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le 3/12/2009

Le PMU, balle au sabot ?


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Avec la libéralisation prochaine des paris en ligne, les monopoles d’Etat que sont la Française des Jeux et le Pari Mutuel Urbain (PMU) se sentent menacés, et réfléchissent à une adaptation nécessaire à la nouvelle donne qui se profile.

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Ainsi, le PMU, qui fêtera ses 80 ans en 2010, se prépare activement à cette ouverture à la concurrence et entend bien se moderniser pour occuper un créneau qu’il estime être naturel.

Première entreprise de paris hippiques en Europe, et seconde dans le monde, avec un chiffre d’affaire annuel de 9,3 milliards d’euros, le PMU s’efforce d’occuper le créneau en s’affranchissant de l’image ringarde d’une occupation pour retraités...

Ainsi, depuis 6 ans, la société développe son offre sur internet, et Philippe Germond, PDG de l’entreprise depuis avril 2009 annonçait même fin septembre que le PMU allait bientôt offrir une offre complète de paris en ligne sur son site, y compris des paris sur le football.

Puis, le 12 novembre, c’était au tour du Premier Ministre irlandais d’annoncer un partenariat d’une durée de 5 ans, à partir de 2010, du PMU avec Paddy Power, la plus grosse société de paris en Irlande... Cette annonce n’était en fait que la suite logique des partenariats internationaux déjà conclus par le Groupement Economique français avec ses homologues ATG en Suède et Tabcorp en Australie.

Pour le PDG du PMU, Philippe Germond, le partenariat avec Paddy Power «va permettre au PMU d’offrir des paris sportifs en ligne sous sa nouvelle marque et de conserver la gestion directe de sa base de données de clients. Paddy Power va nous fournir son expertise dans les paris sportifs. Nous sommes particulièrement heureux de nous associer avec une compagnie dont la culture et les valeurs sont proches des nôtres. Paddy Power est une compagnie très compétitive avec une direction forte et qui n’opère que dans les marchés où elle est autorisée à le faire. Grâce à ce partenariat le PMU se donne les moyens d’être prêts pour l’ouverture du marché des paris en ligne en France l’an prochain».

Ainsi, après une stratégie marketing déjà tournée vers d’autres sports que les courses hippiques (maillot vert du Tour de France depuis 1991, Internationaux de France de tennis et Ligue Nationale du Rugby depuis 2008), la future-ancienne société monopolistique veut diversifier son cœur de métier en étendant son offre de paris à plusieurs autres sports, dont le plus important d’entre eux en termes de paris sportifs en ligne, le football.

Avec pour seul but d’occuper le terrain en profitant de sa notoriété, et s’offrir, sur sa seule image, une part substantielle du "gâteau internet". C’est d’ailleurs la raison invoquée par son PDG, vu que les prévisions actuelles font état d’un chiffre d’affaires potentiel pour les paris sportifs en France de 3 milliards d’euros en 2011, et que, selon le cabinet de consultants Price Waterhouse Cooper (PWC), le marché des paris sportifs devrait progresser de près de 30% d’ici à 2012: «en 2009 nous réaliserons 650 à 700 millions d’euros de chiffre d’affaires sur internet dans les paris hippiques. Nous pouvons raisonnablement estimer à quelques centaines de millions d’euros supplémentaires les mises de paris sportifs en ligne d’ici à 2012, cela représenterait 5 à 6% de notre activité».

L’objectif de Philippe Germond est tout simplement de se positionner dans les trois premiers opérateurs de paris en ligne en France, avec une part de marché de 20 à 25%.

Une ambition pas si irréaliste que ça quand on a à l’esprit que 6,5 millions de français jouent aux courses, et que 14% des nouveaux joueurs qui découvrent les paris en ligne le font sur le site internet du PMU. Sur ces 6,5 millions de joueurs, environ 400.000 le font en ligne.

Mais pour cela, il faudra que le PMU s’attaque de front à la Française des jeux qui détient déjà la même diversification (à l’exception des courses hippiques), et surtout les poids lourds étrangers, déjà dans les starting-blocs, que sont Bwin, Betclic ou autres Unibet.

Un pari risqué, où le PMU s’élance avec un "handicap" certain comme l’on dit dans le monde des hippodromes...

Voir aussi sur le même thème: Paris en ligne: une libéralisation au goût douteux

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bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par romano

le 4 décembre 2009 à 04H21

Le PMU, balle au sabot ?

blog très sympathique mad marcus, je vous conseillea tous ’aller y faire un tour http://mad-marcus.over-blog.co...

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par insulaire

le 4 décembre 2009 à 10H37

Le PMU, balle au sabot ?

"Mais pour cela, il faudra que le PMU s’attaque de front à la Française des jeux"

Si tu savais que LFJ ne craint en rien l’attaque Du PMU... Pour la bonne et simple qu’une filiale de la française des jeux a la maintenance de tous les terminaux, bornes du pari mutuel urbain...En plus des terminaux de jeux de la française...

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par Mad Marcus

le 4 décembre 2009 à 11H35

Le PMU, balle au sabot ?

Je voulais dire en termes de concurrence...

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par insulaire

le 4 décembre 2009 à 15H20

Le PMU, balle au sabot ?

T’inquiète LFJ a déjà plancher sur le sujet ...

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