Perez fait sa révolution.
Depuis que Florentino Perezoccupe lapresidence duRealMadridla capitale du royaume ibérique vibre non pas aux exploits des joueurs meringues mais aux différents psychodrames qui agitent les acteurs du stade Santiago Bernabeu.
La politique des galactiques à donner du bon et du moins bon ce qui à pousser Perez vers la sortie dans un premier. Revenus aux affaires Grâce à l’obscurantisme des nouvelles socios le chef d’entreprise en bâtiment lance son nouveau plan des galactiques II. Vu les premiers résultats et l’ambiance qui règne il semble que Perez se soit plus ou moins fourvoyé et l’objectif de glaner une dixième coupe d’Europe au printemps prochain dans son jardin de Bernabeu est loin d’être acquis.
Florentino Perez est un homme d’action en prenant la gouvernance du Real il n’a qu’une seule idée en tête faire du Madrid la meilleure équipe possible et imprégner sa marque lors de ses mandats. C’est là que commence le problème car si l’objectif premier est recevable encore faut-il analyser la maniere d’y arriver.
De pauvres ignorants portant leur bêtise en bandoulière continuent à colporter que Bernabeu pu construire le Real grâce aux aides du régime franquiste. Bernabeu ex-joueur grand voyageur avocat et homme de culture (tout le contraire de Perez et ses condisciples et de tous ceux qui s’attaquent à son héritage et à sa mémoire) su faire du Real le plus grand club du monde et sans l’aide de personne!!
Perez représente l’antithèse de Bernabeu. Ce dernier qui avait posé les fondations du Real que l’on connaît aujourd’hui avait su imprégner son club d’un savoir unique. Bernabeu a son époque? c’était Gulliver dans un monde de nains et vu le profil des dirigeants actuels à la tête des plus grands clubs européens il le serait encore aujourd’hui!
Au Real un joueur n’arrivait jamais en star... Star il le devenait sur le terrain! les exemples abondent dans ce sens de Di Stefano inconnu en Europe arrivant dans la maison blanche après un duel avec le Barça. Puskas dont personne ne veut, mais que le Real récupère tout en signifiant aux Hongrois d’aller perdre ses kilos car chez les meringues point de passe droit ou encore Gento parfait inconnue venue de Santander tous avec le temps se révélerons comme de grands joueurs quant à la formation elle jouera un rôle déterminent en produisant un nombre très important de vedette avec notamment la fameuse quinta del buitre ...
Tout règne n’est jamais parfait et Santiago Bernabeu commettra une seule erreur lors de sa présidence cellede ne pas avoir stipulé dans les statuts du club que tout candidat à la présidence des meringues se devait d’avoir porté le maillot du Real comme lui en son temps. Après sa disparition les Munoz, Zocco, Pirri ou Santillana auraient fait d’excellents présidents...
Perez comme Laporta, Berlusconi, Glazer, Abramovich etc. etc.... se décline comme un simple connaisseur en matière de football. C’est ce qu’il prétend au moins est-il conscient que le costume de don Bernabeu est bien trop grand pour lui mais l’homme est intelligent et sa volonté de vouloir engager à de multiple occasion Arsene Wenger laisse apparaître d’emblée les dessins qu’il avait imaginés pour le club. Perez est un financier d’aujourd’hui et le football doit se plier à la situation actuelle. Il n’a que faire de la philosophie que Bernabeu à léguer et dont les successeurs feront attention à ne pas trop chambouler jusqu’à son arrivée.
L’obsession d’engager un entraîneur au profil Wengerien démontre encore la différence essentielle entre la philosophie Bernabeu et la pensé de Perez . Sous Bernabeu les responsables techniques ne possédaient pas la maîtrise réelle de l’équipe. Tout reposait sur la responsabilité des joueurs. Même durant les années 80 et 90 la plupart des formations évoluaient plus ou moins en autogestion. Les Beenhakker, Antic, Floro ou Heynckes malgré la victoire en C1 98 faisaient plus figure de porte manteau que d’entraîneur dans l’organisation du club! seul les Amancio ou Del Bosque ancien pensionnaire de Bernabeu ont réussi à gérer leur effectif respectif avec lesquels, ils ont remporté des titres européens.
Perez croit aux strass et paillettes au buzz médiatique comme Nunez ex-président du Barça et à la mondialisation. Internet impose une nouvelle donne médiatique supplémentaire et pour ne parler que du Real jour et nuit quoi de mieux que des transferts-reccords? quoi de mieux que d’assemblé les plus grandes stars ensemble? les feux de l’amour se produisent désormais au Bernabeu et non à Burbank sous le soleil Californien. D’illustres prédécesseurs se sont mis en évidence avec ce style de politique mais Perez crève les plafonds.
Par sa politique il fait subir au Real un changement culturel extrême au point ou le vestiaire est devenu invivable et explosif! confrontation entre des joueurs issus du cru gagnant leur place à la force du poignet et arrivée massive en grandes pompes de guest stars non miscible dans la culture meringue. Perez ne veut pas incarner une continuité ou une renaissance c’est une révolution culturelle qu’il veut imposer au club de la capitale en changeant son ADN...
Une révolution culturelle qui pourrait s’avérer dévastatrice avec le temps!......
La suite au prochain épisode...
PS: samedi soir a vu le Madrid l’emporter par deux à zéro sur Getafe, deux buts inscrits par Gonzalo Higuain arrivée dans la capitale sans faire de bruit. Depuis il n’a cessé d’étaler son talent...
On ne débarque pas en star au Real... Star on le devient sur le terrain! Gonzalo Higuain? un pur meringue!
je ne connais pas trop l’histoire du real mais il me semble que Puskas était déjà une vedette quand il est arrivé à madrid.
Quid de Zidane ?
Il est arrivé en star à madrid et il en est sorti encore plus haut en prouvant sur le terrain que son statut n’était pas usurpé.
Après je ne suis pas forcément d’accord qu’un bon président doit avoir été joueur, il y a de très bons dirigeants qui n’ont jamais évolué à haut niveau, ce sont quand même deux métiers différents. l’histoire des grands joeuurs qui n’ont jamais réussi à devenir des dirigeants acceptables est très très longue.
Pour le reste j’adhère à tout, c’est à dire à l’essentiel, perez se trompe de méthode pour réussir et de club pour appliquer cette méthode.
Cependant il est élu et sa politique annoncée avant l’élection, lui vaut un soutien pour l’instant encore.
Kopa n’était il pas déjà une "star"* avant d’arriver au real ?
* si tant est que la définition de "star" puisse se transposer dans les années 50...
Malheureusement je suis en désaccord fondamental avec bien des points.
Di Stefano, Puskas et Kopa étaient des vraies stars en arrivant.
Ils ont dû confirmer qu’ils l’étaient certes mais c’étaient des grosses vedettes.
Je pense au contraire que pour réussir dans un tel club, mieux vaut déjà être Ballon d’Or plutôt qu’imaginer qu’on va pouvoir le chercher là-bas.
L’exigence est telle - incomparable avec ce qui a cours dans aucun club de la planète - que si t’as déjà démontré que t’étais un vrai crack, tu vas avoir des vrais soucis.
Ce constat établi, il est évident qu’un espoir a beaucoup mois de chance de réussir au Real qu’un joueur confirmé.
On le voit d’ailleurs aujourd’hui : Kaka et Cristiano sont satisfaisants (Cristiano est même carrément excellent) , Benzema un peu moins.
L’Exemple d’Anelka est encore dans toutes les mémoires...
Oui Munchen, c’est relatif mais kopa était effectivement considéré comme (au moins) l’un des 10 meilleurs joueurs de la planète à son arrivée au Real en 56 après la finale de C1 Real/Reims.
Mais c’est surtout en 58 avec son ballon d’or et statut de meilleur joueur de la coupe du monde 58 qu’il explose.
Pour aller dans le sens de ce que Condor dit, il faut avouer que marquer lors de tout ses premiers matchs a aider à son intégration.
merci chano pour le rappel historique :)
ronaldo avait gagné ses BO avant de venir, ça ne l’a pas empêché de réussir, Ziz aussi... mais on était déjà dans l’ère galacticos I
mais en tout cas, merci Condor pour cet article, même si ta vision de Perez semble un peu réductrice...
Pérez a été élu justement grâce à sa politique de stars... C’est donc qu’il n’était pas le seul à vouloir avoir le réal actuel...
Je suis relativement jeune, mais il me semble quand même que depuis toujours le réal achète des stars, bien sûr pas que, mais quelques unes quand même...
sauf que cette fois ci il n’a pas été élu car il n’ y a pas eu de votes, il etait le seul candidat...
pour moi ce mec est un megalo.. il a fait table raz de tout ce qui rappelait l’ere qui le precedait, les symboles de lorenzo sanz (redondo), les recrues calderoniennes (robben...), et ironie de l’histoire, celui qui a preservé le real d’une crise plus profonde est peut etre le meilleur recrutement madrilene des 4 ou 5 dernieres années (pipita), avec van nistelrooy...

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