Saison 2009, ce que j’en dit 2
Deuxième partie de la critique de la saison cycliste, du Giro à l’avant Tour.
Sitôt les peu spectaculaires classiques Ardennaises finies, voilà le Giro des revenants qui débute, qui salue le retour d’Armstrong après sa fracture de la clavicule qui a pourri son début de saison.
Sur les premières pentes du Giro, Armstrong confirme que sa blessure a perturbé sa préparation et qu’il est présent pour la parfaire avant le rendez-vous de juillet.
Pendant le Giro, l’attention des suiveurs fut détournée par
les affaires extra-sportives, par un nouveau contrôle positif de Boonen à la
coke qui sera qualifié par la presse et le peuple de dopé, alors que cela n’a
rien avoir, et par la prise de position des espagnols pour Valverde pourtant
poursuivi au sujet de poche de sang suspectes trouvées chez Fuentes qui tendrait
à prouver l’implication de l’Invincible dans le plus grand scandale de dopage
du siècle nouveau, tornade plus violente que la Festina de 98. Affaire dont on
ne saura jamais le fin mot par l’obstination de camouflage par la justice
espagnole. Di Luca s’évertue a récupérer le temps perdu sur le long chrono des
Cinque terre, tandis que Leipheimer confirme que ses meilleures années sont
terminées. Sastre alterne coups d’éclat et coups de barre, Basso témoigne de sa
belle condition avec une cinquième place qui deviendra quatrième après la
découverte de l’affaire Di Luca, la belle perf de Pelizzotti qui montre qu’il
est l’un des meilleurs grimpeurs du peloton, la bonne tenue des jeunes belge
avec le maillot de meilleur jeune pour Seeldrayers, et une 20ème
place pour De Greef, les affrontements entre le Cav et Alejet, que Farrar et
Davis tentent de suivre, la puissance de Boasson Hagen qui triomphe deux
fois(sur le CLM par équipes et une étape), deux deuxième place, et une
troisième sur le CLM final, les Columbia qui enlèvent un max de bouquet, les
revenants Bartognolli et Scarponi qui figurent bien, et la victoire du régulier
et blanc de tout soupçon de dopage Menchov, qui laissa exploser sa joie à
l’arrivée du CLM de Rome. Armstrong pendant ce temps-là a fait étalage de son
charisme et de son pouvoir intact a plusieurs reprises, et a signé une belle
remontée à la douzième place. Les français, comme lors de tous les grands
rendez-vous de la saison, sont aux abonnés absents et hors mis des longues
tentatives debaroudages, sont rappelés
à la cruelle réalité: pas le niveau, les gars. Je pense qu’un jour, faudra regarder la réalité en face et comprendre que se plaindre du dopage des autres nations n’est pas une excuse, puisque c’est vaseux. Certes on a découvert quelques cas italiens et espagnols, mais quelques français aussi, et la France n’est pas surpassée que par ces deux nations. Se camoufler derrière des excuses aussi mièvres et ne jamais se remettre en question, voilà pourquoi le cyclisme français est au plus mal. La preuve, quand Hinault, le deuxième plus grand coureur de tous les temps après Merckx, l’ouvre et balance ses vérités à la face de tout le monde, ces personnes s’offusquent de la forme et esquive de répondre sur le fond, où il a somme toute raison, et continuent leur route exactement de la même façon. Il faut un vrai débat sur le fond du cyclisme, sans prendre de gants, sans œillères et sans se voiler la face. Sans se chercher d’excuse et avec une profonde remise en question. Il faut reprendre les déclarations d’Hinault, y enlever toutes les insultes et les mots blessant, méditer tout ça, et appliquer le tout. Peut-être que dans ce cas-là, le cyclisme retrouvera un semblant de lettre de noblesse dans l’hexagone, autrement que sur deux étapes en juillet où les baroudeurs français feront jouir les franchouillards ignares.
Le mois de mai et ses courses par étapes est dominé par Valverde, qui récidivera au mois de juin sur les pentes du Dauphiné, bien aidé par Contador. Evans ne peut rien face aux deux espagnols, que Gesink parvient à suivre et même à devancer sur quelques étapes. Le jeune néérlandais confirme qu’il faudra compter sur lui pour animer les pentes du Tour, cette année probablement et les suivantes sans hésitation. Dôté du même gabarit que les Schleck, avec quelques centimètres en plus, il jouit du même potentiel qu’eux, et devrait dans quelques années prouver tout le bien que les spécialistes pensent de lui. Au Tour de Suisse, l’autre préparation prisée par les Tour-mens, les Columbia et Cancé assurent le spectacle, avec un Spartacus retrouvé après un mièvre printemps abordé hors de forme par la faute de blessures ennuyantes. Jamais dans le coup durant les Flandriennes ou le mois de Mars qu’il a déjà remporté l’année précédente, il confirme qu’il revient en forme et compte bien faire parler de lui durant la grande boucle. Pendant ce temps, Cav engrange les victoires et confirme que le train Columbia vaut largement celui de la Saeco et le surpasse au nombre de victoire de prestige. Mais ce n’est encore rien comparé à la démonstration que le train jaune fera en juillet.
Salut Kareem ! Juste un petit commentaire concernant, justement, les commentaires de Hinault. Si les excuses visant le dopage chez les autres sont réductrices, elles ne le sont pas davantage que les attaques du blaireau. Comment peut on croire que les français s’entraînent moins que disons, les coureurs des 8-9 nations qui précèdent au classement ? Pourquoi dans les année 80 les français étaient des tueurs surentraînés, et pourquoi depuis ils sont devenus faignants ? De la même manière, pourquoi ils avaient la culture de la gagne de 1910 à 1990 et plus depuis ? Je pense que c’est une attitude très hypocrite de mettre les mauvais résultats des français sur le compte de leur manque de motivation et d’entraînement. Franchement, depuis 2000 combien d’espagnols contrôlés positifs et combien de français ? Idem pour les italiens. Sans compter l’immense majorité des coureurs dopés qui ne sont jamais contrôlés positifs du fait du manque de sévérité de la fédé (les espagnols sont les rois du laxisme). Malheureusement, je pense vraiment que les mentalités ont changés en France, mais pas du tout dans la majorité des pays. Le scandale Festina a eu lieu au tour de France, dans une équipe française, dans un sport ultra populaire en France. D’où les énormes répercussions notamment chez les jeunes. Quand on voit l’attitude de la justice (et des médias) espagnole, franchement on se dit que l’Espagne va rester longtemps devant nous en vélo, et pas parce que Contador fait quelques km de plus dans la journée !

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C’est plus le travail défensif des deux ailliers hazard-gervinho que je trouve un peu léger, m ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
MS Montreal demarre le 5 aout ...et le 6 a Stockolm la course du siecle ??? ( GAY ,BOLT POWELL. ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
ouais Axelborg je suis d accord avec toi sur l analyse faite des politicards francais ! Tu as e ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
Oui juillet c’est un peu la session de rattrapage sur terre battue avant la saison américaine ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
@armand,On ne peut pas comparer l’impact du sport sur la société entre la France et l’Es ...
> 23 Autres ...
normal Garcia c’est Espagnol non ?? ;) Quand on se souvient de leur entame de saiso ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
nous sommes pratiquement en inter saison ! Les cadors sont au repos et les tournoi qui se jouen ...
> D’où vient le terme Grand Chelem ? ...
et pour rester dans le debat : je dirais que je suis choqué vu les querelles des hommes politiq ...
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