Tennis et cycles de l’Histoire
De nos jours ,économistes et historiens ne jurent que par cette idée: le cycle . Cet analyse de l’Histoire se fonde sur le fait que l’on peut la diviser en plusieurs cycle , chaque cycle comprenant un certains nombre d’étapes caractéristiques , qui se répètent incessamment à n’en plus finir . La majorité des modèle se basent sur des cycles en 4 étapes , assimilés à des "saisons" (l’analogie est parfaite) Bien sûr , il s’agit là d’une vision TRES globale des événement , il est évident que l’Histoire ne se répète pas de façon identique , mais qu’il y a quelques variations et surtout une évolution .
Passons au sujet qui nous intéresse: Le Tennis (of course ) . Peut un extraire un modèle cyclique de l’histoire du tennis? C’est ce que j’essaye de faire dans cet article .
Comme beaucoup d’économiste j’ai divisé des cycles en 4 étapes , à longueur un peu variable . Avant de les détailler , je tiens a préciser que bien entendu , je ne prétend pas que l’histoire du tennis est prédéterminé , mais par contre j’avance qu’il y a des circonstances historiques favorable ou défavorables à tel ou tel champion. D’ailleurs je parlerai d’un cas joueur a bouleversé le cycle . Bien sur , il y a des différences du à la variété des caractères des joueurs , rien est absolu , mais les grandes lignes sont là . Vous remarquerez aussi , que ces étapes sont basées sur un encheminement logique autrement il n’y aucune raison que l’Histoire respecte ce cycle .
Assez tourné autour du pot , voici mes 4 "saisons" (périodes , étapes ) tennistiques (évidement le choix du début est arbitraire puisque c’est cyclique):
Emergence: Période qui suit la domination d’un champion pas vraiment transcendant , qui débute par une incertitude sur l’avenir du tennis et se termine par la certitude qu’un certain grand champion est sur le chemin d’une carrière historique . Cette période voit ce champion prendre progressivement le dessus sur ces concurrents , ces derniers profitent de sa relative jeunesse pour glaner de façon opportune quelques titre ou trôner provisoirement en tête du classement .Mais ils deviennent surtout les grosses victimes du nouveau champion . Période où le niveau du circuit est à son plus bas . C’est pourquoi cette période est absolument idéale et propice à l’éclosion d’un grand champion , celui ci peut se faire les dents sur des adversaire à sa portée .
Domination du super-champion: Période ultra-dominée par un champion ultra-populaire doté d’une grande aura . Chaque joueur cultive le rêve ultime de le battre , et travaille ce sens , le tennis est dominé par un roi absolument incontesté sportivement et médiatiquement , qui étouffe avec plus ou moins de succes la concurence . La periode se termine quand le roi commence a etre battu a la regulieres par ses challengers ambitieux .
La lutte des challengers: Période qui voit les challengers du champion précédent se disputer sa succession . Le défi élevé imposé par ce dernier , fait que le niveau proposé atteint des sommets . La lutte est âpre , usante entre ces challengers , qui au passage battent à la régulière le grand champion dépassé par les événements . Mais les attentes sont trop élevées pour ces challengers qui doivent surenchérir sur le précédent champion et en plus gérer ce fatiguant combat pour la succession . En conséquence , il ne parviennent pas à prolonger leur domination , c’est alors que surgit un outsider au qualités mentales et physiques exceptionnel pour s’emparer contre toute attente de la place de leader .
Le champion inattendu: Ce champion va donc déjouer tout les pronostic , pour dominer le tennis sur une période non négligeable . Ils souffrent de nombreux problème: il a à peine participé à la grosse lutte des challengers (ou du moins n’en a-t-il pas été l’un des principaux protagonistes) , et n’a jamais battu le super-champion précédent . Pour cette raison il est impopulaire , et a du mal a se faire accepter comme leader naturel . On lui reproche de n’être qu’un opportuniste qui s’appuie sur son physique et son mental . Il sera très facilement balayé par le futur super-champion émergeant , sans montrer beaucoup de résistance . Sa domination est plus courte que celle du super-champion .
Voyons à présent , comment ces différentes périodes cycliques s’appliquent à l’histoire du tennis "moderne" , que l’on va définir arbitrairement comme le tennis depuis Borg . Ce système connaitra un petit bug vers les années 85-86 causé par Lendl .
74-76: Eclosion du Champion . Borg apparait sur la scène tennistique , et se limite dans un premier temps à Roland Garros . Connors et Orantes connaissent alors leurs derniers instants de gloire avant que l’hégémonie Borg se répande les reléguant au second rang de la scène internationale. 76 verra le suédois s’exporter vers Wimbledon .
77-81: Domination du super-champion . Borg domine sans conteste la planète tennis en cette période , en raflant quasiment tout les Roland-Garros et Wimbledon , et ce malgré ses échecs répétés à l’US Open . L’année 81 marque la fin de son règne .
81-84: La lutte des challenger . Il y a un challenger principal , c’est bien bien sur McEnroe , qui a poussé Borg à la retraite à lui tout seul. Il est rejoint par le revenant Connors , quand même 2 fois vainqueur de Borg à l’US . Les deux américains vont désormais s’affronter de façon épique pour le trône suprême qu’ils occuperont par alternance une année sur l’autre . Après un quasi sans-faute en 84 , Mac s’arrêtera là , incapable défendre sa place face à un Lendl qui se tenait en embuscade pendant si longtemps .
85-87: Le champion inattendu qui devient super-champion . Le cas de Lendl est passionnant , il a tout du champion "inattendu" , impopulaire , rigoureux , n’a pas vraiment participé à la chute de Borg , et accède au trône au détriment de McEnroe à qui l’on promettait de régner sans partage sur les années 80 . Notre modèle conduisait donc Lendl à dominer pas plus que 2 ans et à être facilement délogé . Seulement voila , Ivan le Terrible en avait décidé autrement , avec sa force de caractère il força son destin et devient un super-champion bouleversant ainsi la chronologie du cycle . En 1987 après 3 ans de règne il était déjà un mythe , il a écrasé tout le monde sur son passage sauf à Wimbledon (d’ailleurs chaque super-champion à son tournoi faible) .
88-90: La lutte des challengers . La période qui suit n’est donc pas une émergence de super-champion , mais bien une lutte des challengers en toutes choses . Des joueurs qui battront Lendl , devenu numéro 1 très respecté et plus prestigieux , et lutteront pour sa succession. Après un baroud d’honneur de Wilander en 88, trop vieux pour faire plus , il laisse le haut de la fiche à la lutte Becker-Edberg qui passionne les foules, sur fond de petite résistance de Lendl . Le jeune André Agassi y vient mettre son grain de sable . Edberg ne tiendra qu’un an et demi dans ces conditions avant de se faire souffler par un Jimmy Courrier sorti de nulle part.
91-92: Champion inattendu . Le très charismatique Jim Courier prend donc la main du circuit ATP , et il gardera les commandes inexplicablement encore 1 an et demi , mais reste impuissant devant l’émergence de Sampras .
93: Émergence du super-champion . Décidément , cette période connait plus de contre-exemples que d’illustrations . Et pour cause , un an suffira à Sampras pour passer du statut de simple top 10 à champion incontesté . Après une petite piqure de rappel à l’US Open 1992 ou il arrive en finale Sampras finit en trombe sa saison 93 en réalisant le doublé Wimbledon-US Open , puis l’Open d’Australie dans la foulée. Courrier est envoyé aux oubliettes , et les espoirs Agassi , Ivanisevic ou encore Chang sont etouffés .
94-97: Domination du super-champion: Sampras confirme sa saison 1993 , archi-domine Wimbledon tout en battant le record de longévité au poste de numéro 1 . Sans aucun doute le joueur dominant des années 90 .
98-00: La lutte des challengers; cette fois , ils sont très nombreux . Sampras est assailli de toute part . Cela est du a la perturbation causé par Agassi , revenu comme neuf des bas fonds du classement , et qui se mêlera plus qu’activement à la succession de son compatriote . C’est d’ailleurs la seule periode ou il remporte un match important contre lui (demi finale de l’OA) . S’ajoutent à la lutte; Kafelnikov puis Rafter , puis les très talentueux et prometteurs Kuerten et Safin . Tous ont battu Sampras lors de matchs de prestige , tous ont occupé provisoirement la place de n°1 et remporté des grands chelems (A noter que dans ce capharnaüm ambiant Sampras a réussi à finir numéro 1 en 98 malgré une saison moyenne) . Mais celui qui s’installera sur le trone de façon plus permanente, ne sera pas l’un d’eux, et ce malgré leur talent prometteur . Non , l’Histoire se répète , et l’inattendu Hewitt , qui n’a pourtant pas fait tomber le King Sampras , va leur faire mordre la poussière , alors que ces challengers s’écroulent sous la pression , l’âge ou les blessures. Qu’elle est dure la vie d’un challenger .
01-02: Champion inattendu . L’impopulaire Hewitt va donc dominer le classement ATP 2 ans. Il se batira pourtant un palmarès bien maigre pour 2 ans de domination , avec seulement 2 titre de grand chelem . Agaçant par nature , il peine à gagner l’adhésion du public qui refuse de voir la vérité: Hewitt est réellement le meilleur joueur à cette époque , un mental hors du commun , un physique parfait doté notamment d’un excellent jeu de jambes , une capacité de relance qui atteint un très bon niveau technique . Bref ça se vend . Rien à faire , le destin du champion inattendu et de rester impopulaire , comme il est de trébucher après deux saisons . On peut dire que Hewitt plongera en 2003 , laissant le champ libre à l’éclosion d’un futur grand champion . Ce dernier l’empêchera de refaire surface par la suite .
03-04: Eclosion d’un super-champion: 2003 , le tennis est en bas de la courbe , les opportunistes/futures victimes caractéristiques de cette époque se nomment Ferrero et Roddick . L’américain se faufile dans la faille , et connait un succès rapide finissant l’année numéro 1 exclusivement grâce à une très bonne tournée américaine . La chute sera plus dure. Avec une déconcertante facilité , Federer maintint de force Hewitt dans le noir , tout en brisant littéralement la carrière de Roddick . Il ne connaitra aucune difficulté . Après une victoire déclic à Wimbledon en 2003 , il fait le grand saut en réalisant pas moins qu’un petit chelem en 2004 . Un an aura suffit , et on parle déjà de meilleur joueur de l’histoire .
05-07: Domination du Super-Champion: Federer confirme et comment! Seul le Roland-Garros chasse gardée de son futur Challenger lui résiste . (Comme Sampras , comme Borg avec l’US Open , comme Lendl avec Wimbledon ) . Il réalise encore 2 petits chelems en 2006 et 2007 . Safin sera le seul joueur à réussir à remporter un grand chelem sur surface rapide . Le suisse laisse ses concurrents affamés , sevrés de victoire de prestige . Déclinant un peu en 2007 , ses challengers arrivent à l’atteindre définitivement en 2008 et notre suisse met fin à son hégémonie .
08-??: La lutte des challengers . Djokovic et surtout Nadal ont réussi cet exploit . Il ont fait descendre de son nuage le roi soleil . Murray les a rejoint par la suite . Régulièrement vainqueurs de Federer , les 3 challengers se livrent et se livreront un lutte sans merci , jusque là largement dominé par Nadal . En arrière fond un Federer agonisant , qui certes n’a pas baissé les bras , mais qui ne redeviendra pas ce qu’il a été. Cette lutte des challengers atteint un niveau inouï et coutera probablement très cher à ses protagonistes .....
Voici donc l’intérêt majeur de cette étude , nous avons beaucoup à apprendre de l’histoire et nous pouvons nous permettre une projection à court terme . Par le passé , la lutte des challengers dure 3 ans avant qu’un opportuniste ne surgisse .
Doit on en déduire que Nadal n’ira pas au delà de 2010?? Je suis tenté de répondre par l’affirmative , cette étude nous fait prendre conscience de nombreux faits . En tout premier lieu que l’énergie dépensée pour détrôner un champion puis assoir sa domination face à une meute d’ambitieux est non négligeable et c’est aussi le contexte dans lequel se trouve Nadal . Deuxième fait , après le super-champion , le challenger se doit d’être irréprochable ,c’est une pression terrible. Ne pas gagner Roland Garros serait très facilement interprété par la fin de Nadal , il risque à chaque instant d’être aspiré par un trou noir dont il ne pourrait s’en sortir . Tant que tout va bien ça va encore , mais tenir ce rythme jusqu’à 2011 relèverait du miracle . Nadal ne serait donc pas un super champion dans la lignée des Borg , (Lendl ), Sampras et Federer . Il ne devrait pas vraiment dominer longtemps le tennis (pour rappel ça ne fait même pas un an qu’il est numéro 1.
On peut voir qu’en fait la carrière de Nadal s’apparente à celle d’un autre challenger d’exception: McEnroe . Mac a d’abord fait son trou dans son jardin (l’US open ) comme Nadal (Roland Garros ) avant d’aller défier le champion à Wimbledon . Comme Nadal il a d’abord perdu en finale , comme Nadal il scellé le sort du super champion par une victoire de prestige . Et comme Nadal il a par la suite pris les commandes du circuit . Après 84 et "seulement" 8 Grands Chelem , il est devenu un joueur de seconde zone . Il n’a finit "que" 2 fois numéro 1 .
Cela ne veut pas dire que Nadal n’est pas un grand joueur , au contraire , juste qu’il n’est pas arrivé au bon moment , il souffre du fait qu’il succède à Federer qui lui meme fut si fort car il est arrivé a maturité dans la periode post-Hewiit qui a lui meme est là grace à la guerre des challenger post-sampras etc etc . Seul Lendl a su bouleverser cette interminable répétition . C’est à lui que je voudrais rendre hommage dans cette dernière ligne.
C’est interessant. J’avais deja fait a une epoque le parrallele Mcenroe/Nadal par rapport a Borg/Federer. Ca a du sens.
Maintenant quelques couacs historiques qui m’on fait bondir. "74-76 : Connors connait alors son dernier instant de gloire". On doit pas parler du meme Connors. Celui qui a ete numero 1 jusqu’en 79 et de nouveau en 82, a gagne ses tous premiers GC en 74.
"88-90 : petite resistance de Lendl". Pour un joueur qui a ete numero 1 mondial de Janvier 88 a Septembre 88, puis de Janvier 89 a Aout 90, soit 27 mois sur les 36 de la periode, c’est une toute petite resistance..
En 74 Connors realise le petit chelem , mais ne remporte rien en 75 . Il gagne encore l’US Open en 76 . Apres pour moi il y a un coup d’arret . Entre 77 et 81 compris il ne remporte qu’un grand chelem , alors que borg rafle regulierement Roland Garros et Wimbledon . Connors a beau rester numero 1 au classement ATP , pour moi le vrai leader du tennis mondial c’est Borg .
Je te concede que la formule "derniers instants de gloire n’est pas tres exact .
Idem pour Lendl apres 1987 qui ne gagne plus que l’open d’australie au prestige pas encore tout a fait accompli. La bataille des "challengers faisaint rage , les points etaient partage , il pouvait grace a l’accumulation de tournois secondire etre premier mondial . Mais la verite est qu’il etait largement battu a Wimbledon/US Open/Roland Garros sur cette periode , en dessous des Willander puis Edberg-Becker .
Très intéressant malgré quelques fautes d’orthographe, merci pour l’article.
C’est agréable à lire mais le problème est que les prémisses du raisonnement sont fausses et que le tout est donc dépourvu de toute pertinence. Les théories cycliques en histoire ou en économie n’ont aucune validité prédictive. Ce ne sont que des conjectures sans portée... L’analyse est dépourvue de toute base rationnelle..Je ne peux donc en aucun cas adhérer au raisonnement développé...
Il suffit d’ailleurs de remonter dans le temps (avant Borg) pour se rendre compte que tout ceci est une plaisanterie sympathique mais une plaisanterie tout de même..Ce n’est qu’un truisme que de constater qu’à intervalles plus ou moins rapprochés surgit un joueur qui domine pendant un temps plus ou moins long...
Je suis pas remonter avant Borg , parceque en meme temps le tennis evolue , la dimension physique aussi a reduit la duree de vie des joueurs . Peut etre que ces cycles sont bien presents plus tot dans l’histoire , mais alors il seraient bien plus longs . Donc plus on s’etend dans l’histoire moins sa fonctionne .
Deuxiement detrompes toi , mais les theories cycliques ont deja fait leur preuves academiquement et techniquement et represente une part non negligeable des estimations realises par les specialites economiques notament .
Désolé mais je suis économiste de formation et ne peux accepter cela...cela dit je n’ai rien contre ton papier que j’ai trouvé plaisant à lire..
Ok je note .
J’ai ecrit cet article , non pas comme verite absolue , mais pour partager une idee et dont j’aimerais avoir des avis . Donc j’accepte volontiers la critique .
Autre point , je me suis efforce de donner des bases rationelles (au debut de l’article quand je presente les saisons) , pourquoi penses-tu qu’elle ne le sont pas ?
Parce que la pertinence d’une théorie se mesure à sa valeur prédictive...
Un bel article, original et intéressant.
Sur l’idée des cycles on pourrait aussi penser au style de jeu dominant (ex. du service/voléé) avec les 4 saisons : naissance, expansion, paroxysme et déclin.
Aujourd’hui on serait dans la période 2/3 du tennis en cadence issu de l’école Bollettieri... Demain, une nouvelle ère ? Il y a eu un super article d’Ulysse à ce sujet...
Je trouve que vous êtes sévères avec un article qui repose sur une réflexion de longue durée intéressante, même si effectivement, la rétrospective n’a aucune valeur prédictive.
Enfin, il faut quand même revenir sur une idée fausse qui a la vie dure : celle de Borg comme le super-champion ultra-dominant.
Même quand il était à son sommet en 1980, Borg n’a jamais gardé très longtemps le rang de n°1.
Les grands champions à domination exceptionnelle depuis 45 ans, ce sont :
Rod Laver de 1964 à 1969 inclus,
Ivan Lendl de 1985 à 1987 inclus, avec un beau retour de flamme d’1 an et demi entre janvier 1989 et août 1990.
Roger Federer de fin 2003 à fin 2007.
Et dans une moindre mesure :
Pete Sampras entre mi 1993 et fin 1994,
Bjorn Borg entre fin 1978 et mi-1980 (en se faisant chiper le rang de n°1 tantôt par Connors et tantôt par Mac Enroe).
pour Borg voire ma reaction a beggar . si cette idee "fausse" a la vie dure c’est bien que borg a laisse une telle impression et c’est ce qui compte.
"Ivan Lendl (...) avec un beau retour de flamme d’1 an et demi entre janvier 1989 et août 1990."
Pas d’accord avec toi Matius. OK il y a l’OA 89, mais après, en ce qui concerne les grands rendez-vous ?
Défaite en huitième à Roland (Chang), victoire de Becker à Wim et l’USO, demi au masters, victoire, parce qu’Edberg abandonne en finale, à l’OA 90. Et c’est ensuite le Suédois qui après son faux pas parisien flambe pendant l’été 90 (de Win inclus à l’USO exclus)...
je suis d’accord , le Lendl de la fin des annees 80 n’a plus rien a voir avec celui des annes 85-87
Lendl est tres fort en 89. Il gagne 10 tournois dont l’Australian OPen qui etait un GC a part entiere, et 3 ou 4 equivalent Master Series. A Wimbledon, il mene 2 sets a 1 en demi face a Becker avant une interruption due la pluie qu’il lui sera fatale.
A l’US open il perd en finale toujours face a Becker au bout de 5 sets tres serres.
Tout cela s’est joue a tres peu de choses.
Si Federer nous faisait une annee comme celle la, je vous assure que ce serait un sacre retour de flamme.
donc tu dis que le lendl de 89 est en tout point comparable a celui de 85-87 ?
Un signe qui ne trompe pas , c’est sa defaite a RG contre Chang , perdu au mental . Le grand Lendl n’aurais jamais doute et aurait renvoye chang au jardin d’enfants . A ce moment il est en proie au doute .
Je le compare volontiers au Federer d’en ce moment , qui reste quand meme sur 4 finales en GC et tenant du titre a l’US Open . Mais tout le monde sait qu’il ne sera plus comme avant .De meme pour le Sampras de 1998 . (Je suis subjectif mais ca concorde bien avec mon article)
Je comprends ton point de vue Beggar, c’est juste que perso je place les GC bien au-dessus du reste.
Sinon, sur les 12 derniers mois, Fed fait victoire à l’USO + 3 finales (RG, Wim et OA) ; certes il a "baissé" mais tout de même ! Ca me rappelle nombre d’intervenants qui parlaient de son déclin dès 2007, parce qu’il écrasait la planète tennis un poil moins clairement ; alors qu’il venait de faire petit chelem + masters !! Selon moi le Suisse a vraimant eu la période de domination la plus écrasante (bien plus qu’un Sampras), unique dans l’histoire du jeu jusqu’à en faire perdre leurs repères aux amateurs...
Sinon petit chipotage la finale de l’USO 89 c’est 4 sets ! ;)
oui, oui 4 sets et deux tie break perdus. Bref, serre quoi :)
Je ne dis pas qu’ il est aussi fort qu’avant, mais il reussit a 29 ans un retour au premier plan tout a fait remarquable apres un annee 88 calamiteuse.
Beggar, en finale de l’USO 89, Becker gagne en 4 sets serrés, de mémoire 7/6-1/6-6/3-7/6.
Mais effectivement, jamais Lendl n’a aussi bien joué sur gazon que lors de ce Wimbledon 1989 où il est passé à 2 doigts de battre Becker en demi-finale. Ca s’est joué effectivement avec l’interruption due à la pluie. Et en revenant, Becker était absolument survolté et alignait les retours gagnants en revers comme en coup droit.
Et vu le niveau faiblard d’Edberg en finale ...
Sorry de ne pas avoir lu jusqu’au bout : ça m’a conduit à doublonner.
Matius,
Je m’inscris en faux sur ton démenti de la dominance de Borg. C’était une période différente, et le critère de dominance fondé sur la place de n°1 ATP ne s’appliquait pas comme maintenant. Dans toute sa carrière Borg ne s’est déplacé qu’une fois en Australie, et assez peu aux US. Il faisait les tournois qu’il avait envie de faire. Il n’était pas à la chasse aux points. Autre grosse différence, il n’y avait pas de circuit Master Series (pardon Masters 1000) qui rassemblait tous les gros poissons sur les mêmes tournois. Il arrivait que deux top 4 ne jouent pas les mêmes tournois pendant plusieurs mois ce qui est impensable maintenant.
Il faut se rappeler que Borg a été deux fois élu joueur de l’année à l’unanimité alors qu’il n’était pas numéro un ; Ce n’est pas un hasard. Les indicateurs fiables sur la dominance de Borg sont par exemple les statistiques monstrueuses de %victoire/défaites sur l’ensemble de sa carrière (qui sont en plus plombées par son come-back pathétique). Le site suivant est assez éloquent sur le sujet Borg. mal :http://en.wikipedia.org/wiki/A...

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