Les carottes ne sont pas encore Kuyt
Liverpool traverse sans doute sa saison la plus dure sous l’ère Benitez. A peine le mois de janvier terminé, le club des bords de la Mersey, quintuple champion d’Europe a du revoir ses objectifs de la saison à la baisse. On impute le manque de résultats à l’absence de son duo Gerrard-Torres. Mais derrière ces deux-là, alors qu’on qualifie les autres joueurs de chèvres, Dirk Kuyt arrive à tirer son épingle du jeu.
Le noir est une couleur bien faible pour décrire la saison que vit actuellementLiverpool. A la mi-janvier, et après une défaite en Cup contre Reading, actuel relégable de Championship (D2 anglaise), les Reds étaient vraiment dans le rouge. 7e de Premier League, éliminé de la Ligue des Champions (3e derrière la Fiorentina et l’Olympique Lyonnais), de la Coupe de la Ligue (au 4e tour par Arsenal) et de la Coupe d’Angleterre (au 3e tour par Reading donc, après un nul à l’extérieur et une défaite à Anfield), les deux derniers objectifs réalistes de Liverpool étaient de reprendre la 4e et dernière place qualificative pour la Ligue des Champions et de gagner la Ligue Europa, pour laquelle ils sont encore en course pour peut-être en remporter la 1ere édition, ce qui serait son 4e titre et placerait le club rouge en tête au nombre de titres remportés dans cette C3, devant la Juventus et l’Internazionale. Ce dernier objectif ne sera pas de la tarte, vu le nombre de poids lourds européens eux aussi déchus et qui s’y retrouvent (Juventus Turin, Atletico Madrid, Valencia CF, Shaktar Donetsk...). Et la reprise, ce sera dans dix jours avec une double confrontation contre les Roumains de l’Unirea Urziceni, eux aussi reversés de la phase de poules de la LDC, au cours de laquelle ils n’auront pas été ridicules. Mais cette équipe, 2e de son championnat, a changé d’entraineur, l’Israélien Rony Levy remplaçant Dan Petrescu fin décembre alors que les résultats du club n’étaient pas catastrophiques. On verra bien ce qu’il en résultera.
Les mauvais résultats des Reds sont en partie dus à une défaillance mentale. Au premier lieu, les blessures récurrentes de son capitaine et meneur de jeu, Steven Gerrard, et de son attaquant vedette, Fernando Torres. Il est de notoriété publique que Liverpool, sans ses numéros 8 et 9, est une équipe prenable. C’est peut être le cas de toute équipe à laquelle on enlève ses deux meilleurs joueurs. Mais l’incapacité des remplaçants à prendre le jeu à leur compte a fortement pénalisé le club, qui a perdu six de ses sept matches entre fin septembre et fin octobre, marqué par le seul éclair contre Manchester United (victoire 2-0) avec un match énorme de Torres. Au second lieu, la faiblesse mentale de son équipe lors de matchs décisifs à domicile. A Anfield, contre Lyon, la Fiorentina, Arsenal et Reading, Liverpool a mené à la pause et a perdu le match, toujours par le même score de 2-1, avec un but encaissé en toute fin de rencontre dans trois des quatre cas (Arsenal étant l’exception). En plus de la crise financière, marquée par la dette énorme du club, les difficultés à construire le nouveau stade de Stanley Park et les mauvaises relations entre les deux propriétaires américains Tom Hicks et George Gillett, s’est donc ajoutée une crise sportive pour un club qui n’a plus riens gagné depuis 2006 et un Community Shield remporté face à Chelsea et des recrues pas au niveau espéré. Ces dernières sont nombreuses: Voronin, Babel, Dossena, Aquilani, Johnson, Riera, Keane... Il faut aussi ajouter un jeu devenu pauvre avec le rapatriement de Xabi Alonso en Espagne pour le géant de Madrid, le Real, un joueur qui était important dans la conservation du ballon au milieu du terrain et dans le lancement des offensives. Son physique et son imapct dans la récupération, et sa vision du jeu pour alimenter les joueurs offensifs sont deux qualités qui font défaut à l’équipe. Mascherano et Lucas ont beau se débattre dans l’entrejeu, ils ne sont pas encore au niveau. Benitez a bien anticipé le coup en recrutant Alberto Aquilani, mais le milieu italien, blessé, ne donne pas encore la pleine mesure de son talent, ce qui a souvent contraint Benitez a faire reculer Gerrard et mettre Yossi Benayoun au poste de meneur de jeu. Benitez, placé sur la sellette et fragilisé par les résultats de l’équipe, et qui a même reçu une offre de la Juventus pour remplacer l’Italien Ciro Ferrara, dans la même situation que lui, est resté humble et impassible, se disant certainement que des jours meilleurs reviendront. Et l’avenir lui donne peut être raison.
Depuis ce revers contre Reading le 13 janvier, les Reds ont enchainé cinq matches sans défaite, avec trois victoires à la clé. Et à la faveur de son succès lors du ‘’derby amical’’ de Liverpool, contre Everton(1-0) ce week-end, Liverpool a repris la 4e place de la Premier League. Un homme est à l’origine de ce renouveau: le Hollandais Dirk Kuyt. Dans l’ombre de Gerrard et de Torres, le Néerlandais effectue un travail monstre au milieu du terrain ou il a été replacé depuis l’arrivée de l’attaquant espagnol en 2007, lui qui est à l’origine un avant-centre. Toujours généreux dans l’effort, il n’est pas toujours récompensé à sa juste valeur par des buts ou loué pour la qualité de son travail, éclipsé il est vrai lorsque les deux stars de Liverpool sont sur le terrain en même temps que lui. Dans sa nouvelle configuration de milieu droit depuis trois saisons maintenant, poste qu’il occupe depuis en sélection aussi, Kuyt effectue un vrai travail de chien, attaquant, défendant, participant tant bien que mal à la construction du jeu, malgré le fait qu’il ne possède pas les caractéristiques propres au poste (vitesse, dribble...) et inscrivant par moments des buts décisifs. Sur les deux dernières saisons qu’il a jouées à ce poste, il a inscrit 11, puis 15 buts pour Liverpool. Cette saison, il en est déjà à 10 buts toutes compétitions confondues, dont 9 en Premier League. Et pour illustrer combien son impact est énorme dans l’équipe, lors des cinq derniers matches de son équipe(3 victoires et 2 nuls), il a marqué quatre buts lors des trois victoires, dont le but décisif ce weekend contre Everton, en plus d’être le seul joueur à avoir joué tous les matches de championnat et de Ligue des Champions. Benitez a confiance en son joueur et sait que s’il est encore en place, c’est en partie grace à lui.
Dans le sillage de Kuyt, Liverpool reprend des couleurs et pourra peut être récupérer sa place dans le Big Four en fin de saison. Mais il faudra faire avec la concurrence véloce de Tottenham, Manchester City et Aston Villa, qui n’ont pas dit leur dernier mot.
Article intéréssant. C’est vrai que Liverpool va vraiment mieux...A chaque fois que cette équipe est au pied du mur,elle se sublime c’est assez stupéfiant. Sinon pour Kuyt c’est clair que c’est un trés bon joueur,super polyvalent, super complet.D’ailleurs ,comme tu le montres bien,ses stats parlent pour lui.
Espérons que la Juve va s’inspirer de la série positive des Reds pour nous faire pareil en série A...
reste à signaler que le derby de la Mersey a encore été d’une violence rare et que Gerrard ou Carragher n’auraient pas dû finir le match...
et c’est Piennar au final qui se fait exclure, normal il est sud’af et pas brit’ !!
arrête Munch avec cette so-called préférence nationale ! Pienaar s’est fait sortir tout naturellement, Gerrard et Carragher s’engagent et il n’y a rien de repréhensible en soi
cette idée que les brits sont protégés en GB me révulse ; quand vous voyez ce que Beckham a pris apres la WC1998, ce que Terry prend aujourdhui, s’ils avaient été etrangers vous auriez dit "normal ce ne sont pas des brits"
pour revenir à Liverpool je les vois dépasser Arsenal
il reste 14 matches et les reds aspirent vers la haut, au contraire des gunners
ils jouent mercredi soir
salut mac,
il n’y a pas de rapport entre le traitement médiatique de Beckham en 98 (où l’on a vu les limites du flegme brit’), le terrygate (ce sont les anglais qui montent le truc en épingle, on est juste spectateurs) et les comportements dans le jeu des 2 reds*...
tout le monde a souligné la violence de certaines interventions, notamment des Reds, ce n’est pas parce que Piennar a été expulsé que Gerrard et Carragher ne devaient pas l’être : les fautes commises sur des excès d’engagement ne sont que très rarement sanctionnées si l’auteur est un brit, et à fortiori un international...
de la même manière, on peut dénoncer Mascherano qui commet un nombre spectaculaire de fautes non sanctionnées (mais là, c’est plus dû à sa parlote incessante avec le ref pendant le match...)
* de la même manière, Juninho s’est plaint dimanche soir dans une ITW au Canal Foot Club du fait que les joueurs étrangers étaient bien plus critiqués par les journalistes en L1 que les joueurs français, ce qui semblait difficile à admettre pour Pierre Menes...
Salut tout le monde, merci pour les coms. Trois remarques :
1- Pourquoi mon article est-il publié dans cet état ? Quelqu’un le sait-il ?
C- Effectivement, le match a été d’une rare violence, mais il ne faut pas oublier que c’était un derby. On sait tous que les derbies sont des matches tendus, et même s’il est vrai que Gerrard ou Carragher ne devaient pas finir le match, Liverpool avait été sanctionné par l’expulsion de Kyrgiakos... le carton rouge de Piennar n’arrivant qu’en toute fin de match.
IV- Juninho a effectivement raison lorsqu’il dit que les joueurs étrangers sont plus critiqués que les nationaux. Et il a donné un exemple : Benzema et lui. Benzema ne marquait plus depuis un moment la saison passée, mais il était moins critiqué que Juninho, parce que plus jeune et on disait que ca fait partie de la vie d’un attaquant, une mauvaise passe... Beaucoup considérait Juninho comme ralentisseur du jeu lyonnais, car trop agé, et tout et tout... Et on sait tous que particulièrement en France, on s’en prend toujours aux joueurs plus agés.
C’est la magie du nouveau Sportvox ! La mise en page de mes articles part aussi en couille au moment de la publication. Ça devient franchement relou.
la question est de savoir si les reproches à juni étaient dû à son age ou à sa nationalité
"ralentit le jeu", c’est pas dû à une nationalité, surtout à l’age, non ? d’accord avec l’age des joueurs souvent décrié !
ouais bah Juninho il dit de la merde sur le coup.
parce que oui Karim était super bon l’an passé, et oui c’est plus difficile d’enchaîner les buts quand il reçoit pas de ballons (merci Juni) et quand pratiquement les seuls occaz que t’as c’est sur exploits individuels.
et oui Juninho ralentissait le jeu. la dernière saison (même les 2 dernières on peut dire), Juni c’était un milieu défensif qui tirait les coups-francs
Bon, pour la nationalité, on va se mettre d’accord : quels sont les joueurs de l’OL qui sont les plus décriés cette saison ? une liste exhaustive : Makoun, Boumsong, Pjanic, Gomis...
Et quels sont ceux qui arrivent en tête de liste ? Je vous laisse donner vos avis...
à part makoun (mais je pense que c’est surtout du à son niveau) les plus décriés sont :
Gomis (en début de saison, ancien vert et pas efficace)
Cris (l’un des anciens chouchous, dont les performances sont minables depuis son retour de blessure la saison dernière)
Ederson (niveau et prix d’achat plus important que Ben Arfa)
Boumsong (toujours le même problème, il est pas top du tout)
je vois pas où est le caractère nationaliste dans les critiques.....
@ Munich : c’est ta perception des choses, et je la respecte... je souligne que sur les cinq que tu as cités, trois sont étrangers.
merci Karl, en effet trois sont étrangers, mais y-a-t-il bcp de français dans les titulaires de l’OL ?
LLoris, rien à dire, "même quand il se troue, y’a pas but" (épitaphe selon Saint Pierre M.)
Cissokho : chèrement payé, mais pas grand’chose à dire (et pourtant balancé international au bout de deux matchs...)
Toulalan : blessé la plupart du temps en ce début de saison
et c’est tout pour les français non précédemment cités de l’OL.... Je pense qu’à voir du racisme dans toutes les critiques émises, on nie le problème...
Je n’ai jamais parlé de racisme. Mais peut être aussi que Juninho exagère. On parle moins de Clerc (performances générales) que des autres par exemple. Toujours est-il que certains étrangers sont plus visés que d’autres.
Juninho dit n’importe quoi.
Dans tous les pays, on regarde de plus près les perfs des joueurs étrangers. Ils sont censés apporter un plus et coûtent beaucoup plus cher (en terme de transfert et de salaire).
Un petit relent de dépit dans ses déclarations.
Au fait, il fait quoi au Qatar ? ça se passe bien ?
ben ça, comme dans toutes les ITW d’anciens joueurs/ entraineurs partis là bas pour "relever un challenge culturel", on n’en parle pas, sans doute pour pas dire que c’est un trou paumé....
aigreur aussi j’ai trouvé, de là à dire comme Fifou que Benzema fait une TB saison, il y a un fossé que je ne franchirais pas :)

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