La guerre des étoiles
Rarement saison de F1 fut autant attendue ... Première manche de cette campagne mondiale en 19 actes, Sakhir, le 14 mars ... les gladiateurs de la vitesse sont prêts à en découdre sur la piste ...
Même si le championnat du monde perd un monument en la personne de Kimi Raikkonen, qui a décidé de se tourner vers le rallye en 2010,le spectacle promet d’être exceptionnel cette saison, avec une demi-douzaine de pilotes capables de viser la couronne mondiale.
5 étoiles *****
Sebastian VETTEL (Allemagne, Red Bull Renault, 22 ans): dauphin de Button en 2009, Vettel n’a désormais plus qu’un objectif. Remporter le championnat. S’ily parvenait en 2010, Vettel deviendrait le plus jeune champion du mondede l’Histoire, à 23 ans, devant Lewis Hamilton. Clé de voûte du dynamique team Red Bull, Vettel doit se dépêcher, et prouver qu’il peut gérer la pression médiatique qui colle à la peau d’un favori au titre, élément nouveau. L’effet de surprise ne jouera plus du tout en sa faveur, lui qui a réalisé tant d’exploits en 2009. Secundo, Vettel doit profiter de la situation plutôt favorable chez Red Bull, car en 2011 la rumeur annonce rien moins que le retour d’Iceman, alias Kimi Raikkonen, en F1. Et ce retour pourrait intervenir dans l’écurie autrichienne, en lieu et place de Mark Webber, dont on dit que 2010 pourrait être la dernière campagne. Et Vettel sait très bien que Raikkonen est un pilote bien plus coriace que Webber. Seul bémol dans la panoplie du jeune apprenti champion, sa relative inexpérience. Seulement deux saisons complètes en F1. Mais le talent n’attend pas en F1. Lewis Hamilton fut sacré après deux saisons complètes, Michael Schumacher après trois campagnes. A Vettel de rejoindre ces prestigieux aînés dans le cénacle des champions du monde. Le jeune allemand, combatif comme un gladiateur, a tout les atouts pour vaincre. A lui de confirmer sur la piste ...
4 étoiles ****
Fernando ALONSO (Espagne, Scuderia Ferrari, 28 ans): Alonso a réalisé son rêve, rejoindre la prestigieuse Scuderia Ferrari. Preuve de son implication sans faille, qui tranche avec celle de son prédécesseur Kimi Raikkonen, l’Espagnol a déménagé à Lugano, dans le Tessin, pour se rapprocher de l’Italie et de son employeur. Un détail, mais ce sont les détails qui font les grands champions ... Et l’homme d’Oviedo en est un ... Affamé de victoires après une saison vierge de succès en 2009, lassé du capharnaüm que fut le second épisode chez Renault, l’Asturien ne vise pasmoins qu’un troisième sacre mondial. Trois couronnes feraient de lui l’égal d’un certain Ayrton Senna, son idole. Attendu comme le Messie par les tifosi, comme Prost (1990) ou Schumacher (1996) jadis, Alonso devra refaire de la Scuderia une Dream Team. Gare à la concurrence de Felipe Massa et à l’ambiance potentiellement volcanique entre ces deux latins. Mais après la terrible campagne 2007 vécue chez McLaren Mercedesavec Hamilton, Alonso a gagné en expérience, en maturité. Il sait désormais mieux que personne qu’un bon coéquipier est une arme à double tranchant. Certes, l’émulation aide à se transcender en piste, mais gare au pillage mutuel des points. Le double champion du monde, charismatique et très impliqué techniquement, part tout de même favori face à Massa, même si ce dernier connaît très bien l’écurie. Très complet, Alonso sait tout faire: chasser une pole, doubler, piloter vite sous la pluie, régler sa monoplace, motiver tout un garage ... A lui de confirmer qu’il est bien le meilleur pilote de sa génération.
Lewis HAMILTON (Angleterre, McLaren Mercedes, 25 ans): après une saison 2009 au goût de cendres, Hamilton se verrait bien un destin de phénix en 2010. Malgré deux belles victoires, à Budapest et Singapour, l’année écoulée fut un échec pour le gagneur qu’est l’homme au casque jaune. Fer de lance de McLaren, Hamilton devra composer avec son compatriote Button, champion du monde en titre. Connaissant la capacité de réaction de Woking, Hamilton devrait faire partie des pilotes capables de jouer le titre. Véloce, combatif, le pilote anglais ne manque pas d’atouts. Fort de trois saisons d’expérience, dont une dans le peloton qui lui a certainement permis de mûrir, le champion du monde 2008 sera redoutable cette année. Le panache d’Hamilton pourrait cependant se retourner contre lui. Cette saison, en raison du surpoids causé par l’agrandissement du réservoir d’essence,l’usure des pneus sera un élément capital. L’agressif Hamilton devra apprendre à canaliser son pilotage agressif, tout en restant efficace face au chrono.
3 étoiles ***
Michael SCHUMACHER (Allemagne, Mercedes Petronas, 41 ans): à lui seul, il a éclipsé une bonne partie de l’actualité F1 de l’intersaison, y compris le retentissant transfert de Fernando Alonso chez Ferrari. Terminées les courses en dilettante en moto sous le pseudonyme de Marcel Niederhausen, le Baron Rouge reprend du service. Finies lessoirées paisibles en familledans sa résidence suisse de Vufflens-le-Château.C’est chez Mercedes, qui l’aida à se lancer en F1 en 1991 chez Jordan, via le lobbying de Jochen Neerspach, que Schumacher retrouve la discipline où il fut le Kaiser, l’empereur des victoires, de 1994 à 2006. Chaque dimanche, il était la cible, l’homme à battre. Depuis, personne n’a pu endosser ce rôle, même Alonso, dont le prestige ne pouvait venir à bout des velléités de Raikkonen ou Hamilton. Schumacher retrouvera Ross Brawn, son éternel complice chez Benetton puis Ferrari. Pour la première fois de sa carrière, Schumacher ne sera pas premier pilote, car il sera accompagné du jeune espoir allemand Nico Rosberg. Mais l’expérience de Schumacher est telle qu’il devrait être capable de juguler l’ambition de l’ancien pilote Williams. Motivé comme jamais, impeccablement préparé sur le plan physique, l’Allemand retrouve une seconde jeunesse. Son seul Graal est de remporter une huitième couronne mondiale, six ans après la dernière, gagnée en 2004 par Ferrari. La Scuderia a pris le boomerang Schumacher en pleine face cet hiver. Ayant remis l’eau à la bouche du Kaiser cet été pour assurer l’intérim de Massa, elle fit à son ancien roi un cadeau empoisonné. Bridé par sa blessure au cou, Schumacher dut renoncer. Mais l’expression de son visage, lors de sa conférence de presse à Genève en août dernier, en disait plus que mille mots. Dès lors,l’homme qui a battu tous les records en F1 (91 victoires, 7 titres, 154 podiums) a un beau défi devant lui. Plus qu’un huitième titre mondial, le vrai challenge de Schumi est double: redorer une image trop souventternie dans le passé, et prouver qu’il peut gagner dans un contexte de forte concurrence (Vettel, Alonso, Hamilton, Massa), qui lui fit tant défaut pendant sa carrière somptueuse. Car pour la premièer fois depuis 1994, quand Ayrton Senna le laissa orphelin d’un duel si prometteur, Schumacher sera confronté à un véritable essaim de prétendants ... Le pilote allemand espère boucler la boucle avec Mercedes, qui l’avait recruté en sports-prototypes dès 1989 etlui avait permis d’entrer en F1 en 1991.
Felipe MASSA (Brésil, Scuderia Ferrari, 28 ans): pour sa cinquième saison avec Ferrari, Massa aura à coeur de venger les démons du passé ... la perte du titre 2008, qu’il juge être la conséquence du navrant Crashgate de Singapour, et l’accident de Budapest en 2009. Il faudra pourtant au Brésilien se concentrer sur le pilotage. Son précédent coéquipier, Kimi Raikkonen, était extrêmement rapide, mais beaucoup moins professionel que Fernando Alonso, qui cherchera à optimiser chaque détail pour gagner, à la façon d’un Prost ou d’un Lauda autrefois. Parfois brouillon sous la pluie, Massa a pour lui une exceptionnelle de vitesse. Souvent princier en qualifications, le Brésilien devra prouver qu’il aura récupérer tous ses réflexes, et que ses nerfs seront solides. Car sans nul doute, ils seront à mis à rude épreuve par la concurrence d’Alonso, qui poussera Massa dans ses derniers retranchements. Attention, car 2010 est la dernière annéede contrat du Brésilien à Maranello. Et il sait très bien que les prétendants sont légion pour prendre son baquet ... Massa n’est pas sur un siège éjectable, mais s’il est copieusement dominé par Alonso, sa situation pourrait vite se compliquer, lui qui cherche à devenir le premier Brésilien sacré champion du monde depuis Ayrton Senna, en 1991. Si Massa pêche encore dans certaines configurations de course (pluie, course dans le peloton), il n’a jamais été ridicule face à tous ses coéquipiers, dont la liste est assez impressionnante: Heidfeld (2002), Fisichella (2004), J.Villeneuve (2005), M.Schumacher (2006), Raikkonen (2007-2009). Le prochain test s’appelle Alonso ...
2 étoiles **
Mark WEBBER (Australie, Red Bull Renault, 34 ans): la rumeur le voit déjà retraité fin 2010, et remplacé par Kimi Raikkonen en 2011. De l’eau coulera sous les ponts avant de voir Iceman dans le cockpit de Webber. Car l’an passé, le grand Australien nous a ébloui, faisant oublier son accident de vélo de l’hiver 2008/2009. Enfin victorieux, au Nurburging et à Interlagos (premières victoires d’un Australien depuis 1981), Webber a manqué de constance (cinq courses sans point entre Valence et Suzuka). Paradoxalement, alors que la vitesse sur un tour est son atout majeur, c’est dans ce domaine qu’il est devancé par le prodige Vettel chez Red Bull. Utilisant son expérience et son intelligence de course, développée en 2007 et 2008 auprès d’un certain David Coulthard, Mark Webber a pu compenser le léger déficit de performance par rapport à son impressionnant coéquipier. Mais attention, car 2010 sera une de ses dernières occasions, et le jeune Vettel ne cesse de prendre de la bouteille. Le vieux loup australien, en cas de sacre mondial, succéderait à Alan Jones, champion du monde en 1980.
Jenson BUTTON (Angleterre, McLaren Mercedes, 30 ans): le champion du monde 2009 est un épicier, un imposteur. Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce refrain l’an passé? Dominé par Barrichello en fin de saison, Jenson Button a su profiter du phénix Brawn, né des cendres de Honda. Son style de pilotage coulé pourrait lui permettre de rivaliser avec l’agressif Hamilton en 2010. Réputé pour économiser les pneus en course, Button nous a régalé plusieurs fois en 2009. A Sakhir, par sa maîtrise, à Monaco par sa précision, à Istanbul par son opportunisme au détriment de Vettel, à Interlagos par sa combativité et son panache... A lui de prouver que son sceptre est pleinement mérité, et n’est pas seulement du au naufrage des top teams, qui condamna les meilleurs pilotes de la discipline, Alonso, Raikkonen et Hamilton, à l’anonymat du peloton (dans un premier temps).
Nico ROSBERG (Allemagne, Mercedes Petronas, 25 ans): première recrue de Mercedes, Nico Rosberg a hérité d’un cadeau empoisonné. On l’envisageait coéquipier de Button, Heidfeld voire Raikkonen, c’estfinalement contre Michael Schumacher, la légende de la F1, que le fils de Keke devra sebattre. Diamant brut poli chez Williams depuis 2006, le jeune Allemand n’avait rien à envier à Lewis Hamilton en F3. A lui de prouver qu’il peut supporter la pression d’un top team, la concurrence féroce d’un équipier de si fort calibre ... et d’ouvrir son compteur de victoires. Rapide, impliqué, Nico a toutes les cartes pour réussir. Mais c’est mentalement qu’il devra se battre plus fort que jamais. Face à des champions du monde, d’autres grands espoirs de la F1 ont sombré jadis. Berger en 1990 face à Senna, Frentzen en 1997 contre Jacques Villeneuve ... Nico Rosberg, lui, a deux ambitions: rejoindre son père Keke (titré en 1982)au palmarès des champions du monde (exploit déjà réalisé par Damon Hill,champion en 1996, comme son père Graham en 1962 et 1968) et faire partie du mythe des flèches d’argent, derrière des immenses champions du passé, Caracciola, Fangio et Moss pour ne citer que les plus connus. Tout dépend si l’étoile de Mercedes brille plus fort que celle de Ferrari, McLaren et Red Bull dans la galaxie F1.
1 étoile *
Robert KUBICA (Pologne, Renault, 25 ans): le pilote polonais aura bien du mal à redorer, par son seul talent, le blason déchu du Losange. Très régulier, Kubica est l’atout majeur de Renault. Virtuose du pilotage, Kubica a raté sa saison 2009, handicapé par le ratage de BMW. Son étoile a légèrement pâli auprès des décideurs du paddock, mais Kubica n’a rien perdu de son talent, bien au contraire. Renault semble devenu un panier de crabes, la preuve avec la perte de gros sponsors et l’arrivée d’un pilote payant, le russe Vitaly Petrov, promu de l’antichambre GP2.
Pour les autres, il sera compliqué de se faire une place au soleil. Le rookie le plus attendu sera Nico Hulkenberg chez Williams. Face à lui, Rubens Barrichello pourrait profiterde son expérience pour faire quelques coups d’éclat, lui qui a manqué sa dernière chance de titre mondial l’an passé. Quant à Adrian Sutil, excellent pilote sous-évalué par le paddock, il fera avec les moyens du bord chez Force India. Derrière, Trulli, Kovalainen et Glock subiront sans doute la médiocrité de leurs bolides respectifs, Lotus et Virgin ...
En 2010, les qualifications auront plus encore que d’habitude, une importance cruciale. Primo car il y aura certainement un resserrement desforces au sommet. Red Bull et Mercedes (ex Brawn) vivront sur les acquis de 2009, tandis que Ferrari et McLaren devraient revenir à l’avant. En effet, Woking et Maranello ratent rarement deux monoplaces consécutives ... Secundo, car la suppression des ravitaillements en essence va contribuer au nivellement des forces ... Plus de stratégie décalée, donc d’écarts de poids favorables aux dépassements ... La moindre faute en qualification, sanctionnée par une place médiocre sur la grille, se paiera cash sur la grille puisque tout le monde partira réservoir plein.
Autre conséquence, on nepartira non pas pour 3 sprints de 20 tours, mais pour 60 tours avec le plein d’essence. Avec un réservoir plein d’essence (170 kg), le surpoids sera considérable par rapport à 2009. L’usure des pneus sera un facteur clé de la victoire, notamment sur les gommes arrière, puisque le surpoids majeur se situe à l’arrière, côté moteur.
Pour compenser ce surpoids, il a fallu aux ingénieurs aérodynamiciens repenser l’équilibre du châssis. Cela pourrait aussi causer des surprises pour cette saison 2010 si palpitante.
Quant au nouveau barème de points, il favorise clairementle panache. L’élargissement du plateau à 13 écuries (arrivées de Virgin Manor, Lotus, US F1, retour de Sauber qui compense le départ de BMW) a convaincu la FIA de changer l’attribution des points. De 10, 8, 6, 5, 4, 3, 2, 1 on passera à 25, 18,15, 12, 10, 8, 6, 4, 3, 2, 1. L’ancien barème, en vigueur depuis 2003, favorisait la régularité. Ainsi, en 2003, Kimi Raikkonen, fortd’une victoire mais de sept deuxièmes places, avait pu disputer jusqu’à Suzuka le titre de champion du monde à Michael Schumacher, nanti de six victoires. Désormais, le panache sera à l’honneur, la prise de risques sera récompensée. Pour gagner, il faudra donc se surpasser en qualifications ou dépasser en course. Ce nouveau barème est plus intelligent que le système de médailles imaginé l’an passé par Bernie Ecclestone, qui avait trouvé injuste l’épilogue du championnat 2008, gagné par Lewis Hamilton, qui avait décroché une victoire de moins que son rival, Felipe Massa (6 à 5).
Bref, les meilleurs pilotes seront avantagés, en course comme en qualifications. La lutte promet d’être torride entre Vettel, Alonso, Hamilton, Schumacher, Massa, Button et consorts ...
Salut Axel,
Ça s’annonce serré. Je suis globalement d’accord avec ton classement, je met néanmoins Alonso au même niveau que Vettel pour le titre. La cote des Red-Bull n’a de cesse de grimper décidément.
La fin des ravitaillements, va conduire les pilotes a devoir économiser leurs pneus. Button et Schumacher sont très bon pour ça. Hamilton devra sans doute canalisé sa fougue mais nul doute qu’il sera toujours l’un des agitateurs de course.
Ton pronostic se sera quoi Axel ? Moi je dirais 1/Alonso 2/Vettel 3/Schumi
salut bangs,
Pronostic du coeur ou de la raison ?
Pour le coeur, j’aimerais un duel Hamilton / Alonso
Pour la raison, je pense que Vettel et Alonso ont les plus grosses chances d’être champion, mais si je devais parier un peu d’argent, je mettrais mes denier sur l’allemand.
Quant à Schumacher, il sera dans le coup mais je crains que la Mercedes soit un peu juste en terme de vélocité, malgré Ross Brawn.
Mais on reverra Schumi et son saut de cabri, il y aura au moins une 92e victoire ...
Button économise les pneus mais en qualif il sera derrière Hamilton (et d’autres). Or en 2010 la qualif sera très importante, comme avant 1994.
Les as du dépassements, Schumi, Alonso et Hamilton notamment, seront avantagés, car on ne pourra plus utiliser les ravitaillements en essence pour gagner une position.
Les ravitaillements en pneus existeront toujours, mais le différentiel de rythme sera moindre. Seule l’usure des gommes créera un écart, alors qu’entre 1994 et 2009, il y avait aussi la différence en terme de poids avec l’essence ...
La dernière saison avec ce système fut 1993, au temps de Prost et Senna.
C’est un pronostic du cœur, perso j’aimerai voir Alonso champion, je crois pas que Schumi va être transcendant mais quelque chose me dit qu’il va surprendre.
En tout cas les places sur le podium seront chère, la fiabilité va être très importante car les occasions manqués seront dur à récupérer.
Les pneus vont avoir une importance encore plus accentué. Il est clair que Hamilton gagnera pas mal de points par sa capacité de déplacement. Par contre c’est la fin du maitre stratège qu’est Ross Brawn (du moins pour l’essence).
Finalement je trouve ça pas plus mal, je ne pense pas que les courses seront moins disputés. Par contre à Monaco celui qui a la pole aura 90% de chance de gagner.
A Monaco, mais aussi Budapest, Valence et Singapour ! La pole vaudra très cher en 2010. Et il faudra être au taquet à chaque départ, ce qui n’était pas le point fort de Schumi d’ailleurs ...
Merci de cette synthese tres claire et indispensable avant le debut de saison. Beaucoup de changements. Je pense que la clef sans les ravitaillements sera la mise au point de la voiture. Et dans ce domaine 2 AS largement au dessus des autres : Schumi et Alonso. Si on assiste enfin a ce duel on risque de se regaler. Par contre je pense que Rosberg sera comme d’hab un faire valoir de Schumi. Ca s’est toujours passe comme ca avec Schumacher et je pense que ce n’est pas pres de s’arreter. En esperant me tromper pour la beaute du sport.
Oui la mise au point sera très importante, et dans ce domaine, Schumacher et Alonso sont bien au-dessus des autres.
Hamilton et Vettel sont encore novices dans ce domaine.
Pour le duel entre Schumi et Alonso, il y a déjà eu lieu en 2006.
disons qu’en 2006 on avait eu plutot Alonso au debut et Schumacher sur la fin avec Alonso qui gerait, dis moi si je me trompe. La on peut penser que les 2 voitures peuvent etre proches toute la saison. Enfin on verra apres le 1er grand prix.
Il peut y avoir comme en 2009, des nivelements de hiérarchie qui sont différente à chaque GP. Je ne pense qu’une écurie se détachera aussi facilement le règlement a peu évolué et les performances du "Big four" sont assez proche.
Tu as raison pour 2006 (un peu comme 2005 et 2009), Alonso a emmagasiné beaucoup de points puis a gérer pour la suite
En général, en F1, rater son début de saison est rédhibitoire pour le titre. Seule exception, Kimi Raikkonen en 2007. Décidément, Iceman ne fait jamais rien comme les autres !
Bonjour Axel. Je pense qu’il va falloir se méfier des pilotes possèdant une certaine intelligence de course par rapport aux sprinters. De fait, Schumacher, Alonso, Button et Webber ont un avantage sur leur équipier respectif. Vettel semble être le plus complet des "jeunes", mais il est encore friable quand il s’agit de gérer. Hamilton devra vraiment s’assagir sous peine de vivre des fins de GP difficiles. Rosberg a laissé filer uen victoire à Singapour l’an dernier pour les mêmes raisons, et Massa devra vraiment progresser en peloton. Button est certainement le meilleur finisseur du peloton. Sa capacité à ramener sa voiture à l’arrivée est impressionnante, à l’image de la saison dernière (un seul abandon à Spa, accroché par Grosjean). Webber lui aussi est capable de contenir ses ardeurs sur la durée. Cette saison, il pourra compter sur une préparation physique impeccable, élément déterminant pour réussir une saison. Enfin, quel dommage que Heidfeld ne soit plus là, car comme Button, c’est un redoutable finisseur, et certainement le pilote le plus intelligent en course que la F1 ait connu depuis longtemps.
Le risque de panne sèche est peu probable, mais il existe.
Je crains plus des fins de courses où les pneus pourraient être en charpie, proches de l’agonie. Et là, on pourrait voir des écarts faire l’élastique, des dépassements "cadeau" ...
Je pense qu’Hamilton a mûri, a gagné en expérience, même s’il reste encore un tigre dans son cockpit. Face à Button, il devra apprendre à mieux gérer ses courses, mais je le répète, il sera devant en qualif. Si Lewis économise bien ses pneus, alors il fera une grande saison.
Button meilleur finisseur ? Alonso est excellent aussi dans ce domaine. Quant à Webber, il peut remercier Coulthard, car chez Williams c’était une vraie tête brûlée, façon Andrea de Cesaris.
Je n’évoquais pas les pannes sèches mais bien la détérioration des pneus. Effectivement, Webber a beaucoup appris de Coulthard, et son pilotage est bien plus sage aujourd’hui. Webber est comme son compatriote Jones, un pilote âpre, dur en piste, difficle à doubler et rapide. Si en plus son avenir est incertain, il va être très dangereux pour Vettel. Pour Hamilton, le GP d’Italie l’an dernier montre qu’il se laisse encore déborder par son panache. Il devra vite s’assagir car son équipier va avoir à coeur de profiter de toutes les occasions se présentant à lui. Autre problème de Hamilton : on a l’impression qu’il se focalise sur Alonso...
salut Jayce,
Pour Alonso, je pense qu’Hamilton fait juste de la provocation verbale. Je ne pense pas qu’il soit obsédé par lui comme Senna l’était par Prost, sa cible.
Pour la sortie de l’homme au casque jaune à Lesmo, n’oublie pas qu’il n’avait rien à perdre, Lewis était déjà éliminé de la course au titre ... Le seul enjeu restant chez McLaren était la lutte contre Ferrari pour la 3e place des constructeurs.
Je pense vraiment qu’Hamilton a progressé en terme d’intelligence de course. Ce n’est pas Montoya ou Mansell.
Je suis d’accord, pour moi la sortie de piste a Monza n’est pas une erreur il ne jouait pas le titre et il a montré qu’il avait une vrai soif de succès visant toujours plus haut, et il appris en 2007 et 2008 qu’il connaissait la valeur des points glanés en courses.
purée j’étais même pas au courant qu’ils avaient changé le barème des points !
ouais franchement tous ces changements à chaque intersaison, c’est assez gonflant.
sinon, TB présentation.
c’est clair que le plateau est assez impressionnant (dommage que pas Raikonnen). le titre de l’article est très bien trouvé (je te demande pas ce que t’as regardé à la téloche hier soir lol).
quand même, je te trouve très dur avec Button. 1 étoile pour le champion du monde en titre... qui rejoint l’un des + gros teams du plateau... dur
pas fan de l’anglais, mais il sait bien gérer ses temps forts et ses temps faibles, mettre à profit ses grosses périodes...
De même que Vettel grand favori... on a vu l’année dernière que Red Bull était sur certaines courses capables de lui filer une bagnole assez moche... et Vettel a commis aussi quelques erreurs. je sais pas comment pourra réagir un team aussi peu expérimenté face à des mastodontes telles Ferrari ou McLaren, qui reviennent en force.
j’espère un gros match Schumi/Alonso
sinon, quelqu’un peut faire un ptit topo sur les performances des différents teams et pilotes en cette pré-saison ? pas du tout suivi.
hello Fifou,
Non j’ai pas regardé le Jedi hier soir ;-)
Button j’ai mis 2 étoiles. Button est un excellent pilote mais il m’a déçu fin 2009. Face à lui, Hamilton a plus l’envergure d’un grand champion selon moi. Jenson a lui même affirmé qu’il ne courait pas comme un épicier. A part à Interlagos, il a fait beaucoup de courses transparentes en fin de saison, notamment par rapport à Barrichello ou Vettel, ses rivaux directs.
J’attends donc qu’il prouve sa valeur en 2010, même si je sais qu’il pilote très bien.

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