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le 3/03/2010

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina


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En 1997, l’écurie d’Eric Broadley effectue un retour médiocre en F1. A tel point que la plupart des ouvrages spécialisés ne font même pas mention de la participation de Lola à ce 48e championnat du monde ...

Le championnat du monde 2010 accueille pléthore de nouvelles écuries au standard de préparation assez amateur: Campos Meta, Virgin Manor, US F1, Lotus, voire l’hypothétique Stefan GP. Quelle que soit leur niveau de médiocrité sur la grille, il apparaît peu probable que ces équipes novicesfassent plus mauvaise impression que Mastercard Lola en 1997, voici treize ans.

L’écurie Lola (fondée en 1961 par Eric Broadley)a remporté de nombreux succès dans différentes catégories du sport automobile, mais jamais en F1.

La dernière expérience F1, Lola Force, en 1986, avait tourné au drame. Alan Jones, champîon du monde 1980, avait vécu une saison en enfer.

Auparavant, Lola avait fourni un soutien techniqueà d’autres projets en F1. L’écurie Honda, en 1967, ou l’équipe Embassy Hill, en 1973.

Lola décide doncde revenir en F1 en 1997, sous son propre nom. Le principal sponsor de l’écurie anglaise estMastercard. Un prototype de châssis a été testé dès 1995 par Allan McNish (ancien pilote essayeur de Benetton en 1993 et 1994, qui sera titulaire chez Toyota en 2002).

Douzième écurie du plateau 1997 (derrière Ferrari, McLaren, Williams, Benetton, Jordan, Sauber, Stewart, Prost,Minardi, Tyrrell et Arrows), l’écurie Lola joue en fait un coup de bluff. Sa monoplace est inspirée d’unvieux châssis de F3000, indigne des performances requises en F1.

En Australie, l’écurie aligne deux pilotes, l’italien Vincenzo Sospiri (champion de F3000 en 1995), novice, et le brésilien Ricardo Rosset (ironie du sort, coéquipier et dauphin de Sospiri en 1995 en F3000), ancien pilote Arrows en 1996.

Sospiri boucle son meilleur tour de qualificationà plus de onze secondes de la pole de Jacques Villeneuve (Williams Renault) sur le circuit de l’Albert Park de Melbourne ... bien au delà du temps maximal des 107 % autorisés par le règlement des qualifications.

Le temps de référence établi par Villeneuve est de 1’29"369. La limite des 107 % se situe donc à 1’35’"625 (+6"266). Bien au dessus des 1’40’’972 (+11"603)réussis par Sospiri et du médiocre 1’42’’086 (+12"717)obtenu par Rosset!

Certes, le temps de Villeneuve était canon, car le deuxième chrono de la séance fut l’oeuvre de son coéquipier Frentzen en 1’31’’123 (+"1754).
Quant au dernier temps réussi devant les Lola, il s’agit de celui réalisé par l’Arrows Yamaha de Pedro Diniz en 1’35"972 (+6"603), exactementcinq secondes devant le temps de Sospiri (au millième près).Cinq secondes. Le temps est relatif, comme l’a dit Albert Einstein. Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute.

Mais en F1, cinq secondes, ce sont un gouffre, une éternité, quand pilotes et ingénieurs se battent pour les derniers centièmes, voire millièmes de secondes, en optimisant les réglages dans le garage et les trajectoires sur la piste, comme on presse un citron pour en obtenir les ultimes gouttes ...

LesMastercardLola font penser à un essaim de guêpes tentant de suivre des fusées ...

Mais comment faire autrement pour Sospiri et Rosset, certes modestes pilotes,vu l’asymétrie flagrante de cette voiture?

Lola avait même l’ambition de construire son propre moteurV10 pour 1998

Mais, couverte dedettes (plus de 6 millions de dollars),Lola jette l’éponge avant Interlagos, lâchée par Mastercard. Le 26 mars 1997, le mercredi précédant le Grand Prix du Brésil, Lola annonce son retrait du Grand Prix à cause de «problèmes techniques et financiers». Le personnel de Lola, qui avait déjà effectué le voyage à Interlagos, rentrera au siège de l’écurie à Huntington, en Angleterre.

Quant à Sospiri et Rosset, leur carrière subit un sérieux coup d’arrêt. Sospiri ne reviendra jamais en F1. Rosset, lui, disputa une partie de la saison 1998 chez Tyrrell.

En tout cas, le coup de bluff de Lola n’aura pas duré bienlongtemps...

par AxelBorg
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par bangs

le 3 mars 2010 à 12H20

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

"A tel point que la plupart des ouvrages spécialisés ne font même pas mention de la participation de Lola à ce 48e championnat du monde ..." Je savais même pas qu’il était revenu.

Marrante cette histoire, une bonne leçon que devrai retenir Virgin et surtout pour Campos (rebaptisé aujourd’hui Hispania Racing Team) et USF1.

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par AxelBorg

le 3 mars 2010 à 13H02

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

salut bangs,

Adrian Campos avait déjà tenté de venir en F1 en 1993, sans succès.

Là apparemment ils sont incapables de payer Dallara, chez qui ils ont sous-traité le châssis. Dommage pour Bruno Senna, la victime de cette histoire.

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par bangs

le 3 mars 2010 à 13H10

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

Salut Axel

Pauvre Bruno Senna, j’aurai bien aimé voire piloter le neveu d’Ayrton. Finalement c’est peu être Heilfeld qui a fait le bon choix en n’allant pas se griller dans des équipes "fantômes". Timo Glock risque de regretter son choix, quand on voit que Sutil a du mal a quitter Force India malgré son potentiel, on risque pas de revoir l’Allemand gagné un GP.

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par AxelBorg

le 3 mars 2010 à 13H35

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

Oui la carrière de Sutil fait du surplace alors que l’Allemand est un excellent pilote.

Glock va perdre tout son crédit, lui qui a fait deux saisons plus que correctes face à Trulli chez Toyota.

Mieux vaut faire comme Heidfeld, être un bon pilote essayeur chez un top team, comme l’a été Pedro de la Rosa à Woking, si longtemps chez McLaren, récompensé par un volant chez Sauber.

Ou alors comme Kimi Raikkonen, une année sabbatique pour pourquoi pas revenir en 2011 (on parle de Red Bull).

Le cas de Bruno Senna est plus compliqué que cela même s’il manque de chance. Mais le neveu d’Ayrton n’aura sans doute pas de troisième chance.

Quand on voit que des pilotes vainqueurs en GP, comme Ralf Schumacher ou Jacques Villeneuve, ont fini leur carrière par la petite porte, personne n’est à l’abri en F1, véritable jungle impitoyable.

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par mrjack

le 3 mars 2010 à 15H23

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

oui enfin pilote essayeur, maintenant avec la limitation des essais c’est un bien grand mot. je voudrais bien savoir combien de km il va faire cette année Hedfield.

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par AxelBorg

le 3 mars 2010 à 15H39

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

Il pourra toujours piloter le vendredi pour aider Schumacher et Nico Rosberg à améliorer leurs réglages.

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par AxelBorg

le 4 mars 2010 à 09H47

Mastercard Lola, histoire d’une Berezina

Voilà c’est fini ... US F1 est dehors, pas étonnant vu l’absence répétée de Peter Windsor.

Stefan GP n’a pu récupérer la place vacante, après le veto de la FIA. Cela fera donc 12 écuries, si Campos honore sa présence.

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