleurs professionnels. Il va prendre conscience que ses succès amateurs n’avaient rien d’exceptionnel, de nombreux joueurs pro comme Segura, Gonzales ou Sedgman qui lui étaient alors supérieurs n’ayant pas pu lui disputer les victoires.
Après quelques mois d’adaptation, le jeune Rosewall remporta en septembre 1957 son premier titre dans les rangs professionnels, à l’occasion du Wembley Pro, le plus grand tournoi européen de l’époque. En 1958, il eut l’occasion de montrer qu’il était devenu l’un des meilleurs joueurs de la planète en s’adjugeant le French Pro, disputé au stade Pierre de Coubertin à Paris. Après la retraite de Pancho Gonzales en 1960 qui était le joueur qui lui posait le plus de problèmes, le petit Australien (1,70m) a complètement dominé le circuit professionnel: entre 1960 et 1964, il va remporter les deux principaux tournois du calendrier international qu’étaient le Wembley Pro et le French Pro auxquels il va ajouter l’US Pro en 1963 et 1965 ainsi que de très nombreux autres tournois d’une moindre importance.
Le premier adversaire de taille à mettre à mal la supériorité de Rosewall a été son jeune compatriote Rod Laver. Après des débuts difficiles chez les pros comme l’avait connu son ainé avant lui ( Laver remportant seulement 2 matchs sur 24 en 1963 après avoir pourtant réussi le Grand Chelem chez les amateurs l’année précédente!), prouvant définitivement la supériorité des meilleurs professionnels sur les meilleurs amateurs, les deux Australiens ne vont ensuite laisser que des miettes à leurs adversaires, s’affrontant régulièrement en finale de chaque tournoi. 1966 fut l’année de la plus grande rivalité entre les deux hommes qui vont se partager lestrois principaux titres, Rosewall enlevant le French Pro et Laver l’US Pro et le Wembley Pro.
Le déclin de Rosewall s’amorça doucement à partir de 1967 où, non seulement Laver atteignait l’apogée de sa carrière mais où d’autres joueurs l’ont menacé pour la 2ème place. Néanmoins, l’Australien a souhaité participer, onze ans après en avoir été exclu, aux tournois du Grand Chelem, enfin ouverts à tous à partir de 1968. Ken Rosewall en remportera quatre pour terminer sa carrière en apothéose, Roland Garros en 1968, l’US Open en 1970 et l’Open d’Australie en 1971 et 1972. Le seul Majeur qui manque à sa collection est donc Wimbledon où il parvint tout de même à se hisser en finale en 1970 et en 1974 à l’âge de 39 ans!
En prenant en compte la valeur sportive du Wembley Pro, de l’US Pro et du French Pro entre 1945 et 1967, devenue plus importante que celle des tournois traditionnels durant cette période et ce, en dépit d’une popularité restée largement mois forte, on peut en déduire que Ken Rosewall a remporté 20 tournois majeurs comparables aux tournois du Grand Chelem dans sa carrière.
6 Wembley Pro en 1957, 1960, 1961, 1962, 1963 et 1964
8 French Pro en 1958, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965 et 1966
2 US Pro en 1963 et 1965
1 Roland Garros en 1968
1 US Open en 1970
2 Open d’Australie en 1971 et 1972
N’apparaissent donc pas dans cette liste ses succès amateurs dans les tournois du Grand Chelem ( Championnats d’Australie en 1953 et 1955, Roland Garros en 1953 et Forrest Hills en 1956 ), les meilleurs joueurs du monde n’étant pas présents ainsi que ses victoires en 1968 au Wembley Pro et en 1971 à l’US Pro, ces tournois étant redevenus mineurs.
Dans l’histoire du Tennis, on peut donc affirmer qu’aucun joueur ne peut revendiquer autant de grandes victoires que Ken Rosewall, pas mêmes les champions de l’ère moderne comme Federer, Sampras ou Borg. Mais malgré tous ses grands succès, le joueur de Sydney reste très souvent oublié dans la liste des plus grands joueurs de Tennis de l’histoire bien qu’il ait completement dominé la première partie des années 1960 où il était quasiment invincible.
Bof, peu clair, juste de l’ordre de la stat approximative, subjectif donc...
Article qui ne rend pas compte du petit nombre de joueurs de qualité d’alors (autour du début des années soixante) par comparaison avec la profondeur et de la densité du circuit actuel.
Les époques ne sont pas comparables, ou, si c’est le cas, elles le seront toujours en défaveur du passé. Il suffit de voir les films d’époque pour vérifier la différence (jeu plus lent, etc...)
evidemment que le niveau de jeu n’était pas celui d’aujourd’hui mais le materiel a évolué comme la morphologie des joueurs et les performances des anciens champions ont inspiré les jeunes générations.
Mais ce n’est pas le sujet de l’article. J’essayais simplement de trouver des objectifs à Roger Federer qui, en dehors d’un invraissemblable Grand Chelem cette année, ne semble plus avoir grand chose à prouver. Atteindre cette barre symbolique des 20 titres majeurs peut être un objectif.
bravo, oui rosewall était exceptionnel avec un jeu extraordinaire, une élégance parfaite sur le court
il me semble qu’en 77, à 42 ans, il est arrivé en demies à wimbledon ( ? ?)
dans mon panthéon personnel, il vaut federer, mais j’ai dû rêver
@girard : les époques ne sont pas comparables, bien vu
par contre, les cons satisfaits sont toujours là, fidèles au poste
Rosewall ... mais Laver aussi. ça se discute entre ces 2 là, mais s’ils n’étaient pas passés pros, ils seraient bien plus haut dans la hiérarchie traditionnelle des GC.
Laver a atteint son meilleur niveau lorsque les Grands Chelems ont été ouverts à tous, si bien qu’il aurait pu en remporter 2 ou 3 de plus entre 1966 et 1967 mais pas davantage.
Rosewall, lui, a été privé de ses tournois pretigieux pendant 11 ans, durant lesquelles il a quasiment dominé le circuit professionnel, si bien qu’en transposant ses succès dans les 3 plus grands tournois de l’époque, le Wembley Pro, le French Pro et l’US Pro, on peut évaluer son potentiel en Grand Chelem autour de 20 s’il avait pu y participer.
On oublie trop souvent Pancho Gonzalès qui pour Kramer et bien d’autres a peut-être été le plus grand joueur de tous les temps.S’il a vraisemblablement oublié Sampras et Federer dans son appréciation ,en tous cas il plaçait Gonzalès devant Laver et Rosewall. Combien de GC aurait-il gagné entre 1949 ( date à laquelle il est passé pro ) et 1967 ?
Rosewall !!! je pensais que c’était l’extraterrestre que le gouvernrnement américain nous cache depuis plus de 60 ans ? ... ok je sors.
rosewall a démarré sa carrière à 18 ans et l’a fini à 46...
le nom de laver est resté, mais je pense que rosewall était au-dessus ; mtnt y’a aussi un côté anquetil/poulidor entre ces deux-là
j’ai jamais vu jouer laver, mais rosewall, ce régal ! c’est pour ça que voir certains bourrins d’aujourd’hui me fait mal aux yeux (un peu comme des fans de rap qui te disent que mozart, c’est de la soupe)

> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
MS Montreal demarre le 5 aout ...et le 6 a Stockolm la course du siecle ??? ( GAY ,BOLT POWELL. ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
ouais Axelborg je suis d accord avec toi sur l analyse faite des politicards francais ! Tu as e ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
Oui juillet c’est un peu la session de rattrapage sur terre battue avant la saison américaine ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
@armand,On ne peut pas comparer l’impact du sport sur la société entre la France et l’Es ...
> 23 Autres ...
normal Garcia c’est Espagnol non ?? ;) Quand on se souvient de leur entame de saiso ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
nous sommes pratiquement en inter saison ! Les cadors sont au repos et les tournoi qui se jouen ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
et pour rester dans le debat : je dirais que je suis choqué vu les querelles des hommes politiq ...
> Jürgen Melzer, ou le symbole de nouveaux espoirs déçus ...
ouais interessant ! Cela se joue au mental ! Y a ceux qui a 18 ans font un quart en GC(ou ...
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